Journal du 24 juillet 2018

 

Au moins 207 défenseurs de l’environnement tués en 2017, année noire

Pour s’être opposées à des projets miniers, forestiers ou agro-industriels, au moins 207 personnes ont été tuées dans le monde en 2017, année la plus meurtrière pour les défenseurs de l’environnement, selon Global Witness.

 

Ce bilan, publié mardi, est sans doute bien en-deçà de la réalité, souligne l’ONG britannique. Et il surpasse celui de 2016 qui, avec au moins 200 morts, était déjà une année record.

Leaders autochtones, rangers chargés de protéger la faune sauvage ou “personnes ordinaires” défendant leur terre ou leur rivière, ces victimes ont été recensées dans 22 pays.

 

Le Brésil a connu la pire année, avec 57 meurtres. La Colombie en a compté 24.

En Afrique, sur 19 meurtres, 17 étaient liés à du braconnage ou des activités minières illégales.

48 personnes ont été tuées pour les seules Philippines, du jamais vu dans un pays asiatique, selon ce rapport.

 

Pour Global Witness, “le lien” est clair entre cette violence et nos produits de consommation courante: “agriculture de masse, mines, braconnage, abattage forestier… alimentent en composants et ingrédients les rayons de nos supermarchés, qu’il s’agisse d’huile de palme pour les shampooings, de soja pour le bœuf ou de bois pour nos meubles”.

 

“Ceux qui défendent leurs terres face à une agriculture destructrice” subissent en particulier une recrudescence d’attaques, s’alarme l’ONG, qui “appelle gouvernants mais aussi entreprises à agir”.

 

“Des activistes locaux sont assassinés tandis que des gouvernements et des entreprises privilégient les profits rapides par rapport à la vie humaine”, déplore dans un communiqué Ben Leather, pour Global Witness.

 

Il n’y a pas que les meurtres, ajoute l’ONG, qui décrit tout l’arsenal pour bâillonner les opposants : menaces de mort, interpellations, poursuites, cyber-attaques, violences sexuelles, disparitions…

 

Au Brésil, des fermiers armés de machettes et fusils ont blessé 22 indiens Gamela, dont ils convoitaient les terres. Certaines victimes ont eu la main tranchée.

Personne n’a été traduit en justice, “signe d’une culture d’impunité et d’inaction du gouvernement à l’égard des activistes environnementaux”, dénonce Global Witness.

 

Source : AFP

 

 

Rupture d’un barrage au Laos, des centaines de morts et disparus

Plusieurs centaines de personnes sont portées disparues ou sont mortes après l’effondrement d’un barrage hydroélectrique en construction dans la province d’Attapeu au Laos.

L’effondrement de l’édifice a été provoqué par des pluies torrentielles et s’est traduit par une brusque montée des eaux qui ont emporté des habitations dans le district de San Sai.

 

Des bateaux ont été dépêchés sur place pour évacuer les survivants.

Le Laos, l’un des pays les plus fermés et les plus pauvres de la planète, a pour ambition d’être “la pile de l’Asie” en vendant de l’électricité à ses voisins grâce à des barrages hydroélectriques.

 

Source : Reuters

 

 

Japon : la chaleur a fait 80 morts et conduit 35.000 personnes à l’hôpital

L’étouffante vague de chaleur humide qui s’est abattue sur le Japon a tué 80 personnes et conduit quelque 35.000 autres à l’hôpital en trois semaines.

La semaine passée, où les températures ont largement excédé 35 degrés à l’ombre en maints endroits, a été la plus meurtrière.

 

Avec entre 35 et près de 40° Celsius à l’ombre et une hygrométrie de plus de 80%, plusieurs villes japonaises affichent une combinaison mortelle, car elle affaiblit les défenses naturelles.

“Nous observons des chaleurs sans précédent en plusieurs régions”, a expliqué un responsable de l’Agence de météorologie.

 

La majorité des décès concernent les personnes âgées, mais des enfants figurent aussi parmi les victimes.

Le gouvernement va subventionner l’installation de climatiseurs dans les écoles, collèges et lycées à partir de l’été prochain.

 

D’après l’Agence de météorologie, les températures de 35°C ou plus pourraient durer jusqu’à début août, malgré quelques jours de répit prévus prochainement.

