Journal du 1er au 2 août

 

La Birmanie et ses voisins inondés par une mousson particulièrement intense

Près de 150.000 personnes ont dû fuir leur maison à cause des inondations en Birmanie, après une mousson particulièrement abondante qui menace de faire sauter des digues et met en péril des milliers d’habitations dans plusieurs pays du bassin du Mékong.

 

Les inondations commençaient à refluer jeudi dans certaines zones du sud-est de la Birmanie, mais la mousson n’a pas encore atteint son apogée et des pluies diluviennes sont encore à prévoir dans les prochaines semaines.

 

Au moins 28.000 habitants, selon les médias officiels, ne sont pas en mesure de se rendre dans des abris ou choisissent de rester dans leurs habitations inondées, attendant les bateaux de secours et de ravitaillement depuis les étages supérieurs.

 

D’autres préfèrent prendre le risque de s’aventurer dans une eau boueuse qui leur arrive à la taille, d’aller s’approvisionner à la nage ou à bord de radeaux de fortune, faits de bambous et de bidons.

Des ordres d’évacuation sont toujours en vigueur.

 

Les médias locaux ont annoncé la mise en place de 327 camps pour les 150.000 déplacés.

Une grande superficie de terres agricoles s’étendant sur quatre provinces est recouverte d’eau boueuse apportée par les inondations qui ont fait jusqu’ici une dizaine de morts dans le pays.

 

La Birmanie est chaque année frappée par de graves inondations et les climatologues l’ont classée en 2015 en tête d’une liste mondiale des pays les plus touchés par les conditions météorologiques extrêmes.

 

Une mousson particulièrement intense frappe toute la région, provoquant des pluies torrentielles dans les pays voisins de la Birmanie.

La mousson a entraîné l’effondrement d’un barrage fin juillet au Laos, une catastrophe qui a fait au moins 11 morts et des centaines de disparus.

 

Des spécialistes thaïlandais, sud-coréens et chinois ont apporté leur aide au Laos pour retrouver les disparus.

Les inondations provoquées par l’effondrement du barrage ont enseveli des villages entiers jusqu’au Cambodge et entraîné le déplacement de milliers de personnes.

 

Les autorités thaïlandaises ont quant à elles annoncé jeudi que sept provinces dans le nord-est du pays ont été touchées par les inondations, qui concernent désormais au moins 30.000 personnes.

 

Les eaux ont également submergé cette semaine des pans immenses de terres agricoles au Vietnam, aux alentours d’Hanoï, la capitale du pays. Le niveau de l’eau a atteint les toits de certaines habitations, obligeant 4.000 personnes à trouver refuge sur des terres émergées.

 

Depuis le début de l’année, 112 Vietnamiens sont portés disparus à la suite de catastrophes naturelles, plus de 900 habitations ont été détruites et des milliers d’hectares de terres cultivées ont été ravagés.

 

Source : AFP

 

 

Pompeo en Malaisie pour une mini-tournée asiatique

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo est arrivé jeudi soir à Kuala Lumpur, première étape d’une mini-tournée en Asie du Sud-Est au cours de laquelle il mettra l’accent sur le dossier nucléaire nord-coréen.

 

Le chef de la diplomatie des Etats-Unis doit rencontrer vendredi matin le Premier ministre malaisien Mahathir Mohamad, 93 ans.

Les deux hommes évoqueront la coopération bilatérale notamment en matière de contre-terrorisme et sécurité maritime.

 

Le secrétaire d’Etat se rendra ensuite à Singapour, pour participer vendredi et samedi à plusieurs réunions régionales, puis en Indonésie. A Singapour, Mike Pompeo doit demander aux pays de la région de continuer à mettre en œuvre les sanctions internationales contre la Corée du Nord tant qu’elle n’aura pas abandonné ses armes atomiques.

 

La Russie et la Chine, auxquelles les Etats-Unis reprochent d’avoir relâché la pression sur Pyongyang, seront aussi présentes dans ces réunions de l’Asean.

Le département d’Etat n’a pas exclu une rencontre avec son homologue nord-coréen.

 

Mike Pompeo est chargé côté américain des négociations pour la mise en musique des engagements pris par Donald Trump et Kim Jong Un leur de leur sommet sans précédent, le 12 juin. Le dirigeant nord-coréen a notamment promis une “dénucléarisation complète de la péninsule coréenne”, mais sans calendrier ni modalités à ce stade.

 

Au cours de cette mini-tournée, il sera aussi question d’”une résolution pacifique des disputes territoriales et maritimes”, a dit Mike Pompeo, alors que les prétentions de Pékin en mer de Chine du Sud avivent de profondes tensions avec Washington.

 

Les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis devraient également au menu des discussions, au moment où l’administration Trump menace de taxer encore davantage les marchandises chinoises.

 

Source : AFP

 

 

Sécheresse en Corée du Nord, les récoltes céréalières menacées

La Corée du Nord a décrété jeudi la “mobilisation générale” pour sauver les récoltes menacées par une canicule extrême, alors que le pays est déjà aux prises avec des sanctions internationales sévères du fait de son programme nucléaire militaire.

 

La sécheresse qui accompagne la canicule provoque une “catastrophe naturelle sans précédent”, déclare Pyongyang. Le mercure atteint le niveau record des 40° dans certaines régions du Nord depuis la fin juillet, et certains signes laissent penser que la récolte de riz et de maïs, deux céréales qui ont besoin de beaucoup d’eau, en pâtira, écrit le journal du parti.

 

Des avertissements analogues lancés par les médias officiels ont servi par le passé à battre le rappel de l’aide humanitaire étrangère et à renforcer l’unité de la nation.

La Corée du Sud n’est pas épargnée par la canicule, qui a déjà fait 29 morts au Sud.

 

Source : Reuters

 

 

Cambodge : Hun Sen célèbre sa victoire “claire comme le cristal” devant des milliers d’ouvriers

Le Premier ministre cambodgien Hun Sen a célébré jeudi devant des milliers d’ouvriers sa victoire “claire comme le cristal” lors des législatives très controversées du 29 juillet, ont constaté des journalistes de l’AFP.

 

L’homme fort du Cambodge n’avait aucun compétiteur sérieux en l’absence de la principale force d’opposition, le Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP), dissoute fin 2017.

Son mouvement, le Parti du peuple cambodgien (PPC), revendique avoir remporté l’ensemble des sièges à l’Assemblée nationale (125).

 

L’appel au boycott lancé par l’opposition avant le scrutin “a échoué. Plus de 82% des Cambodgiens sont allés voter, cela montre qu’ils soutiennent le processus démocratique”, a ajouté Hun Sen, déjà au pouvoir depuis 33 ans.

 

Quelques 6,9 millions d’électeurs se sont rendus aux urnes dimanche. Mais, 600.000 bulletins “dégradés” ont dû être invalidés, selon la Commission électorale cambodgienne, un chiffre bien supérieur aux dernières élections de 2013.

