Journal du 27 juin 2018

 

Soudan du Sud : accord sur un cessez-le-feu dans les 72 heures

Le président du Soudan du Sud Salva Kiir et son grand rival Riek Machar ont convenu mercredi d’un cessez-le-feu “permanent” devant entrer en vigueur dans les 72 heures, un accord qui relance les espoirs de paix dans ce pays ravagé par une guerre dévastatrice.

 

Cet accord a été scellé à l’issue d’un nouveau round de discussions entre les deux principaux protagonistes dans la capitale soudanaise Khartoum, alors que l’ONU leur avait donné jusqu’à fin juin pour parvenir à “un accord politique viable” sous peine de sanctions.

Plusieurs précédents accords de cessez-le-feu ont volé en éclat, comme en 2016, l’année où M. Machar a fui son pays.

 

Deux ans après avoir obtenu son indépendance du Soudan, le Soudan du Sud s’est enfoncé dans une guerre civile en 2013 quand M. Kiir a accusé son ex-vice-président, Riek Machar, de fomenter un coup d’Etat.

Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés. Des centaines de milliers ont trouvé refuge au Soudan, selon l’ONU.

 

Certains analystes ont dit douter du respect du cessez-le-feu.

“Si les discussions ne progressent pas dans les prochains jours, les parties peuvent ne pas se sentir vraiment contraintes d’adhérer au cessez-le-feu”, estime Casie Copeland de l’International Crisis Group.

 

“Il y a un problème de commandement et il y a de nombreuses forces (engagées dans le conflit) qui ne sont pas proches du gouvernement ou de Machar. Et même si une trêve est appliquée, cela ne réduira qu’une partie de la violence”, ajoute-t-elle.

 

Source : AFP

 

 

Nigeria : plus de 200 morts dans des violences au centre

Plus de 200 personnes sont mortes le week-end dernier dans des violences dans l’Etat du Plateau, dans le centre du Nigeria, a déclaré mardi soir le gouverneur.

Ce nouveau bilan est nettement supérieur aux 86 morts du précédent bilan fourni par la police.

 

Les attaques comme celle de ce week-end sont généralement imputées au vieux conflit entre fermiers et gardiens de troupeaux semi-nomades, en conflit pour le contrôle des terres arables.

Ces violences ont pris des connotations ethnico-religieuses, opposant des gardiens de troupeaux peuls, dont la plupart sont musulmans, aux fermiers chrétiens issus d’autres groupes ethniques.

 

Source : Reuters

 

 

Indignation au Maroc après la condamnation des meneurs du “Hirak”

La condamnation à de lourdes peines de prison des meneurs du mouvement de protestation qui a agité le Maroc en 2016-2017 a suscité mercredi des réactions d’incompréhension et d’indignation dans le royaume.

 

Les autorités marocaines, elles, assurent que le procès s’est tenu conformément aux normes de la justice internationale, en présence d’observateurs indépendants et de médias.

A l’issue d’un procès fleuve de neuf mois, le leader du mouvement Nasser Zefzafi et trois de ses compagnons ont été condamnés à 20 ans de prison pour “atteinte à la sécurité de l’Etat”.

 

Jugés avec eux, 49 autres militants ont écopé de peines comprises entre un et quinze ans de prison. Les charges retenues vont de “tentatives de sabotage, de meurtre et de pillage”, à “réception de fonds destinés à une activité de propagande” en passant par la “participation à l’organisation de manifestations interdites”.

 

Après le verdict, leurs proches ont quitté le tribunal en criant leur colère et en scandant “vive le Rif”, en référence à la région historiquement frondeuse et marginalisée du nord du Maroc, qui a vu naître le “Hirak” suite à la mort en octobre 2016 d’un vendeur de poissons, broyé dans une benne à ordures.

 

“Simulacre de justice”, a tweeté l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH), tandis qu’Amnesty International appelait dans un communiqué à “annuler le verdict de culpabilité du procès injuste du Hirak”.

 

Une pétition lancée sur Internet pour “une loi d’amnistie générale des citoyens condamnés dans les procès du #Hirak #Rif”, a enregistré 2.900 signatures en quelques heures.

Mercredi, quelques centaines de manifestants se sont rassemblés devant le Parlement à Rabat.