L’Agence de gestion des catastrophes a exhorté les personnes à utiliser les climatiseurs (installés dans la plupart des logements), à boire de l’eau et à prendre des pauses régulières au travail.

 

Les habitants des régions de l’ouest ravagées par les pluies torrentielles au début du mois sont particulièrement mis en garde, eux qui s’escriment à tenter de nettoyer leurs maisons et alentour.

Les records de températures atteints cette année ravivent les inquiétudes pour les jeux Olympiques de 2020 qui auront lieu à Tokyo en plein cœur de l’été, du 24 juillet au 9 août.

 

Source : AFP

 

 

Au Cambodge, l’éducation, outil de propagande électorale

A l’approche des législatives de dimanche au Cambodge, l’homme fort au pouvoir depuis plus de trente ans, Hun Sen, a placé l’éducation au cœur de sa campagne de propagande électorale.

Les cérémonies de remise de diplômes auxquelles il s’invite régulièrement sont l’occasion de répéter sa promesse de tout faire pour “offrir des opportunités aux jeunes défavorisés”.

 

“Je veux que chaque district ait un lycée, chaque commune un collège et chaque village une école”, se plaît-il à déclarer, comme le 7 juillet lors de son discours de lancement de la campagne électorale des législatives.

 

Le budget de l’éducation nationale a même atteint cette année un record du quart du budget du gouvernement de ce pays pauvre d’Asie du Sud-Est, marqué par une corruption endémique.

Dans ce pays jeune, où un tiers de la population a entre 15 et 30 ans selon les chiffres de l’ONU, le régime a compris son intérêt à miser sur l’éducation.

 

Quelque 300.000 jeunes Cambodgiens entrent en effet chaque année sur le marché du travail, souvent sans qualification adaptée, souligne l’ONU.

 

Hun Sen entend donc montrer qu’il fait tout pour désamorcer cette bombe à retardement, alors que les jeunes avaient voté pour l’opposition, aujourd’hui interdite, aux législatives de 2013.

Interrogé par l’AFP, Sam Rainsy, le chef de l’opposition, en exil en France pour échapper à des poursuites, dénonce des “mesures de façade” et l’émergence de formations privées.

 

Une corruption rampante et la pratique courante des cours particuliers, payants, rend le système éducatif encore plus inégalitaire.

 

Et les ravages du régime khmer rouge, qui a vu mourir un quart de la population dans les années 1970, notamment des intellectuels comme les enseignants considérés comme des ennemis du peuple, ont encore aujourd’hui des conséquences, avec un déficit toujours marqué d’enseignants, les jeunes diplômés étant de surcroît peu attirés par une profession mal payée.

 

Source : AFP

 

https://infosplanetaires.com/asie/vers-une-dictature-au-cambodge.html

 

 

Corée du Nord : Trump satisfait du début du démantèlement

Le président américain Donald Trump a salué mardi le début de démantèlement par la Corée du Nord des infrastructures sur sa principale base de lancement de satellites, six semaines après sa rencontre “fantastique” avec le leader nord-coréen Kim Jong Un à Singapour.

 

“De nouvelles images aujourd’hui montrent que la Corée du Nord a commencé le processus de démantèlement d’un site majeur de tirs de missiles et nous y sommes sensibles”, a déclaré M. Trump, qui faisait référence à des images satellites de la base de lancement de satellites de Sohae, considérée comme site d’essais pour les missiles balistiques intercontinentaux.

 

“Nous avons eu une rencontre fantastique avec le président Kim et tout semble aller très bien”, a ajouté M. Trump, même si Etats-Unis viennent de réclamer à l’ONU une “pleine application des sanctions” contre la Corée du Nord, un rappel à l’ordre qui illustre leur difficulté à obtenir de réelles avancées sur la dénucléarisation.

 

La Corée du Nord doit se dénucléariser complètement, c’est ce à quoi le président Kim s’est engagé et ce que le monde exige, alors que l’administration Trump est critiquée pour n’avoir pas obtenu l’inscription noir sur blanc dans la déclaration finale de Singapour une dénucléarisation “définitive et entièrement vérifiée”, l’objectif-clé du sommet Trump-Kim.

