Journal du 27 juillet 2018

 

Israël va construire de nouveaux logements dans une colonie cible d’une attaque

Israël a annoncé vendredi la construction de centaines de nouveaux logements dans une colonie de Cisjordanie occupée, en riposte à une attaque palestinienne qui a coûté la vie à un Israélien dans cette implantation.

 

Cette annonce intervient sur fond de violences récurrentes dans la bande de Gaza, où 2 Palestiniens, dont un adolescent de 12 ans, ont été abattus vendredi par l’armée israélienne au cours d’une manifestation près la frontière qui sépare cette enclave palestinienne d’Israël.

 

La dernière attaque palestinienne au couteau dans une colonie de Cisjordanie remonte à avril.

Toutes les colonies israéliennes sont considérées comme illégales aux yeux du droit international. De nombreux pays et l’ONU considèrent que ces constructions sont un obstacle à la paix et à la création d’un Etat palestinien viable coexistant avec Israël.

 

Ces dernières années, de nombreuses attaques au couteau contre des Israéliens ont été menées par des Palestiniens que les autorités israéliennes qualifient de “loups solitaires”.

L’attaque est intervenue sur fond de violences récurrentes entre l’armée israélienne et des groupes de Palestiniens dans la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas.

 

La branche armée du Hamas avait promis de venger la mort de 3 de ses membres, tués mercredi dans des raids israéliens menés en représailles à des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza, qui ont blessé un soldat israélien.

 

La semaine dernière, le Hamas a annoncé un cessez-le-feu au lendemain d’une escalade de violences ayant coûté la vie à 4 Palestiniens et à 1 soldat israélien – premier militaire israélien tué dans le secteur depuis la guerre de Gaza en 2014.

 

Au moins 156 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza depuis le début, le 30 mars, de manifestations contre le blocus israélien qui dure depuis plus de 10 ans et pour réclamer le droit au retour des Palestiniens qui ont fui ou ont été chassés de leurs terres à la création d’Israël en 1948.

 

A Jérusalem, les accès à l’esplanade des Mosquées, dans la Vieille ville, ont été fermés vendredi plusieurs heures à la suite de heurts entre fidèles palestiniens et forces de l’ordre israéliennes après la prière, mais ont été rouverts vendredi soir.

 

Source : AFP

 

 

Israël libère une ressortissante turque à la demande des USA

Israël a libéré à la demande du président américain Donald Trump une ressortissante turque, Ebru Ozkan, accusée de liens avec le Hamas.

 

Le Washington Post rapportait jeudi que cette libération faisait partie d’une tentative de la part de Washington d’obtenir la remise en liberté du pasteur américain Andrew Brunson détenu en Turquie.

 

Un haut responsable turc a qualifié de “complètement sans fondement” les informations selon lesquelles la libération d’Ebru Ozkan était le résultat d’un accord avec les Etats-Unis en échange de la libération du pasteur Brunson.

 

Le pasteur américain se trouve retenu en Turquie depuis 21 mois.

Brunson a été placé mercredi en résidence surveillée et l’administration Trump a menacé la Turquie de sanctions.

 

Brunson dément les accusations des autorités turques qui estiment qu’il est lié à l’organisation du prédicateur en exil Fethullah Gülen, que le président turc Recep Tayyip Erdogan accuse d’être l’artisan du putsch manqué de juillet 2016.

 

Source : Reuters

 

 

Premières discussions à Damas entre régime et Kurdes soutenus par Washington

Une coalition arabo-kurde soutenue par Washington a examiné avec le régime de Bachar al-Assad l’avenir des vastes régions syriennes sous contrôle kurde, les premières discussions du genre dans le pays en guerre.

 

Le régime, qui multiplie les victoires sur le terrain face aux rebelles et jihadistes grâce à l’appui de son allié russe, a très rarement combattu la minorité kurde qui a adopté une position de “neutralité” envers le pouvoir et la rébellion dans le conflit.

