Journal des 2 dernières semaines

 

Les “camps de rééducation” en Chine au cœur d’un procès au Kazakhstan

Une Chinoise jugée au Kazakhstan pour entrée illégale dans le pays a révélé l’existence de camps où des milliers de Kazakhs chinois seraient détenus, un sujet sensible pour les relations entre Astana et Pékin.

 

De nationalité chinoise et d’ethnie kazakhe, Saïragoul Saouïtbaï, 41 ans, a voulu rejoindre au Kazakhstan son mari et ses deux enfants. Elle été arrêtée un mois et demi après avoir traversé illégalement la frontière.

 

Mais son procès dans la ville kazakhe de Jarkent, près de la frontière avec la région chinoise du Xinjiang, a suscité l’attention pour d’autres raisons : Mme Saouïtbaï a affirmé avoir été détenue dans un “camp de rééducation” en Chine avec d’autres prisonniers d’ethnie kazakhe.

 

“En Chine, ils appellent cela un camp politique. En réalité, c’est une prison dans les montagnes”, a déclaré au tribunal Mme Saoutbaï, en affirmant que plus de 2.500 prisonniers d’ethnie kazakhe se trouvaient avec elle dans le camp où elle a été détenue.

 

“Le fait que j’en parle dans une audience publique signifie que je suis en train de révéler des secrets d’Etat”, a-t-elle ajouté, demandant aux autorités du Kazakhstan de ne pas l’expulser vers la Chine.

 

Depuis plusieurs années, le Xianjiang — où les Ouïghours, musulmans turcophones, constituent la principale ethnie — est le théâtre de violences dénoncées par Pékin comme des actes “terroristes” imputés à des mouvements séparatistes et islamistes.

 

Contrairement aux Ouïghours, les personnes d’ethnie kazakhe, qui sont 1,5 million à vivre au Xinjiang, ont longtemps circulé librement entre la Chine et le Kazakhstan.

En 1991, lors de l’indépendance de ce pays d’Asie centrale à la suite de la chute de l’URSS, 200.000 d’entre eux ont échangé leur nationalité chinoise contre un passeport kazakh.

 

Cette relative liberté a disparu lorsqu’un responsable chinois connu pour sa politique de contrôle et de surveillance au Tibet a été placé en 2016 à la tête de la région autonome du Xianjiang, où il a lancé des programmes de rééducation pour les musulmans avec à la clé des arrestations massives.

 

Fin 2016, les autorités chinoises ont confisqué aux ressortissants musulmans leurs passeports, une mesure inédite dans le pays, qui les oblige à faire une demande officielle pour quitter le territoire.

 

Comme de nombreuses autres personnes issues de l’ethnie kazakhe, Saïragoul Saouïtbaï a alors été séparée de son mari et de ses deux enfants qui, installés au Kazakhstan, ont obtenu il y a un an la nationalité kazakhe. Le passeport de Mme Saouïtbaï ayant été confisqué, traverser la frontière illégalement était la seule solution pour les revoir, a assuré à la cour son avocat.

 

Ce procès a suscité au Kazakhstan une vague d’indignation concernant la situation des personnes d’ethnie kazakhe au Xianjiang, et provoqué l’embarras d’Astana.

 

Riche en hydrocarbures, le Kazakhstan est un partenaire-clé de la Chine dans la région, notamment dans le cadre d’un gigantesque projet destiné à améliorer les routes commerciales entre l’Europe et l’Asie.

 

Les investissements chinois au Kazakhstan pourraient se chiffrer en milliards d’euros.

Dans ces conditions, critiquer Pékin est pour Astana un exercice délicat.

 

Source : AFP

 

 

Dans la “Petite Mecque” chinoise, l’islam craint pour sa survie

Les minarets sont toujours là, mais les pas des jeunes garçons ne résonnent plus dans les mosquées de la “Petite Mecque” chinoise, où les moins de 16 ans sont désormais interdits d’instruction religieuse.

 

Le régime communiste a serré la vis dans la “Préfecture autonome hui de Linxia”, dans la province du Gansu (nord-ouest), un secteur jadis considéré comme un havre de liberté religieuse pour la minorité musulmane chinoise (“hui”).

 

Aujourd’hui, des croyants disent craindre une volonté délibérée “d’exterminer” l’islam de la part des autorités, qui ont restreint l’accès à la fonction d’imam et interdit les haut-parleurs appelant à la prière dans 355 mosquées d’un comté, au nom de la lutte contre “la pollution sonore”.

 

“Ils veulent laïciser les musulmans et couper l’islam à la racine”, dénonce sous couvert d’anonymat un imam de haut rang, les mains tremblant d’émotion. “Les enfants n’ont plus le droit de croire à la religion : seulement au communisme et au parti”.

 

Les restrictions apportées à la loi sur les cultes ces dernières années visent certes l’ensemble des religions reconnues en Chine, bouddhisme et catholicisme inclus, avec des sanctions accrues en cas d’activités illégales. Mais l’islam est particulièrement ciblé.

 

En cause, la situation très tendue dans le Xinjiang : cette vaste région du nord-ouest peuplée par de nombreux Ouïghours, une ethnie turco-musulmane, est en proie à des violences et à des attentats attribués à des indépendantistes ouïghours.

 

La reprise en main a été sévère ces derniers mois, au nom du combat contre l’islamisme. Des camps de rééducation politique, dont Pékin nie l’existence, accueillent des suspects parfois arrêtés pour un simple port de barbe ou la possession d’un Coran.

 

Les musulmans de Linxia assurent n’avoir rien à voir avec ceux du Xinjiang, dont ils ne partagent ni la langue ni les coutumes.

Les parents sont inquiets. “Nous avons très peur. Si ça continue comme ça, dans une ou deux générations, nos traditions disparaîtront”, redoute Ma Lan, en larmes devant son bol de riz.

 

Pour William Nee, d’Amnesty International, c’est bien là l’objectif : les autorités visent les mineurs “pour faire en sorte que les traditions religieuses périssent.”

Lors des dernières vacances scolaires, des inspecteurs ont régulièrement visité la mosquée pour s’assurer qu’aucun enfant ne s’y trouvait.

 

L’imam a tenté de donner en cachette des leçons avant le lever du soleil, mais a renoncé par peur des sanctions. Pourtant, déplore-t-il auprès de l’AFP, “l’islam impose l’éducation religieuse de la naissance jusqu’à la mort. Dès qu’un enfant est en âge de parler, il faut lui enseigner la religion.”

 

Source : AFP

 

 

Comme sur des roulettes, le robot livreur débarque en Chine

Ils sont prêts à remplacer les livreurs en chair et en os. En Chine, des petits robots autonomes sur roues, équipés de GPS, de caméras et de radars commencent à livrer colis, courses et repas aux destinataires.

 

Via une application sur smartphone, le consommateur sélectionne les produits à livrer, indique son adresse, puis paie en ligne. L’employé de la supérette place la marchandise dans le robot.

Le destinataire, sur son téléphone, n’a plus qu’à cliquer sur un lien pour déclencher l’ouverture du coffre et récupérer sa commande.

 

En Chine, plus grand marché mondial du commerce en ligne, 52% des habitants font un achat via smartphone au moins une fois par semaine, selon une étude du cabinet d’audit PwC, contre 14% ailleurs dans le monde. Un phénomène dopé par l’exceptionnel boom du paiement mobile, beaucoup plus développé qu’en Occident.

 

“A l’heure actuelle, 100 millions de colis sont livrés chaque jour en Chine. Ils devraient être un milliard à l’avenir”, souligne Liu Zhiyong, PDG et fondateur de Zhen Robotics, l’entreprise qui fabrique les robots livreurs, dénommés “Petits chevaux jaunes”.

 

Zhen Robotics assure que les coûts des équipements technologiques du robot baisseront avec le temps. Et que son “cheval jaune” pourra bientôt déclencher à distance le bouton d’appel des ascenseurs, afin d’acheminer la marchandise directement à la porte du client.

 

En attendant, les premiers drones de livraison sillonnent déjà le ciel chinois. Plusieurs entreprises ont obtenu ces derniers mois le feu vert des autorités pour faire voler ces engins. Objectif : accélérer les délais de transport entre deux entrepôts, voire livrer directement au destinataire.

 

Source : AFP

 

 

A Hong Kong, des militants ont commémoré la mort du dissident Liu Xiaobo

Des militants prodémocratie hongkongais ont noué le 13 juillet des rubans noirs sur la grille du bureau de liaison du gouvernement chinois dans l’ex-colonie britannique pour marquer le premier anniversaire de la mort du dissident chinois et prix Nobel de la paix Liu Xiaobo.

 

Figure des manifestations de Tiananmen pour la démocratie en 1989, Liu Xiaobo est mort le 13 juillet 2017, peu après sa sortie de prison. Il avait été condamné en 2009 à 11 ans de réclusion pour “subversion” pour avoir cosigné un appel en faveur d’élections libres en Chine.

 

Des dizaines de manifestants se sont rassemblés devant le bureau de liaison chinois à Hong Kong, avant un rassemblement plus important prévu dans la soirée.

Cet anniversaire survient quelques jours après le départ pour Berlin de la veuve de Liu Xiabo, la poétesse et peintre Liu Xia, après huit années passées en résidence surveillée.

 

Les manifestants, qui ont également accroché un portrait du prix Nobel défunt sur un mur, ont demandé la libération de Qin Yongmin, vétéran de la dissidence, condamné le 11 juillet en Chine à 13 ans de prison après avoir déjà passé 22 ans de sa vie derrière les barreaux.

 

A Berlin, quelque 250 personnes, parmi lesquelles la prix Nobel allemande de littérature Herta Müller et l’ancien président allemand Joachim Gauck, ont rendu hommage à Liu Xiaobo dans l’église de Gethsemane, l’un des hauts lieux de la dissidence berlinoise dans l’ex-RDA.

 

Le régime communiste avait très mal pris l’octroi du prix Nobel de la paix à Liu Xiaobo en 2010 et rejeté les appels des pays occidentaux à sa libération, y compris lorsque le dissident s’était vu diagnostiquer un cancer du foie en 2017.

Mme Liu, qui n’a jamais été condamnée pour aucun motif, était sous très étroite surveillance.

 

Source : AFP

 

 

A Cox’s Bazar, les Rohingyas risquent de devenir « les damnés de la terre », selon le chef de l’OIM

Le chef de l’agence des Nations Unies pour les migrations a conclu mardi une mission de 4 jours au Bangladesh, en appelant la communauté internationale à ne pas oublier la crise humanitaire des réfugiés rohingyas.

 

Près d’un million de réfugiés rohingyas au Bangladesh sont confrontés à la triple menace de conditions météorologiques extrêmes, de déficits de financement et d’incertitude quant à leur avenir.

 

Depuis l’explosion des violences dans l’Etat de Rakhine, au Myanmar, en août 2017, plus de 700.000 Rohingyas ont été contraints de fuir vers le Bangladesh.

La région de Cox’s Bazar accueille la grande majorité des 1 million de Rohingyas au Bangladesh qui forment aujourd’hui la plus grande concentration de réfugiés dans le monde.

 

Le Bangladesh est entré dans la saison de la mousson. Les pluies ont déjà transformé de nombreuses collines de Cox’s Bazar en boue.

Dans cette région qui subit deux saisons de cyclones par an et certaines des conditions de mousson les plus lourdes au monde, les Rohingyas vivent à l’étroit sur des pentes sableuses.

 

A Cox’s Bazar, M. Swing a pu constater les améliorations majeures apportées à la gestion et à l’infrastructure des camps de réfugiés par l’OIM. Ces améliorations ont été rendues possibles grâce au partenariat avec d’autres agences des Nations Unies, des ONG et le Bangladesh.

 

« Le monde doit reconnaître le soutien extrêmement généreux que le gouvernement du Bangladesh et la communauté hôte ici à Cox’s Bazar ont offert à ces réfugiés ».

Mais ces améliorations ne suffiront pas à résoudre la crise des réfugiés rohingyas.

 

A ce jour, seulement 1/4 du financement nécessaire pour la réponse humanitaire au Bangladesh a été obtenu par l’ONU et ses partenaires. Sans financement supplémentaire, une grande partie des progrès réalisés ces derniers mois risque sérieusement de s’effondrer, a prévenu l’OIM. Une situation synonyme de « catastrophe mortelle » pour la communauté rohingya.

 

Source : ONU

 

 

Birmanie : “préparation systématique” au “génocide” rohingya, selon une ONG

L’armée birmane s’est livrée à une “préparation systématique” du “génocide” rohingya, qui a poussé plus de 700.000 d’entre eux à l’exil en 2017, a accusé jeudi l’ONG internationale Fortify Rights, livrant une liste de 22 responsables dont le puissant chef de l’armée.

 

“Les autorités birmanes ont fait des préparatifs systématiques pendant des semaines, voire des mois, avant les attaques du 25 août 2017, pour obtenir des crimes de masse contre des civils rohingyas”, écrit l’ONG dans un rapport de 160 pages publié jeudi, suite à un travail de terrain impliquant des interviews avec des sources militaires et policières birmanes.

 

Fin août 2017, des rebelles de la communauté musulmane des Rohingyas avaient pris les armes, dénonçant les mauvais traitements subis par cette minorité apatride en Birmanie. Leurs attaques meurtrières avaient ouvert la voie à une vaste opération de représailles par l’armée birmane.

 

Fortify Rights rappelle que ces “préparatifs” sont passés par un travail de propagande anti-rohingya, déjà amorcé sous la junte militaire au pouvoir jusqu’en 2011.

“Ils ont armé les communautés locales et convaincu la population que les Rohingyas n’étaient pas d’ici, qu’ils étaient des intrus, des terroristes”, a accusé Matthew Smith, de Fortify Rights.

 

Des membres de la communauté bouddhiste de l’Etat Rakhine, région de l’ouest de la Birmanie où vivent les Rohingyas, ont en effet été accusés d’avoir prêté main forte aux militaires lors des mises à sac de villages rohingyas à partir de fin août 2017.

 

L’ONG dénonce aussi l’arrêt de la distribution de l’aide alimentaire internationale aux Rohingyas comme participant à cette planification.

“C’est ainsi que les génocides naissent (…). Le génocide n’est pas quelque chose qui arrive de façon spontanée”, a insisté Matthew Smith.

 

Fortify Rights appelle le Conseil de sécurité de l’ONU à porter le dossier devant la justice internationale.

En juin, Amnesty international avait déjà demandé la saisine de la Cour pénale internationale.

 

Entre août et décembre 2017, plus de 700.000 Rohingyas ont fui une offensive de l’armée birmane lancée en représailles d’attaques de postes-frontières par des rebelles rohingyas. Ils ont trouvé refuge au Bangladesh où ils vivent depuis dans d’immenses campements de fortune.

 

Source : AFP

 

 

Birmanie : ouverture du procès de deux journalistes de Reuters

Le procès de 2 journalistes de Reuters poursuivis en Birmanie pour violation de la “loi sur les secrets d’Etat” après y avoir enquêté sur un massacre de membres de la minorité musulmane des Rohingyas par l’armée s’est ouvert lundi à Rangoun, malgré les nombreuses critiques de la communauté internationale.

 

Wa Lone, 32 ans, et Kyaw Soe Oo, 28 ans, des Birmans travaillant pour cette agence de presse, sont accusés par la police de détention de documents relatifs aux opérations des forces de sécurité en Etat Rakhine, une région de l’ouest théâtre du drame rohingya, qui relèvent, selon l’ONU, de “l’épuration ethnique”.

 

Ces journalistes, qui sont en détention préventive depuis décembre 2017, risquent de se voir infliger une peine de 14 ans d’emprisonnement s’ils sont reconnus coupables.

Les deux reporters enquêtaient sur le massacre de 10 Rohingyas dans le village d’Inn Dinn.

 

Quelques jours après leur arrestation, l’armée avait reconnu que des soldats et des villageois bouddhistes avaient tué de sang-froid des captifs de cette communauté le 2 septembre 2017. Sept militaires ont été condamnés à dix ans de prison pour cette tuerie.

 

Les opérations de l’armée et de milices bouddhistes contre les Rohingyas ont poussé à s’exiler au Bangladesh plus de 700.000 membres de cette minorité. Les militaires, au pouvoir en Birmanie pendant des décennies, continuent à y tirer de nombreuses ficelles malgré la mise en place en 2016 du gouvernement du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi.

 

Source : AFP

 

 

Le Cambodge promet de poursuivre en justice les appels à boycotter l’élection

Ceux qui oseront appeler à boycotter les élections législatives du 29 juillet au Cambodge risqueront des poursuites judiciaires, a mis en garde mardi la commission électorale alors que l’opposition, en exil, appelle à bouder les urnes.

 

La menace du chef de la commission électorale n’est pas légère dans ce pays où le chef du CNRP, principal parti d’opposition, Kem Sokha, a été mis en prison au motif qu’il fomentait une révolution avec le soutien de Washington.

Le CNRP a été dissout et la plupart des opposants vivent en exil pour échapper à des poursuites.

 

Le parti au pouvoir (CPP) est donc assuré de remporter le scrutin, mais le régime essaye de mobiliser les électeurs, afin d’éviter que les bureaux de vote soient vides, faute d’enjeu.

Hun Sen se présente comme le seul à même de maintenir la stabilité, dans ce pays traumatisé par le régime des Khmers rouges dans les années 70, qui a vu mourir un quart de la population.

Les Etats-Unis et l’Union européenne ont suspendu leur assistance à l’organisation des législatives, après la dissolution du CNRP.

 

Source : AFP

 

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Bangladesh : 200 morts en deux mois dans la “guerre contre la drogue”

La controversée “guerre contre la drogue” au Bangladesh a fait 200 morts en deux mois et abouti à l’arrestation de 25.000 personnes, a rapporté mardi une organisation locale de défense des droits de l’homme.

 

Le pays pauvre d’Asie du Sud de 160 millions d’habitants peine à contenir un afflux de drogues, particulièrement les pilules de méthamphétamine appelées “yaba” en provenance d’Asie du Sud-Est voisine (surtout de Birmanie), qui se répandent dans les villes et villages.

 

Le gouvernement bangladais prévoit de faire durer cette “guerre”, qui rappelle une campagne similaire aux Philippines, le temps nécessaire pour maîtriser les réseaux de drogues. Les autorités assurent que les présumés trafiquants tués sont impliqués dans au moins 10 crimes liés aux stupéfiants.

 

Les défenseurs des droits de l’homme soutiennent que nombre de victimes sont abattues volontairement par la police dans des exécutions maquillées en fusillades et que cette opération sert aussi de couverture à des règlements de comptes.

 

La mort d’un conseiller municipal dans un raid antidrogues a causé un tollé national début juin lorsque sa femme a publié des enregistrements audio contredisant la version officielle.

Sur ces bandes, dont l’AFP n’a pu confirmer l’authenticité, on entend notamment des coups de feu puis un homme discuter de la manière de placer des armes, des balles et de la drogue.

 

Le mois dernier, l’ONU s’est dite “inquiète” du grand nombre de personnes tuées dans cette campagne et a appelé les autorités au respect de la règle de la loi.

 

Source : AFP

 

 

Singapour dénonce un vol massif de dossiers médicaux

Les autorités de Singapour ont révélé vendredi une cyberattaque “sans précédent” dans la ville-Etat avec le vol des dossiers médicaux de 1,5 million de Singapouriens -plus du quart de la population- y compris le Premier ministre Lee Hsien Loong, spécifiquement visé.

 

Une base de données de l’Etat a fait l’objet d’une attaque “délibérée, ciblée et bien planifiée”, ont déclaré les ministères de la Santé et de l’Information dans un communiqué. L’attaque s’est produite entre le 27 juin et le 4 juillet.

 

Il s’agit de la plus importante violation de données dans l’histoire de l’archipel d’Asie du Sud-Est peuplé de 5,8 millions d’habitants.

Une commission dirigée par un ancien juge va enquêter sur cette attaque.

 

Le directeur du renseignement américain, Dan Coats, a averti mi-juillet d’une intensification des piratages informatiques contre les Etats-Unis, estimant que les “pires” auteurs de cyberattaques sont la Russie, la Chine, l’Iran et la Corée du Nord. Par le passé, des hackers avaient mis en vente sur internet des données dérobées et des logiciels piratés.

 

La riche ville-État de Singapour est très informatisée. Les autorités ont depuis longtemps mis en garde contre des cyberattaques commises par des hackeurs.

En 2017, des hackers avaient pénétré une base de données du ministère de la Défense, dérobant des informations de quelque 850 conscrits et employés du ministère.

 

Source : AFP

 

 

Corée du Sud : Park condamnée à huit ans de prison supplémentaires

La justice sud-coréenne a condamné vendredi l’ex-présidente Park Geun-hye à 8 années supplémentaires de détention, après l’avoir reconnue coupable de la perte de fonds publics et d’ingérence dans le processus des élections législatives de 2016.

 

Park Geun-hye, qui a déjà été condamnée à une peine de 24 ans de réclusion pour des faits de corruption distincts, a, avec la complicité d’ex-collaborateurs, détourné 30 milliards de wons (22,71 millions d’euros) de fonds des services de renseignement nationaux (NIS), a conclu le tribunal de district central de Séoul.

 

La somme qui a été détournée provenait d’un “fonds réservé aux activités spéciales” alloué au NIS à raison de quatre milliards de won par an. Deux des trois ex-directeurs du NIS impliqués dans l’affaire ont été condamnés à des peines de trois et demi de prison en juin, et le troisième a écopé de trois ans de réclusion.

 

L’ex-présidente, qui a été destituée en 2017 et arrêtée, a aussi été reconnue coupable vendredi d’ingérence dans la sélection des candidats aux législatives du parti au pouvoir en 2016, ce qui outrepassait ses prérogatives.

 

Source : Reuters

 

 

Maldives : le tourisme radieux malgré la répression

Les plages de sable blanc et eaux turquoises des Maldives attirent toujours plus de touristes étrangers malgré la répression du pouvoir en place et une opposition emprisonnée ou en exil, selon de nouveaux chiffres officiels.

 

Élu en 2013 dans des circonstances controversées, le président maldivien Abdulla Yameen a mené ces dernières années une politique de répression féroce contre ses détracteurs. Celle-ci s’est intensifiée en février lorsqu’il s’est opposé à une décision de la Cour suprême, qui cassait les condamnations d’opposants et réinstituait dans leurs fonctions des parlementaires rebelles.

Yameen avait alors imposé un état d’urgence de 45 jours, fait arrêter deux juges de la Cour suprême et l’ancien autocrate, Maumoon Abdul Gayoom.

La haute instance judiciaire était finalement revenue sur sa décision.

 

Cette “attaque en règle contre la démocratie”, selon les termes employés par l’ONU, avait un peu plus entaché l’image de ce haut lieu de vacances de luxe, où les recettes liées au tourisme représentent un quart de l’économie du pays.

 

Près de 1,39 million de touristes étrangers se sont rendus aux Maldives l’année dernière, ce qui représentait déjà une augmentation de 8% par rapport à 2016.

La principale formation d’opposition a attribué en partie cette croissance à l’éclosion de solutions d’hébergement moins chères ces dernières années dans l’archipel.

 

Source : AFP

 

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Japon : difficile réparation de l’alimentation en eau dans la zone sinistrée

Les agents municipaux travaillant dans la zone de l’ouest du Japon frappée début juillet par la plus grave catastrophe météorologique en 36 ans, avec 204 morts à la clef, éprouvaient toujours des difficultés à réparer les systèmes d’alimentation en eau alors que les températures dépassaient les 30 degrés.

 

La région a été touchée début juillet par des pluies torrentielles qualifiées d'”historiques” par l’Agence météorologique japonaise, précipitations qui ont ensuite provoqué des inondations et des glissements de terrain. En plus du nombre de morts, des dizaines de personnes étaient encore portées disparues.

 

Plus de 70.000 militaires, policiers et pompiers ont été mobilisés afin de chercher d’éventuels rescapés et sortir les dépouilles des débris.

Dans la ville de Kurashiki, plus de 200.000 personnes étaient privées d’eau.

 

Des conditions météorologiques extrêmes frappent le Japon à intervalles de plus en plus réguliers ces dernières années, ce qui ne manque pas de soulever des questions sur l’impact du réchauffement climatique.

 

Source : Reuters

 

 

Nissan admet de nouvelles failles dans ses inspections au Japon

Nissan Motor a annoncé la semaine dernière avoir mal mesuré les émissions polluantes et les économies de carburant de 19 modèles de véhicules vendus au Japon faute d’avoir respecté les normes en vigueur dans le pays, ce qui constitue la deuxième faille repérée en moins d’un an dans les procédures de contrôle du constructeur japonais.

 

Nissan a dit avoir découvert que l’environnement dans lequel s’effectuaient les vérifications sur les émissions polluantes et les économies de carburant lors des inspections finales des véhicules dans la plupart de ses usines au Japon ne respectait pas les normes locales. Les rapports d’inspection étaient rédigés à partir de mesures faussées, a ajouté le constructeur.

 

Ce problème n’a aucune conséquence sur les voitures exportées du Japon car il porte sur des obligations concernant uniquement le marché japonais, a souligné Nissan.

L’action Nissan a perdu 4,6% à la Bourse de Tokyo pour tomber à un plus bas de plus d’un an.

 

“C’est un problème grave et profond pour notre entreprise”, a dit à la presse le directeur exécutif de Nissan, Yasuhiro Yamauchi.

“Nous réalisons que notre vigilance demeure insuffisante”, a-t-il ajouté.

 

Nissan a déjà admis en octobre que des inspecteurs non agréés avaient pendant des décennies signé les certificats définitifs de modèles vendus au Japon. Le constructeur avait alors été contraint de rappeler 1,2 million de véhicules, dont la totalité de ses voitures de tourisme produites au Japon au cours des trois dernières années.

 

Actuellement, aucun rappel n’est nécessaire car ces dysfonctionnements ne remettent pas en cause la sécurité des véhicules concernés et que les données kilométriques sont conformes aux paramètres affichés dans les catalogues de vente, a dit Nissan.

 

Source : Reuters

 

 

Washington fait pression à l’ONU pour maintenir l’unité face à Pyongyang

Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a fait pression vendredi lors d’une réunion à New York avec les membres du Conseil de sécurité afin de maintenir l’unité de l’ONU face à l’exigence d’une dénucléarisation de la Corée du Nord.

 

L’objectif de cette réunion était principalement de garder la Chine et la Russie, soutiens de Pyongyang, dans le même bateau que les Occidentaux, après la triple série de sanctions économiques infligée en 2017 à la Corée du Nord pour la contraindre à suspendre, voire arrêter ses programmes d’armement nucléaire et conventionnel jugés dangereux.

 

Selon une source diplomatique, “les Chinois ont lancé des ballons d’essai” au cours des dernières semaines pour alléger les sanctions “mais à chaque fois Washington a dit non”.

Cette semaine, Donald Trump a affirmé qu’il n’y avait pas de date butoir pour la dénucléarisation de la Corée du Nord, après avoir estimé qu’elle allait débuter “très rapidement”.

 

La triple série de sanctions approuvées par l’ONU en 2017 interdit notamment aux Etats membres des Nations unies d’acheter à la Corée du Nord du charbon, du fer, du textile et des produits de la pêche. Les exportations de pétrole vers Pyongyang sont aussi limitées.

 

Jeudi, les Etats-Unis ont échoué à interdire complètement pour 2018 l’envoi de produits pétroliers raffinés vers la Corée du Nord. Se basant sur des images satellitaires de transbordement illicite de cargaisons en mer et d’accostages de pétroliers en Corée du Nord, Washington a fait des supputations sur le volume de pétrole acheminé et en a déduit que Pyongyang avait dépassé ses quotas autorisés par l’ONU pour cette année.

 

Moscou et Pékin ont demandé à Washington des informations complémentaires et des explications sur la méthodologie retenue afin de pouvoir se faire un avis sur la demande d’interdiction américaine, renvoyant toute décision à dans plusieurs mois.

 

Source : AFP

 

 

Washington accuse Pyongyang de contourner des sanctions de l’Onu sur le pétrole

Les Etats-Unis ont accusé le 12 juillet la Corée du Nord de contourner des sanctions des Nations Unies sur le pétrole raffiné en le transférant illégalement lors d’opérations en mer, selon un document consulté par Reuters, que Washington a transmis aux Conseil de sécurité de l’Onu.

 

“Selon nos informations, entre le 1er janvier et le 30 mai 2018, des pétroliers (nord-coréens) sont rentrés au moins 89 fois dans les ports de Corée du Nord, probablement pour livrer des produits pétroliers raffinés récupérés illégalement lors d’opérations de transfert entre navires”, écrit Washington.

 

Ces accusations surviennent en pleine négociations sur le démantèlement du programme nucléaire de Pyongyang, que Kim Jong-un a promis de mener à bien lors du sommet historique avec Donald Trump, le 12 juin, à Singapour.

 

Le Conseil de sécurité a plafonné en décembre les exportations à destination de Corée du Nord à 500.000 barils par an. “Les Etats-Unis pensent que la Corée a violé le quota de (…) produits pétroliers raffinés pour 2018”, écrivent les auteurs du document américain, sans préciser de quels pays proviendraient le pétrole fourni en violation des résolutions.

 

Selon le site Internet du Comité des sanctions, seules la Russie et la Chine ont déclaré des ventes légales de 14.000 tonnes de pétrole raffiné à la Corée du Nord en 2018.

 

Source : Reuters

 

 

Les droits de l’Homme, oubliés des pourparlers avec Pyongyang, selon l’ONU

Le processus actuel de pourparlers entre Pyongyang, les Etats-Unis et la Corée du Sud fait passer au second plan les droits de l’Homme des citoyens opprimés de la Corée du Nord, a déclaré la semaine dernière le rapporteur de l’ONU chargé de la question.

 

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a rencontré pour un sommet historique le président américain Donald Trump le 12 juin à Singapour, après s’être réuni deux fois avec le président sud-coréen Moon Jae-in.

 

Le rapprochement en cours contraste singulièrement avec les menaces échangées en 2017 par MM. Kim et Trump, et fait espérer à certains des progrès sur la question de l’arsenal nucléaire nord-coréen, qui comprend des missiles capables d’atteindre le territoire continental des Etats-Unis.

 

Mais Pyongyang est accusé d’une litanie d’abus des droits de l’Homme, y compris par l’ONU, et ni la déclaration commune de Singapour, ni la déclaration de Panmunjom signée auparavant par MM. Kim et Moon n’ont évoqué la question.

 

En 2014, une commission d’enquête de l’ONU avait conclu que “des crimes contre l’Humanité avaient été commis et étaient commis” en Corée du Nord.

La situation ne s’est pas améliorée depuis, a poursuivi le rapporteur.

 

Source : AFP

 

 

En Corée du Nord, les besoins humanitaires persistent mais les financements manquent (ONU)

Le Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU, Mark Lowcock, a exprimé sa préoccupation face à la baisse du financement humanitaire pour la Corée du Nord alors que 6 millions de Nord-Coréens ont toujours besoin d’aide.

Lowcock a conclu une visite de 4 jours en République populaire démocratique de Corée (RPDC) – la première d’un chef de l’humanitaire de l’ONU depuis 2011. Cette mission a souligné les défis humanitaires omniprésents dans ce pays d’Asie du Nord-Est.

 

Dans une ferme coopérative, il a vu comment les organisations internationales cherchent à résoudre le problème de l’insécurité alimentaire chronique en aidant les communautés à atténuer les effets des sécheresses récurrentes et autres catastrophes naturelles.

 

Il a également visité une usine qui produit des aliments enrichis et une crèche où les enfants reçoivent des aliments nutritifs pour se protéger contre la malnutrition.

Selon les estimations dont disposent les Nations Unies, environ 10 millions de personnes en RPDC sont sous-alimentées, ce qui fait qu’un enfant sur cinq souffre d’un retard de croissance.

 

Les femmes enceintes, les jeunes enfants et les personnes vivant avec une maladie ou un handicap ont souvent du mal à obtenir les soins dont ils ont besoin.

En mars 2018, les agences humanitaires travaillant en RPDC ont lancé un appel de fonds de 111 millions de dollars, afin de fournir une aide humanitaire à six millions de personnes.

 

Quatre mois après le lancement de cet appel de fonds, seulement un peu plus de 10% du financement requis a été reçu. Une situation critique qui fait suite à des années de financement en baisse pour les programmes humanitaires en RPDC.

 

Source : ONU

 

 

Séoul confirme la suspension de ses manœuvres avec les USA

La Corée du Sud a confirmé mardi que ses manœuvres militaires conjointes prévues en août avec les Etats-Unis étaient bien annulées cette année, tout en précisant qu’elle organiserait ses propres exercices.

 

Séoul et Washington ont annoncé en juin qu’ils mettraient fin aux manœuvres conjointes pour honorer la promesse faite par le président américain Donald Trump lors de son sommet le 12 juin à Singapour avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un de mettre fin aux “jeux de guerre”.

 

La présidence sud-coréenne souligne que la suspension de cet exercice pourrait faciliter les pourparlers nucléaires en cours entre la Corée du Nord et les Etats-Unis.

De son côté, la Corée du Sud va mettre au point un nouveau modèle de manœuvres.