 

Source : AFP

 

 

Israël dit avoir abattu un avion syrien, version différente à Damas

Israël a annoncé mardi avoir abattu un avion de chasse syrien qui avait pénétré dans l’espace aérien qu’il contrôle sur le plateau du Golan, une version démentie par Damas qui a affirmé que l’appareil menait des opérations antijihadistes dans le sud syrien.

 

Israël est sur le qui-vive depuis le lancement le 19 juin par le régime de Bachar al-Assad et ses alliés d’une offensive pour reprendre les zones rebelles dans les provinces syriennes de Deraa et de Qouneitra (sud), à proximité immédiate de la partie du Golan occupée et annexée par l’Etat hébreu.

 

Les forces du régime syrien, qui ont réussi à reprendre la majorité des territoires rebelles du sud-ouest syrien, encerclent désormais un secteur tenu par le groupe Etat islamique (EI) à proximité du Golan et de la zone tampon démilitarisée qui le traverse du nord au sud, créée par un accord en 1974, après la guerre israélo-arabe de l’année précédente.

 

Le régime de Damas accuse depuis longtemps Israël de soutenir l’EI et des groupes d’opposition.

Justifiant l’opération israélienne, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a qualifié l’incident de “violation claire de l’accord de séparation de 1974”.

“Nous n’accepterons aucune intrusion sur notre territoire, ni aérienne ni terrestre”, a-t-il ajouté.

 

Pays voisins, Israël et la Syrie n’ont jamais conclu de traité de paix. Israël s’est emparé en 1967 de la majeure partie du plateau du Golan, qu’elle a annexée en 1981. Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.

 

Israël a frappé à plusieurs reprises en Syrie, notamment contre des positions du régime de Damas et de certains de ses alliés, le Hezbollah libanais et l’Iran.

Lundi, l’armée israélienne avait annoncé avoir tiré sur deux roquettes lancées depuis la Syrie.

Israël a demandé à de nombreuses reprises que l’Iran, sa bête noire, retire ses militaires de Syrie.

 

Source : AFP

 

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Droits des Palestiniens : le Haut-Commissaire aux droits de l’homme tire la sonnette d’alarme

Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a tiré la sonnette d’alarme face à la détérioration de la situation humanitaire et l’escalade des tensions.

« L’escalade dramatique de la situation humanitaire dans les Territoires palestiniens occupés des derniers mois pourrait engendrer de nouvelles menaces pour la paix dans la région ».

 

Il est ainsi revenu sur les échanges de tirs « les plus graves depuis l’escalade des hostilités de 2014 », aux cours desquels les forces de sécurité israéliennes ont mené au moins 28 frappes aériennes et lancé plus de 50 missiles, provoquant la mort de 2 Palestiniens et blessant 35 autres, alors que des groupes armés palestiniens ont lancé 184 roquettes et obus de mortier visant Israël.

Ra’ad Al Hussein s’est félicité des efforts de l’Egypte et des Nations Unies qui ont récemment permis de parvenir à un cessez-le-feu.  Il a toutefois souligné que « la situation reste fragile ».

 

Selon lui, les vagues de violence que connaissent régulièrement les Palestiniens vivant dans la bande de Gaza contribuent à la dégradation de la situation humanitaire déjà extrêmement difficile sur place.

 

Zeid Raad Al Hussein a affirmé qu’il est essentiel que les autorités coopèrent avec la Commission d’enquête internationale en cours d’étalissement afin d’établir les faits et les responsabilités des incidents « choquants » qui ont eu lieu lors des récentes manifestations le long de la barrière entre Gaza et Israël tuant 100 Palestiniens, et en blessant plus de 4100.

 

Le Haut-Commissariat juge impératif de s’attaquer aux causes profondes des récentes manifestations à Gaza, à savoir les conditions de vie difficiles imposées aux Gazaouis, qui sont pour la plupart des réfugiés qui vivent depuis 11 ans sous le blocus israélien.

 

Le Haut-Commissaire a également dénoncé l’adoption, la semaine dernière, de la loi fondamentale sur l’État-nation par le Parlement israélien.  Selon lui cette loi « ancre la discrimination inhérente contre les communautés non-juives, en particulier les citoyens arabes d’Israël et les résidents de Jérusalem-Est occupée » et « risque d’embraser les tensions ».

