Journal du 31 juillet – 1er août 2018

 

Les armes lourdes iraniennes retirées à 85 km du Golan, dit Moscou

Les forces iraniennes ont retiré leurs armes lourdes à 85 km de la ligne de démarcation avec les hauteurs du Golan contrôlées par Israël, a déclaré l’émissaire du président russe pour la Syrie, que cite mercredi l’agence de presse russe Tass. “Il n’y a aucune unité disposant d’armes lourdes qui puisse menacer Israël, à une distance inférieure à 85 km de la ligne de démarcation”.

 

Avec l’appui de la Russie, de l’Iran et de l’organisation libanaise chiite du Hezbollah, les troupes du régime syrien ont reconquis ces dernières semaines les zones tenues par les insurgés dans le sud-ouest de la Syrie, rapprochant l’armée syrienne de la frontière israélienne.

Le ministre israélien de la Coopération régionale a jugé ce repli insuffisant.

 

Pour les autorités israéliennes, les forces iraniennes et le Hezbollah représentent une menace directe pour la sécurité de l’Etat hébreu.

Netanyahu a dit que “Nous ne permettrons pas que les Iraniens s’implantent même à 100 km de la frontière”.

 

Source : Reuters

 

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Cinq mois de prison pour une poétesse arabo-israélienne

Une poétesse arabo-israélienne a été condamnée mardi à cinq mois de prison pour incitation au terrorisme pour avoir lu un de ses textes sur fond d’images montrant des Palestiniens affrontant des soldats israéliens.

 

Âgée de 36 ans, Dareen Tatour avait publié cette vidéo sur Facebook et YouTube en 2015 en pleine “Intifada des couteaux”.

“Résiste, mon peuple, résiste-leur, résiste au pillage des colons et suit la caravane des martyrs”, disait-elle notamment.

 

Source : Reuters

 

 

En Irak, courants alternatifs pour faire face à la crise endémique

La pénurie d’électricité empoisonne la vie des Irakiens poussés à recourir à des systèmes alternatifs. En l’absence de solution radicale depuis des années, les coupures d’électricité chroniques en Irak où la température tutoie les 50 degrés en été, ont provoqué de nouvelles manifestations dans le pays et même coûté son poste au ministre en charge.

 

Dans le 12e pays le plus corrompu au monde, une bonne part des 40 milliards de dollars de budget alloués au secteur de l’électricité depuis 15 ans se sont évaporés. L’argent des contrats fantômes a filé dans les poches d’hommes d’affaires ou de politiciens véreux qui n’ont jamais lancé les travaux nécessaires.

 

Pour maintenir en fonctionnement les climatiseurs, réfrigérateurs et autres appareils électriques nécessaires à la vie quotidienne, certains s’en remettent à de petits générateurs qu’ils doivent démarrer manuellement après les avoir remplis de fioul.

 

D’autres ont recours à d’imposants générateurs installés par de petits entrepreneurs à tous les coins de rue. Mais cela coûte cher aux Irakiens.

Pour l’écrasante majorité des Irakiens, vivre sans électricité ou presque est un cauchemar.

 

Début juillet, un mouvement de contestation populaire a gagné le sud rural, ravagé par la sècheresse, et agité Bagdad quelques jours.

Ces manifestations, qui ont fait 14 morts, sont parties de Bassora, la province la plus riche en pétrole du pays mais aussi l’une des moins bien dotées en infrastructures.

 

Face à la grogne, le Premier ministre Haider al-Abadi a limogé le ministre de l’Electricité, artisan de la “privatisation” du secteur qui devait en principe assurer 24 heures de courant par jour. Ce projet a bien marché durant plusieurs mois dans les rares zones où il a été testé. Mais dès les premières chaleurs, les coupures ont recommencé.

 

Source : AFP

 

 

La justice turque rejette la libération d’un pasteur américain

Une cour d’appel turque a rejeté mardi la demande de mise en liberté du pasteur américain Andrew Brunson, assigné à résidence durant son procès pour des faits supposés de terrorisme.

Les relations entre les Etats-Unis et la Turquie se sont tendues en raison de cette affaire alors que le pasteur Brunson a passé 21 mois en prison avant d’être placé en résidence surveillée.

 

Donald Trump a menacé la Turquie de “vastes sanctions” jeudi si elle ne libérait par le religieux qui est accusé par le gouvernement turc d’être impliqué dans la tentative de putsch manqué de juillet 2016.

 

Brunson, qui vit en Turquie depuis plus de vingt ans, risque 35 années de réclusion s’il est reconnu coupable des charges retenues contre lui. Il dément toutes ces accusations.

La prochaine audience de son procès n’est pas prévue avant le 12 octobre et son avocat Ismail Cem Halavurt a annoncé qu’il allait continuer à faire campagne pour sa mise en liberté.

 

La Maison blanche n’a pas précisé la nature des sanctions qu’elle envisageait d’imposer à la Turquie mais des membres du Congrès ont dénoncé la détention de Brunson et d’autres ressortissants américains.

 

Une proposition de loi prévoit de restreindre les prêts des institutions financières internationales à la Turquie jusqu’à ce que le gouvernement turc cesse ses “arrestations et ses détentions arbitraires” de citoyens américains.

 

Le porte-parole du président turc a affirmé mardi que la Turquie “ne plierait devant aucune menace” et qu’elle répliquerait à toute sanction américaine. Ankara a le droit de recourir à un arbitrage si les Etats-Unis bloquent la livraison de chasseurs F-35 à la Turquie, a-t-il déclaré. Les ministres des Affaires étrangères doivent se rencontrer cette semaine.

 

Source : Reuters

 

 

Au Liban, une possible légalisation du cannabis inquiète les producteurs

Près d’un barrage de l’armée dans l’est du Liban, les champs de cannabis s’étendent à perte de vue. Les autorités veulent légaliser cette culture à des fins thérapeutiques, mais l’initiative inquiète les producteurs qui craignent une baisse de leurs profits.

 

Depuis des décennies, la production de hachisch prospère dans cette région. La culture est illégale et la loi punit de prison le trafic de drogue, mais cette industrie rapporte toujours des millions de dollars, faisant du Liban le troisième producteur au monde selon l’ONU, derrière l’Afghanistan et le Maroc.

 

Confronté à une économie qui bat de l’aile, le Parlement envisage de légaliser la culture du cannabis à usage médical, suivant les recommandations du cabinet de conseil international McKinsey & Cie.

 

Mais quand le producteur de cannabis vend sa production à un trafiquant, les bénéfices sont beaucoup plus élevés.

Aussi, le cannabis pousse très facilement dans cette région.

 

La production locale, réputée pour sa qualité, est principalement écoulée sur les marchés du Moyen-Orient, notamment en Syrie, Jordanie, Egypte, Israël, Turquie et à Chypre, d’après l’ONU.

 

Au lendemain de la guerre civile (1975-1990) qui avait vu la culture du hachisch et de l’opium prospérer, l’Etat avait lancé de vastes campagnes d’éradication.

Mais ni les raids des forces de sécurité, ni les programmes de cultures alternatives mis en place avec l’aide de l’ONU, n’ont porté leurs fruits.

 

En attendant une éventuelle légalisation, en juillet, au moins 8 personnes, dont un baron de la drogue, ont été tuées et une quarantaine arrêtées après des échanges de tirs avec des soldats lors d’une descente de l’armée dans la Bekaa.

 

Source : AFP

 

 

Dans la Syrie en guerre, ce curieux business qui unit les ennemis

Légumes, pétrole, sacs de sucre et vêtements. Dans la Syrie morcelée par la guerre, les marchandises traversent les lignes de front grâce à des arrangements entre belligérants, qui s’improvisent partenaires commerciaux pour empocher des millions de dollars.

 

Que ce soit le régime de Bachar al-Assad, les rebelles, les jihadistes ou encore les forces kurdes, ils ont tous établi des liens avec des hommes d’affaires pour tirer profit d’un commerce juteux aux points de passage.

 

Plusieurs sources dans les zones rebelles contactées par l’AFP -commandants militaires, commerçants, militants-, ont confirmé ces “marchés” qui ont permis aux groupes armés et à des hommes d’affaires, dont certains liés au régime de Bachar al-Assad, de s’enrichir dans un pays divisé et ravagé par un conflit dévastateur depuis sept ans.

