Journal du 2 juillet 2018

 

Indonésie : exécutions sommaires en Papouasie, les forces de sécurité impliquées

Les forces de sécurité indonésiennes sont impliquées dans les exécutions sommaires d’au moins 95 civils depuis 2010 dans la province de Papouasie (est), la plupart des responsables restant impunis, indique Amnesty International dans un rapport publié lundi.

 

Des militants politiques et des participants à des manifestations pacifiques contre le gouvernement figurent parmi les victimes de ces exécutions, de même que des habitants prenant part à des rassemblements non politiques dans cette région, ajoute l’ONG.

 

Pas une seule affaire n’a fait l’objet d’une enquête pénale indépendante, déplore Amnesty dans son rapport réalisé sur une période de deux ans.

“La Papouasie est le trou noir de l’Indonésie en matière de droits de l’homme. C’est une région où les forces de sécurité ont été autorisées depuis des années à tuer des hommes, femmes et enfants, sans perspective de devoir être tenu pour responsables” de leurs actes, affirme l’ONG.

 

Aucun porte-parole du gouvernement indonésien n’a pu être contacté dans l’immédiat pour réagir à ce rapport.

 

De nombreux Papous, peuple ancestral de Papouasie occidentale, réclament l’indépendance, comme la Papouasie Nouvelle-Guinée, autre moitié de cette grande île qui l’a obtenue en 1975 après avoir été une colonie australienne.

 

Le Mouvement de la Papouasie libre (OPM) mène une rébellion armée depuis le rattachement controversé de cette région riche en ressources naturelles à l’Indonésie en 1963, après le retrait du colonisateur néerlandais.

 

Source : AFP

 

 

Explosion à Jalalabad dans l’est de l’Afghanistan : 20 morts

Une explosion s’est produite dimanche dans l’est de l’Afghanistan, faisant 20 morts dont plusieurs membres de la communauté sikhe, selon un bilan des autorités de la province.

L’explosion s’est produite quelques heures après l’inauguration d’un hôpital à Jalalabad par le président Ashraf Ghani.

 

Le groupe djihadiste Etat islamique (EI), qui s’est établi ces dernières années dans la province de Nangarhar, a revendiqué l’attaque.

Parmi les morts, figure un homme politique représentant la minorité sikhe.

 

Source : Reuters

 

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Iran : heurts dans le sud du pays, plusieurs blessés

Plusieurs personnes ont été blessées lors d’affrontements nocturnes ayant opposé la police à des manifestants protestant contre la pollution de l’eau à Khorramshahr, dans le sud-ouest de l’Iran, rapporte dimanche l’agence officielle iranienne Irna.

 

Selon Irna, quelque 500 personnes, “principalement des jeunes”, se sont regroupées sur une place de la ville pour demander aux autorités d’agir contre une pollution récente du réseau d’adduction rendant l’eau courante impropre à la consommation.

 

Les manifestants ont mis le feu à plusieurs poubelles, incendié un pont et endommagé plusieurs autres biens publics, et la police a tiré des grenades lacrymogènes pour les disperser, écrit l’agence.

 

Selon Irna, la pollution de l’eau observée à Khorramshahr et dans la ville voisine d’Abadan a entraîné plusieurs manifestations au cours des trois dernières semaines.

L’Iran fait face à des difficultés économiques depuis plusieurs mois.

 

Lors d’une allocution publique retransmise dimanche sur la télévision nationale, le premier vice-président iranien, Eshagh Jahangiri, a estimé que le retour des sanctions américaines (suspendues à la suite de l’accord international sur le nucléaire iranien de 2015 dont les États-Unis ont décidé, en mai, de se retirer) était loin d’être le seul facteur d’explication.

 

L’économie iranienne, a-t-il dit, souffre de plusieurs “maux”, comme la trop grande dépendance au pétrole, la faiblesse du secteur privé et la fragilité du secteur bancaire.

La monnaie nationale a perdu près de 50% de sa valeur face au dollar en six mois, et l’inflation s’accélère.