 

Les partis d’opposition “méritent de mourir, s’ils sont vivants, la guerre pourrait éclater”, a ajouté Hun Sen, brandissant un de ses thèmes de campagne favoris : la menace d’un retour au chaos dans le pays encore traumatisé par le régime khmer rouge, coupable d’un génocide qui a fait près de deux millions de morts dans les années 1970.

 

Si Pékin, fidèle allié du régime, qui a investi plus de 4,5 milliards d’euros ces cinq dernières années dans le royaume, a adressé ses “sincères félicitations” au gouvernement, les puissances occidentales ont unanimement condamné ces élections.

 

Source : AFP

 

 

Pékin veut des exercices militaires avec ses rivaux asiatiques en mer de Chine

La Chine veut effectuer des exercices militaires réguliers et des travaux d’exploration énergétique avec ses rivaux asiatiques dans les eaux disputées en mer de Chine méridionale, selon un projet de texte visant à prévenir les conflits dans cette zone stratégique.

 

Source : AFP

 

 

La Thaïlande demande à Londres d’extrader l’ex-Première ministre Yingluck Shinawatra

La Thaïlande a demandé à la Grande-Bretagne d’extrader l’ancienne Première ministre Yingluck Shinawatra, renversée par un coup d’Etat en 2014 et condamnée trois ans plus tard par contumace à cinq ans de prison, d’après un courrier des autorités thaïlandaises obtenu jeudi par l’AFP.

 

Accusée de “négligence” dans un programme de subventions accordées aux riziculteurs, Yingluck Shinawatra avait fui le pays en août 2017 alors qu’elle devait se présenter devant la Cour suprême pour entendre le verdict de son procès.

 

Ses deux co-accusés avaient été condamnés à de lourdes peines, notamment 42 ans ferme pour son ancien ministre du Commerce Boonsong Teriyapirom.

La guerre que se livrent militaires thaïlandais, élites de Bangkok et la famille Shinawatra dure depuis plus d’une dizaine d’années.

 

Les Shinawatra ont remporté toutes les élections nationales depuis 2001, mais les élites traditionnelles, militaires et juges, les voyant comme une menace à la royauté, ont démis par des coups d’Etat tous leurs gouvernements. Des élections générales devraient être organisées début 2019, quatre ans après le coup d’Etat qui a porté au pouvoir Prayut Chan-O-Cha.

 

Source : AFP

 

 

Pékin met en garde contre toute ingérence étrangère au Cambodge

Un haut responsable chinois a félicité jeudi le Premier ministre cambodgien Hun Sen pour la victoire de son parti aux élections législatives et mis en garde contre toute ingérence étrangère après les accusations de fraude de l’opposition et les critiques des pays occidentaux.

La Chine est partenaire économique et diplomatique le plus important du Cambodge.

 

Les Etats-Unis ont annoncé envisager d’infliger de nouvelles sanctions au gouvernement de Phnom Penh, dont des restrictions de visas pour certains ministres. L’Union européenne menace de son côté le Cambodge de sanctions économiques.

 

Source : Reuters

 

 

Le Kazakhstan libère une Chinoise qui a révélé l’existence de “camps de rééducation”

La justice kazakhe a libéré mercredi une Chinoise accusée d’entrée illégale dans le pays et qui a révélé l’existence de “camps de rééducation” en Chine où des milliers de personnes d’origine kazakhe seraient détenues, un sujet sensible pour les relations entre Astana et Pékin.

 

De nationalité chinoise mais d’origine kazakhe, Saïragoul Saouïtbaï, 41 ans, a voulu rejoindre au Kazakhstan son mari et ses deux enfants. Elle avait été arrêtée un mois et demi après avoir traversé illégalement la frontière en avril.

 

Mais son procès dans la ville kazakhe de Jarkent, près de la frontière avec la région chinoise du Xinjiang, a suscité l’attention pour d’autres raisons : Mme Saouïtbaï a affirmé avoir été détenue dans un “camp de rééducation” en Chine avec d’autres prisonniers d’ethnie kazakhe.

 

Ce procès a mis à mal les relations entre le Kazakhstan et la Chine, qui exigeait que Saïragoul Saouïtbaï soit expulsée, mais la justice kazakhe a préféré la condamner à six mois de prison avec sursis, l’autorisant à rester dans ce pays d’Asie centrale avec sa famille.

 

“Si je retourne en Chine, tout ce qui m’attend est une exécution”, a-t-elle plaidé lors de son procès.

Les autorités chinoises ont nié l’existence de “camps de rééducation” malgré la diffusion de documents.

 

Source : AFP

 

 

Afghanistan : 3 employés étrangers enlevés et exécutés à Kaboul

Trois employés expatriés ont été enlevés dans des circonstances encore confuses et exécutés jeudi à Kaboul, dans ce qui est qualifié d'”acte terroriste” par les autorités.

Les trois victimes, retrouvées menottées et criblées de balles, sont de nationalités indienne, macédonienne et malaisienne.

 

Leurs corps ont été découverts par la police à l’extérieur de Kaboul moins de deux heures après leur disparition.

Les trois hommes étaient des cuisiniers qui travaillaient pour une entreprise de restauration, a précisé à l’AFP une source de sécurité.

 

La région de Musabi et la route menant au Logar sont réputées dangereuses avec une importante présence des talibans.

Les enlèvements sont fréquents en Afghanistan, généralement crapuleux.

 

Mais les bandes criminelles peuvent également revendre leurs otages étrangers à des groupes terroristes comme le réseau Haqqani. Celui-ci détient toujours, depuis septembre 2016, deux professeurs – un Australien et un Américain – de l’université américaine de Kaboul.

 

Cependant, les Afghans, en particulier à Kaboul, sont les premières cibles des enlèvements criminels.

La situation sécuritaire s’est globalement dégradée dans le pays avec la multiplication des attentats mais aussi la hausse de la criminalité, encouragée par un chômage élevé.

 

Source : AFP

 

 

Afghanistan : élection présidentielle le 20 avril 2019

L’Afghanistan organisera une élection présidentielle le 20 avril 2019, pour choisir le successeur de Ashraf Ghani, élu en 2014, a annoncé la Commission électorale indépendante (IEC).

Ce scrutin aura lieu six mois après les élections législatives prévues le 20 octobre en dépit de l’insécurité qui prévaut dans le pays.

 

L’IEC a affirmé récemment que 9 millions d’électeurs – sur un potentiel estimé de 14 millions – s’étaient inscrits sur les listes électorales ouvertes en avril.

 

Mais ce chiffre laisse de nombreux observateurs dubitatifs en raison de l’insécurité, des nombreuses attaques contre les centres d’enregistrement menées par les talibans et le groupe Etat islamique et du manque d’enthousiasme après un précédent scrutin entaché de fraudes.

