AILLEURS DANS LE MONDE…

Pendant que les grands médias se concentrent sur quelques sujets d’actualité, nous n’oublions pas le reste du monde…

Jeudi 26 mai 2011 – Syrie : l’opposition tend la main à l’armée, appelle à manifester vendredi
Les militants pro-démocratie en Syrie ont tendu la main à l’armée avant une nouvelle journée de protestations vendredi, appelant les soldats à rallier leur mouvement de contestation du régime.
Depuis le début de la contestation du régime du président Bachar al-Assad le 15 mars, les protestataires anti-régime ont appelé à des manifestations tous les vendredis, après la prière hebdomadaire.

Les commandants de l’armée sont très fidèles au régime de M. Assad et sont pour la plupart, comme le chef de l’État, issus de la communauté musulmane alaouite, une branche du chiisme.
Selon des groupes des droits de l’Homme, plus de 1.000 personnes ont été tuées et quelque 10.000 arrêtées dans la répression des manifestations.

Le gouvernement impute les violences -sans précédent depuis l’arrivée au pouvoir du président Assad qui a succédé à son père Hafez en 2000- à des « bandes terroristes armées » soutenues par des islamistes et des agitateurs étrangers.
Les journalistes étrangers sont interdits de se déplacer dans le pays pour couvrir les troubles et le régime y impose un black-out total.

Le régime a fait quelques concessions dont la levée de l’état d’urgence en place depuis près de cinq décennies. En début de semaine, il a également décidé d’une baisse du prix du gasoil de 25%.
Mais ces mesures ont été accompagnées d’une répression brutale des manifestations provoquant condamnations et sanctions de la part de l’Union européenne et des États-Unis visant directement le président et ses plus proches collaborateurs.

Source : AFP

 

Jeudi 26 mai 2011 – Irak: des milliers de personnes défilent à Bagdad contre « l’occupation » américaine
Plusieurs milliers d’Irakiens ont manifesté jeudi à Bagdad à l’initiative du chef radical chiite Moqtada Sadr pour demander la fin de « l’occupation » américaine, à sept mois de la date théorique du départ des troupes de Washington.
Huit ans après l’invasion du pays, l’armée américaine compte encore 45.000 hommes en Irak, qui se consacrent essentiellement à la formation de la police et de l’armée irakiennes et devront être partis à la fin de l’année.

Or face à la persistance de violences meurtrières, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a prôné le 11 mai la tenue d’une réunion entre tous les mouvements politiques du pays pour trancher la question sensible d’une éventuelle extension de la présence américaine.
Mais Moqtada Sadr a récemment menacé de réactiver sa milice si les forces américaines ne partaient pas à la date convenue. Le général Babaker Zebari, chef de l’état-major irakien, avait jugé il y a près d’un an le retrait américain prématuré, affirmant que son armée ne serait pas prête à remplir complètement sa mission avant 2020.

Source : AFP

 

Jeudi 26 mai 2011 – Un attentat à la bombe fait sept blessés à Istanbul
Un attentat à la bombe a fait sept blessés, dont un policier, jeudi matin près d’une école de la police à Istanbul, ont annoncé les autorités turques.
Aucune revendication n’a pour le moment été reçue mais le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, a montré du doigt le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit), qui a pris les armes dans le sud-est de la Turquie contre le pouvoir central.

Des élections législatives auront lieu le 12 juin en Turquie et les forces de sécurité sont sur le qui-vive en raison notamment d’une intensification des opérations des séparatistes kurdes.
« Les groupes terroristes commettent toujours de tels attentats avant les élections », a dit Suat Kilic, député du parti AKP au pouvoir. « Ils veulent empêcher l’AKP d’avoir suffisamment de sièges pour réformer la Constitution. »
L’AKP, au pouvoir depuis 2002, devrait remporter une confortable victoire électorale.

Source : Reuters

 

Jeudi 26 mai 2011 – L’élection de la Constituante repoussée au 16 octobre en Tunisie
L’élection d’une assemblée constituante en Tunisie aura lieu le 16 octobre, a annoncé jeudi le président de la commission électorale indépendante, Kamel Jandoubi.
Mardi, le gouvernement intérimaire avait pourtant déclaré que le scrutin serait maintenu au 24 juillet, la date initiale.

« Il nous faut beaucoup de temps pour les élections (…) il ne nous reste pas assez de jours pour organiser la consultation. De ce fait, le scrutin aura lieu le 16 octobre », a déclaré Kamel Jandoubi.
« Il y a beaucoup de problèmes, comme le fait que près de 400.000 Tunisiens ne disposent pas dans le pays de carte d’électeur (…) En outre, nous devons recruter près de 24.000 agents pour organiser le scrutin (…) ils doivent être formés (…) tout cela prendra beaucoup de temps », a-t-il ajouté.

Le calendrier des élections censées solder la transition, amorcée par le renversement, le 11 janvier, du président Zine ben Ali a fait l’objet de longs débats en Tunisie.
Les petits partis, peu connus, plaidaient pour une élection tardive. Mais de grandes manifestations ont eu lieu début mai à Tunis pour réclamer que les élections soient organisées dans les deux mois, au risque d’une instabilité à long terme.

Source : Reuters

 

Jeudi 26 mai 2011 – Nouvelles révélations sur les fuites à la centrale de Fukushima
L’exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars dernier au Japon a fait état jeudi d’une nouvelle fuite radioactive.
Greenpeace a de son côté dénoncé la « réponse constamment inadaptée » du Japon à la catastrophe.
Dans une volte-face embarrassante, Tokyo Electric Power (Tepco) a modifié l’un des éléments clés de l’enquête menée par les pouvoirs publics sur les premières mesures prises à la centrale, dont les résultats ont été communiqués samedi.

La compagnie indique désormais qu’une enceinte de stockage a laissé échapper 57 tonnes d’eau contaminée dans une tranchée et promet de surveiller la radioactivité des nappes phréatiques.
Début avril, 10.000 tonnes d’eau radioactive avaient déjà été déversées dans l’océan, ce qui a suscité une vive réaction des autorités chinoises et coréennes.

Greenpeace a dévoilé jeudi les résultats des analyses effectuées sur des échantillons marins en provenance de la côte de Fukushima.
« Le taux de radioactivité constaté dans les algues, pourtant prélevées en dehors des eaux territoriales japonaises, est 50 fois supérieur à la limite autorisée », dit l’organisation écologiste dans un communiqué. « Ces résultats montrent que la contamination se propage sur de longues distances et que la radioactivité ne diminue pas par dilution ou dispersion comme le prétendent les autorités », ajoute-t-elle.

Source : Reuters

 

Jeudi 26 mai 2011 – La Libye propose à nouveau un cessez-le-feu immédiat
Le gouvernement libyen fidèle à Mouammar Kadhafi a adressé à plusieurs chancelleries une offre de cessez-le-feu immédiat qui laisse les observateurs sceptiques.
Elle a peu de chances de convaincre les chefs d’Etat et de gouvernement occidentaux, qui continuent à afficher leur détermination à obtenir le départ de Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis bientôt 42 ans.

Plusieurs offres de cessez-le-feu avancées par Tripoli ont déjà été rejetées par les rebelles, qui exigent eux aussi le départ du « guide de la Révolution ».
La dernière en date n’a pas empêché les forces gouvernementales de bombarder Misrata, ville de l’Ouest tenue par les insurgés, avec une violence sans précédent depuis plusieurs jours.

Mandatée par l’Onu pour protéger les civils de la répression, l’aviation de l’Otan est engagée depuis deux mois en Libye, ce qui n’a toutefois pas permis aux opposants de Mouammar Kadhafi de s’imposer militairement.
Le conflit semble s’enliser depuis plusieurs semaines, mais les puissances occidentales, déjà engagées en Afghanistan et en Irak pour certaines, n’ont pas l’intention de déployer des troupes au sol pour débloquer la situation. Elles restent toutefois convaincues que les raids aériens, ajoutés aux sanctions internationales et aux pressions diplomatiques, finiront par porter leurs fruits.

Source : Reuters

 

Jeudi 26 mai 2011 – La Chine confirme la visite du dirigeant nord-coréen Kim Jong-il
La Chine a confirmé jeudi la visite, cette semaine, du dirigeant nord-coréen Kim Jong-il, qui a déclaré au président chinois Hu Jintao que Pyongyang souhaitait une reprise des pourparlers à six sur le désarmement nucléaire.
Il s’agit du troisième déplacement en Chine en à peine plus d’un an pour le dirigeant nord-coréen, qui se rend rarement à l’étranger et uniquement dans son train personnel compte tenu d’une phobie de l’avion.

Isolée sur la scène internationale et confrontée à des pénuries alimentaires, la Corée du Nord chercherait une aide économique et diplomatique auprès de la Chine, son unique alliée de poids. Pour les observateurs, Kim tente également d’obtenir le soutien de Pékin à son éventuelle succession par son fils Kim Jong-un.

