Journal depuis ce week-end – le 30 juillet 2018

 

Trump prêt à rencontrer les dirigeants iraniens “quand ils veulent”

Après avoir rencontré Kim Jong Un au terme d’une escalade verbale avec la Corée du Nord, Trump se dit désormais prêt à voir les dirigeants iraniens “quand ils veulent”, malgré la fermeté affichée ces derniers mois. Donald Trump a annoncé en mai le retrait des Etats-Unis de l’accord international censé empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique, qu’il juge trop laxiste.

 

Il a rétabli toutes les sanctions levées après sa signature en 2015, avec un sévère contrecoup pour de nombreuses entreprises européennes, sommées de quitter l’Iran sous peine d’être frappées par des mesures punitives américaines.

 

L’ouverture américaine intervient en tout cas alors que le ton était monté ces derniers jours.

Le président Rohani a d’abord prévenu qu’un conflit avec l’Iran serait la “mère de toutes les guerres”.

 

“NE MENACEZ PLUS JAMAIS LES ÉTATS-UNIS OU VOUS ALLEZ SUBIR DES CONSÉQUENCES TELLES QUE PEU AU COURS DE L’HISTOIRE EN ONT CONNUES AUPARAVANT”, lui a directement répondu Donald Trump dans un tweet en majuscules.

 

Le registre de l’avertissement américain rappelle celui employé, il y a un an, contre les ambitions nucléaires de la Corée du Nord, à laquelle Donald Trump promettait “le feu et la colère” et une “destruction totale” en cas d’agression.

 

En parallèle de la campagne de “pression maximale”, mélange d’isolement diplomatique et de sanctions draconiennes, mise en place par Washington, les échanges d’invectives avec Kim Jong Un étaient allés crescendo pendant que Pyongyang multipliait les essais balistiques et nucléaires.

 

Jusqu’au spectactulaire rapprochement de 2018 et au sommet du 12 juin à Singapour, à l’issue duquel le président américain n’a pas tari d’éloges à l’égard du dirigeant nord-coréen.

Pense-t-il pouvoir reproduire le même scénario avec la République islamique ?

 

Mais pour l’instant, le reste de la communauté internationale, qui avait suivi les Etats-Unis en imposant de lourdes sanctions contre le régime nord-coréen l’an dernier, refuse d’en faire autant face aux autorités iraniennes. Les alliés européens, en particulier, tentent envers et contre tout de sauver l’accord sur le nucléaire iranien.

 

Source : AFP

 

 

Iran : feu vert à une libération de deux leaders réformateurs

Le Conseil suprême iranien pour la sécurité nationale a approuvé la fin des mesures de résidence surveillée imposées depuis 2011 à deux figures du mouvement réformateur en Iran, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, a indiqué un proche à un média local.

 

Selon le fils de M. Karoubi, le Conseil suprême pour la sécurité nationale a aussi accepté de lever les restrictions imposées à l’ancien président réformateur Mohammad Khatami (1997-2005). Les médias ont interdiction de montrer son visage et ce dernier subit également des restrictions dans ses mouvements.

 

Cette décision doit encore recevoir l’approbation du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, avant d’entrer en vigueur. Ce dernier aura dix jours pour la confirmer ou s’y opposer.

L’Iran cherche à créer un front uni entre conservateurs et réformateurs face aux pressions croissantes des Etats-Unis et de leur président Donald Trump contre ce pays du Moyen-Orient.

 

Mir Hossein Moussavi, 66 ans, et Mehdi Karoubi, 80 ans, ont été candidats pour le mouvement réformateur à l’élection présidentielle de 2009. Ils avaient pris la tête de la contestation contre la réélection de l’ex-président Mahmoud Ahmadinejad, en dénonçant des fraudes massives, ce qui leur avait valu en 2011 d’être placés en résidence surveillée.

 

Les manifestations qui avaient alors réuni des centaines de milliers de personnes avaient été considérées comme une “sédition” par le Guide suprême iranien.

Le président iranien Hassan Rohani a promis à plusieurs reprises durant ses campagnes électorales de lever l’assignation à résidence de MM. Moussavi et Karoubi s’il était élu.

 

Source : AFP

 

 

Près de 1.200 réfugiés installés au Liban regagnent la Syrie

Environ 1.200 réfugiés syriens ont quitté le Liban samedi pour retourner dans leur pays d’origine dans des bus affrétés par les deux gouvernements.

Depuis plusieurs mois, le Liban œuvre avec Damas au retour en Syrie de plusieurs milliers de réfugiés syriens volontaires.

 

“On va assister, au cours de la période à venir, au retour de centaines de milliers de réfugiés installés au Liban”, a déclaré le général Abbas Ibrahim, directeur de la Sûreté générale, cité par Al Manar, la chaîne de télévision du Hezbollah libanais.

 

Environ un million de réfugiés syriens, soit un quart de la population libanaise, ont été accueillis par le Liban, selon le recensement des Nations unies, 1,5 million selon le gouvernement libanais.

 

Source : Reuters

 

 

Les Kurdes syriens vont poursuivre le dialogue avec le régime

Une coalition arabo-kurde engagée dans des négociations inédites avec le pouvoir à Damas a annoncé samedi la création de “comités” chargés de poursuivre les discussions, en vue d’une solution politique prévoyant une “décentralisation”.

 

Longtemps opprimés par le régime, les Kurdes de Syrie ont profité du conflit qui ravage le pays depuis 2011 pour instaurer une autonomie de facto dans les régions sous leur contrôle dans le nord et le nord-est syrien, soit près de 30% du territoire selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

 

Une délégation du Conseil démocratique syrien, bras politique des Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par Washington, a eu des discussions jeudi à Damas, à l’invitation du gouvernement syrien, les premières du genre. Fin 2017, le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem avait reconnu que les Kurdes syriens souhaitaient “une forme d’autonomie”.

 

En menant ces négociations à Damas, les Kurdes auraient cherché à préserver au maximum leurs acquis et éviter un conflit avec le régime qui est en position de force après avoir réussi à reconquérir plus de 60% du pays avec l’aide de l’allié russe.

 

La minorité kurde (15% de la population) contrôle de vastes pans de territoires à cheval sur les provinces de Raqa et Alep (nord), mais aussi de Deir Ezzor et Hassaké, où se trouvent d’importants champs pétroliers.

 

En 2016, la communauté a proclamé une “région fédérale” qui gère ces territoires. Cette administration organise des élections à un niveau local et collecte des impôts. Elle a ses propres forces de police et écoles.

 

Source : AFP

 

 

Syrie : près de 183.000 personnes déplacées par les violences dans le sud-ouest du pays

Après cinq semaines d’hostilités soutenues dans le sud-ouest de la Syrie, plus de 182.600 personnes sont actuellement déplacées de leurs foyers.

« Ces populations ont un besoin urgemment d’aide humanitaire », a déclaré Jens Laerke, porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).

 

Selon OCHA, le gouvernement syrien a enregistré de rapides gains territoriaux au cours des dernières semaines et, à l’heure actuelle, seule une bande de terre située près de la zone du Golan reste sous contrôle d’un groupe armé non étatique, tandis qu’une autre zone de 200 kilomètres carré est sous le contrôle de Jaysh Khaled Bin Walid Waleed (JKBW).

 

Les Nations Unies sont vivement préoccupées par la politique de restriction de mouvements des civils menée par ce groupe affilié à Daech qui empêche aux civils de quitter la zone, seul un nombre limité a pu s’échapper.

 

Alors que le nombre actuel de civils pris au piège dans la zone contrôlée par JKBW n’a pas pu être confirmé, l’ONU estime que 55.000 personnes seraient localisées dans cette zone. « Ceux qui restent, sont soumis à d’importantes violences », a ajouté Jens Laerke.