 

Longtemps opprimés par le pouvoir, les Kurdes de Syrie ont instauré une autonomie de facto dans les régions du nord et du nord-est après le retrait des forces gouvernementales au début du conflit en 2011, soit près de 30% du territoire. Les Kurdes ont leurs propres forces de police et écoles où est enseignée la langue kurde. Le régime syrien voit d’un mauvais œil cette autonomie.

 

Pendant le conflit, une coalition de combattants kurdes et arabes syriens créée sous le nom de Forces démocratiques syriennes (FDS) est devenue le fer de lance de la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI), avec le soutien de la coalition internationale dirigée par les USA.

 

C’est le bras politique des FDS, le Conseil démocratique syrien, qui a dépêché à Damas des représentants pour des pourparlers avec le régime, deux mois après que M. Assad a menacé de recourir à la force pour reconquérir les territoires kurdes.

 

En menant ces négociations, les Kurdes chercheraient à préserver au maximum leurs acquis et éviter un conflit avec le régime qui, fort de l’appui militaire de la Russie et de l’Iran, a réussi à reconquérir plus de 60% du pays.

 

Dans le nord et le nord-est syriens, aux frontières avec la Turquie et l’Irak, les Kurdes contrôlent de vastes pans de territoires. D’importants champs pétroliers s’y trouvent.

En 2016, ils ont proclamé une “région fédérale” qui gère les territoires sous leur contrôle, soit environ 15% de la population.

 

La milice kurde des Unités de protection du Peuple (YPG) constitue la colonne vertébrale des FDS qui ont chassé fin 2017 l’EI de la ville de Raqa, “capitale” en Syrie du groupe jihadiste.

Avec l’appui de la coalition internationale, les FDS luttent toujours contre une poche de l’EI dans la province de Deir Ezzor.

 

Mais les YPG ont été contraints d’évacuer Minbej, la Turquie menaçant de prendre d’assaut cette ville à sa frontière pour en chasser la milice kurde.

L’évacuation s’est faite après l’adoption d’une feuille de route négociée par Washington. En mars déjà, l’armée turque et des supplétifs syriens avait conquis l’enclave kurde d’Afrine (nord-ouest).

 

Le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 350.000 morts et poussé à la fuite des millions de personnes.

 

Source : AFP

 

 

Syrie : le chef de l’opposition pour une relance des négociations après les revers

Le chef de l’opposition syrienne en exil, Nasr al-Hariri, s’est dit favorable à une relance des négociations avec le régime sous l’égide de l’ONU pour un règlement du conflit, après avoir admis “les pertes militaires significatives” essuyées sur le terrain.

 

D’après l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), les rebelles contrôlent aujourd’hui moins de 10% du territoire et le régime plus de 60%.

Assad a indiqué cette semaine que le prochain objectif de son armée était la province d’Idleb.

 

Cette région, dominée par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham, l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, a accueilli des dizaines de milliers de personnes évacuées des ex-fiefs de l’opposition tombés aux mains du régime.

De plus la Turquie voisine y déploie également des forces.

 

Source : AFP

 

 

Algérie : le Comité des droits de l’homme préoccupé par les allégations d’arrestations collectives de migrants

Le Comité des droits de l’homme a affiché jeudi son inquiétude face aux allégations d’arrestations collectives de migrants, de demandeurs d’asile et de réfugiés.

Ces personnes auraient fait l’objet « de détentions administratives et d’expulsions collectives, et ce sans aucune procédure ».

 

Les experts indépendants onusiens se sont dits particulièrement préoccupés par les récentes allégations selon lesquelles « 13.000 personnes auraient été renvoyées collectivement vers le Niger et auraient été abandonnées dans le désert, parmi lesquelles des femmes enceintes et des enfants ».

 

Source : ONU

 

 

Pakistan : les adversaires d’Imran Khan concèdent leur défaite

La Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N) de l’ancien Premier ministre Nawaz Sharif a reconnu sa défaite face au mouvement Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI) de l’ancien champion de cricket Imran Khan lors des élections législatives de mercredi au Pakistan.

