La Libye réclame un arbitrage international dans son conflit avec la Suisse

PARIS (AFP) – La Libye demande que la Suisse se plie à un “arbitrage international” pour régler leur différend sur les visas, a dit mardi l’ambassadeur libyen à Paris, Salah Zarem, en indiquant ne pas être au courant de la conclusion d’un accord dans la journée, évoqué lundi par l’Italie.
“La Libye est attachée au principe d’arbitrage international” et “la Suisse doit assumer ses responsabilités et mettre fin à son arrogance”, a déclaré l’ambassadeur lors d’une conférence de presse.
“Pourquoi la Suisse refuse-t-elle cet arbitrage international?”, a-t-il demandé en réclamant l’intervention du Parlement suisse pour pallier l’attitude d'”une ministre suisse des Affaires étrangères (Micheline Calmy-Rey) qui ne cherche pas une solution”.

La Suisse et la Libye sont en crise diplomatique depuis l’interpellation musclée, en juillet 2008 à Genève, d’un fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, Hannibal, sur plainte de deux domestiques l’accusant de mauvais traitements.
Interrogé sur cette plainte, Salah Zarem a répondu que les deux pays n’en étaient “plus à ce niveau”.
La Confédération helvétique a fait inscrire le colonel Kadhafi et 187 autres personnalités libyennes sur une liste noire de personnes ne pouvant plus obtenir de visas pour l’espace européen Schengen.
“C’est presque impossible pour le ministre libyen … Lire la suite

Davos : la reprise est là mais les déficits inquiètent

DAVOS (Suisse) (AFP) – Le Forum de Davos s’est conclu samedi dans une ambiance loin d’être euphorique, car si la croissance est repartie, les problèmes budgétaires d’Etats comme la Grèce suscitent beaucoup d’inquiétudes, tandis que les banques attendent de mauvaise grâce une régulation renforcée.

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a prévenu que le rétablissement des finances publiques serait l’un des principaux problèmes pour l’économie mondiale.
“Nous allons être confrontés (à ce problème) pendant cinq, six ou sept ans, selon les pays”, a-t-il déclaré lors du Forum économique mondial à Davos (Suisse).

Les Etats se sont endettés pour sortir leur économie de la récession et doivent maintenant se préparer à revenir sur les mesures exceptionnelles et coûteuses mises en place. Ce processus sera très délicat, a prévenu M. Strauss-Kahn, car si cela est fait trop rapidement, cela pourrait replonger l’économie dans la récession.
La ministre française de l’Economie Christine Lagarde a également souligné l’importance du “timing” à la fois du retrait du soutien public à la reprise, de la réforme du secteur financier et du redressement des finances publiques.

Durant le Forum, banquiers et politiques se sont opposés sur la régulation bancaire mise en avant la … Lire la suite