Journal du 26 juillet 2018

 

Mali : poursuite des troubles à Tombouctou, à 3 jours du scrutin

Des affrontements ont éclaté de nouveau jeudi à Tombouctou, dans le nord du Mali, entre communautés arabe, touarègue et noire, à 3 jours de l’élection présidentielle de dimanche.

 

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, brigue un second mandat, sur fond de mécontentement face au bilan du pouvoir en matière de sécurité, notamment dans le centre et le nord du pays, où des organisations islamistes armées continuent d’opérer.

 

Le chef de l’Etat sortant sera opposé lors du scrutin à un ex-ministre des Finances, Soumaïla Cissé, et à une vingtaine d’autres candidats.

 

Des manifestants armés de la communauté arabe ont mis le feu mercredi à des pneus et à des véhicules dans Tombouctou, en signe de protestation contre l’insécurité grandissante et les mauvais traitements prêtés par certains aux forces de sécurité.

 

L’étincelle qui a mis le feu aux poudres, mercredi, a été le cambriolage d’une pharmacie appartenant à un commerçant noir. Les soldats maliens sont intervenus en arrêtant plusieurs jeunes Arabes armés, ce qui a provoqué une fusillade qui n’a pas fait de victimes.

 

Jeudi, une centaine de personnes sont descendues dans les rues et des échauffourées ont opposé des membres des trois communautés de la ville. Les violences ont cessé dans le courant de l’après-midi, a dit à Reuters le gouverneur de Tombouctou.

 

Les communautés arabe et touarègue de Tombouctou se plaignent de longue date d’être persécutées par les soldats maliens, issus dans leur majorité d’ethnies du sud et du centre du pays.

 

Source : Reuters

 

 

Cameroun : l’ONU profondément préoccupée par les rapports de graves violations des droits de l’homme

Le chef des droits de l’homme de l’ONU a exprimé mercredi sa profonde inquiétude suite aux informations persistantes faisant état de violations des droits de l’homme et abus commis dans les régions anglophones du nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun, ainsi que dans l’extrême nord.

 

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein a déclaré qu’il était regrettable que le gouvernement camerounais n’ait pas donné à son bureau l’accès aux régions du nord-ouest et du sud-ouest en dépit de demandes répétées.

 

Ce qui a débuté comme une protestation en octobre 2016 dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest contre la discrimination structurelle a dégénéré en violence en 2017. La situation s’est considérablement aggravée depuis lors.

 

Les rapports font état d’enlèvements, d’assassinats ciblés contre la police et les autorités locales, de destructions d’écoles par des éléments armés.  Les rapports révèlent aussi que les forces gouvernementales seraient responsable de tueries, d’usage excessif de la force, d’incendie de maisons, de détentions arbitraires et de torture.

 

Les chiffres de l’ONU indiquent que plus de 21.000 personnes ont fui vers les pays voisins, tandis que 160.000 ont été déplacées à l’intérieur du pays par la violence ; beaucoup d’autres se seraient cachées dans les forêts.

 

Source : ONU

 

 

L’eau du barrage effondré au Laos gagne le Cambodge, des milliers de déplacés

Des torrents d’eau boueuse échappés d’un barrage hydroélectrique laotien ont gagné jeudi le Cambodge voisin, où des milliers de villageois ont dû être évacués, tandis qu’au Laos les secouristes recherchaient plus de 130 disparus.

 

Le dernier bilan de cet accident sans précédent pour le Laos, qui mise sur le développement de nombreux barrages électriques pour satisfaire les appétits de ses voisins asiatiques, est de 27 morts.

 

Trois jours après le drame, sous de fortes pluies de mousson balayant le Laos, les sauveteurs, dont des renforts envoyés par la Chine, le Vietnam et la Thaïlande, étaient mobilisés, distribuant kits de secours et vivres.

 

La zone la plus touchée était interdite aux médias, a constaté une équipe de l’AFP sur place. Depuis que le drame s’est produit, lundi, le régime autoritaire laotien contrôle étroitement les informations.