 

“Nous allons nous asseoir sur les bancs de l’opposition, malgré toutes nos réserves” sur le résultat du scrutin, a déclaré vendredi Hamza Shehbaz Sharif, député et neveu de Nawaz Sharif. L’ancien Premier ministre est actuellement en prison pour corruption.

 

La mission d’observation de l’Union européenne, dans un rapport préliminaire, fait état d’un “manque d’égalité” lors de la campagne entre les différents partis politiques.

Le département d’Etat américain s’est dit d’accord avec les conclusions de la mission d’observation de l’UE.

 

Selon les derniers résultats publiés par la commission électorale, presque définitifs, le parti d’Imran Khan, chantre de la lutte anti-corruption, obtient 115 des 272 sièges au Parlement. La Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N) en recueille 63 et le Parti du peuple pakistanais (PPP) de Bilawal Bhutto Zardari, fils de Benazir Bhutto, 43.

 

Le PTI ne devrait pas obtenir la majorité absolue au Parlement, ce qui devrait entraîner plusieurs semaines de négociations pour parvenir à former un gouvernement de coalition.

Des petits partis ont annoncé qu’ils pourraient organiser des manifestations – sans préciser quand elles débuteraient – et boycotter le parlement, sauf si se tenaient de nouvelles élections.

 

Source : Reuters

 

 

Trump salue la “parole tenue” de Kim sur la restitution des dépouilles de soldats

Donald Trump a salué vendredi le début de restitution par Pyongyang des dépouilles de militaires américains tombés pendant la guerre de Corée, qui lui offre une bouffée d’oxygène au moment où Washington peine à prouver que son rapprochement spectaculaire avec Kim Jong Un porte ses fruits.

 

La reprise du processus de rapatriement, qui avait connu une première étape entre 1990 et 2005, intervient juste après autre signe de bonne volonté de la part du régime de Kim Jong Un : le début du démantèlement de sa principale base de lancement de satellites.

Deux gestes salués avec insistance par Donald Trump.

 

Dans les faits, les négociations patinent sur l’avenir de l’arsenal nucléaire de la Corée du Nord.

Malgré la poursuite des tractations, les modalités et le calendrier du démantèlement “complet” du programme nucléaire de Pyongyang demeurent inconnus.

 

Source : AFP

 

 

Japon : un puissant typhon se dirige vers la région sinistrée de l’ouest

Un puissant typhon se dirige vers la région de l’ouest du Japon déjà durement touchée au début du mois par des pluies torrentielles, inondations et glissements de terrain mortels.

Le cyclone Jongdari, le 12e de la saison en Asie, devrait toucher l’île principale de l’archipel, Honshu, samedi soir.

 

Les experts météorologiques mettent en garde contre les pluies torrentielles, glissements de terrain, vents violents et hautes vagues, et demandent aux habitants d’évacuer.

Une large partie de l’ouest avait été touchée début juillet par de terribles inondations et coulées de boue qui ont tué quelque 220 personnes.

 

De nombreux habitants avaient été piégés par la soudaine montée des eaux ou des éboulements. Les responsables japonais appellent cette fois-ci les populations à obéir aux recommandations et ordres d’évacuation (même s’ils ne sont pas contraignants).

 

Des milliers de sinistrés sont encore logés dans des conditions très précaires, certains ayant tout perdu.

L’archipel est balayé chaque année par un peu moins de la moitié de la vingtaine de typhons qui naissent dans la région.

 

Source : AFP

 

 

Éruption volcanique : le Vanuatu ordonne une nouvelle évacuation

Les autorités du Vanuatu ont à nouveau décrété l’état d’urgence sur l’île d’Ambae et ordonné l’évacuation obligatoire de tous les habitants en raison du regain d’activité de son volcan qui crache des cendres dans l’atmosphère.

 

Le volcan Marano est entré en activité en septembre dernier mais celle-ci s’est renforcée au cours de la semaine passée, avec une série d’éruptions qui ont envoyé une colonne de cendres à 12 kilomètres.

 

Depuis septembre, il y a déjà eu deux évacuations.

