Journal du 8 juin 2018

 

 

Nicaragua : paralysé par les manifestants, il voit sa fragile économie menacée

Le siège de la capitale nicaraguayenne, avec de multiples routes bloquées par des manifestants opposés au gouvernement, risque de donner un coup de frein à l’économie déjà fragile du pays, avertissent les milieux économiques.

 

Depuis le 18 avril, le pays d’Amérique centrale vit au rythme des manifestations, affrontements, pillages et incendies. Réprimés d’une main de fer par les autorités, les troubles ont fait plus de 130 morts et 1.300 blessés, selon le Centre nicaraguayen des droits de l’homme (Cenidh).

 

Les barrages sur les routes sont destinés à empêcher la police anti-émeute de passer, et la poursuite des massacres.

La paralysie du pays, alors que débute le cycle agricole 2018-2019, risque de mettre en péril la production alimentaire.

 

Le blocage des voies de circulation affecte l’approvisionnement des villes et l’économie dans son ensemble.

Face à un tourisme en chute libre et à la désorganisation de l’économie, le gouvernement a revu ses ambitions à la baisse et ne table plus que sur une hausse du PIB de 3 à 3,5%.

 

Source : AFP

 

 

Syrie : l’EI reprend une partie d’une ville clé grâce à une vaste offensive

Le groupe Etat islamique (EI) a repris aujourd’hui une partie de la ville syrienne clé de Boukamal contrôlée par le régime en lançant une série d’attaques suicide meurtrières, l’offensive la plus importante menée depuis des mois par l’organisation jihadiste en Syrie.

 

L’EI avait perdu en novembre 2017 Boukamal, le dernier centre urbain qu’il contrôlait dans le pays en guerre après de multiples défaites infligées par le régime et ses alliés d’une part et les Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les Etats-Unis de l’autre.

 

En parvenant à s’emparer de nouveau d’une partie de cette cité, l’EI confirme qu’il reste une force à craindre sur le terrain. Reste à savoir s’il pourra se maintenir dans la ville ou avancer face aux forces loyales au président syrien Bachar al-Assad appuyées par l’aviation russe.

Les combats se poursuivent entre les deux camps dans le centre de la ville.

 

Depuis son éviction en mai de son dernier bastion dans la capitale Damas, place forte du pouvoir, l’EI a multiplié ses attaques contre des positions des forces loyalistes.

Jeudi, au moins 22 combattants pro régime, dont 11 soldats de l’armée syrienne, ont été tués dans des attaques menées par l’EI dans le désert de la province méridionale de Soueida.

 

Au total, 209 combattants loyaux au régime ont été tués dans les attaques menées par l’EI depuis le 22 mai, selon l’OSDH. Il y a eu 110 morts dans les rangs jihadistes.

L’EI, présent encore dans quelques poches dans le désert qui s’étend de l’est de Damas jusqu’à Boukamal, détient moins de 3% du territoire syrien selon l’OSDH, contre près de 50% fin 2016 à son apogée en Syrie.

 

Grâce à l’intervention militaire dans les airs et au sol de son allié russe dans le conflit depuis septembre 2015, le pouvoir Assad a réussi à engranger des victoires face aux rebelles et aux jihadistes et a repris plus de 60% du territoire.

 

Source : AFP

 

 

Syrie : 51 civils tués dans des raids attribués à l’aviation russe (ONG)

51 civils dont 9 enfants ont été tués jeudi soir dans la province d’Idleb (nord-ouest) lors de raids attribués à l’aviation russe, selon l’OSDH.

Les raids ont frappé la localité de Zardana, contrôlée par des rebelles et des jihadistes.

 

La majeure partie de la province d’Idleb est contrôlée par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham, une coalition dominée par l’ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie.

Cette province, l’une des dernières à échapper en grande partie au pouvoir de Bachar al-Assad, est régulièrement la cible de raids meurtriers du régime ou de son allié russe.

 

Moscou a catégoriquement démenti avoir mené des raids contre cette région.

L’aviation russe a été plusieurs fois accusée d’avoir fait des victimes civiles dans ses frappes mais Moscou dément régulièrement, assurant cibler les “terroristes”, en référence aux jihadistes ou rebelles.

 

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques en faveur de réformes démocratiques, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’intervention d’acteurs régionaux et internationaux ainsi que de groupes jihadistes sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 350.000 morts et contraint des millions de personnes à l’exode.