 

Entre le 21 et le 23 juillet, d’intenses frappes aériennes ont été signalées dans les zones contrôlées par JKBW.

En outre le 25 juillet dernier, une attaque suicide de Daech dans la ville de Sweida a fait plus de 240 victimes et au moins 170 blessés.

 

Par ailleurs, l’ONU s’est également dite préoccupée par la situation humanitaire de près 100.000 personnes dans la région du Golan qui continuent de faire face aux hostilités.

L’ONU rappelle que les convois transfrontaliers de Jordanie sont en attente depuis plus d’un mois en raison de la détérioration de la situation dans le sud-ouest de la Syrie.

 

Source : ONU

 

 

La Russie dit à Israël ne pas pouvoir chasser l’Iran de Syrie

La Russie n’est pas en position de contraindre les forces iraniennes soutenant Bachar al Assad à quitter la Syrie, a déclaré lundi l’ambassadeur russe en Israël rejetant la demande depuis longtemps formulée par les Israéliens en ce sens.

 

Anatoly Viktorov a précisé que pour la même raison Moscou ne peut pas empêcher les frappes israéliennes contre les forces iraniennes se trouvant en territoire syrien.

Les troupes soutenant Assad ont repris presque complètement la partie sud-ouest de la Syrie jusqu’au plateau du Golan occupé par l’armée israélienne.

 

Viktorov a simplement indiqué sur la chaîne de télévision israélienne Channel 10 que l’armée syrienne allait être déployée dans les zones récupérées après le départ des rebelles.

“Ils (les Iraniens) jouent un rôle très très important dans notre effort commun pour éliminer les terroristes de Syrie”, a dit Anatoly Viktorov.

 

Bien que neutre dans le conflit civil syrien, Israël a mené nombre de raids aériens contre des cibles supposées appartenir à l’Iran ou à ses alliés de la milice libanaise du Hezbollah.

Un téléphone rouge a été établi en 2015 entre Israël et la Russie pour éviter des accidents entre les deux armées en Syrie.

 

Source : Reuters

 

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Netanyahu défend la loi sur Israël “État-nation du peuple juif”

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a défendu dimanche une loi controversée définissant Israël comme “l’État-nation du peuple juif”, en assurant qu’elle ne portait pas atteinte aux droits des minorités, malgré l’absence des notions d’égalité et de démocratie.

 

Cette loi, adoptée le 19 juillet par le Parlement israélien avec le soutien de M. Netanyahu, déclare que l’établissement de “localités juives relève de l’intérêt national” et confère aux juifs le droit “unique” à l’autodétermination en Israël.

 

Lors du conseil des ministres, M. Netanyahu a affirmé que l’égalité pour les non-juifs était assurée par des lois votées précédemment qui définissent Israël comme un État démocratique.

“Mais nous n’avions jamais déterminé les droits nationaux du peuple juif sur sa terre dans le cadre d’une loi fondamentale”, a affirmé le Premier ministre.

 

Cette loi controversée fait partie des lois fondamentales qui font office de Constitution en Israël.

Le texte a suscité une vague de critiques. Le député arabe d’opposition Zouheir Bahloul a annoncé samedi sa démission pour la dénoncer.

 

Des centaines d’écrivains et d’artistes ont signé une pétition appelant le Premier ministre, son gouvernement et les membres de sa coalition à “cesser de s’en prendre aux minorités” et à annuler cette loi.

Les Arabes israéliens représentent 17,5% d’une population de huit millions d’habitants.

 

Les membres de la communauté druze (130.000 personnes) qui servent dans l’armée et la police ont également critiqué cette loi.

Vendredi, M. Netanyahu a pris des mesures pour renforcer les liens entre  juifs et druzes.

 

Source : AFP

 

 

En Irak, le ministre de l’Électricité paie le prix du mécontentement populaire

Le ministre de l’Electricité irakien a payé dimanche le prix du mécontentement populaire, limogé après trois semaines de manifestations dans un pays miné par des coupures de courant dues aux milliards envolés dans la corruption.

 

En Irak, où tous les foyers ont appris depuis longtemps à composer sans le réseau d’électricité public, le gouvernement se retrouve chaque année sous la pression de la rue en été, quand les températures atteignent 50 degrés.

 

Cette année, des manifestations quotidiennes dénoncent depuis trois semaines pêle-mêle les services publics déficients, la pénurie chronique d’électricité et d’eau, le chômage endémique, mais aussi l’impéritie de l’État, des politiciens et les ingérences étrangères.

 

Parti de Bassora, la grande ville portuaire du sud, avant de gagner les autres provinces méridionales puis Bagdad, le mouvement –au cours duquel 14 personnes ont été tuées– visait, entre autres, le ministre Qassem al-Fahdaoui, membre d’un parti sunnite.

 

Dimanche, le bureau du Premier ministre Haider al-Abadi a annoncé qu’il était “suspendu (…) en raison de la détérioration du secteur de l’électricité”. Seul le Parlement peut démettre un ministre, mais l’Irak est actuellement sans assemblée, en raison d’un nouveau décompte des voix des législatives tenues en mai.

 

La crise de l’électricité est chronique en Irak, où officiellement 40 milliards de dollars ont été alloués pour remettre sur pied le réseau électrique censé alimenter les 38 millions d’habitants.

Mais une grande partie de cette somme a fini dans les poches de politiciens et d’entrepreneurs véreux dans le 12ème pays le plus corrompu au monde.

 

Le limogeage du ministre Fahdaoui ne risque donc pas de calmer la grogne sociale, assure le politologue irakien Hicham al-Hachémi. Pour lutter efficacement contre la corruption, il faudrait “déférer tous les cadres des ministères à la justice”.

 

De fait, dimanche, les manifestants ont annoncé entamer des sit-ins illimités à Bassora ainsi qu’à Samawa (sud), où les forces de sécurité sont déployées et pourraient disperser à tout moment les protestataires, ont rapporté des correspondants de l’AFP.

 

Le pays dépend de ses voisins pour s’alimenter en électricité ou pour importer le carburant de ses centrales électriques, un comble pour un Etat doté d’immenses richesses pétrolières.

La situation s’est encore dégradée quand les compagnies iraniennes qui fournissaient une importante part d’électricité ont cessé leur approvisionnement, en raison d’impayés.

 

Source : AFP

 

 

En Irak, au “pays des deux fleuves”, la sécheresse met à l’agonie bovins et éleveurs

Dans une maigre mare près de la ville irakienne de Najaf, des buffles tentent de se rafraîchir sous un soleil brûlant. Bientôt, quelques-uns devront être sacrifiés pour que le reste du troupeau survive à la sécheresse, au désespoir des éleveurs.

 

Au total, dans le sud de l’Irak, les troupeaux ont fondu de 30% cette année par rapport à leur niveau de l’année dernière : les bovins sont morts de soif ou ont dû être vendus aux abattoirs en raison de l’insuffisance en eau.

 

Une catastrophe dans cette partie du pays où 475.000 familles vivent de l’élevage, soit un Irakien sur 10.

Des éleveurs parcourent de grandes distances pour trouver de l’eau.

 

L’Irak, surnommé en arabe le “pays des deux fleuves” car traversé par le Tigre et l’Euphrate, voit depuis des années ses ressources en eau diminuer.

Au-delà du manque de pluie, dramatique cette année selon les experts, il existe une autre raison, humaine celle-ci : le partage régional des ressources hydrauliques.