 

La structure qui s’est effondrée fait partie d’un réseau de plusieurs barrages hydroélectriques. Ce projet de plus d’un milliard de dollars implique des entreprises laotiennes, thaïlandaises et sud-coréennes, regroupées au sein d’une co-entreprise, la Xe-Pian Xe-Namnoy Power Company’s (PNPC).

 

Outre un avertissement tardif aux villageois, la polémique porte sur le fait que des dégâts, causés par des pluies très abondantes, avaient été repérés sur la structure plusieurs jours avant son effondrement, sans qu’aucune évacuation préventive soit ordonnée.

 

Plus de 50 projets hydroélectriques sont en cours de réalisation au Laos, un petit pays rural et montagneux enclavé au cœur de la péninsule indochinoise. Le Laos exporte la majeure partie de cette électricité, notamment vers la Chine, le Vietnam et la Thaïlande.

 

Source : AFP

 

 

La construction frénétique de barrages met en péril le fragile Laos

Le Laos, où au moins 130 personnes sont portées disparues après l’effondrement d’un barrage, ambitionne de devenir “la pile d’Asie-du Sud-Est” : des dizaines d’ouvrages hydroélectriques sont en construction, afin d’alimenter la croissance économique des pays voisins, avides d’énergie.

 

La catastrophe qui s’est produite lundi dans le sud du pays “était prévisible”, estime Olivier Evrard, spécialiste du Laos joint par l’AFP.

La rupture d’un barrage a libéré 500 millions de tonnes d’eau, provoquant de graves inondations qui atteignent désormais le Cambodge voisin.

 

“Le nombre d’ouvrages est totalement disproportionné par rapport aux capacités de contrôle du pays. Les autorités de supervision, n’ayant pas les qualifications et les connaissances nécessaires, s’en remettent aux puissantes entreprises étrangères qui construisent ces structures”, relève-t-il.

 

Plus de 50 projets, financés principalement par le voisin chinois, sont en cours de réalisation, d’après l’association internationale Hydropower (IHA). Et une quarantaine de centrales hydroélectriques sont déjà en activité.

 

L’Etat, montagneux et enclavé, dont 97% du territoire recouvre le bassin du Mékong, dispose d’un remarquable potentiel hydroélectrique.

Et pour ce pays très pauvre, les barrages sont la promesse de revenus à venir.

 

Mais les ouvrages hydroélectriques laotiens “posent plusieurs problèmes d’ordre environnementaux, économiques, sociaux et politiques”, soulignait déjà en 2013 un rapport en France de l’Ecole normale supérieure (ENS).

 

Ils “dégradent les écosystèmes fluviaux”, “font chuter la diversité et la quantité des poissons”, ce qui a des conséquences sur la productivité des pêcheries du Mékong, réputées comme les plus importantes en eau douce du monde, d’après ce rapport.

 

Autre problème, l’énergie produite ne bénéficie pas financièrement aux populations locales.

Souvent déplacées pour laisser place aux barrages, elles profitent peu de cette nouvelle électricité.

 

Les recettes dégagées par le Laos ne semblent pas non plus pour le moment à la hauteur de l’ambitieuse politique du pays. De nombreux contrats stipulent que les centrales, exploitées en très grande majorité par des entreprises étrangères, seront cédées au gouvernement communiste laotien dans 20 ou 30 ans, relève Keith Barney, professeur à l’Université nationale australienne.

 

Source : AFP

 

 

Philippines : la championne anticorruption prend sa retraite

La championne philippine de la lutte anticorruption, l’une des rares voix critiques envers le président Rodrigo Duterte toujours en position de pouvoir, a pris sa retraite jeudi, jugeant que les institutions devaient être plus fortes que les dirigeants.

Son remplaçant probable est un juge de la Cour suprême nommé par M. Duterte.

