Journal du 25 juillet 2018

 

Elections au Pakistan : un grand parti dénonce des “fraudes flagrantes”

Un grand parti en lice aux élections législatives de mercredi au Pakistan a “rejeté” des résultats -encore partiels- suggérant une victoire de l’ex-champion de cricket Imran Khan, dénonçant des “fraudes flagrantes”.

 

Sur son compte Twitter, le PML-N a affirmé qu’il “rejetait intégralement les résultats de l’élection générale de 2018 du fait d’irrégularités manifestes et massives”. “Les résultats ont été comptés en l’absence de nos agents électoraux”, s’est plaint le parti.

 

Le chef du PPP (Parti du peuple pakistanais, au pouvoir de 2008 à 2013) Bilawal Bhutto-Zardari, a lui aussi dénoncé de lourds dysfonctionnements dans la machine électorale.

“Mes candidats se plaignent que nos agents électoraux ont été expulsés des bureaux de vote dans tout le pays”, a tweeté le fils de la Première ministre Benazir Bhutto, assassinée en 2007.

 

Ce scrutin est marqué depuis des semaines par de lourdes accusations d’interférence de l’armée dans la campagne électorale en la faveur d’Imran Khan.

 

La campagne électorale a été dépeinte par certains observateurs comme l’une des plus “sales” de l’histoire du pays en raison de nombreuses manipulations présumées, censées favoriser Imran Khan. Elle a aussi été marquée par une visibilité accrue des partis religieux extrémistes.

 

Plusieurs grands médias pakistanais et militants politiques se sont plaints ces derniers mois d’avoir subi enlèvements, censure et menaces pour les forcer à infléchir leur couverture des partis. Un centre de recherche a assimilé ces pressions à un “putsch silencieux” de l’armée.

 

Imran Khan, s’il est avant tout célèbre comme ancien playboy en Occident, se présente dans son pays sous un jour beaucoup plus conservateur sur un programme anticorruption.

Mais il est aussi connu pour flirter avec des thèses extrémistes et accusé de bénéficier de l’appui en sous-main de la puissante armée.

 

La participation aux élections est estimée “entre 50 et 55%”, soit proche de celle des élections précédentes en 2013, selon Bilal Gilani, directeur du centre de sondages Gallup Pakistan.

Quelque 800.000 militaires et policiers avaient été déployés pour assurer la sécurité.

 

Le scrutin a malgré tout été endeuillé par un attentat suicide revendiqué par le groupe Etat islamique (EI) qui a fait au moins 31 morts et 70 blessés près d’un bureau de vote de Quetta, dans la province du Baloutchistan (sud-ouest), ainsi que par plusieurs autres épisodes de violences de moindre ampleur, qui ont également fait au moins 5 morts.

 

Une série d’attentats avait déjà coûté la vie à quelque 180 personnes dont trois candidats lors de meetings électoraux à la mi-juillet. La situation sécuritaire du pays demeure néanmoins bien meilleure qu’il y a quelques années.

 

Source : AFP

 

 

Des attentats de l’EI font plus de 100 morts en Syrie

Une série d’attentats revendiqués par le groupe Etat islamique (EI) a fait plus de 200 morts dans des secteurs contrôlés par le gouvernement de Bachar al Assad dans le sud-ouest de la Syrie, ont annoncé mercredi les autorités.

 

Il s’agit des attentats les plus meurtriers ayant ciblé des zones sous contrôle gouvernemental depuis des mois en Syrie.

Les djihadistes de l’EI ont lancé simultanément des attaques contre plusieurs villages.

D’après l’OSDH, les djihadistes ont pris des personnes en otage dans ces villages.

 

Source : Reuters

 

 

Au Liban, les interpellations de militants suscitent une vague d’indignation

Les interpellations récurrentes au Liban de militants actifs sur les réseaux sociaux ont suscité une vague de réactions et l’indignation d’ONG qui craignent un recul de la liberté d’expression dans ce petit pays du Proche-Orient.

 

Réputé pour être une oasis de liberté dans le monde arabe, le Liban est le théâtre depuis plusieurs mois d’arrestations d’activistes ou de simples citoyens en raison de leurs commentaires sur la toile critiquant des responsables politiques ou traitant de questions telles que la corruption ou la religion.

 

Face à la recrudescence de ces pratiques “de répression”, plusieurs centaines de citoyens et activistes ont organisé mardi soir un sit-in dans le centre-ville de Beyrouth pour dénoncer “le recul sans précédent de la liberté d’expression et du niveau général des libertés”.