 

Source : AFP

 

 

Libye : l’ONU sanctionne 6 trafiquants de migrants, une première

Le Conseil de sécurité a sanctionné jeudi 6 chefs de réseaux de trafiquants de migrants actifs en Libye, une première pour l’ONU à la valeur principalement dissuasive.

Les sanctions –gel de comptes bancaires, interdiction de voyager– visent 2 Erythréens, ainsi que 4 Libyens (parmi lesquels le chef d’une unité de garde-côtes).

 

Fin 2017, un documentaire de la chaîne CNN montrant des migrants africains vendus comme des esclaves avait provoqué l’indignation internationale. En mars, la justice libyenne avait annoncé l’émission de plus de 200 mandats d’arrêt contre des trafiquants libyens et étrangers.

Dans un document confidentiel remis début février au Conseil de sécurité, des experts de l’ONU avaient estimé que le trafic d’êtres humains était en augmentation en Libye.

 

Source : AFP

 

 

Royaume-Uni : Boris Johnson prévient contre un risque d'”effondrement” du Brexit

Le chef de la diplomatie britannique, l’eurosceptique Boris Johnson, a évoqué un “effondrement” du Brexit et clamé son admiration pour les méthodes musclées du président américain Trump, selon des propos tenus lors d’un dîner et rapportés par le site BuzzFeed News.

 

Boris Johnson, habitué des sorties intempestives, a affirmé que la Première ministre Theresa May allait “entrer dans une phase où nous serons beaucoup plus combatifs avec Bruxelles”.

Mais “vous devez accepter le fait que cela puisse s’effondrer maintenant. OK? Je veux que personne ne panique durant cet effondrement. Pas de panique, tout va bien se passer à la fin”.

Le Brexit sera “irréversible” mais “il risque de ne pas être celui que nous voulons”, a-t-il ajouté.

 

Il a ainsi estimé que le risque était grand de voir le Royaume-Uni accepter un accord violant de nombreuses “lignes rouges” des tenants d’un Brexit sans concession, comme lui, maintenant le pays “emprisonné en orbite autour de l’UE, dans l’union douanière et dans une large mesure au sein du marché unique”.

 

Le Royaume-Uni doit quitter l’UE fin mars 2019 tout en restant dans l’union douanière pendant une période de transition jusqu’à fin 2020, le temps de mettre en place un nouveau partenariat.

Les tenants d’un Brexit dur craignent toutefois que cet alignement s’éternise après cette date et vide de son sens la sortie de l’UE, Londres n’ayant pas encore décidé la nouvelle relation qu’il souhaite mettre en place avec Bruxelles après le Brexit.

 

Source : AFP

 

 

La Turquie prépare sa riposte aux droits américains sur l’acier

La Turquie va ouvrir une enquête sur les pratiques de dumping des entreprises américaines afin de riposter aux droits de douane sur l’acier et l’aluminium imposés par Washington, a déclaré le ministre turc de l’Economie, Nihat Zeybekci.

“Nous lancerons d’importantes procédures dans les jours qui viennent”.

 

Notant que de grandes entreprises américaines recevaient d’importantes aides gouvernementales, le ministre a ajouté “travailler à l’ouverture d’une enquête pour pratiques anti-concurrentielles contre ces entreprises”.

La Turquie est le 8e producteur mondial d’acier et le 6e exportateur d’acier aux Etats-Unis.

 

Source : Reuters

 

 

L’Autriche va expulser des imams financés par l’étranger et fermer 7 mosquées

Le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz a annoncé aujourd’hui que son pays allait expulser plusieurs imams financés par l’étranger et fermer 7 mosquées afin de lutter contre “l’islam politique”.

Cette décision, a précisé M. Kurz, est notamment liée à la reconstitution très controversée par des enfants habillés en soldats, dans une des principales mosquées de Vienne affiliée à la communauté turque, d’une bataille emblématique de l’histoire ottomane.

 

“Des sociétés parallèles, l’islam politique et la radicalisation n’ont pas leur place dans notre pays”.

Les photos de la reconstitution de la bataille de Gallipoli, jouée par des enfants dans les locaux de la mosquée, ont largement ému la classe politique autrichienne, toutes tendances confondues.

La mosquée incriminée est gérée par l’Union islamique turque d’Autriche (Atib), directement liée à la Direction turque des Affaires religieuses (Diyanet).