 

Ce nouveau modèle viserait à prévenir les attentats et les catastrophes naturelles à grande échelle, ont indiqué les ministres.

Cet exercice incorporé serait lancé en octobre.

 

Source : Reuters

 

 

L’avènement de la robotisation augmente le risque d’esclavage en Asie

L’avènement des robots dans le secteur manufacturier en Asie du Sud-Est pourrait alimenter l’esclavagisme dans la région, où les travailleurs mis au chômage par l’automatisation sont susceptibles de tout accepter pour décrocher un poste dans un réservoir d’emplois mal payés en voie de diminution.

 

Qualifiant cette évolution de “nivellement par le bas”, le groupe de conseil spécialisé dans la gestion des risques Verisk Maplecroft estime que les nombreuses suppressions de postes induites par l’automatisation des processus de production pourraient conduire à une vive hausse des abus en matière de conditions de travail.

 

Selon l’Organisation international du travail (OIT), plus de la moitié du total des 137 millions de personnes travaillant dans des secteurs allant du textile à l’automobile dans les cinq pays que sont le Cambodge, l’Indonésie, la Thaïlande, le Vietnam et les Philippines risquent de perdre leur emploi au cours des 20 prochaines années.

 

L’agriculture, la pêche, l’exploitation forestière, le secteur manufacturier, la construction, la distribution et les services d’accueil sont les domaines d’activité en Asie du Sud-Est où les travailleurs sont les plus susceptibles d’être remplacés par des robots, poursuit Verisk Maplecroft.

 

Les cinq pays cités dans le rapport sont déjà considérés comme ceux où le risque d’esclavage moderne est le plus élevé, avec une situation actuelle caractérisée par de nombreux abus, des salaires bas et des emplois peu qualifiés, poursuit Verisk Maplecroft, ajoutant qu’elle pourrait encore se détériorer avec la montée en puissance de l’automatisation.

 

Source : Reuters

 

 

Le Sri Lanka met fin à son moratoire sur la peine capitale pour les affaires de drogue

Le Sri Lanka a annoncé la semaine dernière qu’il allait pendre les auteurs d’infractions en matière de drogue, se promettant de “réitérer le succès” des Philippines pour lutter contre la drogue et mettant ainsi fin à un moratoire officieux sur la peine de mort en place depuis près d’un demi-siècle.

 

Le président Maithripala Sirisena a déclaré à son gouvernement qu’il était “prêt à signer les arrêts de mort” de récidivistes dans le domaine de la drogue.

“Dorénavant, nous allons pendre les auteurs d’infractions en matière de drogue sans commuer leurs condamnations à mort”, a-t-il dit.

 

Les autorités estiment qu’une approche plus ferme est nécessaire pour combattre la criminalité liée à la drogue, en pleine augmentation.

Le gouvernement dit s’inspirer de la politique suivie aux Philippines.

 

Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, le président philippin Rodrigo Duterte a déclaré une guerre sans merci au trafic de drogue. La police philippine dit avoir tué environ 4.200 toxicomanes et trafiquants présumés mais les défenseurs des droits affirment qu’il faut multiplier ce chiffre par trois et dénoncent des exécutions extrajudiciaires.

 

Source : AFP

 

 

En Indonésie, la lutte sans merci contre la drogue produit peu d’effets

La lutte contre la drogue est une priorité en Indonésie, où la législation antistupéfiants est parmi les plus restrictives du monde et où des dizaines d’étrangers, dont un Français, ont été condamnés à mort. Mais les résultats sont peu probants, observent des experts.

 

Un autre Français, Michaël Blanc, arrêté en 1999 à Bali en possession de 3,8 kilos de haschisch, devrait pouvoir regagner la France samedi après 14 ans de prison et 4 années supplémentaires d’interdiction de quitter l’archipel d’Asie du Sud-Est.

 

Il avait échappé de peu à la peine capitale, sanction ultime que risque toute personne interpellée avec cinq grammes ou plus de drogue, héroïne comme cannabis, à partir du moment où le juge considère qu’il s’agit de trafic.

 

Signe qu’il ne plaisante pas avec ce fléau, le président indonésien, Joko Widodo, avait donné l’ordre l’an passé à la police de tirer systématiquement sur les trafiquants de drogue présumés, y compris étrangers, s’ils résistaient à leur arrestation.

 

Pas moins de 18 condamnés à mort pour trafic de stupéfiants, en majorité des ressortissants étrangers, ont été exécutés en Indonésie depuis l’arrivée au pouvoir fin 2014 de M. Widodo, qui a déclaré la “guerre à la drogue”.

 

“En réalité, nous avons perdu”, constate Dhira Narayana, directeur de l’ONG Cercle du cannabis de l’archipel, qui se définit comme un mouvement de sensibilisation aux effets de la drogue.

“Il est prouvé que notre approche n’est pas la bonne car le nombre de consommateurs et de trafiquants ne cesse d’augmenter chaque année”.

 

Les produits stupéfiants font un peu plus de 11.000 morts chaque année en Indonésie, selon des statistiques de l’agence chargée de la lutte contre la drogue. Le nombre de consommateurs de drogue a nettement augmenté ces dernières années.

 

De plus, souligne M. Narayana, certains détenus dans des affaires de drogue ont été “torturés et contraints d’avouer. Nous devrions en fait nous pencher sur notre système”, dit-il, en référence à la corruption qui mine aussi bien l’administration pénitentiaire que la police et le système judiciaire.

 

Des défenseurs des droits de l’Homme dénoncent régulièrement les incohérences et approximations du système judiciaire indonésien. Daniel Awigra, fondateur de l’ONG Coalition pour l’abolition de la peine de mort en Asie du Sud-Est, estime lui aussi que la répression sans merci appliquée par l’Indonésie “n’a pas d’effet dissuasif”.

 

Source : AFP

 

 

Indonésie : 3 djihadistes présumés abattus par la police

Trois djihadistes présumés ont été abattus le 14 juillet par des officiers de la police antiterroriste indonésienne dans la ville de Yogyakarta, sur l’île de Java, a annoncé la police.

Selon le porte-parole, les hommes seraient membres du Jemaah Ansharut Daulah (JAD), une alliance de sympathisants du groupe Etat islamique (EI) en Indonésie.

 

Source : Reuters

 

 

En Indonésie, les athées craignent pour leur vie

Quand elle étudiait à l’université en Indonésie, Luna Atmowijoyo faisait ses cinq prières par jour, était membre d’un parti islamiste conservateur et refusait de serrer la main aux hommes n’étant pas de sa famille. Une décennie plus tard, elle est devenue athée et craint pour sa vie.

 

Cette femme était plus fondamentaliste que ses parents musulmans très pieux quand, un jour, elle a commencé à douter sérieusement de sa religion. L’impensable s’est ensuite produit dans son esprit : elle a estimé que Dieu n’existait pas.

 

Cette conception est très mal perçue dans le pays musulman le plus peuplé au monde, où les athées, très peu nombreux, redoutent de violentes représailles de religieux partisans d’une ligne dure.

 

C’est pourquoi Luna, 30 ans, a choisi comme d’autres athées de mener une double vie. Elle a deux identités et porte toujours le voile islamique. Vivant chez ses parents, elle a peur de révéler à son père qu’elle nie désormais l’existence de Dieu.

 

Critiquer la religion, surtout l’islam, c’est s’exposer à des poursuites pour blasphème et à une peine de prison dans ce pays d’Asie du Sud-Est de 260 millions d’habitants, dont près de 90% sont musulmans.

 

Cette année, un étudiant a été inculpé d’insulte à l’islam pour avoir comparé sur son compte Facebook Allah aux dieux grecs et écrit que le Coran n’était pas plus scientifique que Le Seigneur des Anneaux, un célèbre roman. Il encourt jusqu’à cinq ans de prison.

 

Outre le risque d’être emprisonné, les athées interrogés par l’AFP disent craindre que des islamistes partisans d’une ligne dure, à l’origine d’agressions et d’attaques contre des minorités religieuses, s’en prennent désormais à eux. Des cyber-groupes d’islamistes radicaux profèrent régulièrement des menaces de mort via Internet.

 

Personne ne sait combien il y a d’athées dans l’archipel. De petits groupes se rencontrent régulièrement dans des grandes villes, mais la plupart se retrouvent sur des forums en ligne comme celui intitulé “Demandez, des athées répondent”, qui totalise près de 60.000 membres sur Facebook.

 

L’Indonésie n’est pas le seul pays à majorité musulmane où les personnes qui nient l’existence de Dieu sont en danger. Des blogueurs athées ont été tués au Bangladesh, d’autres athées ont été menacés par des représentants du gouvernement en Malaisie et emprisonnés en Egypte.

 

Source : AFP

 

 

 

 

Donald Trump rompt avec la tradition et sermonne la Fed

Mécontent de la montée des taux d’intérêt et du dollar plus fort, le président américain Donald Trump a ouvertement critiqué la Fed, rompant avec des décennies de respect de l’indépendance de la Banque centrale.

 

Donald Trump a surpris économistes et investisseurs en s’en prenant sans ambages aux choix monétaires de la Fed de remonter les taux. La Banque centrale est actuellement sur la trajectoire d’une hausse graduelle du coût de l’argent pour éviter une surchauffe mais en relevant les taux, elle rend les investissements en dollar plus rémunérateurs, ce qui fait grimper le billet vert.

 

Une hausse des taux augmente aussi les taux d’emprunt pour les particuliers parce que les banques commerciales la répercutent aux crédits accordés aux ménages. Trump s’est montré remonté contre cette montée du dollar, car cela renchérit les exportations américaines et donc creuse le déficit commercial, ce qui va à l’encontre de sa croisade commerciale.

 

“Regardez l’euro (…) il tombe ! La Chine : leur monnaie est en chute libre. Et notre monnaie monte, cela nous met dans une position désavantageuse”, a-t-il martelé. Mais après les déclarations de Trump jeudi, doublées d’un tweet vendredi accusant la Chine et l’UE de “manipuler leur monnaie en baissant leurs taux d’intérêt”, le dollar s’est affaibli.

 

Que l’administration Trump soit en faveur d’un dollar faible n’est pas une nouveauté même si cela rompt avec la tradition.

En janvier, Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor, avait reconnu publiquement –presque par inadvertance avant de se corriger–, qu’un dollar “plus faible” était “bon pour le commerce”.

 

La banque centrale entend relever graduellement son taux directeur encore deux fois cette année pour le situer à près de 2,50% au lieu de 2% aujourd’hui, ce qui reste relativement bas historiquement.

 

“Attaquer la banque centrale est une étape de plus dans ce qui semble être la stratégie présidentielle de transformer les Etats-Unis en une république bananière”, a pour sa part déclaré dans un tweet, l’ancien secrétaire au Trésor démocrate Larry Summers.

 

Source : AFP

 

 

Donald Trump “prêt” à taxer la totalité des importations chinoises

Le président américain Donald Trump s’en est une nouvelle fois pris à la Chine vendredi, menaçant d’instaurer, si nécessaire, des taxes punitives sur la totalité des produits chinois importés par les Etats-Unis alors que la monnaie chinoise dégringole, avantageant les exportateurs chinois.

 

“Je suis prêt à aller jusqu’aux 500”, a affirmé Donald Trump sur la chaîne de télévision américaine CNBC, une allusion aux 505,5 milliards de dollars de produits chinois importés par les Etats-Unis en 2017.

 

“Je ne le fais pas à des fins politiciennes, je le fais pour faire ce qui est bon pour notre pays”, a-t-il assuré, estimant comme il l’a maintes fois répété que “cela faisait longtemps que la Chine [les] arnaquait”.

 

Jeudi, le président américain avait dénoncé la montée du dollar, dopé par les perspectives de relèvements des taux et par les conflits commerciaux. “Regardez l’euro (…) il tombe ! La Chine : leur monnaie est en chute libre. Cela nous met dans une position désavantageuse”, avait-il fustigé.

 

Le président américain, qui accuse Pékin de pratiques “déloyales” et de “vol de propriété intellectuelle”, entend réduire le colossal déficit commercial des Etats-Unis avec ses partenaires. Il exige du géant asiatique de réduire le déficit américain de 200 milliards de dollars.

 

Mais après des semaines de négociations et une trêve avortée, la Maison-Blanche a mis en œuvre le 6 juillet des taxes douanières supplémentaires de 25% sur 34 milliards de dollars d’importations chinoises. 16 milliards de dollars d’importations doivent être en outre prochainement taxées.

 

La Chine a répliqué à l’identique, ce qui a provoqué une nouvelle slave de taxes punitives. Le 10 juillet, Donald Trump a en effet annoncé des tarifs douaniers punitifs de 10% portant sur 200 milliards de dollars de marchandises chinoises.

 

Outre un déficit commercial abyssal, Washington reproche à Pékin le transfert de technologies américaines imposé lorsque les entreprises américaines constituent des coentreprises avec les Chinois pour faire affaire sur le marché chinois.

 

Les autorités chinoises, qui dénoncent des actes “irrationnels” du président américain, estiment que Washington a déclenché “la plus grande guerre commerciale de l’histoire économique”.

Pékin a aussi fait part du dépôt “immédiat” d’une plainte supplémentaire contre les Etats-Unis devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

 

Les économistes multiplient les mises en garde contre la politique commerciale agressive des Etats-Unis envers le reste du monde.

Cette semaine, le Fonds monétaire international (FMI) a maintenu sa prévision de croissance 2018 à 3,9% mais sa directrice générale a souligné qu’il s’agissait probablement d’un pic.

 

Maurice Obstfeld, économiste en chef du Fonds, a en outre estimé que les tensions commerciales constituaient “la menace la plus grande à court terme pour la croissance mondiale”.

 

D’autant que l’empire du Milieu n’est pas le seul visé par la politique ultra protectionniste américaine. La Maison-Blanche a déjà imposé au printemps des taxes de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium non seulement à Pékin, mais aussi à ses principaux partenaires tels que l’Union européenne, le Canada ou le Mexique.

 

L’administration Trump a en outre lancé une enquête en vue d’imposer des taxes punitives sur le secteur stratégique de l’automobile.

Les industriels et les syndicats américains ont fait part de leur vive inquiétude, estimant, études à l’appui, que ce conflit pourrait coûter jusqu’à 715.000 emplois aux Etats-Unis.

 

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker rencontrera Donald Trump le 25 juillet dans la capitale fédérale pour tenter de désamorcer le conflit commercial.

En Chine, l’heure n’est pas aux négociations qui apaiseraient les tensions.

 

Mais les exportateurs du géant asiatique bénéficient actuellement de la dégringolade de sa monnaie qui est tombée à son plus bas niveau depuis un an.

Depuis avril, le yuan a perdu près de 10% de sa valeur face au dollar, avantageant les produits chinois sur le marché américain.

 

Source : AFP

 

 

Android : l’UE inflige à Google une amende record de 4,34 milliards d’euros

L’UE a infligé mercredi à Google une amende record de 4,34 milliards d’euros, cette fois dans le dossier antitrust Android, une décision qui risque de détériorer encore ses relations avec les Etats-Unis et contre laquelle la firme va faire appel.

 

Cette sanction financière, destinée à punir l’entreprise américaine pour avoir abusé de la position dominante de son système d’exploitation pour smartphone, Android, afin d’asseoir la suprématie de son service de recherche en ligne, pulvérise le précédent record, déjà détenu par Google.

 

“Google a utilisé des pratiques illégales pour cimenter sa position dominante dans la recherche sur internet”, a accusé la Commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

 

“Le moteur de recherche de Google est son produit phare. Chaque année, Google génère plus de 95 milliards de dollars de revenus grâce aux publicités montrées et cliquées par les utilisateurs de Google Search et une grande partie de ses revenus sont dus à la montée en puissance des appareils mobiles comme les smartphones et les tablettes”.

 

L’entreprise avait été déjà condamnée par la Commission européenne, le 27 juin 2017, à payer une amende record de 2,42 milliards d’euros pour avoir abusé de sa position dominante dans la recherche en ligne en favorisant son comparateur de prix “Google Shopping”, au détriment de services concurrents.

 

Google va faire appel.

Cette nouvelle sanction contre le géant américain arrive dans un contexte particulièrement tendu entre l’UE et les Etats-Unis, avec lesquels les sujets de friction ne manquent pas, comme sur l’Otan ou le commerce.

 

Mercredi prochain, dans une semaine jour pour jour, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, doit d’ailleurs se rendre à Washington pour tenter de désamorcer le conflit commercial qui oppose l’UE au président américain Donald Trump, prêt à taxer les importations de voitures européennes dans son pays.

 

Dans le cas antitrust Shopping, Google avait proposé des remèdes en septembre, toujours en cours d’examen par la Commission européenne.

Le groupe californien avait également déposé en septembre 2017 un recours contre l’amende de Bruxelles, devant la Cour de justice de l’UE (CJUE).

 

Etant donné la complexité des affaires, il faut compter environ deux ans avant une décision de justice.

Outre Shopping et Android, la Commission européenne a un troisième fer au feu contre Google : ses pratiques publicitaires.

 

Elle lui reproche depuis le 14 juillet 2016 d’avoir abusé de sa position dominante avec sa régie publicitaire AdSense en limitant artificiellement la possibilité pour les sites web tiers d’afficher les publicités contextuelles émanant de concurrents. Là aussi, une amende pourrait se profiler.

 

La première entreprise de la Sillicon Valley à avoir écopé d’une amende gigantesque dans un cas antitrust de la part de la Commission européenne est Microsoft. En 2004, il avait écopé d’une amende de 497 millions d’euros pour avoir refusé de fournir une documentation technique à ses concurrents afin qu’ils puissent concevoir des logiciels compatibles avec Windows.

 

Source : AFP

 

 

Menaces de Trump sur les autos : l’Europe prête à discuter… et riposter

A quelques jours de discussions décisives avec Donald Trump, l’UE est prête à “sortir des sentiers battus” pour mettre fin aux tensions commerciales avec les Etats-Unis, mais elle se prépare aussi à taxer de nouveaux produits américains en cas d’offensive sur ses voitures.

 

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, rencontrera le président américain à Washington le 25 juillet avec l’objectif de désamorcer le conflit commercial qui menace de s’aggraver entre Européens et Américains.

 

Après des droits de douane punitifs imposés en juin sur l’acier et l’aluminium européens, M. Trump se dit désormais prêt à taxer les importations américaines de voitures produites dans l’UE. Si les Etats-Unis mettaient à exécution leur menace sur les automobiles, l’UE a prévu de riposter.

 

“Nous sommes en train de préparer avec les États membres une liste de contre-mesures et nous l’avons clairement indiqué à nos partenaires américains”, a précisé la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, à l’image de ce qui avait été fait dans les cas de l’acier et de l’aluminium.

 

L’UE avait alors préparé une liste de produits américains emblématiques, comme les jeans, les motos Harley-Davidson et le beurre de cacahuète, aujourd’hui lourdement taxés, afin de compenser à hauteur de 2,8 milliards d’euros les dommages causés à son industrie.

 

Selon une source européenne, la liste de contre-mesures concernant les voitures porte sur un peu moins de 10 milliards d’euros. Elle propose en outre de s’attaquer aux problèmes causés par la Chine, avec laquelle les Etats-Unis sont également engagés dans une guerre commerciale, comme la surcapacité dans le secteur de l’acier ou les transferts forcés de technologies.

 

L’UE impose actuellement 10% de droits de douane aux véhicules importés des Etats-Unis, y compris ceux fabriqués par des constructeurs européens, tandis que les Etats-Unis taxent à 2,5% les importations de voitures et à 25% celles des camionnettes et pick-ups.

 

La menace de Donald Trump sur les automobiles inquiète particulièrement l’Allemagne, où ce secteur clé emploie 800.000 personnes. Qu’il s’agisse de l’Otan, de l’accord sur le nucléaire iranien ou du réchauffement climatique, les points de friction sont nombreux avec Donald Trump, qui a récemment estimé que l’UE était un “ennemi” sur le plan commercial.

 

Il s’est encore insurgé jeudi sur Twitter contre l’amende record de 4,34 milliards d’euros infligée par l’UE au californien Google pour abus de position dominante, martelant qu’il ne tolérerait plus que l’Europe “profite” des Etats-Unis.

 

Source : AFP

 

 

Juncker “détendu” avant sa rencontre le 25 juillet avec Trump

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s’est dit “optimiste et détendu” avant sa rencontre avec Trump le 25 juillet à Washington, qui sera en grande partie consacrée aux différends commerciaux entre les USA et l’Union européenne. Il a souligné que l’UE ne se laisserait pas impressionner et “continuerait à répondre coup pour coup à toute provocation”.

 

Les tensions commerciales entre l’UE et les Etats-Unis sont montées d’un cran depuis que Washington a imposé de nouveaux droits de douane aux importations d’acier et d’aluminium et a menacé de faire de même pour les automobiles européennes.

 

Source : Reuters

 

 

Le président chinois bloque un accord commercial avec les USA, dit Kudlow

Le président chinois Xi Jinping, restant sourd aux appels de certains de ses conseillers, bloque la conclusion d’un accord qui mettrait fin au différend commercial entre les Etats-Unis et la Chine, a déclaré mercredi Larry Kudlow.

 

Pour Larry Kudlow, plusieurs responsables du gouvernement chinois désirent mettre fin à l’affrontement commercial entre Washington et Pékin, notamment Liu He, conseiller économique du président Xi, mais ce dernier refuse pour l’instant de les écouter.

 

Il faudrait notamment, a expliqué le conseiller de la Maison blanche, que les Chinois réduisent les barrières, tarifaires et autres, aux importations, respectent la propriété intellectuelle et permettent que des entreprises opérant en Chine soient totalement détenues par des étrangers.

 

Source : Reuters

 

 

L’UE et le Japon signent un accord de partenariat économique

L’Union européenne et le Japon ont signé un mardi un accord de partenariat économique présenté par les deux camps comme un contrepoids aux tentations protectionnistes attisées par la politique du président américain Donald Trump.

 

L’accord, qui va donner naissance à la plus grande zone de libre-échange mondiale, a été entériné au moment où Etats-Unis et Chine semblent s’embourber dans une guerre commerciale qui risque d’entraîner le reste du monde dans son sillage.

 

Le traité de libre-échange prévoit notamment une baisse de 10% des droits de douane imposés par l’UE aux importations de voitures japonaises et de 3% à la plupart des pièces détachées automobiles.

 

En retour, Tokyo supprimera des droits de douane de 30 à 40% sur le fromage européen et de 15% sur le vin, tout en facilitant l’accès des entreprises européennes aux grands appels d’offres publics.

 

Parallèlement à cet accord commercial, l’UE et le Japon sont parvenus mardi, au terme d’années de discussions, à un autre accord important portant sur le transfert de données, Tokyo ayant accepté d’aligner sa législation sur le très protecteur règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD), entré en vigueur en mai en Europe.

 

“Les données sont ce qui fait fonctionner l’économie globale. Cet accord permettra aux données de circuler librement, ce qui bénéficiera aux citoyens et à l’économie”, a déclaré dans un communiqué la commissaire européenne à la Justice, Vera Jourova.

 

Les flux de données internationaux comme les informations bancaires sont cruciaux pour les entreprises.

L’UE et le Japon représentent environ un tiers du produit intérieur brut mondial.

 

Source : Reuters

 

 

Accord UE-Japon : des ONG dénoncent “un accord climaticide” et un recul de Paris

L’accord de libre-échange signé mardi à Tokyo par l’Union européenne et le Japon est le “plus gros accord commercial climaticide jamais signé”, estiment la Fondation pour la nature et l’Homme (FNH, ex-Fondation Hulot) et l’Institut Veblen.

 

“Quelques mois après l’entrée en application du CETA (signé avec le Canada), l’UE a signé un nouvel accord climaticide”, s’insurgent les deux ONG. Les deux organisations françaises s’en prennent notamment au gouvernement français, accusé de “renier ses promesses “d’accords commerciaux compatibles avec l’Accord de Paris”” adopté fin 2015 contre le réchauffement.

 

Plusieurs “points structurants” de cet accord baptisé Jefta (Japan-UE free trade agreement) vont contre les engagements pris contre le réchauffement, soulignent-elles. En particulier “trois engagements clés ont été abandonnés” par Paris : “comme dans le CETA, les seuls chapitres qui ne sont pas contraignants sont ceux portant sur le développement durable”.

 

Enfin les parlements nationaux sont privés de ratification nationale, alors que le gouvernement français “s’était engagé à une plus grande transparence des négociations commerciales et à associer les parlementaires nationaux en amont”, relèvent les deux ONG.

 

A Tokyo, le Premier ministre japonais Shinzo Abe, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le président du Conseil européen Donald Tusk ont insisté sur leur rôle de porte-drapeau du libre-échange, au moment où le président américain Donald Trump fait planer sur le monde la menace d’une guerre commerciale.

 

Le texte doit être soumis d’ici la fin de l’année au Parlement européen en vue d’une entrée en vigueur en 2019, si le Parlement japonais le vote lui aussi rapidement.

 

Source : AFP

 

 

Washington saisit l’OMC sur les mesures de rétorsion de ses partenaires

Les Etats-Unis ont saisi lundi l’Organisation (OMC) pour contester les mesures prises par la Chine, l’Union européenne, le Canada, le Mexique et la Turquie en représailles contre les droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium.

 

Le délégué américain au Commerce, Robert Lighthizer, a déclaré dans un communiqué que ces mesures de rétorsion qui portaient au total sur des exportations américaines pouvant atteindre 28,5 milliards de dollars étaient en contradiction avec les règles de l’OMC.

 

Ses équipes ont réaffirmé que les droits imposés par les Etats-Unis étaient conformes aux règles de l’OMC car ils avaient été imposés dans le cadre de l’exception de sécurité nationale.

 

Robert Lighthizer a affirmé le mois dernier que les mesures prises en représailles n’étaient pas légitimes dans la mesure où l’Union européenne et ses autres partenaires commerciaux partaient du principe erroné que les taxes américaines sur l’acier et l’aluminium revenaient à des mesures de “sauvegarde” illégales visant à protéger les producteurs américains.

 

Source : Reuters

 

 

Le conflit commercial menace “à court terme” la croissance mondiale selon le FMI

Le conflit commercial entre les Etats-Unis et ses partenaires pourrait compromettre à brève échéance la croissance économique de la planète, a prévenu lundi le FMI tout en maintenant pour le moment sa prévision d’expansion pour 2018. Il anticipe une croissance de 3,9% pour l’économie mondiale cette année.

 

“Le risque que les tensions commerciales actuelles s’intensifient encore –avec un impact négatif sur la confiance, les marchés et l’investissement– représente à court terme la menace la plus grande pour la croissance mondiale”, a résumé Maurice Obstfeld, économiste en chef du FMI.

 

Le président américain Donald Trump a pris ces derniers mois un virage résolument protectionniste : taxes douanières de 25% sur les importations d’acier, 10% sur celles d’aluminium, taxes de 25% sur 50 milliards de marchandises chinoises.

 

Les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, dont le Canada, la Chine, l’Union européenne et le Mexique, ont répliqué en annonçant des taxes douanières sur des dizaines de milliards de marchandises américaines.

 

Pour l’heure, les taxes sur les importations n’ont pas eu véritablement d’impact sur la croissance économique mais “si les mesures et contre-mesures additionnelles étaient mises en œuvre, le coût serait bien plus important”, a souligné Maurice Obstfeld.

 

La Maison Blanche menace d’une part, d’imposer des taxes de 10% sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises supplémentaires et, d’autre part, d’imposer des taxes de 25% sur les importations du secteur automobile, une industrie stratégique au cœur des échanges mondiaux.

 

Le chef économiste relève par ailleurs que des ruptures d’approvisionnement et les tensions géopolitiques ont contribué à faire grimper le prix du pétrole, ce qui bénéficie aux pays exportateurs comme la Russie et ceux du Moyen-Orient mais a pénalisé des importateurs tels que l’Inde.

 

En ce qui concerne la région Amérique latine et Caraïbes, le Fonds monétaire abaisse sa prévision à 1,6%, soit 0,4 point de moins que lors de la prévision de printemps, en raison des difficultés de deux économies clés de la région, l’Argentine et le Brésil.

 

Le Fonds recommande enfin aux gouvernements d’être plus attentifs à l’équité économique, les exhortant à protéger les plus pauvres. Il relève que la reprise économique a été insuffisamment partagée, ce qui a pu nourrir le repli sur soi.

 

Source : AFP

 

 

Commerce : l’UE exhorte Chine, Russie et USA à “éviter le chaos”

Le président du Conseil européen Donald Tusk a appelé lundi à Pékin à “éviter le chaos” d’une guerre commerciale, comme en réponse à un Donald Trump qui a qualifié “d’ennemis” l’Union européenne (UE), la Chine et la Russie.

 

“Il est encore temps d’éviter le conflit et le chaos”, a déclaré M. Tusk lors d’une rencontre avec le Premier ministre chinois Li Keqiang, en proposant d’engager une réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

 

“Nous sommes tous conscients que l’architecture mondiale est en train de changer sous nos yeux”, a déclaré M. Tusk, rappelant que “le monde que nous avons construit pendant des décennies (…) a apporté une Europe en paix, le développement à la Chine et la fin de la guerre froide”.

 

A Pékin, Donald Tusk a appelé “nos hôtes chinois, mais aussi les présidents Trump et Poutine, à engager conjointement un processus de réforme complet de l’OMC”.

Le but d’une éventuelle réforme doit être de “renforcer l’OMC en tant qu’institution” et de “garantir des conditions de concurrence équitables”, a précisé M. Tusk.

 

“Nous avons besoin de nouvelles règles en matière de subventions au secteur industriel, de propriété intellectuelle et de transferts forcés de technologie, de réduction des coûts des échanges commerciaux, ainsi que d’une nouvelle approche du développement et d’un règlement des différends plus efficace.”

 

Donald Tusk semble ainsi répondre aux inquiétudes de Washington, qui accuse régulièrement Pékin de “transferts forcés de technologie” en obligeant les entreprises américaines qui veulent vendre en Chine à créer des co-entreprises avec des partenaires locaux.

 

Après avoir déjà imposé des droits de douane sur 34 milliards de dollars de produits chinois, les Etats-Unis ont annoncé la semaine dernière des taxes supplémentaires sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises, qui seront appliquées dès septembre.

 

La Chine avait aussitôt prévenu qu’elle prendrait des mesures de rétorsion en pareil cas. Et le ministère chinois du Commerce a indiqué lundi qu’il avait ajouté ces nouvelles menaces américaines à la plainte en cours contre Washington à l’OMC.

 

“Nous sommes tombés d’accord pour dire que dans les circonstances internationales actuelles, il est important de défendre le multilatéralisme et le libre-échange”, a déclaré lundi le Premier ministre chinois.

Tusk et Juncker doivent être reçus dans la journée par le président chinois Xi Jinping.

 

Source : AFP

 

 

Trump rejette une proposition russe, invite Poutine à Washington

Donald Trump a rejeté la proposition de son homologue russe Vladimir Poutine d’autoriser des responsables russes à interroger des Américains, a déclaré jeudi la Maison blanche alors même que cette idée avait provoqué un tollé aux Etats-Unis.

 

Le rejet de cette proposition a précédé de peu l’annonce, jeudi par la Maison blanche, que Donald Trump allait faire transmettre à Vladimir Poutine une invitation à se rendre en visite à Washington à l’automne, ce qui serait leur deuxième sommet après celui d’Helsinki.

 

Après la rencontre de lundi à Helsinki, le président russe avait exposé sa proposition après avoir été interrogé sur la possibilité d’une extradition de 12 agents des renseignements russes inculpés aux Etats-Unis pour ingérence dans l’élection présidentielle américaine de 2016.

 

La proposition exposée par Poutine consistait à permettre à des agents américains d’assister à l’interrogatoire par des responsables russes des 12 agents des renseignement inculpés par les Etats-Unis. En échange de quoi des enquêteurs russes seraient autorisés à interroger des Américains concernant d’autres affaires.

 

“C’est une proposition qui a été faite avec sincérité par le président Poutine, mais le président Trump est en désaccord avec elle”, a expliqué jeudi la porte-parole de la Maison blanche, Sarah Sanders. “Nous espérons que le président Poutine laissera les 12 Russes en question se rendre aux Etats-Unis afin de prouver leur innocence ou leur culpabilité”, a-t-elle ajouté.

 

C’est la dernière volte-face en date de la Maison blanche, qui s’efforce d’apaiser le tollé suscité par la conférence de presse de clôture du sommet d’Helsinki, au cours de laquelle Donald Trump n’a pas attaqué Poutine sur l’ingérence de la Russie en 2016, mais au contraire a pris pour argent comptant le démenti du chef du Kremlin à une telle ingérence.

 

Donald Trump a assuré le lendemain que sa langue avait fourché lors de cette conférence de presse et qu’il estimait que la Russie s’était bien immiscée dans le processus électoral de 2016.

 

Source : Reuters

 

 

Poutine : des forces aux USA veulent saboter les résultats du sommet d’Helsinki

Vladimir Poutine a accusé jeudi certaines forces aux Etats-Unis de chercher à saboter les résultats de sa première rencontre au sommet, lundi dernier à Helsinki, avec le président américain Donald Trump.