 

En 2014, l’élection présidentielle avait été marquée par de nombreuses irrégularités. Ashraf Ghani et son rival Abdullah Abdullah étaient arrivés dans un mouchoir de poche et s’étaient tous deux déclarés vainqueurs.

 

L’issue du scrutin avait été tranchée par les Etats-Unis en faveur d’Ashraf Ghani aux termes d’un accord de partage du pouvoir jamais réellement appliqué, qui aurait dû faire d’Abdullah en 2016 le Premier ministre.

 

Source : AFP

 

 

Au Bélarus, le système de santé miné par la corruption et la bureaucratie

Des dizaines d’arrestations et des millions de dollars de pots-de-vin : au Bélarus, un réseau de médecins, d’hommes d’affaires et de responsables corrompus a gonflé pendant des années le prix des médicaments et du matériel médical, minant le système de santé du pays.

 

L’annonce a été faite à la télévision publique le mois dernier par Valeri Vakoultchik, le chef des puissants services secrets, le KGB : les enquêteurs ont découvert un vaste système de factures gonflées dans le secteur de la santé, qui se nourrissait des interminables procédures bureaucratiques héritées de l’Union soviétique dans ce pays situé aux portes de l’UE.

 

A la suite de cette annonce, 37 haut responsables du secteur de la santé ont été arrêtés et des enquêtes criminelles ont été ouvertes contre 60 personnes, dont des représentants de compagnies pharmaceutiques étrangères.

 

Parmi les responsables détenus figurent notamment l’ancien vice-ministre de la Santé, Igor Lossinski, des médecins issus de centres médicaux réputés et des chefs d’entreprises qui produisent et importent des médicaments.

 

L’un des hommes d’affaires arrêtés, le directeur du groupe Iskamed, Sergueï Chakoutine, est le frère d’un proche du président bélarusse, l’autoritaire Alexandre Loukachenko.

Selon M. Vakoultchik, les pots-de-vin versés dans le cadre de ce système de corruption s’élevaient à plusieurs millions de dollars.

 

“Il y aura d’autres arrestations car les personnes interpellées jusqu’à présent ne sont que les exécutants”, affirme à l’AFP Sergueï Satsouk, rédacteur en chef du portail d’information Ejednevnik et proche du dossier.

 

Selon M. Satsouk, les principaux bénéficiaires de ce système de corruption seraient d’anciens membres des forces de l’ordre à la retraite, qui ont créé des entreprises pour se partager le juteux marché des équipements médicaux.

 

Il s’agit de l’un des plus grands scandales de corruption de l’histoire du Bélarus, ex-république soviétique nichée entre la Russie et la Pologne et dirigée depuis 1994 par l’autoritaire président Alexandre Loukachenko.

 

D’autres scandales de corruption, de moins grande ampleur, ont déjà secoué ces dernières années le ministère des Sports, celui des Forêts et de l’Energie, de grandes entreprises, des usines ou des banques. Trois ministres ont été limogés et des hauts fonctionnaires et responsables régionaux arrêtés.

 

Source : AFP

 

 

Indignation en Ukraine après l’attaque d’une militante anticorruption à l’acide

Plusieurs dizaines de personnes ont dénoncé mercredi à Kiev l’inaction des forces de l’ordre après l’attaque à l’acide contre une militante anticorruption, dernier épisode d’une série d’incidents visant des militants.

 

Les manifestants (représentants d’ONG, journalistes et un député) réunis devant le ministère de l’Intérieur ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire “L’impunité tue” ou “Punir le mal”.

 

Mardi à Kherson (sud), la militante et conseillère du maire Kateryna Gandziouk, qui dénonçait la corruption au sein de l’antenne régionale du ministère de l’Intérieur, a été attaquée par un inconnu qui a jeté sur elle près d’un litre d’acide sulfurique.

 

Les protestataires ont dénoncé l’inefficacité, voire un “sabotage”, des forces de l’ordre dans les enquêtes sur les attaques visant des militants et journalistes en Ukraine, exigeant la destitution du ministre de l’Intérieur.

 

Plusieurs dizaines de militants pour les droits civiques, journalistes et vétérans ayant combattu contre les séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine ont été ces dernières années la cible d’agressions, voire de meurtres, selon les organisateurs de la manifestation.

 

Source : AFP

 

 

Syrie : nouvelle coalition de rebelles à Idleb, dans le viseur du régime

Des groupes rebelles dans le nord-ouest de la Syrie ont annoncé mercredi la formation d’une nouvelle coalition, alors que le président Bachar al-Assad avait récemment mis en garde que la province d’Idleb était sa nouvelle priorité.

 

Située près de la frontière turque dans le nord-ouest syrien, la province d’Idleb est dominée par l’organisation jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), formée par l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda.

 

La région accueille également une multitude de groupes rebelles, puisque c’est là que sont envoyés les combattants insurgés des autres régions de Syrie à mesure qu’elles sont reconquises par le pouvoir de Damas.

 

Le “Front national de libération” a été formé pour regrouper le Front syrien de libération et quatre autres factions rebelles.

La nouvelle coalition comprend par ailleurs le puissant groupe rebelle Jaich al-Ahrar, influent dans la province d’Idleb.

 

“La Turquie cimente encore un peu plus son influence à Idleb, au moment où les groupes armés de l’opposition –à l’exception de HTS– cherchent à dissuader le régime”, a réagi sur son compte twitter l’expert sur la Syrie Charles Lister.

 

Les régions syriennes à la frontière avec la Turquie sont souvent considérés par les experts comme des zones d’influence d’Ankara, qui appuie plusieurs groupes rebelles dans les provinces d’Idleb ou d’Alep (nord) et y a déployé des postes d’observation.

 

Moscou, allié indéfectible du régime, a temporisé mardi la possibilité d’une offensive contre Idleb.

“Il n’est pas question et il ne peut pas être question pour le moment d’une offensive d’ampleur à Idleb”, a affirmé l’émissaire russe pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev.

 

Déclenché en 2011, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 350.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

 

Source : AFP

 

 

La police militaire russe se déploie le long du Golan

Des membres de la police militaire russe ont commencé jeudi à patrouiller du côté syrien de la ligne de démarcation du Golan et installeront huit postes de surveillance pour prévenir tout risque de provocation dans ce secteur, a déclaré Sergueï Roudskoï, haut responsable du ministère russe de la Défense.

 

Ces patrouilles russes apportent leur aide aux soldats des Nations unies qui avaient suspendu en 2012 leurs activités dans ce secteur pour des raisons de sécurité.

Les forces iraniennes présentes dans le secteur ont retiré leurs armes lourdes à 85 km des hauteurs du Golan en partie annexées par Israël. Israël a jugé un tel retrait insuffisant.