 

Lundi et mardi, les commerçants du Grand Bazar de Téhéran avaient observé un rare mouvement de grève pour protester contre la dépréciation de la monnaie et les entraves à l’activité économique. Le même jour, de brèves échauffourées avaient opposé quelques dizaines de contestataires aux forces de l’ordre dans le centre de la capitale.

 

Source : AFP

 

 

Les Lituaniens de plus en plus nombreux à se redécouvrir païens

Autour d’un feu, une couronne de fleurs des champs sur la tête, plusieurs dizaines de milliers de Lituaniens ont fêté les nuits les plus courtes de l’année à l’occasion de la Saint-Jean ou de son équivalent païen Rasa.

 

Mais, encouragée par le milliardaire et chef de la majorité au pouvoir Ramunas Karbauskis, la renaissance des traditions païennes crée quelques tensions dans ce pays balte de 2,9 millions d’habitants à plus de 70% catholique, qui attend le pape en septembre.

 

Passés sous un porche de fleurs, les participants, accompagnés d’un rythme méditatif au tambour, ont dansé une ronde et chanté la gloire de la nature et du soleil. Ils ont fait quelques offrandes aux dieux, en jetant du sel sur un petit autel où brûlaient des couronnes de fleurs, avant d’allumer un grand feu.

 

C’est à cet endroit de la capitale lituanienne que le mouvement Romuva (nom d’un lieu saint), qui prône l’ancienne religion balte, avait construit en 1990 un autel au retour à l’indépendance de la Lituanie.

 

Panthéiste, avec au sommet le couple formé par le dieu de la foudre Perkunas et la Terre-Mère, cette croyance confère un esprit aux manifestations naturelles. Toutes ses fêtes sont liées au cycle de la Terre.

 

En 2017, plus de 100 mariages et baptêmes ont été célébrés selon ce rite.

Le mouvement devrait bientôt être reconnu par le Parlement comme communauté religieuse. Les mariages célébrés selon ce rite seront alors reconnus par l’état civil.

 

L’intention du Parlement de reconnaître Romuva a déclenché de virulentes critiques. Des membres du parti conservateur ont remis en cause la nature de cette religion et sa légitimité, critiquant l’absence de “continuité historique” et de “tradition écrite”.

 

Pour l’ancien Premier ministre Andrius Kubilius, le sujet ne prête pas à sourire à quelques mois de la venue du Pape. Il rappelle que les païens avaient “assassiné à la hache” saint Bruno de Querfurt, le moine ayant tenté de christianiser la région, en 1009.

 

Source : AFP

 

 

Manifestations en Russie contre la hausse de l’âge de la retraite

Des milliers de Russes ont protesté dimanche contre la décision du gouvernement de relever l’âge de la retraite, mais aucune manifestation n’a eu lieu dans les villes hôtes de la Coupe du monde de football du fait de mesures de sécurité en vigueur durant le tournoi.

 

Les manifestations de dimanche ont été menées par des partisans de l’opposant russe Alexeï Navalny.

Des rassemblements ont été organisés dans 39 villes à travers le pays, a dit Navalny.

La plupart des manifestations avaient été approuvées par les autorités locales. Aucune arrestation n’a été rapportée.

 

Le Premier ministre, Dmitri Medvedev, a proposé le mois dernier de relever progressivement à partir de 2019 l’âge de la retraite en Russie, de 60 à 65 ans pour les hommes et de 55 à 63 ans pour les femmes.

 

Source : Reuters

 

 

Reprise des négociations entre les rebelles syriens de Deraa et les Russes

La Jordanie est intervenue dimanche pour tenter d’éviter une escalade de la violence dans la province de Deraa, dans le sud-ouest de la Syrie, en servant de médiatrice dans la reprise des négociations entre les rebelles syriens et des émissaires russes.

 

Les pourparlers avaient été rompus samedi sur un échec alors que l’armée syrienne poursuivait son offensive et sa progression dans la région.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), les combats et bombardements ont baissé d’intensité dans la nuit de samedi à dimanche, mais ont repris dimanche autour de Tafas, au nord-ouest de Deraa, avec d’importantes frappes aériennes.