 

Le Liban traverse depuis plusieurs années une période de stagnation économique et politique. L’élection d’un nouveau chef de l’Etat en octobre 2016 et la formation d’un nouveau gouvernement n’ont pas réussi à relancer la machine.

 

Beaucoup de personnes sont relâchées après avoir été contraintes de signer “un engagement de ne porter atteinte ni aux trois présidents (de la République, du Conseil des ministres et du Parlement, ndlr) ni aux chefs religieux”.

 

Cette pratique, de plus en plus fréquente, est décrite par Diala Haidar d’Amnesty International comme un “chantage” et une mesure “disciplinaire visant à restreindre la liberté d’expression au Liban”.

 

Source : AFP

 

 

L’UNRWA va licencier plus de 250 employés, manifestation à Gaza

L’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a annoncé mercredi sa décision de licencier plus de 250 employés dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée, après les coupes drastiques de l’aide américaine à l’organisation internationale.

 

Après cette annonce, des centaines de Palestiniens ont manifesté devant les bureaux de l’agence onusienne à Gaza, et le syndicat des employés de l’UNRWA ont appelé à une grève générale jeudi dans l’enclave palestinienne.

 

Il s’agit de la première vague de licenciements depuis l’annonce en janvier par les Etats-Unis de leur décision de n’octroyer que 60 millions de dollars cette année à l’agence, contre 360 millions l’année dernière. Les Etats-Unis contribuaient à eux seuls à 30% des fonds de l’UNRWA.

 

Après les réductions américaines, le directeur de l’agence onusienne, Pierre Krähenbühl, a appelé les autres membres de l’ONU à contribuer davantage au budget de l’UNRWA.

Etablie en 1949, l’UNRWA apporte son aide à des millions de Palestiniens enregistrés comme réfugiés.

 

Plus de 500.000 enfants étudient dans les écoles de l’UNRWA, qui fournit aussi des soins et une aide sociale. L’agence emploie plus de 20.000 personnes au Proche-Orient, en majorité des Palestiniens.

 

Depuis plus de dix ans, la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste du Hamas, étouffe sous un strict blocus israélien. Selon l’UNRWA, quelque 80% de ses quelque deux millions d’habitants sont tributaires d’une aide.

 

Depuis la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme la capitale d’Israël début décembre, les responsables de l’Autorité palestinienne ont rompu toute relation avec leurs partenaires américains.

 

En réponse, le président américain Donald Trump a annoncé fin janvier qu’il allait conditionner le versement aux Palestiniens de “centaines de millions de dollars” d’aide à leur retour à la table des négociations.

 

Source : AFP

 

 

Turquie : le Parlement adopte une loi “antiterroriste” remplaçant l’état d’urgence

Le Parlement turc a adopté mercredi une nouvelle loi “antiterroriste” controversée qui reprend plusieurs mesures de l’état d’urgence mis en place après le putsch manqué de juillet 2016 et levé la semaine dernière, a rapporté l’agence de presse étatique Anadolu.

 

Le parti au pouvoir (AKP, islamo-conservateur), qui a présenté ce texte au Parlement, a défendu le texte comme nécessaire afin d’éviter un “ralentissement” dans la lutte contre les “groupes terroristes” après la levée de l’état d’urgence.

 

Mais ses détracteurs accusent le gouvernement de vouloir pérenniser l’état d’urgence avec cette loi qui renforce considérablement les pouvoirs des autorités.

Le texte, consulté par l’AFP, contient plusieurs mesures qui semblent en effet inspirées de l’état d’urgence.

 

Dans le cadre de l’état d’urgence, les autorités turques ont mené pendant deux ans une traque implacable contre les putschistes et leurs sympathisants présumés, mais ont aussi visé des opposants prokurdes accusés de “terrorisme”, des médias critiques et des ONG.

 

Depuis le coup de force, près de 80.000 personnes soupçonnées de liens avec le putsch ou avec le “terrorisme” ont été incarcérées et plus de 150.000 fonctionnaires ont été limogés ou suspendus.

 

Source : AFP

 

 

 

Incendies en Grèce : le bilan s’alourdit, la prise en charge des sinistrés s’organise

Les pompiers grecs ont poursuivi mercredi les recherches sur la côte orientale d’Athènes, frappée par des incendies qui ont fait au moins 81 morts, dont au moins 4 touristes étrangers, alors que montaient les critiques sur la gestion de cette catastrophe.

 

Autorités et volontaires s’organisaient par ailleurs pour venir en aide aux sinistrés.