 

Ce sommet, a-t-il souligné, a été globalement un succès et marque de toute façon un début d’amélioration des relations entre Moscou et Washington, malgré les “puissants” efforts de certains aux Etats-Unis pour le saboter.

 

Vladimir Poutine a souligné la nécessité de poursuivre le dialogue, notamment sur la réduction des armes stratégiques. Il a ainsi rappelé que le nouveau traité START arrivait à expiration dans un an et demi et qu’il fallait penser à entamer dès maintenant des discussions pour le prolonger.

 

L’absence de critique de Trump envers le Kremlin lors de la conférence de presse à l’issue du sommet d’Helsinki a provoqué un tollé à Washington, y compris parmi les républicains.

Le président américain s’est ensuite employé à tenter de calmer cette tempête, notamment en revenant sur ses propos concernant l’ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016.

 

Source : Reuters

 

 

Une Russe soupçonnée de complot aux Etats-Unis

Un magistrat fédéral a ordonné mercredi la mise en détention dans l’attente de son procès de Maria Boutina, une ressortissante russe soupçonnée d’avoir cherché à infiltrer des organisations politiques américaines pour le compte de Moscou.

 

Le juge a justifié sa décision par le risque de la voir prendre la fuite.

Elle comparaîtra à nouveau le 24 juillet.

Mardi, un grand jury a confirmé son inculpation pour avoir conspiré avec le gouvernement russe et pour avoir agi en tant qu’agent de Moscou, une accusation passible de dix ans de prison.

 

Elle est soupçonnée d’avoir travaillé sous les ordres d’un haut responsable de la Banque centrale de Russie récemment sanctionné par le Trésor américain.

 

Sur sa page Facebook, Maria Boutina se montre souvent en compagnie d’Alexandre Torchine, numéro deux de la Banque centrale de Russie, que le département américain du Trésor a sanctionné en avril.

 

Dans sa plainte, le département de la Justice ajoute que Boutina a coopéré avec deux Américains non identifiés et le responsable russe pour tenter d’influencer la politique américaine et d’infiltrer une organisation qui milite pour le droit au port d’armes.

 

Le mouvement n’est pas non plus mentionné, mais, toujours d’après sa page Facebook, elle a participé à des événements parrainés par la National Rifle Association (NRA). L’organisation s’est refusée à tout commentaire, tout comme la Banque centrale russe et Alexandre Torchine.

 

Source : Reuters

 

 

L’Otan doit défendre tous les pays membres, petits ou grands, dit Merkel

La doctrine de défense mutuelle de l’Otan s’applique à tous les pays membres, petits ou grand, a rappelé jeudi la chancelière allemande Angela Merkel, en réplique à Donald Trump qui avait estimé que le Monténégro, nouveau membre de l’Alliance atlantique, ne méritait pas d’être défendu en cas d’attaque.

 

Prié dans une interview à la chaîne Fox de dire pourquoi les Américains devraient défendre le Monténégro en cas d’attaque, le président américain avait répondu en ces termes, en début de semaine :

 

“Je me pose la même question. Le Monténégro est un tout petit pays avec des gens vigoureux. Ce sont des gens agressifs, ils peuvent devenir agressifs, et alors là bravo, vous vous retrouvez avec une Troisième Guerre mondiale”.

 

Source : Reuters

 

 

Moscou accuse l’Otan d’invoquer la “menace russe” pour s’étendre

Moscou a accusé le 12 juillet l’Otan d’invoquer une prétendue “menace russe” dans le seul but d’étendre son champ d’influence et ses activités militaires, notamment dans la Baltique et le nord de l’Europe.

 

Le ministère russe des Affaires étrangères a également affirmé que l’Alliance atlantique cherchait à intégrer “de force” dans ses rangs la République de Macédoine, ce qui selon lui ne peut qu’accroître les tensions et les divisions en Europe. Les dirigeants de l’Otan ont officiellement invité la Macédoine à entamer des négociations d’adhésion à l’Alliance.

 

Source : Reuters

 

 

Sommet de l’Otan : “Tout va bien”, malgré Trump

Derrière les tweets belliqueux, les déclarations acerbes et les menaces voilées de Donald Trump, l’Otan avance dans une atmosphère “constructive et positive”, jurent les Alliés, après deux jours de sommet la semaine dernière à Bruxelles.

 

Cette rencontre sous tension était attendue avec angoisse par les membres de l’Alliance, tant le président américain, qui avait déjà semé la pagaille dans un G7 en juin au Canada, s’était montré vindicatif ces derniers jours à leur égard.

 

A quelques jours de la rencontre, il a commencé par multiplier les messages sur Twitter, exigeant d’eux un accroissement de leurs dépenses militaires.

Au premier jour du sommet, il a poursuivi sur sa ligne et cogné sur l’Allemagne, sa cible favorite, accusée d’être “complètement contrôlée par la Russie”.

 

“Elle paie des milliards de dollars à la Russie pour ses approvisionnements en énergie et nous devons payer pour la protéger contre la Russie. Comment expliquer cela ?”, a-t-il asséné, ouvrant un nouveau front dans ses attaques contre les Européens.

 

La tension a atteint son point d’orgue quand une réunion extraordinaire entre dirigeants a été convoquée d’urgence pour discuter de l’augmentation des dépenses militaires.

Les 29 membres de l’Alliance, Etats-Unis compris, ont finalement adopté sans problème une déclaration de 25 pages sur l’Otan, qui ne mentionne pas les dernières critiques de Trump.

 

Source : AFP

 

 

De premières discussions positives sur les exportations via l’Ukraine de gaz russe

Les Européens se montraient optimistes mardi après de premiers pourparlers sur l’avenir des exportations via l’Ukraine de gaz russe vers l’Europe, un compromis devant intervenir avant la fin 2019 pour éviter de nouveaux conflits énergétiques.

 

“Nous sommes prêts à prolonger le contrat existant”, a estimé l’émissaire russe, tout en exigeant que les litiges liés au précédent contrat soient d’abord réglés devant la justice, les groupes gaziers russe Gazprom et ukrainien Naftogaz s’affrontant par tribunaux interposés depuis des années.

 

Mais le temps presse, l’actuel contrat sur le transit expirant fin 2019, date à laquelle deux gazoducs contournant le territoire ukrainien doivent entrer en service, le germano-russe Nord Stream 2 et le turco-russe Turkish Stream, ce qui priverait Kiev d’une manne financière conséquente et d’une arme de poids face à la Russie.

 

Déjà, à la suite d’une série de “guerres du gaz” russo-ukrainiennes à l’origine de perturbations dans l’approvisionnement de l’Europe dans les années 2000, les volumes transitant par l’Ukraine ont été considérablement réduits avec l’inauguration en 2011 du gazoduc Nord Stream 1 qui relie la Russie à l’Allemagne via la Baltique.

 

Et malgré des relations russo-européennes au plus bas en raison du conflit dans l’est de l’Ukraine et de l’annexion par la Russie de la Crimée en 2014, Allemands et Russes ont voulu poursuivre dans cette voie, d’autant que la demande européenne en gaz russe augmente depuis 2015.

 

Pour les opposants aux nouveaux gazoducs, comme la Pologne, l’Europe ne fait qu’accroître sa dépendance à l’égard des hydrocarbures russes d’une part et d’autre part place son allié ukrainien dans une position difficile.

 

Donald Trump a d’ailleurs accusé l’Allemagne d’être “complètement contrôlée par la Russie”.

De son côté, après avoir longtemps assuré que ces gazoducs n’étaient que des infrastructures commerciales, la chancelière Angela Merkel a récemment admis une dimension “politique” et réclamé de pérenniser le rôle de l’Ukraine.

 

Le chef de l’Etat ukrainien Petro Porochenko peste pour sa part contre un projet coûtant des “dizaines de milliards de dollars pour rendre l’économie européenne moins efficace, moins compétitive et la politique énergétique de l’UE plus dépendante de la Russie”.

 

Le président russe a affirmé que la Russie était prête à maintenir une forme de transit du gaz par l’Ukraine si Gazprom et Naftogaz parvenaient par ailleurs à enfin régler leurs différends devant la justice.

 

Toutefois, après la mise en service de Nord Stream 2 et de Turkish Stream, l’Ukraine ne pourra guère ambitionner davantage qu’un rôle d’appoint en hiver lorsque les capacités des autres voies d’approvisionnement seront arrivées à leurs limites, notent les analystes.

 

Source : AFP

 

 

Porochenko a réaffirmé à l’Otan son opposition à Nord Stream 2

Le président ukrainien a réaffirmé le 12 juillet, au deuxième jour du sommet de l’Otan, son opposition à la construction du gazoduc Nord Stream 2, au lendemain des propos virulents de Donald Trump contre ce projet qui doit relier la Russie à l’Allemagne via la Baltique.

 

Donald Trump avait critiqué vertement l’Allemagne à son arrivée au sommet de l’Otan, accusant Berlin d’être “aux mains de la Russie” en raison de ce projet, sur fond de bras de fer budgétaire engagé par Washington sur l’effort de défense au sein de l’Otan.

 

“Nous sommes supposés vous protéger contre la Russie et vous lui donnez des milliards de dollars, je pense que c’est très inapproprié”, avait notamment déclaré le président américain.

La question de la sécurité énergétique a été mentionnée dans la déclaration commune adoptée mercredi par les 29 chefs d’Etat et de gouvernement de l’alliance militaire.

 

“Il est essentiel de veiller à ce que les pays membres de l’Alliance ne soient pas vulnérables à la manipulation des ressources énergétiques à des fins politiques ou de coercition”, écrivent-ils.

Le gazoduc Nord Stream 2 va priver l’Ukraine de revenus conséquents, car le gaz transitera moins par ce pays.

 

Source : Reuters

 

 

Poutine et Trump ont discuté de propositions “concrètes” pour l’est de l’Ukraine

Des propositions “concrètes” pour le règlement du conflit dans l’est de l’Ukraine ont été “discutées” par Vladimir Poutine et Donald Trump au cours de leur sommet à Helsinki, a annoncé vendredi l’ambassadeur de Russie aux Etats-Unis.

 

Selon l’agence d’information Bloomberg, qui cite deux sources anonymes, Vladimir Poutine a proposé à Donald Trump l’organisation d’un référendum dans les régions séparatistes de l’est de l’Ukraine pour mettre fin au conflit qui a fait plus de 10.000 morts depuis 2014.

 

Toujours d’après Bloomberg, ce vote, tel qu’envisagé par M. Poutine, se déroulerait en présence d’observateurs internationaux et porterait sur le statut des républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, qui échappent au contrôle de Kiev.

 

Si ce projet de référendum est avéré, il sera très vraisemblablement rejeté par les autorités ukrainiennes, qui accusent la Russie de soutenir militairement les rebelles prorusses.

Le tête-à-tête d’environ deux heures lundi à Helsinki entre Vladimir Poutine et Donald Trump, en l’absence de leurs conseillers, fait depuis l’objet d’intenses conjectures.

 

Le président américain, sous le feu des critiques aux Etats-Unis pour ses déclarations jugées trop conciliantes vis-à-vis du chef de l’Etat russe, a déclaré jeudi avoir invité Vladimir Poutine à Washington à l’automne afin de “poursuivre le dialogue”.

 

Source : AFP

 

 

Ukraine : un premier réacteur nucléaire passe au combustible américain

Un réacteur nucléaire ukrainien a été intégralement chargé pour la première fois avec du combustible américain, à la place de combustible russe, a annoncé jeudi l’opérateur de l centrale, Kiev cherchant à réduire sa dépendance énergétique envers Moscou.

 

En 2014, après l’arrivée au pouvoir de pro-occidentaux et sur fond de crise avec la Russie voisine, Kiev a conclu un accord avec l’entreprise Westinghouse pour développer les livraisons de combustible américain.

 

Deux ans plus tard, Moscou a déclaré craindre des “incidents” dans les centrales nucléaires ukrainiennes en raison de l’utilisation du combustible de Westinghouse.

Les autorités ukrainiennes ont rejeté ces affirmations, qualifiées d'”infondées”.

 

Les relations entre Kiev et Moscou sont au plus bas depuis l’annexion par la Russie en 2014 de la péninsule ukrainienne de Crimée et le déclenchement la même année dans l’est de l’Ukraine d’un conflit armé avec les séparatistes prorusses, qui a fait depuis plus de 10.000 morts.

 

Source : AFP

 

 

Israël bombarde massivement Gaza, 4 Palestiniens tués

4 Palestiniens dont 3 “combattants” du mouvement islamiste Hamas ont été tués vendredi par l’armée israélienne qui a mené des bombardements intenses dans cette enclave palestinienne en réponse, selon elle, à des “tirs” contre ses soldats près de la frontière.

 

Cet accès de fièvre survient au moment où de nouvelles manifestations ont eu lieu à la barrière de sécurité séparant Israël de Gaza pour protester contre le blocus imposé par l’Etat hébreu à ce territoire palestinien contrôlé par le Hamas.

 

Des avions et des chars ont bombardé des “cibles militaires dans toute la bande Gaza” en réponse à des “tirs” visant des troupes israéliennes près de la frontière, a indiqué l’armée israélienne.

 

Depuis le 30 mars, des Palestiniens manifestent régulièrement dans le secteur frontalier pour dénoncer le blocus israélien imposé à Gaza et exiger le retour des réfugiés palestiniens chassés ou qui ont fui de leurs terres en 1948 lors de la création de l’Etat d’Israël.

 

Au moins 149 Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne et plus de 4.000 blessés par balles depuis cette date. Aucun Israélien n’a été tué. Mais Israël s’irrite particulièrement ces derniers temps des cerfs-volants et ballons incendiaires lancés par certains protestataires depuis Gaza qui ont mis le feu, selon lui, à plus de 2.600 hectares sur le territoire israélien.

 

Le week-end dernier, Israël et le Hamas avaient connu leur plus importante confrontation depuis la guerre qui les a opposés en 2014. Le ministre israélien de la Défense a multiplié ces derniers jours les menaces d’une opération de grande envergure dans la bande de Gaza si le Hamas ne mettait pas fin au lancement de cerfs-volants ou de ballons incendiaires.

 

Israël et le Hamas se sont affrontés lors de trois guerres depuis 2008 qui ont ravagé cette enclave qui vit aujourd’hui une sévère crise humanitaire.

En réponse à ces cerfs-volants et ballons enflammés, Israël a encore renforcé cette semaine le blocus sur la bande de Gaza.

 

Le ministère de la Défense israélien a suspendu jusqu’à dimanche les livraisons de fioul et de gaz via Kerem Shalom, le seul point de passage de marchandises entre Israël et ce territoire palestinien.

 

La semaine dernière, Israël avait déjà annoncé la fermeture de ce point de passage pour nombre de marchandises, le Hamas qui contrôle l’enclave palestinienne dénonçant un “crime contre l’humanité”.

Israël a aussi réduit la zone maritime ouverte aux pêcheurs de Gaza.

 

Depuis plus de dix ans, la bande de Gaza, coincée entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, est soumise à un strict blocus terrestre, maritime et aérien imposé par Israël.

Le renforcement de ce blocus intensifie la pression sur le Hamas dans un territoire où quelque 80% des deux millions d’habitants sont tributaires d’une aide, selon la Banque mondiale.

 

Source : AFP

 

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Le Hamas soutient une nouvelle initiative égyptienne de réconciliation

Ismaïl Haniyeh, le chef du Hamas, mouvement islamiste qui dirige la bande de Gaza, a apporté jeudi son soutien à une nouvelle initiative égyptienne de réconciliation avec son rival palestinien, le Fatah. Il s’agit de relancer les efforts de réconciliation entre le Hamas et le Fatah de Mahmoud Abbas, qui est à la tête de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie.

 

Après l’échec de plusieurs tentatives de réconciliation, le Fatah et le Hamas avaient signé en octobre 2017 un nouvel accord aux termes duquel le mouvement islamiste acceptait de rétrocéder les pouvoirs dans la bande de Gaza à l’Autorité palestinienne.

 

Le 1er novembre, le Hamas a remis à l’Autorité le contrôle des postes-frontières avec Israël et l’Egypte. Mais des divergences sont rapidement apparues, notamment sur la question du contrôle de la sécurité dans la bande de Gaza.

 

Une tentative d’assassinat avortée contre le Premier ministre de l’Autorité palestinienne Rami Hamdallah, alors que ce dernier effectuait une rare visite dans la bande de Gaza a mis un terme en mars 2018 à ce fragile accord de réconciliation. Le Hamas a été accusé d’être derrière cette attaque.

 

Le mouvement islamiste palestinien contrôle depuis 2007 la bande de Gaza, un territoire pauvre et surpeuplé, soumis depuis plus d’une décennie par Israël à un sévère blocus terrestre, aérien et maritime.

 

Source : AFP

 

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Israël : accusations de “racisme” après le vote d’une loi sur “l’Etat-nation juif”

Le Parlement d’Israël a adopté jeudi une loi définissant le pays comme “l’Etat-nation du peuple juif”, un texte polémique qui suscite des accusations de “racisme” à l’encontre de la minorité arabe, en dépit de l’amendement d’un article controversé.

 

La loi, adoptée par 62 voix contre 55 et qui entre dans la catégorie des lois fondamentales faisant office de constitution en Israël, fait de l’hébreu la seule langue officielle du pays, alors que l’arabe avait auparavant un statut identique.

 

Elle déclare que l’établissement de “localités juives (sur le territoire israélien) relève de l’intérêt national” et proclame que Jérusalem est la capitale d’Israël, y compris la partie orientale de la ville annexée et occupée.

 

La loi désigne “l’Etat d’Israël comme l’Etat national du peuple juif où celui-ci applique son droit naturel, culturel, religieux, historique”, en précisant que “le droit d’exercer l’autodétermination au sein de l’Etat d’Israël est réservé uniquement au peuple juif”.

 

Les Arabes israéliens sont les descendants des Palestiniens restés sur leurs terres à la création d’Israël en 1948. Ils représentent 17,5% de la population israélienne, très majoritairement juive, et se disent déjà victimes de discriminations.

 

Le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) Saëb Erakat a estimé sur Twitter que le texte légalisait “officiellement l’apartheid”.

L”Union européenne s’est dite “préoccupée” par cette loi qui risque, selon elle, de “compliquer” la solution à deux Etats pour régler le conflit israélo-palestinien.

 

La Ligue arabe a jugé que cette loi “dangereuse” consolidait des “pratiques racistes”. La Turquie a estimé qu’elle “foulait aux pieds” le droit international et les droits des Arabes israéliens.

La Jordanie, liée à Israël par un traité de paix, a également vivement dénoncé “une loi qui consacre la discrimination raciale”, et “”encourage l’extrémisme et la violence”.

 

Source : AFP

 

 

Une délégation palestinienne à l’ONU privée de visa pour les Etats-Unis

Une délégation palestinienne de six personnes, qui devait participer à une réunion politique de plusieurs jours cette semaine à l’ONU, n’a pas pu obtenir de visa des autorités américaines, a indiqué mercredi l’ambassadeur palestinien auprès des Nations unies, Riyad Mansour.

 

Cet incident est survenu alors que les relations entre l’Autorité palestinienne et les Etats-Unis sont à l’arrêt depuis l’annonce fin 2017 par Washington de sa reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël.

 

Depuis, les Palestiniens dénient aux Etats-Unis tout rôle impartial dans leur rôle de médiateur pour aboutir à une relance des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens, au point mort.

 

Source : AFP

 

 

Israël renforce le blocus sur Gaza sur fond de vives tensions

Israël a encore renforcé le blocus sur la bande de Gaza, affirmant vouloir lutter contre les cerfs-volants incendiaires lancés ces derniers mois depuis l’enclave palestinienne contrôlée par le mouvement islamiste Hamas.

 

Trois jours après la pire confrontation armée entre Israël et le Hamas depuis la guerre les ayant opposés en 2014, le ministère de la Défense israélien a suspendu jusqu’à dimanche les livraisons de fioul et de gaz via Kerem Shalom, le seul point de passage de marchandises entre Israël et ce territoire palestinien en crise humanitaire.

 

La semaine dernière, Israël avait déjà annoncé la fermeture de ce point de passage pour nombre de marchandises, le Hamas qui contrôle l’enclave palestinienne dénonçant un “crime contre l’humanité”.

Israël a aussi réduit la zone maritime ouverte aux pêcheurs de Gaza.

 

Depuis plus de dix ans, la bande de Gaza, coincée entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, est soumise à un strict blocus terrestre, maritime et aérien imposé par Israël.

Le renforcement de ce blocus intensifie la pression sur le Hamas dans un territoire où quelque 80% des deux millions d’habitants sont tributaires d’une aide, selon la Banque mondiale.

 

Rafah, l’autre point de passage des biens vers Gaza ouvrant vers l’Egypte, était aussi fermé mardi matin, a constaté un journaliste de l’AFP, sans qu’une confirmation officielle en détaille les raisons. Il était fermé de manière quasi-permanente depuis quelques années mais avait rouvert depuis mi-mai.

 

Depuis plus d’une semaine, Israël durcit sa réponse aux cerfs-volants et ballons enflammés lancés depuis Gaza, qui ont incendié plus de 2.600 hectares de terres israéliennes, selon les autorités.

 

Depuis le 30 mars, les Gazaouis manifestent régulièrement le long de la barrière qui sépare Israël de Gaza pour dénoncer le blocus et exiger le retour des réfugiés palestiniens chassés ou qui ont fui de leurs terres en 1948 lors de la création de l’Etat d’Israël. Nombre de ces réfugiés vivent depuis à Gaza.

 

Au moins 144 Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne depuis le début de ce mouvement. Aucun Israélien n’a trouvé la mort.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a rappelé que son pays considérait les cerfs-volants enflammés comme des violations du cessez-le-feu avec le Hamas.

 

Lundi, l’armée israélienne a attaqué deux positions du Hamas.

Mardi, l’armée a affirmé avoir mené un raid aérien contre “un groupe ayant lancé des ballons incendiaires dans le nord de la bande de Gaza”.

 

Pour Israël, le Hamas a la capacité de stopper les cerfs-volants.

“Rien ne se passe à Gaza sans le consentement du Hamas”, a affirmé à l’AFP Gabi Siboni, directeur de l’Institut israélien des études de sécurité nationale et ancien officier de l’armée israélienne.

 

Samedi, Israël avait mené des dizaines de raids aériens, en réponse aux projectiles incendiaires et aux manifestations le long de la barrière, tuant deux adolescents palestiniens. Environ 200 roquettes et obus avaient été tirés en réponse depuis l’enclave vers Israël. Le Hamas avait annoncé plus tard qu’un cessez-le-feu avait été conclu grâce à une médiation égyptienne.

 

Source : AFP

 

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Netanyahu demande à Poutine de faire partir les Iraniens de Syrie

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit la semaine dernière au président russe Vladimir Poutine que le président syrien Bachar al Assad n’avait rien à craindre d’Israël tout en demandant à Moscou de faire en sorte que les forces iraniennes quittent la Syrie, a dit un responsable israélien.

 

“Nous ne prendrons aucune initiative contre le régime d’Assad et vous, vous sortez les Iraniens”, a poursuivi ce responsable, citant des propos tenus par Benjamin Netanyahu à l’adresse de Vladimir Poutine lors d’une rencontre entre les deux hommes à Moscou.

 

Avec l’appui de ses alliés russes et iraniens, Bachar al Assad a réussi à inverser il y a quelques années le cours de la guerre civile qui fait rage dans le pays depuis sept ans, le régime ayant intensifié ces dernières semaines son offensive contre les enclaves encore détenues par les rebelles.

 

Source : Reuters

 

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L’Onu réclame un corridor de sécurité pour 140.000 réfugiés syriens

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a demandé vendredi à tous les belligérants du conflit syrien de permettre à 140.000 réfugiés de quitter les zones de combat du sud-ouest de la Syrie afin qu’une aide puisse leur être fournie.

 

Le HCR s’est également dit disposé à discuter avec la Syrie et la Russie de leur projet de création de centres d’accueil pour les exilés syriens qui souhaitent regagner leur patrie tout en soulignant que leur sécurité devait être garantie.

 

La guerre qui dure depuis plus de sept ans a fait un demi-million de morts, forcé 5,6 millions de personnes à fuir à l’étranger et a également fait 6,6 millions de réfugiés en Syrie.

Près de 13.000 Syriens réfugiés dans des pays voisins sont retournés en Syrie au cours du premier semestre, a déclaré le porte-parole du HCR, Andrej Mahecic.

 

Source : Reuters

 

 

Syrie : des bus s’apprêtent à évacuer des rebelles de Qouneitra

Des bus sont arrivés dans un secteur du sud-ouest syrien bordant la partie du Golan annexé par Israël en vue d’évacuer vers le nord du pays des insurgés et des civils de la province, a rapporté vendredi une ONG.

 

Cette opération est intervenue au lendemain de l’annonce d’une reddition des rebelles de la province syrienne de Qouneitra en vertu d’un accord conclu avec la Russie, alliée de Damas.

Il n’est pas encore clair combien d’insurgés et de civils seront évacués. Cette opération est prévue vendredi midi, selon une source au sein de la rébellion.

 

Dans le nord syrien, un autre accord cette semaine a conduit à l’évacuation, jeudi, de milliers d’habitants de deux localités pro régime assiégées par les insurgés.

Ces deux accords, négociés par Moscou, grand allié du régime, sont perçus comme une nouvelle victoire pour Bachar al-Assad dans la guerre qui ravage le pays depuis plus de sept ans.

 

Recourant à leur puissance de feu et à des accords de reddition, les forces progouvernementales ont capturé ce mois-ci plus de 90% de Deraa.

C’est dans cette province méridionale que les premières manifestations avaient éclaté en 2011, date du début d’une guerre qui a depuis fait plus de 350.000 morts et des millions de déplacés.

 

Après Deraa, l’aviation du régime a ensuite lourdement bombardé la province voisine de Qouneitra. Sous pression, les rebelles ont accepté de céder Qouneitra et la zone tampon aux forces du régime.

 

Source : AFP

 

 

Syrie : les deux localités pro régime assiégées entièrement évacuées

Des milliers d’habitants de deux localités pro régime dans le nord-ouest de la Syrie ont été évacués jeudi, mettant un terme à un long siège dans la guerre qui ravage le pays depuis sept ans.

 

Situés dans la province d’Idleb, Foua et Kafraya, en majorité de confession chiite, étaient les deux dernières zones assiégées de Syrie. Elles ont été encerclées pendant trois ans par des rebelles et le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham, ancienne branche d’Al-Qaïda en Syrie.

 

Ces localités sont désormais vides “après l’évacuation de 6.900 personnes -civils et combattants pro régime-“, a affirmé le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

 

Un accord conclu mardi entre la Russie, alliée du régime, et la Turquie, soutien des rebelles, prévoyait l’évacuation des civils et combattants pro régime en échange de la libération de 1.500 prisonniers détenus par Damas.

 

Selon l’OSDH, l’accord russo-turc garantirait également qu’Idleb ne subisse pas une offensive militaire du régime.

Cette province est limitrophe de la Turquie au nord-ouest, mais elle est presque totalement entourée par des territoires contrôlés par le régime.

 

Elle abrite plus de deux millions de personnes, y compris des civils syriens et des rebelles qui sont venus s’y réfugier en provenance d’autres territoires dans le cadre d’accords de reddition.

Militants et groupes de défense des droits de l’Homme ont averti que de tels transferts de population peuvent équivaloir à des déplacements forcés.

 

Déclenché en 2011, après la répression par le régime de manifestations pacifiques demandant des réformes démocratiques, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 350.000 morts et déplacé des millions de personnes.

 

Source : AFP

 

 

Syrie : le régime poursuit sa progression

Après avoir repris la quasi-totalité de la province méridionale de Deraa, les forces du régime tentent actuellement de reconquérir la région voisine de Qouneitra.

Un accord dit de “réconciliation” négocié le 6 juillet par la Russie a, de fait, entraîné une capitulation des rebelles dans la province de Deraa.

 

Dimanche, le régime a ouvert le nouveau front dans la province de Qouneitra, qui borde la ligne de démarcation sur le plateau du Golan, en majeure partie occupé et annexé par Israël.

Au moins 15 civils ont péri mardi dans des frappes, a indiqué l’OSDH.

 

Déclenché en 2011, après la répression par le régime de manifestations pacifiques demandant des réformes démocratiques, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 350.000 morts et jeté à la rue des millions de personnes.

 

Source : AFP

 

 

La justice turque refuse d’extrader un djihadiste australien

La justice turque a rejeté la demande d’extradition d’un Australien considéré comme un important recruteur de l’EI, a annoncé vendredi le ministère des Affaires étrangères à Canberra.

Neil Prakash, né à Melbourne, est soupçonné d’avoir participé à plusieurs projets d’attentats en Australie. Il est apparu dans des vidéos et des publications du mouvement djihadiste.

 

Source : Reuters

 

 

Un chef de l’opposition turque condamné pour avoir diffamé Erdogan

Le chef de file de l’opposition turque a été condamné mercredi pour avoir diffamé le président Recep Tayyip Erdogan et sa famille à propos de comptes bancaires ouverts à l’étranger, a rapporté l’agence officielle Anadolu.

 

Erdogan a toujours nié les accusations du dirigeant du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate et laïque), Kemal Kilicdaroglu. Le président, réélu il y a trois semaines, avait déclaré en novembre dernier que sa famille n’avait jamais “dépensé un centime à l’étranger” et avait promis que Kemal Kilicdaroglu “allait le payer”.

 

Déjà condamné à verser des sommes pour préjudice moral dans plusieurs procès, Kemal Kilicdaroglu a été condamné mercredi à payer 359.000 livres turques (64.000 euros) au président ainsi qu’à ses proches.

 

Les autorités ont ouvert parallèlement une enquête contre Kilicdaroglu après qu’il a publié une caricature sur les réseaux sociaux dans lequel Erdogan était représenté sous les traits de plusieurs animaux.

 

En Turquie, tout personne qui insulte le président encourt une peine pouvant aller jusqu’à quatre ans de prison. Les avocats d’Erdogan ont déjà engagé 1.800 actions en justice pour de telles accusations.

 

Source : Reuters

 

 

La Turquie maintient en détention le pasteur américain Brunson

Un tribunal turc a ordonné mercredi le maintien en détention préventive du pasteur américain Andrew Brunson, jugé pour “terrorisme” dans une affaire qui empoisonne les rapports entre Ankara et Washington.

Le procès a par ailleurs été renvoyé au 12 octobre.

 

Le procès du pasteur, détenu depuis octobre 2016 sous l’accusation d’activités “terroristes” et d'”espionnage”, a contribué à tendre des rapports déjà houleux depuis plus de deux ans entre la Turquie et les Etats-Unis.

Le pasteur Brunson risque jusqu’à 35 ans de prison.

 

  1. Brunson dirigeait avant son arrestation une petite église protestante à Izmir.

Les autorités turques l’accusent d’avoir agi pour le compte du réseau du prédicateur Fethullah Gülen auquel Ankara impute le putsch manqué de juillet 2016, mais aussi pour le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

 

Ces deux organisations sont considérées comme terroristes par la Turquie.

Installé en Turquie depuis une vingtaine d’années, Brunson est aussi accusé d’espionnage à des fins politiques ou militaires.

 

Les relations entre Washington et Ankara étaient déjà houleuses, notamment au sujet du soutien américain à une milice kurde syrienne et le refus américain d’extrader M. Gülen, installé aux Etats-Unis. En septembre, M. Erdogan avait ainsi évoqué l’idée d’échanger le pasteur Brunson contre le prédicateur Gülen, une hypothèse balayée par Washington.

 

Source : AFP

 

 

Turquie : un journaliste de Cumhuriyet acquitté

Un tribunal turc a acquitté lundi un journaliste du quotidien d’opposition Cumhuriyet qui était accusé d’espionnage pour un article sur des livraisons supposées d’armes à des factions en Syrie, selon les médias.

Gül avait été condamné en 2016 à cinq ans de prison pour “espionnage” après la publication en 2014 par le journal d’une enquête affirmant que des camions chargés d’armes affrétés par les services secrets avaient été interceptés à la frontière syrienne.

 

Mais la Cour de cassation de Turquie avait annulé en mars cette condamnation, estimant qu’il n’y avait pas assez d’éléments pour étayer les accusations. Elle avait recommandé de l’acquitter.

Gül était jugé dans cette affaire avec le rédacteur en chef de Cumhuriyet de l’époque, le journaliste Can Dündar, qui réside désormais en Allemagne.

 

Ce dernier n’a pas été acquitté par le tribunal d’Istanbul et son procès continue.

En mars, la Cour de cassation avait également cassé sa première condamnation à cinq ans et 10 mois de prison, mais cette fois pour demander une aggravation de sa peine.

 

La publication de l’enquête par Cumhuriyet en 2014 avait suscité l’ire de l’actuel président Recep Tayyip Erdogan qui avait promis que le journal “paierait le prix fort”.

Ce quotidien d’opposition, l’un des doyens de la presse turque, a été confronté à de nombreuses difficultés judiciaires ces dernières années.

 

Les ONG de défense de la liberté de la presse dénoncent régulièrement l’érosion de cette liberté en Turquie, en particulier depuis la tentative de putsch de 2016 qui a été suivie de l’arrestation de journalistes et de la fermeture de médias.