 

Mme Morales s’est attiré l’ire de M. Duterte pour avoir critiqué sa campagne meurtrière contre le trafic de drogue et avoir mené des investigations sur ses supposés comptes bancaires secrets.

Duterte l’avait accusée d’exercer une “justice sélective” et de conspirer avec l’opposition pour le renverser. Il avait menacé de la faire mettre en accusation par le Parlement.

 

Duterte, 73 ans, mène depuis son arrivée au pouvoir il y a deux ans une campagne de répression sans précédent contre le trafic de drogue qui a fait des milliers de morts. Les défenseurs des droits de l’homme estiment que le président s’est peut-être rendu coupable de crimes contre l’humanité.

 

Source : AFP

 

 

Le Pakistan en plein chaos électoral, Imran Kahn donné vainqueur

Le Pakistan s’est réveillé en plein chaos électoral jeudi, le parti du gouvernement sortant dénonçant des “fraudes flagrantes” et rejetant avant même qu’ils ne soient communiqués les résultats partiels des législatives, qui suggèrent une victoire de l’ex-champion de cricket Imran Khan.

 

Le dépouillement des bulletins a pris énormément de retard.

La Commission électorale pakistanaise (ECP) a justifié cette lenteur par des “problèmes techniques” liés à l’utilisation d’un nouveau logiciel électoral.

Les retards alimentaient les soupçons de truquage.

 

L’armée est soupçonnée d’avoir Imran Khan soutenu par toutes sortes de manœuvres en sous-main ces derniers mois. La controverse fait suite à une campagne déjà considérée par certains observateurs comme l’une des plus “sales” de l’histoire du pays en raison de ces nombreuses manipulations présumées, et marquée par une visibilité accrue des partis religieux extrémistes.

 

“C’est le chaos complet”, a observé l’analyste politique Azeema Cheema, qui s’est déclarée “très préoccupée”. “Cela dépendra de comment sera organisée la désobéissance civile. Il pourrait y avoir des émeutes spontanées parmi les militants politiques. Ou les partis politiques pourraient organiser des sit-ins et des manifestations”, a-t-elle expliqué à l’AFP.

 

Les élections de mercredi, placées sous très haute sécurité, constituaient une rare transition démocratique d’un gouvernement civil à un autre dans ce jeune pays au passé ponctué de coups d’Etat militaires. Le Pakistan, puissance nucléaire, a été dirigé par son armée pendant près de la moitié de ses 71 ans d’histoire.

 

Imran Khan, souvent présenté comme un playboy en Occident, est bien plus dévot au Pakistan, où il a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille électoral.

Quelque 800.000 militaires et policiers avaient été déployés pour assurer la sécurité.

 

Plusieurs attaques contre le scrutin se sont pourtant produites. La plus importante, un attentat suicide revendiqué par le groupe Etat islamique (EI), a fait au moins 31 morts et 70 blessés près d’un bureau de vote de Quetta, dans la province du Baloutchistan (sud-ouest).

 

Source : AFP

 

 

Trois Israéliens blessés dans une attaque au couteau en Cisjordanie

Trois Israéliens ont été blessés jeudi dans une attaque au couteau dans une colonie près de Ramallah en Cisjordanie occupée, par un assaillant qui a été tué, a annoncé l’armée israélienne.

“Un terroriste s’est infiltré (dans la colonie) d’Adam et a blessé au couteau trois civils, avant d’être tué par balle”.

 

La dernière attaque palestinienne au couteau dans une colonie de Cisjordanie remonte à avril 2018. De nombreuses attaques au couteau contre des Israéliens ces dernières années ont été menées par des Palestiniens. L’attaque de jeudi est intervenue sur fond de violences récurrentes entre l’armée israélienne et les groupes palestiniens dans la bande de Gaza.

 

Jeudi, la branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas a promis de venger la mort de 3 de ses membres, tués la veille dans des raids israéliens menés en représailles à des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza qui ont blessé un soldat israélien.