 

Ces annonces font suite à plusieurs semaines d’offensive des forces du régime de Bachar al Assad et de leurs alliés, qui ont reconquis les secteurs du sud-ouest de la Syrie qui étaient aux mains des insurgés depuis des années.

 

Les Israéliens ont clairement dit qu’ils n’accepteraient jamais de voir des forces iraniennes ou celles du Hezbollah libanais s’installer en territoire syrien près du Golan.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, 7 “terroristes” ont été tués dans des raids aériens israéliens menés dans la partie syrienne du plateau, a rapporté la radio israélienne.

 

Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a estimé que la frontière du Golan serait plus calme avec le rétablissement du pouvoir central du président syrien Bachar al Assad.

“De notre point de vue, la situation semble revenir à un niveau semblable à celui d’avant la guerre civile”, a-t-il dit à la presse.

 

Source : Reuters

 

 

Israël bloque la fourniture de carburant à Gaza au risque de provoquer des affrontements

Israël a de nouveau bloqué jeudi l’approvisionnement en carburant de la bande de Gaza en réponse aux cerfs-volants incendiaires lancés depuis ce territoire palestinien soumis depuis plus de dix ans à un sévère blocus, au risque de déclencher de nouveaux affrontements.

 

Cette mesure annoncée par le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman va toucher une région coincée entre la Méditerranée, Israël et l’Egypte qui souffre déjà de très graves coupures d’électricité, notamment pour les hôpitaux, ce qui met en danger la vie de malades, selon l’ONU.

Lieberman a justifié cette sanction par “la poursuite du terrorisme à l’aide de ballons incendiaires et des affrontements à la frontière” entre Israël et Gaza. Ces restrictions seront maintenues en place tant que les violences n’auront pas “cessé totalement”, a-t-il prévenu.

 

Israël a durci à deux reprise le blocus autour de la bande de Gaza pour les mêmes raisons. Dans un premier temps, l’Etat hébreu a fermé le 9 juillet le terminal de Kerem Shalom, le seul point de passage de marchandises avec l’enclave palestinienne, où quelque 80% des deux millions d’habitants sont tributaires d’une aide, selon la Banque mondiale.

 

Mais l’approvisionnement en nourriture, en médicaments et en carburant s’était poursuivi. Le 17 juillet, M. Lieberman a décidé de bloquer la fourniture de carburant à la suite des poursuites des violences.

 

Une semaine après, le trafic à Kerem Shalom a repris partiellement notamment pour le carburant après une baisse d’intensité des affrontements et du nombre de cerfs-volants incendiaires lancés vers le territoire israélien.

 

Cette accalmie résultait d’une trêve intervenue entre Israël et les islamistes palestiniens du Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza, à la suite d’une médiation égyptienne.

Après quelques jours d’accalmie, les incendies ont repris.

Des incidents ont également eu lieu à la frontière.

 

Au moins 157 Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne depuis le 30 mars, début d’un mouvement de protestation contre le blocus israélien et le droit des Palestiniens de retourner sur les terres qu’ils ont fuies ou dont ils ont été chassés à la création d’Israël en 1948.

 

L’ONU s’est alarmée des pénuries causées par l’arrêt des fournitures de carburant qui permettent de faire fonctionner des générateurs pour pallier les coupures d’électricité. Les générateurs sont également utilisés faute de courant pour la distribution et d’assainissement de l’eau.

Trois guerres ont déjà opposé le Hamas et Israël depuis 2008.

 

Source : AFP

 

 

Territoire palestinien occupé et Israël : des responsables de l’ONU appellent au respect des droits de l’enfant

Les droits de l’enfant continuent d’être violés dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et en Israël, selon 3 responsables de l’ONU dans la région qui ont appelé mercredi toutes les parties à prendre des mesures concrètes pour « permettre aux enfants de vivre sans peur et d’exercer tous leurs droits ».

 

Des informations font état d’enfants tués ou grièvement blessés.

Ils ont également dénoncé le fait que « les enfants en Israël sont exposés à la peur, au traumatisme et aux blessures graves ».

 

Selon les chiffres fournis par les agences de l’ONU dans la région, depuis le 30 mars, début des manifestations contre le blocus de longue date imposé par Israël à Gaza et la détérioration des conditions de vie sur ce territoire, 26 enfants palestiniens ont été tués.

Et des centaines d’autres enfants ont été blessés par des balles réelles.

 

Les trois responsables onusiens soulignent que « partout dans le territoire palestinien occupé, mais « particulièrement dans la bande de Gaza », les enfants sont « privés de tous les droits ».

« Les familles font face à quatre heures d’électricité par jour dans la chaleur étouffante, l’eau potable propre est chère et difficile à trouver ».

 

En outre, ils ont déploré « l’utilisation trop souvent cynique des enfants dans la rhétorique politique et la propagande de tous les côtés », citant l’appel lancé par les organisateurs de la « Grande marche du retour » pour que « les Palestiniens manifestent sous la bannière de nos enfants martyrs », et l’exposition des enfants à la violence.

 

« Les enfants ne devraient jamais être la cible de la violence et ne doivent pas être exposés à un risque de violence, ni être encouragés à participer à la violence », peut-on lire dans la déclaration conjointe d’OCHA, du HCDH et de l’UNICEF.

 

« Nous appelons Israël, ainsi que l’Autorité palestinienne et les autorités du Hamas à Gaza à faire passer les droits des enfants avant toute autre considération et à prendre des mesures immédiates pour alléger leurs souffrances ».

 

De son côté, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a informé le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien des nombreuses violations des droits humains auxquelles sont confrontés les femmes, les enfants et les hommes vivant dans le territoire palestinien occupé.

 

Source : ONU

 

 

Pasteur américain : la Turquie menace les Etats-Unis de rétorsion après leurs sanctions

La Turquie a menacé mercredi les Etats-Unis de mesures de rétorsion suite aux sanctions imposées par Washington aux ministres turcs de l’Intérieur et de la Justice en réponse à l’arrestation et la détention du pasteur américain Andrew Brunson.

 

Ces sanctions consistent en la saisie des biens et avoirs de Süleyman Soylu et Abdulhamit Gül, a indiqué le département américain au Trésor.

Süleyman Soylu et Abdulhamit Gül ont dirigé des organisations gouvernementales turques responsables de violation des droits de l’homme, estime le Trésor pour justifier ces mesures.

 

L’administration Trump a également interdit à tout ressortissant américain de faire affaire avec ces responsables turcs. “Il ne fait aucun doute que cela va grandement endommager les efforts constructifs déployés en vue de régler les problèmes entre les deux pays”, a réagi le ministère turc des Affaires étrangères.

 

“Il y aura sans délai une réponse à cette attitude agressive qui ne mènera à rien”, a-t-il ajouté, alors que la livre turque avait atteint mercredi son plus bas niveau historique face au billet vert (5 livres turques pour 1 dollar).