 

Bassam Abou Abdallah, directeur du Centre de Damas pour les études stratégiques, reconnaît que ces passages sont “un fait accompli, dicté par la situation militaire”.

“En Syrie comme dans tous les conflits, des seigneurs de guerre apparaissent. Un réseau d’intérêts unissant les belligérants se crée, en raison des profits” qu’ils peuvent en tirer.

 

D’après l’expert Ayman al-Dessouki, du centre de réflexion Omran, basé en Turquie, “les passages génèrent des millions pour les forces qui les contrôlent et les hommes d’affaires”. “Ils représentent une manne financière importante pour les insurgés, après le recul de l’aide des pays du Golfe”.

 

Quant au régime, “les gains versés aux barrages permettent de garantir la loyauté des forces et des milices alliées qui les contrôlent”, ajoute-t-il.

Le passage de Hamrane dans la province d’Alep est tenu par des miliciens kurdes d’un côté et un groupe rebelle de l’autre.

 

Quotidiennement, jusqu’à 60 camions citernes transportant du brut venant des zones kurdes arrivent en zones rebelles où le pétrole est raffiné, a indiqué un responsable au passage.

Le commerce se fait aussi dans le sens inverse mais Ankara décide de la liste des produits.

 

Source : AFP

 

 

Trump s’attend à des discussions avec Téhéran “très bientôt”

Donald Trump a de nouveau évoqué mardi des discussions avec l’Iran qui pourraient selon lui intervenir “très bientôt”, tandis que Téhéran a accueilli avec scepticisme l’offre du président américain la veille de rencontrer les dirigeants iraniens “quand ils veulent”.

 

Rappelant sa décision de retirer les Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien signé avec les grandes puissances en 2015, M. Trump a déclaré lors d’un discours à Tampa (Floride) : “J’espère que ça ira bien pour l’Iran. Ils ont beaucoup de difficultés en ce moment”.

 

Malgré son hostilité déclarée au régime iranien, M. Trump a semblé lundi ouvrir la porte à des discussions au plus haut niveau, sans conditions préalables.

Les principaux leaders iraniens se sont abstenus de réagir mardi à cette proposition.

 

Mais les réactions ont été globalement très négatives dans les cercles politiques iraniens, le vice-président du Parlement Ali Motahar affirmant à l’agence Fars que discuter avec M. Trump “serait une humiliation”.

 

“L’Amérique n’est pas fiable”, a renchéri le ministre de l’Intérieur Abdolreza Rahmani Fazli, selon Fars.

Le président Trump s’apprête en effet à réimposer des sanctions en deux étapes, le 6 août et en novembre.

 

Il a dit vouloir obtenir, grâce à sa stratégie de “pression maximale”, un nouvel accord qui irait au-delà de la limitation du programme nucléaire de Téhéran et permettrait de limiter son influence régionale et son programme balistique.

 

Pour Mohammad Marandi, professeur à l’Université de Téhéran et l’un des négociateurs iraniens de l’accord nucléaire de 2015, l’Iran “ne peut pas négocier avec quelqu’un qui viole ses engagements internationaux, menace de détruire des pays et change constamment de position”.

 

Comme bien d’autres, cet universitaire estime que le retour des Etats-Unis dans l’accord est un préalable à toute discussion.

Il y a une semaine à peine, MM. Rohani et Trump avaient eu un échange très tendu, signe de l’incompréhension entre la République islamique et la Maison Blanche.

 

Dans les rues de Téhéran, la population se sent plus concernée par les difficultés économiques, notamment la crise monétaire, qui a vu le rial perdre près des deux tiers de sa valeur face au dollar depuis le début de l’année.

 

Si le retour imminent de sanctions américaines fait craindre aux Iraniens des temps encore plus difficiles, beaucoup ont du mal à croire qu’ils peuvent faire confiance au dirigeant qui contribue à leurs déboires économiques.

 

Source : AFP

 

 

L’Iran s’attaque à la corruption face à la chute de la monnaie nationale

Face à la chute libre de sa monnaie à l’approche de la réimposition de sanctions américaines, l’Iran a lancé une campagne contre la corruption et procédé à une soixantaine d’arrestations pour tenter de stopper la spéculation.

 

Le rial a encore dévissé mardi face au dollar, perdant 18% de sa valeur en deux jours. Il fallait ainsi 119.000 rials pour obtenir un dollar américain sur le marché parallèle, contre 100.000 dimanche.

 

Beaucoup accusent le retour prévu le 6 août des sanctions américaines, décidé par l’administration de Donald Trump après son retrait d’un accord historique sur le nucléaire iranien.

 

La Banque centrale a estimé lundi que la volatilité de la devise nationale était due à “la conspiration des ennemis”, un argument habituel dans le discours officiel mais qui, dans le contexte actuel, s’approche de la réalité.

 

En effet, les Etats-Unis et ses alliés arabes du Golfe sont engagés dans “une campagne de pression maximale” contre le gouvernement iranien. Les Emirats arabes unis œuvreraient même à freiner l’offre de dollars en Iran, poussant les prix vers le haut, selon une rumeur circulant chez de nombreux Iraniens.

 

L’impact des pressions externes se fait ressentir en raison de la corruption et de la mauvaise gestion de l’économie, estiment des analystes.

Les autorités semblent prendre conscience de la crise. Ce week-end, l’autorité judiciaire a annoncé 60 arrestations pour fraude et tentative d’atteinte au système bancaire.

 

Plusieurs personnes arrêtées entretenaient des liens directs avec le gouvernement, qui leur ont permis par exemple d’importer illégalement des voitures de luxe, a indiqué le porte-parole de l’autorité judiciaire, Gholam Hossein Mohseni-Ejeie. Ils risquent la peine de mort pour “corruption sur Terre”, chef d’accusation le plus grave en Iran.

 

Les arrestations font suite à une vague de colère qui ne cesse de monter contre les spéculateurs. Ces derniers utilisent leurs contacts au sein de la classe dirigeante pour obtenir des dollars à un taux artificiellement bas afin d’importer des produits à bas prix ou simplement les revendre sur le marché noir avec un bénéfice énorme.

 

Les autorités doivent aussi s’attaquer à des décisions du gouvernement qui ont facilité la tâche aux spéculateurs – comme l’établissement en avril d’un taux officiel fixe de 42.000 rials pour un dollar – tout en menaçant d’agir contre les cambistes officiant sur le marché noir.

 

Les banques refusant de vendre leurs dollars à ce taux artificiellement bas, les autorités ont dû assouplir leur position en juin, laissant davantage de flexibilité à certains importateurs.

Dans ce contexte de crise monétaire aiguë, le président iranien Hassan Rohani a remplacé la semaine dernière le gouverneur de la Banque centrale.

 

La Banque a promis lundi de nouvelles mesures “dans les jours qui viennent” pour contrer la chute du rial.

Le gouvernement tente d’apaiser en répétant que la situation est maîtrisée, mais il s’est contenté de promesses vagues comme l’allocation de fonds pour la création d’emplois.

 

Source : AFP

 

 

Les Houthis suspendent leurs attaques navales en mer Rouge

Les miliciens chiites houthis alignés sur l’Iran ont annoncé mardi une trêve unilatérale de deux semaines dans les attaques qu’ils mènent en mer Rouge afin de soutenir les efforts de paix au Yémen.

 

Cette décision intervient après la suspension par l’Arabie saoudite de ses acheminements du brut par tankers via le détroit stratégique de Bab al-Mandeb au large du Yémen la semaine dernière. Cela après l’attaque de deux de ses tankers par des unités houthies.

 

Les autorités saoudiennes précisaient qu’elles reprendraient les acheminements une fois que la sécurité serait rétablie dans cette zone maritime.

Les observateurs estiment qu’en adoptant cette mesure l’Arabie saoudite tente d’inciter ses partenaires occidentaux à prendre au sérieux la menace militaire posée par les Houthis

 

La coalition conduite par les Saoudiens a mené des milliers de raids aériens et des mesures terrestres limitées sans résultats probants dans ce pays en proie à la plus grave crise humanitaire actuelle. Le conflit a fait plus de 10.000 morts.

 

L’émissaire onusien au Yémen Martin Griffiths plaide pour que la coalition épargne le port d’Hodeïda afin d’y faire transiter l’aide humanitaire. Environ 8,4 millions de personnes sont menacées par la famine dans le pays.