La Turquie occupe la 157e place sur 180 au classement de la liberté de la presse établi par RSF.

 

Source : AFP

 

 

Turquie : prison à vie pour des dizaines de militaires impliqués dans le putsch manqué

Un tribunal turc a condamné le 12 juillet à la prison à vie plusieurs dizaines de militaires reconnus coupables d’avoir pris part à des affrontements meurtriers sur l’un des principaux ponts d’Istanbul dans la nuit du putsch manqué en 2016.

 

Selon l’agence de presse étatique Anadolu, 72 personnes, dont un lieutenant-colonel, ont été reconnues coupables de “tentative de renversement de l’ordre constitutionnel” et condamnées à des peines de prison à perpétuité.

 

Par ailleurs, 27 accusés ont été condamnés à plus de 15 ans de prison pour “complicité de tentative de renversement de l’ordre constitutionnel”.

Ce procès fait partie des centaines de procédures judiciaires ouvertes à travers le pays après la tentative de coup d’Etat du 15 au 16 juillet 2016 mise en échec par le président Erdogan.

 

Dans la nuit du 15 au 16 juillet, plusieurs dizaines de militaires appuyés par des chars avaient pris le contrôle du pont du Bosphore pendant plusieurs heures, mitraillant des civils qui marchaient sur eux pour protester.

 

Parmi les civils tués lors de ces violences figurent un proche de M. Erdogan, le communicant Erol Olçok, ainsi que le fils adolescent de ce dernier.

Ankara impute la tentative de putsch au prédicateur Fethullah Gülen. Ce dernier, qui réside aux Etats-Unis depuis une vingtaine d’années, nie toute implication.

 

Les autorités turques ont lancé des purges d’une ampleur sans précédent contre ses partisans présumés, mais aussi des opposants pro-kurdes et des journalistes critiques.

Depuis le putsch manqué, quelque 77.000 personnes ont été incarcérées et plus de 150.000 limogées ou suspendues

 

Source : AFP

 

 

Turquie : Erdogan, doté de pouvoirs renforcés, nomme son gendre aux Finances

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a entamé un nouveau mandat de cinq ans avec des pouvoirs renforcés, et dévoilé un gouvernement resserré au sein duquel il a confié à son gendre le poste clé des Finances.

 

Au pouvoir depuis 2003, d’abord comme Premier ministre puis président, M. Erdogan a été réélu le 24 juin, remportant l’élection présidentielle dès le premier tour avec 52,6% des voix, loin devant ses concurrents.

 

Il inaugurr une nouvelle ère dans l’histoire moderne de la Turquie avec le passage au système présidentiel, aux termes d’une révision constitutionnelle adoptée par référendum avec une marge étroite en avril 2017.

 

Il a dévoilé un nouveau cabinet de 16 ministres (contre 26 avant), dont le plus en vue est son gendre Berat Albayrak, qui s’est vu confier le portefeuille clé des Finances.

Marié à la fille aînée de M. Erdogan, Esra, M. Albayrak, 40 ans, qui occupait depuis 2015 le poste de ministre de l’Energie, a connu ces dernières années une irrésistible ascension.

 

Sa nomination aux Finances survient dans un contexte économique difficile avec une inflation élevée, une forte dévaluation de la monnaie et un important déficit des comptes courants, en dépit d’une croissance solide.

 

L’accession de M. Erdogan à cette “hyperprésidence” intervient près de deux ans après une tentative de coup d’Etat, le 15 juillet 2016, menée par des militaires factieux et suivie de vastes purges notamment au sein des forces armées, de la police et des administrations, avec l’arrestation ou le limogeage de dizaines de milliers de personnes.

 

La dernière vague de purges a touché plus de 18.000 personnes, en majorité des soldats et des policiers, qui ont été limogées par un décret-loi présenté comme le dernier sous l’état d’urgence instauré au lendemain du putsch manqué.

 

Dans le nouveau système, le poste de Premier ministre a été supprimé, et le chef de l’Etat détient désormais l’ensemble du pouvoir exécutif et pourra promulguer des décrets.

Il nommera également 6 des 13 membres du Conseil des juges et procureurs (HSK), chargé de désigner et destituer le personnel du système judiciaire.

 

“L’essentiel des pouvoirs sera concentré entre ses mains”, estime Marc Pierini, chercheur à l’institut Carnegie Europe. Lors des législatives, le parti islamo-conservateur de M. Erdogan, l’AKP, a obtenu 295 sièges sur 600 et ne contrôle le Parlement que grâce à son alliance avec les ultranationalistes du MHP, qui comptent 49 élus.

 

De nombreux experts craignent que cette alliance conduise à un durcissement de la politique menée par M. Erdogan, notamment sur la question kurde.

 

Source : AFP

 

 

L’Iran a construit une usine de moteurs de centrifugeuses

L’Iran a construit une nouvelle usine capable de produire 60 moteurs de centrifugeuses IR6 par jour, a annoncé mercredi le chef de l’Organisation de l’énergie atomique iranienne (OEAI), Ali Akbar Salehi.

 

Le guide suprême de la révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, avait annoncé il y a un mois avoir donné l’ordre aux autorités iraniennes concernées de se préparer à renforcer leur capacité d’enrichissement de l’uranium dans l’hypothèse d’un effondrement de l’accord sur le nucléaire conclu en 2015 après la décision de Donald Trump d’en retirer les Etats-Unis.

 

Les autres pays signataires de l’accord de Vienne (Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne) tentent de sauver ce qu’ils considèrent comme le meilleur moyen d’empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique mais ils n’ont pas trouvé jusqu’à présent le moyen de compenser le rétablissement des sanctions économiques américaines.

 

L’Iran s’est dit prêt de son côté à relancer ses activités d’enrichissement de l’uranium, tout en assurant, comme il le fait depuis le début, qu’il a pour seul objectif de produire de l’électricité et non de développer une arme nucléaire.

 

Source : Reuters

 

 

Sanctions : procédure iranienne contre les Etats-Unis devant la CIJ

L’Iran a engagé une procédure contre les Etats-Unis auprès de la CIJ, en estimant que la décision de Washington d’instaurer des sanctions contre Téhéran après avoir dénoncé un accord sur le nucléaire violait un traité d’amitié conclu en 1955 entre les deux pays, a déclaré mardi la Cour internationale de justice.

 

Le président Donald Trump a retiré en mai les Etats-Unis de l’accord de juillet 2015 sur le nucléaire iranien et décidé dans le même temps d’imposer de lourdes sanctions contre Téhéran.

La CIJ est le tribunal des Nations unies chargé de résoudre les contentieux internationaux.

Téhéran demande à la CIJ d’ordonner aux Etats-Unis de lever provisoirement leurs sanctions.

 

Source : Reuters

 

 

Iran : Washington rejette les requêtes européennes d’un revers de main

Les États-Unis ont rejeté d’un revers de main les demandes européennes de ne pas sanctionner les entreprises présentes en Iran, appelant à ne pas encourager le commerce avec Téhéran, a-t-on appris mardi de sources européennes.

 

“Les Américains n’ont répondu favorablement à aucune des requêtes formulées dans la lettre” adressée le 4 juin par la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, les trois pays européens signataires de l’accord nucléaire avec l’Iran en 2015, après l’annonce du retrait de Washington, a indiqué à l’AFP une source du ministère français de l’Economie.

 

Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin et le chef de la diplomatie américain Mike Pompeo ont répondu par écrit aux trois pays qu’ils n’accordaient notamment aucune exemption aux entreprises ayant lancé ou conclu des contrats avec l’Iran après la date de l’entrée en vigueur de l’accord nucléaire le 16 janvier 2016.

 

  1. Mnuchin et Pompeo ont également jugé que la Banque centrale iranienne “n’était pas légitime”, exigeant que “les banques et les Banques centrales européennes n’entretiennent aucun lien avec elle”. Un message implicite après l’amende de près de 9 milliards de dollars infligée en 2014 par Washington à la banque française BNP Paribas pour avoir contourné des embargos.

 

De son côté, Téhéran a haussé le ton et s’est dit prêt à porter ses activités d’enrichissement de l’uranium à un niveau plus élevé si les négociations avec les Européens pour sauver l’accord sur le nucléaire iranien échouent.

 

L’Iran a aussi annoncé avoir déposé une plainte contre les États-Unis devant la Cour internationale de justice (CIJ) à cause de la réimposition des sanctions économiques américaines.

 

La veille, les Européens avaient rejeté la demande des États-Unis d’isoler économiquement l’Iran et ont adopté un instrument juridique (loi de blocage) pour protéger les entreprises européennes présentes dans ce pays contre les sanctions américaines.

 

La loi de blocage européenne entrera en application le 6 août, date du premier volet des sanctions américaines. Le second volet entrera en vigueur le 4 novembre, pendant les élections à mi-mandat aux États-Unis.

 

Le président américain Donald Trump a annoncé le 8 mai le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire signé en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances internationales.

Cet accord, conclu au terme de deux ans de négociations avait permis la levée des sanctions en contrepartie de l’engagement pris par l’Iran de ne pas se doter de l’arme nucléaire.

 

Source : AFP

 

 

Iran : les USA envisagent des aménagements dans les sanctions

Les Etats-Unis ne souhaitent pas que le rétablissement de sanctions économiques contre l’Iran perturbe les marchés pétroliers et envisagent des dérogations pour laisser le temps à certains pays de réduire leurs importations de brut iranien, a déclaré le secrétaire américain au Trésor.

 

L’administration américaine fait pression sur certains pays pour qu’ils cessent leurs importations de pétrole iranien depuis le mois de novembre lorsque Donald Trump a décidé de se retirer de l’accord sur le programme nucléaire iranien conclu en juillet 2015.

 

Mnuchin a rappelé que les Etats-Unis attendaient de leurs alliés qu’ils appliquent les sanctions rétablies contre l’Iran mais qu’ils “restaient à l’écoute s’il y avait des situations particulières”.

Le ministre français des Finances Bruno Le Maire a indiqué que Washington avait refusé une demande de la France de dérogation pour ses entreprises opérant en Iran.

 

Source : Reuters

 

 

Iran : Khamenei réclame l’union nationale devant les sanctions US

Le Guide suprême de la Révolution Ali Khamenei a exhorté dimanche l’ensemble des corps constitués iraniens à s’unir derrière le gouvernement pour combattre les sanctions économiques que les Etats-Unis s’apprêtent à rétablir.

 

Les conservateurs les plus radicaux sont aussi les plus hostiles au gouvernement réformateur emmené par le président Hassan Rohani et ils contrôlent certains des principaux levier du pouvoir, dont la presse d’Etat.

 

“Je crois fermement que si le gouvernement prend les mesures nécessaires, il sera en mesure de surmonter les problèmes et de déjouer la conspiration américaine”, a déclaré l’ayatollah.

 

Source : Reuters

 

 

Berlin étudie une requête de Téhéran sur un transfert de 300 millions d’euros

Les autorités allemandes examinent une requête de Téhéran relative à un transfert de 300 millions d’euros vers l’Iran, a déclaré une porte-parole du ministère allemand des Finances.

“C’est en cours d’examen”, a-t-elle dit lors d’une conférence de presse, confirmant une information rapportée en premier lieu par Bild, citant des hauts fonctionnaires allemands.

 

L’Iran veut retirer les fonds de l’Europäisch-Iranische Handelsbank (eihbank) car il craint de se retrouver à court de fonds lorsque les sanctions américaines contre son secteur financier entreront en vigueur, écrit le quotidien allemand.

 

Les Etats-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions contre l’Iran, appelant à un embargo généralisé du pétrole iranien d’ici novembre et conseillent aux firmes étrangères d’arrêter de faire des affaires avec l’Iran faute de quoi elles risquent de se retrouver sur liste noire.

 

Les services de renseignement américains et israéliens craignent que ces fonds n’aillent financer des groupes armés au Proche-Orient mais, selon des hauts fonctionnaires allemands, rien ne permet de le penser, selon Bild.

 

Source : Reuters

 

 

Dans le sud irakien, les contestataires veulent régler de vieux comptes

Le mouvement de contestation qui secoue le sud de l’Irak est le résultat d’années de colère contre la corruption et le chômage, jusqu’alors mise sous le boisseau du fait de l’effort de guerre contre les jihadistes, estiment les experts.

 

Six mois après l’annonce de la “victoire” sur le groupe jihadiste Etat islamique (EI), le mécontentement populaire refait surface contre la classe dirigeante qui peine à former un nouveau gouvernement après les élections de mai.

 

Des échecs qui ont un réel impact sur la vie quotidienne de 38 millions d’Irakiens forcés de composer avec une pénurie chronique d’électricité, des ressources en eau qui s’assèchent, des services publics absents et un chômage endémique. Sans compter les accusations de corruption.

 

Ce sont ces mots d’ordre qui résonnent depuis plus d’une semaine dans les manifestations parties de la ville portuaire de Bassora (sud), zone la plus riche en pétrole d’Irak, avant de gagner l’ensemble du sud. Néanmoins, le mouvement semble aujourd’hui s’essouffler.

 

Les autorités, déjà secouées par une abstention record aux législatives de mai, ont certes assuré le droit de manifester pacifiquement, mais elles ont dénoncé des “vandales” et envoyé les forces de l’ordre au-devant des manifestants qui ont brûlé les locaux de partis et saccagé des bâtiments publics.

 

Huit personnes ont péri, abattues par les balles de tireurs non identifiés. Des forces de l’ordre ont tiré en l’air à balles réelles, selon des correspondants de l’AFP. En outre, selon les autorités, plus de 260 membres des forces de l’ordre ont été blessés.

Des ordres d’arrestations ont été lancés contre des dizaines de militants.

 

Chaque été -dans un pays où le thermomètre tutoie aisément les 50 degrés-, les pénuries d’eau et d’électricité déclenchent des crises.

Les promesses faites à Bassora -trois milliards de dollars d’allocation, investissements dans l’habitat et les écoles- sont loin de convaincre les manifestants.

 

Sur internet, déclarations et communiqués d’appel à la sédition se sont multipliés. Mais la mobilisation en ligne a connu un brutal coup d’arrêt. L’internet a été coupé avant d’être rétabli lundi, mais il ne donne toujours pas accès aux réseaux sociaux.

 

Source : AFP

 

 

La Chine promet 20 milliards de dollars de prêts aux pays arabes

La Chine va accorder aux pays arabes des prêts à hauteur de 20 milliards de dollars pour assurer leur développement économique, a promis la semaine dernière le président Xi Jinping, à l’heure où Pékin renforce son influence au Moyen-Orient et en Afrique.

 

L’argent sera affecté à des “projets générateurs d’emplois et qui auront un impact social positif dans les pays arabes ayant des besoins de reconstruction”, a souligné M. Xi, sans fournir de précisions.

 

Depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping fin 2012, la Chine tente de renforcer son influence au Moyen-Orient et en Afrique. Sur le dossier syrien, elle a ainsi accueilli des délégations de haut rang, du gouvernement comme de l’opposition. Elle a également choisi Djibouti, pays membre de la Ligue arabe, pour construire sa première base militaire à l’étranger.

 

Pékin a par ailleurs accordé ces dernières années de larges prêts à des pays arabes, africains ou asiatiques. Des experts ont cependant mis en garde ces nations sur leur capacité à rembourser leur dette.

 

Xi Jinping a lancé un grand programme économique international nommé les “Nouvelles routes de la soie”. Il vise à faire revivre la route commerciale historique en construisant des infrastructures et en renforçant la connectivité entre Asie, Europe, Moyen-Orient et Afrique.

 

La position géographique des pays arabes en fait des “partenaires naturels” de la Chine, a assuré M. Xi. Les “Nouvelles routes de la soie” ont déjà permis le financement de ports, de routes et de voies ferrées. Elles suscitent l’intérêt de nombreux pays, mais aussi les craintes de certains autres, inquiets du renforcement de l’influence chinoise.

 

Source : AFP

 

 

Un membre des forces de l’ordre et un Bangladais tués en Arabie saoudite

Un membre des services de sécurité saoudiens et un ressortissant bangladais ont été tués début juillet dans l’attaque d’un poste de contrôle à Bouraïdah, ville de la province de Qassim située au nord Riyad, rapportait l’agence de presse officielle SPA. “3 terroristes ont ouvert le feu sur le poste de contrôle (…) Les forces de sécurité ont riposté, tuant 2 terroristes et blessant le 3è”.

 

La province de Qassim, haut lieu du wahhabisme, est l’une des régions les plus conservatrices du pays. Selon certains observateurs, beaucoup de jeunes hommes de la région ont rejoint les rangs d’Al Qaïda au Yémen ou ceux de mouvements armés irakiens.

 

Source : Reuters

 

 

 

 

 

L’Assemblée générale de l’ONU finalise le premier Pacte mondial pour les migrations

L’Assemblée générale des Nations Unies a finalisé le 13 juillet le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.

Les Etats membres de l’ONU se sont mis d’accord sur le texte du Pacte qui doit être formellement approuvé les 10 et 11 décembre lors d’une conférence intergouvernementale.

 

C’est la première fois que les États membres des Nations Unies négocient un accord couvrant toutes les dimensions des migrations internationales d’une manière globale.

Pour le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, le Pacte reconnaît que chaque individu a le droit à la sécurité, la dignité et la protection.

 

Pour l’Agence des Nations Unies pour les migrations (OIM), le Pacte représente une étape importante en vue d’améliorer la coopération internationale en matière de migrations.Le Pa cte mondial est l’aboutissement de 18 mois de discussions entre les États membres de l’ONU et des acteurs tels que des élus locaux, des représentants de la société civile et les migrants.

 

L’accord constitue désormais une base pour améliorer la gouvernance et la compréhension internationale de la migration, pour relever les défis associés à la migration aujourd’hui, et pour renforcer la contribution des migrants et des migrations au développement durable.

 

Source : ONU

 

 

Tripoli rejette le plan de l’UE de centres pour migrants en Libye

La Libye rejette le plan de l’Union européenne d’implanter des centres pour migrants sur son territoire afin de les empêcher d’atteindre l’Europe, et ne se laissera pas influencer par les incitations financières qu’on lui ferait miroiter, déclare le Premier ministre libyen, Fayez al Sarraj.

 

L’Italie a proposé au mois de juin la mise en place de centres d’accueil et d’identification pour migrants, en Libye même, afin de surmonter les divisions entre Etats européens sur la façon de faire face à l’afflux de migrants.

 

Selon l’OIM (Organisation internationale pour les migrations), près de 51.800 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe par la mer à la date du 18 juillet, depuis le début de l’année. L’an dernier, à la même période, 110.000 migrants avaient atteint l’Europe et en 2016, le chiffre était de 245.000.

 

Source : Reuters

 

 

L’Algérie expulse près de 400 migrants africains vers le Niger

Quelque 400 migrants africains qui s’efforçaient de rejoindre l’Europe ont été expulsés vers le Niger par les autorités algériennes, ont annoncé dimanche l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et les autorités nigériennes.

 

Source : Reuters

 

 

En Italie, le malaise des garde-côtes face à la très populaire fermeté anti-migrants

La fermeté affichée par le gouvernement populiste italien face aux flux de migrants depuis la Libye, très populaire dans la péninsule, provoque un malaise qui commence à percer, malgré la réserve militaire, au sein des garde-côtes italiens.

 

Ces dernières années, ils ont coordonné le sauvetage de centaines de milliers de personnes au large de la Libye, en arrachant eux-mêmes de l’eau une grande partie. Mais depuis juin, ils doivent renvoyer vers Tripoli la plupart des appels à l’aide et des signalements d’embarcations en détresse.

 

La semaine dernière, un amiral des garde-côtes, sous couvert d’anonymat, s’est insurgé contre cette politique dans un entretien au quotidien Il Sole 24 Ore, rappelant que selon la justice italienne, la Libye ne constituait pas le “lieu sûr” exigé par la convention de Hambourg pour débarquer des personnes secourues.

 

Il a aussi dénoncé l’absence de décret ou d’acte officiel motivé sur la politique de fermeture des ports, qui a laissé les capitaineries démunies face aux différents navires, commerciaux ou militaires, étrangers ou italiens, restés bloqués au large souvent plusieurs jours avant d’être autorisés à débarquer des migrants secourus souvent sur leur instruction.

 

La priorité au secours s’est manifestée le 13 juillet, lorsque les garde-côtes italiens envoyés surveiller de loin 450 migrants entassés sur une barque de pêche ont commencé à les secourir alors qu’à Rome, le gouvernement leur demandait d’attendre que Malte s’en charge.

 

Si l’écrasante majorité des quelque 13.000 garde-côtes italiens œuvrent avant tout le long des 8.000 kilomètres de côtes du pays, l’institution est fière de rappeler que plus de 2.000 d’entre eux se sont relayés ces dernières années sur les navires et vedettes intervenant au large de la Libye.

 

Mais désormais, “le climat n’est pas des meilleurs au sein du corps des garde-côtes”, a résumé Sergio Scandura, journaliste de Radio Radicale. Le mois de juin a été le plus meurtrier de ces dernières années avec 564 victimes recensées par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), alors que les départs sont en chute libre.

 

Malgré tout, la fermeté affichée par Rome sous l’impulsion de M. Salvini, est très populaire en Italie.

Les voix dissonantes restent rares… et souvent catholiques.

 

Source : AFP

 

Onu : La Hongrie rejette le Pacte sur la migration, “danger pour le monde”

Le Pacte mondial sur la migration, qui doit être entériné en décembre prochain sous les auspices des Nations unies, est “une menace pour le monde” et la Hongrie ne peut que le dénoncer, a déclaré mercredi le ministre hongrois des Affaires étrangères. La Hongrie ne sera pas présente à la réunion de Marrakech en décembre, où ce pacte doit être adopté.

 

Vendredi dernier, 192 Etats membres des Nations unies – sans les Etats-Unis qui se sont retirés des négociations en décembre 2017 – ont entériné la notion de ce pacte “pour une migration sûre, ordonnée et régulée”.

 

Source : Reuters

 

 

Migrants : Bruxelles saisit la Cour de justice de l’UE contre la Hongrie

La Commission européenne a décidé jeudi de former un recours contre la Hongrie devant la Cour de justice de l’Union européenne pour non-conformité de sa législation en matière d’asile et de retour avec le droit de l’UE.

 

L’exécutif européen a également envoyé une lettre de mise en demeure à la Hongrie concernant une nouvelle législation hongroise qui érige en infractions pénales les activités de soutien aux demandes d’asile et de séjour.

 

La Commission avait déjà formé un recours contre la Hongrie devant la justice européenne en décembre 2017 au sujet de ses lois relatives au financement étranger d’universités et d’organisations non gouvernementales (ONG).

 

Source : Reuters

 

 

Migrants : la Bosnie refuse de devenir la sentinelle de l’Europe

La Bosnie refuse de devenir la sentinelle de l’Union européenne, qui ferme ses frontières aux milliers de migrants bloqués sur son territoire.

Le ministre de la Sécurité de ce pays pauvre et fragile Dragan Mektic, a du mal à cacher son agacement face à Bruxelles.

 

“Nous ne pouvons pas transformer la Bosnie en “hotspot”. Nous pouvons être uniquement un territoire de transit”, a-t-il averti lors d’une visite la semaine dernière à Bihac (ouest).

La majorité des migrants bloqués en Bosnie se regroupent dans cette commune de 65.000 habitants, proche de la Croatie, pays membre de l’UE.

 

Le ministre a récemment regretté le refus de Bruxelles de financer un centre d’accueil dans une autre commune de l’ouest bosnien, Velika Kladusa. Selon lui, l’UE le juge trop proche de sa frontière et souhaite des centres plus éloignés, comme celui prévu près de Sarajevo.

 

Le Premier ministre Denis Zvizdic a lui mis en garde contre tout projet “de l’Union européenne, notamment de la Croatie”, de faire de la Bosnie “une impasse pour les migrants”.

Ceux-ci “pourront entrer en Bosnie proportionnellement au nombre de sorties dans la direction de l’Europe”, a-t-il encore prévenu.

 

Selon le ministère de la Sécurité, plus de 7.700 migrants ont été enregistrés en Bosnie depuis le début de l’année. Plus de 3.000 seraient toujours dans le pays, la majorité à Bihac.

Dans cette ville, 800 à 900 déjeuners sont servis chaque jour dans la cité universitaire, selon le responsable local de la Croix Rouge Selam Midzic.

 

Le bâtiment étant désormais trop petit, des tentes sont plantées dans un bosquet proche. D’autres squats sont apparus. “Le nombre de migrants augmente chaque jour”, dit Selam Midzic.

Le maire, Suhret Fazlic, accuse le gouvernement de l’abandonner.

 

La question s’est invitée dans la campagne des élections générales d’octobre, dans un pays divisé aux institutions fragiles. Le chef politique des Serbes de Bosnie, Milorad Dodik, a plusieurs fois prévenu que son entité n’accueillerait pas de migrants.

 

Il a même accusé des dirigeants Bosniaques (musulmans) de vouloir modifier l’équilibre démographique du pays en y faisant venir 150.000 migrants pour la plupart musulmans.

La Bosnie est peuplée pour moitié de Bosniaques musulmans, pour un tiers de Serbes orthodoxes et pour environ 15% de Croates catholiques.

 

Source : AFP

 

 

Migrants : Bruxelles appelle à des solutions “durables” pour les débarquements

La Commission européenne a appelé lundi à trouver une solution rapide et durable aux débarquements de migrants après le partage imposé par l’Italie pour accepter d’ouvrir un port à des navires transportant des centaines de personnes secourues en mer.

 

Quelque 450 migrants transbordés sur deux navires militaires après voir été assistés en mer ont pu débarquer en Sicile lors du week-end. Rome, après avoir demandé vendredi sans succès à Malte de les accueillir, a ensuite exigé un partage de leur accueil avec d’autres pays avant de donner son feu vert à leur débarquement.

 

Lors de ce sommet sous tension fin juin à Bruxelles, les dirigeants des 28 avaient notamment convenu de réfléchir à des “plateformes régionales de débarquement” dans des pays tiers pour les migrants secourus dans les eaux internationales.

 

Sur le territoire de l’UE, ils ont estimé qu’il fallait créer des “centres contrôlés” pour y transférer les personnes secourues, d’où elles seraient prises en charge “sur la base d’un effort partagé” entre Etats membres, “uniquement sur une base volontaire” de leur part.

 

Mais les pays de l’UE doivent désormais s’entendre sur les modalités pratiques de ces projets encore flous. La Commission européenne va faire des propositions “dans les prochaines semaines” concernant “les centres contrôlés dans l’UE et la coopération entre Etats membres de l’UE en matière de recherche et de sauvetage”, a indiqué lundi une porte-parole.

 

L’Italie réclame depuis des années une plus grande solidarité des autres pays de l’UE dans la gestion des arrivées de migrants sur ses côtes. En poste depuis le 1er juin, le ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini (extrême droite) a décidé d’interdire l’accès aux ports italiens aux ONG qui portent secours aux migrants en Méditerranée.

 

Source : AFP

 

 

Migrations : 2.500 mineurs non accompagnés en Grèce en “situation périlleuse”

Environ 2.500 mineurs migrants non accompagnés, soit les 2/3 de ceux actuellement dans le pays, ne bénéficient pas de structure d’hébergement et se trouvent dans une situation “périlleuse”, s’est alarmée le 12 juillet l’organisation non gouvernementale Metadrasi.

 

La plus grande part des mineurs non protégés sont des Pakistanais.

Au total 28 structures d’hébergement de mineurs non accompagnés existent actuellement en Grèce, d’une capacité de 1.115 places.

 

Même pour ceux jugés éligibles au regroupement familial dans d’autres pays de l’UE, la situation devient plus difficile, du fait des crispations européennes sur l’accueil des réfugiés, a relevé la responsable du Service d’asile sur ce dossier, Dionysia Papailiou.

“Depuis un an, nous avons de plus en plus de rejets”

 

Source : AFP

 

 

Une lame de fond xénophobe traverse la Corée du Sud avec l’arrivée de Yéménites

Depuis l’arrivée de quelques centaines de demandeurs d’asile yéménites, la Corée du Sud, société ethniquement homogène, vit une vague inédite de xénophobie, comme en écho aux sentiments anti-migrants qui balayent l’Europe et ont contribué à propulser Donald Trump à la Maison Blanche.

 

En 2017, l’ONU a comptabilisé un nombre record de 68,5 millions de réfugiés et de déplacés internes ayant fui les conflits et la persécution dans le monde.

Mais quand quelque 550 Yéménites sont arrivés en Corée du Sud, sur plusieurs mois, les réactions d’hostilité n’ont pas tardé.

“Le gouvernement est fou ? Ce sont des musulmans qui vont violer nos filles !” : le commentaire figure parmi les plus populaires sur Naver, premier portail sud-coréen, aimé des milliers de fois.

 

Des centaines de personnes ont manifesté le mois dernier à Séoul pour demander aux autorités “de virer les faux réfugiés”.

Près de 700.000 habitants, un record, ont signé une pétition pour demander un durcissement de la loi sur les réfugiés, déjà considérée comme l’une des plus strictes du monde.

 

Le concept d’asile est largement étranger à la Corée du Sud, où seuls 4% des 50 millions d’habitants viennent d’ailleurs, la plupart de Chine et du Sud-Est asiatique.

Ils font face à des discriminations généralisées.

 

Les Yéménites sont arrivés à la faveur d’une règlementation à visée touristique dispensant de visas les personnes se rendant sur l’île méridionale de Jeju. Au vu de la tempête de protestation, cette exception a été supprimée depuis.

 

Source : AFP

 

 

Le HCR exhorte l’Australie à mettre fin à la séparation des familles de réfugiés

Selon le HCR, la politique australienne a conduit à la séparation de familles de réfugiés depuis 2013. Les demandeurs d’asile qui arrivent en Australie par voie maritime se sont vus interdire par la loi de présenter une demande de visa australien. Ils ont ainsi été empêchés de rejoindre leurs proches en Australie, y compris leurs conjoints, parents et enfants.

 

Le HCR a connaissance de plusieurs pères actuellement détenus dans le cadre du « traitement offshore » australien à Nauru, dont les conjointes ont été transférées en Australie pour des raisons médicales, notamment pour accoucher.

 

Le gouvernement australien a refusé de les autoriser à se réunir en Australie, bien que ni Nauru ni la Papouasie-Nouvelle-Guinée ne soient considérés comme des lieux d’établissement appropriés pour la grande majorité des réfugiés.

 

Dans plus d’un cas, des enfants sont également restés à Nauru, séparés d’un parent adulte envoyé en Australie pour y recevoir des soins médicaux. « Cela a eu un effet particulièrement dévastateur sur la détérioration de leur santé mentale », a alerté le porte-parole du HCR.

 

Depuis janvier 2014, Canberra a accordé la plus faible priorité de traitement aux demandeurs de visa familial parrainés par des membres de leurs familles qui sont devenus des résidents permanents australiens après être arrivés en Australie par voie maritime.

 

Cette situation a empêché le regroupement familial de centaines de résidents permanents australiens avec leurs conjoints, leurs enfants et d’autres proches parents vivant à l’étranger.

 

Le HCR rappelle que l’unité familiale est un droit de l’homme fondamental, consacré par la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Convention relative aux droits de l’enfant et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (auxquels l’Australie est partie).

 

En vertu de la Convention relative aux droits de l’enfant, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale dans toute décision prise ou toute mesure prise qui les concerne, souligne l’agence onusienne.

 

Source : ONU

 

 

 

 

 

 

Soudan du Sud : la signature d’un accord sur le partage du pouvoir reportée

La signature d’un accord “préliminaire” de partage du pouvoir entre le gouvernement et les rebelles du Soudan du Sud, qui était prévue jeudi à Khartoum, a été reportée à la suite de divergences entre les deux belligérants.

 

Les deux parties, enfoncées dans une guerre civile depuis cinq ans, devaient signer jeudi un accord préliminaire de partage du pouvoir qui doit être suivi d’un accord définitif le 26 juillet, selon les autorités de Khartoum qui parrainent depuis juin des pourparlers de paix.

 

Le Soudan du Sud s’est enfoncé dans une guerre civile fin 2013 quand le président sud soudanais Salva Kiir a accusé son vice-président Riek Machar de fomenter un coup d’Etat. Cette guerre civile dans le plus jeune pays du monde, indépendant du Soudan depuis 2011, a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés.

 

  1. Kiir et Machar sont déjà convenus d’instaurer un cessez-le-feu permanent et de retirer leurs troupes des zones urbaines.

Lors de pourparlers le 7 juillet à Kampala, en Ouganda, ils ont également accepté un accord de partage du pouvoir qui doit voir Riek Machar retrouver la vice-présidence.

 

L’ONU a imposé le 13 juillet un embargo sur les armes au Soudan du Sud, alors que les tractations diplomatiques n’ont pas, en près de cinq ans de conflit, réussi à mettre un terme à la guerre civile.

 

Source : AFP

 

 

L’Érythrée éloigne ses troupes de sa frontière avec l’Ethiopie

L’Érythrée a éloigné ses troupes de la frontière que le pays partage avec l’Ethiopie, une étape de plus vers la normalisation des relations entre les deux pays.

