Journal du 22 juin 2018

 

Le Kremlin accusé de réformer discrètement pendant le Mondial

L’opposition russe accuse le Kremlin de profiter de la Coupe du monde de football pour prendre des mesures impopulaires et étouffer la contestation.

Le gouvernement a annoncé son intention de relever l’âge de la retraite, d’augmenter la TVA et d’abaisser le seuil de la taxe sur les achats à l’étranger via internet. Une pétition en ligne contre le projet de réforme des retraites a été signée par 2,3 millions de personnes.

 

Un décret présidentiel interdit tous les rassemblements sans rapport avec la Coupe du monde pendant le tournoi, sauf autorisation expresse des autorités locales.

En vertu de ce décret, la municipalité de Moscou a rejeté 3 demandes de partis d’opposition qui comptaient appeler à manifester contre la réforme des retraites début juillet.

 

Remis en libéré la semaine dernière après avoir purgé une peine de 30 jours de réclusion pour avoir bravé une interdiction de manifester le mois dernier, Alexeï Navalny, chef de file de l’opposition, appelle à de nouveaux rassemblements le 1er juillet dans 20 villes qui n’accueillent pas de matches de la Coupe du monde.

 

Quatre demandes d’autorisation ont jusqu’ici été acceptées, huit manifestations auront lieu dans des zones spéciales où aucune approbation n’est nécessaire et trois ont été rejetées.

Le gouvernement russe envisage depuis longtemps de relever l’âge de la retraite pour faire face au vieillissement de la population active mais l’impopularité de cette mesure l’a jusqu’ici retenu.

 

Source : Reuters

 

 

Clinton accuse Poutine de diriger un mouvement xénophobe hostile aux USA

Le président russe Vladimir Poutineoudan a pris la tête d’un mouvement xénophobe cherchant à affaiblir les alliances traditionnelles des Etats-Unis et à saper la démocratie, a déclaré vendredi Hillary Clinton.

 

L’ancienne secrétaire d’Etat américaine a qualifié les interventions russes dans la campagne présidentielle de 2016 aux Etats-Unis, qu’elle a perdue face à Donald Trump, de “danger clair et présent pour les démocraties occidentales”.

 

La Russie dément les affirmations des agences américaines de renseignement selon lesquelles elle se serait immiscée dans le processus électoral américain. Donald Trump dément pour sa part toute collusion avec Moscou.

 

“Vladimir Poutine s’est placé à la tête d’un mouvement autoritariste, suprémaciste blanc et xénophobe qui veut briser l’UE, affaiblir les alliances traditionnelles de l’Amérique et saper la démocratie”, a dit Hillary Clinton.

 

“Nous pouvons voir ce mouvement autoritariste se répandre à partir du Kremlin, se propager à travers l’Europe et au-delà. Il enhardit les nationalistes de droite, les séparatistes, les racistes et même les néo-nazis. Nous vivons une époque dans laquelle les droits fondamentaux, la vertu civique, même les faits et la raison sont attaqués comme jamais”.

 

Source : Reuters

 

 

USA : malgré la fin des séparations de migrants, les retrouvailles se font attendre

La confusion régnait vendredi aux Etats-Unis sur la situation des plus de 2.300 mineurs séparés de force de leurs familles, une conséquence de la politique de “tolérance zéro” de l’administration Trump qui semble n’avoir rien prévu pour les réunir.

 

Pendant que les témoignages déchirants de parents sans nouvelles de leurs enfants continuent de pleuvoir dans les médias américains, les élus du Congrès à Washington semblent loin de passer une loi qui empêcherait définitivement ces séparations à l’avenir.

 

Un vote clé sur une réforme de l’immigration proposée par la majorité républicaine a été reporté à la semaine prochaine à la Chambre des représentants, faute de consensus dans leurs rangs.

Mercredi, Donald Trump annonçait qu’il revenait sur sa politique de séparations systématiques des familles interpellées pour avoir franchi illégalement la frontière avec le Mexique, mise en œuvre début mai.

 

Débordées, plusieurs associations qui tentent de réunir les familles ont dénoncé jeudi le “chaos”. Alan Shapiro, un pédiatre, a confié avoir vu des enfants “qui n’arrivent plus à parler”, d’autres devenus incontinents ou prostrés.

 

Le Pentagone a lui reçu l’ordre de se préparer à héberger sur des bases militaires 20.000 mineurs migrants entrés sur le territoire américain non-accompagnés par des adultes.

Si le décret Trump met fin aux séparations, son alternative –maintenir les enfants avec leurs parents aussi longtemps que leurs poursuites pénales puissent durer– scandalise également.

 

Donald Trump accuse les démocrates et ses prédécesseurs d’avoir laissé se détériorer le système d’immigration, trop laxiste.

 

Face au nouveau report de la réforme sur l’immigration qu’il réclame depuis des mois, il a appelé les républicains à “arrêter de perdre leur temps sur l’immigration jusqu’à ce qu’on élise plus de sénateurs et de membres de la Chambre (républicains) en novembre”, lors d’élections qui renouvelleront tous les sièges de la Chambre et un tiers du Sénat.

 

Source : AFP

 

 

Davantage que Trump, les migrants centraméricains craignent le retour au pays

Davantage que la “tolérance zéro” de l’administration Trump, c’est la perspective de retourner dans leur pays et d’y affronter de nouveau la violence et la pauvreté qui angoisse les familles de migrants centraméricains. Pour cela, ils sont prêts à traverser la frontière illégalement.

Avec sa politique de “tolérance zéro”, Trump poursuit au pénal les migrants clandestins.

 

Au Honduras, par exemple, il y a beaucoup de pauvreté et les maras (gangs). Les cartels de la drogue font régner la terreur au Mexique.

Selon les chiffres des autorités américaines, entre mars et mai, plus de 50.000 personnes ont été arrêtées après avoir franchi la frontière clandestinement. Environ 15% sont des familles et 8% des mineurs non accompagnés.

 

Source : AFP

 

 

Entre UE et Etats-Unis, la guerre commerciale est déclarée

La guerre commerciale est déclarée entre les Etats-Unis et l’Union européenne, après l’entrée en vigueur de droits de douane additionnels en Europe sur des dizaines de produits américains, comme les jeans, le bourbon ou les motos.

 

Ces nouvelles taxes se veulent la réponse des Européens aux taxes de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium imposées par les Etats-Unis à la plupart des pays du monde.

Avant l’UE, le Mexique, également concerné, avait déjà mis en place début juin des mesures de rétorsion contre Washington, tandis que le Canada compte le faire début juillet.

 

Les Européens sont par ailleurs pris dans le feu croisé entre la Chine et les Etats-Unis, également engagés dans une surenchère de mesures protectionnistes et de menaces de rétorsion.

“M. Trump a ouvert deux fronts (commerciaux) et les deux pourraient connaître une escalade échappant à tout contrôle”, a dit à l’AFP l’expert John Ferguson (Economist Intelligence Unit).

L’Allemagne, grande exportatrice, voit déjà ses prévisions de croissance se tasser, pour cause de climat des affaires en berne au niveau mondial, alors même que ses exportations ne sont que marginalement touchées jusqu’ici par des mesures américaines.

 

Il en ira tout autrement si Donald Trump mettait à exécution une autre menace, celle de taxer directement les voitures importées aux Etats-Unis -ce qui porterait tout particulièrement préjudice aux constructeurs japonais et allemands.