 

Source : AFP

 

 

L’Argentine obtient l’aide du FMI en échange d’une cure d’austérité

Pour consolider son économie fragile, l’Argentine s’est tournée vers le Fonds monétaire international (FMI) qui lui a accordé un prêt de 50 milliards de dollars, en échange d’un engagement à de profondes réformes pour limiter les dépenses de l’Etat.

 

“Nous avons fait appel au FMI à titre préventif, pour éviter une crise”, a déclaré le ministre argentin de l’Economie Nicolas Dujovne.

La situation de l’Argentine n’est pas catastrophique, mais le pays sud-américain a besoin de renforcer ses réserves, stabiliser le marché des changes et créer un meilleur climat économique pour attirer les investissements. L’inflation annuelle dépasse les 20% depuis 10 ans.

 

La directrice générale du FMI Christine Lagarde a “félicité les autorités argentines” et s’est dite ravie que le Fonds puisse “contribuer à cet effort”. “Le plan économique du gouvernement comprend un rééquilibrage de la situation budgétaire. Nous saluons cette priorité”.

 

Le secrétaire US au Trésor a salué l’accord.

Après la crise du peso d’avril/mai, au cours de laquelle la monnaie argentine s’est dépréciée de près de 20%, Mauricio Macri a fixé comme priorité la baisse du déficit budgétaire.

 

Cette politique de rigueur, c’est un mauvais moment à passer pour la population, avertit l’économiste Daniel Marx, mais le pays “en tirera les bénéfices ensuite”.

L’économiste Carlos Fara souligne que le gouvernement devra veiller à ce que “ne s’installe pas une récession féroce”.

 

L’accord avec le FMI intervient dans un contexte de tensions entre le gouvernement et les syndicats. L’inflation est repartie de plus belle en 2018.

Les syndicats menacent de convoquer une grève générale, se plaignant que les hausses de salaires ne compensent pas l’inflation.

 

Source : AFP

 

 

Le Canada avance vers la légalisation du cannabis récréatif

Le Canada a fait un pas de plus vers la légalisation du cannabis à des fins récréatives et devenir le premier pays du G7 à légaliser cette drogue douce, avec une entrée en vigueur espérée par le gouvernement à l’automne.

Jeudi, une majorité de sénateurs a voté le projet de loi déposé par le gouvernement du libéral Justin Trudeau, non sans avoir mené une bataille parlementaire avec moult amendements.

 

Le texte de la “loi sur le cannabis”, modifié par les sénateurs, va maintenant revenir devant les députés pour son adoption définitive avant de recevoir le sceau royal.

En raison de la suspension des travaux au Parlement dans deux semaines jusqu’à la mi-septembre, la légalisation pourrait être effective au mieux à l’automne.

 

Si l’usage du cannabis est déjà légalisé en Uruguay, le Canada sera le premier pays du G7 à légaliser cette drogue douce, promesse de campagne du Premier ministre Justin Trudeau avant son élection. Le chef de gouvernement justifie la légalisation pour sortir les trafiquants du marché et protéger les jeunes.

Justin Trudeau est d’ailleurs persuadé qu’après le Canada, d’autres grands pays vont suivre.

 

Le gouvernement canadien va au passage encaisser des recettes fiscales sur un marché estimé de 6 à 7 milliards de dollars canadiens (3,9 à 4,5 milliards d’euros).

Le gouvernement a prévu plus de 260 millions de dollars sur cinq ans dans des opérations de prévention aux risques associés à la consommation de cannabis, avec des efforts particuliers pour les communautés autochtones particulièrement exposées aux ravages de la toxicomanie.

 

Source : AFP

 

 

Le Liban va prendre des mesures contre le HCR

Le gouvernement libanais va prendre des mesures contre le Haut-Commissariat de l’Onu aux réfugiés (HCR), a annoncé hier le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, sans préciser leur nature.

 

Le chef de la diplomatie accuse l’organisation de dissuader les Syriens réfugiés au Liban de regagner leur pays. Le HCR juge la situation en Syrie trop instable pour leur retour, alors que le président libanais Michel Aoun et une partie de la classe politique plaident pour leur rapatriement dans des “zones sécurisées”.

 

Selon l’Onu, un million de réfugiés syriens se trouvent au Liban, ce qui représente un quart de sa population. Pour le gouvernement, qui estime leur nombre à 1,5 million, leur présence affecte la croissance économique et met à mal les services publics.

 

Source : Reuters

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