 

Sur Facebook, des milliers de personnes ont remplacé leur photo de profil par un fond noir, avec des commentaires sur la “honte” ressentie face à cette “injustice”, comparant les peines avec celles plus “clémentes” prononcées contre les “pédophiles” et les “criminels”.

 

Dans la nuit de mardi à mercredi, des rassemblements ont eu lieu à Al-Hoceïma -épicentre du mouvement- et dans la cité voisine d’Imzouren, où un collège a été incendié, selon des médias locaux.

 

“J’ai espoir que les peines prononcées (en appel) seront plus justes”, a commenté le ministre d’Etat chargé des droits de l’Homme, Mustapha Ramid sur un site d’information.

Sollicité pour un geste de clémence, le Premier ministre a affirmé que “la justice est indépendante du gouvernement” et qu’il “faut attendre la phase d’appel”.

 

Source : AFP

 

 

Washington et Moscou d’accord sur un sommet Trump-Poutine

Moscou et Washington sont tombés d’accord sur la tenue d’un sommet entre Vladimir Poutine et Donald Trump.

Le sommet pourrait avoir lieu dans la seconde quinzaine du mois de juillet, après la participation du président américain au sommet de l’Otan à Bruxelles et sa visite en Grande-Bretagne.

 

Les Etats-Unis ont sanctionné début avril 24 personnalités russes, dont des oligarques et responsables gouvernementaux proches de Vladimir Poutine, et 14 groupes et entités en réponse aux “activités malveillantes” de Moscou visant à déstabiliser les démocraties occidentales.

 

Plusieurs dossiers comme la guerre en Syrie, le conflit en Ukraine, l’annexion de la Crimée par la Russie ou encore l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal en Grande-Bretagne début mars alourdissent le climat entre les deux pays.

 

Source : Reuters

 

 

Brexit : Patrons et syndicats britanniques et européens inquiets

Des représentants syndicaux et patronaux britanniques et européens ont appelé mercredi Londres et Bruxelles à accomplir des progrès dans leurs négociations sur la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne avant le Conseil européen cette semaine.

 

“Nous appelons le gouvernement du Royaume-Uni et l’UE à instiller rythme et urgence dans les négociations afin d’apporter des progrès tangibles, en particulier sur les dispositions de la clause de sauvegarde (backstop) afin d’éviter une frontière physique en Irlande”.

 

Ils demandent aux Européens et aux Britanniques de “donner la priorité à l’emploi et à la prospérité sur la politique au moment de trouver des solutions qui compteront pour les générations à venir”.

 

A neuf mois de la date du Brexit, la Première ministre britannique Theresa May est toujours incapable de déterminer clairement la manière dont seront organisées les relations commerciales entre Londres et Bruxelles après le divorce.

 

Les signes de nervosité se sont accentués dans le secteur industriel au cours des derniers jours alors que se profile le sommet de l’UE les 28 et 29 juin.

Des entreprises comme Siemens, Airbus ou BMW ont ouvertement fait part de leurs craintes face à un Brexit désordonné qui aurait des conséquences sur leurs intérêts économiques.

 

Les polémiques internes au gouvernement britannique continuent de compliquer la négociation.

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson, partisan d’un Brexit dur, a balayé en utilisant un langue vulgaire les craintes des milieux économiques lors de discussions avec des ambassadeurs de l’Union européenne, rapportait le quotidien The Telegraph samedi.

 

Source : Reuters

 

 

Yémen : pourparlers pour éviter un assaut contre le port d’Hodeïda

L’émissaire de l’Onu pour le Yémen a rencontré mercredi le président yéménite en exil, Abd Rabbou Mansour Hadi, dans le but de trouver une solution politique pour éviter qu’un assaut ne soit lancé sur le port d’Hodeïda, le plus important du pays.

 

Une coalition arabe, menée par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, a lancé le 12 juin une offensive contre la ville d’Hodeïda, située sur les bords de la mer Rouge, afin d’en chasser les rebelles chiites houthis, soutenus par l’Iran.

 

Selon l’Onu, 22 millions de Yéménites sont dépendants d’une assistance extérieure, et 8,4 millions déjà menacés par la famine.

Or les quatre cinquièmes des biens de première nécessité acheminés au Yémen transitent par le port d’Hodeïda et les Nations unies craignent une aggravation de la crise humanitaire.