Plus tôt jeudi, l’Ethiopie a désigné son premier ambassadeur en Érythrée depuis deux décennies, une semaine après la fin officielle de l’état de guerre entre les deux pays.

 

La désignation de cet ambassadeur cimente les efforts de paix du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed et du président érythréen Isaias Afwerki, qui ont signé le 9 juillet à Asmara une “déclaration conjointe de paix et d’amitié”, marquant la fin de vingt années d’état de guerre entre les deux pays.

 

Les premiers vols commerciaux entre l’Ethiopie et l’Érythrée depuis 20 ans ont décollé mercredi matin et l’Érythrée a rouvert son ambassade en Éthiopie lundi.

 

Jadis province de l’Ethiopie, l’Erythrée a fait sécession en 1993 après une trentaine d’années de guerre. Un conflit territorial sur la frontière a suivi la déclaration d’indépendance, débouchant sur un conflit qui fit quelque 80.000 morts en 1998-2000 et a été prolongé par une longue période d’hostilité qui vient tout juste de s’achever.

 

Le mois dernier, le nouveau Premier ministre éthiopien, le réformateur Abiy Ahmed, avait créé la surprise en déclarant accepter un règlement du conflit frontalier datant de 2002. Il y a deux semaines, il s’est rendu en visite officielle à Asmara où il a signé avec le président érythréen Issaias Afeworki une déclaration mettant officiellement fin à vingt ans d’état de guerre.

 

Décrit comme “un homme très pressé”, M. Abiy, ancien officier et ancien ministre âgé de 42 ans, a entrepris de libéraliser une partie de l’économie de son pays et libéré des dissidents, avant de se lancer dans une normalisation des relations avec l’Erythrée.

 

Le rapprochement a été bien accueilli en Ethiopie où la population partage des liens culturels étroits avec les Erythréens et où des familles sont séparées de leurs proches, de l’autre côté de la frontière.

 

Le processus devrait aussi se traduire par une dynamique économique pour les deux nations, rouvrant notamment à l’Ethiopie un accès à la mer via les ports érythréens. L’Ethiopie, un pays qui connait une forte croissance, doit aujourd’hui faire transiter son commerce par les ports de Djibouti.

 

Enfin, le dégel des relations bilatérales a relancé l’espoir que des changements se produiront également en Eryhtrée, un des régimes les plus fermés du monde.

 

Le président Issaias s’est servi de la tension avec le grand voisin pour justifier une politique répressive et l’imposition d’un service militaire illimité. La mesure a provoqué l’émigration de centaines de milliers de jeunes Erythréens.

 

Source : Reuters, AFP

 

 

Somalie : les shebab revendiquent une attaque près de la présidence

Les insurgés shebab ont revendiqué le 14 juillet une attaque à la double voiture piégée près de la présidence somalienne, dernier raid en date de ces jihadistes affiliés à Al-Qaïda.

Des assaillants ont ensuite tenté de se diriger vers le complexe présidentiel, prélude à des échanges de feu avec les forces de sécurité locales, a ajouté ce responsable.

 

Les shebab avaient déjà revendiqué la semaine dernière une attaque contre le ministère de la Sécurité, fatale à 5 civils selon la police locale.

Les shebab ont juré la perte du gouvernement fédéral, soutenu par la communauté internationale et les 20.000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

 

Chassés de Mogadiscio en 2011, ils ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides y compris dans la capitale somalienne.

 

Source : AFP

 

 

L’ONU plaide pour la poursuite du soutien international à la Somalie

Lors d’un forum sur la Somalie à Bruxelles, deux hauts responsables des Nations Unies ont félicité le gouvernement somalien pour ses efforts en matière de réformes politiques, sécuritaires et économiques mais ont souligné la nécessité de progrès supplémentaires et de la poursuite du soutien international.

 

Le pays de la Corne de l’Afrique est confronté à une série de défis politiques, développementaux, sécuritaires et humanitaires alors qu’il se reconstruit après des décennies de conflits armés et de chocs liés au climat.

 

Source : ONU

 

 

République centrafricaine : le Conseil de sécurité demande aux groupes armés de déposer les armes

Le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé le 13 juillet aux groupes armés de déposer les armes et de cesser toutes les formes de violence et la « campagne d’hostilité » contre la Mission des Nations Unies (MINUSCA), qui font un nombre inacceptable de morts, de blessés et de déplacés, sur fond « d’incitation exacerbée à la haine et à la violence ethniques et religieuses ».

 

Le Conseil de sécurité demande aux autorités d’entreprendre la réforme du secteur de la sécurité afin de constituer des forces de défense nationale et de sécurité intérieure « multiethniques, professionnelles, représentatives et bien équipées », de procéder au désarmement, à la démobilisation et au rapatriement des membres de groupes armés.

 

La déclaration exhorte en outre les autorités du pays à prendre sans tarder toutes les mesures nécessaires pour faire progresser, entre autres, le dialogue avec les groupes armés et promouvoir la réconciliation nationale, l’extension de l’autorité de l’État.

 

Le Conseil se félicite à cet égard de la demande faite de réactiver les commissions mixtes bilatérales entre la République centrafricaine, d’une part, et le Cameroun, le Soudan et le Tchad, d’autre part, et engage les pays concernés à coopérer pour résoudre les problèmes transfrontières.

 

Par ailleurs, le Conseil de sécurité se réjouit des mesures actuellement prises par le Secrétariat de l’ONU pour obtenir sans tarder les forces supplémentaires autorisées afin d’accroître la flexibilité et la mobilité de la MINUSCA.

 

Source : ONU

 

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La présidentielle en République démocratique du Congo inquiète l’Onu et l’Union africaine

Le Conseil de sécurité des Nations Unies et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine ont exprimé jeudi leur inquiétude “quant aux défis à relever pour renforcer la confiance dans le processus” électoral en République démocratique du Congo (RDC).

 

Le chef de l’Etat avait promis un peu plus tôt devant le Parlement que l’élection présidentielle aurait lieu comme prévu le 23 décembre, sans préciser s’il comptait se présenter.

Joseph Kabila, auquel la Constitution interdit de briguer un troisième mandat, s’est jusqu’ici refusé à exclure une candidature.

 

Le mandat de Joseph Kabila, qui a succédé à son père Laurent après son assassinat en 2001, devait s’achever le 19 décembre 2016, mais l’élection de son successeur a été repoussée à plusieurs reprises, officiellement faute de moyens financiers. Son refus de quitter le pouvoir a provoqué des violences l’an dernier qui ont fait des dizaines de morts.

 

Source : Reuters

 

 

RDC : les autorités devraient déclarer la fin de l’épidémie d’Ebola la semaine prochaine (OMS)

Les autorités congolaises se préparent à déclarer dans une semaine la fin de l’épidémie d’Ebola dans la province de l’Equateur, dans le nord du pays. Depuis le 12 juin, aucun cas positif n’a été observé en République démocratique du Congo (RDC), a indiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Le ministère congolais de la santé déclarera officiellement le 25 juillet la fin de l’épidémie, soit au lendemain de la fin de deux fois la période maximale d’incubation de 21 jours après le dernier malade identifié.

 

Selon l’OMS, sur un total de 53 cas de fièvre hémorragique signalés dans trois zones de santés de cette province, 24 personnes ont été guéries de la maladie et 29 décès ont été déplorés.

En outre, un vaccin expérimental a pu être utilisé pour la première fois, après avoir été approuvé par les autorités congolaises.

 

Près de 800 alertes ont été étudiées alors que 1.706 contacts des personnes affectées ont été identifiés et enregistrés. Les activités de recherche de contacts ont été achevées le 27 juin. « Les contacts sont des personnes qui sont entrées en contact avec une personne atteinte d’Ebola », précise l’OMS.

 

En attendant, la surveillance reste toujours active et toutes les alertes sont examinées. « Nous resterons vigilants », a dit la porte-parole de l’OMS qui insiste sur les leçons tirées de l’épidémie d’Ebola en 2014-2015. Selon l’agence onusienne, la dernière épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest a clairement souligné « la nécessité d’être plus rapide et plus agile dans les réponses ».

 

Source : ONU

 

 

RDC : des équipes du HCR ont entendu des récits de violences barbares en Ituri

Des équipes de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ont récemment pu accéder à la zone à l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ravagée par des mois de conflit entre les groupes ethniques Hema et Lendu.

 

Sur place, elles ont rencontré 150.000 personnes précédemment déplacées qui sont maintenant rentrées chez elles dans l’espoir de trouver leurs maisons.

« Les conditions de vie y sont dures », a déclaré le porte-parole du HCR, Charlie Yaxley, lors d’un point de presse vendredi à Genève.

 

Selon lui, près de 350.000 personnes ont fui les violences, et celles qui sont rentrées chez elles, trouvent dans de nombreux cas, des villages et des maisons réduits en cendres – perpétuant leur statut de déplacés.

 

« Notre équipe a entendu sur place de nombreuses et effroyables informations de violence barbare, notamment des groupes armés attaquant des civils avec des fusils, des flèches et des machettes. Elle a aussi reçu des témoignages sur des villages entiers rasés, des fermes et des magasins pillés et endommagés sans espoir de réparation ».

 

Sur place, les défis humanitaires sont énormes, avec des hôpitaux, des écoles et d’autres infrastructures importantes complètement détruits. Le HCR est particulièrement préoccupé par le nombre d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère et qui ont besoin urgemment de soins médicaux.

 

Pendant ce temps, les conditions sur les sites de déplacés sont dans une situation désespérante. Dans de nombreux endroits, il n’y a pas d’eau potable, pas d’accès aux soins de santé et des installations sanitaires insuffisantes. Et il existe un risque important de propagation des maladies.

 

Le HCR fournit aux rapatriés et aux personnes déplacées, des kits d’abris d’urgence pour remplacer temporairement les maisons endommagées ou détruites. L’agence onusienne fournit également des subventions en espèces pour répondre aux besoins immédiats.

 

Par ailleurs, le HCR a également intensifié son travail d’engagement communautaire pour améliorer la cohésion sociale entre les différents groupes ethniques.

Cependant, ces efforts continuent d’être entravés par un manque de fonds.

 

L’appel humanitaire pour la RDC continue d’être « parmi les moins financés au monde ». À ce jour, le HCR n’a reçu que 17% des 201 millions de dollars demandés.

L’agence exhorte la communauté internationale à fournir des fonds supplémentaires.

 

Source : ONU

 

 

Ethiopie : aggravation de la situation alors que plus de 800.000 déplacés font face à de fortes pluies

L’Agence des Nations Unies pour les migrations s’est préoccupée de la détérioration de la situation humanitaire en Ethiopie où plus de 800 000 personnes déplacées font face à de fortes pluies.

 

« En Ethiopie, plus de 800.000 déplacés internes vivent sans abri adéquat et sans assainissement », a indiqué un porte-parole de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Cela détériore une situation humanitaire déjà aggravée par le temps froid et humide provoqué par la saison des pluies.

 

Selon Joel Millman, les affrontements du mois dernier entre les communautés vivant le long de la frontière de deux régions éthiopiennes d’Amhara et d’Oromo ont forcé des centaines de milliers de personnes à fuir leurs foyers.

 

Les personnes déplacées en juin sont venues s’ajouter aux déplacés d’avril et mai dernier. Selon les estimations des équipes de l’OIM, avant ces derniers mouvements de populations, il y avait déjà plus de 1.776.000 déplacés internes en Éthiopie, dont la plupart à la suite de la sécheresse et des inondations.

 

L’OIM, en étroite coordination avec le gouvernement éthiopien, fournit une assistance humanitaire aux populations déplacées, notamment dans le domaine de l’assainissement et de l’hygiène, mais aussi des abris d’urgence et de l’eau potable.

 

Un soutien accru est nécessaire de toute urgence de la part de la communauté internationale.

 

Source : ONU

 

 

Mauritanie : des experts de l’ONU réclament la libération immédiate d’un sénateur

La Mauritanie doit immédiatement libérer le sénateur Mohamed Ould Ghadde et lui fournir tous les soins médicaux dont il a besoin, a déclaré le 13 juillet un groupe d’experts de l’ONU.

« Il a été arbitrairement privé de sa liberté en raison de son activisme politique », a dit le Groupe de travail des Nations Unies.

 

  1. Ghadde a été arrêté le 10 août 2017, cinq jours après le référendum auquel il s’était opposé visant à abolir le Sénat dont il était membre.

Les experts de l’ONU ont déjà publié un avis affirmant que sa détention est arbitraire et ont demandé sa libération.

 

La Mauritanie s’est engagée à garantir particulièrement le droit à la liberté, à la sécurité et à un procès équitable, et à offrir des recours aux personnes arbitrairement privées de liberté », ont déclaré les experts.

 

« Nous exhortons donc la Mauritanie à libérer M. Ghadde et à libérer également 3 autres hommes détenus arbitrairement, Mohammed Shaikh Ould Mohammed Ould M. Mkhaitir, Moussa Biram et Abdallahi Matala Saleck ».

 

Source : ONU

 

 

Darfour : le Conseil de sécurité proroge le mandat de la MINUAD jusqu’au 30 juin 2019

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a décidé le 13 juillet à l’unanimité de proroger le mandat de l’Opération hybride Union africaine -Nations Unies au Darfour (MINUAD) jusqu’au 30 juin 2019.

 

Le 29 juin dernier, le Conseil de sécurité avait décidé de reconfigurer la MINUAD, créée en 2003, afin de l’adapter à la nouvelle donne marquée par une quasi-cessation des combats dans cette région du Soudan.

 

Le mandat de la mission répond désormais à une double démarche

D’une part, la protection militaire, l’enlèvement des restes explosifs de guerre, les secours d’urgence dans la région du Jebel Marra, la stabilisation de la situation, l’appui à la police et l’aide au renforcement des institutions garantes de l’état de droit dans les autres régions du Darfour.

 

Et d’autre part, un mandat général de protection des civils, de médiation des conflits intercommunautaires et de suivi des questions liées à la réforme du secteur de la sécurité.

Le Conseil décide que l’effectif maximum autorisé de militaires de la MINUAD sera ramené à 4.350 personnes.

 

Il autorise le maintien de l’effectif nécessaire de policiers à 2.500 personnes, membres d’unités de police constituées et policiers hors unités constituées confondus, qui est essentiel à l’exécution du mandat de la MINUAD.

 

Le représentant du Soudan, Omer Dahab Fadl Mohamed, a affirmé que la réalité sur le terrain dans l’État du Darfour est très claire : depuis 2015 cette région connait la sécurité et la stabilité et la situation humanitaire y est également stabilisée.

 

Le représentant a réassuré les membres du Conseil que son gouvernement avait bien l’intention de restaurer l’autorité de l’État au Darfour et de s’attaquer aux causes profondes du conflit, comme cela lui est demandé par la résolution adoptée aujourd’hui.

 

Il a également réaffirmé la volonté de son gouvernement à coopérer avec la MINUAD pour normaliser la vie au Darfour. L’adoption de cette résolution coïncide d’ailleurs avec une déclaration du Président soudanais qui a annoncé le 12 juillet un cessez-le-feu complet.

 

Source : ONU

 

 

Nigeria : le conflit fermiers-bergers fait des milliers de déplacés

Des dizaines de milliers de personnes ont fui leurs foyers en raison d’un pic des violences dans le vieux conflit entre fermiers et gardiens de troupeaux semi-nomades au centre du Nigeria, une situation qui pourrait se détériorer encore davantage, ont dit la semaine dernière des analystes et des travailleurs humanitaires.

 

Cela fait des dizaines d’années que fermiers et gardiens de troupeaux se disputent le contrôle des terres arables dans le pays, mais les combats ont fortement gagné en intensité ces dernières semaines.

 

Plus de 200 personnes ont ainsi trouvé la mort au cours du dernier week-end de juin dans des violences dans l’Etat du Plateau, dans le centre du Nigeria.

Les violences ont pris des connotations ethnico-religieuses, opposant des gardiens de troupeaux peuls, dont la plupart sont musulmans, aux fermiers chrétiens issus d’autres groupes ethniques.

 

Et elles ont gagné en intensité ces dernières années parce que les gardiens de troupeaux quittent un nord du pays frappé à la fois par la présence du groupe islamiste Boko Haram et par une désertification croissante pour aller vers des zones plus vertes en direction du sud.

 

Quelque 38.000 personnes ont perdu ou fui leur maison depuis l’attaque du mois dernier dans l’Etat du Plateau et ont trouvé refuges dans des camps de fortune surpeuplés, selon le groupe d’étude ACAPS, spécialisé dans les données humanitaires.

 

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a commencé à distribuer de la nourriture, des vêtements et des produits d’hygiène, espérant venir en aide à au moins 22.000 personnes.

Des fortes pluies et la boue ont cependant ralenti la distribution de l’aide, a noté la porte-parole de la Croix-Rouge.

 

Au Nigeria, les associations concentrent surtout leur présence dans le nord-est du pays, où Boko Haram mène depuis près de 10 ans une offensive particulièrement meurtrière, provoquant le déplacement de millions de personnes.

 

Source : Reuters

 

Dans le centre du Mali, un mélange explosif entre djihadisme et conflits communautaires

C’est une lèpre qui ronge inexorablement le centre du Mali. Menaces, vol de bétail, villages réduits en cendres, hommes, femmes et enfants jetés dans des fosses communes : chaque semaine charrie son lot d’atrocités entre communautés de plus en plus antagonistes.

 

Le 1er juillet, des membres présumés d’un groupe de chasseurs dogons ont brûlé le village de Bombou, à l’est de Mopti, siège du gouvernorat, tuant 16 personnes et dispersant le reste des habitants, selon des associations peules.

 

Depuis l’apparition en 2015 dans cette région du mouvement du prédicateur radical peul Amadou Koufa, les tensions dégénèrent périodiquement en violences entre Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l’agriculture.

 

Cette instabilité risque de peser sur l’élection présidentielle du 29 juillet.

Responsable régional de Tabital Pulaaku, principale association peule du Mali, Hamsala Bocoum ne compte plus les missions d’apaisement auxquelles il a participé, en particulier à Koro, près de la frontière burkinabè, épicentre de ces violences communautaires.

 

Quand il a assisté en mars à la rencontre de réconciliation entre dirigeants peuls et dogons à Koro –où le Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga s’est engagé à “désarmer de gré ou de force les milices”–, Hamsala Bocoum a cru à un tournant.

 

Mais depuis, les exactions attribuées aux différents groupes communautaires, voire aux militaires maliens, se multiplient.

Toumassé Daniel Sogoba, un représentant de l’Eglise évangélique au sein de la société civile locale, s’étonne de voir s’envenimer aussi rapidement des relations multiséculaires.

 

“Chacune de ces ethnies a sa milice”, souligne M. Sogoba.

“Brusquement, vous les voyez se faire la guerre, vous vous posez des questions”, poursuit-il, évoquant des ingérences extérieures.

 

Le dérèglement climatique, avec le niveau historiquement bas du fleuve Niger, exacerbe les tensions entre éleveurs, agriculteurs, pêcheurs et exploitants forestiers. Chaque année, une conférence sur les “bourgoutières”, ces champs fertiles du delta intérieur du fleuve, fixe les dates de traversée des troupeaux et de leur retour dans les pâturages, explique Hamsala Bocoum.

 

Avant, “chaque fois que les animaux revenaient de la transhumance, la moisson était déjà faite. Et ça se complète : l’animal vient, il fertilise, il passe”, précise-t-il. “Mais ces derniers temps, quand l’animal vient, le cultivateur n’a pas encore récolté”.

 

La menace jihadiste et les violences ethniques sont d’autant plus étroitement imbriquées que l’Etat a souvent utilisé comme supplétifs des groupes communautaires, tandis que les islamistes du centre du pays recrutent prioritairement parmi les Peuls.

 

Selon Corinne Dufka, directrice de Human Rights Watch (HRW) pour l’Afrique de l’Ouest, actuellement en mission au Mali, “les Peuls ont été chassés de plus d’une dizaine de villages de la région de Mopti au cours de ce qui ressemble à une campagne de déplacement ciblé par les milices dogons”, sans réelle réaction de l’armée.

 

De leur côté, “les groupes islamistes semblent fomenter les tensions ethniques pour les exploiter”, indique la responsable de HRW.

 

En perpétrant des “liquidations” de personnalités communautaires importantes, ils déclenchent des cycles de représailles “souvent très sanglantes, dont les jihadistes se servent ensuite comme instrument de recrutement” en proposant leur protection contre les milices, affirme-t-elle.

 

Par ailleurs, dans de nombreuses localités, les jihadistes ont établi des tribunaux islamiques vers lesquels se tourne une partie de la population, en raison des carences de l’Etat, selon des sources administratives et des habitants.

 

Ils ont reculé ces derniers mois face aux opérations militaires, mais “pendant la saison des pluies, il sera difficile pour l’armée de maintenir sa présence dans les zones inondées”, prévient Corinne Dufka.

 

Source : AFP

 

 

Mali : l’ONU préoccupée par la résurgence des violences communautaires dans la région de Mopti

L’ONU s’inquiète de la résurgence de la violence communautaire au centre du Mali.

Au cours des dernières semaines, des experts l’ONU au Mali ont constaté une tendance alarmante de civils fuyant leurs maisons.

 

Depuis le début de l’année, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a recensé 99 incidents de violence intercommunautaire qui ont fait au moins 289 morts parmi les civils.

Environ 77% se sont produits dans la seule région de Mopti.

 

Dans un entretien accordé à ONU Info, le Directeur de la Division des droits de l’homme de la Mission onusienne au Mali a précisé que « ce sont des violences perpétrées par des milices communautaires visant d’autres communautés ». « Des civils sont aussi ciblés par les groupes armés radicaux appelés aussi groupes terroristes », a ajouté Guillaume Ngefa.

 

A cet égard, les services du Haut-Commissaire Zeid citent ces attaques prétendument menées par des Dozos (chasseurs traditionnels) et des éléments des milices dogons contre des villages ou des parties de villages occupées principalement par des membres de la communauté peule.

 

Alors que ces attaques seraient motivées par le désir d’éradiquer les individus liés au groupe extrémiste violent, Jama’at nusrat al-Islam wal Muslimeen (JNIM), en réalité, le Haut-Commissariat estime qu’ils ont ciblé sans discrimination les membres de l’ethnie peule.

 

Les communautés dogon et bambara ont elles-mêmes été ciblées par les milices JNIM et Foulani (peul).

Cette escalade de la violence dans la région de Mopti a entraîné d’importants mouvements de population.

 

L’ONU demande aux autorités maliennes de continuer à prendre des mesures pour prévenir de nouvelles violations graves des droits humains dans la région de Mopti.

Bamako est également invité à se pencher urgemment sur les abus commis par les forces gouvernementales maliennes.

 

La montée des violences communautaires menace la bonne tenue de l’élection présidentielle du 29 juillet, qui doit marquer la fin d’une période de six ans d’instabilité politique, d’attaques djihadistes et de violences interethniques.

Les violences incessantes risquent de limiter fortement la participation.

 

Sources : ONU, Reuters

 

 

La crise malienne affecte de plus en plus le Burkina Faso et le Niger, prévient l’ONU

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique de l’Ouest, Mohamed Ibn Chambas, a prévenu mardi le Conseil de sécurité que les retombées de la crise malienne affectent de plus en plus le Burkina Faso et le Niger, pays voisins.

 

« Les groupes terroristes continuent de provoquer la destruction à travers toute la région, en dépit des opérations antiterroristes en cours », a-t-il déploré, soulignant que la complexité des attaques récentes est le fruit d’alliances conclues entre les organisations terroristes d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, avec des conséquences dévastatrices sur les communautés locales.

 

Les allégations de violations des droits de l’homme commises par les forces de sécurité sont en outre très préoccupantes, « dans la mesure où elles fragilisent nos efforts collectifs ».

 

Dans le bassin du lac Tchad, en dépit des gains obtenus par les forces armées nigérianes et la Force multinationale mixte, Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest demeurent actifs, en particulier dans le sud-est du Niger.

 

La tendance consistant pour Boko Haram à recourir à des femmes pour commettre des attentats-suicide se poursuit, et environ un attentat sur cinq serait perpétré par des enfants.

 

Par ailleurs, a noté le Représentant spécial, l’assèchement du lac Tchad se poursuit, conduisant à une dégradation de l’environnement, à la marginalisation économique et à l’insécurité pour 45 millions de personnes.

 

Environ 2,3 millions de personnes demeurent déplacées sous les effets conjugués de l’insécurité, de la mauvaise gouvernance et du changement climatique. En outre, les violences entre éleveurs et agriculteurs représentent une menace sécuritaire pour l’ensemble de la région et risquent de dégénérer en attaques terroristes.

 

Pour M. Chambas, toute réponse militaire aux défis sécuritaires doit aller de pair avec la mise en œuvre de stratégies globales intégrant des aspects humanitaires, de droits de l’homme et de développement.

 

En outre, ces derniers mois ont vu une hausse du mécontentement populaire dans la région, qui s’est manifesté dans des manifestations violentes réclamant des réformes politiques et économiques, a expliqué M. Chambas.

 

La répression parfois musclée des forces de sécurité a également alimenté les tensions, a-t-il remarqué, soulignant l’importance que les institutions sécuritaires se comportent de manière exemplaire et soient tenues pour comptables de leurs actes.

 

De plus, les Etats membres doivent absolument instaurer un environnement propice à l’exercice des libertés d’expression et d’association, qui sont des piliers de la bonne gouvernance, a plaidé le Représentant spécial, qui s’est félicité à cet égard de l’abolition, par le Burkina Faso et le Bénin, de la peine capitale, portant à 9 le nombre de pays de la région à y avoir mis fin.

 

Enfin, au cours des six derniers mois, la région a continué sa trajectoire positive en ce qui concerne la tenue d’élections démocratiques, notamment les élections locales en Guinée, locales et municipales en Gambie, et présidentielles, législatives et locales en Sierra Leone, même si elles ont parfois été émaillées de tensions, a ajouté M. Chambas en conclusion.

 

Source : ONU

 

 

Le Kenya ouvre une enquête après la mort de 9 rhinocéros noirs

Le Kenya a annoncé mardi l’ouverture d’une enquête indépendante pour déterminer la cause de la mort de 9 rhinocéros noirs, une espèce en voie d’extinction, après leur transfert d’un parc national vers un autre.

 

La mort des rhinocéros noirs est un coup dur pour le Kenya, après celle en mars du dernier mâle rhinocéros blanc du Nord, synonyme de disparition prochaine de la sous-espèce, et le braconnage de 3 rhinocéros noirs en mai dans le parc national Meru.

 

Selon l’ONG Save the Rhinos International, il reste environ 5.000 rhinocéros noirs sur le continent et quelque 20.000 rhinocéros blancs du Sud, principalement en Afrique australe. Les deux espèces sont victimes d’un intense braconnage pour leurs cornes, utilisées dans la médecine traditionnelle asiatique.

 

Source : Reuters

 

 

 

 

 

 

 

Nicaragua : en pleine crise, les sandinistes commémorent la révolution

En pleine vague de protestations contre le président Daniel Ortega, les sandinistes au pouvoir au Nicaragua commémoraient jeudi le 39e anniversaire de la révolution de 1979 qui a renversé la dictature d’Anastasio Somoza.

 

Le chef de l’Etat de 72 ans, ancien guérillero admirateur du Che, et son épouse Rosario Murillo, également sa vice-présidente, étaient attendus devant des milliers de partisans dans l’après-midi à Managua, la capitale.

 

D’ordinaire, les commémorations du 19 juillet attirent des dirigeants de la gauche d’autres pays, mais cette année, vu le contexte, le gouvernement a revu à la baisse l’ampleur des festivités à travers le pays.

 

Mercredi, des paramilitaires fidèles au président ont assis leur contrôle sur la ville de Masaya, bastion de l’opposition violemment repris la veille, s’attirant les condamnations de la communauté internationale.

 

Il s’agit du dernier épisode de violence dans ce petit d’Amérique centrale secoué depuis trois mois par des manifestations exigeant le départ d’Ortega, durement réprimées. Plus de 280 personnes ont été tuées et quelque 2.000 blessées.

 

Le parti au pouvoir applique scrupuleusement les recommandations du Fonds monétaire international (FMI), dont le projet de réforme des retraites a été le détonateur de la colère populaire en avril. Les milieux d’affaires, alliés traditionnels du président, ont demandé jeudi le départ de Daniel Ortega.

 

Source : AFP

 

 

Colombie : l’ex-négociateur en chef des Farc renonce à son siège de parlementaire

L’ex-négociateur en chef de l’ancienne guérilla colombienne des Farc Ivan Marquez a annoncé lundi qu’il renonçait à son siège de sénateur, après avoir dénoncé un accord de paix “défiguré”.

 

Dans un courrier rendu public lundi, Marquez avance des obstacles “insurmontables” qui l’ont poussé à renoncer à occuper le siège de sénateur que lui octroie l’accord de paix. Au sein du Parlement nouvellement élu, qui doit prendre ses fonctions le 20 juillet, dix sièges sont destinés aux anciens rebelles.

 

Les trois raisons mises en avant par Ivan Marquez sont : l’arrestation en avril d’un autre chef de l’ex-guérilla Farc, Jesus Santrich, sous le coup d’une demande d’extradition des Etats-Unis pour trafic de drogue, la modification de l’accord avec le gouvernement et les conditions, mauvaises selon lui, qui entourent “la transition de la rébellion armée vers la politique légale”.

 

Un accord de paix a été signé fin 2016 avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), convertie depuis en parti politique de gauche sous le même acronyme et le nom de Force alternative révolutionnaire commune.

 

Mais l’actuel chef de l’Etat Juan Manuel Santos quittera le pouvoir en août et son successeur, le leader de droite Ivan Duque, a promis de modifier l’accord de 2016 avec les Farc et de durcir les négociations avec l’ELN.

 

Source : AFP

 

 

Colombie : manifestations contre les assassinats de leaders sociaux

Des milliers de Colombiens se sont rassemblés début juillet dans plusieurs villes du pays pour protester contre les dizaines d’assassinats de leaders sociaux survenus depuis la signature de l’accord de paix avec l’ex-guérilla des Farc en 2016.

 

Cette journée de mobilisation a été lancée après que le Défenseur du peuple, une institution colombienne, a dénoncé les meurtres de militants des droits humains dans le pays.

L’ONU, de son côté, a exhorté le gouvernement colombien à renforcer la sécurité des militants.

 

Le président sortant Juan Manuel Santos, qui a condamné les assassinats, a signé un accord de paix avec les Farc en 2016. Mais la Colombie reste confrontée à la violence des rebelles de l’Armée de Libération nationale (ELN, guévariste), des dissidents des FARC, des groupes paramilitaires et des narcotrafiquants.

 

La Colombie vit un conflit armé, qui pendant une cinquantaine d’années a mêlé guérillas, groupes paramilitaires, agents de l’Etat et narcotrafiquants, faisant plus de 8 millions de morts, disparus et déplacés.

 

Source : AFP

 

 

Pérou : La justice dans la tourmente, démission du chef de la Cour suprême

Le président de la Cour suprême du Pérou, Duberli Rodriguez, a présenté sa démission, jeudi, en raison d’une affaire de trafic d’influence qui ébranle l’appareil judiciaire du pays.

 

Le scandale a éclaté voici près de 15 jours, lorsque le site d’investigation IDL-Reporteros a commencé à diffuser des enregistrements audios de conversations téléphoniques dans lesquelles des magistrats semblent discuter de projets d’échange de faveurs, d’aide à des criminels reconnus coupables, et parlent d’accorder des fonctions à des amis.

 

Duberli Rodriguez, qui n’est pas personnellement visé, a dit dans une lettre diffusée sur Twitter démissionner de ses fonctions de chef de la Cour suprême et de président du système judiciaire “en raison de la crise institutionnelle que traverse la justice”.

 

Quelques heures plus tôt, jeudi, Orlando Velasquez, qui dirigeait le Conseil national de la magistrature, chargé de nommer et de superviser les juges et les procureurs, avait lui aussi démissionné, tout comme deux autres membres de ce conseil, en lien avec la même affaire.

 

Le président péruvien, Martin Vizcarra, a limogé son ministre de la Justice, Salvador Heresi, vendredi dernier, après publication par une chaîne de télévision péruvienne de l’enregistrement d’une conversation téléphonique entre ce ministre et un magistrat sous enquête pour trafic d’influence.

 

La tourmente dans laquelle se trouve l’appareil judiciaire est un nouveau coup porté à la confiance des Péruviens dans leurs institutions publiques, après l’affaire de corruption qui a éclaté fin 2017 et a entraîné la démission en mars du président d’alors, Pedro Pablo Kuczynski.

 

Des manifestations contre la corruption se sont tenues jeudi dans les villes de Cuzco, Tacna et Iquitos, selon les médias péruviens. Une manifestation devait également avoir lieu dans la capitale, Lima.

 

Source : Reuters

 

 

Démission du PM haïtien après de nouvelles manifestations

Le Premier ministre haïtien Jack Guy Lafontant a démissionné samedi 14 juillet de ses fonctions, alors qu’il était confronté à un vote de défiance du Parlement après avoir annoncé ce mois-ci la hausse du prix des carburants, provoquant de violentes manifestations.

