Journal du mardi 5 juin

 

Alliance Israël – USA contre l’Iran : Benjamin Netanyahu chez Macron pour créer un front contre l’Iran

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est arrivé mardi après-midi à l’Elysée pour rencontrer le président Emmanuel Macron, qu’il veut convaincre de créer un front commun contre l’Iran, alors que Téhéran s’apprête à augmenter sa capacité à enrichir de l’uranium.

 

Juste avant cet entretien, le dirigeant israélien, qui estime que le programme nucléaire et balistique de l’Iran représente une menace pour l’existence même d’Israël, a fait monter la pression en martelant sa position dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux. “L’ayatollah Khamenei, le Guide suprême iranien, a déclaré il y a deux jours son intention de détruire l’Etat d’Israël. Il a expliqué hier (lundi) comment il comptait s’y prendre : en enrichissant l’uranium sans restriction pour constituer un arsenal nucléaire”, a-t-il lancé.

 

Après Berlin et Paris, Benjamin Netanyahu se rend mercredi à Londres, dernière étape de sa tournée européenne.

Les Européens, qui tentent de sauver l’accord sur le nucléaire iranien dont Donald Trump est sorti avec fracas le 8 mai, se retrouvent de nouveau pris entre deux feux, entre pressions israélo-américaines d’un côté et iraniennes de l’autre.

 

Le texte vise à empêcher l’Iran d’accéder à la bombe atomique – en limitant notamment ses capacités d’enrichissement – en échange d’une levée des sanctions internationales qui paralysaient son économie.

Mais la sortie des Etats-Unis va conduire à réinstaurer de lourdes sanctions américaines, qui frapperont aussi les entreprises européennes commerçant avec l’Iran. Plusieurs d’entre elles, dont les françaises Total et PSA, ont déjà cédé en annonçant qu’elles quittaient le pays.

 

Source : AFP

 

Ecouter ou lire aussi :

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Syrie : les Kurdes quittent une ville clé après un accord USA-Turquie

La principale milice kurde de Syrie a annoncé mardi son retrait de Minbej, une ville stratégique du nord du pays qui fait l’objet d’un accord entre la Turquie frontalière et les Etats-Unis pour éviter une possible confrontation directe.

 

Ankara qualifie cette force kurde de “terroriste” mais Washington la considère comme un allié primordial dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI), toujours actif en Syrie même s’il ne tient plus que quelques poches dans l’est du pays.

 

Les YPG forment en effet l’épine dorsale des Forces démocratiques syriennes (FDS), l’alliance de combattants arabes et kurdes qui a joué un rôle clé pour faire reculer l’EI en Syrie et qui a d’ailleurs pris Minbej aux jihadistes en 2016.

 

La tension entre les Etats-Unis et la Turquie, deux alliés dans l’OTAN, est montée d’un cran cet hiver quand Ankara a plusieurs fois menacé d’étendre vers Minbej l’offensive qu’elle menait contre les YPG dans l’enclave kurde d’Afrine.

Mais la tension est un peu retombée fin mai quand Washington et Ankara ont défini les contours d’une “feuille de route” en vue de coopérer pour “assurer la sécurité et la stabilité” dans cette ville.

 

La Turquie, engagée dans une lutte armée avec les Kurdes sur son territoire, voit d’un très mauvais œil la présence de forces kurdes syriennes à sa frontière et a mené deux offensives militaires dans le nord de la Syrie depuis 2016.

 

Source : AFP

 

 

 

Guatemala : au moins 69 personnes mortes à cause du volcan, les recherches se poursuivent

Les secouristes continuaient mardi de fouiller les décombres recouverts de cendre à la recherche de corps dans les villages détruits par l’éruption du Volcan de Feu au Guatemala, qui a fait au moins 69 morts selon un bilan encore provisoire des autorités.

 

Les projections spectaculaires de lave et de cendres de ce cratère ont semé la panique parmi les habitants des villages situés sur le flanc du volcan, et entraîné l’évacuation d’urgence de plus de 4.500 personnes.