 

Les combats ont baissé d’intensité depuis que les forces de la coalition arabe ont pris la semaine dernière le contrôle de l’aéroport de la ville, mais les Nations unies craignent qu’une escalade des combats n’exacerbe un peu plus la crise humanitaire et n’entraîne un nombre accru de victimes à Hodeïda.

 

Source : Reuters

 

Lire aussi :

https://infosplanetaires.com/moyen-orient/guerre-par-procuration-contre-liran-au-yemen-larabie-saoudite-encerclee.html

 

 

La crise du Golfe s’invite devant la justice internationale

La crise entre le Qatar et ses voisins du Golfe s’est invitée devant la Cour internationale de Justice (CIJ), saisie ou en passe de l’être par les deux parties qui s’accusent de violations des droits de l’Homme pour les uns et de violations de l’espace aérien pour les autres.

 

Dans une première manche de ce conflit, le Qatar a porté son différend avec les Émirats arabes unis (EAU) devant la plus haute instance judiciaire de l’ONU mercredi, un an après que ce rival et d’autres États de la région eurent brusquement rompu leurs liens avec Doha.

 

Le 5 juin 2017, les Émirats, l’Arabie saoudite, Bahreïn et l’Égypte avaient coupé tous leurs liens avec le Qatar, en l’accusant de soutenir des mouvements “terroristes”, de se rapprocher de l’Iran et de saper la stabilité de la région.

Le Qatar, qui a rejeté les accusations de soutien au “terrorisme”, a dénoncé un “blocus” aérien, maritime et terrestre, ainsi que l’expulsion de ses citoyens par les autres pays.

 

En retour, les EAU, l’Arabie saoudite, Bahreïn et l’Égypte vont eux aussi déposer plainte devant la CIJ, ont-ils annoncé mercredi selon des médias officiels.

Ils reprochent au Qatar une violation de leur espace aérien, menaçant le trafic de l’aviation civile.

 

Des responsables émiratis ont accusé le Qatar d’envoyer des avions de chasse pour intercepter des vols commerciaux et un hélicoptère civil émiratis dans l’espace aérien bahreïni, ce que Doha a démenti.

 

Si la date d’examen de cette nouvelle plainte n’est pas encore connue, 16 juges de la CIJ ont commencé à entendre les griefs du Qatar mercredi à l’intérieur du majestueux Palais de la Paix.

La CIJ juge les différends entre États mais ne dispose pas de moyens coercitifs pour faire appliquer ses décisions.

 

Tous les efforts diplomatiques, notamment ceux du Koweït et des États-Unis, ont échoué depuis le début de la crise dans cette partie du Golfe, jusqu’alors l’une des régions les plus stables du monde arabe.

 

Le différend a remis en cause l’existence même du Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui regroupe depuis 1981 les six pétromonarchies arabes de la région.

Début juin, le Comité national des droits de l’Homme du Qatar (NHRC – formé par les autorités) a publié un rapport affirmant que les adversaires du Qatar avaient commis en un an plus de 4.000 violations des droits de l’Homme.

 

Les adversaires du Qatar lui ont remis une liste de 13 demandes, dont la fermeture de la chaîne satellitaire Al-Jazeera, le retrait des troupes turques de son territoire et la réduction de sa coopération avec l’Iran, avec lequel il partage le plus grand champ gazier au monde.

Doha les a toutes rejetées.

 

Source : AFP

 

 

Syrie : raids meurtiers sur le sud, des ONG sonnent l’alarme

Des raids meurtriers ont frappé mercredi les territoires rebelles dans le sud syrien, des organisations humanitaires tirant la sonnette d’alarme face à l’offensive du régime et de son allié russe, qui fait craindre une nouvelle crise humanitaire.

 

Après avoir consolidé son pouvoir sur la capitale Damas et ses environs en chassant factions rebelles et groupes jihadistes, le pouvoir de Bachar al-Assad a porté son attention sur le sud, une région sensible bordant la frontière avec la Jordanie et le plateau du Golan, en partie occupé par Israël.

 

Les forces du régime, appuyées par des raids russes, ont lancé mardi une offensive contre les quartiers insurgés de la ville de Deraa, après une semaine de bombardements meurtriers visant principalement l’est de la province.

 

Alors que les combats en une semaine ont poussé à la fuite des dizaines de milliers de personnes, plusieurs organisations humanitaires ont dénoncé des violences envers les civils.

Dans le sud, les insurgés contrôlent encore 70% de la province de Deraa et de la région voisine de Qouneitra.