Source : Reuters

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Jeudi 26 mai 2011 – Le Yémen au bord de la guerre civile
Les affrontements entre adversaires et partisans du président yéménite Ali Abdallah Saleh menacent de dégénérer en guerre civile.
Plusieurs dizaines de Yéménites ont péri dans la nuit à Sanaa, la capitale, a déclaré jeudi un responsable du gouvernement. Le ministère de la Défense fait état de 28 morts au moins dans une explosion survenue à proximité d’un dépôt de munitions de la ville.

Il ajoute que le parquet a ordonné l’arrestation des dirigeants « rebelles » de la famille de Sadik al Ahmar, important chef tribal qui a rejoint l’opposition et dont les hommes affrontent depuis lundi les forces gouvernementales dans la capitale.
La secrétaire d’Etat américaine a lancé un appel au calme et invité le chef de l’Etat à quitter le pouvoir.
L’opposition yéménite, inspirée par les révolutions tunisienne et égyptienne, exige depuis janvier le départ du président Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans.

Les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, deux pays déjà visés par Aqpa, la branche yéménite d’Al Qaïda, se sont efforcés en vain de désamorcer la crise, ces dernières semaines.
Washington redoute que le Yémen, qui est au bord de la ruine, ne plonge dans l’anarchie, ce qui présenterait un risque majeur pour la sécurité régionale et pour celle de l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole.

Les affrontements se sont radicalisés lundi au lendemain du troisième refus du chef de l’Etat de parapher l’accord de sortie de crise prévoyant son départ dans un délai d’un mois et la formation d’un gouvernement d’union nationale. Des habitants s’enfuient par centaines de la capitale.
La violence a fait plus de 40 morts depuis lundi et menace de s’étendre à d’autres quartiers de la ville de plus d’un million et demi d’habitants.
Sanaa ressemble à une ville en guerre.

Source : Reuters

 

Jeudi 26 mai 2011 – Le Sud-Soudan exclut de faire la guerre pour Abyei
Le président du Sud-Soudan, Salva Kiir, a demandé jeudi au gouvernement de Khartoum de retirer ses forces de la région d’Abyei mais a exclu de faire la guerre pour régler son différend avec le Nord.
Quarante mille personnes ont fui la région d’Abyei, à la frontière entre Sud- et Nord-Soudan, depuis sa prise de contrôle par les soldats de Khartoum samedi, au terme de plusieurs semaines de tensions et d’accrochages entre les deux parties.

Mardi, le président soudanais Omar Hassan al Bachir a affirmé que ses troupes ne se retireraient pas de la région. « Abyei est une terre du Nord, nous ne la quitterons pas », a-t-il dit.
Le contrôle de cette région riche en pétrole est la principale pomme de discorde entre les deux parties à l’approche de la proclamation d’indépendance du Sud.

Source : Reuters

 

Jeudi 26 mai 2011 – Deux morts dans une manifestation en Géorgie
La police géorgienne a fait usage de grenades lacrymogènes, de balles en caoutchouc et de canons à eau dans la nuit de mercredi à jeudi à Tbilissi pour disperser des centaines d’opposants réclamant la démission du président Mikheïl Saakachvili.
Le gouvernement a annoncé qu’un policier et un manifestant avaient succombé à leurs blessures après avoir été renversés par des voitures qui quittaient les lieux de la manifestation.

Les affrontements ont également fait au moins 37 blessés.
L’opposition compte poursuivre son mouvement. Elle réclame depuis des jours le départ du chef de l’Etat, accusé de monopoliser le pouvoir depuis « la révolution de la rose » de 2003, et la tenue d’élections anticipées.

Source : Reuters

 

Jeudi 26 mai 2011 – Espagne : la vie ne s’arrête jamais dans le campement de la Puerta del Sol
La vie ne s’arrête jamais dans le village des « indignés » de la Puerta del Sol à Madrid, où des centaines de manifestants continuent à dormir chaque nuit.
Après l’euphorie de la première semaine, les organisateurs du mouvement, déclenché le 15 mai pour protester contre la crise, le chômage ou la « corruption » des politiciens, reconnaissent un essoufflement certain.

Les jeunes se sont retrouvés via les réseaux sociaux et ont été rejoints par des citoyens de tous horizons lors de manifestations qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes partout en Espagne. Mais dix jours plus tard, la fatigue se fait sentir. Les manifestants semblent se chercher un but, au fil d’interminables débats et assemblées nocturnes.
L’objectif est de tenir jusqu’à dimanche, lorsque sera décidée la poursuite ou non de l’occupation. Et d’ici là de ménager des relations acceptables avec les riverains, qui montrent des signes croissants d’agacement.

Source : AFP

 

Jeudi 26 mai 2011 – Les climatologues « à découvert » face aux climato-sceptiques
Les climatologues français, dont les méthodes et les conclusions ont été remises en cause il y a un an par une vague climato-sceptique relayée par Claude Allègre, répondent en ouvrant en grand les coulisses de leur science complexe, au travers d’un ouvrage collectif, « Le climat à découvert ».

Le changement climatique, un « mythe »… Les climatologues, « un quarteron de chercheurs qui monopolisent l’attention et les financements du monde pour attirer l’attention sur leur discipline ou (et) sur eux-mêmes »… Aucun des 1.700 scientifiques français du climat n’a oublié ces propos de l’ancien ministre Claude Allègre qui avait relayé en France la vague climato-sceptique.

Sur le fond, l’Académie des sciences avait réfuté les thèses de Claude Allègre en octobre en réaffirmant que la hausse du CO2, liée aux activités humaines, est la cause principale du réchauffement.
L’ouvrage collectif répond aussi sur la forme.

Les auteurs y détaillent le fonctionnement du climat, les méthodes pour le comprendre et le modéliser ainsi que les incertitudes inhérentes à une science réunissant nombre de disciplines : géologues, atmosphériciens, océanographes, géographes, palynologues (étude des pollens), glaciologues, géologues.

Source : AFP

 

Mercredi 25 mai 2011 – En Ethiopie, Ban salue les progrès en matière de santé maternelle et infantile
Lors de sa visite en Ethiopie, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a souligné les progrès accomplis pour améliorer la santé maternelle et infantile, tout en soulignant la nécessité d’accroître les efforts afin d’éviter des morts inutiles.
Il a salué l’Ethiopie pour son engagement à améliorer la santé maternelle et infantile, notamment son objectif de multiplier par quatre le nombre de sages-femmes. « J’espère que le gouvernement va essayer de multiplier ces dispensaires, les cliniques, les centres de santé et les hôpitaux ».

La Corne de l’Afrique, où se situe l’Ethiopie, connaît bien les défis que représente la santé maternelle et infantile. Toutes les 25 minutes, une femme éthiopienne meurt des complications liées à l’accouchement. La plupart d’entre elles vivent dans les zones rurales, loin d’une clinique.
Lors d’un sommet des Nations Unies sur le développement, en septembre dernier, à New York, les participants ont adopté la Stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l’enfant, et se sont mis d’accord pour débloquer 40 milliards de dollars afin de sauver les vies de 16 millions de femmes et d’enfants d’ici à 2015.

Source : ONU

 

Mercredi 25 mai 2011 – Somalie : l’ONU exhorte les autorités à régler leurs différends politiques
Ban Ki-moon a salué les progrès effectués par les autorités somaliennes pour améliorer la sécurité mais a déploré les tensions politiques au sein des Institutions fédérales de transition qui faisaient « perdre patience au Conseil de sécurité ».
« Maintenant qu’il y a eu des progrès sur le chemin de la sécurité, les Institutions fédérales de transition doivent tenir leurs engagements sur le chemin politique et du développement ».

S’adressant aux participants du Sommet de l’Union africaine, Ban Ki-moon a dit qu’ils pouvaient « être fiers des succès de l’AMISOM (la Mission d’observation militaire de l’Union africaine en Somalie) ces derniers mois ». Il a salué le courage et la détermination des officiers et des soldats d’Ouganda, du Burundi et des forces du gouvernement de transition somalien (TGF).

Mais « le processus de paix est a un point critique. Le Conseil de sécurité et les donateurs perdent patience face aux tensions politiques au sein du leadership somalien ». « Les Institutions fédérales de transition doivent montrer de réels progrès sur des points clés comme l’élaboration d’une constitution, la sensibilisation politique, la réconciliation, la mise à disposition de services de base et l’amélioration de la sécurité. »

Le Secrétaire général s’est également dit préoccupé par la crise humanitaire. Selon lui, la coopération entre l’ONU et l’Union africaine en Somalie « a été vraiment exceptionnelle et elle montre enfin des signes de succès. Nous devons persévérer ».
Le pays a par ailleurs fait face à une grave sécheresse. Pour l’année 2011, l’appel humanitaire de l’ONU et de ses partenaires pour la Somalie s’élève à 529 millions de dollars afin de répondre aux besoins urgents. En avril 2011, un quart seulement de cette somme avait été réuni.