 

Accusé par les autorités turques d’activités “terroristes” et d’espionnage, le pasteur Andrew Brunson a été placé il y a tout juste une semaine en résidence surveillée après un an et demi de détention.

 

Parallèlement à l’annonce des sanctions, le département d’Etat américain a indiqué que le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait parlé au téléphone avec son homologue turc et allait le rencontrer cette semaine à Singapour.

 

“La Turquie n’a aucun problème avec les minorités religieuses”, s’est défendu Recep Tayyip Erdogan. “Il nous est impossible d’accepter cette mentalité évangéliste et sioniste et ce ton menaçant venant des Etats-Unis”. Le pasteur Brunson, qui rejette toutes les accusations portées contre lui, risque jusqu’à 35 ans d’emprisonnement.

 

Les relations entre la Turquie et les Etats-Unis, qui ont les deux plus grandes armées de l’Otan, sont compliquées par des désaccords sur le dossier syrien et le sort du prédicateur et opposant turc Fethullah Gülen, exilé en Amérique, dont Ankara réclame avec insistance l’extradition pour son implication présumée dans le putsch avorté de juillet 2016.

 

Cette demande est restée pour l’heure lettre morte.

Le soutien apporté par Washington à la milice syrienne kurde des YPG a en outre fortement tendu les rapports, Ankara voyant dans ce groupe armé une organisation “terroriste” qui menace ses frontières.

 

Source : AFP

 

 

Yémen : les attaques contre les réseaux de distribution en eau menacent la vie de centaine de milliers d’enfants (UNICEF)

L’UNICEF a dénoncé mercredi l’escalade des attaques contre les infrastructures civiles au Yémen, notamment les services d’approvisionnement en eau vitaux pour la survie de la population.

 

« La violence continue et les attaques répétées contre les infrastructures civiles de vitales à Hodeïda (ville portuaire de l’ouest du Yémen) sont une menace directe pour la survie de centaines de milliers d’enfants et de leurs familles », a souligné Henrietta Fore, la Directrice exécutive de l’UNICEF.

 

Plongé dans un conflit depuis 2015, le Yémen est déjà confronté à une grave pénurie d’eau potable, qui est directement liée aux épidémies de choléra et de diarrhée aqueuse aiguë. Pour l’UNICEF, ces attaques contre les infrastructures en eau compromettent les efforts visant à prévenir de nouvelles épidémies de ces maladies dans le pays.

 

Les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies doivent se réunir jeudi après-midi dans le cadre de consultations portant sur le Yémen.

 

Source : ONU

 

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Zimbabwe : le président prône l’apaisement, l’armée dans les rues de Harare

Le président Emmerson Mnangagwa a appelé jeudi à l’apaisement au Zimbabwe alors que l’armée patrouillait dans les rues de Harare dans l’attente des résultats de la présidentielle, au lendemain d’une répression meurtrière contre l’opposition qui crie à la fraude.

 

Le Zimbabwe a organisé lundi, sans incident majeur, les premières élections générales depuis la chute du président Robert Mugabe en novembre après 37 ans au pouvoir.

Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue au premier tour de la présidentielle, un second tour sera organisé le 8 septembre.

 

Ces scrutins devaient marquer un tournant dans l’histoire du pays où les élections ont été régulièrement entachées de fraude et de violence. Mais mercredi, après l’annonce de la victoire écrasante aux législatives de la Zanu-PF, le parti au pouvoir, la situation a dégénéré dans la capitale. L’armée a ouvert le feu sur des manifestants de l’opposition. 3 personnes ont été tuées.

 

Jeudi, le chef de l’Etat a appelé à résoudre “pacifiquement les différends” avec l’opposition, précisant avoir été en discussion avec son chef, Nelson Chamisa, pour tenter de “désamorcer” la crise.

La communauté internationale s’est inquiétée de ces tensions post-électorales.

 

Le Zimbabwe est toujours dans l’incertitude concernant les résultats de la présidentielle, qui se joue entre Emmerson Mnangagwa – 75 ans et ancien bras droit de Robert Mugabe – et Nelson Chamisa – 40 ans et récemment propulsé à la tête du Mouvement pour le changement démocratique (MDC).

 

Nelson Chamisa avait accusé mercredi la commission électorale de préparer de “faux résultats” pour la présidentielle, provoquant la colère de ses partisans qui sont descendus dans la rue avant d’être dispersés à coup de balles réelles et de gaz lacrymogène.

 

Le président Mnangagwa, soucieux de se démarquer de son prédécesseur, avait promis des élections libres, pacifiques et transparentes, dans l’espoir d’attirer de nouveaux les investisseurs occidentaux dans son pays au bord de la faillite.

 

Emmerson Mnangagwa a succédé à Robert Mugabe à la suite d’un coup de force de l’armée, qui a contraint le nonagénaire à démissionner. Le nouveau président a confié à plusieurs militaires des postes clés dans son gouvernement.

 

Source : AFP

 

 

RDC : Bemba attendu maintenant dans la course à la succession de Kabila

L’ex-chef de guerre et ancien vice-président Jean-Pierre Bemba devrait s’inviter jeudi dans la course à la succession du président Joseph Kabila en République démocratique du Congo, fort de l’accueil triomphal qui lui a réservé la foule pour son retour la veille à Kinshasa.

Bemba revient en RDC une semaine avant la date-butoir pour le dépôt des candidatures à l’élection présidentielle prévue le 23 décembre et qui doit organiser le départ du président Kabila.

 

Bemba retrouve, à 55 ans, une ville qu’il avait quittée le 11 avril 2007 après des combats meurtriers entre sa milice et l’armée de Kabila (environ 250 morts). Depuis, le rival malheureux du président Kabila aux élections de 2006 a passé dix ans dans les prisons de la CPI, condamné en 2016 à une peine de 18 ans pour des exactions de sa milice en Centrafrique en 2002-2003.

 

Son acquittement-surprise en juin avait provoqué la joie de ses fidèles dans l’ouest de la RDC et une certaine mansuétude des “Katangais” du pouvoir, qui ont facilité son retour au pays.

Mercredi, de l’aéroport au centre-ville, des dizaines de milliers de personnes, peut-être davantage, l’ont accueilli pour son retour.

 

Il s’agit du rassemblement le plus important en RDC depuis deux ans et le retour d’un autre opposant en juillet 2016. Toute manifestation était interdite depuis les journées meurtrières de septembre et décembre 2016, où les forces de sécurité avaient tiré sur des manifestants qui demandaient le départ du président Kabila à la fin de son dernier mandat fin 2016.

 

Le chef de l’Etat, qui ne peut plus se représenter, affirme qu’il respectera la Constitution, mais il n’a toujours pas désigné de “dauphin” au sein de sa majorité présidentielle.

