Journal du 23 juillet

Irak : le siège du gouvernement kurde attaqué à Erbil

Des hommes armés, présentés par les autorités comme des membres du groupe Etat islamique, sont entrés lundi au siège du Gouvernement régional du Kurdistan irakien (GRK) et au moins l’un d’entre eux s’est fait exploser, a-t-on appris des autorités.

Les premiers éléments de l’enquête montrent qu’au moins un fonctionnaire a été tué et que deux policiers ont été blessés.

Selon les autorités, tous les assaillants ont été abattus.

Source : Reuters

 

Des milliers d’Israéliens dans la rue contre une loi interdisant la GPA aux couples gays

Des milliers d’Israéliens ont manifesté dimanche, notamment à Tel-Aviv, contre une loi excluant les couples de même sexe du droit de recourir à la gestation pour autrui (GPA).

La police n’a pas donné de chiffres sur le nombre de manifestants mais le quotidien Haaretz a évoqué la présence de quelque 60.000 personnes.

L’appel aux manifestations et à une grève dimanche a été lancé après le vote mercredi par le Parlement d’une loi autorisant le recours à une mère porteuse pour les femmes célibataires ou stériles, mais l’interdisant aux couples de même sexe et aux hommes célibataires.

Auparavant, ce droit n’était accordé en Israël qu’aux couples hétérosexuels mariés.

Plusieurs entreprises ont par ailleurs annoncé qu’elles étaient prêtes à contribuer à hauteur de l’équivalent de plus 15.000 dollars aux frais engagés par les couples homosexuels contraints de recourir à la GPA à l’étranger.

Israël est considéré comme un pays pionnier en termes de droits des gays et lesbiennes, mais l’homosexualité demeure un tabou dans les milieux religieux, très influents au sein du gouvernement de Benjamin Netanyahu, considéré comme le plus à droite de l’histoire de l’Etat hébreu.

Source : AFP

 

Des casques blancs syriens évacués par Israël vers la Jordanie

Plusieurs centaines de “casques blancs” syriens, des secouristes opérant en zone rebelle dont les vies étaient menacées par la progression des forces de Bachar al Assad aux abords du plateau du Golan, ont été évacués dimanche vers la Jordanie par Israël.

Le Premier ministre israélien a déclaré que l’évacuation avait été organisée à la demande du président américain Donald Trump et d’autres dirigeants. La Jordanie a accepté d’accorder un asile temporaire aux “casques blancs” en attendant qu’ils soient transférés dans les trois prochains mois dans des pays d’accueil – Grande-Bretagne, Allemagne et Canada.

Il faut que “le régime d’Assad et la Russie tiennent leurs engagements, mettent fin à la violence et protègent tous les civils syriens”, a déclaré le département d’Etat américain dans un communiqué. Les “casques blancs”, qui se disent apolitiques, ont sauvé depuis le début du conflit syrien des milliers de personnes blessées

Le régime de Bachar al Assad et ses alliés, y compris la Russie, les présentent à l’inverse comme des insurgés islamistes et des instruments de propagande pour les Occidentaux.

Le gouvernement syrien a d’ailleurs dénoncé lundi une “opération criminelle” conduite par “Israël et ses pantins”.

Source : Reuters

 

Frappes aériennes israéliennes dans la province d’Hama en Syrie

La télévision d’Etat syrienne a rapporté dimanche qu’Israël avait procédé à des frappes aériennes contre un poste militaire dans la ville de Misyaf dans la province de Hama, ne causant que des dommages matériels.

La télévision ne fournit pas de précisions sur cette opération et n’indique pas la nature de la cible visée.

Une source au sein des services de renseignement a expliqué qu’un important centre de recherche militaire sur la production d’armes chimiques se trouvait près de cette localité.

La semaine passée, la presse officielle syrienne avait rapporté que des tirs de roquettes s’étaient abattus sur une position militaire près de l’aéroport de Nairab dans les faubourgs d’Alep.

Plusieurs sources au sein de l’opposition syrienne avaient expliqué que des Iraniens avaient péri dans ces tirs contre un site logistique utilisé par les gardiens de la révolution iranienne.

Israël s’inquiète de la présence croissante de l’Iran en territoire syrien estimant que cela constitue une menace pour sa sécurité. Depuis plusieurs mois, il mène des frappes contre des objectifs soupçonnés d’appartenir aux Iraniens ou d’être soutenus par les Iraniens.