 

Source : Reuters

 

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L’Onu demande la libération de militants des droits humains en Arabie saoudite

Les Nations unies ont demandé mardi la libération de militants des droits de l’homme détenus en Arabie saoudite, notamment des femmes incarcérées pour avoir fait campagne contre l’interdiction faite aux femmes de conduire, interdiction aujourd’hui levée.

 

Une quinzaine d’opposants ont été arrêtés depuis la mi-mai, notamment l’avocate des droits de l’homme Hatoon al Fassi, interpellée alors qu’elle voulait prendre des journalistes à bord de sa voiture afin de célébrer la levée de l’interdiction de conduire pour les femmes.

 

Source : Reuters

 

 

Afghanistan : l’armée se déploie à Jalalabad, meurtrie par les attentats ; les talibans combattent l’EI

L’armée s’est déployée en urgence mercredi dans les rues de Jalalabad, la grande ville de l’est de l’Afghanistan, cible d’attentats répétés du groupe Etat islamique, dont les combattants sont chassés de leurs fiefs par des opérations militaires et les talibans.

 

Quelque “150 combattants de Daech (acronyme arabe de l’EI), avec leur commandant et son adjoint”, se sont rendus mercredi à Jawzjan, s’est félicité le ministère de la Défense, ce qu’a confirmé le gouverneur de cette province du nord du pays.

 

A Jalalabad, la crainte de l’EI était pourtant à son comble. Dès la matinée, des soldats étaient visibles aux carrefours, où de nouveaux check-points ont été dressés après une énième attaque mardi qui a fait au moins 15 morts – dont une employée de l’Organisation internationale des migrations (OIM) – et autant de blessés.

 

“Les terroristes ont changé de tactique et s’en prennent de plus en plus aux civils. Pour mieux protéger la population, l’armée va prendre en charge la sécurité en ville”, a déclaré à l’AFP Attaullah Khogyani, le porte-parole du gouverneur du Nangarhar, province dont Jalalabad est la capitale.

 

“Des renforts sont envoyés des provinces voisines. Ils seront soutenus par la police et les autres services de sécurité”, a-t-il expliqué, ajoutant que les forces spéciales ont été appelées en renfort sur ordre de la présidence.

 

L’opération, qui a visé le département des réfugiés et rapatriés mardi, n’a pas été revendiquée.

Samedi une école de sages-femmes avait été attaquée, faisant 3 morts parmi les gardes. Là encore les talibans avaient nié toute implication.

 

Depuis le printemps, les attentats-suicides se répètent à Jalalabad, avec des opérations majeures comme celle qui a visé le 1er juillet la communauté sikhe (21 morts dont 17 Sikhs).

L’EI subit actuellement la double pression de l’armée et des talibans (qui le combattent dans le nord notamment).

 

Depuis le cessez-le-feu de 3 jours mi-juin entre l’armée et les talibans, les principaux attentats visant la population civile se sont tous produits à Jalalabad et ont été revendiqués ou attribués à l’EI. Les talibans en revanche ont annoncé mi-juillet qu’ils ne conduiraient plus d’attaques suicide en ville s’ils ne sont pas sûrs de ménager les civils.

 

Ils combattent actuellement l’EI dans les provinces septentrionales de Jawzjan et Sar-e-Pul où les islamistes de Daech s’étaient progressivement installés à l’été 2017.

De leur côté, les armées afghane et américaine ont multiplié les raids aériens sur cette région et dans l’est, chassant progressivement l’EI de ses bases arrière frontalières du Pakistan.

 

Source : AFP

 

 

Réfugiés rohingyas : la lutte contre la traite des êtres humains requiert une coopération poussée (OIM)

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a appelé mardi à une coopération approfondie pour lutter contre la traite des êtres humains qui menace des milliers de réfugiés rohingyas et leurs communautés d’accueil au Bangladesh.

 

La traite des êtres humains ne peut être éradiquée que si les autorités locales et internationales travaillent ensemble, explique l’OIM qui appelle à une approche ‘multi-acteurs’ pour empêcher que davantage de réfugiés et de membres de la communauté d’accueil de Cox’s Bazar ne soient victimes d’exploitation.

 

Au cours des 10 derniers mois, 78 victimes de la traite ont été identifiées et soutenues par l’OIM à Cox’s Bazar, une région du sud-est du Bangladesh où ont afflués la grande majorité des réfugiés rohingyas qui ont fui le Myanmar frontalier.

 

Ce chiffre ne représente qu’une fraction du nombre réel d’hommes, de femmes et d’enfants victimes de la traite au cours de cette période, estime l’agence onusienne, soulignant la nature complexe et clandestine du crime.

 

À Cox’s Bazar, l’OIM est la principale agence coordonnatrice de la lutte contre la traite des êtres humains. Elle a lancé son programme en septembre 2017, quelques semaines après que des centaines de milliers de réfugiés rohingyas aient fui les violences au Myanmar.

 

L’afflux de réfugiés en provenance du Myanmar vers le Bangladesh depuis août 2017 a porté le nombre total de Rohingyas dans la région de Cox’s Bazar à près d’un million de personnes.

Une situation d’urgence qui a exigé une mobilisation humanitaire massive.

 

Il s’agit de répondre aux besoins des réfugiés mais aussi des communautés locales, dont les habitants vivent déjà dans une grande pauvreté.

Les trafiquants ont profité de cette arrivée massive de réfugiés, dont la plupart étaient démunis de tout bien.

 

Les femmes et les filles sont particulièrement exposées au trafic sexuel et à la violence sexiste qui y est associée.

À Cox’s Bazar, l’OIM s’attaque à la traite des êtres humains avec une triple approche de protection, de prévention et de poursuites.

 

Source : ONU

 

 

Au Pakistan, la percée d’un parti “anti-blasphème”

Plus de 1.500 candidats et seulement une poignée d’élus mais les partis religieux fondamentalistes ont séduit des millions d’électeurs lors des législatives pakistanaises de mercredi, remportées par l’ex-champion de cricket Imran Khan.

 

Les thèses extrémistes, notamment l’ultra-sensible question du blasphème, ont eu un vaste écho lors de la campagne électorale, certains candidats comme M. Khan les reprenant parfois à leur compte. Parmi ces partis, les résultats obtenus par le Tehreek-e-Labaik Pakistan (TLP), dirigé par le prêcheur radical Khadim Hussain Rizvi, ne manqueront pas d’inquiéter les libéraux.

 

Fondé en 2015, le groupe s’est rendu célèbre en novembre 2017 en bloquant des semaines durant le principal accès à la capitale Islamabad pour exiger une application plus stricte des controversées lois sur le blasphème. Il réclame notamment la peine de mort automatique pour quiconque insulte l’islam ou le prophète Mahomet.

 

Khadim Hussain Rizvi aurait récemment déclaré que s’il prenait la tête du Pakistan, puissance nucléaire, il ferait “disparaître les Pays-Bas de la face du monde” en représailles à l’organisation d’un concours de caricatures de Mahomet par un parti anti-islam néerlandais.

 

Le TLP n’a remporté aucun siège au Parlement fédéral, où il se présentait pour la première fois, mais il en a gagné deux à l’assemblée provinciale du Sindh (sud).

Il a néanmoins réuni plus de 2,23 millions de voix au niveau national, et plus de 2,38 millions au niveau provincial.

 

“Leur nombre total de voix est très surprenant. C’est vraiment une percée spectaculairement rapide”, estime le commentateur politique Fasi Zaka.

Elle est particulièrement inquiétante aux yeux de la communauté Ahmadie, une branche de l’islam considérée comme hérétique et persécutée de longue date au Pakistan.

 

Pour l’analyste M. Zaka, si la configuration du système électoral pakistanais n’a pas permis aux extrémistes de gagner beaucoup de sièges, le nombre de voix total qu’ils ont rassemblées leur confère un poids conséquent dans un paysage politique fragmenté.

 

“Ce qui est intéressant dans ces élections, ce n’est pas ce qu’elles disent du Pakistan d’aujourd’hui, mais le genre d’espace qu’elles créent pour le Pakistan dans cinq ans”, a-t-il dit à l’AFP.