Ra’ad Al Hussein n’a pas manqué de dénoncer l’expansion des colonies de peuplement en Cisjordanie et à Jérusalem-est ainsi que les démolitions de structures (366 structures en Cisjordanie en un an, dont 11 écoles).

 

Le Haut-Commissaire s’est également préoccupé du sort des centaines d’enfants palestiniens détenus par les autorités israéliennes dans le contexte de la détention administrative.

Il a appelé Israël à libérer immédiatement toute personne arrêtée dans le cadre du système de la détention administrative, soit 440 Palestiniens.

 

Source : ONU

 

 

Afghanistan : séries d’explosions à Kaboul

Trois explosions se sont produites à quelques minutes d’intervalle à Kaboul, rapportent un porte-parole de la police afghan et un journaliste de Reuters.

 

Source : Reuters

 

 

Un aéroport malien attaqué à quelques jours de la présidentielle

L’aéroport d’Ambodedjo, qui dessert la ville de Mopti, dans le centre du Mali, a été visé mardi par des tirs de roquettes, ont annoncé les autorités à 5 jours de l’élection présidentielle.

Nul n’a revendiqué l’attaque, mais les groupes djihadistes, proches d’Al Qaïda ou de l’organisation Etat islamique, sont soupçonnés.

 

Mopti est le siège du G5 Sahel, une entité militaire africaine chargée de combattre les djihadistes actifs dans la région du Sahel.

Si les violences se sont multipliées ces derniers jours au Mali, les autorités ont prévenu qu’elles n’entendaient pas repousser l’organisation du scrutin présidentiel.

 

Le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, se représente. Il devra affronter plus d’une vingtaine de candidats dont l’ancien ministre des Finances, Soumaïla Cissé.

Les combattants armés n’ont formulé aucune menace spécifique contre le scrutin, mais il est possible que le climat de violence qui prévaut au Mali pèse sur la participation des électeurs.

 

Source : Reuters

 

 

Libye : Paris maintient la pression pour des élections en décembre

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a fait le tour des principaux responsables politiques lundi en Libye pour pousser à des élections en décembre dans ce pays en proie au chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2001.

 

Sept ans après l’intervention militaire occidentale, la Libye reste plongée dans l’instabilité, avec deux autorités politiques rivales, le GNA à Tripoli, reconnu par la communauté internationale, et un cabinet parallèle dans l’est du pays, soutenu par le maréchal Khalifa Haftar.

 

Jean-Yves Le Drian s’est rendu dans le fief de chacun des protagonistes de l’accord de Paris.

Les responsables se sont engagés à organiser des élections le 10 décembre et à réunifier les institutions du pays, à commencer par la banque centrale, gardienne des ressources tirées du pétrole.

 

Le “parlement de Tobrouk” doit au préalable adopter une “base constitutionnelle”, définissant les pouvoirs du président, et des lois électorales d’ici au 16 septembre, en vue d’un référendum, sur la base du projet proposé par l’Assemblée constituante en juillet 2017.

 

Jean-Yves Le Drian a aussi fait étape à Misrata, une ville côtière à 200 kilomètres à l’est de Tripoli qui compte des milices parmi les plus puissantes du pays et n’avait pas été associée au processus de Paris. Il y a rencontré le maire Moustafa Kerouad, des élus locaux et des parlementaires.

 

La France “appuie les efforts de tous ceux” qui œuvrent pour des élections, a insisté M. Le Drian qui effectuait sa troisième déplacement en Libye. Il a annoncé une contribution française d’un million de dollars (850.000 euros) pour l’organisation des scrutins.

 

L’initiative française suscite la méfiance des groupes hostiles à Khalifa Haftar, qui estiment que Paris n’est pas “neutre” et soutient le maréchal, perçu par la France comme un rempart contre le terrorisme avec son “armée nationale libyenne” autoproclamée.

 

“La France soutient l’ensemble des forces libyennes qui luttent contre le terrorisme partout sur le territoire (…) Ce combat nous continuons de le mener ensemble”, a répliqué M. Le Drian qui a rencontré à Tripoli des unités militaires antiterroristes sous contrôle du GNA.