 

La Turquie et l’Iran voisins ont en effet dérouté de nombreux fleuves et affluents qui irriguaient l’Irak. La récente mise en route du barrage turc d’Ilisu sur le Tigre a porté un nouveau coup dur à l’agriculture irakienne avec des conséquences cruelles.

 

Pour la première fois cette année, le gouvernement a dû suspendre la culture du riz, du maïs et d’autres céréales nécessitant une importante irrigation.

Les pertes pour les familles qui vivaient depuis des générations de la culture du riz atteindront cette année 40 millions de dollars, selon les autorités.

 

Pour étancher la soif de leurs animaux, les éleveurs doivent eux acheter, à prix d’or, une eau qu’ils ne trouvent plus dans la nature.

Et sur les marchés, le prix des bovins a fortement diminué.

 

Pour faire face, beaucoup d’éleveurs ont contracté des dettes ou pris des crédits. Désormais incapables de rembourser, certains ont récemment manifesté dans le sud de l’Irak pour tenter d’obtenir des délais supplémentaires.

La sécheresse encourage l’exode rural.

 

Source : AFP

 

 

Pasteur arrêté en Turquie : Erdogan met en garde Washington contre des sanctions

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a averti les Etats-Unis que des sanctions ne pourraient forcer Ankara à “reculer”, après les menaces du président Donald Trump réclamant la libération d’un pasteur américain.

 

“Les Etats-Unis ne devraient pas oublier qu’ils pourraient perdre un partenaire fort et sincère comme la Turquie s’ils ne changent pas d’attitude”, a poursuivi le président turc dont le pays est membre de l’Otan.

 

L’arrestation du pasteur Andrew Brunson qui animait une église protestante à Izmir est l’un des nombreux dossiers qui empoisonnent les relations entre Ankara et Washington et la menace de sanctions a fait monter la tension d’un cran. Dès jeudi, la présidence turque avait prévenu que Washington “ne peut pas obtenir le résultat souhaité en menaçant la Turquie”.

 

Le pasteur vient d’être placé en résidence surveillée suite à la décision mercredi d’un tribunal turc, après avoir été incarcéré depuis octobre 2016 en Turquie. Son procès est en cours depuis le printemps.

 

Les autorités turques l’accusent de terrorisme et d’espionnage pour le compte de deux organisations –le réseau du prédicateur Fethullah Gülen qui vit aux Etats-Unis et les séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Le pasteur qui rejette ces accusations, risque jusqu’à 35 ans de prison.

 

En septembre, M. Erdogan avait évoqué l’idée d’échanger le pasteur Brunson contre le prédicateur Gülen, une hypothèse balayée par Washington.

Cette affaire a contribué à tendre les relations entre Washington et Ankara, déjà houleuses en raison de nombreux différends, dont le soutien américain à une milice kurde syrienne

 

Source : AFP

 

 

Mongolie : un avion turc retenu après une tentative d’enlèvement présumée

La Mongolie a empêché le décollage d’un avion soupçonné d’appartenir à l’armée de l’air turque, après une tentative d’enlèvement sur son sol d’un homme lié au mouvement Gülen, qualifié de terroriste par Ankara –à l’heure où la Turquie traque les partisans présumés de ce groupe à travers le monde.

 

Selon plusieurs amis et témoins, au moins cinq hommes ont kidnappé Veysel Akcay. Ce directeur d’une école en Mongolie est réputé être lié à Fethullah Gülen, prédicateur musulman exilé aux Etats-Unis et auquel Ankara impute le putsch manqué de juillet 2016 en Turquie.

 

Plusieurs enseignants, interrogés par l’AFP, ont toutefois nié toute connexion entre les deux hommes. Son absence à son travail a avivé l’inquiétude de ses proches, selon la police, au moment même où ses ravisseurs présumés le conduisaient à l’aéroport international d’Oulan-Bator.

 

Là, un petit avion de passagers avait atterri. D’après le site flightradar24.com, qui suit en temps réel les positions d’avions, il est utilisé par l’armée de l’air turque.

Des tractations de plus de huit heures ont alors démarré entre les ravisseurs présumés et les autorités mongoles, qui ont refusé d’autoriser le départ de l’avion.

 

Battsetseg Batmunkh, vice-ministre des Affaires étrangères, a prévenu les responsables de l’ambassade que toute tentative d’enlèvement sur le territoire mongol constituait une “violation grave de l’indépendance et de la souveraineté” du pays.

 

Le ministre turc des Affaires étrangères a cependant nié ces accusations.

Pas de quoi convaincre certains responsables.

L’avion turc a finalement décollé sans M. Akcay.

 

Immense pays peuplé de trois millions d’habitants, la Mongolie fait figure d'”oasis de démocratie”, selon une expression de l’ex-secrétaire d’Etat américain John Kerry, en étau entre Chine et Russie, deux régimes aux inclinations autoritaires.

 

Or, l’affaire pourrait mettre Oulan-Bator sous pression et “provoquer une crise diplomatique entre la Turquie et la Mongolie, empoisonnant une relation bilatérale devenue très active” depuis une dizaine d’années, a commenté Julian Dierkes, professeur expert du pays à l’Université de Colombie Britannique (Canada).

 

L’agence d’aide internationale turque “a de multiples projets en Mongolie, et de nombreux étudiants mongols fréquentent des universités en Turquie”, des dynamiques qui pourraient être “menacées”, estime-t-il.

 

Cet incident rappelle la vaste traque engagée par Ankara à l’échelle du globe.

Depuis le putsch avorté de juillet 2016, les autorités turques recherchent sans relâche ceux qu’elles soupçonnent d’être des partisans de Fethullah Gülen, autrefois allié de l’actuel président turc Recep Tayyip Erdogan et qui nie toute implication dans le putsch avorté.

 

Le mouvement initié par M. Gülen avait développé une influence significative en Turquie et à l’étranger, surtout en Asie centrale, en Afrique et dans les Balkans, notamment via un vaste réseau d’éducation.

 

Selon l’agence de presse étatique turque Anadolu, plus de 1.600 personnes ont été condamnées à la prison à vie en lien avec le putsch, tandis que quelque 77.000 suspects étaient incarcérés.

Les services secrets turcs ont mené ces derniers mois plusieurs opérations pour ramener en Turquie des partisans présumés de M. Gülen vivant à l’étranger.

 

Ankara a affirmé début avril que ses services avaient ramené 80 personnes arrêtées dans 18 pays différents. La semaine dernière, l’expulsion d’un blogueur turc par l’Ukraine à la demande d’Ankara a suscité la “préoccupation” de l’OSCE.

 

Source : AFP

 

 

Dans une ville du Sinaï, la vie reprend malgré la guerre antijihadistes

Reprise des transports en commun, réouverture des universités, marchés de fruits et légumes bondés… A Al-Arich, chef-lieu du Nord-Sinaï, la vie reprend doucement malgré la poursuite de la guerre déclarée par l’armée égyptienne aux jihadistes dans la région.

 

Plus de 200 jihadistes et une trentaine de soldats sont morts depuis le 9 février, selon des chiffres officiels. L’opération a été commanditée par le président Abdel Fattah al-Sissi près de trois mois après un carnage qui a fait plus de 300 morts dans une mosquée du Sinaï.

 

A Al-Arich, les habitants se disent soulagés d’une amélioration de leur quotidien, qui avait été lourdement affecté par les opérations militaires.

Depuis la destitution en 2013 par l’armée du président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, les forces de sécurité affrontent dans le Sinaï des groupes extrémistes, dont l’EI.

 

Des centaines de policiers et de soldats ont été tués dans ces violences.