 

Source : AFP

 

 

Le Premier ministre indien s’est entretenu avec le Pakistanais Imran Khan

Le Premier ministre indien Narendra Modi s’est entretenu lundi avec le Pakistanais Imran Khan pour le féliciter de la victoire de son parti aux législatives. Imran Khan a affiché sa volonté de trouver une solution au contentieux territorial qui oppose le Pakistan et l’Inde sur le Cachemire, à l’origine de deux des trois guerres que les deux pays se sont livrées depuis 1947.

 

Source : Reuters

 

Mali : un convoi transportant du matériel électoral attaqué, 12 tués

Un commando armé a attaqué un convoi transportant du matériel électoral dans le centre du Mali, provoquant une fusillade au cours de laquelle 4 soldats et 8 des assaillants ont péri, a annoncé mercredi le ministère malien de la Défense.

 

Les Maliens ont été appelés aux urnes dimanche pour une élection présidentielle où le chef de l’Etat sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, briguait un nouveau mandat et avait face à lui plus de 20 candidats.

 

Des hommes armés ont réussi dimanche à empêcher l’ouverture de 644 bureaux de vote, environ 3% du total, a rapporté le ministère de l’Administration territoriale. Des attaques armées et d’autres actes violents ont perturbé les opérations de vote dans 4.632 bureaux.

 

Lundi, les partis du président sortant, 73 ans, et de son principal rival, Soumaïla Cissé, ont annoncé que leurs candidats étaient en tête mais qu’un second tour serait probablement nécessaire, le 12 août.

Les résultats officiels sont toujours attendus.

 

Le scrutin s’est déroulé sur fond de recrudescence des violences ethniques et islamistes à travers le pays ces derniers mois.

Tous les candidats ont promis d’en finir avec le déclin de leur pays et de lutter contre la pauvreté.

 

Sur l’indice de développement humain (IDH) établi par les Nations unies, le Mali se classait 175e sur 188 pays en 2017, bien qu’il soit le troisième exportateur d’or d’Afrique et un important producteur de coton.

 

Source : Reuters

 

 

Présidentielle au Mali : un autre candidat affirme qu’il sera au second tour

L’Alliance démocratique pour la paix (ADP) a affirmé mardi que son candidat à l’élection présidentielle malienne, Aliou Boubacar Diallo, était arrivé en deuxième position lors du scrutin de dimanche et devrait donc participer au second tour le 12 août.

Les résultats officiels ne sont toujours pas connus.

 

Lundi, les partis du président sortant, Ibrahim Boubacar Keita, et de son principal rival, Soumaïla Cissé, ont annoncé que leurs candidats étaient en tête mais qu’un second tour serait probablement nécessaire.

 

Des actes de violence ont perturbé le premier tour dans 20% environ des bureaux de vote du pays, a annoncé le gouvernement. Dans 3% des bureaux, aucun vote n’a pu être enregistré.

Des attaques armées et d’autres actes violents ont perturbé les opérations de vote dans 4.632 bureaux, dont 644 n’ont pu ouvrir leurs portes, selon les chiffres du ministère.

 

Source : Reuters

 

 

RDC : l’ex-chef de guerre Bemba revient en pleine tension électorale

Tout juste acquitté par la Cour pénale internationale (CPI), l’ex-chef de guerre Jean-Pierre Bemba revient mercredi en République démocratique du Congo onze ans après avoir quitté le pays pour participer à l’élection présidentielle supposée organiser le départ du président Joseph Kabila.

 

Bemba, 55 ans, veut déposer dès jeudi sa candidature à l’élection prévue le 23 décembre pour désigner le successeur du président Kabila.

Le chef de l’Etat ne peut plus se représenter mais n’a toujours pas désigné de “dauphin” à une semaine de la date-butoir du dépôt des dossiers le 8 août.

 

Les pro-Bemba du Mouvement de libération du Congo (MLC), désormais de sages parlementaires et non plus des miliciens, rêvaient à voix haute d'”un million de personnes” pour mesurer la popularité de leur héros avant son retour dans les joutes politiques congolaises.

 

Dans les faits, ce sont surtout des centaines de policiers avec des camions anti-émeute qui étaient déjà déployés mercredi matin, ont constaté deux journalistes de l’AFP.

Mardi soir, la garde rapprochée de M. Bemba n’a pas trouvé d’accord avec le ministre de l’Intérieur Henri Mova -un dur dans l’entourage de Kabila- sur les modalités de ce retour.

 

Les autorités souhaitent que le cortège de M. Bemba traverse les boulevards Lumumba et Triomphal à 40 km/heure, à la grande colère des pro-Bemba qui veulent prendre le temps des bains de foule.

 

Il y a 2 ans, le retour de l’’opposant historique Etienne Tshisekedi avait drainé des centaines de milliers de personnes.

Depuis, les autorités empêchent tout rassemblement de masse de l’opposition, sur fond de report des élections depuis la fin du deuxième et dernier mandat de M. Kabila le 20 décembre 2016.

 

Bemba retrouve une ville qu’il avait quittée en 2007 après des combats meurtriers entre sa milice et l’armée de Kabila (environ 250 morts). Depuis, l’ex-vice-président et rival malheureux du président Kabila aux élections de 2006 a passé dix ans dans les prisons de la CPI, condamné en juin 2016 à une peine de 18 ans pour des exactions de sa milice en Centrafrique en 2002-2003.

 

Son acquittement-surprise en juin avait provoqué la joie de ses fidèles dans l’ouest de la RDC et une certaine mansuétude des “Katangais” du pouvoir, qui avaient facilité son retour au pays avec la délivrance d’un passeport diplomatique.

 

Source : AFP

 

 

Trois journalistes russes tués en République centrafricaine

Trois journalistes russes ont été tués lundi soir en République centrafricaine par des assaillants non identifiés qui ont, selon les autorités locales, tendu une embuscade au véhicule dans lequel ils circulaient.

 

Le site d’informations en ligne russe Investigation Control Centre (TsUR) a indiqué que les trois journalistes avaient été envoyés en Centrafrique pour enquêter sur les activités du groupe Wagner, une organisation de sécurité privée russe connue pour avoir envoyé des mercenaires combattre en Ukraine et en Syrie pour le compte du Kremlin.

 

TsUR, qui a publié de nombreuses enquêtes sur la corruption dans l’entourage de Vladimir Poutine, est financé par Mikhaïl Khodorkovski, un ancien magnat du pétrole devenu l’un des plus grands détracteurs président russe.

 

Plusieurs médias locaux et internationaux ont signalé la présence de Wagner sur le territoire centrafricain depuis que Moscou a livré des armes légères aux services de sécurité du pays et envoyé des centaines d’instructeurs militaires et civils pour les former.

 

Source : Reuters

 

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Centrafrique : 2 casques bleus blessés dans l’attaque d’un convoi de la MINUSCA

La mission de l’ONU en République centrafricaine (RCA) a fermement condamné l’attaque perpétrée contre l’un de ses convois dans la préfecture du Mbomou, dans le sud-est du pays.

Selon la Mission onusienne, cette « attaque lâche », a été commise par des éléments présumés anti-Balaka « bien renseignés et préparés à commettre leur forfait ».

 

Les casques bleus escortaient un convoi logistique de la MINUSCA lorsqu’ils ont été pris pour cible par un nombre indéterminé d’anti-Balaka. Les soldats de la paix ont riposté et les assaillants ont pris la fuite.

La MINUSCA a récemment été exposée a des attaques dans cette partie du sud-est de la RCA.

 

Les anti-Balaka de la région avaient publiquement menacé les casques bleus de la MINUSCA après l’intervention de ces derniers dans cette opération de protection des populations.

L’opération de maintien de la paix a ouvert une enquête sur cette dernière attaque et a annoncé le déploiement de missions.

 

Source : ONU

 

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Somalie : le Conseil de sécurité proroge le mandat de la mission de l’Union africaine de dix mois

L’ONU a autorisé lundi la prorogation du mandat de l’AMISOM jusqu’au 31 mai 2019.

La Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) doit permettre de continuer à réduire la menace posée par les Shebabs et d’autres groupes armés.

 

Elle doit également permettre de poursuivre le transfert progressif des responsabilités sécuritaires aux institutions et forces de sécurité somaliennes. Avec 2 exigences : les troupes de la Mission de l’Union africaine seront réduites à 20.626 soldats d’ici la fin du mois de février 2019 et les effectifs de police comprendront au minimum 1.040 hommes et femmes.