A entendre leurs témoignages, le sort des habitants s’est souvent joué à pile ou face, sur une décision de fuir ou de rester calfeutrés, de partir vers la mer ou en sens inverse, de choisir, ou non, la bonne route conduisant à la plage et non au bord de la falaise à-pic.

 

Passé le premier choc, une polémique s’est engagée sur la gestion de cette catastrophe.

Le gouvernement, qui a déclaré un deuil de 3 jours, a annoncé mercredi un catalogue de mesures. Le porte-parole a annoncé aussi la création d’un compte spécial ouvert aux dons, notamment étrangers.

 

Le Premier ministre Alexis Tsipras a très vite souligné à quel point le phénomène avait été “extrême”.

Le grand quotidien d’opposition Ta Nea n’en critique pas moins “l’incapacité (?) et l’échec du gouvernement à protéger ses citoyens à quelques km d’Athènes” et appelé à désigner les fautifs.

 

Les experts mettent en cause le manque de prévention et de sensibilisation des populations au risque, une des plaies chroniques du pays. “Nous savons très bien que le changement climatique crée de plus en plus des conditions météo extrêmes”, raison de plus se préparer, jugeait Kostis Kalambokidis, expert en catastrophes naturelles.

 

Le commissaire européen Chrístos Stylianídes, responsable de l’aide humanitaire, accouru mardi soir, a aussi mis en garde contre les retombées en Europe du changement climatique, relevant que la vague de feux sur le continent touche jusqu’à la Suède.

 

Source : AFP

 

 

Berlin presse Londres d’aller plus vite sur le Brexit

Le gouvernement britannique doit effectuer des avancées dans les négociations sur la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, et notamment sur la question de la frontière irlandaise, a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères.

 

La Première ministre britannique, Theresa May, conduira désormais les négociations sur les modalités de la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, a annoncé mardi le 10, Downing Street.

Selon le ministre chargé du Brexit, il sera difficile de sceller un accord complet d’ici à mars 2019.

 

Source : Reuters

 

 

Commerce : USA et Union sur la voie de l’apaisement

Le président américain, Donald Trump, a annoncé mercredi s’être entendu avec le chef de l’exécutif européen, Jean-Claude Juncker, pour que les deux blocs travaillent à l’abaissement des barrières commerciales.

 

“C’est un très grand jour pour le commerce libre et équitable, vraiment un très grand jour”, a-t-il déclaré après avoir rencontré Jean-Claude Juncker.

“Nous nous sommes entendus aujourd’hui, en premier lieu, pour aller vers une suppression des tarifs (douaniers) et des subventions sur les produits industriels hors-automobile”

 

“Nous allons également travailler à la diminution des obstacles et à l’augmentation du commerce dans les services, la chimie, la pharmacie, les équipements médicaux, ainsi que dans le soja. (…)Ils vont devenir de gros acquéreurs de gaz naturel liquéfié.”

 

Les discussions à venir vont permettre de “résoudre” à la fois la question des droits de douane que les Etats-Unis ont décidé d’imposer sur leurs importations d’acier et d’aluminium et celle des mesures de rétorsions décidées par l’Union.

 

Rien ne permettait toutefois de dire dans l’immédiat si les deux parties ont progressé sur un autre point de friction, celui des exportations automobiles européennes.

Donald Trump menace d’instaurer 25% de droits de douane sur les importations automobile.

 

Source : Reuters

 

 

Commerce : Trump dénonce l’attitude “malveillante” de Pékin

Le président américain Donald Trump s’est livré mercredi à l’une des attaques les plus violentes contre la Chine, dénonçant cette fois son attitude “malveillante” en plein bras de fer commercial avec Pékin qu’il accuse depuis des mois de pratiques “déloyales”.

 

“La Chine vise nos agriculteurs, que j’aime et que je respecte et elle le sait, un moyen pour elle de m’obliger à continuer de lui permettre de profiter des Etats-Unis”, a-t-il tweeté.

“Son attitude est malveillante dans ce qui sera une tentative ratée. Nous avons été gentils – jusqu’ici !

 

La Chine a gagné 517 milliards de dollars sur notre dos l’an dernier”, a-t-il écrit, référence au montant des exportations annuelles de marchandises chinoises vers les Etats-Unis.

Le président chinois Xi Jinping a réagi en soulignant que la guerre commerciale ne faisait “pas de vainqueur”.

 

Depuis le début de l’année, Donald Trump a multiplié les agressions verbales contre le géant asiatique. Il n’y a pas eu une semaine sans un tweet qualifiant les pratiques commerciales chinoises d'”injustes”, de “déloyales” ou d'”illégales”, martelant que “cela a trop duré”.