L’état d’urgence est imposé dans le nord-Sinaï depuis octobre 2014 à la suite d’un attentat contre l’armée (30 soldats tués) et cette mesure a été étendue à l’ensemble du pays en avril 2017 après les attaques meurtrières contre les églises de Tanta et d’Alexandrie.

 

Source : AFP

 

 

Trump et Conte défendent la fermeté de Washington et Rome sur l’immigration

Donald Trump a salué lundi la fermeté sur l’immigration du nouveau chef du gouvernement italien Giuseppe Conte, reçu avec chaleur à la Maison Blanche, où le président des Etats-Unis a mis l’accent sur ses affinités avec ce dirigeant européen populiste.

 

Le président du Conseil italien a reçu un hommage appuyé de Donald Trump pour sa politique migratoire résolument ferme — adoptée sous l’impulsion de Matteo Salvini, également ministre de l’Intérieur.

 

“Beaucoup d’autres pays en Europe devraient faire pareil”, a estimé le locataire de la Maison Blanche, volontiers critique à l’égard de l’UE.

Autre point commun entre les deux hommes : leur volonté d’améliorer les relations avec la Russie.

 

“L’Italie est favorable à un dialogue avec la Russie, mais l’Italie considère également que le dialogue entre les Etats-Unis et la Russie est fondamental”, a dit l’Italien alors que le récent sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine a été vivement critiqué à Washington.

 

Il a aussi estimé que les sanctions contre Moscou ne devaient pas être “une fin en soi”, tout en reconnaissant qu’elles ne pourraient pas être levées du jour au lendemain.

Tout en défendant à nouveau sa “magnifique rencontre” avec le président russe, l’Américain a lui tenu à préciser que les sanctions américaines contre la Russie seraient “maintenues en l’état”.

 

Sur le commerce, les deux hommes partagent le même scepticisme à l’égard du libre-échange : M. Trump a dénoncé plusieurs accords internationaux comme l’Aléna (avec le Canada et le Mexique) ou l’accord de libre-échange transpacifique (TPP), tandis que le gouvernement de M. Conte refuse de ratifier l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA).

 

Source : AFP

 

 

La Maison blanche dénonce la répression au Nicaragua

Les Etats-Unis ont condamné lundi les violences et atteintes aux droits de l’homme attribuées au gouvernement nicaraguayen dans le cadre de la répression de manifestations contre le président Daniel Ortega.

 

Près de 300 personnes ont été tuées au Nicaragua depuis le déclenchement en avril d’un mouvement de contestation contre le gouvernement. Provoqué initialement par un projet gouvernemental de baisse des retraites conçu pour réduire le déficit de la sécurité sociale, le mouvement s’est élargi notamment du fait de la violence de la répression.

 

Daniel Ortega, ancien chef de file de la guérilla sandiniste qui a dirigé le pays de 1979 à 1990, est revenu au pouvoir en 2007. Réélu pour cinq ans fin 2016, il a rejeté l’idée d’organiser des élections anticipées.

 

Source : Reuters

 

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Rio capitale mondiale des maths, médailles Fields à la clé

Deux ans après avoir reçu les plus grands sportifs de la planète lors des JO-2016, Rio de Janeiro accueille du 1er au 9 août le gratin des mathématiques, réuni pour un Congrès lors duquel seront décernées les médailles Fields, équivalent du Nobel.

 

Le Brésil est le premier pays d’Amérique latine à organiser le Congrès International des Mathématiciens (ICM en anglais), qui a lieu tous les quatre ans depuis la fin du XIXe siècle.

L’Institut de mathématiques pures et appliquées (Impa) est à la pointe de la recherche au Brésil, mais aussi des initiatives pour rendre plus populaire un discipline souvent jugée austère.

 

C’est à l’Impa qu’a été formé en grande partie Artur Avila, franco-brésilien lauréat de la médaille Fields en 2014, qui partage aujourd’hui son temps entre le Brésil et la France, où il est directeur de recherche au CNRS.

 

Si le Brésil s’est hissé à la pointe de la recherche, la situation de l’enseignement des maths à l’école est bien moins reluisante.

La recherche au Brésil a en outre subi de fortes coupes budgétaires à la suite de la récession historique de 2015 et 2016, et la fuite des cerveaux préoccupe les spécialistes.

 

“Dans d’autres pays, comme la Chine, c’est dans le moment de crise que le budget de la recherche augmente pour créer de nouvelles sources de prospérité pour l’économie. Ici, au Brésil, le gouvernement a préféré l’austérité, ça n’a pas de sens”, critique le directeur de l’Impa.

 

Source : AFP

 

 

Brésil : des milliers de personnes au “Festival Lula Libre”, avec Chico Buarque et Gilberto Gil

Les monstres sacrés de la musique brésilienne Gilberto Gil et Chico Buarque devaient se produire samedi à Rio de Janeiro au festival “Lula Libre”, organisé pour réclamer la libération de l’ex-président brésilien incarcéré depuis avril pour corruption et favori des intentions de vote pour la présidentielle d’octobre.

 

Plus de 5.000 personnes de tous âges se sont rassemblées dans le centre-ville, pour écouter les prestations d’une quarantaine d’artistes mobilisés pour soutenir le leader de la gauche brésilienne.

 

Lula purge une peine de 12 ans et un mois de prison à Curitiba (sud) pour corruption et blanchiment d’argent, accusé d’avoir reçu un appartement en bord de mer de la part d’une entreprise de bâtiment en échange de faveurs pour l’attribution de marchés publics.

 

Impliqué dans cinq autres procédures judiciaires, l’ex-président nie farouchement et se dit victime d’un complot destiné à l’empêcher de se présenter à l’élection d’octobre.

L’ex-président est en tête des intentions de vote pour cette présidentielle, même si sa candidature a de grandes chances d’être invalidée prochainement par la justice électorale.

 

Source : AFP

 

 

À Cuba, la présidence a changé sur la forme, pas sur le fond

Depuis son arrivée à la présidence cubaine, il y a 100 jours, Miguel Diaz-Canel multiplie les apparitions publiques à travers l’île communiste dans l’optique de consolider son image de chef d’Etat, mais la dynastie Castro a gardé la main sur la majorité des décisions politiques.

 

Diaz-Canel a conservé dans son gouvernement deux-tiers des ministres qui officiaient sous Castro. Miguel Diaz-Canel devrait disposer d’une véritable marge de manœuvre pour mettre en place ses politiques lorsqu’il succédera à Castro à la tête du PCC, en principe lors du prochain congrès prévu en 2021.

 

Le chef d’Etat a donné quelques indications laissant supposer qu’il lancerait dans le futur davantage de réformes pour améliorer le niveau des revenus sur l’île, précipitée au bord du chaos au début des années 1990 quand l’explosion de l’URSS a privé Cuba de son soutien politique et économique.

 

Raul Castro a entrepris des réformes du secteur privé, des règles de propriété et d’investissements, et a rationalisé l’utilisation du foncier public. Mais il a été confronté à la frilosité et au conservatisme de certains membres du Parti communiste, et aux lourdeurs bureaucratiques.

 

Source : Reuters

 

 

Mexique : au moins 5 morts dans une fusillade près de Cancun

Au moins 5 personnes, dont un policier, ont été tuées et 3 autres blessées dans une fusillade vendredi soir entre la police et des criminels près de la ville touristique de Cancun, sur la côte caribéenne du Mexique, ont annoncé les autorités locales.

 

Depuis début 2017, une guerre de territoires s’est envenimée entre des gangs de la drogue dans le Quintana Roo, alors que des millions de touristes étrangers, venus surtout des Etats-Unis et d’Europe, se rendent chaque année à Cancun et sa région.

 

Au premier semestre, 279 personnes ont été assassinées dans cet Etat, selon l’ONG Semaforo Delictivo spécialisée dans le suivi des crimes liés à la drogue.