 

L’objectif est de voir les forces somaliennes prendre le relais au plus tard en décembre 2021.

Le représentant somalien a relevé que ce plan nécessitera des années pour sa mise en œuvre. A cet effet, des partenariats seront essentiels pour assurer le succès de cette transition, notamment avec les pays contributeurs de troupes et les donateurs.

 

Source : ONU

 

 

Zimbabwe : victoire écrasante du parti au pouvoir sur fond de soupçons de fraude

Le parti au pouvoir au Zimbabwe depuis 1980, la Zanu-PF, a décroché la majorité absolue des sièges à l’assemblée nationale, selon des résultats officiels annoncés mercredi, alors que le décompte des voix pour la présidentielle se poursuit sur fond d’accusations de fraude lancées par l’opposition.

 

Les observateurs de l’Union européenne (UE) doivent rendre public mercredi leur rapport préliminaire sur les élections présidentielle, législatives et municipales de lundi, les premières depuis la chute du président Robert Mugabe, tombé en novembre après près de quatre décennies au pouvoir.

 

La mission de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) a elle d’ores et déjà salué “l’environnement pacifique” qui a prévalu pendant la campagne pré-électorale et le jour du vote et “donné au peuple zimbabwéen la possibilité d’exercer son droit constitutionnel”.

Les scrutins de l’ère Mugabe ont été régulièrement entachés de fraude et de violences.

 

Ni la Zanu-PF ni le MDC n’ont immédiatement réagi à ces premiers résultats officiels des législatives, mais le patron du MDC, Nelson Chamisa, a affirmé que ceux de la présidentielle étaient en train d’être truqués.

 

La commission électorale, critiquée pour sa partialité pendant les scrutins de l’ère Mugabe, “cherche à publier des résultats pour gagner du temps et inverser la victoire du peuple à l’élection présidentielle”, a affirmé Nelson Chamisa sur son compte Twitter.

 

Si personne n’obtient la majorité absolue au premier tour de la présidentielle, les deux candidats arrivés en tête s’affronteront lors d’un second tour prévu le 8 septembre.

Mercredi, plusieurs centaines de partisans de l’opposition se sont rassemblés devant le siège du MDC, où étaient stationnés des camions équipés de canons à eau et du personnel anti-émeute.

 

Les résultats des législatives annoncés mercredi par la ZEC contredisent les annonces la veille du MDC, qui avait revendiqué la victoire.

Une proclamation qui a suscité la colère du gouvernement qui a menacé d’arrestations ceux qui annoncent des résultats alors que le décompte se poursuit.

 

Les électeurs se sont déplacés en masse lundi pour les premières élections générales post-Mugabe, alors que le pays est embourbé dans une grave crise économique depuis près de deux décennies.

 

Robert Mugabe, lâché par l’armée et son parti de la Zanu-PF après avoir limogé Emmerson Mnangagwa de son poste de vice-président, avait été contraint de démissionner en novembre.

Dimanche, lors d’une conférence de presse surprise, le nonagénaire a annoncé qu’il ne voterait pas Zanu-PF, laissant sous-entendre qu’il glisserait un bulletin Chamisa.

 

Source : AFP

 

 

Afrique du Sud : l’ANC va amender la constitution pour les expropriations

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé mardi que le Congrès national africain (ANC, au pouvoir) allait procéder à un amendement de la Constitution afin de permettre des expropriations agricoles sans compensation.

 

Cette annonce intervient après l’annonce par l’ANC en mai qu’elle allait “tester l’argument” selon lequel la loi en vigueur autorisait une redistribution des terres sans compensation.

L’ANC souhaitait ainsi éviter de s’engager dans une procédure, non dépourvue de risques, de modification de la loi fondamentale.

 

La majeure partie des terres sont détenues par les Blancs et cette question apparaît comme une survivance de l’époque de l’apartheid. Depuis la fin de l’apartheid en 1994, l’ANC s’en est tenu à la politique du “vendeur volontaire – acheteur volontaire” par lequel le gouvernement achetait des exploitations agricoles appartenant aux Blancs pour les redistribuer aux Noirs.

 

Source : Reuters

 

 

Un juge fédéral américain suspend l’impression d’armes en 3D

Un juge fédéral a ordonné mardi la suspension temporaire de la diffusion sur internet des fichiers d’impression de pistolets en 3D après avoir été saisi en urgence par plusieurs Etats qui contestaient un accord conclu entre l’administration Trump et une organisation pro-armes.

 

Le juge de district Robert Lasnik du tribunal de Seattle, dans l’Etat de Washington, a estimé dans son injonction que la diffusion en ligne des fichiers permettant d’imprimer des armes en plastique intraçables et indétectables porterait atteinte à la sécurité des Américains.

 

Robert Lasnik a ordonné la suspension temporaire de la mise en ligne des fichiers en attendant de juger l’affaire sur le fond lors d’une prochaine audience, prévue le 10 août.

 

Les procureurs généraux de huit Etats et du District of Columbia, avaient saisi la justice fédérale lundi en accusant le gouvernement d’avoir agi de manière arbitraire en concluant en juin un accord avec le fondateur de l’organisation texane Defense Distributed, qui contestait en justice une interdiction de téléchargement émise par l’administration Obama en 2012.

 

Defense Distributed avait dans un premier temps annoncé que les fichiers permettant d’imprimer des armes en 3D seraient disponibles à partir de ce mercredi mais l’organisation a apparemment anticipé les probables recours en justice en mettant en ligne les fichiers de sept modèles de pistolets dès vendredi dernier.

 

La diffusion de ces fichiers est désormais illégale, a insisté le juge Lasnik.

Le président américain a précisé avoir abordé le sujet avec la NRA, le puissant lobby des armes aux Etats-Unis, qui s’est elle-même fendu d’un communiqué rappelant que “les pistolets en plastique indétectables sont interdits depuis 30 ans”.

 

Source : Reuters

 

 

L’ex-directeur de campagne de Trump en procès

L’ex-chef de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, accusé de fraude fiscale et de blanchiment d’argent, a assisté mardi à l’ouverture de son procès, le premier résultant de l’explosive enquête russe qui empoisonne le mandat du président américain.

 

Les traits tirés et les tempes blanchies de cet ancien influent lobbyiste de Washington, incarcéré depuis juin, trahissent sa chute brutale en disgrâce.

Mais dans la salle d’audience d’Alexandria, Paul Manafort, 69 ans, a semblé retrouver de sa superbe d’ancien conseiller de puissants républicains et de sulfureux dirigeants étrangers.

 

Si c’est le procureur spécial Robert Mueller, chargé d’enquêter sur les soupçons d’ingérence russe dans la présidentielle américaine de novembre 2016, qui l’a mené sur le banc des accusés, la question cruciale d’une possible collusion entre des membres de la campagne Trump et Moscou ne devrait pas être abordée pendant ce procès.

 

Il porte en effet sur des faits antérieurs au passage de Paul Manafort à la tête de l’équipe Trump, entre mai et août 2016. M. Manafort est accusé de blanchiment ainsi que de fraudes fiscale et bancaire liés à ses activités de lobbyiste pour l’ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch, soutenu par Moscou, et deux partis pro-Ianoukovitch.

 

Des faits portant jusqu’au printemps 2016, a expliqué le juge, et mis à jour par Robert Mueller à la faveur de son enquête russe.

Paul Manafort plaide non coupable.

 

Alors que l’ire du président Donald Trump va crescendo contre les investigations de M. Mueller, ce procès ultra-médiatique embarrasse la Maison Blanche.

Paul Manafort “n’a aucune information incriminant le président”, a martelé lundi l’avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, sur CNN.

 

Certains espèrent que Paul Manafort finira par révéler des informations importantes pour le dossier. Il était notamment présent lors d’une réunion entre une avocate russe, le fils du président, Donald Trump Jr. et son gendre, Jared Kushner, en juin 2016.

 

Parmi la trentaine d’individus déjà visés par le procureur spécial, dont une majorité de Russes, Paul Manafort est le seul Américain à avoir refusé de passer un accord avec la justice pour éviter un procès.