 

Les Européens ont longtemps espéré échapper aux taxes punitives annoncées en mars par Donald Trump. Mais après deux exemptions temporaires et des tentatives de discussions commerciales avec Washington, l’UE a finalement vu ces taxes s’appliquer le 1er juin. Dans la foulée, les Européens ont déposé une plainte devant l’Organisation mondiale du commerce

 

Les relations transatlantiques battent de l’aile depuis l’élection de Donald Trump en raison de mésententes sur de nombreux sujets, comme l’accord de Paris sur le climat, le déménagement de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem ou encore l’accord sur le nucléaire iranien.

 

Et elles se sont particulièrement tendues après un récent sommet du G7 tumultueux, le président américain rejetant brusquement la déclaration conjointe péniblement négociée, qui condamnait le “protectionnisme”.

 

Source : AFP

 

 

Nicaragua : nouvel assaut contre Masaya, l’Eglise craint “un massacre”

Les forces de l’ordre du Nicaragua ont lancé jeudi un nouvel assaut contre la ville de Masaya, déclarée en rébellion par ses habitants, et les évêques catholiques ont décidé de se rendre sur place “pour éviter un nouveau massacre”.

 

Alors que l’Eglise avait l’espoir de voir repartir le dialogue national, suspendu depuis lundi, l’annonce de cette offensive, qualifiée de “disproportionnée” par le secrétaire de l’Association nicaraguayenne (pour les) droits de l’homme (ANPD), Alvaro Leiva, a ravivé les craintes de violences.

 

Depuis le 18 avril, quand ont éclaté les premières manifestations, le Centre nicaraguayen des droits de l’homme (Cenidh) a dénombré 212 morts et plus de 1.000 blessés.

Les violences sont quotidiennes, alors que les forces du gouvernement tentent de reprendre le contrôle des villes en rébellion, notamment Masaya, commune de 100.000 habitants située à une trentaine de kilomètres de la capitale Managua et devenue l’épicentre des protestations.

 

Suspendu depuis lundi, le dialogue entre gouvernement et opposition semblait pourtant sur le point de reprendre, alors que l’exécutif a finalement invité, comme il l’avait promis, des organismes internationaux comme l’Union européenne ou le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme à venir enquêter sur les violences commises.

 

L’Eglise comme l’opposition appellent le président Ortega – un ex-guérillero de 72 ans au pouvoir depuis 2007 après l’avoir déjà été de 1979 à 1990 – à permettre l’organisation d’élections générales anticipées en mars 2019 (au lieu de fin 2021). Ce dernier reste muet sur ce point.

 

La vague de contestation, engagée pour dénoncer une réforme de la sécurité sociale qui a depuis été abandonnée, cible le chef de l’Etat et son épouse et vice-présidente, Rosario Murillo : le couple est accusé de confisquer le pouvoir et de brider les libertés.

 

De nombreux commerces sont fermés et des milliers de camions de marchandises restent bloqués sur les routes du Nicaragua.

“Nous voyons qu’il y a une volonté politique de l’Etat de pousser vers une guerre civile”, s’inquiète Marlin Sierra, directrice exécutive du Cenidh.

 

Le département d’Etat américain a appelé à organiser des élections anticipées et dénoncé la répression par les forces de l’ordre, de même que l’ONU, le Parlement européen ou encore Amnesty international.

 

Source : AFP

 

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L’Onu juge l’état de droit “quasiment absent” au Venezuela

L’état de droit est “quasiment absent” au Venezuela, où les forces de sécurité jouissent d’une impunité bien qu’elles soient soupçonnées d’avoir tué des centaines de manifestants et de criminels présumés, jugent les Nations unies.

 

Le Haut-Commissariat de l’Onu aux droits de l’homme (HCDH) appelle le gouvernement vénézuélien à traduire en justice les auteurs de ces violences. Il dit avoir eu connaissance de récits choquants.

 

Les détracteurs de Nicolas Maduro accusent le président du Venezuela de pratiquer un pouvoir de plus en plus autoritaire dans un pays plongé dans la crise économique et frappé d’hyperinflation. L’an dernier, des centaines de milliers de Vénézuéliens ont émigré et environ 125 personnes sont mortes dans des manifestations antigouvernementales.

 

Nicolas Maduro accuse ces manifestants de chercher à le renverser et il accuse les Etats-Unis de mener une “guerre économique” contre son pays.

Le Haut-Commissaire de l’Onu aux droits de l’homme a invité le Conseil des droits de l’homme de l’Onu à créer une commission d’enquête sur le sujet.

 

Pour Leila Swan, de l’organisation Human Rights Watch, “le temps est venu pour le Conseil de faire entendre sa voix avant que cette spirale tragique devienne irréversible”.

Le Haut-Commissariat a annoncé vendredi qu’il allait transmettre son rapport à la Cour pénale internationale (CPI).

 

Source : Reuters

 

 

Brésil : 7 morts lors d’opérations policières à Rio

Sept personnes, dont un adolescent de 14 ans, ont été tuées par balle à Rio de Janeiro, lors de fusillades entre narcotrafiquants et policiers qui mènent des opérations d’envergure avec le soutien logistique de l’armée.

 

Jeudi matin, le commandement militaire de Rio a annoncé que plus de 1.800 soldats et 50 policiers avaient été déployés dans deux favelas nichées sur des collines surplombant la célèbre plage de Copacabana.

 

Ils ont pour objectif de dégager des voies de circulation obstruées par les trafiquants et de rechercher des suspects après avoir reçu “des dénonciations d’activité criminelle”.

Cette opération a causé des embouteillages importants à l’heure de pointe le long de Copacabana, quartier aisé du sud de la ville.

 

Mercredi, une autre opération a été menée dans le complexe de favelas de Maré, dans le nord de Rio, les forces de l’ordre utilisant des hélicoptères et des blindés pour traquer des narcotrafiquants.

 

Deux ans après avoir accueilli les Jeux Olympiques, Rio est plongée dans une grave crise d’insécurité. En février, le président Michel Temer a confié à l’armée le commandement des opérations de maintien de l’ordre de Rio, sans réellement freiner la vague de violences sur la “Ville merveilleuse”.

 

Source : AFP

 

 

Migrants : la Bulgarie propose la fermeture immédiate des frontières de l’UE

La Bulgarie, qui assure jusqu’à la fin du mois la présidence de l’Union européenne, va proposer lors du “mini-sommet” de dimanche à Bruxelles sur la politique migratoire la fermeture immédiate des frontières extérieures de l’UE aux migrants.

 

Sofia, a précisé au Parlement bulgare le Premier ministre Boïko Borissov, va également proposer la mise en place en dehors de l’Union, en Libye et en Turquie, de centres chargés de faire le tri entre les réfugiés qui fuient les pays en guerre et les migrants économiques.

 

Une fois endigués les flux migratoires, l’UE pourra s’occuper des centaines de milliers de migrants déjà en Europe, en prenant en charge les vrais réfugiés et en renvoyant les autres chez eux, a poursuivi Boïko Borissov.

 

La Bulgarie espère ainsi rassurer les pays d’Europe centrale et d’Europe orientale qui refusent de se voir imposer des quotas de migrants par Bruxelles. Les dirigeants du Groupe de Visegrad, qui rassemble la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie, ont annoncé qu’ils ne participeraient pas au “mini-sommet” de dimanche sur la politique migratoire.

 

Source : Reuters

 

 

Migrants : Merkel minimise les résultats à attendre du mini-sommet de dimanche

Angela Merkel a minimisé vendredi les résultats à attendre du mini-sommet européen sur les questions migratoires que la Commission organise dimanche à Bruxelles.