 

Proche des frontières de la Jordanie et du Golan annexé par Israël, dans le sud-ouest de la Syrie, la province de Deraa, qui fut en 2011 l’un des premiers foyers de la contestation contre le président Bachar al Assad, est le théâtre d’une offensive intense des forces pro-gouvernementales depuis une dizaine de jours.

 

La Jordanie, qui redoute que le conflit syrien déborde sur son territoire, est engagée dans une “activité diplomatique intensive”, selon son chef de la diplomatie, Ayman Safadi, pour tenter d’obtenir un cessez-le-feu.

 

Depuis son déclenchement, l’offensive de l’armée syrienne et de ses alliés sur Deraa a causé la mort d’une centaine de civils, a rapporté l’OSDH.

Pendant ce temps, des milliers de personnes déplacées affluent vers les frontières de la Jordanie et du Golan annexé par Israël.

 

Mais la Jordanie, qui a accueilli plus d’un demi-million de Syriens déplacés depuis le début de la guerre, a déclaré qu’elle n’ouvrirait pas ses frontières aux réfugiés.

Israël a renforcé dimanche ses unités de chars et d’artillerie déployées sur le plateau du Golan.

 

Le sud-ouest syrien est l’un des deux derniers bastions rebelles, avec une zone située dans le nord-ouest du pays, autour de la province d’Idlib. Dans le nord-est, ce sont les milices kurdes soutenues par les Etats-Unis qui contrôlent une large bande de territoire.

 

Source : Reuters

 

 

Yémen : pause dans l’offensive sur Hodeïda pour laisser une chance à l’ONU

Les Emirats arabes unis, impliqués dans l’offensive progouvernementale sur Hodeïda, ont officialisé dimanche une pause dans les opérations contre les rebelles Houthis pour donner une chance à la médiation de l’ONU, mais réaffirmé leur intransigeance sur les termes d’un accord.

 

Des sources militaires ont confirmé une désescalade dans les opérations militaires depuis une semaine, hormis quelques échanges de tirs sporadiques autour de Hodeïda.

La ville portuaire de Hodeïda (ouest), sur les rives de la mer Rouge, est stratégique pour les importations du pays en produits alimentaires et pour l’acheminement de l’aide internationale.

 

 

Ravagé par la guerre, le Yémen, un pays pauvre de la péninsule arabique, dépend des importations pour 90% de ses besoins en nourriture, et 70% de celles-ci passent par Hodeïda.

En deux semaines, les combats ont fait 429 morts, des deux côtés. Les pertes civiles n’étaient pas connues mais des milliers de personnes ont quitté les zones de combats.

 

Pour les Emirats et l’Arabie saoudite, Hodeïda est utilisée par les rebelles pour introduire des armes iraniennes, ce que dément Téhéran, et pour menacer la navigation commerciale en mer Rouge.

 

La coalition dirigée par l’Arabie Saoudite souhaite le retrait total des Houthis, mais un analyste yéménite, Najib Ghallag, qui dirige un centre d’études spécialisé dans le Golfe et le Yémen, a exclu toute concession des Houthis. “Ils ne feront de concession que dans le cadre d’un accord garantissant leur mainmise sur les provinces du centre et du nord “, a-t-il déclaré à l’AFP.

 

Depuis l’intervention en mars 2015 d’une coalition sous commandement saoudien, le conflit au Yémen a fait près de 10.000 morts et provoqué “la pire crise humanitaire au monde”, avec des millions de personnes au bord de la famine, selon l’ONU.

 

Source : AFP

 

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L’Allemagne, les migrants et Merkel : les raisons de la crise politique

Les tensions en Allemagne sur les migrants sont en train de tourner à la crise gouvernementale, près de trois ans après la décision d’Angela Merkel d’accueillir des centaines de milliers de demandeurs d’asile.

 

Le conflit a débuté peu avant la mi-juin lorsque le ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer, également président d’un parti bavarois très conservateur, l’Union chrétienne-sociale (CSU), a vu son plan pour durcir la politique d’asile bloqué par la chancelière Angela Merkel.

 

Elle refuse une mesure phare de son ministre : le refoulement à la frontière allemande des migrants déjà enregistrés dans un autre pays de l’Union européenne.