 

Samedi dernier, le Hamas a annoncé un cessez-le-feu au lendemain d’une escalade de violences ayant coûté la vie à 4 Palestiniens et à 1 soldat israélien –premier militaire israélien tué dans le secteur depuis la guerre de Gaza en 2014.

 

Depuis l’annonce du cessez-le-feu, la région a connu une accalmie avec notamment une diminution du nombre de cerfs-volants ou de ballons incendiaires lancés de la bande de Gaza vers le sud d’Israël.

 

Ces dernières semaines, les autorités israéliennes ont fait état d’une vingtaine d’incendies par jour et de près 3.000 hectares brûlés depuis le 30 mars par des engins incendiaires artisanaux.

Mardi, Israël a rouvert partiellement le terminal de Kerem Shalom, par où transitent les marchandises destinées à la bande de Gaza.

 

Au moins 153 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza, depuis le début le 30 mars de manifestations contre le blocus israélien, qui dure depuis plus de 10 ans, et pour réclamer le droit au retour des Palestiniens qui ont fui ou ont été chassés de leurs terres à la création d’Israël en 1948.

 

Source : AFP

 

 

Syrie : les Kurdes se tournent vers Damas pour négocier l’autonomie

Les Kurdes syriens, qui se méfient des Etats-Unis, allié devenu imprévisible, sont plus que jamais disposés à négocier avec le régime de Bachar al Assad afin de conserver leurs acquis depuis le début de la guerre civile.

 

Les principaux groupes kurdes figurent parmi les rares bénéficiaires du conflit en Syrie. Les Forces démocratiques syriennes (FDS), milice à dominante kurde, ont pris le contrôle d’une bonne part du nord du pays, région qui jouit d’une autonomie de fait depuis le début de la guerre.

 

Une négociation s’est ouverte entre les Kurdes et le gouvernement syrien sur le retour des fonctionnaires et la réparation d’une des infrastructures les plus importantes de Syrie : le barrage de Taqba, le plus grand du pays, dont les FDS ont repris le contrôle au groupe djihadiste Etat islamique (EI) l’an dernier avec l’appui aérien des Etats-Unis.

 

Selon un haut représentant kurde, les milices pourraient prêter main forte à une éventuelle offensive des forces pro-gouvernementales dans la province d’Idlib (nord-ouest), où se sont regroupés la majorité des rebelles, et coopérer davantage avec le pouvoir syrien face à l’offensive turque.

 

Les Kurdes, après avoir subi pendant des années la répression du parti Baas au pouvoir à Damas, disent ne pas vouloir l’indépendance de la région qu’ils contrôlent mais trouver un accord politique pour préserver son autonomie.

 

En mai, Bachar al Assad a déclaré pour la première fois “ouvrir la porte” à des discussions avec les représentants des FDS, tout en menaçant d’utiliser la force.

Si un accord venait à être trouvé, Damas pourrait avoir réglé le conflit dans la majeure partie du pays.

 

Cependant, des experts estiment que le gouvernement de Bachar al Assad n’est pas pressé de venir à la table des négociations, renforcé dans sa position par les succès militaires des forces gouvernementales qui ont repris de nombreux territoires aux rebelles.

 

Avec l’apport décisif des milices kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) et le soutien des pays occidentaux, l’alliance arabo-kurde des FDS contrôle près d’un quart de la Syrie.

Environ 2.000 soldats américains sont déployés dans cette région riche en pétrole, en eau et en terres agricoles – ce qui constitue un important levier pour les Kurdes.

 

Si la Turquie considère les YPG comme des terroristes liés au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, terroriste), les Etats-Unis voient dans la milice kurde un allié dont le rôle a été essentiel dans la lutte contre les djihadistes de l’EI. Washington a toutefois évité de faire des promesses politiques aux Kurdes, qui se méfient de la position américaine.

 

Les Etats-Unis ont multiplié ces derniers mois les déclarations contradictoires et pourraient privilégier leurs relations avec la Turquie, l’un de leurs partenaires de l’Otan.