 

Risquant déjà de passer le restant de ses jours en prison, Paul Manafort doit faire face à un second procès en septembre, à Washington, toujours dans le cadre de l’enquête Mueller qui l’accuse cette fois, notamment, de blanchiment d’argent et de ne pas avoir déclaré ses services de lobbyiste en faveur d’un gouvernement étranger.

 

Il avait été écroué en juin pour tentative de subornation de témoin. A l’époque, Donald Trump avait dénoncé une “peine sévère”.

Mardi matin, le président américain a de nouveau affirmé sur Twitter qu’il n’y avait pas eu de collusion et que de toute façon ce n’était pas un délit.

 

Source : AFP

 

 

Facebook révèle des tentatives de manipulation “coordonnée” des élections américaines

Facebook a identifié de nouvelles tentatives de manipulation politique de sa plateforme à l’approche des élections législatives en novembre aux Etats-Unis, mais sans en identifier les auteurs, a annoncé le réseau social mardi, précisant avoir fermé comptes et pages concernés.

 

Tout en affirmant ne pas savoir qui est derrière cette action “coordonnée”, le groupe indique toutefois qu'”une partie de ces activités est cohérente avec ce que (Facebook) avait vu de la part de (l’organisation liée à la Russie) Internet Research Agency” (IRA) au moment de l’élection présidentielle de 2016.

 

Le premier réseau social au monde a également expliqué avoir trouvé “des liens” entre les comptes supprimés “et les comptes de l’IRA désactivés l’année dernière”.

Au total, ce sont 32 pages et comptes Facebook et Instagram qui ont été identifiés et supprimés. Le plus ancien avait été créé en mars 2017, le plus récent en mai 2018.

 

Comme ce fut le cas pour les publications identifiées comme de la manipulation politique lors de l’élection présidentielle américaine de 2016, les comptes et pages supprimés abordaient des sujets polémiques, susceptibles de jeter de l’huile sur le feu dans la société américaine.

 

Les responsables du groupe ont également indiqué avoir informé les autorités policières américaines, ainsi que des parlementaires.

Le réseau social avait déjà dit s’attendre à de nouvelles tentatives de manipulation via sa plateforme à l’approche des élections de mi-mandat aux Etats-Unis cet automne.

 

Les services américains de renseignements et des commissions d’enquête parlementaires ont affirmé à plusieurs reprises que le Kremlin se trouvait derrière les tentatives de manipulation de l’opinion publique via Facebook, ce que Moscou a toujours fermement nié.

 

Facebook a été largement critiqué pour n’avoir pas su identifier ces manipulations et a depuis mis en place des outils pour les limiter et mieux les repérer.

Des responsables de l’entreprise ont indiqué lors de réunions au Congrès que “la Russie pouvait être impliquée” dans cette nouvelle affaire.

 

Facebook avait indiqué en octobre qu’environ “10 millions de personnes aux Etats-Unis” avaient visionné des contenus sponsorisés financés par près de 500 comptes activés depuis la Russie avant l’élection présidentielle de 2016.

 

Source : AFP

 

 

Trump cherche à créer des divisions, accuse la star du basket LeBron James

La star du basket américain LeBron James a accusé mardi le président Donald Trump d’utiliser le sport pour “diviser” les Américains en fonction de leur couleur de peau, après la polémique sur les joueurs de football américain qui mettent genou à terre pendant l’hymne national.

 

Donald Trump n’a de cesse de critiquer depuis près d’un an les joueurs de football américain, majoritairement noirs, qui s’agenouillent pendant l’hymne national pour protester contre les violences policières. En mai, le milliardaire républicain avait même estimé que ces joueurs ne “devraient peut-être pas être dans le pays”.

 

Source : AFP

 

 

Au moins 8 morts dans les incendies qui dévorent la Californie

Plus de 12.000 pompiers sont mobilisés contre les nombreux incendies majeurs en Californie, qui ont fait au moins 8 morts depuis jeudi, tandis que des renforts sont en route depuis parfois l’autre bout des Etats-Unis.

 

L’incendie Carr n’était circonscrit qu’à 23% et s’étendait sur près de 42.000 hectares, selon le dernier bilan de Calfire mardi. Il mobilise à lui seul 3.600 pompiers.

Près d’un millier de bâtiments ont été détruits ou endommagés et quelque 4.000 autres restaient menacés, mais les autorités ont voulu se montrer rassurantes.

 

Une quinzaine d’incendies sévissaient lundi en Californie. Des renforts envoyés par 16 Etats étaient arrivés ou en passe d’arriver lundi soir pour prêter main forte à leurs collègues.

Cependant, une vague de chaleur dangereuse va continuer d’apporter des températures et une sécheresse très élevées depuis la Californie jusqu’au nord-ouest sur le Pacifique.

 

Face à la menace de cet incendie, les autorités avaient procédé à l’évacuation de 38.000 personnes, selon les derniers chiffres officiels.

Le gouverneur de Californie Jerry Brown a déclaré ces derniers jours l’état d’urgence.

 

Si “Carr” leur donne encore du fil à retordre, les pompiers ont enregistré quelques victoires face à l’incendie “Ferguson” qui a détruit plus de 23.000 hectares depuis le 13 juillet. Il était contenu à 30%, selon un bilan mardi. Dans l’ensemble du pays, d’après le centre national de coordination des incendies, 42 incendies d’envergure sévissaient lundi avec près de 100.000 hectares détruits.

 

Source : AFP

 

 

Nicaragua : au moins 23.000 personnes ont fui au Costa Rica depuis avril (HCR)

La crise au Nicaragua se propage chez ses voisins qui se retrouvent submergés par les demandes d’asile, a annoncé mardi le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), précisant que la plupart des personnes fuyant les violences se sont réfugiées au Costa Rica.

 

Pays d’Amérique centrale situé entre le Honduras (au nord) et le Costa Rica (au sud), le Nicaragua est en proie depuis le 18 avril à un mouvement de contestation antigouvernementale. Les violences depuis le début des manifestations ont fait au moins 280 morts et 1.830 blessés, principalement à cause d’éléments armés pro-gouvernementaux.

 

Le HCR renforce sa présence au Costa Rica, tout comme d’autres agences de l’ONU et des organisations non gouvernementales partenaires, et se prépare à fournir une protection et une assistance immédiate à des milliers de réfugiés et de demandeurs d’asile nicaraguayens.

 

De nombreux Nicaraguayens qui fuient leur pays sont accueillis chez quelques-unes des jusqu’à 150.000 familles nicaraguayennes qui étaient déjà installées au Costa Rica avant la crise, selon le HCR.

 

Le HCR prépare un plan régional pour répondre aux besoins des réfugiés.

Des pays comme le Honduras, le Salvador et le Guatemala deviennent des pays de transit.

Face à cet afflux de réfugiés, le HCR développera une action régionale globale pour répondre aux besoins humanitaires et de protection des réfugiés nicaraguayens.

 

Source : ONU

 

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La chute de Maduro “est proche”, juge le président colombien

Le président colombien Juan Manuel Santos, qui achève son mandat le 7 août, a estimé que la chute du gouvernement vénézuélien de Nicolas Maduro était “proche” malgré la “répression” de la population.

 

“Elle est proche, je pense. (Dans) un pays avec l’inflation que connaît le Venezuela -1.000.000% d’ici à fin 2018, selon le FMI-, le régime va s’effondrer”, a déclaré M. Santos dans un entretien à l’AFP.

 

A quelques jours de la passation de pouvoir à son opposant Ivan Duque (droite), le chef de l’Etat centriste estime que la meilleure option pour la Colombie et le Venezuela, qui partagent une frontière de 2.200 kilomètres, est que Maduro s’en aille, espérons-le “de manière pacifique”.

 

Si cela n’est pas encore arrivé, c’est parce que, selon M. Santos, le gouvernement vénézuélien exerce une “répression toujours plus efficace”.

“Il existe un paradoxe : plus la population souffre, plus elle est susceptible d’être réprimée. C’est cela qui a maintenu le régime de Maduro en place”, a ajouté le président colombien.

 

En cas de chute du gouvernement vénézuélien, “dès demain, j’espère”, “la Colombie serait vraiment disposée à aider de toutes les manières possibles”.

Il a rappelé avoir plusieurs fois offert à Maduro “de l’aide humanitaire, des aliments et des médicaments” pour les Vénézuéliens “qui sont en train de mourir de faim”.