 

Source : AFP

 

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Venezuela : enlever des zéros, une rustine sur une économie à plat

La suppression de cinq zéros à la monnaie vénézuélienne devrait éviter dans l’immédiat l’effondrement du système de paiement, mais cela ne reste qu’une rustine sur une économie à plat, jugent les experts interrogés par l’AFP.

 

Dans ce qui fut un des pays les plus riches de la région, les prix augmentent à vue d’œil à cause d’une inflation qui pourrait atteindre 1.000.000% cette année, selon le Fonds monétaire international (FMI).

 

Le gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro soutient que la crise économique et l’hyperinflation sont la conséquence d’une “guerre économique” menée par la droite vénézuélienne et les Etats-Unis pour le renverser.

 

Mais faute de mesures de fond, la durée de vie des futurs nouveaux billets ne devrait pas dépasser les six mois.

L’essence vénézuélienne, quasiment le seul bien de consommation qui n’augmente pas, est toujours la moins chère du monde.

 

Un décalage qui devrait conduire le gouvernement à ajuster les prix.

Outre la suppression des cinq zéros, dévoilée le jour de la nouvelle prévision du FMI, le président Maduro a également annoncé un assouplissement du contrôle des changes afin d’attirer les investissements étrangers.

 

Il a aussi dévoilé une exonération d’impôts et de taxes douanières sur les importations de matières premières et d’équipements industriels.

Mais ces mesures ne seront efficaces qu’en cas de “stabilité économique, ce qui pourrait attirer les investissements”, selon l’économiste Luis Vicente Leon.

 

Source : AFP

 

 

Au Zmbabwe, les électeurs se sont mobilisés pour les premières élections post-Mugabe

Les Zimbabwéens se sont déplacés en nombre et dans le calme lundi lors des premières élections générales depuis la chute du président Robert Mugabe en novembre après 37 ans de pouvoir, des scrutins historiques organisés dans un climat de suspicion de fraude.

 

Un total de 23 candidats – un record – étaient en lice pour la présidentielle, organisée en même temps que les législatives et les municipales.

Mnangagwa, qui a succédé en novembre à son ancien mentor, M. Mugabe, à la suite d’un coup de force de l’armée et de son parti, cherche à obtenir par les urnes la légitimé du pouvoir.

 

La course pour la fonction suprême se joue entre l’actuel chef de l’Etat Emmerson Mnangagwa, patron de la Zanu-PF, le parti au pouvoir depuis l’indépendance du Zimbabwe en 1980, et l’opposant Nelson Chamisa, leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC).

 

Pour ces élections historiques, “il y a eu une forte participation, en particulier des jeunes”, a déclaré à l’AFP le chef des observateurs de l’Union européenne (UE), Elmar Brok, qui n’a pas signalé, en fin de journée, de cas de violence, alors que les scrutins de l’ère Mugabe avaient été régulièrement entachés de fraudes et violences.

 

Mnangagwa, 75 ans, est un habitué des arcanes du pouvoir. Ancien ministre de M. Mugabe, il a aussi été son vice-président jusqu’à son limogeage en novembre, qui a précipité l’intervention de l’armée et le départ humiliant du camarade “Bob”.

 

Pendant la campagne électorale, le président Mnangagwa a cependant affirmé avoir tiré un trait sur son passé de cacique du régime Mugabe, et promis de rétablir la démocratie et de remettre sur les rails une économie aux abois.

 

Lundi, il s’est félicité que “la campagne ait été pacifique, tout comme le vote”. Un élément clé pour qu’il se démarque de son prédécesseur et obtienne la confiance de la communauté internationale et des investisseurs, dont le pays a cruellement besoin.

 

M. Mnangagwa est donné favori de la présidentielle, mais l’écart entre les deux hommes s’est récemment réduit dans les sondages.

Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue lundi, un second tour sera organisé le 8 septembre.

 

L’ancien président Mugabe avait, lors d’une conférence de presse surprise, appelé les électeurs à faire chuter son ancien parti, la Zanu-PF.

“Je ne peux pas voter pour ceux qui m’ont mal traité”, avait-il poursuivi, avant de sous-entendre qu’il donnerait sa voix à M. Chamisa, dont il a toujours combattu la formation.

 

Tout au long de la campagne, le président Mnangagwa a promis l’apogée d’une “nouvelle démocratie” et des milliards de dollars d’investissement pour remettre sur pied une économie ruinée par les réformes catastrophiques de son prédécesseur.

 

Le pays manque cruellement de liquidités, obligeant la population à faire la queue des heures devant les banques pour obtenir quelques dizaines de dollars en liquide, tandis qu’une écrasante majorité de la population est au chômage.

 

Source : AFP

 

 

L’opposition annonce un 2e tour pour la présidentielle au Mali

Le parti de Soumaïla Cissé, candidat de l’opposition, a annoncé lundi soir que selon le décompte effectué par ses membres un deuxième tour sera nécessaire dans l’élection présidentielle au Mali.

 

“Nous allons vers un second tour entre Soumaïla Cissé et (le président sortant) Ibrahim Boubacar Keïta”, a dit Tiebele Drame, porte-parole de Cissé lors d’une conférence de presse au quartier général du parti à Bamako.

 

Des actes de violence ont perturbé le premier tour de l’élection dimanche dans 20% environ des bureaux de vote du pays, a annoncé lundi le gouvernement. Dans 3% des bureaux, aucun vote n’a pu être enregistré, a précisé le ministère de l’Administration territoriale.

 

Les huit millions d’électeurs inscrits étaient invités à se rendre dans l’un des 23.000 bureaux de vote ouverts à travers le pays sur fond de recrudescence des violences ethniques et islamistes.

Des attaques armées et d’autres actes violents ont perturbé les opérations de vote dans 4.632 bureaux, dont 644 n’ont pu ouvrir leurs portes, selon les chiffres du ministère.

 

Source : Reuters

 

 

Aux Comores, l’opposition boycotte le référendum destiné à renforcer les pouvoirs du président

Les Comoriens se sont peu mobilisés lundi lors d’un référendum constitutionnel, boycotté par l’opposition et destiné à permettre au président et ancien putschiste Azali Assoumani de se représenter pour un deuxième mandat consécutif.

Le projet constitutionnel renforce considérablement les pouvoirs du chef de l’Etat.

 

Il l’autorise à se présenter pour un deuxième mandat consécutif de cinq ans alors que l’actuelle Constitution a permis de ramener un peu de stabilité dans un pays secoué par une longue série de crises séparatistes et de coups d’Etat.

 

Le texte supprime aussi les postes de vice-présidents et la Cour constitutionnelle, la plus haute instance judiciaire de l’archipel peuplé de moins de 800.000 habitants.

L’issue du référendum fait peu de doute compte tenu du boycott de l’opposition, qui dénonce un scrutin “taillé sur mesure” pour le président Azali Assoumani.

 

Dans ces conditions, le référendum s’est déroulé dans un climat tendu.

Lundi, les urnes en plastique ont été saccagées dans deux bureaux de vote.

Lors de cet incident, un gendarme a été blessé à l’arme blanche et hospitalisé.

 

Pour l’opposition, qui a jugé le référendum “illégal”, le pouvoir a d’ores et déjà “enregistré un échec”, a réagi lundi soir le secrétaire général du parti Juwa, Ahmed el-Barwane.

“Le peuple lui a envoyé un message fort en ne se rendant pas aux urnes”, a-t-il estimé.

 

Si le “oui” l’emporte, le président Azali, élu de justesse en 2016, compte organiser dès 2019 une élection anticipée, ce qui lui permettrait de rester au pouvoir jusqu’à au moins 2024.