La première avait vu 11.000 personnes être obligées de partir à la hâte. La deuxième, en mai, avait été mieux organisée. Mais ces évacuations n’étaient pas obligatoires et nombre d’habitants avaient souhaité rester chez eux.

 

L’archipel aux 80 îles compte 270.000 habitants. Condominium franco-britannique jusqu’à son indépendance en 1980, le Vanuatu est l’un des pays les plus pauvres de la planète.

Il se situe sur la “ceinture de feu” du Pacifique où la collision de plaques tectoniques cause de fréquents tremblements de terre et une importante activité volcanique.

 

Source : AFP

 

 

Au Cambodge, fin de campagne sur le thème de l'”élimination des traîtres”

Le Premier ministre cambodgien Hun Sen a salué vendredi les efforts du pouvoir pour “éliminer les traîtres”, au cours d’un dernier grand rassemblement électoral organisé deux jours avant des législatives que l’opposition appelle à boycotter.

 

“Récemment, nous avons pris des mesures légales pour éliminer les traîtres qui tentaient de renverser le gouvernement et de plonger de nouveau le pays dans la guerre”, a déclaré Hun Sen, au pouvoir depuis 33 ans, devant des dizaines de milliers de ses partisans réunis à Phnom Penh tôt vendredi matin.

 

Le climat politique est tendu dans le pays, sans opposition crédible depuis la dissolution fin 2017 du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP) et l’emprisonnement de son chef, Kem Sokha.

 

Washington comme Bruxelles ont retiré leur aide à l’organisation de ce scrutin très controversé.

Des actions légales sont en cours contre les rares opposants qui ont osé promouvoir le boycott à visage découvert depuis le Cambodge.

 

Hun Sen est coutumier des déclarations choc contre l’opposition. Il a ainsi par le passé promis “l’enfer” à ses opposants, les invitant à “préparer leurs cercueils” en cas de contestation et assurant vouloir se maintenir au pouvoir “encore pour les deux prochains mandats”.

 

Les législatives de dimanche au Cambodge sont dénoncées comme une “farce” par l’opposition en exil et le régime met en garde contre tout “chaos” contestataire visant à “détruire” ce plébiscite attendu de Hun Sen. Plus de 80.000 policiers seront mobilisés dimanche, la police se disant prête à “empêcher tout acte de terrorisme et de chaos politique”.

 

Hun Sen brandit la menace d’une ère de chaos dans ce pays encore traumatisé par le régime khmer rouge, coupable d’un génocide ayant fait près de deux millions de morts dans les années 1970.

 

Hun Sen, dont les proches contrôlent de larges pans de l’économie, a construit une dynastie : ses trois fils occupent des postes clé au sein du parti au pouvoir et de l’armée et s’investissent à ses côtés dans la campagne électorale.

 

Source : AFP

 

 

Poutine “prêt à se rendre à Washington”, Trump “ouvert” à une visite à Moscou

Vladimir Poutine et Donald Trump ont fait échange d’amabilités vendredi en vue de leur nouvelle rencontre, dix jours après leur premier sommet, le président russe se disant “prêt à se rendre à Washington” et son homologue américain “ouvert” à une visite à Moscou.

 

Le premier sommet des deux dirigeants s’est tenu le 16 juillet à Helsinki. Il a provoqué un tollé aux Etats-Unis où les déclarations du président américain ont été jugées trop conciliantes vis-à-vis de son homologue russe. Pour sa part, Vladimir Poutine a jugé ces pourparlers “très réussis”, alors que Donald Trump les a qualifiés de “grand succès”.

 

Le maître du Kremlin a notamment cité parmi les sujets de discussion le traité de réduction du nombre des armes nucléaires entre la Russie et les Etats-Unis, le New START, qui doit expirer en 2021.

 

Initialement envisagé pour l’automne à Washington, le prochain sommet Trump-Poutine aura finalement lieu “l’année prochaine”, avait annoncé mercredi la Maison Blanche. Motif invoqué : l’enquête sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016 aux Etats-Unis et sur des soupçons de collusion entre l’équipe du candidat Trump et le Kremlin de Vladimir Poutine.