Source : ONU

Lire aussi : « Somalie : Al-Qaïda l’emporte »

 

Mercredi 25 mai 2011 – Amnesty parle de crimes de guerre dans les deux camps ivoiriens
Les forces fidèles à Laurent Gbagbo tout comme celles soutenant Alassane Ouattara ont commis des crimes de guerre durant les violences consécutives au scrutin présidentiel de novembre dernier en Côte d’Ivoire, accuse mercredi Amnesty International.
Cette organisation de défense des droits de l’homme reproche aussi aux troupes de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) leur incapacité à protéger les civils.

« Des centaines de personnes ont été tuées illégalement, souvent uniquement sur la base de critères ethniques ou d’affiliations politiques présumées. Des femmes et des adolescentes ont été victimes de violences sexuelles, y compris de viols, et des centaines de milliers de personnes ont été contraintes de fuir leur domicile », écrit Amnesty.

La Côte d’Ivoire a replongé dans la guerre civile après le deuxième tour, le 28 novembre, d’une élection présidentielle censée réunifier le pays après 10 ans de divisions. Le président sortant Laurent Gbagbo a refusé de reconnaître les résultats certifiés par l’Onu donnant Alassane Ouattara vainqueur.
La crise a pris fin avec la capture de Laurent Gbagbo le 11 avril par les forces pro-Ouattara, soutenues par l’armée française agissant à la demande de l’Onu.

Amnesty souligne toutefois que des violences se sont poursuivies ensuite.
Alassane Ouattara a demandé à la Cour pénale internationale d’enquêter sur les crimes les plus graves. Il souhaite aussi la tenue en Côte d’Ivoire d’un procès de Laurent Gbagbo.
Un tel procès semble peu compatible avec sa volonté de former une commission « vérité et réconciliation », sur le modèle sud-africain, censée contribuer à guérir les cicatrices d’un pays divisé.

Source : Reuters

 

Mercredi 25 mai 2011 – De nouveaux projets immobiliers dans une Jérusalem étendue
Les autorités israéliennes ont repoussé mercredi les limites de Jérusalem et ont annoncé leur intention d’y bâtir 50.000 logements destinés à des juifs autant qu’à des Arabes au cours des 20 prochaines années. Les terrains nécessaires seront pris sur un kibboutz et pas en Cisjordanie occupée, assurent-elles.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a réaffirmé mardi à Washington que Jérusalem resterait la capitale éternelle et indivisible de l’Etat d’Israël.
Mais l’Autorité palestinienne souhaite faire de Jérusalem-Est la capitale du futur Etat palestinien.
Selon Nir Barkat, maire de la ville, les 28 hectares nécessaires ne font l’objet d’aucune controverse avec les Palestiniens, qui exigent un retour aux frontières d’avant le 4 juin 1967.

Source : Reuters

Lire aussi : « Palestine : la colonisation se poursuit »

 

Mercredi 25 mai 2011 – L’accord Fatah-Hamas expose les dissensions du camp islamiste
L’accord de réconciliation conclu au début du mois au Caire entre le Fatah du président Mahmoud Abbas et le Hamas, dont les chefs politiques sont basés à Damas, a exposé au grand jour des dissensions au sein du mouvement islamiste.
C’est la première fois que s’expriment aussi ouvertement de telles dissensions entre la direction en exil du mouvement et les leaders islamistes qui contrôlent Gaza après en avoir chassé les forces fidèles à Abbas en juin 2007.

Elles confirment que le Hamas n’est pas aussi uni qu’il veut le faire croire et pourraient compliquer la mise en œuvre de l’accord du Caire, qui prévoit la formation d’un gouvernement d’unité transitoire en attendant des élections.
Ces désaccords publics embarrassent le mouvement mais les analystes ne croient pas qu’ils préludent à une scission du groupe de guérilla fondé en 1987, lors de la première intifada.

L’accord du Caire, signé grâce à une médiation des nouveaux dirigeants militaires égyptiens, prévoit la formation d’un gouvernement neutre qui préparerait pour l’automne des élections en Cisjordanie et à Gaza censées mettre fin à la partition de facto des deux territoires que les Palestiniens revendiquent pour leur futur Etat.
Le futur Premier ministre devrait être connu au début du mois de juin.

Source : Reuters

Lire aussi : « Hamas– Fatah : peu d’espoirs de réconciliation »

 

Mercredi 25 mai 2011 – Une commissaire européenne grecque estime que l’adhésion de son pays à l’euro est menacée
La commissaire européenne à la Pêche, la Grecque Maria Damanaki, a estimé mercredi que l’adhésion de la Grèce à l’euro était menacée en raison des graves difficultés financières du pays.
Mme Damanaki ne représente pas le gouvernement grec, mais est membre du parti socialiste, au pouvoir à Athènes.
Le Premier ministre George Papandréou s’est dit déterminé mercredi à maintenir son pays dans la zone euro et a renouvelé son engagement à trouver un accord avec les autres partis grecs sur un nouveau train de mesures d’austérité, ce qu’il n’a pas réussi à faire jusqu’ici.

Des experts internationaux sont revenus à Athènes pour poursuivre l’examen des efforts entrepris par la Grèce pour remplir les exigences imposées par le plan de sauvetage de 110 milliards d’euros que lui ont accordé l’an dernier l’Union européenne et du Fonds monétaire international.
Ils détermineront si le pays peut recevoir en juin une nouvelle tranche de 12 milliards d’euros provenant de ce plan, et pourraient également indiquer si Athènes a besoin d’une aide supplémentaire.

Les mesures d’austérité déjà adoptées en Grèce ont suscité de fréquentes manifestations. Mercredi, plus de 15.000 personnes, surtout des jeunes, se sont rassemblées pacifiquement à Athènes et 5.000 autres à Thessalonique, répondant à un appel à manifester diffusé sur un réseau social. « Voleurs, voleurs », ont scandé quelque centaines de manifestants devant le Parlement.

Source : AP

 

Mercredi 25 mai 2011 – Le bilan de la tornade de Joplin ne cesse de s’alourdir
Le bilan de la gigantesque tornade qui a dévasté dimanche la ville de Joplin dans le Missouri a été porté à 125 morts, 823 blessés et 1.500 disparus, ont annoncé mercredi les autorités américaines.
Cette tornade est la plus meurtrière aux Etats-Unis depuis celle qui a fait 181 morts à Woodland, dans l’Oklahoma, en 1947.

Source : Reuters

 

Mercredi 25 mai 2011 – Les taliban prennent une partie du nord-est de l’Afghanistan
Les taliban ont pris mercredi le contrôle d’une partie d’une région montagneuse du nord-est de l’Afghanistan. La province du Nouristan, à la frontière pakistanaise, a été le théâtre de violents combats entre des centaines de rebelles et des soldats afghans. Une grande partie des combattants n’étaient pas Afghans et venaient du Pakistan.
Les taliban ont annoncé ce mois-ci le début d’une offensive de printemps et ont lancé plusieurs attaques contre des bâtiments gouvernementaux.

Source : Reuters

Lire aussi : « Afghanistan : les talibans restent vainqueurs »

 

Mercredi 25 mai 2011 – Déluge de procès pour corruption en Egypte depuis la révolution
Les procès pour corruption se multiplient en Egypte depuis la chute d’Hosni Moubarak en février, de simples citoyens réclamant justice après des décennies d’un système autocratique qui favorisait une élite. « Les barrières sont tombées », résume un avocat du parquet du Caire. « Les gens n’ont plus peur de rien. Ils savent que désormais nul n’est intouchable. »

Résultat, un déluge d’enquêtes pour corruption, dont les Egyptiens de la rue se félicitent mais qui irrite les milieux de la finance, qui craignent qu’une « chasse aux sorcières » généralisée ne nuise au climat des affaires et à la reprise économique.
Les nouvelles autorités ont d’ores et déjà incarcéré un ancien ministre de l’Intérieur pour corruption et ordonné que Hosni Moubarak et ses deux fils soient jugés pour le meurtre de manifestants et pour corruption. La justice enquête en outre sur plusieurs anciens chefs de gouvernement et ex-ministres.

Les militaires au pouvoir en Egypte depuis la chute de Moubarak sont confrontés à des exigences en contradiction les unes avec les autres.
Les contestataires souhaitent que l’on en finisse avec le système de copinage généralisé mais les investisseurs redoutent toute mesure qui dissuaderait les tractations, aussi honnêtes soient-elles.
Une bonne partie des banquiers et des courtiers, ébranlés par les mauvais chiffres de la croissance et de l’inflation, ont entrepris de demander à l’Etat d’intervenir et de protéger les cadres dirigeants qui disent avoir conclu de bonne foi des contrats avec le gouvernement en place sous Moubarak.

La « révolution du Nil », en janvier et février, a libéré des années de colère contenue parmi la population, qui, pendant longtemps, a vu l’élite du pays accaparer les richesses.
Lors du soulèvement populaire du début de l’année, les contestataires ont laissé libre court à leur haine de ce système en incendiant des bâtiments commerciaux appartenant à des hommes d’affaires.