 

Le régime syrien, qui enchaîne les victoires et contrôle désormais 65% du territoire, est déterminé à asseoir son pouvoir sur l’ensemble du pays, ravagé depuis 2011 par une guerre meurtrière qui a fait plus de 350.000 morts.

 

Au total, quelque 750.000 civils vivant en zone rebelle dans le sud sont menacés par les opérations militaires, a récemment averti l’ONU.

“Ce que nous avons vu à Alep, dans le nord rural de Homs, dans la Ghouta orientale, se produit actuellement dans le sud, où des villes sont bombardées quotidiennement, des personnes déracinées”, a déploré le directeur de l’ONG CARE pour la Syrie, Wouter Schaap.

 

Environ 45.000 civils ont été déplacés par les bombardements sur la province de Deraa, la majorité se rapprochant de la frontière avec la Jordanie, selon l’ONU.

Réitérant la position officielle d’Amman, le chef de la diplomatie jordanienne Ayman al-Safadi a averti mardi soir que son pays ne pourrait pas accueillir un nouvel afflux de réfugiés.

 

En Jordanie, quelque 650.000 réfugiés syriens ont été enregistrés auprès des Nations unies, mais les autorités évaluent leur nombre à près d’1,3 million.

Le refus d’Amman d’ouvrir une frontière fermée depuis 2016 inquiète.

 

Source : AFP

 

 

Le président iranien sommé de changer son équipe économique

Deux tiers des députés iraniens ont écrit au président Hassan Rohani pour le sommer de changer son équipe économique au vu des “mauvais résultats” du gouvernement en la matière, rapporte mercredi l’agence officielle iranienne Irna.

 

La lettre appelle M. Rohani à agir “de toute urgence [en vue d’un] changement dans la direction de l’équipe économique” afin d’y apporter du “dynamisme” et une “compréhension” de la situation économique avant que le Parlement “prenne une décision sur ce point”.

 

Le Parlement a le pouvoir de déclarer, à l’issue d’un vote, l'”incapacité” du président de la République, ce qui ouvre la voie à sa possible révocation par le guide suprême.

Le gouvernement fait face à un mécontentement grandissant du fait des turbulences économiques que traverse le pays.

 

Sous pression depuis des mois, la devise iranienne a accéléré sa chute sur le marché parallèle depuis que le président américain Donald Trump a retiré en mai son pays de l’accord international sur le nucléaire iranien de 2015 et annoncé un renforcement des sanctions économiques des États-Unis vis-à-vis de l’Iran.

 

En neuf mois, le rial a perdu près de 50% de sa valeur face au dollar, et l’inflation s’accélère.Rohani a été réélu au premier tour en mai 2017, sur la promesse d’une amélioration de l’économie et d’une certaine libéralisation de la société.

Il est attaqué violemment depuis des semaines par le camp ultraconservateur, qui dénonce sa politique d’ouverture avec l’Occident et l’accuse de mener l’économie nationale à sa perte.

 

Lundi et mardi, les commerçants du Grand Bazar de Téhéran, soutien traditionnel du système politique en Iran mais attaché aussi à la défense de ses propres intérêts, ont observé un rare mouvement de grève pour protester contre la dépréciation de la monnaie nationale et les entraves à l’activité économique dont ils rendent le pouvoir responsable.

 

Le même jour, de brèves échauffourées ont opposé quelques dizaines de contestataires et les forces de l’ordre dans le centre de la capitale.

Selon l’agence Fars et des témoins interrogés par l’AFP, les boutiques du Grand Bazar ont rouvert mercredi sous la surveillance d’un grand nombre de policiers.

 

Source : AFP

 

 

Israël frappe une voiture à Gaza, tirs de roquettes palestiniens

L’armée israélienne a frappé un véhicule appartenant à un membre du Hamas dans la bande de Gaza, tandis que le mouvement islamiste palestinien a tiré des roquettes en direction d’Israël.

D’après des habitants du camp de réfugiés de Nousseirat dans le centre de la bande de Gaza, personne n’a été blessé dans l’explosion du véhicule.

 

L’armée israélienne affirme mercredi que cette voiture appartenait à un activiste “lourdement impliqué dans le lancement de ballons incendiaires et explosifs de la bande de Gaza vers Israël”. Deux postes d’observation du Hamas ont aussi été touchés, ajoute-t-elle.