 

Selon l’ambassadeur de Russie à Washington, Anatoli Antonov, les deux hommes ont bien discuté de l’est de l’Ukraine durant leur entretien à Helsinki, et Vladimir Poutine a avancé des “propositions concrètes”.

 

Parmi elles, a rapporté l’agence d’information Bloomberg, figure l’organisation d’un référendum dans les régions séparatistes de l’Est pour mettre fin au conflit. Il porterait sur le statut des républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk, qui échappent au contrôle de Kiev.

 

Source : AFP

 

 

Défilé sous surveillance à Kiev pour commémorer la christianisation de la Russie

Des dizaines de milliers de fidèles ukrainiens de l’Eglise orthodoxe relevant du Patriarcat de Moscou ont défilé vendredi sous haute surveillance pour le 1030e anniversaire de la christianisation de la Russie kiévienne, sur fond de tensions religieuses exacerbées par la crise entre l’Ukraine et la Russie.

 

Selon la police, 20.000 personnes ont pris part à ce défilé qui s’est déroulé dans le calme. Pour leur part, les organisateurs ont estimé le nombre de participants à 250.000 personnes.

Environ 5.000 policiers ont été déployés pour assurer la sécurité, selon le ministère de l’Intérieur, sur fond de craintes d’affrontements avec des nationalistes ukrainiens.

 

La procession, en présence de plusieurs députés d’opposition prorusse, a suscité des critiques en Ukraine, les détracteurs de cette Eglise considérant sa hiérarchie comme agents du Kremlin. L’Ukraine compte 2 Eglises orthodoxes dissidentes du Patriarcat de Moscou, dont celle du Patriarcat de Kiev. Mais elles ne sont reconnues par aucune autre Eglise orthodoxe dans le monde.

 

L’Eglise dépendante du Patriarcat de Moscou reste la plus importante communauté religieuse du pays selon le nombre de paroisses. Mais selon un sondage de 2015, 44% des Ukrainiens s’identifient comme fidèles du Patriarcat de Kiev, contre 21% pour l’Eglise du Patriarcat de Moscou.

 

Souvent tendues, les relations entre ces deux Eglises ont été exacerbées avec la crise russo-ukrainienne marquée par l’annexion de la Crimée par la Russie en mars 2014 et suivie du conflit dans l’Est séparatiste prorusse de l’Ukraine qui a fait plus de 10.000 morts.

 

Kiev et l’Occident accusent la Russie de soutenir militairement les séparatistes, ce que Moscou nie farouchement. Alors que Kiev cherche à se doter d’une Eglise orthodoxe indépendante de Moscou et mondialement reconnue, le patriarche russe Kirill a saisi l’occasion pour mettre en garde contre toute tentati

ve de séparation.

 

Samedi, le président Petro Porochenko devrait participer à Kiev à une procession religieuse rivale en soutien de la création d’une Eglise orthodoxe ukrainienne indépendante de Moscou et reconnue par les autres Eglises orthodoxes.

 

Source : AFP

 

 

Records de chaleur et incendies en Europe

Plusieurs pays d’Europe étouffaient vendredi, frappés par une vague de chaleur battant des records et toujours sous le choc des incendies d’une violence exceptionnelle en Grèce et en Suède.

 

Victime du feu de forêt le plus meurtrier de son histoire –87 morts selon un dernier bilan– la Grèce devrait enfin retrouver la pluie avec des précipitations potentiellement importantes.

En Suède, qui a connu d’importants incendies, la pluie est attendue pour ce week-end.

La Finlande est également en proie à des incendies.

 

Les températures devaient tourner autour de 35 degrés Celsius vendredi dans l’est et le sud-est de l’Angleterre, atteignant les 37 degrés à Londres. Le record de chaleur enregistré en Grande-Bretagne pourrait être battu. Une alerte aux orages est en vigueur vendredi.

La France a connu jeudi l’après-midi le plus chaud depuis le début de l’année.

 

L’Allemagne s’approche de ses records de chaleur.