 

Source : Reuters

 

 

Pasteur : Trump menace Ankara de sanctions, la Turquie s’insurge

Donald Trump a menacé jeudi d’imposer d'”importantes sanctions” à l’encontre de la Turquie si elle ne remettait pas en liberté un pasteur américain dont l’incarcération tend un peu plus les relations entre Washington et Ankara.

 

Les autorités turques ont vivement réagi jeudi soir, soulignant que les Américains n’obtiendraient aucunement les résultats escomptés en menaçant la Turquie.

Andrew Brunson a été placé en résidence surveillée mercredi après avoir passé près de deux ans en prison.

 

Le pasteur, qui vit depuis plus de 20 ans en Turquie, est accusé de terrorisme par la justice turque en raison de liens présumés avec le réseau du prédicateur Fethullah Gülen et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Il encourt une peine de 35 ans de prison.

 

En septembre dernier, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avait semblé lier son sort à celui du prédicateur musulman Fethullah Gülen, dont Ankara réclame l’extradition aux Etats-Unis, où est exilé, en accusant ce dernier d’avoir fomenté la tentative de putsch de l’été 2016. Donald Trump avait dénoncé une “prise d’otage”.

 

Source : Reuters

 

 

Cyberharcèlement des journalistes : phénomène mondial, les femmes ciblées

Mené par des individus ou orchestré par des gouvernements autoritaires, le harcèlement en ligne des journalistes “se propage à l’échelle mondiale” et vise en particulier les femmes, dénonce Reporters sans Frontières (RSF).

 

L’ONG dénonce “des campagnes de haine orchestrées par des régimes autoritaires ou répressifs comme en Chine, en Russie, en Inde, en Turquie, au Vietnam, en Iran, en Algérie, etc.”, mais aussi des campagnes de cyberharcèlement “lancées par des communautés d’individus ou des groupes politiques dans des pays dits démocratiques”.

 

Les cibles privilégiées des trolls sont “les journalistes d’investigation qui mènent des enquêtes dérangeantes à l’égard de régimes autoritaires ou de groupes politiques et criminels”, selon RSF, qui estime aussi que “les femmes journalistes sont les plus touchées par le cyberharcèlement”.

 

Source : AFP

 

 

Le gouvernement grec suspecte une origine criminelle aux incendies de lundi

Le gouvernement grec a annoncé jeudi soir avoir saisi la justice d’un “élément sérieux” pouvant indiquer que l’incendie qui a fait plus de 80 morts lundi à l’est d’Athènes était d’origine criminelle.

 

Le gouvernement semble ainsi décidé à parer aux critiques qui commencent sur la gestion du drame par les autorités.

Il a répondu aux critiques avec un argument différent, évoquant au micro de la BBC le problème endémique des constructions illégales qui sont selon lui “la majorité” sur cette côte.

 

Un puissant mouvement de solidarité s’est mis en place depuis lundi.

Mais dès vendredi, les couteaux risquent d’être tirés. “Ce désastre horrible sera le prétexte d’une controverse politique”, a prédit jeudi le quotidien libéral Kathimerini, incriminant tous les services publics dans cette affaire.

 

Source : AFP

 

 

Cour suprême : mobilisation en Pologne contre une loi signée par Duda

Des milliers de personnes se sont rassemblées jeudi soir dans différentes villes de Pologne en signe de protestation contre la décision du président Andrzej Duda de signer une mesure qui, de fait, permettra au gouvernement de choisir le prochain président de la Cour suprême.

 

Vingt-trois juges, soit un tiers environ des magistrats de la Cour suprême, ont été contraints à prendre leur retraite au début du mois, mais la présidente de la cour, Malgorzata Gersdorf, a refusé de se retirer, en estimant que son mandat expirait seulement en 2020.

 

Bruxelles, qui a lancé une procédure d’infraction contre la Pologne, accuse le parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir de vouloir prendre le contrôle de l’ensemble du système judiciaire et de saper ainsi les principes démocratiques.