 

Faute d’un pouvoir central structuré, la Libye est devenue une plaque tournante du trafic de migrants vers l’Europe et demeure un repaire pour les groupes jihadistes, à commencer par Al-Qaïda au Maghreb islamique dans le sud du pays.

 

Pour tenter de la stabiliser, la France fait le pari des élections et joue sa propre partition au risque de braquer d’autres pays impliqués en Libye, Italie en tête.

Acteurs politiques et milices continuent aussi à se disputer le contrôle du pays, rendant incertaine toute échéance électorale.

 

Fin juin, les deux autorités rivales se sont livrées à un bras de fer autour du contrôle de terminaux pétroliers tout juste repris par les hommes de l’ANL à un chef militaire local.

Les milices qui craignent de perdre la main sur certaines ressources pourraient aussi être tentées de perturber la tenue d’élections.

 

Les pays “parrains” des différentes forces en présence – Emirats arabes unis et Egypte soutiennent le maréchal Haftar, Qatar et Turquie certains groupes islamistes – ont aussi leur propre agenda, tout comme l’Italie, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, parfois concurrents.

 

Source : AFP

 

 

Le Britannique empoisonné au Novitchok pensait offrir du parfum à sa compagne

Le Britannique Charlie Rowley, hospitalisé pendant trois semaines après avoir été empoisonné au Novitchok, a expliqué avoir ramassé une bouteille de ce qu’il pensait être du parfum pour l’offrir à sa compagne, morte depuis, dans un entretien au tabloïd The Sun mardi.

 

Alors que les enquêteurs tentent de déterminer si le poison incriminé est du même lot que celui utilisé pour attaquer l’ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia au mois de mars, Charlie Rowley a critiqué la “négligence” des personnes qui ont laissé traîner le poison.

 

L’empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille avait été attribué par Londres à Moscou, qui avait nié toute implication. L’affaire a déclenché une grave crise diplomatique entre le Kremlin et les Occidentaux et une vague d’expulsions croisées de diplomates.

 

Source : AFP

 

 

Trump veut réduire au silence les ex-chefs du renseignement

Donald Trump envisage de retirer leurs habilitations de sécurité à six anciens responsables des services de renseignement, dont le directeur de la CIA à l’époque de Barack Obama, John Brennan, et le directeur du FBI limogé par Donald Trump, James Comey, a annoncé lundi la Maison blanche.

 

“Le président n’envisage pas seulement de retirer son habilitation de sécurité à Brennan, il envisage aussi de retirer les habilitations de Comey, Hayden, Clapper, Rice et McCabe”, a déclaré la porte-parole de Donald Trump.

 

Sarah Sanders faisait référence à l’ancien directeur de l’Agence nationale de la sécurité (NSA), Michael Hayden, l’ancien directeur du Renseignement national, James Clapper, l’ancienne conseillère à la sécurité nationale Susan Rice et l’ex-directeur adjoint du FBI, Andrew McCabe.

 

La Maison blanche reproche notamment à John Brennan d’avoir vivement critiqué Donald Trump après sa conférence de presse avec Vladimir Poutine il y a une semaine à Helsinki, pendant laquelle le président américain a donné davantage de crédit aux dénégations de son homologue russe quant à une ingérence dans l’élection présidentielle de 2016 qu’à l’avis de ses propres services de renseignement.

 

Source : Reuters

 

 

Mexique : un journaliste assassiné près de Cancun

Un journaliste a été assassiné mardi près de Cancun, dans l’Etat touristique de Quintana Roo (est du Mexique), devenant le 7e reporter tué dans le pays depuis le début d’année.

Le directeur de l’hebdomadaire Playa News a été abattu alors qu’il se trouvait à l’extérieur d’un bar, à Playa del Carmen, à environ 60 kilomètres de la célèbre station balnéaire de Cancun.

 

Fin juin, un autre journaliste de cet hebdomadaire en ligne avait été abattu dans ce même Etat de la côte caraïbe.

Le secteur de Cancun et Playa del Carmen, très apprécié des touristes étrangers, a connu ces dernières années une forte augmentation des violences liées au crime organisé.