Source : Reuters

Lire aussi : « Égypte : le retour à la normale n’est pas acquis. »

 

Mercredi 25 mai 2011 – Amazonie : le Brésil ouvre les vannes de la déforestation
Le puissant lobby agricole brésilien a remporté une victoire au détriment des écologistes avec l’approbation par les députés d’un projet de loi polémique assouplissant la protection de l’Amazonie.
Après deux ans de discussions, la révision du code forestier de 1965 a finalement été approuvée mardi soir et ce projet de loi devra maintenant passer devant le Sénat. Avide de repousser les frontières agricoles, le secteur agricole et de l’élevage réclamait une réforme de la loi.

Immense pays de 8,5 millions de km2, le Brésil possède aujourd’hui 5,3 millions de km2 de forêts, essentiellement en Amazonie.
« La Chambre des députés a transformé la loi de protection des forêts en un passeport pour la déforestation et l’expansion débridée de l’agriculture et de l’élevage », a déploré Greenpeace dans un communiqué.

« Les secteurs agricole et de l’élevage célèbrent les progrès obtenus », s’est félicité au contraire la présidente de la Confédération nationale de l’Agriculture, Katia Abreu. « Ce qui est en jeu, c’est la production d’aliments au Brésil, qui soutient l’économie nationale », a-t-elle fait valoir.
Le Brésil est l’un des principaux producteurs et exportateurs au monde de soja, de céréales et de viande mais la déforestation massive a fait du Brésil le cinquième plus grand émetteur de gaz à effet de serre du monde.

Ce vote, contre l’avis du gouvernement, est considéré comme la première défaite de la présidente Dilma Rousseff au parlement. La ministre de l’Environnement, Izabella Teixeira, a prévenu toutefois que Mme Rousseff pourrait mettre son veto aux points les plus controversés du projet de loi.
Le point le plus critiqué légalise les zones forestières déboisées illégalement jusqu’en juillet 2008 et permet l’activité agricole dans des zones sensibles.

Le Brésil a réussi à ralentir le rythme de la déforestation de l’Amazonie depuis 2004 mais la semaine dernière, une hausse spectaculaire est intervenue au moment où le parlement examinait le code forestier et un cabinet de crise contre la déforestation a été mis en place à Brasilia.

Source : AFP

Lire aussi : « Le Brésil essaie-t-il vraiment de protéger l’Amazonie ? »

 

Mercredi 25 mai 2011 – La peste bovine éradiquée de la surface de la Terre
La peste bovine, fléau qui a longtemps décimé des cheptels entiers, est totalement « éradiquée de la surface de la Terre », a annoncé mercredi l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE).
La peste bovine devient la première maladie animale à avoir été éradiquée par l’homme. Une seule maladie humaine, la variole, a été éradiquée jusqu’à présent.

Pour les experts, la phase « post-éradication » constitue néanmoins un important défi : « bien que le virus ne circule plus parmi les animaux vivants, il est toujours présent dans un certain nombre de laboratoires », explique l’OIE dans un communiqué.
Ces virus sont destinés à la production de vaccins au cas où la maladie réapparaîtrait « des suites d’un accident ou d’un acte délibéré ». Comment les conserver en toute sécurité ? Faut-il les conserver?

Confrontés au même dilemme pour le virus de la variole éradiquée depuis plus de trente ans, les États membre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont une nouvelle fois reporté mardi une éventuelle décision sur la destruction des échantillons restants.

Source : AFP

 

Mercredi 25 mai 2011 – Le centre de la Chine subit une grave sécheresse
Le centre de la Chine subit une sécheresse inédite depuis un demi-siècle, qui fait baisser de façon inquiétante le niveau des réservoirs, aggrave la pénurie d’électricité et paralyse le cycle de plantation du riz.

Le gouvernement a ordonné aux responsables du barrage des Trois Gorges, le plus grand du monde situé sur le Yangtsé, d’augmenter de 10 à 20% les relâchements d’eau ces deux prochaines semaines afin de pallier les carences d’eau potable et d’irrigation en aval.
Dans la province du Hubei, près d’un demi-million de personnes rencontrent actuellement des problèmes d’accès à l’eau potable, selon le China Business News.

La région du bassin du Yangtsé redoute particulièrement les épisodes climatologiques excessifs, particulièrement dommageables pour l’agriculture.
L’été dernier, la région avait subi des inondations ayant déclenché de nombreux glissements de terrain. Plus de 3.000 personnes avaient trouvé la mort.
Pour certains responsables officiels, ces catastrophes pourraient être amplifiées par le réchauffement climatique.

La pénurie d’eau fait peser des menaces sur l’inflation, en particulier celle des produits alimentaires susceptibles d’aggraver la grogne sociale.
Pékin est préoccupé par la hausse des prix, et plus particulièrement par celle des prix alimentaires, qui dépasse 10% sur un an et touchent particulièrement les couches les plus modestes de la population.

La sécheresse aggrave aussi la pénurie d’électricité dont souffre régulièrement l’économie chinoise. L’énergie hydraulique est la deuxième source d’énergie en Chine après le charbon.
Depuis le mois de mars, des coupures d’électricité ont dû être organisées dans plusieurs des provinces les plus industrialisées du pays.

Source : AFP

 

Mercredi 25 mai 2011 – Australie : Pillay appelle à améliorer la situation des autochtones
Suite à une visite de six jours en Australie, la Haut commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies, Navi Pillay, a souligné que l’Australie avait un attachement historique aux droits de l’homme mais que des problèmes demeuraient, liés au traitement des personnes autochtones et des demandeurs d’asiles, et que le pays devait améliorer sa réponse à ces problèmes.

La Haut commissaire aux droits de l’homme a salué les efforts de l’Australie pour favoriser les droits des personnes handicapées, les droits des personnes âgées – « un modèle pour les autres pays »-, mais aussi pour améliorer le leadership des femmes et combattre les violences à leur égard.
Elle a également souligné « les avancées du gouvernement afin d’adresser certains traitements inégaux auxquels font face les communautés aborigènes et les autochtones du détroit de Torrès ».

« Cependant, je crois que ces efforts sont compromis par des politiques qui ne reconnaissent pas le droit à l’autodétermination pour les populations autochtones, qui est un élément clé de la Déclaration des Nations Unies », a expliqué l’experte onusienne.
Navi Pillay a exhorté les autorités australiennes à « une refonte fondamentale des mesures prises dans le cadre de la Réponse d’urgence dans le Territoire du Nord », en encourageant à consulter les communautés concernées par les futures mesures, mais aussi à obtenir leur consentement et leur participation active.

Source : ONU

 

Mercredi 25 mai 2011 – Népal : l’ONU salue une loi contre les discriminations fondées sur la caste
Le bureau du Haut commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies au Népal (HCDH-Népal) et la Commission nationale Dalit népalaise ont salué, mercredi, l’adoption par le Parlement du Népal d’une nouvelle loi contre la discrimination fondée sur la caste et l’intouchabilité qui interdit la discrimination envers ceux considérés comme appartenant aux basses castes et hors castes, appelés les « Dalits » ou les « intouchables ».

Selon le HCDH et la Commission nationale Dalit, la discrimination demeure répandue au Népal et a été jugée responsable de l’exclusion politique, sociale et économique de millions de Népalais sur la base du sexe, de la caste, de l’appartenance ethnique, mais aussi des handicaps, de l’orientation sexuelle et de la religion.
Les deux organismes continuent de recenser des cas d’agressions physiques, des incendies criminels, des déplacements forcés, des violences sexuelles et des cas d’exploitation au travail résultant de la discrimination fondée sur la caste.

Source : ONU

 

Mercredi 25 mai 2011 – La croissance mondiale est tirée par les économies émergentes, selon l’ONU
L’économie mondiale se relève progressivement de la crise mais ce redressement s’effectue à un rythme inégal alors que la croissance est tirée par les économies émergentes, selon une version actualisée du rapport de l’ONU intitulé « Situation et perspectives de l’économie mondiale 2011 ».
Le rapport publié mercredi détaille les projections de croissance pour 2011 et 2012 dans les différentes régions du monde.

Aux Etats-Unis, la croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait être de 2,6% en 2011 et de 2,8% en 2012, une croissance accompagnée d’un taux de chômage en baisse, à 8,2% en 2012. Le pays fait toujours face à des risques liés aux prix élevés des matières premières et du pétrole et à la détérioration de ses finances publiques.

Le Japon est confronté aux conséquences du séisme et du tsunami dévastateurs de mars 2011 et aux efforts de reconstruction avec une croissance attendue de 0,7% en 2011 et 2,8% en 2012. En Europe de l’Ouest, la croissance est toujours modeste avec une moyenne attendue de 1,6% en 2011 et en 2012 dans la zone euro tandis que les nouveaux membres de l’Union Européenne à l’Est devraient avoir une croissance moyenne de 3,1% en 2011 et de 4,0% en 2012.

Les économies émergentes tirent véritablement la croissance mondiale. Les pays d’Asie de l’Est vont subir une légère baisse de leur croissance qui va passer de 9,1% en 2010 à 7,3% en 2011 et 7,2% en 2012 et restent la région qui croît le plus vite. Tirés par l’Inde et le Sri Lanka, l’Asie du Sud doit enregistrer une croissance de 6,9% en 2011 et 7,0% en 2012 contre 7,1% en 2010.