 

Mais le dirigeant socialiste du pays voisin est “dans un état de négation qui est de l’ordre de l’irrationnel, car il dit qu’il n’y a pas de crise, qu’il n’a pas besoin d’aide. Face à cette situation, il est très difficile de faire autre chose qu’exercer une pression (diplomatique) pour qu’il y ait un changement de régime le plus tôt possible”.

 

La Colombie est un acteur-clé de la pression internationale contre le gouvernement vénézuélien. Elle se trouve aussi confrontée à la plus forte arrivée de Vénézuéliens sur son territoire de son Histoire, avec un peu plus d’un million d’entre eux venus en Colombie ces 16 derniers mois pour fuir la crise économique.

 

Source : AFP

 

 

Trump va proposer de taxer 200 milliards de dollars de produits chinois à 25%

L’administration Trump s’apprête à proposer d’imposer des droits de douane de 25% à l’équivalent de 200 milliards de dollars de produits chinois importés, et non 10% comme évoqué jusqu’à présent, a-t-on appris mardi de source proche du dossier.

 

A Pékin, les autorités chinoises ont déclaré peu après qu’elles riposteraient.

Le gouvernement américain a publié le mois dernier une liste des produits qui vont être assujettis à des tarifs douaniers élevés, dont des centaines de produits alimentaires, ainsi que le tabac, le charbon, les produits chimiques ou encore les composants électroniques.

 

Entre-temps, les Etats-Unis ont conclu une trêve commerciale avec l’Union européenne lors d’un entretien entre Donald Trump et Jean-Claude Juncker, et Washington a fait savoir que les Européens s’étaient engagés à cette occasion à l’aider à faire pression sur la Chine.

 

Donald Trump a averti qu’à terme, plus de 500 milliards de dollars de produits chinois, soit la quasi-totalité des importations américaines en provenance de Chine, pourraient être taxées.

L’administration Trump a dévoilé la semaine dernière un plan d’aide de 12 milliards de dollars en faveur des agriculteurs affectés par les représailles douanières.

 

Source : Reuters

 

 

Pékin veut une politique économique plus souple et plus efficace

La Chine maintiendra une trajectoire de croissance raisonnable grâce à une politique plus souple et plus efficace, a rapporté mardi l’agence Chine nouvelle.

“Nous devons parvenir à stabiliser l’emploi, la finance, le commerce extérieur et l’investissement, ainsi que les anticipations”.

 

La deuxième économie mondiale est confrontée à de nouvelles difficultés et de nouveaux défis, y compris “un changement significatif de l’environnement externe”.

Le président Xi, cité par la radio d’Etat, a estimé que l’économie était en mesure de faire face aux risques et devait garder confiance.

 

La croissance chinoise a légèrement ralenti à 6,7% au deuxième trimestre, tout en se maintenant au-dessus de l’objectif officiel de 6,5%.

Le conflit commercial avec Washington, un coup de mou des exportations et le ralentissement du marché immobilier représentent des risques pour les perspectives de l’économie.

 

La Chine va mieux équilibrer sa prévention des risques financiers et son soutien à l’économie réelle, en maintenant son effort de désendettement tout en prêtant attention à son rythme et à son intensité, selon l’agence officielle de presse.

 

La semaine dernière, le gouvernement chinois s’est engagé à rendre la politique budgétaire plus proactive en réponse aux incertitudes externes, sans pour autant avoir recours à des mesures de relance fortes.

 

Source : Reuters

 

 

Pékin enjoint aux Etats-Unis d’empêcher une escale de la présidente de Taïwan

La Chine a appelé mardi Washington à empêcher le transit par les Etats-Unis de la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, qui doit y faire escale le mois prochain en route vers l’Amérique latine, une perspective qui enrage Pékin.

 

Mme Tsai transitera par Los Angeles et Houston lors de son voyage au Paraguay et au Belize, prévu du 12 au 20 août, a annoncé lundi son gouvernement.

“Nous enjoignons aux Etats-Unis de respecter le principe d'”une seule Chine””, a réagi Geng Shuang, porte-parole de la diplomatie chinoise.

 

La Chine communiste considère que Taïwan fait partie intégrante de son territoire, même si l’île est dirigée de façon indépendante par un régime rival depuis 1949. Mais Pékin refuse de reconnaître sa souveraineté et interdit à ses partenaires d’entretenir des relations diplomatiques avec Taipei.

 

Les Etats-Unis entretiennent des liens ambigus avec Taïwan : s’ils reconnaissent la Chine populaire depuis 1979, ils conservent avec l’île des relations commerciales et demeurent son allié militaire résolu, lui vendant des armements –une proximité qui irrite les autorités communistes.

 

Le président américain Donald Trump, qui avait provoqué le courroux de Pékin après son élection fin 2016 en acceptant un appel téléphonique de Tsai Ing-wen, a approuvé cette année un “Taiwan Travel Act” encourageant les hauts responsables américains à se rendre à Taïwan y rencontrer leurs homologues.

 

Depuis l’arrivée au pouvoir en 2016 de Tsai Ing-wen, qui refuse de reconnaître le “principe de la Chine unique”, Pékin a accentué sa pression économique, militaire et diplomatique sur l’île.

Seuls 18 Etats entretiennent des relations diplomatiques avec Taipei plutôt qu’avec Pékin, parmi lesquels le Paraguay et Belize, que Mme Tsai visitera en août, ou encore le Vatican.

 

Le Burkina Faso et la République dominicaine ont récemment rompu leurs liens diplomatiques avec Taïwan pour nouer des relations avec Pékin –le résultat selon Taipei d’une “diplomatie du dollar” orchestrée par la Chine.

 

L’armée chinoise mène de fréquents exercices à proximité de Taïwan. Et Pékin a obtenu de grandes entreprises étrangères, en particulier les compagnies aériennes, qu’elles référencent l’île comme faisant partie du territoire chinois sur leurs sites internet.

 

Source : AFP

 

 

Les deux Corées tentent d’apaiser les tensions militaires, alors que la Corée du Nord construirait de nouveaux missiles balistiques

Des responsables militaires des deux Corées se sont retrouvés mardi pour tenter d’apaiser les tensions dans la péninsule au moment où les Etats-Unis s’inquiètent de la poursuite apparente des activités nucléaire et balistique de Pyongyang.

 

La rencontre, la deuxième depuis le mois dernier, s’est déroulée dans la zone frontalière démilitarisée. Elle s’inscrit dans le cadre de la dynamique d’apaisement voulue par le président sud-coréen Moon Jae-in et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un qui ont promis à l’issue d’un sommet en avril de mettre fin à “tous les actes hostiles” entre leurs deux pays.

 

A l’issue des discussions menées mardi, le responsable sud-coréen a déclaré que Séoul souhaitait la mise en place de mesures “substantielles” pour établir la confiance.

Parmi les mesures figure une réduction du nombre de postes de garde et de la quantité d’équipement militaire déployé le long de la frontière intercoréenne.

 

Des mesures concrètes de démilitarisation seraient un signe positif alors qu’il apparaît que la Corée du Nord n’a en rien réduit ses activités militaires après le sommet entre Kim Jong-un et Donald Trump, qui s’était achevé en juin sur une promesse de dénucléarisation de la péninsule.

 

Un responsable américain a déclaré lundi à Reuters que les services de renseignement avaient détecté des signes d’activité dans une usine militaire nord-coréenne où ont été assemblés les premiers missiles capables d’atteindre le territoire des Etats-Unis.

 

Washington soupçonne Pyongyang de vouloir construire un ou plusieurs missiles balistiques intercontinentaux, a ajouté ce responsable, confirmant une information du Washington Post. La semaine dernière, le chef de la diplomatie américaine avait reconnu lors d’une audition au Sénat que la Corée du Nord continuait à produire du carburant pour ses armes atomiques.

 

Source : Reuters

 

 

Allaitement précoce : 3 nouveau-nés sur 5 sont privés de leur « premier vaccin » (UNICEF et OMS)

Près de 78 millions de nouveau-nés – soit 3 sur 5 – ne sont pas allaités au sein dans l’heure qui suit leur naissance, ce qui augmente leur risque de décès et de maladies et réduit leur probabilité d’être allaités par la suite, d’après un nouveau rapport de l’UNICEF et de l’OMS.