 

Le gouvernement a annoncé la semaine dernière une forte réduction des subventions sur les carburants, dont les prix devaient augmenter de 38% pour l’essence et de 47% pour le diesel.

Cette annonce a déclenché de violentes manifestations, marquées par le blocage de routes, le pillage de magasins et des incendies de voitures dans la capitale Port-au-Prince.

 

La suspension provisoire de la mesure, annoncée dès le lendemain de son application par Jack Guy Lafontant, n’avait pas suffi à mettre fin aux troubles.

Plusieurs ambassades ont provisoirement fermé et des vols à destination de Port-au-Prince ont été annulés pendant plusieurs jours.

 

L’augmentation du prix des carburants avait été décidée dans le cadre de mesures d’austérité exigées par le Fonds monétaire international (FMI).

Lafontant, médecin, avait été nommé Premier ministre en mars 2017, alors qu’il était novice en politique.

 

Source : Reuters

 

 

Chili : un célèbre curé derrière les barreaux pour agression sexuelle

Un curé très en vue accusé d’avoir abusé d’au moins 7 mineurs a été placé en détention provisoire vendredi 13 juillet au Chili, a annoncé la justice de ce pays secoué par une série de scandales de pédophilie au sein de son église.

 

Oscar Muñoz, 56 ans, qui occupait ces dernières années des postes à responsabilités au sein de l’archevêché de Santiago, a été arrêté jeudi. Il a été placé en détention provisoire pour 180 jours pendant que l’enquête de la justice chilienne progresse.

 

Pour ces affaires qui se seraient déroulées entre les années 2002 et 2018 dans les villes de Santiago et Rancagua, Muñoz encourt une peine de 15 ans.

Le 18 mai, l’ensemble de la hiérarchie de l’Eglise chilienne a présenté sa démission au pape dans le cadre d’un énorme scandale de pédophilie et d’omerta.

 

Source : AFP

 

 

Mexique : nouvelle stratégie de lutte contre le trafic de drogue

L’équipe de transition du président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a dévoilé vendredi un plan de lutte contre la criminalité qui prévoit une paix négociée avec les trafiquants de drogue et une amnistie pour un certain nombre de personnes.

 

Le nouveau président de gauche, qui prendra ses fonctions le 1er décembre, part du constat que la lutte contre les narco-trafiquants, confiée à l’armée depuis 12 ans, n’a pas réussi à arrêter le trafic ni la violence qui lui est associée, et ne traite pas le problème de la pauvreté qui conduit beaucoup au trafic de drogue.

 

En dépit de la chute de quelques grands barons, l’armée n’a pas empêché plus de 200.000 homicides depuis l’adoption de la loi validant son intervention en 2006 sous la présidence de Felipe Calderon.

 

Le ministre pressenti pour le portefeuille de la Sécurité, Alfonso Durazo, a déclaré que l’administration souhaitait retirer de la rue une partie importante de l’armée d’ici trois ans, et, en parallèle, professionnaliser la police locale.

 

Il a déclaré que le gouvernement lutterait contre la corruption dans les ports et chercherait à établir des contrôles douaniers plus stricts pour empêcher les armes illégales d’entrer dans le pays.

 

Pour envisager la possibilité d’une paix négociée, l’équipe d’Olga Sanchez a étudié le processus de paix conclu en Colombie entre le gouvernement et la guérilla marxiste des Farc, qui a permis aux chefs rebelles d’éviter la prison.

 

L’idée d’amnistie sera soumise à référendum.

Son nouveau plan du président Lopez Obrador a été élaboré en consultation avec des groupes de défense des droits de l’homme, les chefs religieux et les Nations unies.

 

Source : Reuters

 

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Pompeo a rencontré à Mexico le président-élu Lopez Obrador

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a eu le 13 juillet à Mexico un “dialogue cordial” avec le président-élu de gauche Andrés Manuel López Obrador, à l’heure où les sujets de friction entre les deux voisins se multiplient. M. Pompeo a félicité M. Lopez Obrador pour son écrasante victoire lors des élections du 1er juillet.

 

La discussion a porté sur le commerce et la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna), sur les efforts nécessaires à mener en matière de développement au Mexique, ainsi qu’en Amérique centrale, pour que cessent les migrations.

Le sujet polémique du mur à la frontière n’a quant à lui pas été évoqué.

 

  1. Pompeo a indiqué devant la presse qu’une de ses priorités était de “commencer à bâtir une relation” avec Lopez Obrador et son équipe, et voir comment les deux pays “peuvent avancer avec des objectifs communs”.

 

Les relations entre les États-Unis et le Mexique se sont tendues depuis la prise de fonctions de Donald Trump en janvier 2017, après une campagne présidentielle marquée par des invectives anti-mexicaines, des attaques contre l’Aléna, qui lie les deux pays et le Canada depuis 1994, et la promesse de construire un mur à la frontière, payé par le Mexique.

 

AMLO a promis durant sa campagne de remettre Trump “à sa place”, mais après le premier appel téléphonique post-élections, les deux dirigeants ont semblé vouloir tisser une bonne relation.

 

Malgré leurs différences idéologiques, certains experts voient un parallélisme entre les deux hommes politiques, qui se définissent tous deux comme “antisystème”, sont peu favorables au libre-échange et défendent une approche politique empreinte de nationalisme.

 

Source : AFP

 

 

“Peace and love”, sans gardes du corps, pour le président élu mexicain

La promesse du président élu du Mexique de gouverner “près du peuple” est radicale : il ne vivra pas à la résidence présidentielle, il va baisser son salaire, voyagera sur des vols commerciaux mais refuse aussi d’avoir des gardes du corps, ce qui inquiète les experts en sécurité.

 

“Même si je dois terminer sans chemise, il y aura de l’austérité”, a promis Andres Manuel Lopez Obrador après sa victoire historique le 1er juillet à l’élection présidentielle mexicaine.

Le vétéran de gauche, élu sur un programme anti-corruption et antisystème, se déplace entouré d’un essaim de journalistes et d’admirateurs fervents.

 

Mais cette idylle se heurte à la réalité d’un pays de plus en plus violent : cette campagne électorale aura été la plus sanglante de l’histoire récente du pays avec 145 politiciens tués.

En 2017, le Mexique a par ailleurs enregistré le chiffre record de 25.324 homicides.

 

Sans voiture blindée, AMLO est constamment en contact direct avec des personnes qui l’attendent par dizaines, jour et nuit, devant son siège de campagne qui lui sert pour l’heure de bureau. Certains lui offrent des livres, des vêtements faits à la main ou encore lui font des demandes personnelles.

 

“Je ne veux pas avoir de gardes du corps, les citoyens vont prendre soin de moi (…) J’espère juste qu’ils ne m’écraseront pas”, a souri Obrador.

Cette approche inquiète les experts en sécurité, et même certains proches du président élu.

 

Devant les critiques, AMLO aurait infléchi sa position et envisagerait d’avoir un système de sécurité alternatif, même s’il se refuse à faire appel à l’état-major présidentiel qui, traditionnellement, protège les présidents mexicains.

 

Source : AFP

 

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Venezuela : les “fourrières”, dangereuse réponse au chaos dans les transports

Au Venezuela, une soixantaine de passagers s’entassent à l’arrière d’un camion aux allures de cage. Certains, à l’extérieur, sont agrippés aux barreaux. Ces véhicules, rebaptisés “fourrières”, sont une réponse des autorités à la crise des transports qui a déjà fait plusieurs morts.

 

Loin de les interdire à cause des conditions de sécurité précaires, plusieurs gouverneurs et maires du camp du pouvoir ont même lancé leur propre flotte gratuite.

Depuis le mois d’avril, quelque 55 personnes sont mortes en circulant dans ces transports en commun improvisés, comme ces “fourrières”, a dénoncé l’opposition au Parlement.

 

Faute d’autobus municipaux, ces véhicules conduits et exploités par des particuliers ont proliféré, avant d’âtre homologués par les autorités.

Ce pays pétrolier est plongé dans une grave crise politique et économique.

 

Environ 90% de la flotte des transports publics au Venezuela est paralysée, devant l’impossibilité de faire face aux coûts des pièces de remplacement, selon les responsables du secteur des transports, qui sont accusé de “sabotage” par le gouvernement.

 

“L’hyperinflation nous fait très mal à tous. Des 12.000 autobus qu’il y avait, il n’en reste plus que 10%”, raconte à l’AFP Oscar Gutierrez, chauffeur et dirigeant syndical dans l’Etat de Miranda, où se trouve Caracas.

 

Outre le manque d’autobus, la pénurie de liquidité est un problème aussi dans ce pays. Un ticket de bus peut coûter jusqu’à 30.000 bolivars, alors que les retraits sont limités à 100.000 bolivars par jour.

C’est pourquoi certains préfèrent les “fourrières” gratuites.

 

Source : AFP

 

 

Argentine : des dizaines de milliers de personnes ont manifesté contre la rigueur et le FMI

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté la semaine dernière à Buenos Aires contre la conclusion d’un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) et la politique de rigueur économique du président argentin Mauricio Macri.

 

Associations de défense des droits de l’hommes, syndicats, partis politiques d’opposition ont participé à cette marche – organisée le jour de la fête de l’indépendance du pays – pour réclamer “un changement de cap” du gouvernement de centre-droit, dans un contexte de ralentissement de l’économie et d’inflation.

 

En juin, le FMI a accordé un prêt de 50 milliards de dollars à l’Argentine.

L’élection présidentielle est prévue l’an prochain.

Mauricio Macri a admis des difficultés mais a validé le cap de son gouvernement. “Nous traversons une tempête” qui est la conséquence de “nombreuses circonstances”.

 

Source : AFP

 

 

Dans les champs argentins, le combat contre le glyphosate

“Vous ne pouvez pas fumiger!”, crie en agitant les bras Sofia Gatica, pendant un épandage de glyphosate, en plein milieu d’un champ de soja, en Argentine, où l’utilisation de l’herbicide controversé est largement répandue.

 

Ce jour-là, la militante a été menottée par des policiers pour violation de propriété privée, dans les plaines fertiles de la Pampa, où le conflit est quotidien entre habitants préoccupés par les effets du produit sur la santé et l’environnement, et les producteurs agricoles, pour qui le produit créé par Monsanto est indispensable à leurs cultures OGM.

 

Pour l’organisation mondiale de la santé (OMS), le glyphosate est probablement cancérigène.

En Argentine, le soja OGM s’est considérablement répandu dans les années 1990, gagnant du terrain sur l’élevage bovin traditionnel, le rendement à l’hectare étant plus avantageux.

 

Aujourd’hui, il y a 18 millions d’hectares de soja, qui donnent une production de 35,8 millions de tonnes, situant l’Argentine comme 3e producteur mondial, derrière les Etats-Unis et le Brésil. Des millions de litres de glyphosate sont déversés dans les terres cultivables.

 

Le premier procès aux Etats-Unis autour de possibles effets cancérigènes du Round Up, l’herbicide controversé de Monsanto contenant du glyphosate, a débuté à San Francisco.

Sans législation nationale, les maires ont émis des arrêtés pour encadrer la fumigation, sous la pression de leurs administrés. Ces règles sont généralement contestées par les producteurs.

 

Sofia Gatica, a perdu sa fille de trois mois, née avec des malformations.

Selon le médecin Medardo Avila, du Réseau des médecins des villages fumigés, le nombre de cancer et de malformations à la naissance a augmenté dans les populations rurales, depuis que l’utilisation du glyphosate s’est développée.

 

“Nous, médecin, nous observons une évolution des maladies. On meurt principalement de cancer, depuis que la fumigation et l’utilisation de produits agricoles toxiques s’est développée de manière massive”. “C’est très clair, on détecte dans les populations agricoles d’Argentine, trois fois plus de cancers que dans les villes”, observe le Dr Avila.

 

En plus, dit-il, sur 100 naissances en zone rurale, 6 enfants naissent avec des malformations, contre 2% dans en zone urbaine.

 

Source : AFP

 

 

La candidate écologiste Marina Silva veut restaurer la “crédibilité” du Brésil

Dans un Brésil secoué par l’instabilité politique, les problèmes économiques et les scandales de corruption à répétition, la candidate écologiste à l’élection présidentielle Marina Silva se donne pour mission de restaurer la “crédibilité” de son pays.

 

À 60 ans, cette ex-sénatrice, qui a également été ministre de l’Environnement sous le gouvernement de gauche de Luiz Inacio Lula da Silva, tentera en octobre d’accéder à la fonction suprême pour la troisième fois.

 

Mais depuis, l’enquête tentaculaire de l’opération “Lava-Jato” (Lavage-Express) a révélé des scandales de corruption impliquant pratiquement tout l’échiquier politique, y compris des personnalités de premier plan comme Lula, actuellement incarcéré, ou le président actuel Michel Temer, sous le coup de multiples accusations.

 

N’ayant jamais été éclaboussée par les affaires, Marina Silva, 60 ans, espère incarner le “vote du changement” pour “en finir avec la corruption” grâce à une profonde réforme politique.

Pour mettre en place une réforme politique en profondeur du pays, elle prétend en finir avec la réélection et rallonger les mandats de quatre à cinq ans.

 

“Je ne serai présidente que quatre ans, après ce seront cinq ans de mandat. La réélection au Brésil est un problème, les élus ne font pas ce qui est nécessaire pour le pays, (…) ils font ce qui est nécessaire pour être réélus”, a-t-elle souligné.

 

Née dans une famille pauvre de l’Etat amazonien d’Acre, la candidate écologiste promet si elle est élue de tout faire pour freiner la déforestation, qui selon elle est repartie de plus belle récemment.

 

Pour ce qui est de la politique économique, elle dit se situer hors des “dogmes” pro ou anti marché, mais affirme ne pas avoir l’intention de privatiser de grandes entreprises publiques comme Petrobras.

 

Source : AFP

 

 

 

 

La vague de chaleur en Europe provoque sécheresse et incendies

Du Royaume-Uni à la Lettonie en passant par l’Allemagne, le nord de l’Europe connaît une vague de chaleur et de sécheresse d’une longueur inhabituelle qui a provoqué de multiples incendies et l’inquiétude des agriculteurs quant aux récoltes à venir.

 

Dans le centre de l’Allemagne, l’incendie le plus grave de ces 18 dernières années a eu lieu au début du mois, détruisant quelque 80 hectares de forêt. L’ensemble des régions orientales ainsi qu’une partie du nord de l’Allemagne sont menacées par des départs d’incendie.

Après la sécheresse de mai et juin, les agriculteurs ont tiré la sonnette d’alarme.

 

En Pologne, ce sont quelque 91.000 exploitations agricoles – 1,5 million d’hectares de terres -, qui ont été frappées par une sécheresse printanière, selon le ministère de l’Agriculture. Décrivant des pertes “sans précédent”, Varsovie a demandé à l’UE une aide financière.

 

En Lettonie et Lituanie, les agriculteurs souffrent également d’une sécheresse prolongée, la pire depuis des décennies, selon les responsables locaux.

Plus à l’ouest, une large partie de la Suède, comme ses voisins danois, sud-norvégien et nord-finlandais, connaît actuellement un épisode de fortes chaleurs.

 

La vague de chaleur et la perspective d’un manque d’intempéries en août pourraient également peser sur la récolte de betteraves en Europe, source importante de sucre pour le marché mondial.

Dans l’ouest de l’Europe, le Royaume-Uni pourrait connaître un été record si les températures continuer de rester au-dessus de la moyenne.

 

La vague de chaleur a provoqué un afflux de patients dans les hôpitaux, “les personnes âgées en particulier.

 

Source : AFP

 

 

Le Brexit pourrait coûter jusqu’à 960 livres par an aux ménages

Quitter l’Union européenne pourrait coûter jusqu’à 960 livres (820 euros) chaque année aux ménages britanniques, selon une étude publiée vendredi.

L’étude, menée par le cabinet de conseil Oliver Wyman a envisagé cinq scénarios de Brexit, avec un impact allant de 245 et 960 livres par an par ménage.

 

Les ménages britanniques devront faire face à des prix plus élevés, en raison des coûts liés notamment aux droits de douane et aux formalités administratives, tandis que les fabricants de biens de consommation pourraient voir leurs bénéfices amputés de 1% à 4%.

 

Les prix à la consommation pourraient être aussi affectés par une dévaluation de la livre et la probabilité que les accords de libre-échange avec les pays en dehors de l’Union européenne ne parviennent pas à atténuer suffisamment l’impact sur les ménages du Brexit, indique l’étude.

 

Il y a deux mois, un rapport d’une commission de la Chambre des Lords indiquait que les prix alimentaires augmenteraient probablement après le Brexit si aucun accord commercial avec l’UE n’était conclu, et qu’il pourrait même y avoir des pénuries de certains produits.

 

Source : Reuters

 

 

Brexit : l’UE réclame plus de “clarté” à Theresa May

Les propositions du Royaume-Uni sur sa relation post-Brexit avec l’UE ouvrent la voie à “une discussion constructive” mais soulèvent aussi des questions, estiment les Européens, qui pressent d’abord Londres de préciser sa stratégie sur la frontière irlandaise.

 

Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d’ici à octobre pour organiser leur divorce et jeter les bases de leur relation future. Mais les Européens s’inquiètent de l’état des discussions et des remises en cause constantes en interne de la stratégie de la Première ministre britannique, Theresa May.

 

“Il nous reste 13 semaines et notre objectif premier est de finaliser l’accord de retrait dont 80% des propositions sont déjà en vert dans le texte”, a déclaré M. Barnier au cours d’une conférence de presse au siège de la Commission.

 

Mais l’épineux contentieux de la frontière irlandaise, le principal point d’achoppement des discussions, inquiète toujours le Français.

  1. Barnier a aussi longuement abordé le récent “Livre Blanc” sur la relation future publié par Mme May, qui propose notamment une nouvelle “zone de libre-échange” avec l’UE.

 

“Ce Livre blanc, c’est le fruit d’un très intense débat interne au Royaume-Uni, qui était nécessaire”, a estimé M. Barnier, reconnaissant que “plusieurs éléments” ouvraient la voie à “une discussion constructive”.

 

Mme May a estimé vendredi lors d’un déplacement à Belfast que son livre blanc constituait “un développement significatif” de la position britannique et “un ensemble cohérent”.

“C’est maintenant à l’UE de réagir. Et pas simplement de se rabattre sur des positions antérieures qui se sont déjà avérées irréalisables”, a-t-elle argué.

 

Bruxelles avait appelé jeudi les Etats membres à “intensifier” leur préparation à tous les scénarios possibles pour le Brexit, dont celui d’une “rupture brutale” avec Londres, de plus en plus redoutée face aux incessantes turbulences politiques fragilisant le gouvernement britannique.

 

Source : AFP

 

 

Grande-Bretagne : vers une campagne d’information sur un Brexit désordonné

Les Britanniques vont recevoir à partir de la semaine prochaine des bulletins d’information hebdomadaires du gouvernement portant sur les moyens de se préparer au mieux à un éventuel Brexit sans accord, rapporte vendredi le Times. Le Royaume-Uni se rapproche de la date de sa sortie de l’Union européenne, prévue le 29 mars 2019.

 

Le plan de la Première ministre britannique Theresa May sur le Brexit propose de négocier les liens commerciaux les plus étroits possibles avec l’Union européenne, mais même si elle réussit à rallier suffisamment de soutiens à ses idées en Grande-Bretagne, elle doit encore obtenir l’assentiment de l’UE, avec laquelle subsistent des points d’accroc sérieux comme celui de la frontière nord-irlandaise.

 

Source : Reuters

 

 

May ne veut pas dévier de la trajectoire du Brexit

La Première ministre britannique Theresa May a affiché mercredi sa volonté de maintenir le cap qu’elle a tracé pour le Brexit en dépit de l’hostilité de plus en plus vive que manifestent les adversaires de sa stratégie.

 

Mise en cause jusque dans les rangs du Parti conservateur et dont certains membres pro-européens ont tenté mardi de la mettre en minorité, Theresa May a assuré qu’elle n’entendait pas renoncer à son projet de créer un partenariat avec l’Union européenne.

 

En promettant de trouver un accord favorable à l’activité économique qui maintiendrait le Royaume-Uni au sein de la zone européenne de libre-échange, elle s’est toutefois attiré les foudres de ceux qui redoutent un Brexit “allégé” qui ne romprait pas suffisamment les liens avec Bruxelles et celles de ceux qui souhaitent que Londres renonce à sortir de l’UE.

 

Pour les partisans d’un Brexit sec, le projet de la dirigeante britannique maintiendrait de larges pans de l’économie du pays sous le joug européen tandis que ceux qui veulent rester dans l’Union craignent que son projet aboutisse à un casse-tête douanier et qu’il n’ait aucune incidence sur le secteur des services qui constitue pourtant l’essentiel de son économie.

 

Theresa May a présenté la semaine dernière son “livre blanc” à Bruxelles et demandé le week-end dernier au Parti conservateur de lui apporter son appui, faute de quoi, l’ensemble du projet de Brexit s’effondrerait.

 

Source : Reuters

 

 

La campagne pro-Brexit sanctionnée pour avoir enfreint le code électoral, l’idée d’un second référendum fait son chemin

La campagne officielle pour le vote en faveur du Brexit, Vote Leave, a reçu une amende pour avoir enfreint le code électoral, a annoncé mardi la Commission électorale britannique, suscitant des interrogations d’europhiles quant à la “validité” du référendum de 2016.

Les Britanniques avaient voté à 52% pour sortir de l’UE.

 

La Commission a “mené une enquête approfondie” sur les campagnes menées par Vote Leave, soutenue par des figures du parti conservateur, et par BeLeave, un plus petit groupe militant également pour le Brexit lors du référendum sur le maintien dans l’UE en juin 2016.

 

“Nous avons trouvé des preuves substantielles que les deux groupes travaillaient à un plan commun, ne déclaraient pas leur travail commun et ne respectaient pas les limites de dépenses (de campagne) légales”, a indiqué la Commission.

 

Elle rend ses conclusions quelques mois après les accusations du lanceur d’alerte Christopher Wylie, selon lesquelles la société Cambridge Analytica, accusée d’avoir utilisé à des fins politiques et à leur insu les données de millions d’utilisateurs de Facebook, avait joué un “rôle crucial” dans le vote en faveur du Brexit.

 

Pour les partisans du maintien dans l’UE, les conclusions de la Commission ont jeté le doute sur la valeur du résultat issu du référendum et renforcé la nécessité d’en organiser un second.

“Le résultat serré du référendum a l’air plus suspect que jamais”, a tweeté le député travailliste et pro-européen David Lammy. “La question de sa validité se pose désormais”.

 

Vote Leave devra payer 61.000 livres (69.000 euros) pour plusieurs infractions au code électoral, et le fondateur du groupe BeLeave, Darren Grimes, 20.000 livres, le maximum possible pour un particulier. La Commission a également alerté la police.

 

En mai, la Commission électorale avait sanctionné un autre mouvement pro-Brexit, Leave.EU, qui avait reçu une amende de 70.000 livres (79.000 euros) pour de multiples irrégularités dans le financement de sa campagne.

 

Source : AFP

 

 

Le plan du parti travailliste britannique contre l’antisémitisme provoque un tollé

Accusé d’antisémitisme depuis que le radical Jeremy Corbyn est à sa tête, le Parti travailliste britannique a adopté un code de conduite qui ne reprend que partiellement la définition d'”antisémitisme”, indignant la communauté juive et des responsables politiques.

 

Le document, adopté par le comité national exécutif du principal parti d’opposition mardi, indique que l'”antisémitisme est une forme de racisme” mais omet de citer quatre comportements considérés comme discriminatoires, selon la définition adoptée par le gouvernement britannique en 2016.

 

Parmi les discriminations non mentionnées dans le code, “accuser les juifs d’être plus fidèles à Israël qu’à leur propre pays” ou encore “comparer les politiques actuelles d’Israël à celle des nazis”.

Devant le Parlement, la Première ministre Theresa May a critiqué le document.

 

Depuis l’arrivée de Jeremy Corbyn à la tête du Labour en septembre 2015, plusieurs membres du Parti travailliste ont été suspendus, expulsés ou forcés de démissionner pour avoir fait des déclarations antisémites. L’ancien maire de Londres Ken Livingstone avait démissionné fin mai du parti, emporté par les accusations d’antisémitisme qui pesaient sur lui.

 

Source : AFP

 

 

Stop Trump” : des dizaines de milliers de personnes ont défilé à Londres

“#DumpTrump” (“Trump à la poubelle”) : des dizaines de milliers de personnes ont défilé le 13 juillet à Londres contre la visite de Donald Trump au Royaume-Uni, un “carnaval de la résistance” contre le président américain jugé “misogyne, homophobe, xénophobe”.

 

Les organisations participants, People’s Assembly ont fait état sur Twitter de “plus de 250.000 personnes”, citant un chiffre donné par Len McCluskey, leader du principal syndicat britannique, Unite.

 

Interrogée à ce sujet par l’AFP, la police n’a pas souhaité communiquer sur le nombre de participants au défilé, qui a eu lieu alors que Donald Trump se trouvait hors de Londres pour des rencontres avec Theresa May à Chequers, la résidence de campagne des Premiers ministres britanniques, et avec la reine Elizabeth II à Windsor.

 

Plus insolite : dans la matinée, un ballon géant représentant un Trump en couche-culotte a flotté près du Parlement, une initiative qui a reçu le feu vert du maire de Londres, le travailliste Sadiq Khan, objet de nombreuses attaques verbales du président américain.

 

Source : AFP

 

 

Victoire “africaine” : un animateur aux Etats-Unis provoque l’ire de l’ambassadeur de France

L’animateur de l’une des émissions phares de la télévision américaine, The Daily Show”, s’est attiré les foudres de l’ambassadeur de France à Washington pour avoir affirmé que l’Afrique avait remporté la Coupe du monde après la victoire de la France.

 

Le Sud-Africain Trevor Noah, l’un des humoristes et présentateurs les plus connus des Etats-Unis, avait félicité “l’Afrique” pour cette victoire en raison des origines immigrées de beaucoup des Bleus.

 

Tout en reconnaissant que l’extrême droite en France et aux Etats-Unis utilisait l’argument des origines pour attaquer les immigrés, Trevor Noah a dit trouver “étrange” de laisser entendre que les joueurs ne pouvaient être à la fois Français et Africains.

 

“Pourquoi ne peuvent-ils pas être les deux ? Pourquoi cette dualité est-elle seulement permise à un petit groupe de personnes ?”, a-t-il ajouté sous les applaudissements du public.

“Donc ce qu’ils affirment ici, c’est que pour être français vous devez effacer tout ce qui est africain ?”, a-t-il poursuivi en disant s’opposer “avec véhémence” à cette assertion.

 

Source : AFP

 

 

L’Espagne va modifier sa législation sur le viol

L’Espagne va modifier sa législation sur le viol, criminalisant tout acte sexuel qui n’aura pas été explicitement consenti, après l’indignation publique provoquée par l’agression d’une jeune femme lors de fêtes taurines à Pampelune en 2016.

 

Cinq jeunes hommes avaient violé en réunion une jeune femme de 18 ans lors des fêtes annuelles organisées dans cette ville du nord de l’Espagne.

La justice avait condamné les accusés pour agression sexuelle et non pour viol car la victime n’aurait pas exprimé son refus lors de l’agression.

 

Les cinq hommes, qualifiés de “meute”, ont été condamnés à neuf années de prison mais ont été remis en liberté en juin après avoir fait appel de leur condamnation. Cette mesure a été accueillie par des manifestations de mécontentement en Espagne.

 

L’Espagne rejoint un petit groupe de pays, comme la Grande-Bretagne et le Canada, qui considèrent que l’absence de consentement est considérée comme un crime sans que la victime ait à faire la preuve d’avoir subi des menaces ou des violences physiques.

 

Source : Reuters

 

 

“Tolérance zéro” contre l’antisémitisme, promet Orban en Israël

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a prôné la “tolérance zéro” contre l’antisémitisme jeudi, au début de sa visite officielle en Israël qui a suscité la controverse.

  1. Orban avait en effet été accusé d’avoir attisé l’antisémitisme dans son pays lors de la campagne lancée contre le milliardaire juif américain d’origine hongroise George Soros.

 

Le dirigeant hongrois et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont justifié l’alliance de leurs deux pays par un “socle patriotique” commun, malgré les critiques que soulève ce rapprochement en Israël.

 

“La Hongrie a une politique de tolérance zéro envers l’antisémitisme”, a insisté M. Orban, avant son entretien avec M. Netanyahu, qui a salué notamment les millions de dollars investis par la Hongrie dans la rénovation de synagogues.

 

  1. Netanyahu s’est rapproché des pays du groupe surnommé Visegrad (la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et la République Tchèque), dont les positions nationalistes irritent les autres pays de l’Union européenne.

 

Ce rapprochement diplomatique s’est notamment traduit en décembre par l’abstention de la Hongrie lors du vote à l’ONU qui a condamné la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme la capitale d’Israël.

 

Avec la République tchèque et la Roumanie, la Hongrie a également bloqué en mai une déclaration de l’UE critiquant la décision du président américain Donald Trump de déménager l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem.

 

Pour une grande partie de la communauté internationale, Jérusalem-Est reste territoire occupé et les ambassades ne doivent pas s’installer dans la ville tant que le statut n’a pas été réglé par la négociation entre les deux parties.

 

Source : AFP

 

 

Ukraine : des experts de l’ONU réclament des mesures pour mettre fin à la persécution systématique des Roms

L’Ukraine doit prendre des mesures immédiates pour mettre un terme à la « persécution systématique » des Roms, qui ont été la cible d’une série d’attaques violentes, ont déclaré mercredi un groupe d’experts des droits de l’homme des Nations unies.

 

Les attaques ont commencé en avril 2018 et auraient été perpétrées par des membres de groupes d’extrême droite. Les cibles comprenaient des femmes et des enfants qui ont été attaqués dans différentes régions du pays. Des sites roms ont été incendiés et les résidents ont été agressés et forcés de quitter leurs maisons.

 

« Ces attaques démontrent un schéma inquiétant de persécution systématique des Roms en Ukraine, aggravée par l’augmentation du discours de haine et de la stigmatisation, qui semble être nourrie par la situation politique et économique actuelle dans le pays », ont déclaré les experts de l’ONU.

 

Ils ont déploré « l’absence de mesures efficaces par les autorités ukrainiennes pour protéger les membres de la minorité rom contre de telles actions ». Ils se sont dits aussi préoccupés par les allégations d’un climat d’impunité et de la lenteur des enquêtes sur ces actes criminels.

 

Source : ONU

 

 

Une partition du Kosovo conduirait à la guerre selon son Premier Ministre

Une partition du Kosovo entre zones serbes et albanaises conduirait “à la guerre”, a mis en garde vendredi le Premier ministre Ramush Haradinaj.

Interrogé par des journalistes sur un échange de territoires entre Serbie et Kosovo, Ramush Haradinaj a répondu : “Pour moi, la division c’est la guerre”.

 

Belgrade et Pristina viennent de reprendre leur dialogue pour tenter d’aboutir à un accord final normalisant leurs relations.

Avec notamment le soutien de Moscou, la Serbie refuse d’entériner l’indépendance de son ancienne province albanaise, déclarée en 2008 et reconnue par plus de 110 pays.

 

Parmi les sujets pendants, l’organisation institutionnelle des zones où vit la minorité serbe est particulièrement sensible.

Dans les presses serbe et kosovare, apparaissent depuis plusieurs mois des spéculations sur une partition du Kosovo en entités séparées, ou sur des échanges de territoires.

 

Si, faute de recensement, il ne s’agit que d’estimations, quelque 120.000 Serbes vivent encore au Kosovo, notamment dans le nord, ainsi que dans diverses enclaves dispersées sur le territoire.

La grande majorité des quelque 1,8 millions d’habitants sont des Albanais de confession musulmane. Dans le sud de la Serbie, les Albanais sont majoritaires dans la vallée de Presevo.

 

La guerre entre rebelles séparatistes albanais et forces de Belgrade (1998-99), a fait plus de 13.000 morts, dont environ 10.000 Albanais du Kosovo.

Elle s’est achevée quand l’Otan a mené une campagne de bombardements de la Serbie qui s’est terminée avec le retrait par Belgrade de ses troupes.

 

Le territoire a alors été mis sous administration internationale jusqu’à la déclaration d’indépendance de 2008.

L’Union européenne, dont le Kosovo et la Serbie entendent devenir membres, a fait de la normalisation de leurs relations une condition clé à leur éventuelle adhésion.

 

Source : AFP

 

 

De possibles élections anticipées en Slovénie

La Slovénie pourrait connaître des élections anticipées après que le parti conservateur Nouvelle-Slovénie (NSI) a claqué la porte des négociations avec les autres partis lundi.

La privatisation de la banque Nova Ljubljanska Banka, ainsi que la réforme des systèmes de santé et de retraite sont à l’origine de débats houleux en Slovénie.

 

Les élections remportées le 3 juin par les nationalistes du Parti démocratique slovène (SDS) n’ont pas permis de former un gouvernement. Depuis cette semaine, le SDS refuse de négocier avec les autres partis, après avoir été rejeté par ces derniers.