Source : Reuters

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Combats entre l’EI et le régime dans le sud-ouest de la Syrie

Des avions russes et syriens ont bombardé dimanche des positions du groupe Etat islamique (EI) dans une région du sud-ouest de la Syrie proche de la frontière avec Israël et la Jordanie, où les djihadistes ont gagné du terrain à la faveur du départ des groupes rebelles modérés.

Selon des sources diplomatiques et au sein de l’opposition, l’EI a pris le contrôle au cours des dernières 24 heures de 18 villages de la région de Yarmouk évacués par les rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL) après un accord conclu avec la Russie sous la pression de l’offensive militaire des forces de Damas.

Les djihadistes ont aussi repoussé une attaque terrestre de l’armée syrienne et de ses alliés dans ce secteur, a-t-on appris de mêmes sources.

Un responsable des services de renseignement a indiqué à Reuters que le nombre de combattants de l’EI dans cette région stratégique est estimé entre 1.000 et 1.500.

Un habitant originaire de la région a déclaré à Reuters que les bombardements des derniers jours avaient poussé des milliers de civils sur la route de l’exil.

L’évacuation de centaines de rebelles syriens et de leurs familles résidant dans des villages le long de la frontière du Golan a repris dimanche pour le troisième jour consécutif.

Source : Reuters

 

Menaces apocalyptiques de Trump après des propos guerriers de l’Iran

Le président américain Donald Trump a lancé une mise en garde d’une rare virulence contre l’Iran, qu’il a menacé de représailles apocalyptiques après des propos guerriers de son homologue iranien Hassan Rohani.

Rohani a en outre de nouveau averti que l’Iran pourrait fermer le détroit stratégique d’Ormuz, qui contrôle le Golfe et par où passe jusqu’à 30% du pétrole mondial transitant par voie maritime.

Rohani s’exprimait lui-même quelques heures avant un discours très attendu du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo à la diaspora iranienne.

Les Etats-Unis n’ont “pas peur” de sanctionner “au plus haut niveau” le régime de Téhéran qui est “un cauchemar pour le peuple iranien”, a assuré M. Pompeo.

Le 8 mai, le président Donald Trump, dont la République islamique est devenue la principale bête noire, décidait de claquer la porte de l’accord censé empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique et de rétablir toutes les sanctions levées dans le cadre de ce texte jugé trop laxiste.

Alors que les alliés européens des Etats-Unis tentent de sauver cet accord, M. Pompeo a appelé le monde à “cesser de flirter avec un régime révolutionnaire” accusé de “corruption”, de “terrorisme”, de violations des droits de l’Homme et de persécutions religieuses.

Il a confirmé que Washington souhaitait que tous les pays réduisent leurs importations de pétrole iranien “au plus près de zéro” d’ici la date-butoir du 4 novembre, faute de quoi ils s’exposeront aux sanctions américaines.

“Ce n’est pas fini”, a-t-il mis en garde au sujet des sanctions américaines, après avoir rappelé que les Etats-Unis avaient déjà ciblé en janvier l’ayatollah Sadegh Larijani, chef de l’Autorité judiciaire, pour violations des droits de l’Homme.

“Les dirigeants du régime, notamment ceux à la tête des Gardiens de la Révolution”, l’armée d’élite iranienne, “et de la Force Qods”, chargée des opérations extérieures, “doivent payer chèrement pour leurs mauvaises décisions”, a-t-il encore estimé.

Mike Pompeo a annoncé le lancement d’une chaîne multimédia (télévision, radio, numérique et réseaux sociaux) 24 heures sur 24 en langue farsi, “afin que les Iraniens ordinaires en Iran et à travers le monde sachent que l’Amérique est à leurs côtés”.

L’idée de l’administration Trump est simple : tenter de profiter des tensions sociales qui semblent se multiplier en Iran, sur fond de difficultés économiques aggravées par l’annonce du retour des sanctions américaines qui fait partir de nombreuses entreprises étrangères.

Elle compte s’appuyer sur une date symbolique, les 40 ans de la République islamique, l’an prochain. “Quarante ans de kleptocratie, 40 ans de richesse détournée pour soutenir le terrorisme, 40 ans d’emprisonnement d’Iraniens ordinaires pour avoir pacifiquement exprimé leurs droits”, a martelé Mike Pompeo.