 

Le patron de l’OMS prône un renforcement d’urgence du soutien apporté aux mères – que ce soit de la part des membres de leur famille, du personnel de santé, des employeurs ou des pouvoirs publics – pour qu’elles puissent donner à leurs enfants le départ dans la vie qu’ils méritent.

 

C’est en Afrique de l’Est et australe que les taux d’allaitement maternel dans l’heure suivant la naissance sont le plus élevés (65 %). Dans les régions de l’Asie de l’Est et dans le Pacifique qu’ils sont le plus bas (32 %).

 

Source : ONU

 

 

L’ONU a reçu 70 allégations d’exploitation et d’abus sexuels en trois mois

Au second trimestre de l’année 2018, les Nations Unies ont reçu 70 nouvelles allégations d’exploitation et d’abus sexuels.

Sur les 70 allégations d’exploitation et d’abus sexuels, 3 ont été corroborées par une enquête.

61 allégations se trouvent à diverses étapes de l’enquête.

 

Le porte-parole adjoint a expliqué que les Nations Unies ont lancé en juin un outil électronique permettant de vérifier les membres du personnel onusien licenciés à la suite d’allégations avérées d’exploitation et d’abus sexuels, ou bien démissionnaires ou séparés de l’Organisation au cours d’une enquête.

 

Source : ONU

 

 

L’Union inflige des sanctions à six entreprises russes

L’Union européenne a infligé mardi des sanctions à l’encontre de six sociétés russes à qui elle reproche d’avoir contribué à la construction d’un pont reliant la Crimée au territoire russe, un ouvrage que le bloc juge illégal.

 

Moscou a annexé la Crimée en 2014 après y avoir organisé un référendum à l’issue duquel la population s’est massivement prononcée en faveur de son rattachement à la Russie.

Les Occidentaux ont de leur côté considéré que cette opération était illégale et jugent que la Crimée doit demeurer dans le giron de l’Ukraine qui l’administre depuis 1954.

 

Après l’annexion, Moscou a ordonné la construction du pont de Kertch, qui relie la Russie à la péninsule, pour un montant d’environ 3 milliards d’euros. Il a depuis été inauguré par le président Vladimir Poutine.

 

Source : Reuters

 

 

Dans les prisons d’Ukraine, des conditions désastreuses et peu de progrès

Dans une atmosphère fétide, une vingtaine d’hommes s’entassent dans une cellule aux murs décrépis où s’agitent des cafards. Autrefois connue pour ses prisonniers politiques célèbres, la prison Loukianivska de Kiev symbolise aujourd’hui le terrible état du système pénitentiaire ukrainien.

 

Largement hérité de l’époque soviétique, le système pénitentiaire ukrainien, qui compte 57.000 détenus dans environ 140 prisons, est réputé pour ses conditions désastreuses.

Si les autorités ont entrepris de le réformer, les progrès sont lents, notamment faute de financement.

 

Selon le ministère ukrainien de la Justice, ce problème a déjà coûté à l’Etat ukrainien, depuis l’indépendance en 1991, plus d’un million d’euros d’indemnités à la suite de condamnations par la Cour européenne des droits de l’Homme.

 

La situation est particulièrement mauvaise dans les centres de détention provisoire, connus sous l’acronyme SIZO, où les suspects attendent leur procès parfois pendant des années.

L’Ukraine compte une trentaine de SIZO qui représentent le tiers de la population carcérale.

 

Issues du mouvement pro-occidental du Maïdan, les autorités ukrainiennes ont lancé il y a deux ans une réforme visant à moderniser le système pénitentiaire mais elle peine à se concrétiser, notamment en raison du manque de financement.

 

Source : AFP

 

 

Kosovo : violées et désormais victimes du silence

Elles sont des milliers de femmes à avoir été violées durant le conflit du Kosovo : désormais éligibles à une allocation de victimes de guerre, il leur faudra vaincre l’omerta imposée par les familles.

 

Les organisations de défense des droits de l’Homme estiment que durant le conflit entre indépendantistes kosovars albanais et forces serbes (1998-99, 13.000 morts), quelque 20.000 filles et femmes ont été violées. Mais cette culture du silence rend impossible tout recensement précis.

 

Il aura fallu près de 20 ans pour que les institutions kosovares commencent début 2018 à leur verser une allocation mensuelle de 230 euros au titre de victimes de guerre.

Plus de temps sera nécessaire pour que la plupart la demandent.

 

Les proches demandent aux victimes de se taire.

Parler, c’est courir le risque d’être ostracisée dans une société patriarcale où le viol est considéré comme une tâche sur l’honneur familial.

 

Avant de disparaître fin 2017, le tribunal pénal international de La Haye pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), n’a condamné que trois hauts responsables serbes pour avoir usé d’atteintes sexuelles comme d’un outil d’épuration ethnique et de persécution durant la guerre du Kosovo.

 

Diverses ONG regrettent que seules les femmes violées avant juin 1999 sont éligibles. Ce qui selon elles exclut de facto les Serbes victimes de membres de la guérilla kosovare albanaise après le retrait des forces de Belgrade.

 

Source : AFP

 

 

L’Espagne peine à faire face aux arrivées de migrants

Une vague de migrants arrive par la mer en Espagne depuis l’Afrique du nord et met les forces de l’ordre et les services sociaux à rude épreuve. L’Espagne a dépassé l’Italie en arrivée de migrants cette année, depuis que les forces libyennes ont renforcé les contrôles pour empêcher la traversée vers l’Italie, qui veut fermer ses ports aux migrants.

 

Plus de 22.000 migrants sont arrivés par la mer depuis le début de l’année, plus que sur l’ensemble de l’année dernière, selon le service espagnol de sauvetage en mer.

Rien que depuis vendredi plus de 1.500 d’entre eux ont débarqué dans la province de Cadix, dont fait partie Algésiras où la plupart d’entre eux sont dirigés.

 

Des dizaines de migrants ont été filmés samedi débarquant sur une plage de Tarifa, un paradis du kitesurf proche d’Algésiras, avant de se précipiter vers les bois, sous le regard étonné des baigneurs. Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.

 

Le ministre de l’Intérieur a nié que le dispositif mis en place pour l’accueil des migrants soit sur le point de s’effondrer, assurant que la situation était “contrôlable” et “contrôlée”.

Mais la police et les ONG disent que ce flux d’arrivées a mis en évidence que la réponse n’était pas suffisamment planifiée et qu’il manquait des bras et des fonds.

 

Les autorités n’ont pas assez de couvertures, de matelas ni même de nourriture pour les migrants qui ont débarqué ces derniers jours, affirme Ana Rosado, une militante de l’association de défense des droits humains APDHA. Parfois, ajoute Ana, elles ont même demandé à la population locale de donner de l’eau et de la nourriture.

 

“Ils sont complètement débordés”, assure-t-elle.

L’armée a acheminé lundi une grue montée sur camion dans le port de San Roque, près d’Algésiras, pour construire un nouveau centre d’accueil pour 600 personnes qui doit ouvrir cette semaine.

 

La politique s’est emparée de la question de la migration depuis que le nouveau chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez, arrivé au pouvoir en juin en renversant le conservateur Mariano Rajoy, a accepté d’accueillir deux navires chargés de migrants refoulés par l’Italie.

 

L’opposition conservatrice l’accuse d’avoir créé ainsi “un appel d’air” mais le gouvernement réplique que les arrivées augmentent depuis plus d’un an. Le nouvel exécutif reproche à l’équipe précédente de ne pas s’être préparée pour cette vague prévisible de migrants.

 

Source : AFP

 

 

Brexit : Hunt met en garde contre un “divorce houleux” avec l’UE

Le nouveau chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt s’est inquiété mercredi du risque d’un “divorce houleux” avec l’Union européenne, en l’absence d’avancées à trois mois de la fin prévue des négociations censées déboucher sur un accord.

 

Un échec, qui conduirait à une coupure brutale des ponts commerciaux avec l’UE fin mars 2019, aurait “un profond impact sur les relations entre la Grande-Bretagne et les pays de l’UE pour une génération”, a-t-il estimé.

 

L’issue des discussions sur le Brexit, qui sont censées déboucher sur un accord de divorce d’ici à la fin octobre avant la séparation prévue pour le 29 mars 2019, reste encore incertaine, Bruxelles restant inflexible sur ses lignes rouges.

 

Source : AFP

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