 

Selon l’ONG Semáforo Delictivo, 279 assassinats liés au narcotrafic ont été recensés depuis le début d’année dans cette région.

Le Mexique est l’un des pays les plus dangereux pour exercer le métier de journaliste.

 

Plus d’un centaine de journalistes ont été assassinés depuis l’an 2000.

Les meurtres de journalistes se déroulent le plus souvent dans des Etats où la présence du crime organisé est forte, et bénéficie de complicités au sein des autorités locales.

La grande majorité de ces crimes restent impunis.

 

Source : AFP

 

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Nicaragua : le président Ortega opposé à des élections anticipées

Le président nicaraguayen Daniel Ortega a déclaré lundi être opposé à la tenue d’élections anticipées à cause de l’instabilité qu’elles provoqueraient dans le pays, alors que près de 300 personnes ont été tuées depuis le lancement en avril d’un mouvement de contestation contre le gouvernement.

 

Plusieurs groupes d’activistes ont demandé au président Ortega, réélu à la tête de l’Etat fin 2016, d’avancer les élections présidentielle et législatives, prévues en 2021, afin de favoriser une issue à la crise qui frappe le pays. Daniel Ortega, ancien chef de file de la guérilla sandiniste qui a dirigé le pays de 1979 à 1990, est revenu au pouvoir en 2007.

 

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont entamé en avril un mouvement pour dénoncer un projet de réduction des retraites destiné à combler le déficit de la sécurité sociale, mouvement qui s’est depuis élargi, notamment en raison de la violence de la répression.

 

Les contestataires disent lutter contre la mainmise du pouvoir sur les médias, les fraudes électorales, la corruption et la “dictature familiale” du chef de l’Etat.

Des policiers et des partisans du président Ortega ont repris possession la semaine dernière du quartier de Monimbo, à Masaya, épicentre de la contestation contre le chef de l’Etat.

 

Source : Reuters

 

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Le Venezuela s’enlise dans la récession, ses voisins en souffrent aussi

Le Venezuela, en proie à une vaste crise, va sombrer davantage dans la récession cette année affichant une hyperinflation historique de 1.000.000% d’ici fin décembre, estime le FMI, une situation qui affecte de plus en plus ses pays voisins. “Le Venezuela est dans une situation similaire à celle de l’Allemagne en 1923 ou à celle du Zimbabwe à la fin des années 2000”.

 

En outre, les pays voisins sont susceptibles d’être de plus en plus exposés aux répercussions de l’effondrement de l’économie car la pénurie de nourriture, les difficultés croissantes pour accéder aux soins, à l’électricité, à l’eau, aux transports, combinées aux problèmes d’insécurité, ont fait fuir en masse la population qui se réfugie notamment en Colombie et au Brésil.

 

Le Venezuela tire 96% de ses revenus du pétrole brut. Or sa production de pétrole a chuté d’au moins la moitié en un an et demi faute de liquidités pour moderniser les champs pétroliers.

Le pays “manque de tout, de médicaments, de nourriture, en proie aux maladies contagieuses”.

 

Le chef économiste du FMI, Maurice Obstfeld, avait observé la semaine dernière qu’il était difficile pour les économies avoisinantes d’accueillir les Vénézuéliens fuyant leur pays et de les intégrer à leur propre économie.

 

Plus d’un million de personnes ont migré du Venezuela vers la Colombie au cours des 16 derniers mois.

Au printemps, le gouvernement brésilien avait estimé que 500 à 1.200 Vénézuéliens franchissaient chaque jour la frontière brésilienne.

 

Source : AFP

 

 

 

La Commission européenne propose de l’argent aux Etats pour accueillir les migrants

La Commission européenne a proposé mardi de verser aux Etats membres 6.000 euros, tirés du budget de l’Union, pour chaque demandeur d’asile accueilli sur leur sol.

 

Elle offre également de couvrir les frais de fonctionnement, dans les pays volontaires, de “centres contrôlés” où seraient identifiés les demandeurs d’asile légitimes et les migrants économiques, qui devront être renvoyés chez eux.

 

Ces propositions, qui seront discutées mercredi, font suite au Conseil européen de la fin juin qui a proposé la mise en place de “centres contrôlés” ainsi que de “plateformes régionales de débarquement”, celles-ci hors d’Europe, pour les migrants recueillis en Méditerranée.