Source : AFP

 

Yémen : les violences à Hodeïda ont fait 50.000 nouveaux déplacés

Les violences depuis mi-juin entre la coalition menée par l’Arabie saoudite et les rebelles Houthis ont fait 50.000 déplacés internes au Yémen, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Selon l’Agence onusienne basée à Genève, les pertes civiles et les déplacements massifs continuent d’augmenter au milieu des combats intenses qui ont commencé le 12 juin dernier.

Ces violences ont « causé d’autres dégâts aux services publics déjà ravagés par la guerre et qui ont affecté les approvisionnements en eau », a déclaré le porte-parole de l’OIM.

Face à cette urgence humanitaire, l’Agence des Nations Unies pour les migrations au Yémen a d’ailleurs déployé la semaine dernière une cinquantaine de collaborateurs pour assister les milliers de personnes déplacées par les violents combats autour de la ville portuaire stratégique de Hodeïda.

A noter que le port d’Hodeïda permet l’arrivée de la majorité de l’assistance humanitaire au Yémen. Et le Programme alimentaire mondial (PAM) indique que son ouverture permet toujours d’acheminer de l’aide.

« Il est crucial que nous continuions à le faire », a affirmé une porte-parole du PAM à Genève.

Selon Bettina Luescher, l’agence onusienne basée à Rome distribue de la nourriture pour 7 millions de personnes au Yémen.

Source : ONU

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Attentat contre Dostum à Kaboul : 23 morts, dont un collaborateur de l’AFP, et 107 blessés

L’attentat suicide qui a visé dimanche à Kaboul le général Abdul Rashid Dostum, chef de guerre et vice-président de retour d’exil, a fait au moins 23 morts et 107 blessés.

L’attaque a été revendiquée par les jihadistes du groupe Etat islamique.

Parmi les victimes, le bureau de l’AFP à Kaboul pleure un de ses collaborateurs, le chauffeur Mohammad Akhtar, 31 ans, père de quatre enfants.

Employé de l’Agence depuis 2007, il est le second collaborateur de l’AFP tué dans un attentat en moins de trois mois.

Le kamikaze s’est fait sauter au milieu d’une foule dense qui attendait l’homme fort de Jowzjan de retour d’un an d’exil en Turquie, à la sortie de l’aéroport international de Kaboul : mais le convoi de voitures blindées venait de passer et le général Dostum et sa suite sont indemnes.

Accusé de viol sur un rival fin 2016, Dostum avait quitté l’Afghanistan pour Ankara en mai 2017, officiellement pour raisons de santé.

Rentré à bord d’un avion affrété par le gouvernement afghan, il a été accueilli en héros par une délégation d’officiels et des dizaines de partisans.

D’ethnie ouzbèke, âgé d’une soixantaine d’années, Dostum collectionne depuis des décennies les faits de guerre et les pires exactions – comme la mort de 2.000 talibans enfermés dans des conteneurs. Il doit reprendre ses fonctions de vice-président.

A l’approche des élections législatives d’octobre et présidentielle prévues en 2019, le président Ashraf Ghani cherche à ramener le calme dans le Nord, le fief de Dostum, menacé par les poussées des talibans et de l’EI.

Source : AFP

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Elections au Pakistan : la jeunesse ne s’en laisse plus conter

Une foule de jeunes, la plupart armés de smartphones, entoure la voiture d’un député et commence à filmer une scène peu commune au Pakistan : des électeurs en colère réclament désormais des comptes en direct à leurs représentants.

“Où étais-tu ces cinq dernières années ?”, lancent les protestataires à Sikandar Hayat Khan Bosan, un propriétaire terrien et chef tribal, élu en 2013, dont le véhicule est bloqué dans sa circonscription de Multan (centre), alors qu’il fait campagne pour les législatives prévues mercredi prochain. Le parlementaire est traité de “voleur” et de “girouette”.

Etre ainsi cloué au pilori en public paraissait impensable il y a quelques années encore pour un homme politique pakistanais. A fortiori en milieu rural, où nombre de vidéos similaires ont pourtant été filmées ces derniers temps.

Elles jettent un pavé dans la mare dans une société où les propriétaires fonciers, anciens du village et chefs religieux remportaient depuis des décennies les scrutins sans rencontrer de grande opposition, en particulier dans les communautés de type féodal du sud et du centre du pays.