 

Depuis l’arrivée du PiS au pouvoir en 2015, des dizaines de magistrats ont été démis de leurs fonctions au Tribunal constitutionnel, au Conseil national de la justice (qui décide des nominations au sein de l’appareil judiciaire) et maintenant de la Cour suprême.

 

Source : Reuters

 

 

Or vert contre biodiversité : à l’heure des feux, la forêt suédoise fait débat

Les incendies qui embrasent l’immense pinède suédoise ont ravivé les critiques contre la puissante industrie forestière, accusée de construire des autoroutes du feu et de sacrifier la biodiversité sur l’autel du productivisme.

 

Personnage sacré de la mythologie nordique, la forêt couvre 70% du territoire suédois, son exploitation emploie 100.000 personnes et fait de la Suède le troisième exportateur mondial de produits forestiers (papier, cellulose, bois).

 

Les barons de “l’or vert” ont leurs entrées dans les salons du pouvoir.

Alors quand des voix ont commencé à s’élever devant l’ampleur des incendies pour dénoncer le rôle des exploitants, la polémique s’est répandue comme une traînée de poudre.

 

Dans une tribune, l’écrivain Sven Olov Karlsson a fustigé “l’enfilade de forêts d’épineux qui déroule le tapis rouge aux tempêtes de feu” et lance dans le ciel des “flammes hautes comme des cathédrales”.

 

Pour Rolf Edström, porte-parole de l’association d’exploitants Norrskog qui revendique 12.000 affiliés, “peu importe qu’il s’agisse de forêts anciennes ou récentes dans les conditions actuelles”. Après des semaines de sécheresse et des températures caniculaires culminant à 35°C, “le feu se propage quoi qu’il arrive”.

 

Sceptiques, les associations de défense de l’environnement réclament la sanctuarisation massive de parcelles forestières.

Un enjeu considérable pour assurer la biodiversité, tant végétale qu’animale, et lutter contre le réchauffement climatique, préviennent les ONG.

 

“Les forêts anciennes qui tiennent encore debout, c’est en partie grâce à nous, mais c’est de plus en plus difficile”, explique à l’AFP Magret Fjellström, propriétaire de centaines de têtes à Dikanäs, un village des contreforts des Alpes scandinaves. “Nous nous battons contre l’argent”.

Les exploitants, de leur côté, invoquent leur liberté.

 

Source : AFP

 

 

Les Brics unis contre la guerre commerciale lancée par Trump

Les dirigeants des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) réunis en sommet à Johannesburg ont dénoncé jeudi “les défis sans précédent” qui menacent le multilatéralisme, en réponse à la guerre commerciale lancée par les Etats-Unis.

 

Dans une déclaration commune, ils ont fait part de “leur inquiétude concernant les effets des mesures de politique macro-économique prises dans certaines grandes économies avancées”.

Ces mesures “peuvent causer une volatilité économique et financière dans les économies émergentes et avoir un impact sur leur perspective de croissance”, ont-ils prévenu.

 

Dans ce contexte de guerre commerciale, les présidents chinois et russe ont insisté sur la nécessité d’améliorer la coopération entre Brics.

Xi a appelé le forum des cinq pays émergents, lancé en 2009 et qui représente 40% de la population mondiale, à “déverrouiller le potentiel énorme de (leur) coopération économique”.

 

“Il est nécessaire que les Brics renforcent leur partenariat stratégique” pour faire “de la prochaine décennie une autre décennie en or”, a-t-il estimé.

Son homologue russe l’a suivi, estimant que les Brics jouaient “un rôle unique dans l’économie mondiale”.

 

“Ils contribuent à hauteur de 42% au PIB mondial et cette part ne cesse de croître”, s’est félicité Vladimir Poutine.

“En 2017, le commerce entre les Brics a augmenté de 30% et nous comptons développer encore plus ce partenariat”, a-t-il assuré.

 

Source : AFP

 

 

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