“La rencontre de dimanche est une consultation et une réunion de travail à l’issue de laquelle il n’y aura pas de relevé de conclusions”.

 

Source : Reuters

 

 

La peur de l’immigration nourrit la crise des démocraties occidentales

Un sujet domine actuellement le débat politique dans les principales démocraties occidentales, et ce même sujet sème la discorde au sein des Etats, voire entre des pays longtemps alliés : l’immigration.

 

“Il y a une corrélation entre la montée des populismes et du nationalisme et l’immigration, on le voit en Europe, avec le Brexit ou les élections italiennes, comme on l’a vu aux Etats-Unis avec la victoire de Donald Trump”, dit à l’AFP Erol Yayboke, du Center for Strategic and International Studies (CSIS).

 

Les gros titres de l’actualité parlent d’eux-mêmes.

Au nom de la “tolérance zéro” édictée par Donald Trump pour tenir ses promesses électorales avant les élections de mi-mandat en novembre, des enfants ont été séparés de leurs familles à la frontière américano-mexicaine, souvent après avoir fui la violence en Amérique centrale.

 

Le nouveau gouvernement populiste italien a lui barré l’accès à ses ports à un navire de migrants secourus en mer par une ONG.

Et l’accueil des réfugiés menace de faire éclater la coalition au pouvoir en Allemagne.

 

Pendant ce temps, le nombre de personnes déracinées à travers le monde a atteint un nouveau record pour la cinquième année consécutive. Selon les Nations unies, il y avait en effet 68,5 millions de réfugiés et de déplacés fuyant les conflits et la persécution dans le monde en 2017.

 

Le bras de fer avec l’Union européenne, engagé par l’Italie, un de ses pays fondateurs, et non plus par une jeune démocratie d’Europe centrale, montre qu’au-delà des débats internes à chaque pays, les gouvernements occidentaux sont plus que jamais divisés.

 

La référence à un “axe des volontaires” constitué par les ministres italien, autrichien et allemand de l’Intérieur a suscité une polémique invoquant “l’Axe Rome-Berlin” de la Seconde Guerre mondiale. Mais elle témoigne d’un séisme dans les alliances traditionnelles.

 

Dans ce contexte explosif, les relations transatlantiques sont aussi en pleine évolution. Donald Trump, en première ligne aux Etats-Unis pour obtenir un tour de vis auprès d’un Congrès divisé, n’a pas hésité à stigmatiser Angela Merkel et l’Allemagne, pays allié.

 

“Le peuple allemand est en train de se retourner contre ses dirigeants”, a-t-il lancé sur Twitter, affirmant que la criminalité avait augmenté en Allemagne depuis que la chancelière a ouvert les portes à plus d’un million de demandeurs d’asile depuis 2015.

Peu importe si les statistiques disent l’inverse.

 

Source : AFP

 

 

Les talibans kidnappent 43 Afghans employés à la construction d’une route

Les talibans ont kidnappé 43 personnes employées à la construction d’une route dans le sud de l’Afghanistan qui a également tué 4 policiers, a-t-on appris vendredi de source officielle.

Les talibans ont revendiqué l’attaque, mais ont déclaré à l’AFP que leur cible était initialement un check-point tenu par la police.

 

Au moins 8 membres d’une milice pro-gouvernementale ont par ailleurs été tués dans un affrontement avec les talibans dans l’ouest du pays, selon le porte-parole du gouverneur de la province de Badghis, Naqibullah Amini. D’après le chef du conseil provincial de Badghis Abdul Aziz Beg, 16 insurgés ont péri dans les combats.

 

Source : AFP

 

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Timor Oriental : nouveau gouvernement dirigé par un ancien guérillero

Le nouveau gouvernement, dirigé par l’ancien guérillero Taur Matan Ruak, a prêté serment, après une longue crise politique qui a paralysé cette petite nation de l’Asie du Sud-Est.

Il s’agit du deuxième gouvernement en moins d’un an dans cette ancienne colonie portugaise annexée par l’Indonésie en 1975 et devenue un pays pleinement indépendant en 2002.

 

Taur Matan Ruak a été un commandant de la rébellion avant de prendre la tête de l’armée du pays après l’indépendance. Il a occupé entre 2012 et 2017 les fonctions – largement symboliques – de président de cette nation qui occupe la moitié orientale de l’île de Timor.

 

Le parlement a été dissous en janvier sur fond de tensions entre le Premier ministre Mari Alkatiri, qui s’appuyait sur une coalition minoritaire au parlement, et l’opposition, rassemblée autour du héros de la guerre d’indépendance Xanana Gusmao. Une coalition menée par M. Gusmao a remporté une majorité absolue lors des élections législatives en mai.

 

Le nouveau gouvernement de M. Ruak comprend des membres du Congrès national pour la reconstruction du Timor de M. Gusmao, du Parti de Libération populaire et du poarti Khunto.

Les défis sont nombreux alors que les réserves en pétrole et gaz de la république s’amenuisent. Les revenus du pétrole, qui sont la principale ressource du budget de l’Etat, ont fortement baissé.

Près de 60% de la population a moins de 25 ans, et 40% vivent dans la pauvreté.

 

Source : AFP

 

 

L’opposition turque veut déployer un demi-million d’observateurs

Les principaux partis de l’opposition turque et plusieurs ONG entendent déployer plus d’un demi-million d’observateurs dimanche dans les bureaux de vote à l’occasion des élections présidentielle et législatives.

 

L’opposition redoute des fraudes électorales lors de ce double scrutin anticipé. Elle pointe la modification récente de la loi électorale – la carte électorale notamment a été redécoupée dans le sud-est principalement kurde du pays – et rappelle les suspicions de fraude ayant entaché le référendum constitutionnel de l’an dernier.

 

Le projet consiste à mobiliser 519.000 observateurs répartis dans les quelque 180.000 bureaux de vote. En avril 2017, Erdogan a fait adopter par référendum une réforme de la Constitution renforçant les prérogatives présidentielles.

Le “oui” l’avait emporté de justesse et l’opposition avait dénoncé des irrégularités.

 

Un rapport rédigé par les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et du Conseil de l’Europe avait relevé par la suite que 2,5 millions de bulletins avaient pu être manipulés lors du scrutin.

 

Au pouvoir depuis 2003, Recep Tayyip Erdogan brigue un nouveau mandat. Il est en tête des intentions de vote, mais pourrait être contraint à un second tour. En ce qui concerne les législatives, l’AKP, son parti, pourrait perdre sa majorité.

 

Source : Reuters

 

 

Turquie : des dizaines de milliers de supporters au meeting du principal opposant d’Erdogan

Des dizaines de milliers de Turcs ont exprimé jeudi leur soutien à Muharrem Ince –principal opposant du président sortant Recep Tayyip Erdogan, à l’élection présidentielle de dimanche.

Selon des analystes, Muharrem Ince pourrait affronter lors d’un deuxième tour le 8 juillet M. Erdogan dans sa course à la magistrature suprême.

 

Si M. Erdogan reste l’homme politique le plus populaire en Turquie et devrait arriver en tête du volet présidentiel du double scrutin, les sondages montrent qu’il n’est pas assuré de récolter les 50% des voix qui lui permettraient d’être élu dès le premier tour.

 

Candidat de la principale formation d’opposition, le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), M. Ince s’est imposé comme le détracteur le plus virulent de M. Erdogan, qui règne sans partage sur la scène politique turque depuis 2003.