 

Les Palestiniens de Gaza ont entrepris depuis plusieurs semaines d’envoyer au-delà de la frontière avec Israël des cerfs-volants et des ballons gonflés à l’hélium auxquels ils suspendent de la braise ou des chiffons enflammés, voire de petits engins explosifs. L’objectif de cette nouvelle tactique est d’essayer de faire prendre feu aux terres agricoles arides et aux forêts situées côté israélien.

 

Source : Reuters

 

 

Les feux de forêt entraînent une déforestation quasi-record en 2017 selon une enquête

Les feux de forêts allumés pour faire place aux exploitations agricoles, de l’Amazonie au bassin du Congo, ont provoqué en 2017 la perte d’une couverture forestière mondiale atteignant presque la superficie de l’Italie, a déclaré mercredi un réseau indépendant de surveillance forestière.

 

Le Brésil, la République démocratique du Congo, l’Indonésie, Madagascar et la Malaisie ont subi les pertes les plus importantes de 2017, selon des données satellitaires. L’étude omet cependant de préciser dans quelle mesure la plantation d’arbres et la nouvelle croissance compensent les pertes.

 

« De vastes zones forestières continuent à être détruites, en grande partie de façon illégale, pour la culture du soja, de l’huile de palme, d’autres produits commercialisés à l’échelle mondiale, ainsi que pour l’élevage de bœuf ».

 

De nombreux pays essaient de planter des arbres pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat, conclu en 2015 afin de limiter la hausse des températures. En effet, lorsque les arbres poussent, ils absorbent le dioxyde de carbone de l’atmosphère.

 

Source : Reuters

 

 

La torture est inacceptable même en temps de guerre ou en période d’état d’urgence

A l’occasion de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture (26 juin), le chef de l’ONU a appelé à rendre hommage aux nombreux survivants de la torture partout dans le monde et à réaffirmer la volonté de « mettre fin à cette pratique aussi abominable que vaine ».

 

La Déclaration universelle des droits de l’homme interdit absolument et sans équivoque tout acte de torture.

Au cours des 70 dernières années, l’utilisation de la torture a été criminalisée dans un très grand nombre de législations nationales et la responsabilité pour les actes de torture a été intégrée dans de nombreux codes pénaux.

 

Si la lutte contre la torture et d’autres formes de traitement cruel, inhumain ou dégradant a énormément progressé, le chef de l’ONU estime qu’il reste encore « beaucoup à faire pour y mettre fin définitivement ».

 

« L’impunité reste toujours élevée ; de soit-disantes preuves obtenues sous la contrainte de torture continuent d’être déclarées recevables par les cours de nombreux pays », ont déploré les mécanismes onusiens et régionaux contre la torture.

 

Par ailleurs, les mécanismes relèvent que, la pratique de la torture est de plus en plus acceptée, au titre de « certaines circonstances », en particulier dans le contexte de la lutte contre le terrorisme, et beaucoup trop de défenseurs des droits de l’homme font face quotidiennement à des menaces de mort et des représailles pour leur combat.

 

A l’occasion de la Journée, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a rappelé le rôle essentiel du Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture.

 

Chaque année, plus de 50.000 victimes de tortures et leurs familles sont aidées par des programmes soutenus par le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture.

 

Source : ONU

 

 

Xi Jinping à Mattis : la Chine “pas expansionniste” mais n’abandonnera pas de territoire

La Chine n’est pas “expansionniste” mais ne sacrifiera “pas un pouce” de son territoire, a affirmé mercredi le président chinois Xi Jinping au ministre américain de la Défense Jim Mattis, alors que les prétentions de Pékin en mer de Chine du sud avivent de profondes tensions avec Washington.

 

Le régime communiste a déployé début mai, selon Washington, des armements incluant des batteries de missiles et des systèmes de brouillage électronique sur des îlots de mer de Chine méridionale, une zone stratégique où Pékin se heurte aux revendications territoriales rivales de pays voisins, suscitant le courroux américain.

 

Pékin revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale au nom d’une présence historique. Des pays riverains (Philippines, Vietnam, Malaisie, Brunei) lui opposent des prétentions rivales, qui se chevauchent parfois entre elles.

 

Le géant asiatique a accéléré ces dernières années l’installation de bases navales et aériennes sur plusieurs îlots renforcés artificiellement, une façon d’appuyer ses revendications territoriales.