 

Le Congrès du Guatemala a voté un décret présidentiel déclarant d’état de catastrophe naturelle.

Un total de 1,7 million de personnes sont affectées à divers degrés par la catastrophe, selon la protection civile.

 

Le Volcan “de Fuego” était déjà entré en éruption en janvier 2018. En septembre 2012, son précédent réveil avait entraîné l’évacuation de quelque 10.000 personnes résidant dans des villages situés sur le flanc sud.

 

Source : AFP

 

 

 

Brésil : plus d’un demi-million d’homicides en dix ans

Plus d’un demi-million de personne sont mortes par homicide entre 2006 à 2016 au Brésil.

Cela fait du plus grand pays d’Amérique latine l’un des plus violents au monde.

Le taux d’homicide a progressé de 14% sur cette période dans le pays de plus de 200 millions d’habitants.

 

Cela représente un taux d’homicide de 30,3 pour 100.000 habitants, 30 fois supérieur à la moyenne européenne.

Mais l’analyse Etat par Etat permet de constater que –du moins jusqu’en 2016– le taux d’homicide a baissé dans les régions les plus riches du Brésil. Il a en revanche considérablement augmenté dans des régions plus pauvres du nord-est.

 

Le rapport montre également que “les Noirs, notamment les jeunes Noirs, sont les victimes les plus fréquentes des homicides au Brésil, étant beaucoup plus vulnérables que les blancs”.

De 2006 à 2016, le taux d’homicide des Noirs a augmenté de 23,1% tandis qu’il a chuté de 6,8% chez les blancs.

En 2016, 71% des personnes tuées au Brésil étaient des Noirs ou métis, qui représentent 54% de la population totale.

 

Source : AFP

 

 

 

5.000 milliards de sacs par an : le monde malade de sa consommation de plastique

Environ 5.000 milliards de sacs en plastique sont consommés chaque année dans le monde et, comme l’essentiel du plastique, une infime proportion est recyclée, affirme mardi l’ONU dans un rapport pointant un défi d’une ampleur “décourageante”.

 

L’ONU relève que si les modes de consommation actuels et les pratiques de gestion des déchets se poursuivent, on comptera environ 12 milliards de tonnes de déchets plastiques dans les décharges et l’environnement à l’horizon 2050.

“L’ampleur du défi est décourageante”, indique l’ONU.

 

“Nos océans ont été utilisés comme une décharge, ce qui provoque l’étouffement de la vie marine et transforme certaines zones marines en soupe plastique”, déclare dans le rapport le chef d’ONU Environnement, Erik Solheim.

“Dans certaines villes, les déchets plastiques bouchent les canalisations, ce qui provoque des maladies. Consommés par le bétail, ils trouvent leur chemin jusque dans la chaîne alimentaire.”

 

L’essentiel du plastique finit dans les décharges, les océans, les canalisations, où il mettra des milliers d’années à se décomposer totalement.

En attendant, il contamine les sols et l’eau avec des particules de microplastiques.

Les études montrent, indique le rapport, que 90% de l’eau en bouteille et 83% de l’eau du robinet contiennent des particules de plastique.

 

L’ONU salue un début de prise de conscience face à l’ampleur du problème, en relevant que plus de 60 pays ont adopté des politiques visant à réduire cette pollution.

Mais ce n’est pas suffisant, selon l’ONU.

 

Source : AFP

 

 

 

Les centrifugeuses au cœur de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015

La limitation du nombre de centrifugeuses, que Téhéran veut au contraire désormais développer, est au cœur de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, dont les États-Unis ont décidé de sortir en mai.

 

L’accord sur le nucléaire, conclu à Vienne après 12 ans de crise entre l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni), plus l’Allemagne, avait pour objectif d’éviter que l’Iran ne soit en mesure de se doter de l’arme atomique, en échange d’une levée partielle de sanctions internationales.

 

Les centrifugeuses sont les machines qui enrichissent l’uranium.