Pour sa part, M. Ince s’engage, s’il est élu, à gouverner “sans exclure personne”. “Femme voilée ou non, de gauche ou de droite, Turc ou Kurde, alévi ou sunnite, il n’y a aucune différence”.

 

Source : AFP

 

 

Une ligne de chemin de fer va relier la Chine et le Népal

La Chine et le Népal sont convenus de construire une ligne de chemin de fer reliant leurs deux pays à travers l’Himalaya, a annoncé vendredi un média d’Etat lors d’une visite à Pékin du Premier ministre népalais.

 

Katmandou s’efforce actuellement de resserrer ses liens avec son voisin chinois, duquel il espère notamment des investissements dans les infrastructures et un meilleur approvisionnement en énergie.

 

Pays himalayen enclavé entre les géants asiatiques que sont l’Inde et la Chine, le Népal est le terrain d’une lutte d’influence entre les deux puissances. L’influence grandissante de Pékin depuis quelques années est perçue avec méfiance par l’Inde, allié traditionnel du Népal.

Pékin et Katmandou ont signé jeudi une dizaine de “documents de coopération”.

 

Selon les médias indiens, Chinois et Népalais avaient signé mercredi 8 accords d’une valeur totale de 2,4 milliards de dollars dans l’hydroélectrique, les ressources en eau, la culture des fruits ou encore l’agriculture.

 

Le Premier ministre chinois Li Keqiang a fait part jeudi à son homologue népalais de son espoir que les deux pays entament des négociations sur un accord de libre-échange “le plus vite possible”, selon l’agence officielle Chine nouvelle.

 

Source : AFP

 

 

Yémen : des habitants fuient les combats dans la région de Hodeida

Les combats et les raids aériens se poursuivent autour de Hodeida, poussant toujours plus de civils à fuir.

Des forces progouvernementales, soutenues par une coalition sous commandement saoudien et par les Emirats arabes unis, sont engagées depuis le 13 mai dans une offensive contre les rebelles Houthis dans l’ouest du Yémen.

 

Leur objectif est de prendre la ville portuaire de Hodeida, dont le port est le principal point d’entrée des importations du Yémen et de l’aide humanitaire.

 

Depuis le 1er juin, plus de 30.000 personnes ont été déplacées par les combats dans la province de Hodeida.

Les forces gouvernementales ont pris le contrôle de l’aéroport situé au sud de Hodeida, à 8 km du port de la ville de 600.000 habitants.

 

L’ONU et des ONG craignent que ces opérations militaires n’interrompent l’arrivée de l’aide au Yémen qui dépend des importations pour 90% de sa nourriture, et 70% de celles-ci passent par Hodeida, sur les rives de la mer Rouge.

L’OCHA a indiqué vendredi que l’aide continuait à être distribuée en notant toutefois que “l’accès aux bénéficiaires devient plus difficile en raison de la fermeture de certaines routes”.

 

Depuis que la coalition emmenée par Ryad est intervenue en 2015 en soutien aux forces gouvernementales, le conflit a fait près de 10.000 morts. Le pays connaît “la pire crise humanitaire du monde”, avec des millions de personnes au bord de la famine, selon l’ONU.

L’ONU a par ailleurs fait part de son inquiétude de voir émerger à Hodeida une nouvelle épidémie de choléra qui a déjà fait plus de 2.000 morts en près d’un an au Yémen.

 

Source : AFP

 

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Les Saoudiennes s’apprêtent à conduire, un moment historique pour le pays

Mettant fin à une interdiction unique au monde, l’Arabie saoudite autorisera à partir de dimanche les femmes à conduire, une réforme historique pour le royaume ultraconservateur mais entachée par des accusations de répression contre les militants des droits de l’Homme.

 

Annoncée en septembre 2017, cette décision inspirée par le prince héritier Mohammed ben Salmane fait partie d’un vaste plan de modernisation du riche pays pétrolier. Elle met fin à une interdiction devenue le symbole du statut inférieur des Saoudiennes, décrié à travers le monde.

 

Des milliers de conductrices pourraient prendre le volant dimanche, une journée attendue depuis longtemps par les Saoudiennes et qui, pour beaucoup, ferait entrer dans une nouvelle ère la société dans ce royaume régi par une version rigoriste de l’islam.

 

Quelque trois millions de femmes pourraient se voir attribuer une licence et commencer à conduire d’ici 2020, selon le cabinet de consultants PricewaterhouseCoopers.

Des auto-écoles pour femmes ont d’ailleurs vu le jour. Quelques-unes apprennent à dompter des motos Harley Davidson dans des scènes inimaginables il y a encore un an.

 

Pendant des décennies, les conservateurs se sont servis d’interprétations rigoristes de l’islam pour justifier l’interdiction de conduire, certains allant même jusqu’à dire que les femmes ne sont pas assez intelligentes pour être derrière le volant.

 

Côté économique, les retombées peuvent être bénéfiques, selon des experts. La levée de cette interdiction devrait stimuler l’emploi des femmes, et, selon une estimation de Bloomberg, ajouter 90 milliards de dollars à l’économie d’ici à 2030.

 

Mais nombre de femmes craignent de rester la cible des conservateurs dans un pays où les hommes gardent le statut de “tuteurs” et décident à leur place. En effet, les Saoudiennes doivent sortir voilées restent soumises à de strictes restrictions ; elles ne peuvent ni voyager, ni étudier, ni travailler sans autorisation d’un homme de leur famille, ni manger seules dans un restaurant.

 

Le gouvernement a récemment pris des mesures contre les abus en punissant le harcèlement sexuel de cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 300.000 rials (69.000 euros).

Sous l’impulsion du prince Mohammed, devenu héritier du trône il y a un an, le pays a aussi autorisé l’ouverture des salles de cinéma et les concerts mixtes.

 

Mais l’enthousiasme créé par l’annonce des réformes semble être entaché par une vague de répression contre les militantes. Selon les autorités, des femmes arrêtées sont toujours en prison. Elles sont accusées d’atteinte à la sécurité du royaume et d’avoir aidé les “ennemis” de l’Etat.

 

Source : AFP

 

 

La Syrie pas assez sûre pour le retour des réfugiés, dit Merkel à Beyrouth

La situation actuelle en Syrie ne permet pas le retour dans leur pays des réfugiés syriens installés au Liban, a estimé vendredi la chancelière allemande Angela Merkel, en visite à Beyrouth.

 

Le Liban a accueilli depuis 2011 un million de réfugiés syriens, soit près d’un quart de la population du pays, selon les chiffres des Nations unies. Le gouvernement libanais, lui, estime le nombre de réfugiés syriens à un million et demi.

 

Début juin, Beyrouth a décidé de ne plus délivrer de permis de séjour aux employés du Haut-Commissariat de l’Onu pour les réfugiés (HCR), le ministre des Affaires étrangères accusant l’agence de l’Onu d'”intimider” les réfugiés syriens pour les empêcher de rentrer chez eux.

 

Le HCR juge la situation en Syrie trop instable pour le retour des réfugiés alors que le président libanais Michel Aoun et une partie de la classe politique libanaise plaident pour leur rapatriement dans des “zones sécurisées”.

 

Source : Reuters

 

 

Syrie : des barils d’explosif largués dans la région de Deraa

Des hélicoptères de l’armée syrienne ont largué vendredi une douzaines de barils d’explosifs dans les zones du sud-ouest du pays tenues par les rebelles, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), qui ne signale pas de victimes.