 

Les Etats-Unis ont accusé un déficit commercial avec la Chine de près de 376 milliards de dollars en 2017. La Maison Blanche exige de la seconde puissance économique du monde de le réduire de 200 milliards de dollars.

 

Washington a imposé des taxes douanières supplémentaires de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium chinois depuis fin mars et depuis le 6 juillet, 34 milliards de dollars d’importations de marchandises chinoises sont en outre taxées à hauteur de 25%.

 

Le président républicain a menacé d’imposer des taxes punitives sur la totalité des importations chinoises, qui représentaient plus de 500 milliards de dollars en 2017.

La Chine a réagi en imposant de nouvelles taxes sur des produits américains, dont le soja.

 

Mardi, l’administration Trump a annoncé une aide d’urgence de 12 milliards de dollars destinée aux agriculteurs américains affectés par les représailles aux tarifs douaniers américains, reconnaissant ainsi les premiers dommages collatéraux du conflit commercial déclenché par le président.

 

Source : AFP

 

 

L’ex-avocat de Trump semble prêt à aller jusqu’au bout face au président

Michael Cohen, l’ancien avocat et homme de confiance de Donald Trump, est maintenant engagé dans un combat avec le président et semble plus proche que jamais de collaborer avec la justice, quitte à le compromettre.

 

Après être resté fidèle au milliardaire républicain durant des mois, alors même qu’il était déjà dans la tourmente et visé par une enquête, Michael Cohen joue désormais, en solo, son va-tout pour éviter un procès, voire la prison.

 

Mardi, son avocat, Lanny Davis, a confié à CNN l’enregistrement d’une conversation entre Donald Trump et Michael Cohen, publié par la chaîne, après l’avoir fait fuiter dans la presse en fin de semaine dernière.

 

Les deux hommes y évoquent ce qui s’apparenterait à un paiement à David Pecker, patron du groupe de presse AMI et de l’hebdomadaire à scandale National Enquirer.

En août 2016, le titre avait acheté l’exclusivité du témoignage d’une ancienne playmate, Karen McDougal, qui affirme avoir eu une liaison de dix mois avec Donald Trump en 2006 – 2007.

 

Le versement évoqué lors de la conversation n’a jamais été effectué.

Au-delà de l’enregistrement publié mardi, Lanny Davis affirme qu’il y a d’autres enregistrements.

 

Homme de confiance de Donald Trump durant de nombreuses années, Michael Cohen a souvent été présenté comme son homme de main, prêt à arranger toute sortes de transactions pour le compte de son patron.

 

Il a notamment reconnu avoir versé 130.000 dollars à l’actrice pornographique Stormy Daniels pour acheter son silence au sujet d’une liaison supposée avec Donald Trump et pourrait avoir en sa possession des informations compromettantes pour le président.

 

Source : AFP

 

 

American Airlines, Delta font disparaître Taiwan de leurs sites internet

American Airlines Group et Delta Air Lines ont modifié leurs sites internet pour retirer toute référence à Taiwan, et United Airlines devrait en faire autant mercredi pour éviter de s’exposer à des sanctions de la Chine.

 

En avril, Pékin a exigé que les firmes étrangères, en premier lieu les compagnies aériennes, ne mentionnent plus Taiwan comme un territoire non chinois sur leurs sites internet d’ici le 25 juillet, une mesure qualifiée d'”absurdité orwellienne” le mois suivant par la Maison blanche.

 

Hors des Etats-Unis, de nombreuses compagnies ont également modifié leurs sites internet à la suite d’un courrier adressé à 36 transporteurs par l’administration chinoise de l’aviation civile.

Air France a fait de même.

 

Source : Reuters

 

 

Ethiopie : l’OIM a besoin de plus de 22 millions de dollars pour les déplacés de Gedeo et Guji ouest

L’Organisation internationale pour les migrations a lancé un appel de 22 millions de dollars pour venir en aide aux déplacés internes d’Ethiopie. Depuis avril, des affrontements entre les communautés à la frontière des régions éthiopiennes des Nations, nationalités et peuples du Sud (RNNPS) et d’Oromia ont contraint au moins 970.000 personnes à fuir.

 

Selon Joel Millman, porte-parole de l’OIM, la plupart des personnes déplacées sont hébergées dans les communautés locales tandis que d’autres séjournent dans des centres collectifs.

« Les déplacés ont grandement besoin d’un soutien humanitaire pour tenir tout au long de la saison froide et pluvieuse de l’Ethiopie », a déclaré le Directeur général de l’OIM.

 

Source : ONU

 

Poster un Commentaire

avatar

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S'abonner aux commentaires  
Me notifier des