L’Amérique latine et les Caraïbes devraient connaître une croissance moyenne de 4,5% en 2011 et de 4,9% en 2012 contre 5,9% en 2010. Quant à la croissance économique en Afrique, elle sera de 3,6% en 2011 mais doit s’accélérer en 2012 à 5,4%.
Le rapport note que le taux de chômage reste une préoccupation majeure car le nombre de chômeurs de plus de six mois continue d’augmenter.

Les économistes de l’ONU listent cinq défis politiques clés à relever.
Les pays devraient ne pas s’embarquer dans des politiques d’austérité fiscale prématurément étant donné la reprise fragile. Ensuite, les politiques fiscales devraient être pensées pour avoir un impact sur l’emploi et encourager une croissance soutenue sur le moyen et long terme, par exemple en ciblant les investissements publics.

Le rapport note, en troisième point, la nécessité d’avoir une meilleure synergie entre les stimuli fiscaux et monétaires, notamment via des accords internationaux et des réformes plus profondes de la régulation des marchés financiers. Le rapport estime encore qu’il faut s’assurer que des ressources financières soient disponibles pour les pays en développement afin d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement. Enfin il exhorte à trouver une coordination politique crédible et efficace entre les économies majeures, et souligne l’urgence pour le G20 d’avoir un cadre d’action plus opérationnel.

Source : ONU

 

Mardi 24 mai 2011 – Liban : suite à une rencontre avec le Hezbollah, l’ONU appelle à former un gouvernement
Suite à une rencontre avec le chef du Département des relations internationales du Hezbollah, Sayyed Ammar Moussavi, le Coordonnateur spécial de l’ONU pour le Liban, Michael Williams, a appelé mardi les autorités libanaises à former un gouvernement le plus vite possible.

« Au Liban, je pense que nous sommes tous d’accord qu’il est impératif qu’un nouveau gouvernement soit formé aussi vite que possible. Il y a de nombreuses difficultés notamment économiques mais également un problème sécuritaire dans la région. Par définition, les populations sont protégées quand elles ont un gouvernement pour les protéger ».

Le gouvernement libanais de coalition dirigé par Saad Hariri s’est effondré en janvier dernier, après la démission de 11 ministres proches du Hezbollah opposés à la poursuite de la coopération avec le Tribunal spécial de l’ONU pour le Liban chargé d’enquêter sur l’assassinat, en 2005, du Premier ministre Rafic Hariri et de 22 autres personnes.

Source : ONU

 

Mardi 24 mai 2011 – L’AIEA nourrit des soupçons accrus sur le nucléaire iranien
L’Agence internationale de l’Energie atomique a obtenu de nouvelles informations suggérant que les activités nucléaires de l’Iran pourraient avoir des visées militaires, dit un rapport de l’agence.
Ces nouvelles informations couvrent des travaux réalisés en Iran « jusqu’à assez récemment », y compris en 2010, a déclaré sans autre précision un responsable au courant de l’enquête de l’AIEA.
Le rapport confidentiel montre aussi que l’Iran poursuit son programme controversé d’enrichissement de l’uranium en dépit d’un alourdissement des sanctions internationales.

Les Etats-Unis et leurs alliés européens soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de l’arme atomique. L’Iran assure que son programme nucléaire a pour but de produire de l’électricité.
Le document de neuf pages a pu être consulté par Reuters mardi, au lendemain d’un renforcement des sanctions de l’Union européenne contre Téhéran.
Des analystes ont avancé que les sanctions, un possible sabotage et le virus informatique Stuxnet ont ralenti les progrès nucléaires de l’Iran mais le rapport de l’AIEA montre que ses réserves d’uranium ont continué d’augmenter.

Source : Reuters

Lire aussi : « Iran : agir militairement ? »

 

Mardi 24 mai 2011 – 10.000 paysans contre un projet minier canadien à la frontière Bolivie-Pérou
Environ 10.000 personnes se sont déplacées mardi à Puno, ville touristique au Pérou à la frontière avec la Bolivie, pour manifester contre un projet minier canadien malgré l’annonce d’un prochain déploiement de l’armée, quinze jours après le début de la protestation.
Les manifestants, en majorité des paysans indiens vivant de l’agriculture, craignent que le projet de mine d’argent de la compagnie canadienne Bear Creek Company ne pollue les ressources en eau locales.

Le groupe canadien espère entamer ses opérations en 2012 sur un gisement dont les réserves prouvées et probables s’élèvent à 63 millions d’onces d’argent, selon lui. Le gouvernement et les manifestants ont entamé un dialogue la semaine dernière mais ne sont pas parvenus à un accord.
Le Pérou a connu une décennie de forte croissance à 6% par an en moyenne, tirée par le boom minier, mais les inégalités perdurent dans le pays andin, et les conflits sociaux ou environnementaux autour de projets miniers se sont multipliés.

Le gouvernement a annoncé lundi qu’il enverrait l’armée pour contrôler les manifestations et libérer la voie vers la Bolivie.
La mine est le poumon économique du Pérou, premier producteur mondial d’argent, 2e de cuivre et de zinc, 5e d’or.

Source : AFP

 

Mardi 24 mai 2011 – Burundi : un expert de l’ONU salue la création d’une commission sur les droits de l’homme
L’Expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’homme au Burundi, Fatsah Ouguergouz, a salué les progrès effectués par les autorités du pays, notamment la récente mise en place d’une Commission nationale indépendante des droits de l’homme en charge d’enquêter sur les exécutions extra judicaires et les violations des droits de l’homme.
L’élection des membres de la Commission nationale indépendante des droits de l’homme au Burundi est l’aboutissement d’un processus entamé en décembre 2006.

M. Ouguergouz a également salué la libération du journaliste et défenseur des droits de l’homme, Jean-Claude Kavumbagu, détenu depuis le mois de juillet 2010. Il espère que cette libération mènera à une diminution des intimidations et des pressions à l’encontre des journalistes et des défenseurs de droits humains.
« Mes inquiétudes se portent sur la récente augmentation des meurtres extrajudiciaires allégués et j’exhorte les autorités à enquêter sur les violations des droits de l’homme sans délai », a-t-il dit. « Le gouvernement doit démontrer ses engagements pour combattre l’impunité ».

Source : ONU

 

Mardi 24 mai 2011 – La Syrie a très probablement abrité un réacteur nucléaire
Le site secret de Daïr Alzour, en Syrie, bombardé en 2007 par l’aviation israélienne, abritait « très probablement » un réacteur nucléaire qui aurait dû être déclaré aux instances internationales, estime l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans un rapport confidentiel obtenu mardi par Reuters.

Ce constat, qui étaye les soupçons formulés depuis des mois par les pays occidentaux, pourrait valoir à la Syrie d’être convoquée devant le Conseil de sécurité des Nations unies.
Selon les services de renseignement américains, Damas aurait mené des travaux dans cette installation en plein désert pour y construire un réacteur nucléaire mis au point avec l’aide de la Corée du Nord. La Syrie a toujours démenti mener un programme nucléaire militaire.

Source : Reuters

Lire aussi : « Nucléaire syrien : une aide de la Corée du Nord ? »

 

Mardi 24 mai 2011 – Ukraine: Ioulia Timochenko inculpée pour abus de fonction pour la signature d’un contrat gazier avec la Russie
L’ex-Premier ministre ukrainienne Ioulia Timochenko a été inculpée mardi pour abus de fonction pour la signature d’un contrat d’importation de gaz avec la Russie à des tarifs jugés trop élevés.
Selon les enquêteurs, le contrat sur dix ans signé en janvier 2009 était ruineux pour l’économie ukrainienne et Ioulia Timochenko, ancienne égérie de la révolution orange, n’avait pas reçu le feu vert du gouvernement pour le signer.

Le porte-parole du parquet général ukrainien Youri Boïchenko a affirmé que les initiatives de Mme Timochenko avait coûté à l’Etat 3,5 milliards hryvnas (310 millions d’euros) de dommages.
Ioulia Timochenko a également été inculpée de corruption dans deux autres affaires.
Elle clame son innocence et se dit victime d’une campagne menée par son grand ennemi le président Viktor Ianoukovitch pour écraser l’opposition. D’autres anciens hauts responsables de son gouvernement ont été inculpés ou font l’objet d’enquêtes pour corruption et certains ont été incarcérés, dont son allié, l’ancien ministre de l’Intérieur Youri Loutsenko.

Source : AP

 

Mardi 24 mai 2011 – Californie : la Cour suprême ordonne à cet état de vider ses prisons
La Cour suprême des États-Unis a donné raison lundi à deux prisonniers se plaignant de leurs conditions de vie dans les prisons surpeuplées de Californie en ordonnant à cet État de libérer des milliers de détenus.