Touchée par une dure sécheresse, la Lettonie a décrété l’état de catastrophe nationale.

 

Source : AFP

 

 

Incendie de Mati en Grèce : Tsipras assume “la responsabilité politique”, rien sur l’opérationnel

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a assumé vendredi “la responsabilité politique” de l’incendie qui a causé la mort lundi de 87 personnes à l’est d’Athènes, le plus meurtrier jamais vu dans le pays, mais n’a rien concédé sur l’organisation des secours la nuit du drame.

 

Devant la polémique qui a éclaté vendredi au lendemain de 3 jours de deuil national, M. Tsipras, s’exprimant devant son conseil des ministres, a indiqué “assumer intégralement devant le peuple grec la responsabilité politique de cette tragédie”.

 

Comme plusieurs de ses ministres et son porte-parole dans les dernières 24 heures, il a pointé du doigt “les irrégularités urbanistiques” chroniques, c’est-à-dire principalement les constructions illégales sur les côtes, comme c’était le cas à Mati, station balnéaire.

 

Outre un bouquet de mesures chiffré à 40 millions d’euros pour subvenir aux besoins des sinistrés, M. Tsipras s’est engagé à constituer rapidement “un plan national pour parer” à ces irrégularités, et a invité l’opposition à “participer à cet effort national”.

 

Occupé depuis son arrivée au pouvoir début 2015 à faire face à “la catastrophe humaine provoquée par les politiques d’austérité” en raison de la crise économique, le Premier ministre de gauche radicale a concédé qu’il avait peut-être délaissé “le risque d’autres désastres émanant des irrégularités du passé”.

 

Les mea culpa sur l’urbanisme sont récurrents dans le pays après chaque catastrophe, sans provoquer de réels coups d’arrêt à l’indiscipline citoyenne et à la complaisance officielle dont elle bénéficie.

 

Mais M. Tsipras n’a pas fait d’auto-critique sur la gestion opérationnelle des évènements lundi soir, louant plutôt les efforts des pompiers et volontaires.

A Mati, de nombreux survivants étaient au contraire en colère, reprochant aux autorités un manque de prévention et de consignes efficaces pour évacuer la ville.

Tsipras a par ailleurs semblé faire sienne la thèse de l’incendie volontaire, à l’appui de laquelle son gouvernement a indiqué détenir “un élément sérieux” jeudi soir.

 

Source : AFP

 

 

En Espagne, un revers parlementaire met à nu le gouvernement Sanchez

Moins de deux mois après son arrivée au pouvoir, le nouveau chef de l’exécutif espagnol Pedro Sanchez a essuyé vendredi un premier revers important au parlement qui met en évidence la faiblesse de son gouvernement minoritaire.

 

Les prévisions budgétaires pour 2018 du gouvernement socialiste, tablant sur 2,7% de déficit en fin d’année contre 2,2% dans les prévisions de leurs prédécesseurs conservateurs, ont été largement rejetées par les députés.

 

Avec seulement 84 sièges sur 350 pour son parti socialiste (PSOE), Pedro Sanchez est en effet à la tête du gouvernement le plus minoritaire de l’histoire de l’Espagne.

Arrivé au pouvoir le 1er juin, il avait rassemblé une majorité hétérogène, de la gauche radicale aux indépendantistes catalans de centre-droit, pour renverser son prédécesseur de droite.

 

Le gouvernement socialiste annonce pour l’heure son intention de tenir le cap et de gouverner jusqu’à la fin de la législature, en juin 2020.

Les prochains mois s’annoncent pourtant des plus difficiles pour Pedro Sanchez, avec en perspective le vote du budget.

 

Avec un gouvernement si faible, le pays peut se retrouver bloqué, avec en plus des indépendantistes plus radicaux en Catalogne.

Des élections législatives anticipées sont possibles à tout moment.

 

Source : AFP

 

 

Bemba inéligible pour la présidentielle de décembre

La coalition au pouvoir du président Joseph Kabila en République démocratique du Congo (RDC) a déclaré que le chef de l’opposition, Jean-Pierre Bemba, ne pouvait pas participer à l’élection présidentielle en décembre à cause d’une affaire de subornation de témoins à La Haye.