 

De telles armes n’avaient pas été employées depuis un an dans le conflit et l’artillerie était jusqu’ici privilégiée pour mener l’offensive lancée récemment dans la région de Deraa, que le président Bachar al Assad a promis de reprendre coûte que coûte.

 

Les Etats-Unis ont promis de réagir aux violations de l’accord de “désescalade” négociée avec la Russie, qui est entré en vigueur l’année dernière dans cette région voisine du plateau du Golan occupé par Israël et de la Jordanie.

 

Source : Reuters

 

 

Armes chimiques : la Russie s’attend à de nouvelles accusations de l’OIAC contre Damas

La Russie a accusé vendredi l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), qui cherche à renforcer ses pouvoir, de préparer un rapport “rempli de fausses preuves” accusant Damas de recours aux armes chimiques dans la Ghouta orientale en Syrie.

 

L’OIAC a annoncé en mai avoir fini de prélever des échantillons dans la ville syrienne de Douma, théâtre le 7 avril d’une attaque chimique présumée, et les conclusions de ses experts pourraient être rendues publiques prochainement, selon le directeur général, Ahmet Üzümcü.

 

Cette attaque présumée, qui a fait au moins 40 morts, selon des secouristes, a été imputée par les Occidentaux au régime de Bachar al-Assad et a déclenché des frappes de Washington, Paris et Londres contre des installations du pouvoir syrien.

Pour leur part, Moscou et Damas ont dénoncé une “mise en scène”.

 

“Il est évident qu’un nouveau rapport accusateur, rempli de fausses preuves, est en train d’être préparé”, a affirmé vendredi un haut responsable de l’armée russe, le général Igor Kirillov.

Cette déclaration intervient alors qu’une réunion spéciale de l’OIAC est prévue les 26 et 27 juin à La Haye, suite à la demande de Londres visant à renforcer les pouvoirs de l’institution.

 

A la mi-juin, l’OIAC a annoncé que du sarin et du chlore avaient été “très probablement” utilisés dans deux attaques dans le sud de la Syrie en mars 2017. Pour sa part, la porte-parole de la diplomatie russe a affirmé que des équipements servant à la fabrication des armes chimiques découvertes à Douma, avaient été fabriqués en Europe de l’Ouest.

 

“Cet équipement est venu aux mains de terroristes et combattants en provenance de l’Europe de l’Ouest”, a-t-elle assuré, lors du briefing.

Fin avril, la Russie avait déjà affirmé avoir trouvé des cylindres contenant du chlore en provenance d’Allemagne et des “fumigènes” britanniques dans la Ghouta orientale.

 

Source : AFP

 

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L’OPEP tente de décrocher un accord malgré l’opposition de l’Iran

L’Opep tentera ce vendredi de conclure un accord en vue d’un relèvement de la production de pétrole malgré l’opposition de l’Iran, qui a menacé de bloquer cette initiative au regard des nouvelles sanctions américaines qui pénalisent ses exportations de brut.

 

Selon l’Arabie saoudite et la Russie, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires sont parvenus à un quasi consensus sur une proposition de relèvement de la production d’environ un million de barils par jour, représentant environ 1% de l’offre mondiale.

 

L’Opep se réunit à Vienne pour faire le point sur sa politique de production alors que de grands consommateurs de brut comme les Etats-Unis, la Chine et l’Inde appellent à une baisse des prix de l’or noir afin de soutenir l’économie mondiale.

 

L’Iran, troisième producteur de l’Opep, a jusqu’ici été le principal obstacle à un accord sur un relèvement de la production pétrolière, appelant le cartel à ne pas céder à la pression du président américain Donald Trump en faveur d’une hausse des extractions.

 

La Maison blanche a imposé de nouvelles sanctions contre l’Iran en mai et les experts estiment que la production iranienne diminuera d’un tiers d’ici la fin de l’année. Un accord sur une hausse des pompages ne serait donc d’aucune utilité pour Téhéran, à l’inverse de Ryad.

 

Mercredi, le secrétaire général de l’Opep, Mohammad Barkindo, s’est montré optimiste sur la conclusion d’un accord, d’autant qu’une décision sur une hausse de la production pourrait être adoptée même sans la signature de l’Iran, comme cela s’est déjà produit à l’Opep.

 

Depuis l’année dernière, l’Opep et ses alliés ont signé un accord dit Opep+, visant à réduire la production cumulée des participants de 1,8 million de barils par jour (bpj) pour désengorger le marché mondial. Cet accord a contribué à faire remonter le cours du Brent autour de 73 dollars le baril, contre 27 dollars en 2016.

 

Mais les perturbations survenues au Venezuela, en Libye et en Angola ont retiré du marché environ 2,8 millions de bpj ces derniers mois.

Donc le monde pourrait être confronté à un déficit d’approvisionnement.

Les Etats-Unis, qui disputent à la Russie et l’Arabie Saoudite la place de premier producteur mondial de pétrole, ne participent pas à l’accord Opep+.

 

Source : Reuters

 

 

L’Irak va recompter manuellement les votes en raison des soupçons de fraude

Un nouveau décompte manuel des 11 millions de bulletins de vote exprimés lors des législatives du 12 mai a été ordonné jeudi en Irak, une procédure qui risque de prendre des semaines alors que le mandat du Parlement s’achève à la fin du mois.

 

Mais cette décision de la plus haute instance constitutionnelle ne devrait changer, selon les experts, qu’à la marge les résultats des élections qui avaient donné la victoire à la liste du populiste Moqtada Sadr.

 

Alliée aux communistes, la liste de Sadr s’imposait devant celle d’anciens combattants antijihadistes, proches de l’Iran. Celle de l’actuel Premier ministre Haider al-Abadi n’est arrivée qu’en troisième position.

 

Depuis la victoire de ces listes anti-système, des personnalités occupant la scène politique depuis des années mais victimes du “dégagisme” ambiant réclament un décompte des voix, voire une annulation du scrutin.

 

Le Parlement a fait état d’irrégularités et dit avoir reçu de nombreuses plaintes avec l’introduction pour la première fois du comptage électronique.

Par ailleurs, la Cour a entériné la décision de remplacer les 9 membres de la Haute commission électorale indépendante (IHEC) par 9 juges, qui auront pour tâche de superviser l’opération.

 

Le système mis en place après la chute de Saddam Hussein en 2003 est calibré pour empêcher le retour à la dictature et au parti unique.

D’ailleurs, avant même la décision sur un nouveau décompte des votes, les deux listes arrivées en tête ont annoncé une alliance surprise pour diriger le pays pendant les quatre années à venir.

 

Source : AFP

 

 

Libye : les forces de Haftar se lancent à la reconquête du Croissant pétrolier

L’homme fort de l’Est libyen Khalifa Haftar a lancé jeudi une offensive pour reconquérir le Croissant pétrolier, poumon de l’économie situé dans le nord-est du pays, en proie à de nouvelles violences et où ses forces ont déjà pu reprendre deux terminaux pétroliers.

 

“Nos forces armées ont le contrôle total de la région de Ras Lanouf”, a indiqué le général Ahmed al-Mesmari, porte-parole de l’Armée nationale libyenne (ANL), autoproclamée et dirigée par le maréchal Haftar.

 

Il a ajouté plus tard que l’ANL s’était emparée aussi du “terminal d’al-Sedra et pourchassait l’ennemi à l’ouest” des deux principaux sites par lesquels le pétrole libyen est acheminé vers l’étranger.