 

Marjan Sarece, le chef du parti de centre-gauche LMS arrivé deuxième dans les élections de juin, essaye depuis de former une alliance avec d’autres formations politiques, dont NSI, qui contrôle 7 sièges sur les 90 que compte le Parlement slovène.

Si les six partis en discussion arrivaient à un accord, ils posséderaient 50 sièges au parlement.

 

Source : Reuters

 

 

A Chypre, des phoques, des villas de luxe et un scandale

Mammifères les plus menacés de Méditerranée, des phoques moines ont trouvé refuge dans des grottes marines à Chypre. Mais de luxueux projets immobiliers et touristiques à proximité scandalisent les défenseurs de l’environnement.

 

Evoqués dans “l’Odyssée” d’Homère, les “monachus monachus” ne sont plus que 300 en Méditerranée, principalement près de la Grèce, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) qui juge l’espèce “en danger”.

 

A Chypre, à environ 1.000 km au sud-est, “après presque 10 ans de reproduction attestée, ils sont entre sept et dix”, explique Marina Argyrou, directrice du département de la Pêche et de la Recherche marine.

 

Les pressions de l’Homme sur la côte -urbanisation et tourisme en plein essor en Méditerranée- “contribuent à leur déclin”, souligne Marie-Aude Sévin, coordinatrice du programme marin à l’UICN Méditerranée.

 

Et Chypre suit un modèle touristique “non durable” avec des constructions en bord de mer segmentant la nature, dénoncent Klitos Papastylianou, de l’Initiative pour la protection du littoral et Charalampos Theopemptou, vice-président de la commission Environnement au Parlement.

 

Deux projets immobiliers à proximité de l’habitat des phoques, classé zone Natura 2000 par l’Union européenne (UE) scandalisent l’opinion. Pour Linda Leblanc, conseillère municipale à Pegeia, ces villas du promoteur Leptos sont “le symbole de l’échec du gouvernement à faire appliquer les lois de protection de l’environnement et des espèces protégées”.

 

Elle et un groupe d’habitants regrettent qu’un décret signé par un ex-ministre à peine deux semaines avant l’élection présidentielle en 2008 ait rendu la zone constructible.

Ils luttent contre le projet d’un autre promoteur, Korantina Homes, toujours le long de la zone protégée Natura 2000, qui prévoit un hôtel et 44 villas de luxe.

 

L’UE a confirmé à l’AFP évaluer une plainte sur les projets près de ces grottes prisées des phoques.

Elle a récemment mis en demeure Chypre face à “son incapacité à assurer une protection adéquate des habitats et espèces indigènes”.

 

Sur son site, le promoteur se vante de faciliter l’obtention de passeports européens à des clients investissant plus de deux millions d’euros. Prisé des Russes et Chinois, ce programme a été mis en place par Chypre pour attirer des investissements après la crise économique de 2013.

 

Source : AFP

 

 

Le pouvoir roumain débarque la cheffe du parquet anticorruption

Le gouvernement de gauche roumain a obtenu la semaine dernière, après des mois de bras de fer, le limogeage de la cheffe du parquet anticorruption (DNA) Laura Codruta Kovesi, franchissant une nouvelle étape dans son offensive décriée contre le pouvoir judiciaire.

 

En annonçant qu’il avait finalement signé le décret révoquant cette magistrate de 45 ans, devenue un symbole de la lutte anticorruption, le chef de l’Etat Klaus Iohannis (centre droit) dénoue provisoirement une crise politique qui menaçait de lui coûter son poste.

 

Mais il permet aussi au gouvernement mené par les sociaux-démocrates de marquer un nouveau point dans la bataille qu’il a engagée pour remodeler l’institution judiciaire qu’il accuse d’abus de pouvoir contre la classe politique.

 

La Commission européenne, qui veille sur le respect de l’indépendance de la justice en Roumanie, a aussitôt souligné l’importance pour le DNA de poursuivre les progrès accomplis ces dernières années et mis en garde contre tout retour en arrière.

 

Cela fait plus d’un an que la Roumanie a vu naître un vaste mouvement de protestation de la société civile contre la réforme judiciaire.

Des milliers de manifestants avaient défilé cet hiver pour exprimer leur soutien à la procureure lorsque la majorité gouvernementale avait annoncé vouloir la limoger.

 

Mme Kovesi était depuis plusieurs mois dans le collimateur des sociaux-démocrates. En poste depuis 2013, elle a transformé le DNA en une institution redoutée par la classe politique. “Le DNA a montré que la loi était la même pour tous, que personne n’était trop fort pour s’y soustraire. Les enquêtes ont visé des personnes qui paraissaient intouchables”, a-t-elle déclaré.

 

Dans un pays considéré comme gangréné par la corruption, le DNA a multiplié ces dernières années les poursuites contre des élus locaux et nationaux, s’attirant en retour l’inimitié d’une partie de la classe politique et des accusations d’abus de pouvoir.

 

Douze pays occidentaux avaient exhorté fin juin les élus roumains à rejeter la vaste refonte de l’institution judiciaire entreprise au pas de charge par le gouvernement qui risquent selon eux de “miner l’Etat de droit et la coopération judiciaire”.

 

Depuis décembre, le code pénal, le code de procédure pénale et l’organisation judiciaire ont fait l’objet de dizaines d’amendements.

Certains observateurs mettent en avant le risque d’une dérive de l’Etat de droit similaire à celle dont sont accusées la Hongrie et la Pologne.

 

Source : AFP

 

 

 

 

Le Pakistan affirme avoir tué le cerveau de l’attentat suicide au Baloutchistan

Les forces de sécurité pakistanaises ont tué vendredi le cerveau du deuxième attentat le plus sanglant de l’histoire du Pakistan, revendiqué par le groupe Etat islamique (EI), qui avait fait au moins 149 morts la semaine dernière dans le Baloutchistan (sud-ouest).

 

Le 13 juillet, un kamikaze s’était fait exploser au cours d’un meeting électoral à Mastung, à une quarantaine de kilomètres de Quetta, la capitale provinciale, tuant au moins 149 personnes.

L’EI avait revendiqué l’attentat, le plus meurtrier de l’histoire du Pakistan après un assaut des talibans pakistanais contre une école de Peshawar en 2014, qui avait fait plus de 150 morts.

 

Le Baloutchistan est la province la plus pauvre du Pakistan, malgré ses gisements d’hydrocarbures et de minéraux.

En plus de groupes séparatistes baloutches, des insurgés islamistes tentent d’infiltrer le Baloutchistan, par ailleurs l’une des principales zones de violence sectaire.

 

D’après une étude du CRSS, un centre de recherche pakistanais, le niveau des violences a toutefois fortement baissé au Pakistan. Le nombre des personnes tuées dans les violences extrémistes, politiques ou criminelles, a ainsi chuté de 70% ces deux dernières années, avec 2.057 morts violentes rapportées l’an passé, contre 6.574 en 2015.

 

Source : AFP

 

 

Pakistan : enquête ouverte contre les chefs du parti de Sharif

La justice pakistanaise a ouvert, dans le cadre de la législation anti-terroriste, une enquête visant les dirigeants du parti politique de l’ex-Premier ministre Nawaz Sharif, cela à dix jours des élections législatives du 25 juillet, selon des documents de la police.

 

L’affaire concerne la marche organisée par la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N) le 13 juillet, lors du retour au Pakistan de Nawaz Sharif, qui violait l’interdiction d’organiser des rassemblements publics un vendredi.

 

L’ex-Premier ministre a été arrêté quelques minutes après son retour au pays, où il avait été condamné par contumace, la semaine dernière par un tribunal anti-corruption, à une peine de dix ans de prison.

 

“Nous engageons des poursuites contre les dirigeants du PML-N”, a déclaré le ministre de l’Intérieur de la province du Pendjab, Shaukat Javed. “Mais personne ne sera arrêté avant les élections”, a-t-il ajouté.

 

Sont visés notamment par l’enquête le frère de Nawaz Sharif, Shehbaz Sharif, actuel dirigeant du PML-N, mais aussi Shahid Khaqan Abbasi, un ancien Premier ministre.

Shehbaz Sharif s’est placé en tête du cortège des manifestants à Lahore, qui a attiré des dizaines de milliers de personnes.

 

Les sondages laissent augurer d’une issue serrée, le 25 juillet, entre le PML-N, au pouvoir, et le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI, ou Mouvement de la justice du Pakistan), dirigée par une ancienne star du cricket, Imran Khan. Le PPP (Parti du peuple pakistanais) se classe troisième dans les intentions de vote, selon les sondages.

 

Source : Reuters

 

 

Cachemire indien : un manifestant tué par l’armée

L’armée indienne a tué par balle un manifestant et blessé quelque 120 autres participants à un rassemblement la semaine dernière au Cachemire indien à majorité musulmane, où 3 manifestants avaient déjà été tués samedi.

 

L’armée indienne a tiré sur des centaines de manifestants dans le district de Shopian, au sud de la ville de Srinagar.

Selon la police, la foule s’est rassemblée près du site d’une opération militaire où les soldats indiens avaient tué 2 rebelles présumés, et a commencé à jeter des pierres.

 

Région himalayenne revendiquée aussi bien par l’Inde que le Pakistan depuis la fin de la colonisation britannique en 1947, le Cachemire, seul Etat indien à majorité musulmane, est divisé de facto entre les deux puissances nucléaires d’Asie du Sud.

 

L’Inde stationne environ 500.000 soldats dans la partie qu’elle contrôle, pour lutter contre des groupes séparatistes qui réclament l’indépendance du Cachemire ou son rattachement au Pakistan.

 

New Delhi accuse régulièrement Islamabad d’attiser ce mouvement, ce que le Pakistan dément.

L’insurrection séparatiste, qui déstabilise le Cachemire indien depuis la fin des années 1980, a fait des dizaines de milliers de morts.

 

Source : AFP

 

 

Nouvelle rumeur meurtrière sur WhatsApp en Inde : 25 personnes arrêtées

La police indienne a annoncé dimanche avoir arrêté 25 personnes après la mort d’un homme lynché à la suite de rumeurs d’enlèvement d’enfant lancées sur la messagerie WhatsApp.

Ces hommes ont été arrêtés à la suite du meurtre de Mohammad Azam, 27 ans, qui a été attaqué avec deux amis par une foule de 2.000 personnes.

 

Ses deux amis ont été très grièvement blessés dans cette attaque survenue quelques jours après que la messagerie détenue par le réseau social Facebook a publié des conseils dans les journaux indiens sur la manière de repérer les fausses informations circulant sur sa plateforme.

 

Plus de 20 personnes ont été lynchées ces deux derniers mois en Inde après avoir été accusées d’enlèvement d’enfant, selon des informations de presse.

Le premier “lynchage WhatsApp” connu dans le pays remonte à mai 2017, dans l’État pauvre du Jharkhand (est), où des foules avaient lynché 8 personnes.

 

Après un an d’accalmie, ce fléau a pris une nouvelle ampleur depuis le début du mois de mai de cette année, avec des épisodes de violences désormais recensés dans une dizaine d’États de l’Inde. Début juillet, ce pays a appelé la messagerie mobile WhatsApp à “agir immédiatement” pour mettre un terme à la propagation des fausses rumeurs.

 

Source : AFP

 

 

Au moins 7 morts dans un attentat suicide à Kaboul

7 personnes au moins ont péri et 15 autres ont été blessées dimanche dans un attentat suicide dans la capitale afghane, Kaboul, revendiqué par le groupe djihadiste Etat islamique (EI).

Via son organe de propagande Amaq, le groupe EI a fait état d’un bilan considérablement plus élevé, parlant de 60 morts et blessés.

 

Cet attentat est le dernier en date d’une longue série d’attaques qui visent Kaboul et les grandes villes afghanes. En l’espace de deux semaines, trois attentats de grande ampleur s’y sont produits.

 

Un rapport des Nations unies publié dimanche indique que le nombre de tués a atteint un niveau record au cours des six premiers mois de l’année avec 1.692 civils tués. Plus de la moitié d’entre eux ont péri dans des attentats revendiqués par l’émanation afghane du groupe Etat islamique.

 

Source : Reuters

 

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Tunisie : le parti islamiste Ennahdha remporte le plus grand nombre de mairies

Le mouvement d’inspiration islamiste Ennahdha a remporté le plus grand nombre de mairies à l’issue des premières municipales démocratiques de Tunisie, a annoncé jeudi le ministère des Affaires locales à l’AFP.

 

Ce scrutin s’est tenu le 6 mai, puis les conseillers municipaux ont été amenés à élire les maires dans chaque localité. A ce jour, 347 maires sur 350 ont été désignés.

Deuxième parti au pouvoir –après Nidaa Tounès, fondé par l’actuel président Béji Caïd Essebsi–, Ennahdha a décroché 130 mairies.

 

Les listes indépendantes arrivent en deuxième position avec 114 mairies, juste devant Nidaa Tounès, qui a remporté 80 municipalités. Selon l’ONG Al Bawsala, qui évalue le travail législatif depuis la révolution de 2011, 20% des maires tunisiens sont désormais des femmes, à la faveur d’une nouvelle loi électorale exhortant à la parité.

 

Les élus locaux devront conduire la décentralisation, un projet crucial.

Ces élections devaient aussi permettre d’ancrer la démocratie au niveau local, et pour les partis de renforcer leur ancrage dans les différentes régions, alors que l’année 2019 doit être marquée par la tenue d’élections législatives et présidentielle.

 

Source : AFP

 

 

Le PM tunisien devra démissionner si la crise perdure, déclare le président

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi a appelé dimanche le Premier ministre Youssef Chahed à quitter ses fonctions ou à faire face à un vote de confiance du Parlement si la crise politique et économique du pays venait à perdurer.

 

Ces déclarations surviennent après que le fils du président, Hafedh Caïd Essebsi, chef de file du parti laïc au pouvoir Nidaa Tounes, a demandé en mai de limoger le Premier ministre.

 

Les modérés islamistes d’Ennahda, membres de la coalition au pouvoir, avaient approuvé l’idée d’un nouveau programme économique mais refusé de limoger le chef du gouvernement et de procéder à un profond remaniement ministériel.

 

Depuis la révolution qui a conduit à la chute de Ben Ali en 2011, neuf gouvernements se sont succédés et aucun n’est parvenu à résoudre durablement les problèmes économiques du pays.

 

Youssef Chahed, nommé Premier ministre par Essebsi en 2016, a accusé fin mai le fils du président de détruire le parti Nidaa Tounes et a dit que la crise au sein du parti avait affecté les institutions de l’Etat.

 

Source : Reuters

 

 

Sur les plages tunisiennes, le retour du tourisme à grande échelle

La saison n’est pas encore au plus haut, mais le soleil oui, et des dizaines de familles russes ou anglaises s’égayent déjà entre la piscine et la plage de Hammamet : 2018 s’annonce comme l’année du rebond pour le tourisme en Tunisie.

 

« Ça me coûte moins cher de passer dix jours ici que quatre jours à Paris ou Amsterdam”, remarque Steve, ingénieur informatique irlandais. “Tout est compris, les repas, les boissons, pour un prix vraiment bas”, se réjouit le quinquagénaire.

 

Dépréciation du dinar, mais aussi amélioration de la sécurité : les voyagistes transportant les touristes occidentaux par centaines de charters reviennent, et les réservations pour l’été ont atteint un niveau comparable à la fréquentation avant les attentats de 2015.

 

Cette année-là, les fusillades dans le majestueux musée du Bardo et sur une plage de Port el-Kantaoui à Sousse, qui ont fait 60 morts dont 59 touristes étrangers, avaient mis à genou ce secteur crucial de l’économie, déjà secoué par l’instabilité ayant suivi la révolution de 2011.

 

Si le pays est toujours sous état d’urgence, plusieurs ambassades ont assoupli leurs conseils aux voyageurs après deux années d’accalmie.

Le 8 juillet dernier, ravivant de mauvais souvenirs, une nouvelle attaque jihadiste a coûté la vie à six policiers à la frontière algérienne.

 

Mais des voyagistes ont indiqué à l’AFP ne pas avoir constaté d’annulation de réservations après cet attentat, survenu loin de la zone côtière.

“Les progressions des indicateurs du tourisme sont dues premièrement au retour de la sécurité”, déclare Ezzedine Grami, commissaire régional au tourisme pour Nabeul-Hammamet.

 

Caméras de surveillance, sécurité privée à l’entrée des plages, policiers armés dans les zones touristiques : les autorités ont pris au sérieux les demandes des tours-opérateurs.

Le tourisme est un moteur crucial de la croissance, représentant 7% du PIB, alors que le pays peine à apaiser un climat social tendu, entre inflation et chômage.

 

Source : AFP

 

 

La Tunisie a enterré ses 6 policiers tués dans un attentat jihadiste

La Tunisie a enterré la semaine dernière les 6 membres des forces de sécurité tués la veille dans l’ouest du pays, lors de l’opération jihadiste la plus sanglante depuis la série d’attaques de 2015 et début 2016, revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

 

Les 6 agents de la Garde nationale ont été tués, et 3 autres blessés, lorsque leurs voitures ont été attaquées dimanche matin avec un engin explosif artisanal près de la frontière avec l’Algérie.

La branche tunisienne du groupe jihadiste Aqmi, Okba ibn Nafaa, a revendiqué l’attaque.

 

Cette attaque risque d’accentuer la crise politique profonde que traverse la Tunisie, où le Premier ministre Youssef Chahed fait face à une offensive au sein de son propre camp.

  1. Chahed a récemment limogé le ministre de l’Intérieur et des dizaines de responsables du ministère ont été démis de leur fonctions sans explication précise.

 

A Sidi Bouzid, dans le centre tunisien, des dizaines de policiers ont manifesté pour réclamer davantage de moyens, selon un correspondant de l’AFP.

Des heurts ont régulièrement lieu à la frontière algérienne mais c’est la première fois depuis plus de deux ans que les forces de l’ordre essuient de telles pertes.

 

Même si la situation sécuritaire s’est nettement améliorée, le pays reste sous état d’urgence depuis l’attentat suicide commis en plein Tunis contre la sécurité présidentielle (12 agents tués), en novembre 2015.

 

Source : AFP

 

 

Maroc/Rabat : marche pour la libération des militants du Rif emprisonnés

Plusieurs dizaines de milliers de personnes, selon les organisateurs de la marche, ont manifesté dimanche dans les rues de la capitale marocaine, Rabat, contre la condamnation à des peines de prison des meneurs du mouvement de contestation de la région du Rif.

 

Un tribunal de Casablanca a condamné en juin 39 personnes, dont le chef de la contestation, Nasser Zefzafi, à des peines allant jusqu’à 20 ans de prison en lien avec un mouvement de contestation qui a ébranlé le Maroc à la fin 2016 et au début 2017.

 

Les manifestations ont éclaté après la mort d’un poissonnier qui est mort broyé à l’intérieur d’une benne à ordures où il tentait de récupérer des poissons qu’avait confisqués la police, en octobre 2016 à Al Hoceima, une ville du nord du royaume.

 

Les personnes incarcérées et leurs familles avaient appelé à cette marche dimanche, qui a rassemblé des sympathisants d’associations berbères, des partis de l’opposition de gauche, des militants des droits de l’homme et des partisans du mouvement islamiste interdit Al Adl wal Ihsan.

 

S’adressant à une foule évaluée par des militants à au moins 30.000 personnes, le père de Nasser Zefzafi, Ahmed, a invoqué les doléances des habitants du Rif et leur sentiment d’être marginalisés, et a dénoncé un verdict politique.

 

Les manifestations à Al Hoceima, ainsi que celles du début 2018 dans la ville minière de Jerada, ont représenté l’agitation la plus importante au Maroc depuis les manifestations du “printemps arabe” en 2011, qui avaient conduit le roi Mohamed VI à concéder certaines de ses prérogatives à un parlement élu.

 

Après les manifestations dans le Rif, le roi a limogé trois ministres et plusieurs autres responsables, pour manque de progrès dans un plan de développement dans cette région.

 

Source : Reuters

 

 

Algérie : l’hypothèse d’un 5e mandat de Bouteflika de plus en plus probable

A neuf mois de la présidentielle en Algérie, une seule question alimente le débat : le président Abdelaziz Bouteflika, 81 ans et diminué, briguera-t-il un 5e mandat ? Plus que probable, estiment les analystes, alors que le camp présidentiel multiplie les appels en ce sens.

 

Dans les chancelleries occidentales, un 5e mandat du chef de l’Etat, au pouvoir depuis 1999 et détenteur du record de longévité à la tête de l’Etat algérien, est désormais une quasi-certitude, assure à l’AFP un diplomate étranger en poste en Algérie.

 

La santé de M. Bouteflika, affaibli par les séquelles d’un AVC remontant à 2013, continue de faire l’objet de multiples spéculations. Ses apparitions, en fauteuil roulant, sont rares et il ne s’exprime plus en public.

 

Ce qui n’a pas empêché son parti, le Front de libération nationale (FLN, ex-parti unique) et son principal allié, le Rassemblement national démocratique (RND), de l’appeler de façon insistante depuis avril à “poursuivre sa mission”.

 

Ont suivi, entre autres, les islamistes du Rassemblement de l’Espoir de l’Algérie (TAJ), autres alliés, ou la centrale syndicale UGTA, l’ancien syndicat unique.

Peu audibles pour l’heure, les opposants sont tout aussi convaincus qu’un 5e mandat est désormais inéluctable.

 

Le récent et soudain limogeage du tout-puissant chef de la police, le général Abdelghani Hamel, sans motif officiel, rappelle également les remaniements au sein des puissants services de renseignements quelques mois avant la présidentielle de 2014.

 

En congédiant le général Hamel, le président Bouteflika “réaffirme que c’est lui le chef, le seul”, explique Hasni Abidi, directeur du Centre d’études et de recherches sur le monde arabe et méditerranéen (Cermam) de Genève.

 

S’il est candidat, même diminué, la victoire ne devrait pas échapper à Abdelaziz Bouteflika, considéré comme l’artisan de la réconciliation nationale post-guerre civile (1992-2002).

Ce malgré de douloureuses difficultés, dans ce pays de 40 millions d’habitants : l’économie souffre de la chute des prix du pétrole et le chômage des jeunes reste massif (30%).

 

Mais le taux d’abstention (50% en 2014) pourrait connaître un nouveau record.

Que M. Bouteflika soit candidat ou non ne changera in fine pas grand chose, le système en place étant amené à perdurer, estiment enfin plusieurs analystes.

 

Source : AFP

 

 

Libye : l’envoyé de l’ONU juge le statu quo intenable dans un pays en déclin

La Libye est un pays en déclin et le statu quo n’est plus tenable, a prévenu le Représentant spécial du Secrétaire général pour ce pays, Ghassan Salamé, lors d’une réunion du Conseil de sécurité lundi. M. Salamé a déclaré que la crise dans la région dite du ‘croissant pétrolier’ n’a a été que l’aperçu de ce qui pourrait advenir si des progrès tangibles ne sont pas enregistrés.

 

« Les Libyens s’impatientent », s’est-il alarmé, en conseillant aux membres du Conseil de se montrer unis. Le Conseil, a-t-il insisté, doit exercer des pressions sur les dirigeants libyens pour qu’ils adoptent, sans plus tarder, la loi sur le référendum constitutionnel et la loi électorale.

 

Le Représentant spécial a rappelé que pendant les premiers mois de l’année la Libye a joui d’une certaine quiétude grâce à l’accalmie des actions militaires.

Les Nations Unies y ont contribué, en relançant le processus politique, avec la présentation du Plan d’action pour la Libye.

 

Capitalisant sur ce nouvel environnement, les Nations Unies ont offert une plateforme pour des accords de réconciliation et organisé des réunions sur les questions les plus épineuses comme la propriété foncière ou encore le sort des populations déplacées.

 

Ghassan Salamé s’est aussi félicité du retour de l’ONU dans le pays, à Tripoli et à Benghazi, où un bureau sera ouvert dans les prochaines semaines, et de l’achèvement de la phase consultative du processus de la Conférence nationale dont la date et le lieu reste à déterminer.

 

Selon lui, ces progrès politiques sont liés à l’absence d’opérations militaires mais ces deux derniers mois, les confrontations et la violence ont repris, dont les évènements du Croissant pétrolier qui ont fait perdre à la Libye quelque 900 millions de dollars et exacerbé les divisions entre les institutions et les régions.

 

Le 11 juillet, s’est réjoui le Représentant spécial, le contrôle des ressources pétrolières a été restitué à la « National Oil Corporation » et la production a repris. Mais, a-t-il prévenu, ces évènements ont mis en lumière les questions sous-jacentes, dont les frustrations liées à la mauvaise redistribution des richesses et le pillage « endémique » des ressources du pays.

 

Si ces questions ne sont pas résolues, a prévenu le Représentant spécial, la production de pétrole cessera et le processus politique sera menacé. La Mission de l’ONU va donc redoubler d’efforts pour pousser les réformes économiques dont dépendent la stabilité et l’unité du pays.

 

Les Libyens, a-t-il poursuivi, attendent avec impatience de pouvoir enfin se débarrasser de leur « patchwork » d’institutions.

En 2014, 600.000 d’entre eux s‘étaient rendus aux urnes alors que pour les prochaines élections, 1 million d’électeurs sont déjà inscrits.

 

Mais, a-t-il alerté, ceux qui soutiennent le statu quo ont les moyens de compromettre les élections. En Libye, le statu quo n’est pas tenable, a-t-il conclu. Si des progrès tangibles ne sont enregistrés, on pourrait assister à l’effondrement de l’économie, l’interruption des services publiques et des explosions de violence.

 

Source : ONU

 

 

Une touriste libanaise critique l’Egypte sur Facebook, 8 ans de prison

Une touriste libanaise arrêtée le mois dernier pour s’être plainte, dans une vidéo postée sur Facebook, d’harcèlement sexuel et plus généralement de ses conditions de séjour en Egypte, a été condamnée début juillet à h8uit ans de prison par un tribunal du Caire, a dit à Reuters son avocat.

 

Mona el-Mazboh a été arrêtée à l’aéroport du Caire à la fin de son séjour en Egypte en raison d’une vidéo d’une durée de 10 minutes dans laquelle elle qualifie l’Egypte de “pays de salopards”.

 

Dans sa vidéo, qui a affolé les réseaux sociaux, Mona el-Mazboh, âgée de 24 ans, se plaint d’avoir été sexuellement harcelée aussi bien par des chauffeurs de taxi que par des jeunes hommes dans la rue.

 

Elle parle également de la mauvaise qualité du service dans les restaurants pendant le mois du ramadan et évoque un incident au cours duquel on lui avait volé de l’argent lors d’un précédent voyage en Egypte.

 

Le tribunal du Caire l’a jugée coupable d’avoir volontairement propagé de fausses rumeurs susceptibles de nuire à la société, de s’en être pris à la religion et d’avoir tenu des propos indécents, ont dit des sources judiciaires.

Un cour d’appel va examiner son cas le 29 juillet, a souligné l’avocat de Mona el-Mazboh.

 

Les défenseurs des droits de l’homme égyptiens disent devoir faire face à la plus féroce répression que n’a jamais connue le pays sous le régime du président Abdel Fattah al Sissi, investi début juin pour un deuxième mandat.

 

Source : Reuters

 

 

 

 

 

Les stocks de plutonium du Japon, un problème international

Le Japon et les Etats-Unis ont étendu mardi un accord nucléaire bilatéral mais l’archipel est désormais sommé de réduire les stocks de plutonium accumulés au fil des ans dans le cadre d’une politique qui trouve désormais ses limites, selon des experts.

 

L’accord initial, qui autorise le Japon à retraiter du combustible usé issu de ses centrales nucléaires, avait été validé en 1988 pour une durée de 30 ans.

La prolongation s’accompagne d’une clause qui autorise l’une ou l’autre partie à y mettre fin moyennant un préavis de six mois.

 

“Nous sommes désormais dans la situation où ce pacte peut être rompu de façon unilatérale.

Or, ce texte étant la base de l’existence de l’industrie nucléaire japonaise, il est important que nous fassions des efforts pour effectivement réduire la grande quantité de plutonium que possède le Japon”, a déclaré mardi le ministre japonais des Affaires étrangères, Taro Kono.

 

Dans son plus récent plan énergétique adopté il y a quelques jours, le Japon, sous la pression américaine, a fait part de sa volonté de diminuer les stocks de plutonium, ce qu’il n’avait jamais écrit auparavant, mais il n’a pas dressé de plan précis pour ce faire.

 

Pays pauvre en ressources, le Japon s’est donné il y a plus de 40 ans pour objectif de se doter des moyens techniques pour réutiliser du combustible usé.

Mais le programme a depuis l’origine du plomb dans l’aile. Les installations clefs prévues n’ont pas du tout fonctionné comme espéré.

 

Or, les paramètres pris en compte à l’époque ne sont plus aussi pertinents aujourd’hui, selon Thomas Countryman, spécialiste américain de la non-prolifération.

“Aujourd’hui, il y a un approvisionnement largement suffisant en uranium et les technologies de recyclage sont extrêmement chères, le Japon doit en avoir conscience”.

 

Le Japon assure que, conformément aux engagements pris, tout le plutonium qu’il détient est destiné à une réutilisation dans des réacteurs nucléaires.

 

Toutefois, compte tenu de la quantité en sa possession (47 tonnes, dont 10 tonnes sur le sol nippon, 20,8 en Grande-Bretagne et 16,2 en France, où est retraité le combustible japonais), des doutes existent sur les capacités des installations à absorber autant de combustible.

 

Très peu de réacteurs ont été remis en service après l’arrêt total découlant des mesures prises après l’accident de Fukushima en 2011 et quand bien même certaines tranches utilisent du Mox (mélange d’oxydes de plutonium et uranium tiré de combustible retraité), c’est une infime part du total.

 

L’une des solutions serait de céder à la France et à la Grande-Bretagne le plutonium resté sur leur sol, mais “aucune proposition en ce sens ne nous est parvenue” explique une source française, ce que confirme un fonctionnaire du ministère japonais de l’Industrie cité dans le quotidien Nikkei.

 

D’aucuns s’inquiètent des risques que ce monceau, qui en théorie permettrait de produire 6.000 bombes atomiques, ne suscite l’intérêt de groupes terroristes ou ne serve de prétexte à la Corée du Nord pour traîner des pieds dans le processus de dénucléarisation sur lequel elle s’est engagée.

 

De surcroît, Washington aimerait que le Japon joue un rôle exemplaire pour éviter une escalade en Asie.

“Il n’est pas dans l’intérêt du Japon ou des Etats-Unis de voir la Chine ou la Corée du Sud se doter de moyens de retraitement”, a insisté M. Countryman.

 

Pourtant, Pékin est déjà bien engagé dans cette voie puisque le groupe nucléaire français Orano (ex-Areva) a annoncé fin juin un accord pour les “travaux préparatoires” d’une usine de traitement et recyclage des combustibles usés en Chine, un projet évalué à plus de 20 milliards d’euros au total dont plus de la moitié pour Orano.

 

Un protocole avait été signé lors de la visite du président français Emmanuel Macron en Chine en janvier. Les négociations durent depuis dix ans et Orano espère conclure le contrat cette année.

 

Source : AFP

 

 

Les pays redoublent d’efforts afin de lutter contre la résistance aux antimicrobiens

Plusieurs pays ont réalisé des progrès importants en matière de lutte contre la résistance aux antimicrobiens (RAM) mais de sérieuses lacunes persistent et exigent une action urgente, selon un  nouveau rapport publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Parmi les résultats encourageants, on peut retenir que 105 pays possèdent un système de surveillance afin de rendre compte des infections résistantes aux médicaments dans la santé humaine et que 68 pays ont mis en place un système pour surveiller la consommation d’antimicrobiens.

 

De plus, 123 pays ont signalé avoir instauré des politiques visant à réglementer la vente d’antimicrobiens, y compris la nécessité d’obtenir une prescription lorsqu’ils sont utilisés par l’homme – une mesure clé pour lutter contre l’usage excessif et l’abus d’antimicrobiens.

 

Néanmoins, la mise en œuvre de ces politiques varie et les médicaments contrefaits sont toujours disponibles dans des endroits tels que les marchés en plein air, sans pouvoir contrôler la manière dont ils sont utilisés.

 

Dans ces pays, les médicaments pour les animaux sont souvent vendus librement sans prescription. Cette situation constitue un risque pour la santé humaine et animale, contribuant ainsi au développement de la résistance aux antimicrobiens.

 

« La FAO salue le fait que de nombreux pays ont pris des mesures concrètes en vue d’utiliser de manière responsable les antimicrobiens dans l’agriculture. Néanmoins, les pays doivent travailler davantage à réduire l’usage excessif d’antimicrobiens non réglementés dans l’agriculture.

 

Nous appelons tout particulièrement les pays à cesser l’utilisation d’antimicrobiens en tant que stimulateur de croissance dans la production animale, qu’elle soit terrestre ou aquatique », a précisé Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO.

 

Source : ONU

 

Des succès mais le spectre d’une crise : le paradoxe de la lutte contre le sida

La lutte contre le sida est en plein paradoxe : la proportion de séropositifs qui ont accès aux traitements n’a jamais été aussi élevée mais un relâchement dans la prévention et la baisse des financements font craindre un rebond de l’épidémie.