Ces potentats locaux avaient tout loisir d’user de leurs pouvoirs pour forcer leurs concitoyens à leur donner leur vote ou à choisir un politicien de leur choix. Courtisés par les partis politiques, leur allégeance était synonyme de passeport pour la victoire.

Mais des vidéos comme celle de Multan, partagée à des milliers de reprises, changent la donne dans un pays où environ 55 millions de personnes ont désormais accès à la 3G et la 4G, selon l’Autorité de télécommunication pakistanaise.

Les plate-formes Youtube et Facebook live sont mises à profit pour ébranler les structures traditionnelles du vote. Les puissants sont directement défiés par vidéo.

Les très nombreuses chaînes de télévision les reprennent ensuite, leur donnant une audience supérieure encore.

Leur popularité démontre un ressentiment croissant parmi les jeunes Pakistanais, observe Sarwar Bari, un analyste du Réseau pour les élections libres et justes, une coalition d’organisations de la société civile.

Quelque 46 millions de personnes enregistrées pour les élections législatives du 25 juillet ont moins de 35 ans, soit près de la moitié d’un corps électoral de 106 millions de votants.

L’ex-champion de cricket Imran Khan, dont le parti PTI est l’un des favoris des législatives, avait su mobiliser ce jeune électorat lors des précédentes élections en 2013.

Mais même lui n’échappe pas à la tendance : une récente vidéo le montre être exfiltré alors qu’il est pris à partie à Karachi (Sud).

La même mésaventure est arrivée au Premier ministre sortant, forcé de renoncer à une visite près d’Islamabad, par une foule scandant : “donnez du respect aux électeurs”.

“Les réseaux sociaux sont devenus un outil de renforcement de la démocratie”, remarque Shahzad Ahmed, directeur de l’organisation Bytes for all, un centre de recherche spécialisé dans la sécurité numérique et la liberté d’expression.

Le vote des jeunes reste toutefois difficile à prévoir, tant les différences socioéconomiques, religieuses et idéologiques sont grandes parmi une si vaste population.

D’après des sondages, cet électorat irait davantage vers le PTI d’Imran Khan, dont la lutte contre la corruption constitue le principal cheval de bataille.

Source : AFP

 

Un scandale de vaccin ébranle la Chine

Le pouvoir chinois a exprimé sa colère face à un scandale lié à un vaccin qui ébranle le secteur pharmaceutique local et fragilise ses ambitions mondiales.

Le Premier ministre, Li Keqiang, a accusé le laboratoire Changsheng Biotechnology d’avoir franchi une ligne rouge sur le plan moral.

Il a exigé des sanctions exemplaires contre les entreprises et les personnes impliquées dans ce scandale portant sur des falsifications de documents relatifs à la production d’un vaccin contre la rage.

Les autorités sanitaires chinoises ont dit avoir découvert que Changsheng avait fabriqué de faux dossiers de production et d’inspection et modifié de manière arbitraire des paramètres et des équipements de production, en “violation grave” de la loi.

Ce vaccin contre la rage est administré à des bébés dès trois mois. Il ne semble avoir fait aucune victime jusqu’à présent mais les autorités sanitaires ont ordonné à Changsheng d’en arrêter la production et de rappeler le produit.

Ce scandale a aussi alimenté l’exaspération de la population alors que les affaires de ce type, dans l’alimentation et la santé, se sont multipliées depuis une dizaine d’années en Chine. Il s’agissait lundi d’un des sujets les plus discutés sur le réseau social Sina Weibo.

Changsheng a présenté des excuses et prévenu que la suspension de son vaccin aurait un impact significatif sur ses finances. Il a ajouté que des agences régionales de contrôle des maladies avaient suspendu d’autres de ses vaccins.

Ce n’est pas la première fois que Changsheng est confronté à des problèmes de qualité. L’an dernier, il a vendu 252.600 vaccins contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos ne répondant pas aux normes sanitaires, ont fait savoir vendredi les autorités de la province de Jilin.

Le Global Times, contrôlé par l’Etat, juge que cette affaire “a déclenché une indignation nationale (et) pourrait poser de graves défis pour un secteur domestique qui a connu une croissance rapide ces dernières années mais aussi une série de scandales”.

Source : Reuters

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En réponse à Trump, la Chine dément manipuler sa monnaie

La Chine a réfuté lundi les accusations de Donald Trump selon lesquelles Pékin manipulerait sa monnaie et dit ne pas craindre la menace de droits de douane prohibitifs sur l’ensemble de ses exportations vers les Etats-Unis.