Une autre source militaire a précisé toutefois à l’AFP que l’ANL ratissait la région et que “des combats étaient toujours en cours”.

 

Le 14 juin, des groupes armés dirigés par Ibrahim Jadhran ont attaqué deux sites pétroliers dans cette région du nord-est libyen, sous contrôle de l’ANL.

Depuis, des combats intermittents opposaient les deux camps autour des terminaux de Ras Lanouf et al-Sedra.

Jadhran, dont la tribu d’Al-Magharba est historiquement basée dans la région, commandait les Gardes des installations pétrolières (GIP) chargés de la sécurité du Croissant pétrolier.

Il avait réussi à bloquer les exportations de pétrole depuis cette région pendant deux ans avant d’en être chassé en 2016 par l’ANL.

 

Des sources proches de l’ANL ont fait état d’une alliance entre M. Jadhran et les “Brigades de défense de Benghazi”, formées de combattants islamistes chassés ces dernières années de la cité de Benghazi (est) par l’ANL.

 

Elles estiment aussi que l’attaque contre les sites pétroliers visait à “alléger la pression sur les terroristes à Derna”, ville située plus à l’est où l’ANL mène une offensive pour chasser groupes jihadistes et islamistes armés.

 

Les combats autour des terminaux de Ras Lanouf et al-Sedra ont provoqué des “pertes catastrophiques”, selon la Compagnie nationale de pétrole (NOC).

Le chef de la NOC, Mustafa Sanallah, a déploré “des milliards de dollars de pertes”.

L’offensive lancée jeudi par l’ANL est intervenue quelques heures après une condamnation américaine de l’attaque menée sur les terminaux pétroliers par les forces de M. Jadhran.

 

La Libye est meurtrie par les luttes d’influence et les violences entre groupes armés rivaux depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. D’un côté, il y a un gouvernement d’union nationale (GNA), basé à Tripoli et reconnu par l’ONU, de l’autre Khalifa Haftar, 75 ans, qui jouit du soutien des autorités parallèles dans l’est du pays.

 

Fin mai, le président français Emmanuel Macron a réuni les principaux protagonistes de la crise libyenne, qui ont endossé une déclaration sur l’organisation d’élections législatives et présidentielle le 10 décembre.

Dans le camp de Haftar, on accuse des groupes rivaux et des services de renseignements étrangers de vouloir saboter le processus politique et empêcher la tenue d’élections.

 

Source : AFP

 

 

Le gouvernement sud-soudanais cherche à écarter Machar des négociations

Les pourparlers de paix sud-soudanais ont pris vendredi une mauvaise tournure, le président Salva Kiir s’efforçant de marginaliser le chef rebelle Riek Machar, même s’il a dû se résoudre à une nouvelle rencontre avec lui lundi à Khartoum.

 

Les différents acteurs d’une guerre civile déclenchée en décembre 2013, deux ans après l’indépendance du pays, et qui a fait des dizaines de milliers de morts, près de 4 millions de déplacés et provoqué une grave crise humanitaire, continuent à souffler le chaud et le froid.

 

Mercredi soir, la rencontre à Addis Abeba entre Salva Kiir et Riek Machar avait laissé percer l’espoir qu’une solution négociée soit bientôt trouvée. Il s’agissait de la première entrevue en deux ans entre deux personnalités dont la rivalité est à l’origine de la guerre.

 

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, qui préside l’Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement), l’organisation régionale qui œuvre depuis de longs mois à réactiver le processus de paix, avait publié des photos des trois hommes se donnant l’accolade.

 

Et jeudi, un sommet avait réuni à Addis Abeba plusieurs chefs d’État des pays membres de l’Igad, pour accentuer encore la pression.

Vendredi, le gouvernement sud-soudanais a douché l’enthousiasme des plus optimistes en affirmant que Riek Machar, chef du SPLM-IO (Mouvement populaire de libération du Soudan – Opposition), n’avait pas sa place dans le gouvernement d’union nationale.

 

La guerre avait éclaté en décembre 2013 à Juba, lorsque M. Kiir, un Dinka, avait accusé M. Machar, son ancien vice-président, de l’ethnie nuer, de fomenter un coup d’État.

Avant cette semaine, les deux hommes ne s’étaient plus parlés en face-à-face depuis juillet 2016, quand avaient éclaté dans la capitale Juba d’intenses combats entre leurs troupes.

 

Ces affrontements avaient forcé M. Machar à fuir en Afrique du Sud, et signifié l’échec d’un accord de paix conclu en août 2015.

Malgré sa rhétorique anti-Machar, le gouvernement a cependant cédé à la requête des chefs d’État de l’Igad d’organiser une nouvelle rencontre entre MM. Machar et Kiir lundi au Soudan.

 

Ce conflit a depuis le début été marqué par des revirements en tout genre, comme en témoigne le dernier cessez-le-feu en date, scellé le 24 décembre, et violé dès son entrée en vigueur.

Et malgré la pression internationale, rien ne dit que M. Kiir soit disposé à faire des concessions, ses forces semblant en passe de prendre le dessus militairement face à une rébellion de plus en plus éclatée.

 

Source : AFP

 

 

Centrafrique : l’ONU “débordée”, les menaces augmentent

La mission des Casques bleus de l’ONU en Centrafrique “est débordée” et “les menaces contre le personnel du maintien de la paix continuent de s’accroître”, a affirmé jeudi au Conseil de sécurité l’émissaire onusien pour ce pays.

 

Parfait Onanga-Anyanga a ajouté que le personnel de la Minusca, “militaire, policier et civil constituait des cibles pour les groupes armés et les gangs criminels aussi bien dans la capitale qu’à l’intérieur du pays”.

 

En Centrafrique, l’Etat ne contrôle qu’une maigre partie du territoire. Les groupes armés s’affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l’or et le bétail.

 

“Les groupes armés et les factions continuent d’exercer une influence négative sur de vastes parties du territoire national, notamment à l’est, au centre et au nord-ouest du pays”, a confirmé Parfait Onanga-Anyanga.

 

Face à la dégradation de la situation, le Conseil de sécurité avait approuvé fin 2017 un renforcement de 900 hommes de la Minusca mais les effectifs ne sont toujours pas au complet. La Minusca est autorisée à comprendre jusqu’à 12.000 militaires et policiers mais la réalité est en deçà de ce nombre, l’ONU peinant à trouver des contingents pour ce pays.

 

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, souligne que la Minusca ne peut à elle seule assurer le fardeau de la sécurité. La responsabilité première en revient au gouvernement, a-t-il ajouté en réclamant à Bangui d’accélérer la mise sur pied de forces nationales armées.

 

Une tentative de médiation est en cours sous l’égide de l’Union africaine. Des facilitateurs ont aussi rencontré ces derniers mois la quinzaine de groupes armés qui sèment la violence.

L’ambassadeur français à l’ONU, François Delattre, a rappelé que le Conseil de sécurité avait à sa disposition “l’outil des sanctions” contre ceux qui contreviennent au processus de paix.

 

Source : AFP

 

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L’ONU se félicite des mesures prises par l’Ethiopie et l’Erythrée pour normaliser leurs relations

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est félicité jeudi des mesures positives prises récemment par l’Éthiopie et l’Érythrée pour résoudre les questions en suspens concernant la normalisation des relations entre les deux pays.