Il a déjà occupé la fonction suprême de 1999 à 2006 à la suite d’un putsch, avant de céder démocratiquement le pouvoir.

 

Depuis des mois, l’opposition dénonce les “dérives autoritaires” du président, qui culminent avec le référendum.

Des opposants ont été arrêtés, des manifestations réprimées, l’ancien chef de l’Etat Ahmed Abdallah Sambi assigné à résidence et la Cour constitutionnelle suspendue.

 

Signe des tensions dans l’archipel, l’un des vice-présidents, Abdou Moustoidrane, a été victime il y a une semaine d’une tentative d’assassinat. Sa voiture a essuyé plusieurs rafales d’arme automatique, il s’en est miraculeusement sorti indemne.

 

Source : AFP

 

 

Commerce : Pékin appâte Londres, dit rester ouvert avec Washington

La Chine a proposé lundi à la Grande-Bretagne de discuter d’un accord de libre-échange post-Brexit au moment où ses relations commerciales avec Washington sont tendues même si le chef de la diplomatie chinoise a redit que la porte restait ouverte pour des discussions avec les Etats-Unis.

 

Un accord de libre-échange avec la Chine serait un vrai succès politique pour le gouvernement britannique empêtré dans les négociations sur l’après-Brexit avec l’Union européenne mais les discussions avec Pékin ne peuvent pas commencer formellement avant la sortie effective de la Grande-Bretagne de l’UE et elles promettent d’être longues.

 

Le ministre des Affaires étrangères chinois, Wang Yi a dénoncé à nouveau l’intransigeance de Washington sur les relations commerciales entre les deux pays. Il a ajouté que les Etats-Unis avaient largement profité des échanges commerciaux avec la Chine, important des produits à bas prix dont ont bénéficié les consommateurs américains tandis que les entreprises américaines ont aussi tiré beaucoup d’avantages du marché chinois.

 

Au mois de mai, Pékin et Washington ont semblé désamorcer leurs tensions commerciales quand la Chine a accepté d’acheter plus d’énergie et de produits agricoles en provenance des Etats-Unis. L’échec de l’accord a débouché sur la mise en place de droits de douanes par les deux pays sur certaines de leurs importations réciproques.

 

Washington a depuis menacé de frapper 450 milliards de dollars d’importations chinoises supplémentaires de tarifs douaniers et les discussions entre les deux pays sont au point mort depuis le début du mois de juin.

 

Wang Yi a dit que les Etats-Unis étaient à l’origine des tensions actuelles et que les deux pays devraient résoudre leur différend dans le cadre multilatéral de l’Organisation mondiale du commerce.

 

Source : Reuters

 

 

Couverture d’actes de pédophilie : le pape accepte la démission d’un archevêque australien

Le pape François a accepté lundi la démission d’un archevêque australien condamné dans son pays à un an de prison pour avoir couvert des actes de pédophilie et pourtant initialement réticent à quitter ses fonctions.

 

S’il s’était mis en congé de ses fonctions pour la procédure, l’archevêque avait jusqu’à récemment refusé de démissionner dans l’attente de l’issue de son appel. Il dément toutes les accusations retenues contre lui.

 

Le pape François ne connaît pas de trêve estivale sur le dossier mondial des abus sexuels perpétrés par des membres de l’Eglise.

 

Samedi dernier, il avait accepté la démission du collège des cardinaux de l’Américain Theodore McCarrick, 88 ans, archevêque émérite de Washington, déjà interdit d’exercer son ministère après des accusations d’abus sexuels aux Etats-Unis remontant à presque 45 ans. Le vieil homme devra rester reclus dans une maison pour mener une vie de prière et de repentance.

 

La confiscation du titre suprême de cardinal est quasiment une première historique (un cardinal français avait démissionné en 1927 pour des motifs politiques).

Elle révèle un évident durcissement du pape, très critiqué en début d’année pour ses erreurs de jugement concernant un vaste scandale de pédophilie au sein de la conservatrice Eglise du Chili.

 

Dans l’attente d’un procès organisé par le Vatican, qui pourrait l’exclure de l’Eglise, Theodore McCarrick demeure toutefois prêtre, à l’instar de l’archevêque australien démissionnaire.

 

Plusieurs autres cardinaux sont actuellement dans le collimateur de la justice pénale de leur pays, notamment l’Australien George Pell, le numéro 3 du Vatican, qui doit être jugé pour des accusations d’agressions sexuelles commises dans le passé contre des enfants.

 

L’archevêque de Santiago, le cardinal Ricardo Ezzati, a été pour sa part convoqué la semaine dernière par le procureur régional de Rancagua (centre du Chili) afin de répondre, le 21 août, aux accusations de dissimulation d’abus sexuels perpétrés par le clergé chilien.

Le pape François a déjà accepté la démission de cinq premiers évêques chiliens.

 

L’ensemble de l’épiscopat chilien avait présenté sa démission en bloc le 18 mai après une série de rencontres avec le pape argentin au Vatican, une démarche inédite dans l’histoire récente de l’Eglise catholique.

 

Le pape est attendu les 25 et 26 août en Irlande, où il sera confronté à l’histoire des scandales liés à des sévices commis au sein de l’Eglise qui ont détourné nombre d’Irlandais de la religion catholique. Il devrait discrètement y rencontrer des victimes.

 

Source : AFP

 

 

Dès mercredi, l’humanité aura épuisé les ressources de la planète pour 2018

L’humanité aura consommé au 1er août l’ensemble des ressources que la nature peut renouveler en un an et vivra “à crédit” pendant cinq mois, selon l’ONG Global Footprint Network, qui souligne que cette date survient de plus en plus tôt.

 

Le 1er août est “la date à laquelle nous aurons utilisé plus d’arbres, d’eau, de sols fertiles et de poissons que ce que la Terre peut nous fournir en un an pour nous alimenter, nous loger et nous déplacer et émis plus de carbone que les océans et les forêts peuvent absorber”, explique Valérie Gramond de WWF, partenaire du Global Footprint Network.

 

Le mouvement “s’est accéléré à cause de la surconsommation et du gaspillage”, explique Valérie Gramond, qui rappelle que dans le monde, environ un tiers des aliments finissent à la poubelle. “On met à mal la capacité de la planète à se régénérer”, en puisant par exemple dans les stocks de poissons, ajoute-t-elle.

 

Sur le site internet du “jour du dépassement” sont présentées différentes solutions pour inverser la tendance : revoir la façon dont sont pensées les villes, développer et privilégier les énergies vertes, lutter contre le gaspillage alimentaire et la surconsommation de viande, limiter l’expansion démographique.

 

Chacun peut calculer son empreinte écologique sur http://www.footprintcalculator.org/.

 

Source : AFP

 

 

Journée contre la traite des êtres humains : l’ONU appelle à protéger les enfants, les femmes et les migrants

Les droits des victimes des trafiquants, des passeurs et d’autres formes modernes d’esclavage ou d’exploitation doivent devenir la priorité, a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, à l’occasion de la Journée mondiale de la traite des êtres humains, célébrée le 30 juillet.

 

“Les enfants et les jeunes, les migrants et les réfugiés sont des cibles de choix. Les femmes et les filles se retrouvent dans la ligne de mire”, a regretté le chef de l’ONU.

Ils font l’objet d’exploitation sexuelle odieuse, dont la prostitution, le mariage forcé et l’esclavage sexuel, ainsi que du commerce des organes humains.

 

Selon lui l’impunité dont jouissent les trafiquants “ne peut plus durer”.