 

Source : Reuters

 

 

Incendies : l’UE mobilise d’importants moyens pour les pays touchés en Europe

L’Union européenne mobilise depuis lundi de très importants moyens pour aider à combattre en même temps les incendies en Grèce, en Suède et en Lettonie, et met à l’épreuve son mécanisme de protection civile.

 

La multiplication des incendies et leur localisation, de l’extrême nord au sud-est, plaident pour l’adoption de RescUE, la proposition présentée fin 2017 par la Commission européenne pour doter l’UE de ses propres ressources opérationnelles, a insisté la Commission européenne. Mais elle est bloquée par les Etats membres, a-t-on déploré mardi de source européenne.

 

Le mécanisme de protection civile de l’UE mis en place en 2001 est actuellement fondé sur un système volontaire. L’UE coordonne les contributions des États à destination d’un pays qui a demandé de l’aide via le Centre européen de coordination de la réaction d’urgence, basé à Bruxelles.

 

Source : AFP

 

 

Le bilan des incendies en Grèce s’alourdit à 74 morts

74 personnes ont trouvé la mort et près de 200 ont été blessées dans les violents incendies qui touchent les environs de Mati, un petit village côtier touristique situé à une trentaine de kilomètres à l’est d’Athènes.

 

“La Grèce traverse une tragédie indescriptible”, a déploré le Premier ministre Alexis Tsipras qui a décrété un deuil national de trois jours.

Le bilan excède désormais celui des incendies qui avaient ravagé le sud de la péninsule du Péloponnèse en août 2007 et qui avaient tué environ 70 personnes.

 

La Grèce a lancé un appel à l’aide d’urgence pour faire face aux incendies toujours non maîtrisés dans plusieurs régions du pays. Chypre et l’Espagne ont proposé leur assistance.

L’armée a aussi été appelée en renfort pour lutter contre les incendies.

 

Les autorités grecques ont appelé lundi des milliers d’habitants de la région côtière à abandonner leurs maisons pour échapper à un gigantesque brasier qui a entraîné la fermeture de l’autoroute la plus fréquentée du pays, de liaisons ferroviaires et perturbé le trafic aérien à l’aéroport d’Athènes en raison de la mauvaise visibilité.

 

Les incendies de forêt sont fréquents en Grèce mais les conditions climatiques, avec en particulier un hiver doux et sec, ont créé des conditions particulièrement propices cette année.

 

Source : Reuters

 

 

Pologne : le Sénat va adopter une réforme controversée, malgré de nouvelles manifestations

Les sénateurs polonais débattaient mardi soir d’un projet de loi controversé sur l’élection du nouveau président de la Cour suprême, sous les cris de manifestants qui tentaient de faire avorter in extremis l’adoption de cette réforme critiquée par l’Union européenne.

 

Adopté vendredi, après une procédure express à la chambre basse du Parlement (Diète), le projet de loi devait être adopté dans les prochaines heures par le Sénat, contrôlé par les conservateurs du parti Droit et Justice (PiS).

 

“Honte!”, “le Sénat est à nous”, “Sénateur, ne signe pas! L’histoire te balaiera!” ont scandé environ un millier de manifestants réunis depuis la semaine dernière devant le parlement.  Leurs voix étaient audibles jusqu’à l’intérieur du Sénat.

 

Le but principal du projet de loi est d’accélérer l’élection d’un nouveau président de la Cour suprême en remplacement de Mme Malgorzata Gersdorf, qui refuse de partir à la retraite comme veulent l’y obliger les conservateurs dans le cadre d’une réforme de la justice contestée par l’opposition et par Bruxelles.

 

Les dispositions du projet de loi sur la Cour Suprême ont conduit la Commission européenne à entamer une procédure d’infraction contre la Pologne sur l’indépendance de la justice qui pourrait aboutir à des sanctions financières.

 

Le gouvernement polonais est également visé par une procédure inédite déclenchée par l’exécutif européen pour l’ensemble des réformes judiciaires qui, selon Bruxelles, menacent de manière “systémique” l’Etat de droit en donnant le contrôle au gouvernement sur la justice.

 

Source : AFP

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