 

« Le Secrétaire général salue les efforts déployés par les dirigeants des deux pays pour instaurer une paix durable et des relations de bon voisinage qui, à leur tour, auront des répercussions positives dans toute la région de la Corne de l’Afrique », a dit son porte-parole.

 

L’Erythrée et l’Ethiopie sont en froid depuis une vingtaine d’années à cause d’un différend frontalier. Mais début juin, l’Ethiopie a annoncé qu’elle pourrait se conformer à une décision de la Cour permanente d’arbitrage, qui a tranché en faveur de l’Erythrée en 2002.

Et mardi, le Président érythréen Issayas Afewerki a annoncé l’envoi d’une délégation dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba.

 

Source : ONU

 

 

Des employés de MSF ont “recouru à des prostituées” en Afrique (BBC)

Des travailleurs humanitaires de Médecins sans frontières ont eu recours à des prostituées durant leurs missions en Afrique, a affirmé la BBC jeudi, citant des lanceurs d’alertes anonymes, dont l’un rapporte que des médicaments auraient été échangés contre des relations sexuelles.

 

Interrogée par l’AFP, l’ONG a dit prendre “au sérieux” ces accusations, qu’elle n’a toutefois pas été en mesure de confirmer.

Selon la BBC, ces accusations visent des logisticiens, et non des médecins ou infirmiers, en poste au Kenya, au Liberia et en Afrique centrale.

 

Ces accusations interviennent après le scandale provoqué par les révélations d’abus sexuels commis par certains employés de l’ONG britannique Oxfam après le séisme dévastateur de 2010 en Haïti.

 

Source : AFP

 

 

Nucléaire : la France veut relever le défi de la concurrence russe

La France doit poursuivre ses développements technologiques dans le nucléaire civil face à la concurrence de la Russie et de la Chine et face à l’intérêt croissant des Etats-Unis pour le secteur, a estimé vendredi Philippe Knoche, le directeur général d’Orano.

 

Le dirigeant a également indiqué qu’Orano, issu de la scission d’Areva et dont les activités sont centrées sur le cycle du combustible nucléaire, espérait toujours finaliser cette année un contrat pour construire une usine de traitement-recyclage en Chine.

 

“La France est le dernier pays de l’OCDE qui a un leadership en termes technologique dans le domaine du nucléaire. La Russie et la Chine s’affirment (…) et (Alexeï) Likhachev, le responsable du groupe russe Rosatom, dit que ce sont les leaders mondiaux du nucléaire”.

 

Philippe Knoche a souligné que les Etats-Unis se positionnaient sur la prochaine génération de réacteurs, avec une cinquantaine de start-up spécialisées dans le nucléaire, plus d’un milliard de dollars consacrés à la fusion et de grands noms prêts à investir dans le secteur.

 

“Les Etats-Unis se positionnent un peu comme ils l’ont fait dans internet ; il y a 15 ans, les technologies étaient en Europe, c’était Nokia, Ericsson et Alcatel. Aujourd’hui, les technologies d’internet sont aux Etats-Unis et en Chine (…). Nous sommes là pour faire en sorte qu’il y ait un équilibre dans les technologies, qu’il y ait aussi en Europe des développements sur le nucléaire.”

 

Quatre réacteurs de type EPR développés par la France sont aujourd’hui en construction dans le monde : un en France (Flamanville), un en Finlande (OL3) et deux en Chine, à Taishan.

Rosatom, qui a signé le 10 juin un contrat pour construire quatre réacteurs nucléaires en Chine, revendiquait pour sa part un carnet de commandes de 33 réacteurs à l’étranger à fin 2017.

 

Philippe Knoche a en outre indiqué à des journalistes qu’Orano maintenait le calendrier de son projet d’usine de traitement-recyclage en Chine. Ce projet commun avec l’entreprise chinoise China National Nuclear Corp (CNNC), qui représenterait quelque 10 milliards d’euros pour l’entreprise française, a fait l’objet d’un nouveau protocole d’accord en janvier.

 

Alors que le gouvernement français évoquait en début d’année une signature de contrat au printemps, le projet pourrait connaître de nouvelles avancées à l’occasion d’un voyage en Chine du Premier ministre Edouard Philippe, entamé ce vendredi.

 

Source : Reuters

 

 

En Espagne, la colère monte devant la libération prochaine de “La Meute”

Des manifestations se préparaient vendredi dans toute l’Espagne, indignée par l’annonce de la prochaine libération sous caution de “La Meute”, 5 hommes qui ont abusé d’une jeune fille, en attendant que leur condamnation soit jugée en appel.

 

Le tribunal qui avait déjà scandalisé l’Espagne en avril dernier en écartant la qualification de viol pour les faits établis -les accusés âgés de 27 à 29 ans, s’étaient filmés en train d’abuser de la jeune femme pendant les fêtes de la San Fermin à Pampelune- a autorisé leur mise en liberté sous contrôle judiciaire moyennant une caution de 6.000 euros chacun.

 

Ils avaient été condamnés à 9 ans de prison chacun pour “abus sexuel”.

Des mouvements féministes ont appelé à manifester vendredi soir à Madrid, mais aussi à Valence, à Séville d’où sont originaires les 5 agresseurs, à Saragosse, à Grenade et plusieurs autres villes d’Espagne.

 

Dans sa décision rendue publique vendredi, le tribunal de Navarre explique autoriser la libération des 5 Sévillans parce que la pression sociale qui s’exerce sur eux rend “pratiquement impensable” le risque de récidive.

 

S’ils paient la caution, les condamnés, qui ont déjà passé près de deux ans en détention provisoire, resteront soumis à un contrôle judiciaire : interdiction de quitter l’Espagne et retrait du passeport, obligation de se présenter les lundis, mercredis et vendredis au tribunal de leur lieu de résidence, et interdiction de se rendre à Madrid où réside leur victime.

 

Les 5 jeunes hommes attendent leur procès en appel, le parquet ayant contesté le jugement en première instance, le jugeant trop clément.

Le maire de Pampelune, Joseba Asiron, a annoncé vendredi que la mairie, partie civile dans l’affaire, ferait aussi appel de la libération sous contrôle judiciaire.

 

La décision du 26 avril dernier, où les 5 accusés avaient été disculpés de viol, avait provoqué une vague de manifestations dans toute l’Espagne, où les mouvements féministes sont particulièrement puissants.

 

Ils avaient mobilisé des millions de femmes lors d’une grève générale féministe le 8 mars dernier.

La nouvelle ministre socialiste de la Justice a souligné que les faits établis dans le procès étaient “gravissimes” et d’appeler à une “réforme des mentalités”.

 

La toute première mesure annoncée par le nouveau gouvernement de Pedro Sanchez, entré en fonctions au début du mois et composé de 11 ministres femmes pour 6 hommes, est une formation des magistrats pour les sensibiliser aux questions de violences faites aux femmes.

 

Source : AFP

 

 

Grèce : la zone euro sonne la fin de la crise, le pays “tourne une page”

La Grèce a salué vendredi un accord “historique” de la zone euro clôturant huit années de crise, assurant que le pays “tourne une page” avec une dette dorénavant “viable”.

 

Des médias et des analystes tempéraient toutefois l’optimisme en faisant observer que le respect des obligations budgétaires prévues nécessitera d’appliquer une discipline de fer. Le pays restera soumis à une surveillance renforcée de ses créanciers.

 

Les ministres des Finances de la zone euro se sont entendus sur les modalités de sortie de la Grèce des programmes d’aide dont elle bénéficie depuis huit ans ainsi que sur des mesures d’allègement de sa dette.