A cet égard il s’est félicité de la résolution démontrée par les pays à prévenir, combattre et éliminer la traite d’êtres humains dans le contexte du Pacte mondial pour des migrations qui doit être signe en fin d’année.

 

Les trafiquants utilisent Internet et les nouvelles technologies pour élargir leur portée.

Dans l’atmosphère politique anti-migration toxique actuelle, les migrants sont souvent ciblés comme une menace.

 

Source : ONU

 

 

Législatives au Cambodge : le parti d’Hun Sen revendique “l’ensemble des sièges”

Le parti au pouvoir du Premier ministre Hun Sen a annoncé avoir “remporté l’ensemble des sièges” au Parlement au lendemain d’élections législatives entièrement contrôlées par le régime, en l’absence de la principale force d’opposition.

 

En 2013, le principal mouvement d’opposition, le Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP), avait remporté plus de 44% des voix aux législatives.

Cherchant à éviter qu’un tel scénario se reproduise, le régime a opéré un tour de vis autoritaire : le CNRP a été dissous par la Cour suprême fin 2017 et son chef, Kem Sokha, emprisonné.

 

“De très nombreux observateurs ont constaté que la campagne électorale a été assombrie par l’intimidation des électeurs et la manipulation des urnes”, a déploré lundi le ministère des Affaires étrangères canadien.

 

Hun Sen a averti qu’il ne tolèrerait aucune contestation des résultats, que “des mesures légales pour éliminer les traîtres” avaient été prises, une allusion au CNRP accusé de comploter contre le gouvernement avec le soutien des Etats-Unis.

 

Le gouvernement a depuis brandi la menace d’une ère de chaos dans le pays encore traumatisé par le régime khmer rouge, coupable d’un génocide qui a fait près de deux millions de morts dans les années 1970.

 

Devenu Premier ministre en 1985, à seulement 32 ans, Hun Sen, ex-Khmer rouge qui a toujours minimisé son rôle au sein du mouvement ultra-maoïste, a tissé une toile au maillage serré pour assurer sa longévité politique.

 

Source : AFP

 

Lire aussi :

https://infosplanetaires.com/asie/vers-une-dictature-au-cambodge.html

 

 

Après les inondations catastrophiques, le Japon balayé par une tempête

Une puissante tempête tropicale issue d’un typhon arrosait dimanche le centre du Japon d’un déluge de pluie, moins d’un mois après des inondations catastrophiques.

Les autorités ont exhorté des dizaines de milliers de personnes à évacuer.

 

Début juillet, dans la région occidentale, des pluies d’une ampleur exceptionnelle ont provoqué des inondations et des glissements de terrain qui ont fait environ 220 morts. Plus de 4.000 survivants y vivent encore dans des abris provisoires. Ces inondations ont été le pire désastre provoqué par des intempéries qu’ait connu le Japon depuis des décennies.

 

Source : AFP

 

 

Paix dans le sud des Philippines : les rebelles musulmans consultent leur base

Des dizaines de milliers de membres et sympathisants du principal mouvement rebelle musulman des Philippines se sont réunis dimanche dans le Sud pour discuter d’une loi historique qui pourrait, espèrent certains, faire que leur “rêve de paix” se concrétise.

 

Le président philippin Rodrigo Duterte a signé la semaine dernière ce texte censé leur accorder une plus vaste autonomie, et qui pourrait être une étape cruciale vers la fin de la rébellion musulmane qui a fait plus de 150.000 morts dans le sud des Philippines depuis les années 1970.

 

Des membres du Front Moro islamique de libération (Milf), des sympathisants et des habitants de la zone se sont rassemblés dimanche pour une consultation.

Parmi eux, figuraient des combattants en armes, des femmes voilées.

 

Les responsables du Milf cherchent à obtenir le soutien de la base pour cette loi qui prévoit une plus grande autonomie avant qu’elle ne soit soumise à référendum.

“C’est notre rêve. Si nous mettons un terme (au conflit), peut-être que nous pourrons vivre en paix”, a déclaré à l’AFP un vétéran de la guérilla, Nasser Samama, 61 ans.

 

Les musulmans ont lancé une guerre de rébellion dans les années 1970 pour demander l’autonomie ou l’indépendance dans le sud des Philippines, archipel à très grande majorité catholique, région qu’ils considèrent comme leur terre ancestrale.

 

Le Milf, le principal groupe rebelle, a signé en 2014 un accord de paix avec le gouvernement prévoyant d’octroyer l’autonomie à la minorité musulmane dans certaines parties de Mindanao.

La loi signée par M. Duterte doit mettre en œuvre cet accord aux termes duquel le Milf s’est engagé à déposer les armes de ses 30.000 combattants.

 

Le texte prévoit la création d’une nouvelle entité politique, la Région autonome Bangsamoro, qui remplacerait la région autonome actuelle qui avait vu le jour à la faveur d’un accord signé en 1996 avec un groupe rebelle rival du Milf, le MNLF (le Front national de libération Moro).

 

La nouvelle région autonome est censée être plus grande et avoir davantage de pouvoirs.

La direction du Milf a approuvé la loi mais considère qu’elle doit aussi être approuvée par la population locale.

 

Et lors du rassemblement, dimanche, nombreux étaient ceux qui plébiscitaient la loi, et la fin du conflit. Mais d’autres avertissent aussi que la paix devra, pour l’emporter, s’accompagner d’opportunités économiques à Mindanao, une zone riche en ressources mais à la traîne sur le plan du développement.

 

Source : AFP

 

 

Inde : des pluies torrentielles tuent 49 personnes

Inondations, routes et immeubles effondrés : les violentes pluies de mousson touchant le nord de l’Inde ont fait depuis jeudi au moins 49 morts selon les autorités, l’agence météorologique nationale mettant en garde sur de nouvelles intempéries à venir.

 

Les pouvoirs publics de l’Uttar Pradesh, qui compte près de 220 millions d’habitants, sont à haut niveau d’alerte et ont lancé un appel pour que tous les bâtiments à risque soient évacués.

Les effondrements de bâtiments sont monnaie courante en Inde, en particulier pendant la saison des moussons allant de juin à septembre.

 

Source : AFP

 

 

Brexit : Pékin et Londres envisagent un accord de libre-échange

La Chine et le Royaume-Uni envisagent d’ouvrir des discussions en vue d’un accord de libre-échange entre les deux pays après la sortie de Londres de l’Union européenne, a déclaré lundi à Pékin le nouveau chef de la diplomatie britannique.

 

Lors d’une visite à Pékin en début d’année, la Première ministre Theresa May avait évoqué une accélération des discussions pour lever les barrières commerciales entre les deux pays.

Chinois et Britanniques ont proclamé ces dernières années un “âge d’or” pour leurs relations.

 

Depuis la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne, lors du référendum de juin 2016, Londres multiplie les contacts diplomatiques pour préparer les accords commerciaux qui viendront se substituer à ceux de Bruxelles.

 

Après la Chine, M. Hunt se rendra à Paris et Vienne pour des discussions là aussi consacrées au Brexit, mais également à des questions de sécurité internationale, “comme la menace provenant de Russie, la guerre en Syrie et l’accord (nucléaire) iranien”, selon le ministère.

 

Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d’ici à la mi-octobre pour organiser leur divorce et jeter les bases de leur relation future, mais les négociations traînent en longueur.

Jeudi, le négociateur en chef pour l’Union européenne, Michel Barnier, a retoqué le “plan de Chequers” de Theresa May, une proposition visant à conserver des liens commerciaux étroits.

 

Source : AFP

 

 

Le discours de Trump contre la presse est “dangereux et nuisible” (patron du New York Times)

Le patron du New York Times a affirmé dimanche avoir prévenu le président Donald Trump, qu’il a rencontré il y a une dizaine de jours à la Maison Blanche, que son discours contre les médias était “dangereux et nuisible”.