 

Ces initiatives chinoises ont poussé le Pentagone à retirer une invitation présentée précédemment à Pékin de participer à l’exercice Rim of the Pacific (Rimpac), vastes manœuvres maritimes auxquels participent tous les deux ans près de 30 pays.

 

Autre pomme de discorde : Taïwan, une île administrée par un régime rival de Pékin depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949, mais dont les autorités communistes revendiquent la souveraineté. Le gouvernement taïwanais est un proche allié des Etats-Unis malgré l’absence de relations diplomatiques.

 

Source : AFP

 

 

Trump temporise sur les investissements chinois aux Etats-Unis

Le président américain, Donald Trump, a annoncé mercredi sa volonté d’exercer une surveillance plus stricte sur les investissements étrangers “prédateurs”, mais n’a pris aucune mesure spécifique visant la Chine.

 

Plusieurs médias américains avaient évoqué ces derniers jours de possibles mesures visant à interdire à des compagnies à capitaux chinois d’investir dans des entreprises américaines dans les secteurs tels que l’automobile électrique, la robotique ou l’espace.

 

Ces informations faisaient craindre un nouveau pic de tensions au moment où Washington et Pékin sont engagés dans un bras de fer commercial à l’issue incertaine.

Dans un communiqué, Donald Trump a souligné sa volonté de soutenir un projet de loi au Congrès qui offre des outils complémentaires pour combattre les investissements “prédateurs” qui “menacent le leadership technologique” des Etats-Unis.

 

Ce projet de loi lié au CFIUS (Comité sur les investissements étrangers aux Etats-Unis) a été adopté par 400 voix contre 2 à la Chambre des représentants, s’est pour sa part félicité le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin.

 

Avec ce projet de loi baptisé “FIRRMA”, “nous avons les moyens nécessaires pour protéger les technologies importantes. Notre objectif n’est pas de singulariser la Chine (…) mais d’avoir les outils nécessaires pour protéger nos investissements”, a-t-il déclaré.

 

La président Trump a toutefois précisé que si le Congrès échouait à voter cette loi “qui protège mieux les fleurons de la technologie américaine”, il donnerait l’ordre à son administration de déployer de nouveaux outils pour y parvenir.

 

Après avoir infligé des droits de douane de 25% sur 50 milliards de dollars d’importations chinoises, Washington a menacé de porter à un total de 450 milliards de dollars la valeur des produits chinois qui seraient taxés à leur entrée aux Etats-Unis.

Pékin y a répliqué en annonçant des droits de douane “identiques”.

 

Source : AFP

 

 

Chine : au Xinjiang, jackpot pour les firmes au service de l’Etat policier

En Chine, dans le nord-ouest du pays frappé par les attentats, le renforcement de l’Etat policier ouvre un marché de plusieurs milliards d’euros pour les fournisseurs de caméras et les équipementiers des “centres de rééducation”.

 

La surveillance dans la vaste région semi-désertique du Xinjiang, peuplée de 20 millions d’habitants, s’est renforcée de façon exponentielle ces dernières années. Objectif affiché par le Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir : prévenir tout séparatisme et extrémisme islamiste.

 

Les caméras sont aujourd’hui omniprésentes. Elles pointent vers les imams prêchant dans les mosquées, les clients des restaurants ou encore les vendeurs dans les bazars. Des organisations internationales de défense des droits de l’homme dénoncent des intrusions dans la vie privée.

 

Reconnaissance faciale, scans d’iris, prélèvements d’ADN et intelligence artificielle sont également utilisés par les autorités du Xinjiang pour veiller à ce “qu’aucun angle mort” ne subsiste pour les fauteurs de trouble potentiels.

 

La région est déjà l’un des endroits les plus surveillés du globe. Mais les dépenses de sécurité y ont encore gonflé “de près de 100%” l’an dernier, à 58 milliards de yuans (7,6 milliards d’euros), estime Adrian Zenz, expert de la sécurité en Chine à l’European School of Culture and Theology (Allemagne).

 

Les autorités justifient ce tour de vis sécuritaire par la menace terroriste. Des membres de la minorité ouïghoure, un peuple turcophone majoritairement musulman, ont commis des attaques à l’arme blanche et à l’explosif qui ont fait des centaines de morts ces dernières années en Chine.