 

Rapidement, ce conflit s’est mué en un casus belli menaçant la coalition difficilement mise en place en mars et réunissant donc la droite dure CSU, le centre-droit de la chancelière (CDU), et les sociaux-démocrates.

 

Le ministre n’a pas voulu céder à sa cheffe et a même fixé un ultimatum à la chancelière.

Pour sa part, la chancelière continue de s’opposer à tout refoulement unilatéral aux frontières par crainte d’un “effet domino” dans toute l’Europe qui menacerait la libre-circulation.

 

Après avoir proposé de démissionner dans la nuit de dimanche à lundi, Horst Seehofer a suspendu cette décision pour permettre une ultime séance de pourparlers avec Angela Merkel lundi en fin d’après-midi.

 

Si la majorité gouvernementale devait s’écrouler avec le départ de la CSU, Mme Merkel pourrait soit tenter un gouvernement minoritaire, soit essayer de constituer une majorité avec d’autres partenaires, soit choisir de se diriger vers des élections anticipées. Et un départ de la chancelière n’est pas non plus à exclure.

 

Source : AFP

 

 

Californie : alerte rouge et évacuations après une série d’incendies

Les autorités locales ont placé la Californie en alerte rouge et ordonné plusieurs évacuations dimanche après une série d’incendies qui ont ravagé des centaines d’hectares, attisés par des vents violents et de hautes températures.

Plus de 100 camions et une dizaine d’hélicoptères sont mobilisés pour éteindre le brasier.

 

Les incendies de l’année dernière ont été les plus meurtriers de l’histoire de la Californie.

Les incendies d’octobre dans la région viticole des vallées de Napa et Sonoma, au Nord de San Francisco, ont tué 40 personnes, rasé près de 100.000 hectares de forêts et garrigues, et détruit plus de 7.000 bâtiments et maisons.

 

Source : AFP

 

 

Mexique : Lopez Obrador largement élu à la présidentielle

Andres Manuel Lopez Obrador (AMLO), 64 ans, ancien maire de Mexico, a été élu dimanche à la présidence du Mexique pour un mandat de six ans.

Cette victoire est historique pour la gauche mexicaine qui occupera la présidence pour la première fois du pays. Elle l’est également pour le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) qui exerçait le pouvoir depuis des décennies.

 

Second malheureux aux précédents scrutins présidentiels de 2006 et 2012, AMLO se présentait comme le seul candidat capable de redorer le blason d’une classe politique discréditée par la corruption et par son incapacité à relancer la croissance économique et à endiguer le crime.

 

Qualifié tour à tour de gauchiste, populiste ou nationaliste, voire, par ses détracteurs, de socialiste destructeur à la Hugo Chavez (l’ancien président vénézuélien, NDLR), Lopez Obrador a mis en avant son équipe de conseillers pour rassurer Wall Street et dire aux investisseurs américains qu’il ne mettra pas l’économie mexicaine à genou.

 

Mais il a également évoqué la possibilité d’organiser des référendums pour résoudre les questions controversées, notamment sur la poursuite de l’ouverture du secteur pétrolier et gazier au capital privé.

 

Le nouveau président du Mexique hérite d’une relation difficile avec son homologue américain Donald Trump sur les deux dossiers chauds du commerce et de l’immigration.

Les discussions sur la réforme de l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna) se sont enlisées tandis que le président américain insiste pour que ce soit le Mexique qui paie pour le mur qu’il veut construire le long de la frontière entre les deux pays.

 

Source : Reuters

 

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En pleine crise, le Nicaragua autorise la venue de troupes étrangères pour des exercices

Le parlement du Nicaragua a autorisé vendredi la venue dans le pays de militaires de plusieurs pays, dont la Russie, de juillet à décembre pour des exercices, une mesure critiquée par l’opposition en pleine répression d’un mouvement de protestation populaire qui a fait plus de 220 morts.

 

Alors que le dialogue entre opposition et le président Daniel Ortega est dans l’impasse, les manifestations qui exigent son départ se poursuivent. Les opposants ont appelé à une “marche des fleurs” à Managua et dans plusieurs villes du pays.

 

Le parlement a donné son aval à la venue de 230 militaires russes et de leurs moyens aériens et navals pour participer à des exercices de lutte contre le trafic de drogue.