Dans une décision serrée à cinq contre quatre, la plus haute juridiction des États-Unis affirme vouloir répondre à une situation « exceptionnelle » où des prisonniers « souffrent et meurent » en raison de la surpopulation carcérale.
Avec 156.000 prisonniers dans 33 prisons prévues pour en accueillir 80.000, la Californie détient un record aux États-Unis, mais la question de la surpopulation et de sa régulation par l’État fédéral concerne la totalité des États d’un pays où près de 8 habitants sur 1.000 sont incarcérés.

En 2009, trois juges fédéraux réunis en formation exceptionnelle ont ordonné la libération de 46.000 détenus, jugeant que l’État savait depuis 20 ans que la situation n’était ni légale ni tenable.
C’est cette injonction que la Cour suprême a confirmée lundi.
La Californie ne devrait pas ouvrir grandes les portes de ses prisons du jour au lendemain mais relâcher petit à petit les condamnés à des peines légères ou ne pas en incarcérer de nouveaux.

Les quatre juges les plus conservateurs de la Cour se sont élevés contre la décision de la majorité, estimant qu’elle revenait à ordonner la libération de plus de 30.000 prisonniers.
Pour eux, le risque est trop important pour la société de libérer des prisonniers et prévaut sur le respect des droits constitutionnels de ces derniers.

Source : AFP

 

Lundi 23 mai 2011 – Le pouvoir marocain met en cause islamistes et gauchistes
Le gouvernement marocain a accusé lundi les islamistes et l’extrême gauche d’attiser les braises de la contestation dans le royaume sous couvert des manifestations en faveur de reformes démocratiques qui durent depuis février.
La veille, des dizaines de militants du Mouvement du 20 février ont été blessés par la police antiémeute lors de manifestations interdites à Rabat ainsi que dans d’autres grandes villes comme Casablanca, la capitale économique.

« Sur cent manifestations qui ont eu lieu dimanche, on a enregistré des problèmes dans cinq villes : Rabat, Casablanca, Tanger, Fès et Oujda. Toutes les autres manifestations se sont déroulées en paix », a déclaré Khalid Naciri, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.
Le ministre a poursuivi en guise d’avertissement : « Ils (le Mouvement du 20 février) doivent faire attention ».

Les manifestations en faveur de la démocratie, à l’initiative principalement de jeunes et de la société civile, se succèdent depuis février sans réussir néanmoins jusqu’ici à attirer des foules énormes.
Tablant sur internet et les réseaux sociaux, le Mouvement du 20 février, à l’origine de ces manifestations, cherche à faire pression sur le roi Mohamed VI pour qu’il instaure une monarchie parlementaire, fasse respecter le principe de la responsabilité et accorde une pleine indépendance au système judiciaire.

Soucieux de désamorcer la contestation, le souverain, qui est aussi le « Commandeur des Croyants », a promis en mars d’amender la Constitution pour permettre une plus grande démocratie et une plus grande indépendance pour la justice.
Une commission doit rendre public en juin un projet de Loi fondamentale.

Source : Reuters

 

Lundi 23 mai 2011 – La Nina en fin de course, 2011 devrait être presque neutre
Le phénomène climatique La Nina, rendu notamment responsable des pluies torrentielles en Australie, Amérique du sud et Asie du sud fin 2010, début 2011, est actuellement en fin de course, a annoncé lundi l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
« L’épisode La Nina, qui a donné lieu à des conditions d’humidité extrême dans certaines régions et à de la sécheresse dans d’autres, arrive à son terme », a expliqué l’OMM dans un rapport.

Le phénomène, qui était réapparu mi-juillet 2010, ne devrait par ailleurs pas se redévelopper dans la deuxième partie de l’année, selon l’organisation basée à Genève qui ne prévoit pas non plus le retour d’El Nino.
« Au-delà du milieu de l’année 2011, il n’y a pas pour l’instant d’indications claires d’un risque accru d’évolution vers une anomalie El Nino ou La Nina au deuxième semestre » de l’année, souligne-t-elle.
« Des conditions quasi neutres semblent actuellement les plus probables pour le deuxième semestre de 2011 », insiste l’OMM.

La Nina est caractérisée par des eaux inhabituellement fraîches dans le centre et l’est de l’océan Pacifique, tandis que son corollaire El Niño est marqué par des températures supérieures à la normale.
Les deux phénomènes perturbent les régimes de circulation océanique et atmosphérique à grande échelle et ont d’importantes répercussions sur le temps et le climat dans de nombreuses régions du globe. Une fois installés, ils persistent généralement neuf mois, voire davantage, selon l’OMM.

Source : AFP

 

Lundi 23 mai 2011 – Myanmar : un expert de l’ONU inquiet pour les minorités ethniques
Le Rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme au Myanmar, Tomás Ojea Quintana, a averti que la situation des minorités ethniques dans les zones frontalières du Myanmar constituait un obstacle à la transition démocratique souhaitée par le gouvernement de ce pays.
« Les violences se poursuivent dans plusieurs de ces zones, tandis que la militarisation systématique contribue à des violations des droits de l’homme », a déclaré l’expert à la fin de sa mission en Thaïlande, afin de recueillir des informations sur la situation au Myanmar, où il n’a pas pu se rendre.

« Ces violations consistent en la confiscation de terres, des travaux forcés, des déplacements internes, des exécutions extrajudiciaires et des violences sexuelles. Elles sont très répandues, elles se poursuivent aujourd’hui, et demeurent essentiellement tolérées par les autorités », a expliqué M. Ojea Quintana. Le Rapporteur spécial s’est inquiété que le gouvernement du Myanmar ne trouve pas de solution politique pour résoudre les conflits ethniques.

Source : ONU

 

Lundi 23 mai 2011 – Pérou : une experte de l’ONU appelle à lutter davantage contre l’esclavage
La Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage, Gulnara Shahinian, a estime, suite à une visite de 12 jours au Pérou, que le pays doit encore relever de nombreux défis pour régler le problème de l’esclavage sous ses différentes formes contemporaines, et ce malgré les efforts déjà entrepris pour le combattre.

« Les autorités péruviennes ont fait preuve de volonté pour lutter contre les formes contemporaines de l’esclavage », a déclaré la Rapporteuse spéciale, soulignant que des institutions avaient notamment été créées. « Cependant, beaucoup reste à faire pour que la législation existante soit appliquée, mettre en place des sanctions distinctes selon les formes d’esclavage, développer des mécanismes de protection, de compensation et de réintégration pour les victimes, renforcer et surveiller les programmes aux niveaux régional et local ».

Source : ONU

 

Samedi 21 mai 2011 – Berlusconi passe à l’offensive après la gifle des municipales
Silencieux depuis son revers aux élections locales du début de semaine, Silvio Berlusconi est passé à l’offensive vendredi, affirmant que son gouvernement était le seul capable de diriger l’Italie et que l’opposition de gauche était dominée par des « extrémistes ».

« Il Cavaliere » a subi au premier tour des élections locales un sérieux revers qui a porté un coup à son image d’invincibilité et pourrait annoncer une période d’instabilité politique et des tiraillements au sein de la coalition gouvernementale.
Ce premier tour a été marqué par un net recul de la droite qui a été largement devancée à Milan, fief du chef du gouvernement et première place financière du pays.

De toute évidence, Berlusconi a pâti d’une baisse de popularité liée au scandale sexuel du « Rubygate », à trois procès pour corruption et à une économie en berne.
Pour la première fois depuis 1993, la gauche a une bonne chance de l’emporter à l’issue du second tour des 29 et 30 mai dans la métropole milanaise, où Berlusconi a bâti son empire économique et qui lui a servi de tremplin politique.

Source : Reuters

 

Samedi 21 mai 2011 – Algérie : début des consultations pour des réformes politiques
Des consultations avec des personnalités et des partis politiques en faveur des réformes politiques en Algérie devaient débuter ce samedi à la présidence de la République. Annoncé le 15 avril dernier dans le sillage des révoltes arabes, ce processus de réformes est dénoncé par l’opposition, qui n’y voit qu’un « monologue » du pouvoir.

Ces réformes politiques portent notamment sur la révision de la Constitution, le régime électoral, la loi sur les partis, la parité dans les assemblées élues, la loi sur les cas d’incompatibilité avec le mandat parlementaire, le mouvement associatif, la loi sur l’information et enfin le code de wilaya (département).

Une fois ces consultations achevées avant la fin juin, l’instance remettra son rapport à M. Bouteflika. Les propositions seront ensuite présentées au gouvernement qui élaborera, sur cette base, des projets de loi qui seront soumis à l’Assemblée populaire nationale en septembre prochain. Si le projet de révision se révélait « profond », le peuple devrait, « après le Parlement, en disposer en toute souveraineté, par la voie d’un référendum », avait dit M. Bouteflika en avril dernier.

Toutefois, les partis d’opposition ont d’ores et déjà annoncé le boycott de ces consultations. Par la voix de son premier secrétaire, le Front des forces socialistes (FFS) d’Hocine Aït Ahmed a d’ores et déjà refusé de participer à ce « cirque », réclamant plutôt l’élection d’une Assemblée constituante. Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) de Saïd Sadi a dénoncé un « monologue contre le changement », réclamant l’organisation d’une transition.

