S'abonner par email

Burkina Faso : des dizaines de morts dans des violences intercommunautaires

 

4 avril 2019

 

Des dizaines de civils sont morts la semaine dernière dans des violences intercommunautaires au Burkina Faso, a-t-on appris mercredi auprès des autorités.

Le ministre de l’Administration territoriale, Simeon Sawadogo, a déclaré que 62 personnes avaient péri à Arbinda.

 

Les violences ont eu lieu au nord du pays, près de la frontière malienne.

Ces violences ont commencé dans la nuit du 31 mars, lorsqu’un dignitaire religieux et six membres de sa famille, du groupe ethnique fulsé, ont été tués par des hommes armés.

 

En représailles, des membres de la communauté peule, accusés de complicité avec des terroristes, ont été attaqués par les Fulsés.

« Les gens ont décidé sur-le-champ de terminer les Peuls», relate un habitant.

 

Ces violences intercommunautaires ont fait des victimes Fulsés et Peuls.

Dans la province voisine de Boulgou, les membres de la famille royale traditionnelle de Zoaga ont eux aussi été attaqués et 9 personnes ont péri, selon un bilan provisoire.

 

Face à la situation sécuritaire fragile au Burkina Faso, avec la fermeture de nombreux centres de santé et écoles, et environ 140 000 déplacés internes, le Conseil de sécurité de l’ONU exhorte le gouvernement burkinabè à la mise en place de réformes et surtout à préparer des élections démocratiques.

 

Le Burkina Faso est confronté à une crise humanitaire sans précédent. Les affrontements intercommunautaires et les attaques terroristes dans le nord du pays frontalier du Mali ont provoqué des déplacements massifs de population, détériorant davantage la situation de communautés déjà vulnérables.

 

Début mars, l’ONU a octroyé quatre millions de dollars de son Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires (CERF) pour renforcer l’aide immédiate aux populations déplacées. Mais la communauté humanitaire a besoin de 100 millions de dollars en 2919 pour venir en aide aux quelques 900.000 personnes les plus durement touchées par cette crise.

 

Pays de la bande sahélienne dont les régions frontalières sont en proie aux violences et à l’insécurité, le Burkina Faso et le Mali ont joint leurs efforts avec la Mauritanie, le Niger et le Tchad au sein du G5 Sahel et de sa Force conjointe pour combattre le terrorisme qui sévit dans la région.

 

Sources : Reuters, RFI, ONU

Poster un Commentaire

avatar

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S'abonner aux commentaires  
Me notifier des