La manifestation de mercredi n’était ni formellement interdite par les autorités ni tout à fait autorisée comme le souhaitait les partisans de M. Bemba.

 

A Lubumbashi (sud-est), les proches d’un autre opposant en exil, Moïse Katumbi, ont invité la population à lui “réserver un accueil chaleureux” ce vendredi à l’aéroport. M. Katumbi risque de tomber sous le coup d’un mandat d’arrêt s’il revient en RDC où il est condamné à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière dont il conteste tout fondement.

 

Source : AFP

 

 

Un nouveau foyer d’Ebola signalé en RDC

La fièvre hémorragique Ebola a été diagnostiquée sur trois patients dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) quelques jours après que les autorités ont annoncé la fin de l’épidémie dans une autre région, a-t-on appris mercredi ministère de la Santé.

 

Vingt-deux personnes sont déjà mortes de fièvres hémorragiques dans et autour de Magina, une localité de l’est du pays, a dit le ministre.

Il dit toutefois n’avoir aucun élément permettant de relier cette nouvelle épidémie à celle qui s’est répandue au printemps à plus de 2.500 kilomètres de là.

 

Il s’agit de l’énième flambée de fièvre hémorragique en RDC, où la rivière Ebola, qui coule dans l’est du pays, a donné son nom à la maladie. C’est en RDC que le virus Ebola a été découvert en 1976.

 

Source : Reuters

 

 

Centrafrique : les 3 journalistes russes abattus par des “ravisseurs enturbannés”

Les 3 journalistes russes dont les corps ont été retrouvés mardi vers Sibut, dans le centre de la Centrafrique, ont été abattus par des “ravisseurs enturbannés”, selon le gouvernement centrafricain.

 

La justice centrafricaine, les autorités fédérales russes et la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) ont lancé une enquête.

Les 3 hommes collaboraient avec le Centre de gestion des investigations, un projet lancé par l’ex-oligarque et opposant russe en exil Mikhaïl Khodorkovski.

 

La Centrafrique est en proie à des violences perpétrées par des groupes armés qui s’affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l’or et le bétail dans ce pays de 4,5 millions d’habitants classé parmi les plus pauvres au monde, mais riche en diamants, or et uranium.

 

Les trois journalistes enquêtaient sur la présence en Centrafrique de mercenaires russes et notamment de la société militaire privée Wagner – qui n’a pas d’existence légale dans le pays.

Le financier de cette organisation serait Evguéni Prigojine, un homme d’affaire proche de Vladimir Poutine.

 

Wagner s’est surtout illustrée en Syrie, agissant en parallèle de l’armée russe qui y intervient depuis septembre 2015 en soutien au régime de Bachar al-Assad et en Ukraine. Plusieurs médias, dont la BBC, ont aussi signalé la présence de Wagner au Soudan.

 

La Russie est de plus en plus présente en Centrafrique, depuis la fin 2017.

Après avoir obtenu une exemption afin de vendre des armes au gouvernement centrafricain, la Russie a envoyé 175 instructeurs russes afin de former les militaires centrafricains au maniement des armes livrées.

 

“Ces formateurs ne sont pas des militaires conventionnels, mais des mercenaires”, a assuré une source militaire centrafricaine.

Ces instructeurs seraient employés par une entreprise privée, Sewa Security Services, créée à Bangui le 7 novembre 2017, selon plusieurs sources concordantes.

 

Sewa Security Services, gérée par un gradé du ministère de la Défense russe, serait également utilisée pour assurer la sécurité de Lobaye Invest, une société minière créée le 25 octobre 2017 à Bangui et qui a déjà décroché des concessions minières, a précisé une source diplomatique.

 

Lobaye Invest appartient à Evguéni Khodotov, qui dirige aussi M-Finance, ayant pour activité principale “l’extraction de pierres précieuses”. Selon plusieurs chercheurs sur les activités militaires et mercenaires russes à l’étranger, le profil de M-Finance ressemble à celui d’Evro-Polis, une société qui regroupe des activités pétrolières et de mercenariat en Syrie.

 

Source : ONU

 

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Trump veut la fin de l’enquête russe

Donald Trump a franchi une nouvelle étape dans sa surenchère verbale contre le procureur spécial Robert Mueller en exprimant fermement son souhait de voir son ministre de la Justice mettre fin à l’enquête sur l’ingérence russe dans la campagne électorale de 2016.

 

Dans un tweet, le président américain a estimé que Jeff Sessions “devrait mettre fin à cette Chasse aux Sorcières truquée, avant qu’elle ne salisse un peu plus notre pays”.Trump tente depuis plusieurs mois de discréditer cette investigation, qu’il juge minée par des conflits d’intérêt prêtés à Robert Mueller et qui empoisonne son mandat.

 

Le n°2 de la Justice, Rod Rosenstein, a le pouvoir de mettre fin à l’enquête russe.

Dans le cadre de cette investigation, des agents et des personnalités russes ont été mis en cause. Mais 4 membres de l’ancienne campagne présidentielle de M. Trump sont aussi poursuivis pour des délits qui ne sont cependant pas directement liés à une éventuelle collusion avec Moscou.

 

Son ancien directeur de campagne, Paul Manafort, en fait partie. Son procès pour fraudes et blanchiment d’argent a commencé mardi dans la banlieue de Washington.

Ce procès est le premier à découler de l’enquête russe, les faits lui étant reprochés ayant été mis au jour par le travail de l’équipe de Robert Mueller.

 

C’est un procès pour blanchiment d’argent, fraudes fiscale et bancaire : des millions de dollars tirés de ses activités de lobbyiste pour l’ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch, soutenu par Moscou, qu’il n’a pas déclarés au fisc.

 

Le candidat puis dirigeant ukrainien représentait une véritable “poule aux œufs d’or” pour l’équipe Manafort, selon les procureurs.

Paul Manafort rejette toutes ces accusations.

 

Mais la question cruciale d’une possible collusion entre des membres de la campagne Trump et Moscou ne devrait pas être abordée pendant ce procès. Il porte en effet sur des faits antérieurs au passage de Paul Manafort à la tête de l’équipe Trump, entre mai et août 2016.

 

Parmi la trentaine d’individus déjà visés par le procureur spécial, dont une majorité de Russes, Paul Manafort est le seul Américain à avoir refusé de passer un accord avec la justice pour éviter un procès. Risquant déjà de passer le restant de ses jours en prison, Paul Manafort devra affronter un second procès en septembre, toujours dans le cadre de l’enquête Mueller.

 

Source : AFP

 

 

Trump va proposer de taxer 200 milliards de dollars de produits chinois à 25%

L’administration Trump s’apprête à proposer d’imposer des droits de douane de 25% à l’équivalent de 200 milliards de dollars de produits chinois importés, et non 10% comme évoqué jusqu’à présent, ont annoncé mercredi des responsables américains.

