Les Haïtiens s’interrogent après le séisme chilien, plus puissant mais moins meurtrier

PORT-AU-PRINCE (AFP) – Les Haïtiens paraissent dépités face à la nouvelle du tremblement de terre chilien, mille fois plus puissant que celui qui a dévasté Haïti mais infiniment moins meurtrier, invoquant la mauvaise qualité de la construction dans leur pays.
Une capitale en ruines, plus de 200.000 morts et au moins un million de sans-abri dans le petit pays des Caraïbes après la secousse du 12 janvier d’une magnitude de 7 sur l’échelle du moment (Mw). Dans les Andes, le tremblement de terre de samedi a atteint la magnitude considérable de 8,8 mais le bilan humain ne dépassait pas mardi les 750 morts.

Les Haïtiens n’ont pas tardé à trouver l’explication: dans leur pays, c’est la mauvaise qualité des bâtiments qui a tué et ce parce que depuis des décennies des responsables corrompus se sont gardé de faire appliquer des normes de construction anti-sismiques.
« Il n’existe pas vraiment de politique dans notre pays. Ici, la politique, ça consiste à prendre de l’argent et mettre ça sur un compte bancaire. Ils prennent, s’en mettent plein la poche et s’en vont », accuse Pierre-Francis Junior, un sinistré qui survit dans un campement de fortune au coeur de Port-au-Prince.

Autour de lui, … Lire la suite