 

Pékin s’alarme des liens entre ces militants radicalisés, souvent présentés comme des “séparatistes”, et des groupes jihadistes internationaux.

Mais pour les entreprises chinoises comme Hikvision, le plus grand fournisseur mondial d’équipements de surveillance, ce boom de la sécurité au Xinjiang est une aubaine.

 

Les autorités régionales ont publié des milliers d’appels d’offres depuis début 2017. Outre les caméras, ils concernent les uniformes de police, les véhicules blindés ou encore la construction de “centres de rééducation”.

 

Ces camps, où les personnes considérées comme suspectes doivent notamment suivre des exercices de type militaire et des cours de marxisme, ont essaimé dans tout le Xinjiang.

Après enquête, l’AFP a découvert qu’environ 20% des adultes d’un village de la région y avaient été envoyés. Certaines sources évoquent des centaines de milliers de personnes détenues.

 

Source : AFP

 

 

Rohingyas : Amnesty international veut des poursuites contre le chef de l’armée birmane

Le chef de l’armée birmane et 12 autres haut gradés responsables d’une “offensive systématique et orchestrée” contre les musulmans rohingyas, doivent être poursuivis pour crimes contre l’Humanité, a accusé mercredi Amnesty international, qui demande la saisine de la Cour pénale internationale.

 

“Le déferlement de violence de la part des forces de sécurité (…) – meurtres, viols, actes de torture, destruction par le feu et famine induite – n’est pas le fait de quelques soldats ou unités livrés à eux-mêmes”, a estimé Matthew Wells, d’Amnesty International.

“Une foule d’éléments tendent à prouver que ces actes s’inscrivent dans le cadre d’une offensive systématique et parfaitement orchestrée contre la population rohingya”, a-t-il ajouté.

 

Entre août et décembre 2017, plus de 700.000 Rohingyas ont fui une offensive de l’armée birmane lancée en représailles d’attaques de postes-frontières par des rebelles rohingyas. Ils ont trouvé refuge au Bangladesh où ils vivent depuis dans d’immenses campements de fortune.

 

L’étude, fouillée, “montre que dans plusieurs villages”, “des hommes, des femmes et des enfants” ont été “massacrés”. “Dans les villages de l’État Rakhine, les forces de sécurité de Birmanie ont violé et commis d’autres actes de violence sexuelle contre les femmes et les filles rohingyas et ont brûlé des centaines de villages”, accuse l’ONG.

 

L’ONU condamne elle aussi depuis des mois un “nettoyage ethnique” et réclame la fin des opérations militaires, un accès sans entrave pour l’aide humanitaire et le retour des Rohingyas dans leur région d’origine.

 

Ce rapport d’Amnesty est publié quelques jours après l’annonce de sanctions de la part de l’Union européenne et du Canada visant 7 hauts responsables birmans chargés de la sécurité, responsables à leurs yeux de graves violations des droits de l’Homme contre les Rohingyas.

Quelques heures après, l’armée birmane a annoncé que l’un de ses généraux avait été renvoyé.

 

Les Birmans “renvoient des généraux et mettent en place des commissions d’enquête manquant de crédibilité”, analyse Aaron Connelly, spécialiste de l’Asie du Sud-Est à l’Institut Lowy d’Australie. “Mais aucune de ces mesures n’a de chance de marcher, sans mises en examen pour crimes contre l’Humanité”, a-t-il déclaré à l’AFP.

 

Source : AFP

 

 

Inde : des rumeurs sur WhatsApp sur des rapts d’enfants déclenchent une vague d’agressions

La police indienne a appelé mercredi la population à ne pas croire les fausses rumeurs circulant sur WhatsApp au lendemain d’une vague d’agressions et de lynchages qui ont coûté la vie à une femme prise pour une ravisseuse d’enfants, dans ce pays où les “fake news” connaissent de plus en plus d’issues tragiques.

 

De fausses informations faisant état de centaines de trafiquants d’enfants au Gujarat ont déclenché 5 attaques mardi dans plusieurs villes de cet État de l’ouest de l’Inde. La fréquence de telles affaires s’accélère ces derniers temps dans cette nation d’Asie du Sud, qui dans sa modernisation adopte en masse les moyens de communication numériques.