 

Jean-Pierre Bemba, 55 ans, ancien chef rebelle puis vice-président de la RDC, a quitté son pays en 2007. Il a passé les dix dernières années en prison à La Haye.

 

Il avait été condamné par la Cour pénale internationale (CPI) en juin 2016 à 18 ans de réclusion pour des crimes commis en République centrafricaine en 2002 et 2003 mais a été acquitté en appel au début du mois, le tribunal estimant qu’il ne pouvait être tenu pour responsable des atrocités commises par ses soldats en Centrafrique.

 

Bemba avait annoncé mercredi sa candidature à l’élection présidentielle en RDC avec “un projet, une vision”, soulignant que Joseph “Kabila doit partir”.

Mais pour André Alain Atundu, un porte-parole de la coalition, Jean-Pierre Bemba est inéligible en vertu de la loi électorale congolaise.

 

En décembre, les électeurs congolais devront choisir un successeur au président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, qui aux termes de la Constitution ne peut briguer un troisième mandat.

 

Source : Reuters

 

 

Aux Comores, la campagne référendaire sans embûche du président Azali

A la tête de l’archipel pauvre de l’océan Indien depuis son élection en 2016, Azali Assoumani a convoqué les électeurs le 30 juillet pour leur faire approuver un texte qui lui permettrait, entre autres, de rempiler pour dix ans de plus.

 

Les adversaires politiques de l’ancien putschiste l’accusent depuis des mois de dérive autoritaire et ont choisi de boycotter le scrutin, qu’ils jugent “illégal”.

Leur décision a ouvert au chef de l’Etat un boulevard politique sur lequel il n’a pas manqué de s’engouffrer.

 

Fraîchement dévoilé, son projet de révision constitutionnelle modifie le régime de la présidence tournante instauré en 2001, qui a permis de ramener le calme dans l’archipel après une série de crises séparatistes et de coups d’Etat.

 

Ce système attribuait successivement la présidence à un candidat de chacune des trois îles du pays, élu pour un mandat unique de cinq ans.

 

Si le oui l’emporte lundi, le chef de l?Etat a promis de remettre son mandat en jeu et d’organiser dès 2019, selon les nouvelles règles, une élection présidentielle anticipée à laquelle il sera candidat.

 

Son projet prévoit aussi la suppression des trois postes de vice-présidents des Comores, celle de la Cour constitutionnelle et fait de l’islam la “religion d’Etat” du pays, à 99% musulman.

Au lieu de gouverner cinq ans, le président va pouvoir le faire dix ans. Une perspective “dangereuse” pour l’opposition, qui dénonce depuis des mois la “dictature” du président.

 

Source : AFP

 

 

Nicaragua : les étudiants commémorent 100 jours de révolte face à Ortega

Les étudiants nicaraguayens ont commémoré jeudi les 100 jours du lancement de la révolte contre le président Daniel Ortega, appelé par une ONG à démanteler les groupes paramilitaires.

La répression qui a fait plus de 300 morts ne faiblit pas.

Aleman, membre de l’opposition Alliance Civique qui est engagée dans un dialogue avec le gouvernement, a condamné la “chasse aux sorcières” que la police et les groupes paramilitaires mènent contre les participants aux manifestations, forçant les gens à couvrir leur visage de peur d’être identifiés, a-t-il dit.

 

Près de 600 personnes ont disparu après avoir été enlevées par des paramilitaires suite à des manifestations anti-gouvernementales, a dénoncé jeudi le Centre nicaraguayen des droits de l’homme (Cenidh).

 

Une loi antiterroriste entrée en vigueur cette semaine punit jusqu’à 20 ans de prison ceux qui soutiennent ou participent à des activités antigouvernementales.

Les manifestants accusent le président Daniel Ortega et sa femme d’avoir mis en place une dictature marquée par la corruption et le népotisme.

 

Les manifestants ont également appelé à la libération des prisonniers politiques.