 

Les médias généralistes dans leur ensemble, qu’il appelle régulièrement “Fake News Media” (les médias des fausses informations) lorsqu’ils ne lui sont pas favorables, sont attaqués sans relâche par le président y compris le New York Times.

 

Source : AFP

 

 

Immigration : Trump fait planer la menace d’un “shutdown”

La présidence américaine laissera le gouvernement fédéral suspendre ses activités si les démocrates refusent de soutenir la réforme de législation encadrant l’immigration aux Etats-Unis, a prévenu dimanche Donald Trump.

 

“Je serais disposé à “fermer” le gouvernement si les Démocrates ne nous donnent pas les voix pour la sécurité aux frontières, qui concerne le Mur ! Il faut se débarrasser de la loterie (…) et aller vers un système d’immigration fondé sur le MERITE ! Nous avons besoin que des gens fantastiques viennent dans notre pays”, a écrit le président américain sur Twitter.

 

Promesse électorale de Donald Trump, la réforme de la législation de l’immigration qu’il prône est un vaste sujet de controverse aux Etats-Unis.

Parmi les propositions du président américain, figure la construction d’une clôture de sécurité, qu’il appelle le “mur”, à la frontière mexicaine.

 

Il entend ainsi endiguer les flux migratoires qui proviennent d’Amérique centrale et qui constituent selon lui une menace pour la sécurité.

Il réclame en outre, pour certains pays, la fin du système de loterie pour l’attribution de la carte verte et la limitation du regroupement familial aux épouses et enfants mineurs.

 

Source : Reuters

 

 

Un incendie ravage le nord de la Californie, au moins 5 morts

Au moins 5 personnes sont mortes et plusieurs autres sont portées disparues dans le nord de la Californie, en proie à un violent incendie à propagation rapide qui a déjà détruit des centaines de bâtiments et entraîné l’évacuation de milliers d’habitants.

Trois mille quatre cents soldats du feu et 17 hélicoptères combattent les flammes.

 

Plus de 38.000 habitants de Redding et de ses environs, dans le comté de Shasta, ont fui leurs habitations dès jeudi, l’incendie gagnant en intensité et en rapidité, détruisant 500 maisons et entreprises et laissant la localité de Keswick (450 habitants) à l’état de ruines fumantes.

Actuellement, on dénombre 89 incendies importants dans 14 Etats des Etats-Unis.

 

Source : Reuters

 

 

Assange : Quito et Londres discutent, selon le président équatorien

L’Equateur discute avec la Grande-Bretagne du sort du fondateur de WikiLeaks Julian Assange, réfugié à l’ambassade équatorienne à Londres depuis 2012, a déclaré le président équatorien Lenin Moreno dans un entretien publié dimanche par le quotidien espagnol El Pais.

 

Pour M. Moreno, qui s’est rendu cette semaine en Espagne et en Grande-Bretagne, une solution “idéale” serait que M. Assange accepte une “pénalité” pour avoir enfreint les conditions mises par la Grande-Bretagne à sa liberté sous caution, puis soit “extradé vers un pays où il ne court aucun danger”.

 

Julian Assange, un Australien âgé de 47 ans, s’est réfugié en juin 2012 dans l’ambassade d’Équateur pour échapper à une extradition vers la Suède où il était recherché depuis fin 2010 pour des accusations de viol et d’agression sexuelle qu’il niait.

 

Les poursuites en Suède ont été abandonnées en mai 2017 mais la justice britannique a réitéré mi-février son refus de lever son mandat d’arrêt au motif qu’il n’avait pas respecté en 2012 les conditions de sa liberté sous caution.

 

L’Australien redoute, s’il sort de l’ambassade, d’être arrêté puis extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.

 

Quito a accordé en décembre la nationalité équatorienne au fondateur de WikiLeaks mais Londres a refusé de lui reconnaître un statut diplomatique qui lui aurait permis de quitter l’ambassade sans être arrêté par la police britannique.

 

Source : AFP

 

 

L’extrémisme prospère sur les bulletins de vote aux Etats-Unis

Arthur Jones est un nazi assumé. Pour John Fitzgerald, l’Holocauste est un mythe et Rick Tyler veut “rendre à l’Amérique sa blancheur”. Des idées aux relents d’une époque révolue, mais ces trois hommes sont candidats aux élections de novembre aux Etats-Unis.

 

L’extrémisme et le sectarisme, la suprématie blanche et l’antisémitisme, ont trouvé un nouveau souffle avec Donald Trump à la Maison Blanche.

Ils ont bénéficié cette année d’une exposition au niveau national sans doute la plus importante de l’histoire récente.

 

Et ces partisans de la haine qui se présentent aux élections, pour la majorité des conservateurs, se révèlent de grosses épines dans le pied du parti républicain. Selon des experts, un nombre sans précédent de candidats ouvertement sectaires figure sur les bulletins de vote pour les élections de mi-mandat, et le principal responsable ne serait autre que le président lui-même.

 

Ce discours a des ramifications dans la vie quotidienne : plusieurs vidéos montrant des Blancs appeler la police au sujet de Noirs vaquant à leurs occupations sont devenues virales. L’une montrant deux jeunes hommes noirs en train d’être extirpés, menottés, d’un Starbucks a suscité un tollé.

 

Les candidats extrémistes ont tendance à profiter du fait que des électeurs n’ont pas le sentiment d’être bien représentés ou s’estiment ignorés par les partis traditionnels républicain et démocrate.

En 2016, Donald Trump a conquis des millions d’électeurs –qu’il a qualifiés d'”hommes oubliés”– ouvriers, mineurs de charbon au chômage ou encore agriculteurs.

 

Ils se sentent trahis par la mondialisation, s’inquiètent de l’immigration clandestine et des changements autour d’eux. Le parti républicain a renié plusieurs de ces candidats. Mais le fait que M. Trump ait soutenu des candidats controversés envoie un signal aux franges extrémistes du parti qu’il y a de la place pour eux dans le discours politique.

 

Source : AFP

 

 

La Russie va renforcer sa marine avec 26 nouveaux navires en 2018

La Russie va renforcer sa flotte militaire avec 26 nouveaux navires de guerre, dont quatre bâtiments équipés de missiles de croisière Kalibr, a annoncé le président russe Vladimir Poutine.

 

Les missiles Kalibr, d’une portée estimée de 1.900 km, équivalent des Tomahawk américains et capables de déjouer les défenses à très basse altitude, ont été à plusieurs reprises utilisés ces dernières années par les forces russes pour frapper des cibles en Syrie depuis des navires situés en Méditerranée.

 

Source : AFP

 

 

Manifestation à Moscou contre la réforme des retraites, Poutine conspué

Plusieurs milliers de Moscovites ont défilé dimanche dans les rues de la capitale russe pour protester contre un projet de réforme du système des retraite contesté par l’immense majorité de la population et contribue à éroder la popularité du président Vladimir Poutine.

 

Organisé par le Parti libertarien, le rassemblement a permis à de nombreux manifestants de scander des slogans hostiles au chef d’Etat, qualifié de “voleur”, et de réclamer que “le tsar s’en aille”.

 

La réforme propose de relever progressivement à partir de 2019 l’âge de la retraite en Russie, de 60 à 65 ans pour les hommes et de 55 à 63 ans pour les femmes.

Le projet permettra d’augmenter le montant des retraites et d’allouer davantage de fonds publics à la relance de la croissance, avait dit le Premier ministre, Dmitri Medvedev.

 

Source : Reuters

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