 

A Pékin, les autorités chinoises ont réagi avant même l’officialisation de cette information en prévenant qu’elles riposteraient.

Dès le mois dernier, le gouvernement chinois avait prévenu qu’il répondrait du tac au tac à toute hausse des barrières douanières.

 

Le gouvernement américain a publié le mois dernier une liste des produits qui vont être assujettis à des tarifs douaniers élevés, dont des centaines de produits alimentaires, ainsi que le tabac, le charbon, les produits chimiques ou encore les composants électroniques.

 

Entre-temps, les Etats-Unis ont conclu une trêve commerciale avec l’Union européenne lors d’un entretien entre Donald Trump et Jean-Claude Juncker, et Washington a fait savoir que les Européens s’étaient engagés à cette occasion à l’aider à faire pression sur la Chine.

 

Donald Trump a averti qu’à terme, plus de 500 milliards de dollars de produits chinois, soit la quasi-totalité des importations américaines en provenance de Chine, pourraient être taxées.

L’administration Trump a dévoilé la semaine dernière un plan d’aide de 12 milliards de dollars en faveur des agriculteurs US affectés par les représailles douanières.

 

Source : Reuters

 

 

En Colombie, le président Santos passe juste à côté de la paix complète

Il s’en est fallu de “très peu” : le président colombien sortant Juan Manuel Santos a annoncé que son gouvernement et la dernière guérilla de son pays n’avaient pas réussi à conclure un cessez-le-feu, coupant court à sa tentative d’obtenir une paix complète en Colombie.

 

“Il reste très peu (de points à négocier), 10% je dirais, avant d’entamer un cessez-le-feu réel et vérifiable et de poursuivre avec l’ordre du jour” des négociations avec l’ELN, a déclaré mercredi le chef de l’Etat qui doit passer le pouvoir le 7 août à Ivan Duque (droite), partisan d’une ligne dure avec les rebelles.

 

“Ce que l’on attend de savoir, c’est si le nouveau gouvernement va continuer, ce que j’espère”, a ajouté le président qui a signé la paix fin 2016 avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), alors la principale guérilla du pays, devenues depuis un parti politique.

 

L’accord a valu à ce président de centre droit le prix Nobel de la Paix, mais aussi une impopularité de 80% dans ce pays de 49 millions d’habitants très divisé sur la question du conflit interne qui déchire la Colombie depuis plus d’un demi-siècle.

 

Dans la foulée du traité de paix avec les Farc, le gouvernement de M. Santos avait entamé en 2017 des négociations avec l’Armée de libération nationale (ELN) et ses 1.500 combattants.

En Colombie, le conflit armé entre guérillas, paramilitaires, trafiquants de drogue et agents de l’Etat a fait 8 millions de victimes, entre ceux qui ont été tués, déplacés ou portés disparus.

 

Un cessez-le-feu avec l’ELN n’était pas forcément synonyme d’accord de paix avec cette guérilla mais cela aurait mis le pays sur des rails, jugent les observateurs.

Selon le président Santos, la trêve n’a pu se concrétiser faute d’un accord sur les modalités de vérification par l’ONU.

 

De son côté, l’ONU souhaite aussi avoir le feu vert du prochain gouvernement colombien avant toute signature éventuelle d’un cessez-le-feu.

Mais le successeur de M. Santos, Ivan Duque, s’est engagé à modifier l’accord de paix signé en 2016 avec les Farc, permettant le désarmement de 7.000 combattants de cette ex-guérilla.

 

Il s’oppose notamment à ce que d’anciens guérilleros accusés de crimes graves participent à la vie politique sans passer préalablement par la prison.

Les nouveaux parlementaires de l’ex-rébellion des Farc ont fait leur entrée le 20 juillet au Parlement colombien sans avoir été élus, comme le prévoit l’accord de paix.

 

Le parti Farc, qui a écarté le retour aux armes, a appelé M. Duque au “bon sens”.

Entamées en février 2017 à Quito, la capitale équatorienne, les discussions avec l’ELN ont été délocalisées à Cuba en mai après la décision de l’Equateur de se mettre en retrait en raison d’un regain des violences à sa frontière avec la Colombie.

 

Source : AFP

 

 

Le Chili limite l’accès à l’île de Pâques menacée par la surfréquentation touristique

Pour visiter la célèbre île de Pâques et ses monumentales statues Moaï, il faudra désormais montrer patte blanche : le Chili vient de limiter l’accès à ce territoire menacé par la surfréquentation touristique.

 

La croissance démographique de l’île -d’une superficie de 168 km2-, conjuguée à l’essor de l’activité touristique et immobilière -principalement des hôtels-, mettent en danger sa faune et sa flore. Chaque année, l’île de Pâques accueille 116.000 touristes. Sa population, qui a doublé en quelques décennies, est de 7.750 résidents permanents, dont 40% de natifs.

 

La loi, entrée en vigueur mercredi, fait passer la durée du séjour de 90 à 30 jours maximum pour les touristes. Ceux qui souhaiteront se rendre sur ce territoire chilien devront en outre répondre à certains critères.

 

Les Insulaires se plaignent de la présence massive de “ceux du conti”, surnom donné aux personnes originaires du continent, à l’origine, selon eux, de la surexploitation et la mauvaise utilisation des ressources de l’île, l’excès de consommation d’eau ou d’énergie électrique.

Cela contribue aussi à diluer la culture locale d’origine polynésienne.

 

“Les étrangers sont en train de prendre le contrôle de l’île”, résume le maire de ce territoire. La pression touristique a eu un impact sur les services basiques de l’île, mais surtout sur la gestion des déchets. Ce petit territoire est en outre situé en plein dans les courants marins qui emportent à la fois les déchets du continent et ceux dérivés de “l’île de plastique” du Pacifique sud.

 

Source : AFP

 

 

La FAO tire la sonnette d’alarme sur les urgences négligées

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) tire la sonnette d’alarme sur certaines des crises les plus sous-financées au monde et qui face à de nouveaux chocs requièrent une réponse humanitaire et une aide agricole d’urgence.

 

Selon un dernier rapport de la FAO, en l’absence de financement nécessaire, de nouveaux défis tels que des sécheresses, des inondations, des saisons maigres ou encore des conflits pourraient entrainer des millions de personnes vers de graves souffrances liées à la faim et vers une situation d’insécurité alimentaire.

 

Parmi ces urgences figurent : l’Afghanistan, le Soudan et la Syrie frappés par une sécheresse, le Bangladesh frappé par une saison de mousson particulièrement nuisible, une résurgence des actes de violence en République centrafricaine, une saison cyclonique à venir en Haïti et des saisons maigres en Iraq, en Birmanie et dans la région du Sahel.