 

La messagerie américaine WhatsApp est un canal de communication extrêmement populaire en Inde et les rumeurs y prolifèrent hors de tout contrôle, aboutissant parfois à des lynchages. L’hystérie provoquée par des textos autour de prétendus “ravisseurs d’enfants” a d’ores et déjà coûté la vie à au moins 22 personnes en un an, d’après la presse indienne.

 

Les rumeurs meurtrières ne sont pas un phénomène nouveau en Inde, comme dans de nombreux autres pays du monde, mais leur émergence est facilitée par l’accélération et la démocratisation des moyens de communication numériques.

 

Face à ce fléau, les experts appellent à une éducation à l’information et au bon usage des plateformes en ligne. En effet, les rumeurs sont souvent prises pour argent comptant par des internautes indiens, voire par des médias locaux peu regardants sur l’exactitude.

 

Source : AFP

 

 

Malaisie : des biens confisqués à l’ex-Premier ministre estimés jusqu’à 234 millions d’euros

Des biens saisis dans le cadre de l’enquête pour détournements de fonds visant l’ex-Premier ministre malaisien Najib Rajak, incluant des bijoux et des sacs de luxe, sont estimés jusqu’à 234 millions d’euros, a annoncé mercredi la police locale.

 

En mai, la police avait révélé avoir saisi des centaines de cartons contenant des sacs à mains de luxe remplis d’argent et de bijoux, lors de perquisitions dans le cadre de l’enquête pour détournements de fonds visant M. Najib, qui fut Premier ministre de 2009 à mai 2018.

 

Le nouveau gouvernement issu des législatives du 10 mai, dirigé par le Premier ministre Mahathir Mohamad, 92 ans, avait annoncé qu’il souhaitait récupérer les fonds détournés de la société publique 1Malaysia Development Berhad (1MDB), créée par M. Najib peu après son arrivée au pouvoir en 2009, et endettée aujourd’hui à hauteur de 10 milliards d’euros. L’ex-Premier ministre, soupçonné d’avoir détourné environ 640 millions d’euros, a toujours nié toute malversation.

 

L’épouse de ce dernier, Rosmah Mansor, était très impopulaire en raison de ses dépenses extravagantes, notamment des sacs à main de grande marque et des vêtements de luxe.

Le régime de M. Najib s’était attaqué à tout ce qui touchait à 1MDB, faisant clôturer des enquêtes sur le scandale, écartant des voix critiques du gouvernement à l’égard de l’affaire, muselant les médias et procédant à des interpellations de personnes évoquant le scandale.

 

Cette affaire, qui secoue la Malaisie depuis plusieurs années, a largement contribué à la défaite cinglante aux législatives de l’ancienne coalition qui était au pouvoir depuis 61 ans et était dirigée par M. Najib.

Peu après la prise de fonction de M. Mahathir, M. Najib s’est vu interdire de quitter la Malaisie, alors qu’il s’apprêtait à se rendre à l’étranger.

 

Source : AFP

 

 

Nicaragua : le pouvoir accuse l’opposition de vouloir rompre l’ordre constitutionnel

Le ministre nicaraguayen des Affaires étrangères a accusé mardi l’opposition de vouloir “rompre l’ordre constitutionnel”, via un plan de “déstabilisation sociale” fomenté selon lui par des “intérêts obscurs”.

 

Alors que la vague de contestation du pouvoir du président Daniel Ortega a déjà fait plus de 210 morts en deux mois, “il y a au Nicaragua une tentative de déstabilisation sociale de la part de groupes à l’intérieur du pays, appuyés de l’étranger, et desquels se sont rapprochées des bandes de délinquants et de narcotrafiquants” pour engendrer de la violence, a déclaré Denis Moncada.

 

L’Alliance civique pour la Justice et la Démocratie – une coalition de groupes d’opposition de la société civile – a estimé lundi que le gouvernement n’avait fait preuve d’aucune “ouverture ni volonté politique” pour discuter de la démocratisation du pays, incluant la tenue d’élections anticipées réclamée par la Conférence épiscopale du Nicaragua (CEN).

 

Le gouvernement a nié toute responsabilité dans la violence causée par les groupes paramilitaires, accusés par l’opposition d’agir avec l’appui en sous-main des autorités.

 

Source : AFP

 

Lire aussi :

https://infosplanetaires.com/ameriques/nicaragua-des-recommandations-du-fmi-a-la-guerre-civile.html

Poster un Commentaire

avatar

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S'abonner aux commentaires  
Me notifier des