Début janvier, l’Algérie a connu des émeutes qui ont fait 5 morts et plus de 800 blessés en raison de la hausse des prix des produits de première nécessité. Depuis, des grèves et des manifestations sont enregistrées presque chaque jour dans le pays. Les protestataires réclament notamment l’augmentation des salaires et l’amélioration de leurs conditions de vie.

Source : AP

 

Jeudi 19 mai 2011 – La Chine admet des problèmes causés par le barrage des Trois Gorges
Le barrage chinois des Trois Gorges, le plus grand du monde, est selon le gouvernement à Pékin responsable de différents problèmes qui doivent être traités « de façon urgente », un aveu inhabituel contrastant avec les traditionnelles louanges officielles de l’ouvrage pharaonique.

« Alors que le barrage des Trois Gorges est source de nombreux et importants bénéfices, il reste des problèmes qui doivent être résolus de façon urgente, dans les domaines du relogement des résidents (déplacés), de la protection de l’environnement et de la prévention des catastrophes écologiques », a estimé dans un communiqué publié mercredi soir le Conseil des Affaires d’Etat (gouvernement).

Le lac de retenue controversé a également « eu des conséquences » sur la navigation fluviale, l’irrigation et les ressources en eau, a précisé le gouvernement.
La Chine considère généralement que le barrage des Trois Gorges, qui lui a coûté 22 milliards de dollars, est une merveille de modernité.

Le barrage situé sur le Yangtsé dans la province du Hubei (centre), achevé en 2008, est un ouvrage de 185 m de haut avec une retenue d’eau d’une capacité de plus de 39 milliards de mètres cubes.
Mais le plus grand générateur d’électricité au monde a été particulièrement mis en cause ces dernières années pour son coût écologique et humain, notamment en raison des importants déplacements de population –1,4 million de personnes– qu’il a entraînés.

Source : AFP

Lire aussi « Chine : dernières évacuations dans la région du barrage des Trois-Gorges »

 

Mercredi 18 mai 2011 – La disparition des espèces serait moins grave que redouté, affirme une étude
Déforestation, réchauffement climatique, pollution, destruction de l’habitat : l’extinction des espèces due à l’action de l’homme est réelle, mais elle se fait à un rythme au moins deux fois plus lent qu’on estimait jusque là, selon une étude publiée mercredi.
Les méthodes de mesures utilisées ont conduit à surestimer la perte de biodiversité attendue à l’avenir, selon les travaux paraissant dans la revue scientifique britannique Nature.
La « Liste Rouge » des espèces en danger, établie par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), devrait aussi être revue.

Jusqu’alors, les scientifiques affirmaient que les espèces disparaissaient actuellement à un rythme correspondant à 100 à 1.000 fois le taux moyen d’extinction depuis l’apparition de la vie sur Terre. Des rapports de l’ONU avaient prédit que ces taux seraient encore décuplés dans les siècles à venir.
Des estimations que la nouvelle étude remet en question. « Cela ne veut pas dire que la biodiversité n’est pas gravement menacée », soulignent les deux auteurs, Stephen Hubbell et Fangliang He, invitant à revoir la méthode de calcul.

Source : AFP

 

Mardi 17 mai 2011 – L’ONU sonne l’alarme sur la hausse des crimes homophobes dans le monde
A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie organisée à l’initiative du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), la Haut commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Navi Pillay, a dénoncé mardi l’augmentation des crimes motivés par la haine visant les homosexuels et les transsexuels et a appelé à un changement des mentalités.

La Haut commissaire aux droits de l’homme a noté que ces crimes à l’égard des lesbiennes, des homosexuels et des transsexuels étaient en augmentation. « Les statistiques officielles montrent que les crimes de haine contre les homosexuels représentent maintenant près de 20% de tous les crimes de haine enregistrés aux Etats-Unis, contre 15% il y a quelques années », a-t-elle déclaré. Navi Pillay a également cité des chiffres inquiétants au Brésil, en Honduras ou en Afrique du Sud.

« Le problème est mondial. Finalement l’homophobie et la transphobie ne différent pas du sexisme, de la misogynie, du racisme ou de la xénophobie. Mais, alors que ces formes de préjudice sont universellement condamnées par les gouvernements, l’homophobie et la transphobie sont trop souvent sous-estimées », a poursuivi Navi Pillay.

Source : ONU

 

Mardi 17 mai 2011 – Le Danemark va revendiquer le pôle Nord
Le Danemark a l’intention de revendiquer le pôle Nord en plus des territoires (Groenland et îles Féroé) qu’il possède déjà dans l’Arctique, a annoncé mardi la ministre des Affaires étrangères Lene Espersen.
Mme Espersen a confirmé que le Danemark, le Groenland et les îles Féroé travaillaient à l’élaboration d’une stratégie pour l’Arctique pour les dix prochaines années, et que ce document serait prêt à la mi-juin.

L’adoption par le Danemark de ce plan intitulé « Stratégie pour l’Arctique 2011-2020 » risque de créer des tensions autour de cette région avec la Russie, les États-Unis, le Canada et la Norvège, les autres pays riverains.
La fonte de la banquise et les nouvelles technologies attisent les convoitises dans la région devenue plus facile d’accès et qui regorge de réserves d’hydrocarbures.

Selon l’Institut de géophysique américain (USGS), le cercle polaire pourrait renfermer un cinquième des réserves d’hydrocarbures pas encore découvertes dans le monde, soit 13% du pétrole et 30% du gaz, la plupart situées en mer.
Le sous-sol du pôle Nord lui-même ne semble pas abriter de grandes réserves d’hydrocarbures, mais il a une valeur symbolique : en 2007, la Russie a planté son drapeau au fond de l’océan Arctique à la verticale du pôle Nord à l’aide d’un mini sous-marin. Le Canada également devrait le réclamer, selon Mme Espersen.

Les pays riverains de l’Arctique disposent actuellement d’une zone économique de 200 milles au large de leurs côtes. Leurs revendications sur le reste du territoire doivent être étudiées sous l’égide de la convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM).
La CNUDM demande aux pays ayant de telles revendications de les annoncer dans les dix années suivant leur ratification de la convention de l’ONU. Copenhague l’a ratifiée en 2004.

Source : AFP

Lire aussi « Défis et dangers de la course aux hydrocarbures de l’Arctique »

 

Lundi 16 mai 2011 – Belgique : le roi met en selle un francophone pour devenir Premier ministre
Le chef du parti socialiste francophone belge, Elio Di Rupo, a été chargé lundi par le roi Albert II de former un nouveau gouvernement, une mission qui si elle réussit ferait de lui le premier francophone à diriger le gouvernement belge depuis 32 ans.
Les négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement étaient enlisées depuis les élections du 13 juin 2010 en raison des fortes divergences entre Flamands et francophones.

Une réforme des institutions fédérales, accordant notamment encore plus de pouvoirs aux régions belges, est le préalable posé par les partis flamands à la constitution d’un nouveau gouvernement de plein exercice.
Le 12 mai, un énième médiateur, le chrétien-démocrate flamand Wouter Beke, avait achevé une mission de deux mois qui n’avait semble-t-il pas permis d’engranger de véritable percée.

Les nouvelles consultations qu’a menées le souverain belge depuis jeudi avec l’ensemble des partis ont donc permis d’avancer, puisque Elio Di Rupo a été désigné « formateur ».
Sa tâche paraît toutefois encore ardue et pourrait prendre plusieurs semaines. Mais s’il réussit, M. Di Rupo deviendrait le premier francophone à occuper la fonction de chef de gouvernement belge depuis Paul Vanden Boeynants, Premier ministre du 20 octobre 1978 au 2 avril 1979.

Source : AFP

Lire aussi : « La Belgique plus que jamais menacée d’éclater »

 

Dimanche 15 mai 2011 – Le nouveau président Michel Martelly promet de « réveiller » Haïti
L’ancien chanteur pop Michel Martelly a prêté serment comme président samedi à Haïti, où il a demandé à ses compatriotes de l’aider à remettre sur pied leur pays en proie à la pauvreté et dévasté par le séisme du 12 janvier 2010.
« Haïti était endormi et aujourd’hui Haïti se réveille (…) c’est le mandat que vous m’avez confié et, croyez-moi, les choses vont changer », a dit Martelly dans un discours inaugural prononcé en créole.

Une vaste foule a manifesté son approbation en se pressant contre les barrières du palais présidentiel à dôme blanc dont le délabrement témoigne des ravages du séisme de l’an dernier, qui a fait plus de 300.000 morts.
Sans expérience des affaires publiques, Martelly, âgé de 50 ans et surnommé « Sweet Micky », a insisté sur la promesse de changement qui l’a propulsé à la victoire le 20 mars au second tour de la présidentielle, face à l’ancienne « première dame » Mirlande Manigat, 70 ans.