Au moins 301 personnes ont été tuées au Nicaragua lors de manifestations contre le gouvernement du président Daniel Ortega, au pouvoir depuis onze ans.

 

Le président Ortega a nié lundi, dans un entretien à la chaîne américaine Fox News, contrôler les paramilitaires pro-gouvernementaux qui ont été vus en train d’agir aux côtés de la police.

Il a au contraire accusé des groupes politiques de diriger des milices anti-gouvernementales, qui ont selon lui tué “des dizaines” de policiers lors des troubles.

 

La contestation, lancée le 18 avril contre une réforme des retraites abandonnée depuis, s’est rapidement généralisée pour dénoncer la confiscation du pouvoir par l’ancien guérillero de 72 ans au pouvoir depuis 2007, après l’avoir déjà été de 1979 à 1990.

 

Daniel Ortega a écarté lundi toute idée de démission, dans l’interview à Fox News, assurant qu’il comptait aller jusqu’au bout de son mandat, en 2021, alors que la rue continue d’exiger sa démission et des élections anticipées.

 

Source : AFP

 

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L’ONU, à court d’argent, prépare des mesures d’économie

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a averti jeudi que son organisation souffrait d’un manque de trésorerie, précisant dans un message à ses fonctionnaires préparer des mesures d’économie.

 

Ce manque est provoqué principalement par le fait que des Etats membres ne payent pas à temps ce qu’ils doivent, selon le patron de l’ONU, qui a réclamé à ces pays d’accélérer le versement de leur contribution au budget de l’ONU.

 

“Nos problèmes de trésorerie n’ont jamais été aussi précoces et la tendance générale est préoccupante : nous sommes à court d’argent et nous restons dans le rouge plus longtemps”.

112 pays étaient à jour de leurs contributions en juillet. La liste ne comprend pas les Etats-Unis, premier contributeur (22%) du budget de fonctionnement des Nations unies.

 

Source : AFP

 

 

Le monde observe la plus longue éclipse de Lune du XXIe siècle

La plus longue éclipse totale de Lune du XXIe siècle a commencé à faire rougir notre satellite vendredi tandis que la planète Mars, quasiment au plus près de la Terre, était pleine d’éclat : une conjonction de phénomènes qui ravit les astronomes amateurs.

 

L’éclipse, qui correspond au moment où la Lune plonge dans l’ombre de la Terre, est visible, partiellement ou totalement, dans une moitié du monde (notamment l’hémisphère est). Elle peut être observée depuis l’Afrique, l’Europe, l’Asie, l’Australie.

 

Pour qu’une éclipse de Lune se produise, il faut qu’il y ait un alignement quasi parfait du Soleil, de la Terre et de la Lune. Notre planète, se trouvant entre notre étoile et la Lune, projette alors son ombre sur son satellite naturel.

 

La Lune, pleine, rentre peu à peu dans la pénombre, puis dans l’ombre pour se retrouver totalement dans l’ombre, avant d’en sortir progressivement.

Il s’agit de la deuxième éclipse totale de Lune de 2018, la première ayant eu lieu le 31 janvier.

 

L’autre vedette de la nuit était Mars, qui ne se trouve qu’à 57,6 millions de kilomètres de la Terre. A l’œil nu, on peut voir un point brillant tandis qu’avec une lunette ou un télescope, il est possible de l’observer dans les détails.

 

Source : AFP

 

 

Mille cinq cents migrants ont péri en Méditerranée en 2018

Au moins 1.500 migrants ont péri depuis le début de l’année en Méditerranée, et l’itinéraire entre la Libye et l’Italie a été le plus meurtrier, a fait savoir vendredi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

 

Cela représente un taux de 1 pour 19, car en tout, 55.000 migrants ont atteint les rivages européens depuis le début de l’année, contre le double à pareille époque de l’année en 2017.

Le nouveau gouvernement de l’Italie a fermé ses ports aux navires portant secours aux migrants.

Donc l’Espagne a dépassé cette année l’Italie comme première destination des migrants.

 

Source : Reuters

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