 

Sans une aide urgente visant à soutenir les moyens d’existence agricole, il existe un risque que la situation ne se détériore de nouveau dans ces zones lors de la seconde moitié de l’année 2018 avec notamment une hausse de la faim et des besoins humanitaires.

 

Dans certains de ces pays, le financement reçu et destiné à mettre en œuvre des actions humanitaires visant à soutenir les moyens d’existence n’a pas réussi à répondre à leurs besoins.

Pour ces crises extrêmement sous-financées, la FAO a besoin de manière urgente de 120 millions de dollars.

 

Dans l’ensemble, la FAO a reçu moins de 30% des 1 milliard demandé en début d’année, une somme censée répondre aux besoins urgents de 33 millions de personnes à travers le monde. Pour certaines crises, la FAO a seulement reçu 6% de la somme requise, favorisant une situation de faim aigüe pour des millions de personnes.

 

Source : ONU

 

 

Les gaz à effet de serre ont atteint un niveau record en 2017

Des gaz contribuant au réchauffement de la planète ont atteint des niveaux record partout dans le monde en 2017, une année marquée par des températures anormalement élevées et une fonte des glaces sans précédent dans l’Arctique, selon un document de référence publié mercredi.

 

Selon ce rapport annuel, tout un ensemble d’indicateurs montre que le réchauffement de la planète s’est accéléré sous l’effet de la combustion d’énergies fossiles qui augmentent la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère en 2017, l’année durant laquelle Donald Trump a annoncé le retrait des Etats-Unis de l’accord international de Paris sur le climat.

 

Les Etats-Unis sont le second pollueur au monde derrière la Chine mais l’élection du milliardaire républicain a mené au pouvoir des climatosceptiques qui doutent de la responsabilité de l’homme dans le réchauffement de la planète, et ont entrepris de démanteler les législations de l’administration Obama.

 

Ce rapport de 300 pages, compilé par plus de 450 scientifiques originaires d’une soixantaine de pays, emploie le mot “anormal” plus d’une douzaine de fois pour décrire des tempêtes, des sécheresses, les températures élevées ou encore la fonte record de la glace dans l’Arctique en 2017.

 

Le réchauffement océanique a aussi des conséquences très graves pour le corail dont il provoque le blanchissement, privant ainsi poissons et autres animaux marins d’un précieux habitat.

“Le plus récent épisode mondial de blanchissement du corail a duré trois années pleines de juin 2014 à mai 2017 et a été le plus long et le plus étendu jamais enregistré”, souligne le rapport.

 

Source : AFP

 

 

L’humanité a épuisé les ressources de la planète pour 2018

L’humanité a consommé au 1er août l’ensemble des ressources que la nature peut renouveler en un an et vivra “à crédit” pendant cinq mois, selon l’ONG Global Footprint Network, qui souligne que cette date survient de plus en plus tôt.

 

“Il nous faudrait aujourd’hui l’équivalent de 1,7 Terre pour subvenir à nos besoins”, souligne WWF dans un communiqué. Cette date est la plus précoce jamais enregistrée depuis le lancement du “jour du dépassement” au début des années 1970, où la date retenue était celle du 29 décembre. En 2017, il était intervenu le 3 août.

 

Le mouvement “s’est accéléré à cause de la surconsommation et du gaspillage”, explique Valérie Gramond, qui rappelle que dans le monde, environ un tiers des aliments finissent à la poubelle.

 

La situation diffère fortement selon les pays. “Nous avons des responsabilités différentes : des petits pays avec peu de population, comme le Qatar et le Luxembourg, ont une empreinte écologique extrêmement forte”, souligne Pierre Cannet de WWF.

 

A l’inverse, dans un pays comme le Vietnam, la date retenue est celle du 21 décembre.

“On doit passer du cri d’alarme à l’action”, estime Pierre Cannet, qui s’inquiète de la reprise des émissions de CO2 au niveau mondial en 2017 après trois années de stabilisation.

 

Source : AFP

 

 

Plainte contre les autorités grecques après l’incendie de Mati

Les parents d’une femme et d’un homme tués dans l’incendie qui a ravagé la semaine dernière la station balnéaire grecque de Mati, près d’Athènes, ont porté plainte contre les autorités, les pompiers et la police.

 

Les plaignants demandent à ce qu’ils soient poursuivis pour homicide involontaire, préjudice corporel et imprudences ayant entraîné des décès et un incendie.

Les plaignants affirment qu’aucune consigne de sécurité n’a été communiquée par les autorités avant ou pendant l’incendie.

 

Une enquête judiciaire est en cours pour déterminer les causes du drame. Plusieurs ministres ont évoqué une origine criminelle. Le Premier ministre, Alexis Tsipras, a endossé l’entière responsabilité politique des incendies et s’est engagé à prendre une série de mesures, promettant notamment d’agir contre les constructions illégales

 

Source : Reuters

 

 

Brexit : Londres brandit les dangers d’une absence d’accord

Le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt a agité mercredi l’épouvantail d’un Brexit sans accord, soulignant ses conséquences négatives pour son pays mais aussi pour l’UE, dans le cadre d’une offensive de Londres envers les dirigeants européens.

 

“Le risque d’un divorce houleux est réel, ce qui serait une énorme erreur géostratégique”, a-t-il déclaré après une entrevue à Vienne avec son homologue autrichienne Karin Kneissl, dont le pays assume la présidence tournante de l’Union européenne.

 

Devant la lenteur de l’avancée de négociations sur les futures relations avec les 27, Londres a lancé une offensive envers les dirigeants européens, convaincu que s’adresser directement à eux, en premier lieu aux Allemands et aux Français, peut permettre de débloquer le processus, en contournant la Commission européenne.

 

Le négociateur européen Michel Barnier a refusé fin juillet une disposition clef du plan de sortie de l’UE de la première ministre Theresa May visant à éviter l’instauration d’une frontière coupant l’île d’Irlande après le Brexit entre le nord, membre du Royaume-Uni, et le sud.

 

Theresa May reprendra le flambeau en s’entretenant vendredi du Brexit avec le président français Emmanuel Macron.

La France est perçue au Royaume-Uni comme l’un des principaux -voir le principal- obstacle à un assouplissement de la position de l’UE dans les négociations.

 

Paris ne s’est pas caché de vouloir profiter du Brexit pour tailler des croupières à la place financière de Londres en récupérant des emplois. Et l’exclusion des firmes britanniques des futurs contrats du projet européen de navigation par satellite Galileo, à la grande fureur de Londres, est par exemple susceptible de profiter à des firmes françaises.

 

En attendant, le Brexit est devenu au Royaume-Uni synonyme de psychodrame permanent, aussi bien au sein du Parlement, majoritairement europhile et en guerre contre l’idée d’un Brexit sans concession, qu’au sein du gouvernement conservateur, déchiré entre farouches partisans et adversaires du Brexit.

 

Source : AFP

 

 

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