 

L’accord vise à permettre à la Grèce de quitter la tutelle de ses créanciers –zone euro et Fonds monétaire international (FMI)– le 20 août afin de recommencer à se financer seule sur les marchés, après plusieurs années de profonde récession et trois programmes d’aide. Il comprend un dernier allègement important de la dette, pour l’aider à assurer sa crédibilité sur les marchés.

 

Les ministres ont convenu d’allonger de dix ans les échéances de remboursement d’une grande partie de la dette grecque, au niveau le plus élevé de l’UE (180% du PIB), et de permettre aux Grecs de ne commencer à rembourser une partie des prêts qu’à partir de 2032, contre 2022 jusqu’à présent.

 

Les ministres ont aussi validé le versement d’une toute dernière tranche d’aide de 15 milliards d’euros, contrepartie aux 88 dernières réformes accomplies par la Grèce ces dernières semaines.

Certaines mesures d’allègement de la dette resteront conditionnées à la poursuite des dernières réformes dont certaines s’étendront sur plusieurs mois.

 

Athènes sera d’ailleurs, jusqu’en 2022, sous le coup d’une surveillance encore jamais vue de la part des Européens, bien plus serrée que celles mises en place dans le passé pour le Portugal, Chypre ou l’Irlande.

 

En huit ans, la Grèce a bénéficié de plus de 273 milliards d’euros d’assistance de ses créanciers.

En contrepartie, elle a dû mettre en œuvre plusieurs centaines de réformes, souvent douloureuses, notamment pour assainir ses finances publiques.

 

Le pays a renoué avec la croissance en 2017 (“1,4%) et table sur “1,9% cette année puis +2,3% l’an prochain. Il affiche désormais un excédent budgétaire de 0,8%, après un déficit de 15,1% en 2009.

 

Source : AFP

 

 

Le fossé démographique se creuse entre l’est et l’ouest de l’Europe

Le fossé démographique s’est creusé en Europe depuis la chute du Rideau de fer, les anciens pays de l’Est ayant perdu jusqu’à un quart de leur population tandis que le solde est largement positif à l’ouest, selon une étude autrichienne parue vendredi.

 

Alors que la population a progressé de 12% entre 1990 et 2017 dans les 15 plus anciens Etats membres de l’UE, des pays occidentaux riches, elle a baissé de 7% en moyenne dans les 13 nouveaux Etats membres, plus pauvres.

 

Dans leur quasi-totalité, les anciens pays de l’Est, membres ou non de l’UE, ont enregistré un solde naturel (différence entre les naissances et les décès) négatif sur la période.

Mais c’est le solde migratoire qui y explique pour la plus grande partie le recul de population, qui a atteint 27% en Lettonie, 23% en Lituanie, 22% en Bosnie-Herzégovine, 19% en Bulgarie…

 

A l’inverse, la majorité des pays d’Europe occidentale a enregistré à la fois un solde naturel positif et un important afflux migratoire.

Ce dernier facteur explique de façon déterminante l’augmentation de la population en Suisse (hausse de 26%), en Espagne (20%), en Autriche (15%), en Belgique (14%)…

 

Deux pays font toutefois exception : l’Irlande et la France, où le solde naturel, favorisé par une forte fertilité, a davantage contribué à la croissance démographique que le solde migratoire. La hausse de population a atteint 36% en Irlande, un record, et 18% en France.

 

Mais alors que l’Europe à 28 a vu sa population augmenter de 8% à plus de 510 millions d’habitants, la population active n’y représente que 246 millions de personnes et ce chiffre “pourrait stagner, voire baisser dans les prochaines années”, selon l’ÖAW, qui pointe une “tendance fondamentale” au vieillissement de la population sur le continent.

 

Source : AFP

 

 

La première conférence mondiale des chefs de l’antiterrorisme permettra de renforcer la coopération

Les chefs d’agences de lutte contre le terrorisme du monde entier se réuniront pour la première fois la semaine prochaine au siège de l’ONU à New York, afin de mettre en commun expertise, ressources et idées pour lutter contre le fléau du terrorisme international.

 

Interrogé sur la lutte contre les terroristes dans le cyberespace et contre le recrutement et la propagande en ligne, le Secrétaire général adjoint a déclaré que la coopération avec le secteur privé et en particulier les multinationales telles que Facebook et Google était essentielle.

 

Source : ONU

 

 

Les polluants issus de l’agriculture représentent une menace sérieuse pour l’eau du monde entier

La pollution de l’eau induite par des pratiques agricoles non durables menace sérieusement la santé humaine et les écosystèmes de la planète, un problème par ailleurs souvent sous-estimé par les décideurs politiques et les agriculteurs, selon un nouveau rapport publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

 

Le contaminant chimique que l’on retrouve le plus souvent dans les nappes souterraines aquifères est le nitrate provenant de l’agriculture.

 

« L’agriculture est le secteur produisant le plus d’eaux usées, en termes de volumes, et le bétail génère beaucoup plus d’excréments que les êtres humains. Alors que l’utilisation des terres s’est intensifiée, on constate que les pays utilisent de plus en plus de pesticides synthétiques, d’engrais et d’autres intrants », ont indiqué Eduardo Mansur, Directeur de la Division des terres et des eaux de la FAO, et Claudia Sadoff, Directrice générale de l’Institut international de gestion de l’eau (IWMI)

 

Les polluants agricoles qui suscitent une vive inquiétude pour la santé humaine sont les agents pathogènes provenant du bétail, des pesticides, du nitrate des eaux souterraines, des traces d’éléments métalliques et des polluants émergents, dont font partie les antibiotiques et les gènes résistants aux antibiotiques sécrétés par le bétail.

 

Le rapport reconnaît que les principes actuels de lutte contre la pollution tels que « les pollueurs paient » sont difficiles à appliquer à la pollution diffuse en milieu agricole, car l’identification des véritables pollueurs n’est pas une tâche aisée.

Cela veut dire que les mesures visant à promouvoir une adhésion des agriculteurs sont essentielles afin d’empêcher la pollution à sa source.

 

Source : ONU

 

 

Vingt-trois pays veulent aller plus loin sur le climat

Vingt-trois pays, allant de l’Allemagne à la France, au Royaume-Uni et à des micro-Etats du Pacifique, ont annoncé jeudi qu’ils allaient envisager de renforcer leurs objectifs nationaux, d’ici 2020, pour tenter de freiner les changements climatiques.

 

Ces pays ont salué la décision du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, d’organiser un sommet en septembre 2019 pour faire le point sur la lutte contre le réchauffement climatique, dans la foulée de l’Accord de Paris conclu par près de 200 pays en 2015.

 

Leur “déclaration d’ambition” souligne leur attachement aux principes de l’Accord de Paris sur le climat, qui préconise entre autres la fixation d’objectifs plus ambitieux pour éliminer les combustibles fossiles, grande source de gaz à effet de serre, au cours du XXIe siècle.

 

Les 23 pays disent vouloir encourager les stratégies à long terme visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, ainsi que la création de nouveaux fonds et investissements dans des projets servant les objectifs de l’Accord de Paris.

 

Selon un projet de rapport de l’Onu, la température moyenne de la planète devrait vers 2040 dépasser de 1,5° Celsius son niveau d’avant la révolution industrielle – l’objectif le plus strict de l’Accord de Paris – si les Etats ne prennent pas des mesures “rapides et de grande ampleur”.

 

Source : Reuters

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