“La Chine n’a aucune envie de soutenir ses exportations via des dévaluations compétitives”, a déclaré devant la presse le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang. “Le taux de change est fixé par l’offre et la demande sur le marché. Parfois il baisse et parfois il monte, cela fluctue dans les deux sens”, a-t-il ajouté.

La banque centrale de Chine fixe chaque jour le taux pivot du yuan face au dollar, qui peut évoluer de plus ou moins 2% de part et d’autre de ce taux pivot. La monnaie chinoise a perdu 8% de sa valeur face au billet vert depuis avril.

Le président américain Donald Trump a accusé vendredi la Chine, mais aussi l’Union européenne, de dévaluer artificiellement leur monnaie afin d’avantager leurs exportateurs.

Trump a par ailleurs menacé la Chine d’imposer des droits de douane punitifs sur 500 milliards de dollars d’importations de ce pays, soit leur quasi-totalité.

Les Etats-Unis ont déjà imposé au début du mois des surtaxes douanières sur 34 milliards de dollars d’exportations chinoises. Pékin a répliqué en taxant le même montant d’importations en provenance des Etats-Unis.

Source : AFP

 

Maria Boutina a rencontré des responsables de la Fed et du Trésor

Maria Boutina, une jeune Russe soupçonnée d’avoir voulu infiltrer ces dernières années des organisations politiques américaines pour le compte de Moscou, a rencontré en 2015 des personnalités de haut rang à Washington, notamment le vice-président de la Réserve fédérale américaine et un sous-secrétaire au Trésor.

Selon des sources proches du dossier, la jeune femme a vu Stanley Fischer, qui était alors vice-président de la Fed, et Nathan Sheets, à l’époque sous-secrétaire au Trésor chargé des affaires internationales.

Maria Boutina s’est rendu aux Etats-Unis en avril 2015 avec Alexandre Torchine, qui était à ce moment gouverneur adjoint de la Banque centrale de Russie, et a eu des entretiens séparés avec Fischer et Sheets pour parler des relations économiques entre la Russie et les Etats-Unis.

Un magistrat fédéral a ordonné mercredi dernier le placement en détention dans l’attente de son procès de Maria Boutina, âgée de 29 ans. Le juge a justifié sa décision par le risque de la voir prendre la fuite.

Maria Boutina comparaîtra à nouveau le 24 juillet.

Source : Reuters

 

Le Pentagone annonce 200 millions de dollars supplémentaires pour la défense ukrainienne

Les Etats-Unis ont annoncé vendredi une aide supplémentaire de 200 millions de dollars pour renforcer la défense de l’Ukraine, engagée dans un conflit contre des séparatistes prorusses, quatre jours après un sommet controversé entre Donald Trump et Vladimir Poutine.

Ces nouveaux fonds, qui portent “l’assistance américaine au secteur de la sécurité ukrainien à plus d’un milliard de dollars au total depuis 2014”, année du début de la guerre, vont notamment permettre d’acquérir “des équipements pour soutenir les programmes de formation en cours et les besoins opérationnels”, a déclaré le Pentagone.

Un conflit dans l’est de l’Ukraine entre l’armée de Kiev et des séparatistes prorusses a fait plus de 10.000 morts.

L’annonce du Pentagone intervient alors que l’administration américaine tient à afficher sa fermeté face à la Russie pour éteindre la polémique sur l’attitude de Donald Trump lundi à Helsinki lors de son premier sommet bilatéral avec Vladimir Poutine.

Le locataire de la Maison Blanche a globalement été accusé de toutes parts d’avoir été trop conciliant à l’égard du maître du Kremlin afin de concrétiser un rapprochement promis avant son élection.

Source : AFP

 

Manifestation contre la politique migratoire de la CSU à Munich

Environ 25.000 personnes ont manifesté dimanche pour protester contre les positions intransigeantes de la CSU en matière d’immigration à trois mois d’élections régionales.

Cette manifestation est un nouveau signe du déclin de la popularité de l’Union chrétienne sociale qu’un récent sondage crédite de 38% d’intentions de vote contre 47,7% lors du scrutin de 2013.

Les manifestants entendaient protester contre “la politique irresponsable de division” menée par les dirigeants de la CSU et notamment par son chef de file, le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, au sein de la coalition gouvernementale conduite par Merkel. Ses positions intransigeantes sur la question migratoire ont failli provoquer la chute du gouvernement Merkel.