 

Il a également autorisé la venue, pour des exercices antidrogue et d’aide humanitaire, de 160 militaires du Mexique, du Venezuela et de Cuba ainsi que d’un nombre non précisé de soldats d’autres pays d’Amérique centrale, des Etats-Unis et de Taïwan.

 

Le député de l’opposition Jimmy Blandon s’est élevé contre la venue de militaires du Venezuela, pays qui soutient le régime sandiniste du président Daniel Ortega, engagé dans une répression du mouvement de contestation qui a fait plus de 220 morts depuis avril.

 

“Le Venezuela a soutenu les crimes contre l’humanité qui ont été commis dans notre pays”, a accusé le député, qui dénonce par ailleurs l’immobilisme de l’armée face aux groupes paramilitaires responsables de nombreuses violences contre les protestataires.

 

Le gouvernement sandiniste pour sa part rappelé que le Nicaragua a autorisé à 38 reprises l’entrée de troupes étrangères dans le pays depuis le retour au pouvoir de Daniel Ortega en 2007.

 

La vague de contestation, la plus violente dans le pays depuis des décennies, a été déclenchée le 18 avril par une réforme de la sécurité sociale.

 

Malgré l’abandon rapide de cette réforme, la colère populaire, accentuée par la répression policière, n’est pas retombée et cible Daniel Ortega et son épouse Rosario Murillo, vice-présidente, accusés de confisquer le pouvoir et de brider les libertés.

 

Source : AFP

 

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Attaque “terroriste” au Mali contre des soldats français pendant le sommet de l’UA en Mauritanie

Des soldats français de l’opération Barkhane ont été visés dimanche par une attaque “terroriste” à Gao au Mali, qui a fait 4 morts et une vingtaine de blessés civils, en plein sommet de l’Union africaine (UA) en Mauritanie voisine.

 

D’autre part, un véhicule du Mouvement pour le salut de l’Azawad, (MSA, issu de l’ex-rébellion à dominante touareg) “a sauté sur une mine (dimanche) dans le village de Talataye (nord du Mali). Le bilan est de 4 morts et trois blessés”, a écrit le MSA sur sa page Facebook.

 

 

Présents sur la frontière entre le Mali et le Niger, le GATIA (Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés, pro-Bamako) et le MSA participent à des opérations de sécurisation aux côtés de la force Barkhane et de l’armée malienne.

 

Ces attaques soulignent la situation sécuritaire fragile qui prévaut au Mali qui se prépare pour une élection présidentielle le 29 juillet.

Le président français doit rencontrer lundi ses homologues du G5 Sahel, une organisation régionale regroupant la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

 

Il discutera de la lente montée en puissance de la force conjointe mise en place par cette organisation régionale pour lutter contre les jihadistes.

La France, qui conduit dans la région l’opération Barkhane, soutient ce projet, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité.

 

Mais sa mise en œuvre est pour l’instant marquée par les problèmes de financement et les accusations de violations des droits de l’homme par les troupes de la force conjointe, basée au Mali.

 

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013 d’une intervention militaire française.

 

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et internationales, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes.

 

Source : AFP

 

 

Les mines continuent de faire davantage de victimes malgré les efforts des Nations Unies

Après des années de baisse, le nombre de victimes des mines et engins explosifs improvisés est aujourd’hui en hausse et ce malgré les efforts des Nations Unies, a déploré vendredi, le Sous-Secrétaire général à l’état de droit et aux institutions chargées de la sécurité au Département des opérations de maintien de la paix.

 

« Le nombre croissant de victimes montre que nous ne pouvons pas nous permettre d’être complaisants », a averti Alexandre Zuev, déplorant que la campagne antimines a enregistré dans son dernier rapport annuel quelque 8.500 victimes, un chiffre qui a doublé en 4 ans.

 

En 2017, 59 soldats de la paix ont perdu la vie en raison de ce fléau et quelque 150 ont été blessés, a-t-il indiqué, tout en soulignant que le Mali et la Somalie constituent des environnements dangereux pour la mise en œuvre des mandats du Conseil de sécurité.

 

Source : ONU

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