Dans l’accord de Vienne, Téhéran s’engage à réduire ses capacités nucléaires (centrifugeuses, stock d’uranium enrichi…) pendant plusieurs années.

Le but est qu’il soit quasiment impossible pour l’Iran de fabriquer une bombe atomique, tout en assurant à Téhéran le droit de développer une filière nucléaire civile.

 

Conformément à l’accord, l’Iran a réduit à 5.060 le nombre de ses centrifugeuses en activité servant à enrichir l’uranium (contre 10.200 au moment de la signature de l’accord) et s’était engagé à ne pas dépasser ce nombre pendant 10 ans.

Téhéran a également accepté de modifier son réacteur à eau lourde d’Arak, sous le contrôle de la communauté internationale, de manière à rendre impossible la production de plutonium à usage militaire dans cette installation.

 

Lundi l’Iran a notifié à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), chargée de contrôler régulièrement ses sites nucléaires, la mise en route d’un plan pour augmenter sa capacité à enrichir l’uranium en accroissant le nombre de ses centrifugeuses.

 

Source : AFP

 

 

 

Yémen : des tractations s’intensifient pour un transfert d’autorité à Hodeïda

Des tractations impliquant l’ONU se sont intensifiées dans le Yémen en guerre pour éviter une bataille entre des rebelles contrôlant le port de Hodeïda (ouest), crucial pour l’aide humanitaire, et des forces progouvernementales appuyées par Ryad et Abou Dhabi qui s’en rapprochent.

 

Des sources politiques yéménites ont fait état d’une proposition de transfert du port de Hodeïda sous la supervision directe des Nations unies. Mais les insurgés ont posé “des conditions impossibles” en échange de leur retrait de cette grande ville sur la mer Rouge, a affirmé un responsable du camp gouvernemental opposé aux rebelles.

 

L’envoyé spécial de l’ONU Martin Griffiths a lui exprimé sa profonde préoccupation à l’issue d’une visite dans le pays, mardi.

“Outre les conséquences humanitaires d’une bataille (à Hodeïda) qui peuvent être évitées, je suis aussi très inquiet concernant l’impact d’une telle attaque sur le processus politique” que l’ONU est “déterminée à faire avancer”, a dit le médiateur britannique.

Les négociations sont en cours.

 

Source : AFP

 

Ecouter ou lire aussi :

https://infosplanetaires.com/moyen-orient/guerre-par-procuration-contre-liran-au-yemen-larabie-saoudite-encerclee.html

 

 

 

Niger : attentat contre une mosquée par 3 femmes, 10 morts

Trois femmes kamikazes ont tué dix personnes qui s’étaient rassemblées lundi soir dans une mosquée de Diffa, dans le sud-est du Niger, après avoir rompu le jeûne du ramadan, a annoncé mardi un porte-parole de l’armée nigérienne.

 

Le secteur de Diffa, à proximité du lac Tchad et des frontières avec le Nigeria, le Tchad et le Cameroun est le théâtre d’attentats sporadiques menés par des islamistes de la mouvance de Boko Haram. La secte s’est progressivement scindée en deux groupes, dont l’un a prêté allégeance à l’État islamique.

 

Plus de 15.000 personnes ont été tuées et des millions ont été déplacées par le conflit dans la région du lac Tchad.

 

Source : Reuters

 

 

 

Inde : Kanpur, la ville indienne où l’air est le plus pollué du monde

Dans cette localité de 3 millions d’habitants dans le nord du pays, la pollution envoie à l’hôpital un nombre croissant de victimes de maladies pulmonaires chroniques et de cancers.

Le coupable numéro un sont les 1,5 million de véhicules en circulation.

 

La ville a été ébranlée par un rapport publié le mois dernier par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui place Kanpur en tête des 15 villes qui respirent l’air le plus pollué du monde.

Quatorze des localités figurant sur cette liste sont indiennes.

 

Aux yeux de Sunil Dahiya, militant de Greenpeance India, “il est certain que des centaines de milliers de personnes meurent en Inde chaque année à cause de la pollution de l’air”.

 

Source : AFP

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