Dans ce pays instable des Caraïbes, ancienne possession française à l’histoire ponctuée de révoltes et de dictatures, c’est la première fois qu’un président démocratiquement élu a remis le pouvoir à un dirigeant librement élu de l’opposition.
Martelly s’est aussi employé à rassurer les donateurs étrangers qui ont promis une aide de 10 milliards de dollars pour la reconstruction d’Haïti après le séisme. Il s’est engagé à fournir des garanties aux investisseurs et aux propriétaires privés.

Martelly a appelé de ses vœux « un Haïti où la santé ne soit pas un luxe, un Haïti qui ne soit pas fait de bidonvilles », en ajoutant qu’il s’appliquerait à fournir un enseignement gratuit à tous les enfants du pays.
Des centaines de milliers de survivants du séisme de janvier 2010 attendent toujours des logements décents et du travail, et une épidémie de choléra a coûté la vie depuis l’automne dernier à près de 5.000 personnes.

Pour appliquer sa politique, « Sweet Micky » doit s’appuyer sur des structures étatiques traditionnellement faibles, minées par la corruption et le favoritisme, et une administration aux effectifs décimés par le tremblement de terre.
Et Martelly met en avant ses liens privilégiés avec la population mais devra tenir compte d’un Parlement dominé par les députés et sénateurs de la coalition Inite du président sortant René Préval, qui ne pouvait briguer de nouveau mandat.

La communauté internationale, qui maintient plus de 12.000 casques bleus à Haïti, paraît décidée à soutenir Martelly. L’aide extérieure, essentielle au relèvement du pays, représente les deux tiers du budget de l’Etat.
Martelly a promis de prendre des mesures pour attirer les investissements, notamment dans des projets d’infrastructures et de tourisme.

Source : Reuters

 

Dimanche 15 mai 2011 – Dette américaine : Obama craint « une récession encore pire que la précédente »
Les États-Unis pourraient se retrouver confrontés à une récession encore plus grave que celle dont ils sortent à peine si le Congrès ne relève pas la limite légale à l’endettement du pays, a averti le président Barack Obama selon des propos diffusés dimanche.
L’endettement de l’État fédéral doit atteindre lundi le plafond de 14.294 milliards de dollars, au-delà duquel Washington ne peut accroître sa dette nette sans autorisation du Congrès. Mais la majorité républicaine de la Chambre des représentants refuse de relever ce plafond sans que l’administration Obama s’engage à réduire considérablement les dépenses.

M. Obama a averti que la perspective d’un blocage au Congrès risquait de faire redouter aux marchés financiers que les États-Unis n’honorent pas leur dette.
« Cela pourrait défaire le système financier tout entier », a mis en garde le président.
« Nous pourrions subir une récession encore plus grave que celle que nous venons de traverser. Une crise financière mondiale plus grave. Nous ne pouvons donc même pas nous permettre de songer à ne pas relever le plafond de la dette », a-t-il plaidé.

M. Obama s’est engagé à également réduire le déficit des finances publiques, mais a récusé tout « lien » entre cette question et celle du relèvement du plafond de la dette.
Les républicains refusent l’idée du président Obama d’augmenter les impôts sur les plus hauts revenus afin de réduire le déficit budgétaire. L’administration quant à elle refuse de réduire les dépenses sur la protection médicale des pauvres et des personnes âgées, comme le suggèrent les républicains.

Source : AFP

Lire aussi « Les Etats-Unis s’enfoncent dans la pauvreté »

 

Vendredi 13 mai 2011 – Madagascar : Rajoelina se prépositionne en vue d’élections « au plus tôt »
L’actuel homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, a affirmé vendredi vouloir aller « le plus tôt possible aux élections », s’affichant de plus en plus en présidentiable dans l’attente de voir validée une feuille de route africaine pour la sortie de crise.

« Madagascar a besoin de paix et de stabilité. Il faut aller le plus tôt possible vers les élections, avant le 30 novembre (début de la saison des pluies) », déclare le président de la Haute autorité de transition du pays, dans un entretien accordé à l’AFP, la radio RFI et la chaîne Africa 24.

Le jeune dirigeant, âgé de 36 ans, achève à Paris une mini-tournée qui l’avait mené auparavant en Turquie, pour une réunion de l’ONU sur le développement. En France, il s’est assuré du soutien de Paris et de l’Organisation de la Francophonie avant un sommet le 20 mai de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC).

A Windhoek, la SADC doit se prononcer sur la dernière tentative en date de sortie de crise, une « feuille de route » proposée par ses médiateurs qui reconnaît M. Rajoelina comme président de la transition jusqu’aux prochaines élections sans toutefois fixer de calendrier.
Ce document a été paraphé par huit groupements politiques et rejeté par les mouvances du président renversé en mars 2009 Marc Ravalomanana et des ex-présidents Albert Zafy et Didier Ratsiraka.

Madagascar est plongé dans une grave crise politique depuis la prise de pouvoir d’Andry Rajoelina, alors maire de la capitale, avec le soutien de l’armée.
Sous le coup depuis deux ans de sanctions internationales, Andry Rajoelina se félicite de son bilan : « Malgré les sanctions, on a pu honorer nos dettes et faire tourner la machine administrative à Madagascar, et payer les fonctionnaires. Nous avons atteint notre objectif ».

S’il est prêt à reconnaître que des progrès certains restent à accomplir pour développer le pays et éradiquer la corruption, il est intraitable concernant son rival.
Interrogé sur l’éventualité d’une amnistie qui permettrait à Marc Ravalomanana (condamné à la perpétuité pour une fusillade de la garde présidentielle qui avait tué 11 manifestants en 2009) de se présenter à la présidentielle, il est resté inflexible: « tout crime de sang n’est pas amnistiable. Nous sommes d’accord pour le pardon, mais pas pour l’impunité ».

Source : AFP

 

Vendredi 13 mai 2011 – Medvedev s’en prend au système Poutine à dix mois de la présidentielle
Le président russe, Dmitri Medvedev, a mis en garde vendredi contre une monopolisation du pouvoir par un seul homme, une allusion à son puissant Premier ministre, Vladimir Poutine, à moins d’un an d’une présidentielle que les deux hommes n’ont pas exclu de disputer.
Cela alors que M. Poutine est en train de mettre sur pied le Front populaire, une large coalition électorale composée de son parti Russie unie, ultra-majoritaire au Parlement, et de plusieurs ONG.

Après avoir prôné la veille l’émergence en Russie de forces concurrentes à la coalition de Vladimir Poutine, le chef de l’État a brandi vendredi la menace d’une « guerre civile » rappelant que le pays en avait déjà connues à cause de régimes qui ont monopolisé le pouvoir.
Les deux dirigeants russes ont à maintes reprises laissé entendre qu’ils pourraient se présenter à l’élection de 2012, mais aucune décision n’a pour l’instant été annoncée.

M. Poutine, toujours considéré par nombre d’observateurs comme le véritable homme fort du pays, a récemment déclaré que les deux dirigeants prendraient la décision ensemble en fonction de la situation.
Les spéculations vont bon train depuis quelques semaines sur une éventuelle rivalité entre MM. Poutine et Medvedev, alors que d’autres analystes y voient un jeu politique savamment orchestré par le pouvoir. M. Medvedev a été propulsé en 2008 au poste de président par son prédécesseur (2000-2008), Vladimir Poutine, auquel il devait toute sa carrière politique, et auquel la Constitution russe ne permettait pas d’effectuer plus de deux mandats consécutifs.

Source : AFP

 

Mercredi 11 mai 2011 – Kerry chargé d’apaiser le Pakistan après la mort de Ben Laden
Le sénateur John Kerry se rendra sous peu au Pakistan pour « remettre sur les rails » les relations bilatérales après la mort d’Oussama ben Laden, tué par un commando américain, mais il risque fort de se heurter à une armée qui accuse les Etats-Unis d’abus de confiance.
John Kerry, démocrate proche de l’administration Obama, a exprimé le souhait de rencontrer « les principaux acteurs » du pays afin d’examiner les tensions découlant de l’assaut qui a entraîné la mort du dirigeant d’Al Qaïda le 2 mai dans son repaire pakistanais.

Selon un responsable de la sécurité pakistanaise, l’armée et l’ISI (services de renseignement) ont été « discrédités aux yeux de l’opinion publique » par l’opération contre Ben Laden.
La coopération d’Islamabad est cruciale pour le combat de Washington contre l’activisme islamique et pour la stabilisation de l’Afghanistan. L’administration Obama semble anxieuse de contenir les retombées de son opération secrète.

Des parlementaires américains doutent cependant de la volonté du Pakistan de combattre l’activisme dans la région après la découverte du repaire où Ben Laden vivait depuis cinq ans à quelques minutes de marche de la principale école militaire. Certains veulent voir suspendre l’aide à Islamabad.
Le Pakistan rejette toute accusation d’incompétence ou de complicité liée au fait qu’il n’avait pas repéré Ben Laden sur son sol alors même que, selon une des veuves du chef activiste, il vivait depuis cinq ans dans la même résidence à Abbottabad, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale.

Source : Reuters

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