Seehofer tente de cimenter l’électorat conservateur bavarois autour de son nom afin d’endiguer une nouvelle poussée du parti d’extrême-droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) lors des élections régionales cet automne. L’AfD obtiendrait 12% des suffrages, selon un sondage, et pourrait faire son entrée dans un nouveau parlement régional en octobre.

Source : Reuters

 

Brexit : majorité écrasante de Britanniques opposés au plan de May

Une forte majorité de Britanniques rejettent le plan de sortie de l’Union européenne proposé par la Première ministre Theresa May et plus d’un tiers d’entre eux se disent prêt à voter en faveur d’un parti qui défendrait un Brexit dur si celui-ci devait émerger à droite de la scène politique.

Ils sont 34% à penser que l’ancien ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, qui a démissionné il y a deux semaines en dénonçant le “livre blanc” de la Première ministre en vue du Brexit, négocierait mieux avec Bruxelles.

A huit mois de la sortie de l’UE, qui sera effective le 29 mars 2019, le gouvernement britannique et le pays tout entier demeurent profondément divisés sur la nature des futures relations avec les Vingt-Sept.

D’après YouGov, seul un électeur sur dix approuverait le projet de Theresa May de maintenir des relations commerciales étroites avec l’UE si celui-ci devait être soumis à un nouveau référendum.

La moitié des personnes interrogées pensent qu’une rupture complète serait meilleure pour le Royaume-Uni, l’autre moitié demeurant à l’inverse favorable au maintien dans l’UE – une ligne de fracture qui n’a pratiquement pas évolué depuis le référendum de juin 2016.

Source : Reuters

 

Bannon, l’ex-conseiller de Trump, débarque en Europe pour doper les mouvements populistes

Steve Bannon, le sulfureux ex-conseiller du président américain Donald Trump va créer une fondation en Europe afin de mener une révolte populiste de droite sur le continent, écrit le site américain Daily Beast.

Proche de l’alt-right, l’extrême droite américaine, Steve Bannon a confié au site ses ambitions, avec comme première étape les élections européennes de 2019.

Tout un symbole, le quartier général de son organisation baptisée “Le Mouvement” devrait être implanté à Bruxelles, capitale de l’Union européenne.

Son objectif est clair : rivaliser avec la fondation du milliardaire américain George Soros, Open Society, plutôt classée à gauche. Les dernières échéances électorales en Europe, la réélection de Viktor Orban en Hongrie, l’arrivée au pouvoir en Italie du mouvement d’extrême droite la Ligue –aux côtés des populistes du Mouvement cinq étoiles–, semblent le galvaniser.

Source : AFP

 

Les Farc font leur entrée au Congrès colombien

Les anciens guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont fait vendredi leur entrée au parlement dans le cadre de l’accord de paix conclu en novembre 2016, que le président sortant a appelé à défendre.

En déposant les armes, les Farc, dont l’acronyme signifie désormais Force alternative révolutionnaire commune, se sont muées en parti politique et se sont vues attribuer 5 sièges au Sénat et autant à l’Assemblée jusqu’en 2026. Les deux chambres en comptent respectivement 108 et 172.

Ivan Duque, qui a remporté la présidentielle en juin sous les couleurs de la droite, souhaite revenir sur l’amnistie accordée aux dirigeants du mouvement marxiste et leur interdire tout mandat politique tant qu’ils n’auront pas purgé de peines de prison.

Le futur chef de l’Etat âgé de 41 ans s’est dit furieux de voir entrer au Congrès des “criminels” qui ont pratiqué l’enlèvement, l’extorsion et le meurtre pendant des décennies.

Source : Reuters

 

Somalie : attaque à la voiture piégée contre une base militaire

La milice islamiste Al Chabaab a annoncé lundi avoir mené une attaque contre une base militaire située à environ 50 kilomètres de la ville portuaire de Kismayo, dans le sud de la Somalie, et avoir tué 27 soldats.

La milice islamiste, liée à Al Qaïda, est en lutte pour renverser le gouvernement central somalien et mettre en place un Etat fondé sur la charia, la loi islamique.

Chassés de la capitale Mogadiscio en 2011, les Chabaab ont perdu depuis la plupart des villes du pays mais restent très présents autour de la capitale.

Source : Reuters

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