 

Près de 3 séropositifs sur 5 dans le monde, 21,7 millions sur 36,9 millions au total, prennent des traitements antirétroviraux, soit la plus haute proportion jamais atteinte, selon un rapport de l’Onusida.

 

L’an dernier, 940.000 personnes dans le monde sont mortes de maladies liées au sida, selon ces chiffres publiés avant la conférence internationale sur le sida d’Amsterdam (23-27 juillet).

À titre de comparaison, au pic de l’épidémie en 2005, 1,9 million de décès dans le monde étaient liés au sida, selon l’instance de l’ONU chargée de la lutte contre cette maladie.

 

A l’époque, seuls 2 millions de porteurs du virus de l’immuno-déficience humaine (VIH) sur 30 millions au total avaient accès aux traitements antirétroviraux, qui préviennent le développement du sida.

 

“Personne n’aurait cru que nous aurions pu mettre 22 millions de personnes sous traitement en 2018”, a rappelé le directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sidibé.

“Malheureusement, nous sommes un peu victimes de ces résultats”, a-t-il nuancé, en déplorant une “crise de la prévention”.

 

Au premier rang des inquiétudes, la question du financement. “Il manque 7 milliards de dollars par an (…) pour nous permettre de maintenir nos résultats”, a indiqué M. Sidibé à l’AFP.

L’an dernier, 20,6 milliards d’euros étaient consacrées à des programmes de lutte contre le sida dans les pays à faible et moyen revenu, qui en financent eux-mêmes 56%, selon le rapport.

 

Mais sous l’administration Trump, les Etats-Unis, qui sont historiquement le contributeur majeur de la lutte contre le sida, ont prévu des coupes budgétaires.

Or, “au moins 44 pays dépendent à 75% de l’aide internationale pour combattre l’épidémie”.

 

“Si l’on ne dispose pas de ces ressources, il y a un risque important de rebond de l’épidémie, avec un risque de résistance grandissante et d’augmentation de la mortalité due au sida”.

Cela compromet l’objectif que s’est fixé l’ONU pour 2020 : que 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, que 90% de ces dernières soient sous traitement.

 

  1. Sidibé a par ailleurs reconnu des insuffisances dans la lutte contre le sida chez les enfants, qui sont “laissés pour compte”.

“Même si on a évité 1,4 million de nouvelles infections chez les enfants depuis 2010, on constate malheureusement que nous n’avons pas fait suffisamment de progrès”, a-t-il noté.

 

Source : AFP

 

 

9 nourrissons sur 10 dans le monde ont reçu des vaccinations en 2017 (OMS et UNICEF)

Environ 123 millions de nourrissons dans le monde, soit 9 sur 10, ont reçu au moins une dose de vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche en 2017, les protégeant contre des maladies infectieuses pouvant causer des maladies graves ou des décès, selon les dernières données de vaccination de l’OMS et de l’UNICEF.

 

Depuis 2015, le pourcentage d’enfants qui ont reçu les trois doses d’immunisation systématique contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC3) atteint 85% (116,2 millions de nourrissons), a précisé l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Bien que la couverture vaccinale mondiale avec le DTC3 reste à 85%, il est important de souligner que 4,6 millions de nourrissons supplémentaires ont été vaccinés dans le monde en 2017 par rapport à 2010, en raison de la croissance démographique mondiale.

 

Sur les 19,9 millions de nourrissons qui ne sont pas complètement vaccinés au DTC3, près de 8 millions (40%) vivent dans des environnements fragiles ou humanitaires, y compris dans des pays touchés par un conflit.

 

Les deux agences onusiennes estiment qu’à mesure que la population augmente, il faut que davantage de pays augmentent leurs investissements dans les programmes de vaccination.

À l’appui de ces efforts, l’OMS et l’UNICEF s’emploient à élargir l’accès à la vaccination.

 

Source : ONU

 

 

Obama appelle à s’opposer à la montée en puissance des “hommes forts”

L’ex-président américain Barack Obama a appelé mardi le monde entier à rejeter la forme de cynisme que représentent les hommes forts, allusion manifeste aux dirigeants populistes qui se sont hissés au pouvoir dans plusieurs pays.

 

“Tout comme l’on parlait du triomphe de la démocratie dans les années 1990, on parle aujourd’hui du triomphe du tribalisme et de l’homme fort. Mais nous devons rejeter ce cynisme”, a déclaré Obama dans un discours à Johannesburg à l’occasion du centenaire de la naissance de Nelson Mandela.

 

L’ancien président démocrate n’a pas mentionné nommément son successeur républicain, Donald Trump, mais son discours a été l’un des plus acerbes qu’il ait prononcés sur la situation politique depuis qu’il a quitté la Maison blanche en janvier 2017. Certains de ses mots ont sonné comme des critiques envers Donald Trump.

 

Source : Reuters

 

 

L’OIAC appelle à ne pas sacrifier la lutte contre les armes chimiques sur l’autel des intérêts politiques

Le directeur sortant de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a exhorté les nations à ne pas sacrifier au profit d’intérêts politiques à court terme un siècle d’efforts pour débarrasser le monde de ces armes toxiques.

 

Dans un entretien accordé à l’AFP à quelques jours de son départ et à un moment où ses experts sont au Royaume-Uni pour enquêter sur une attaque présumée à l’aide d’agents neurotoxiques, nommés Novitchok par Londres, Ahmet Uzumcu a appelé les Etats-membres de l’OIAC à surmonter leurs divisions.

 

La Convention sur les armes chimiques, qui interdit l’utilisation, la production et le stockage d’armes telles que le gaz moutarde, est entrée en vigueur en 1997.

“La communauté internationale a mis plus de 100 ans pour arriver à ce stade” dans la lutte contre les armes chimiques.

 

Lorsque ce diplomate turc chevronné a pris ses fonctions de directeur général en juillet 2010, l’OIAC était méconnue, s’employant dans la tâche ardue d’éliminer le stock mondial d’armes chimiques.

 

Au total, 193 pays ont adhéré à la convention et 96% des stocks déclarés ont été éliminés. Les 4% restants se trouvent aux États-Unis et devraient être détruits d’ici à 2023.

Malgré cela, la guerre civile en Syrie a donné lieu à des allégations répétées d’attaques à l’arme chimique contre des civils.

 

Habitués à œuvrer dans l’ombre, les enquêteurs de l’OIAC ont fini par attirer l’attention d’une communauté internationale anxieuse face à la recrudescence des recours aux armes chimiques, y compris sur le sol européen.

 

Mais aujourd’hui, l’OAIC est déchirée par les conflits entre l’Occident et la Russie, le principal allié de la Syrie. “J’espère que cette division entre les Etats-membres sera très bientôt terminée et qu’ils seront à nouveau réunis comme c’était le cas” avant, a déclaré M. Uzumcu, avertissant que les armes chimiques étaient en pleine évolution.

 

L’OIAC doit pouvoir aller plus loin et la communauté internationale en est consciente. Après un vote historique le mois dernier, cette organisation est désormais habilitée à désigner ceux qui emploient des armes chimiques en Syrie.

 

Attribuer “la responsabilité est la clé”, le premier pas vers la traduction en justice des coupables, selon M. Uzumcu.

Sinon, “nous ne pouvons pas assurer la dissuasion, nous ne pouvons pas empêcher d’autres utilisations, une culture de l’impunité serait extrêmement dangereuse pour l’avenir”.

 

Source : AFP

 

 

Objectifs de développement durable : l’ONU appelle les Etats à accélérer leurs efforts

2 hauts responsables de l’ONU ont exhorté les Etats à redoubler d’efforts pour réaliser les 17 Objectifs de développement durable (ODD) qu’ils se sont fixés.

A 12 ans de l’échéance des ODD, ilsont souligné que les efforts déployés sont au ralenti et que de nombreux défis persistaient.

 

Entre 2015 et 2016, le nombre des malnutris est passé de 777 millions à 815 millions, a alerté Amina J. Mohamed, ajoutant que la pauvreté est devenue urbaine et que les jeunes ont trois fois plus de chance d’être au chômage que les adultes.

 

Pour Miroslav Lajčák, les gains réalisés, contre l’extrême pauvreté, n’ont pas profité à tous. « Dans certaines parties du monde – en particulier en Afrique subsaharienne – les gens vivent encore dans des conditions que la plupart d’entre nous ne pouvaient même pas imaginer ».

 

Il a rappelé que des personnes meurent encore de maladies qui peuvent être soignées ou prévenues, que des enfants ne reçoivent toujours pas une éducation de qualité, et que de nombreuses femmes et filles restent exclues ou opprimées.

 

L’accès à l’assainissement reste encore hors de portée pour des millions de personnes, a rappelé Mme Mohammed. En 2018, une personne sur six n’a toujours pas accès à l’eau potable. « Cela signifie que, chaque minute, un enfant meurt d’une eau contaminée, ou d’une mauvaise hygiène ou d’un (manque) assainissement », a dit M. Lajčák.

 

Et l’urgence climatique ne fait rien pour arranger les choses. La planète connait toujours un déclin alarmant de la biodiversité, une hausse du niveau de la mer et un accroissement de l’érosion côtière, des conditions météorologies extrêmes, ainsi qu’une augmentation de la concentration des gaz à effet de serre, a alerté Mme Mohamed.

 

Source : ONU

 

 

L’ONU appelle à investir dans la planification familiale pour la santé et le bien-être de millions de femmes

L’agence des Nations Unies chargée de la santé sexuelle et reproductive (UNFPA) a appelé à investir dans la planification familiale pour la santé et le bien-être de millions de femmes à travers le monde.

« La planification familiale n’est pas seulement une question relative aux droits de l’homme.

 

Elle est aussi essentielle à l’autonomisation des femmes, à la réduction de la pauvreté et au développement durable », déclare la Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), le Dr Natalia Kanem.

 

« Pourtant, dans les régions en développement, quelque 214 millions de femmes ne disposent toujours pas de méthodes sûres et efficaces de planification familiale. Ces carences menacent leur capacité à construire un avenir meilleur pour elles-mêmes, pour leurs familles et pour leurs communautés ».

 

L’UNFPA œuvre en faveur de la planification familiale dans les pays en développement en assurant l’approvisionnement fiable d’une gamme complète de contraceptifs modernes, en renforçant les systèmes de santé nationaux et en promouvant l’égalité entre les sexes.

 

« L’UNFPA appelle les gouvernements à s’acquitter de leurs engagements concernant l’accès universel aux services de soins de santé sexuelle et reproductive et aux droits en matière de reproduction, notamment les services de planification familiale et d’informations connexes ».

 

Source : ONU

 

 

Les pays les plus vulnérables au changement climatique le sont également aux conflits (ONU)

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a tenu mercredi un débat sur les menaces croissantes que présente le changement climatique à la sécurité internationale, comme par exemple dans la région du lac Tchad, en Afrique.

 

La Ministre des affaires étrangères de la Suède, Margot Wallström, s’est rendue au Tchad et au Niger, deux pays du bassin du lac Tchad affectés par le changement climatique et l’insécurité.

Au cours de cette mission menée avec l’ONU et l’Union africaine, elle a rencontré des hommes et femmes confrontés aux conséquences du changement climatique sur la paix et la sécurité.

 

« Ces gens sont des migrants et des réfugiés déplacés du fait de la sécheresse et des inondations. Des chefs de famille qui ne peuvent plus nourrir les leurs du fait que, comme le lac Tchad, leurs moyens de subsistance traditionnels, que ce soit la pêche ou l’agriculture, se sont évaporés, contribuant à exacerber les tensions ».

 

Le bassin du lac Tchad vit une crise liée à une combinaison de facteurs.

La réduction drastique de la superficie du lac Tchad de plus de 90% depuis 1960 a conduit à la dégradation de l’environnement, à la marginalisation socioéconomique et à l’insécurité, des conséquences affectant 45 millions de personnes.

 

La marginalisation socioéconomique a ainsi exposé les populations, notamment les jeunes, au risque de l’extrémisme violent et a offert un terreau fertile à leur recrutement par des groupes tels que Boko Haram.

 

Les actions de Boko Haram dans le nord-est du Nigéria, au Cameroun, au Tchad, au Niger a causé le déplacement de plus de 10 millions de personnes, sans mentionner la destruction des infrastructures de base, tout comme des habitations privées et des biens agricoles.

 

Source : ONU

 

 

Conflits armés : le Conseil de sécurité s’inquiète de l’utilisation des écoles à des fins militaires

A l’occasion d’un débat sur la protection des enfants dans les conflits armés, le Conseil de sécurité a adopté la semaine dernière une résolution dans laquelle il appelle notamment à respecter le caractère civil des écoles.

 

Les membres du Conseil ont adopté une résolution dans laquelle ils condamnent toutes les violations du droit international concernant le recrutement et l’emploi d’enfants par des parties à un conflit armé, ainsi que le meurtre et les mutilations d’enfants, les viols, les enlèvements, les attaques contre des écoles ou des hôpitaux et le refus d’un accès humanitaire.

 

La résolution souligne notamment la profonde inquiétude concernant l’utilisation d’écoles à des fins militaires, mettant ainsi en danger la sécurité des enfants et des enseignants et empêchant les enfants d’avoir accès à l’éducation.

 

La Représentante spéciale chargée de la question des enfants et des conflits armés, Virginia Gamba, s’est dite profondément choquée devant le nombre « effarant » des violations perpétrées contre les enfants l’année dernière, dont 21.000 documentées par les Nations Unies, une augmentation significative comparée à l’année précédente.

 

La majorité de ces actes ont été commis par des groupes armés, bien que des forces gouvernementales et des groupes armés inconnus aient aussi joué un rôle important.

En Somalie, le groupe Al-Chabab a enlevé 1.600 enfants, menaçant des communautés entières et ciblant les écoles.

 

L’irruption de la violence a aussi tué et blessé des enfants en République démocratique du Congo, en Iraq et au Myanmar, tandis qu’au Nigéria et dans les pays voisins, Boko Haram a utilisé des enfants pour des attentats-suicides contre des militaires et des civils.

Mme Gamba s’est aussi inquiétée de la détention d’enfants associés à des groupes armés.

 

Source : ONU

 

 

La FAO prévoit une hausse importante de la production de poissons pour les 10 prochaines années

Selon un nouveau rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la production mondiale de poisson continuera d’augmenter lors de la prochaine décennie, même si la quantité de poissons capturés dans la nature s’est stabilisée et que la croissance de l’aquaculture, auparavant explosive, est en passe de ralentir.

 

« Le secteur des pêches est essentiel afin de répondre à l’objectif de la FAO d’un monde libéré de la faim et de la malnutrition et sa contribution à la croissance économique et à la lutte contre la pauvreté prend de plus en plus d’ampleur », a déclaré José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.

 

Depuis plusieurs décennies, le monde consomme des quantités de plus en plus importantes de poissons, grâce à une augmentation de la production via l’aquaculture, un secteur qui a rapidement pris de l’ampleur dans les années 80 et 90.

 

Près de 59,9 % des espèces commerciales de poissons suivies par la FAO sont maintenant pêchés à des niveaux biologiquement durables, tandis que 33,1 % sont pêchés à des niveaux biologiquement non viables – une situation décrite comme « inquiétante ».

 

Il y a près de 40 ans, 90 % des pêches suivies par la FAO étaient utilisées de manière biologiquement durable et juste 10 % d’entre elles étaient pêchées de manière non durable.

Il est aussi nécessaire de renforcer la collaboration afin de lutter contre les problèmes de pollution de l’écosystème causés par les micro plastiques, l’équipement de pêche abandonné et les débris.

 

Source : ONU

 

 

Les populations autochtones restent parmi les plus pauvres et les plus marginalisées (ONU)

S’ils habitent, possèdent et occupent 1/4 de la surface terrestre, les peuples autochtones restent tout de même parmi « les plus pauvres et les communautés les plus marginalisées » de par le monde, a souligné la Haut-Commissaire adjointe des Nations Unies aux droits de l’homme, Kate Gilmore.

 

« Bien qu’ils ne représentent que 5% de la population mondiale, ils constituent aujourd’hui 15% des individus les plus marginalisés de la planète », a expliqué Mme Gilmore à l’ouverture à Genève de la onzième session du Mécanisme d’Experts sur les droits des peuples autochtones. Or ces peuples autochtones comptent pourtant près de 370 millions de personnes vivant dans 90 pays.

 

La Haut-Commissaire adjointe a insisté sur le quotidien de ces populations vulnérables. « Frappés par une discrimination systématique, les peuples autochtones sont également victimes d’exclusion sociale, politique et économique ». « On peut dire que ces derniers souffrent de privation ».

 

S’ils sont déplacés à cause de la guerre et des catastrophes naturelles, les peuples autochtones sont toujours « spoliés de leurs terres ancestrales ou privés de leurs ressources et de leurs moyens de subsistance physique et culturelles ».

 

Source : ONU

 

 

Reconnaissance faciale et forces de l’ordre, la peur de “Big Brother”

De plus en plus populaire dans les appareils électroniques, la reconnaissance faciale est aussi de plus en plus utilisée par les forces de l’ordre, au grand dam des défenseurs des libertés individuelles, qui la jugent liberticide et peu fiable.

 

Longtemps un fantasme d’écrivains de science-fiction, le fait de déverrouiller un appareil ou de payer un achat d’un simple regard est désormais une réalité, largement popularisée par le très médiatisé iPhoneX d’Apple, sorti fin 2017.

 

Mais des forces armées, des services d’immigration ou de police du monde entier l’utilisent également pour identifier un suspect dans une foule ou faire correspondre le visage d’une personne en garde à vue avec une base de données de délinquants.

 

La reconnaissance faciale a permis fin juin d’identifier plus rapidement le tireur du journal Capital Gazette, qui a fait 5 morts près de Washington aux Etats-Unis.

Sans elle, “nous aurions mis beaucoup plus de temps à l’identifier et à faire avancer l’enquête”, selon la police locale, avec laquelle il refusait de collaborer.

 

Dans le Maryland, où a eu lieu la fusillade, l’organisme public qui gère notamment les prisons a depuis 2011 une base de données de reconnaissance faciale, selon une étude de 2016 de l’université de Georgetown. Il dispose ainsi de quelque 7 millions d’images issues des permis de conduire, ainsi que 3 millions de clichés de “délinquants connus”.

 

Mais pour nombre de défenseurs des libertés publiques, reconnaissance faciale est plutôt synonyme de “Big Brother”. D’autant que plusieurs études mettent en lumière son manque de fiabilité, surtout pour les personnes non blanches.

 

Selon l’université de Georgetown, environ 117 millions d’adultes aux Etats-Unis figurent à leur insu dans des bases de données permettant la reconnaissance faciale, utilisées par les forces de l’ordre, fédérales et locales, alors même que cette technologie n’est que très peu régulée.

 

Au Royaume-Uni, l’ONG “Big Brother Watch” a dénoncé récemment le manque de fiabilité de la reconnaissance faciale automatique, qui consiste à faire scanner informatiquement les visages dans un endroit public pour les identifier en temps réel et les comparer à des bases de données.

 

Cette technologie n’est déjà plus de la science-fiction en Chine, en pointe sur le sujet, où elle y est largement utilisée pour surveiller les citoyens.

Plusieurs groupes technologiques sont présents dans la reconnaissance faciale, comme Microsoft, l’Allemand Cognitec, le Japonais NEC.

 

Ces entreprises ne sont pas épargnées par la controverse, comme Amazon, qui fait face à une fronde d’employés et de militants lui reprochant de vendre ses technologies à la police.

Le géant de l’internet se défend, ajoutant que sa technologie peut aider à retrouver des enfants disparus ou lutter contre le trafic d’êtres humains.

 

Source : AFP

 

 

 

 

 

Meurtre d’Anna Politkovskaïa, condamnation des Pussy Riot : la CEDH épingle Moscou

La Cour européenne des droits de l’Homme a doublement condamné mardi la Russie qui n’a fait “aucun effort” pour identifier les commanditaires du meurtre de la journaliste Anna Politkovskaïa, et pour de “multiples violations” à l’encontre des Pussy Riot.

 

Hasard du calendrier, la famille de la journaliste assassinée en 2006 et trois membres du groupe punk féministe condamnées en 2012 ont décroché le même jour une victoire judiciaire hautement symbolique devant la CEDH, en obtenant la condamnation de Moscou.

 

Journaliste d’investigation connue, Anna Politkovskaïa avait notamment enquêté sur des allégations de violations des droits de l’homme en Tchétchénie.

Elle avait aussi plusieurs fois critiqué la politique du président Vladimir Poutine.

 

Traitements dégradants, violation de la liberté d’expression : dans un deuxième arrêt, “Maria Alekhina et autres contre Russie”, la Cour a aussi épinglé Moscou pour de “multiples violations” commises à l’encontre de trois membres du groupe punk Pussy Riot en 2012.

 

Maria Alekhina, Nadejda Tolokonnikova, Iékaterina Samoutsevitch avaient été condamnées pour avoir tenté d’interpréter des chansons anti-Poutine dans la cathédrale de Moscou en février 2012.

 

Elles avaient été condamnées en août 2012 à deux ans de camp, notamment pour “hooliganisme motivé par la haine religieuse”.

Ekaterina Samoutsevitch avait été libérée en octobre 2012, tandis que Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina avaient purgé 22 mois de leur peine.

 

Leurs condamnations à des peines de prison avaient entraîné une vague de solidarité de nombreux artistes et musiciens de par le monde.

La Cour européenne des droits de l’Homme a condamné la Russie à verser jusqu’à 16.000 euros de dommage moral à chacune des Pussy Riot.

 

Les Pussy Riot ont refait parler d’eux dimanche, quand 4 autres de leurs membres, vêtus d’uniformes de police, se sont brièvement introduits sur le terrain à Moscou au cours de la finale du Mondial de football, France-Croatie. Lundi, elles ont été condamnés à 15 jours de prison.

Les deux arrêts de la CEDH sont susceptibles de faire l’objet d’appels.

 

Source : AFP

 

 

Russie : 100.000 personnes commémorent le centenaire de l’assassinat du dernier tsar

Une procession a réuni près de 100.000 personnes dans la nuit de mardi à mercredi Ekatérinbourg (Oural) pour commémorer le centenaire de l’assassinat par les bolchéviques du dernier tsar Nicolas II et des membres de sa famille.

A la tête de la puissante Église orthodoxe, le patriarche Kirill a guidé la procession.

 

Tenant dans leurs bras des croix orthodoxes, des icônes et des portraits du tsar et des membres de la famille impériale assassinés, les pèlerins ont rejoint à pied le monastère de Ganina Iama, situé à 21 kilomètres, en chantant des prières.

 

Nicolas II, la tsarine Alexandra et leurs 5 enfants ont été fusillés dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 par les bolchéviques qui ont ainsi mis fin à 300 ans de dynastie Romanov à la tête de l’Empire russe.

 

La famille impériale a été canonisée en 2000 par l’Église orthodoxe russe. En 2008, la Cour Suprême de Russie l’a réhabilitée, la jugeant victime de la répression politique bolchevique.

L’Etat russe s’est gardé de commémorer le centenaire de la mort du tsar, a remarqué dans les pages du quotidien Vedomosti Ksenia Loutchenko, spécialiste de l’Eglise orthodoxe russe.

 

Source : AFP

 

 

Le sort des gays tchétchènes a illuminé le palais présidentiel avant le sommet Trump-Poutine à Helsinki

Une ONG, Human Rights Campaign (HRC) a projeté sur la façade du palais présidentiel à Helsinki, à quelques heures du sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine, des slogans dénonçant “les atrocités” contre les homosexuels en Tchétchénie.

 

“Nous dénonçons le refus de cette administration (américaine) d’évoquer avec Vladimir Poutine les atrocités commises contre les Tchétchènes homosexuels”, a expliqué sur place à l’AFP le porte-parole de HRC, Chris Sgro.

 

Des ONG et des médias dénoncent régulièrement des persécutions contre les homosexuels dans la république russe de Tchétchénie à majorité musulmane : enlèvements et tortures menés selon eux par les autorités ou des groupes mafieux mais aussi “crimes d’honneur” commis au sein-même des familles.

 

Source : AFP

 

 

La Russie visée par “25 millions de cyber-attaques” pendant le Mondial-2018, selon Poutine

La Russie a été ciblée par près de “25 millions de cyber-attaques” pendant la Coupe du Monde, a affirmé le président russe Vladimir Poutine, sans préciser la provenance de ces attaques informatiques ni si elles étaient menées par des individus ou des logiciels.

 

Source : AFP

 

 

Mondial-2018 : Vladimir Poutine a réussi son opération séduction

Dimanche soir, Vladimir Poutine  a remporté son pari: montrer une belle image de la Russie, accueillante et souriante, à l’heure des conflits diplomatiques à répétition avec les Occidentaux. Mais rien ne dit que ça durera.

 

C’est un fait incontestable : l’organisation de la Coupe du monde a été une réussite. Stades magnifiques et fonctionnels, ambiance chaleureuse, aucun incident majeur, les centaines de milliers de visiteurs sont repartis avec de bons souvenirs.

 

Cette “nouvelle image” de la Russie était évidemment un objectif majeur de Vladimir Poutine. Il a pu saluer le fait “qu’énormément de stéréotypes sur la Russie ont volé en éclats” grâce au Mondial-2018.

 

Parmi les “peurs”, le racisme et le hooliganisme étaient en première ligne. Tout le monde avait en mémoire les images des hooligans russes s’en prenant à des fans anglais pendant l’Euro-2016, mais ceux-ci ont brillé par leur absence et la Coupe du monde s’achève sans incident.

 

L’exemple le plus frappant est celui du réalisateur ukrainien Oleg Sentsov, emprisonné pour “terrorisme” à l’issue d’un procès “stalinien” selon Amnesty International et en grève de la faim depuis deux mois pour réclamer la libération des “prisonniers politiques” ukrainiens détenus en Russie.

 

Malgré des appels à sa libération, son cas a finalement reçu peu d’échos et très peu nombreux étaient les supporters de football présents en Russie à savoir qui il était.

“La liberté est finie. Bienvenue dans la vraie Russie” : ce tweet, accompagné de la photo d’une fan zone vide symbolisant la fin de la Coupe du monde, est devenu viral sur l’internet russe.

 

Le président russe devra aussi gérer une très impopulaire réforme des retraites, annoncée opportunément le premier jour de la Coupe du monde mais qui a fait chuter de près de 15 points sa cote de popularité (à 64%).

 

En février 2014, après les JO d’hiver de Sotchi dont l’organisation avait été unanimement saluée, Vladimir Poutine s’était félicité que le monde ait découvert une Russie “ouverte et modernisée”.

Trois semaines plus tard, la Russie annexait la péninsule ukrainienne de Crimée, ouvrant la voie aux premières sanctions économiques et au début de la crise avec les pays occidentaux.

 

Source : AFP

 

 

En Russie, les Témoins de Jéhovah dans le collimateur de la justice

Les policiers ont fait irruption un matin d’avril dans l’appartement d’Anatoli Vilitkévitch, en Sibérie, et lui ont demandé de rassembler quelques affaires pour les suivre. Il était recherché pour extrémisme religieux en tant que Témoin de Jéhovah.

 

Comme cet habitant de la ville sibérienne d’Oufa, près de 22 membres de ce mouvement fondé aux Etats-Unis et qui se revendique du christianisme ont été arrêtés en Russie au cours des derniers mois, selon l’ONG Human Rights Watch.

 

Certains d’entre eux, soupçonnés d’avoir “organisé, participé ou financé une organisation extrémiste”, risquent jusqu’à 10 ans de prison. En avril 2017, les Témoins de Jéhovah, qui disaient alors avoir 172.000 membres en Russie, ont été interdits en Russie par la Cour suprême, et le mouvement est désormais considéré comme “extrémiste” par le ministère de la Justice.

 

“Officiellement, c’est une secte totalitaire d’extrémistes. Mais en réalité, ce sont des gens qui, en raison de leur foi, ne sont pas sensibles à la propagande”, a affirmé un membre des services de sécurité russes (FSB) cité par Radio Svoboda.

 

“Le système les voit comme une menace parce qu’ils sont organisés et indépendants. Un jour, ils pourraient viser le pouvoir”, a-t-il assuré.

Pour Maria Kravtchenko, du Centre Sova spécialisé dans l’étude de la xénophobie, les Témoins de Jéhovah sont la cible des autorités notamment en raison de leurs racines américaines.

 

Les Témoins de Jéhovah doivent aussi compter sur un autre ennemi : la puissante Eglise orthodoxe, qui les voient comme des “rivaux”, assure Mme Kravtchenko.

Plusieurs milliers de Témoins de Jéhovah ont quitté la Russie. Au moins 200 d’entre eux sont partis en Finlande, pays frontalier de la Russie, selon Human Rights Watch.

 

Source : AFP

 

 

 

 

 

 

Le recyclage s’entasse aux Etats-Unis car la Chine n’en veut plus

Depuis quelques mois, l’usine de recyclage de l’agglomération de Baltimore-Washington a un problème : elle doit payer pour se débarrasser du papier et du plastique qu’elle trie, au lieu de les vendre. Car la Chine n’en achète plus, affirmant qu’ils sont trop “contaminés”.

 

Les 900 tonnes de recyclage déversées par des camions-bennes 24 heures sur 24, cinq jours par semaine, sur les tapis convoyeurs de l’usine d’Elkridge, à une heure de la capitale américaine, n’ont certes rien de propre.

 

Dans un vacarme mécanique infernal et un nuage de poussière marron, des dizaines d’ouvriers gantés et masqués, en majorité des femmes, retirent de leurs mains expertes un bazar de détritus, vêtements, objets en bois, câbles, branches d’arbres… et la hantise des recycleurs : des sacs en plastique, qui ne sont pas censés aller dans les bacs à recycler car ils s’emmêlent dans les machines.

 

Le but est de “décontaminer” au maximum, c’est-à-dire d’une part de séparer strictement les matières recyclables des déchets non recyclables, d’autre part de s’assurer que les piles finales de plastiques, de papiers ou de cartons ne contiennent aucune autre matière.

 

A la fin du tri, de gros cubes de déchets compactés (papiers, cartons, plastiques…) sont produits. Ces déchets étaient achetés depuis des décennies par des entreprises, principalement en Chine, qui les nettoyaient, broyaient et retransformaient en matières premières pour des industriels. Ces importateurs fermaient les yeux quand les balles de plastiques étaient trop sales.

 

La Chine, l’an dernier, a ainsi acheté plus de la moitié des déchets recyclables exportés par les Etats-Unis. Au niveau mondial, depuis 1992, ce sont 72% des déchets plastiques qui ont fini en Chine et à Hong Kong, selon une étude parue dans Science Advances.

 

Mais depuis janvier, les frontières chinoises se sont fermées à la plupart du papier et du plastique, conséquence d’une nouvelle politique environnementale de Pékin… les dirigeants chinois se disant désireux de ne plus être la poubelle de la planète, ou même sa déchetterie.

 

Pour le reste, dont le métal ou le carton, les inspecteurs chinois ont fixé un taux de contamination de 0,5%, trop bas pour les technologies américaines actuelles qui n’arrivent pas à trier les déchets de façon aussi précise. Le secteur s’attend in fine à ce que presque toutes les catégories de déchets soient refusées d’ici 2020.

 

Ailleurs aux Etats-Unis, des recycleurs se sont résolus à un acte tabou : ils ne trient plus le plastique et le papier, qui finissent donc dans les décharges.

Les géants américains Republic Services et Waste Management ont reconnu l’avoir fait ponctuellement.

 

Les autres pays importateurs, Indonésie, Vietnam ou Inde, sont incapables d’absorber les dizaines de millions de tonnes que la Chine importait. Et peu d’industriels américains ont la technologie pour traiter ces matériaux.

 

Source : AFP

 

 

USA : Monsanto sur le banc des accusés dans un procès visant le Roundup

Monsanto s’est retrouvé la semaine dernière sur le banc des accusés lors d’un procès à San Francisco qui devra établir si son herbicide Roundup est cancérigène et si le groupe américain a volontairement caché la dangerosité de ce produit élaboré à partir du glyphosate.

 

Monsanto, qui vient d’être racheté par l’allemand Bayer et dont la raison sociale devrait bientôt disparaître, est visé par la plainte d’un particulier atteint d’un cancer en phase terminale après avoir vaporisé du Roundup pendant plusieurs années.

 

“Monsanto sait depuis 40 ans que les composants de base du Roundup peuvent provoquer des tumeurs chez des animaux de laboratoire”, a affirmé l’avocat Brent Wisner.

C’est le premier procès visant ce produit qui fait l’objet de centaines voire de milliers de procédures aux Etats-Unis.

 

Vendu depuis plus de 40 ans, le Roundup, l’un des herbicides les plus utilisés au monde, contient du glyphosate, une substance très controversée et qui fait l’objet d’études scientifiques contradictoires quant à son caractère cancérigène.

Monsanto risque des millions de dollars de dommages et intérêts dans ce seul dossier.

 

Le glyphosate fait particulièrement polémique en Europe. Après la décision de l’Union européenne en novembre de renouveler la licence de l’herbicide pour cinq ans, le gouvernement français s’est engagé à cesser d’utiliser cette substance pour les principaux usages d’ici trois ans.

 

Source : AFP

 

 

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