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Les actions contre Donald Trump se poursuivent aux USA

4 avril 2019

 

Les démocrates réclament les déclarations de revenus de Donald Trump

 

Nouvelle offensive des démocrates contre le président Donald Trump, non contents des conclusions du rapport Mueller, qui réclament au fisc américain les six dernières déclarations d’impôts du président Donald Trump.

 

C’est Richard Neal, le président de la Commission chargée de la fiscalité, élu démocrate du Massachusetts à la Chambre des représentants qui en a fait la demande officielle hier annonce Politico. Et selon lui, cette demande fait partie de ses prérogatives.

 

Richard Neal attend ces documents avant le 10 avril. Mais la Maison Blanche a déjà fait savoir qu’elle ne transmettrait aucun papier. C’est donc un nouveau bras de fer qui s’engage entre le camp démocrate et l’administration Trump, conclut le Washington Post.

 

 

Accréditations secret-défense : le gendre de Trump sous les projecteurs

 

Le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, a longtemps pu rester à l’abri des regards. Mais une polémique autour des accréditations secret-défense de la Maison Blanche a braqué les projecteurs sur celui qui est devenu l’un des hommes les plus puissants des Etats-Unis.

 

Contrairement à son beau-père, avide d’attention médiatique, Jared Kushner est notoirement discret. Le fait qu’il soit allé lundi soir chez Fox News, la chaîne préférée du président, pour tenter de désamorcer les inquiétudes autour de son accréditation secret-défense sont un signe de la nécessité pour la Maison Blanche de limiter les dégâts.

 

La controverse autour de l’accès de M. Kushner au secret-défense montait depuis l’arrivée de M. Trump au pouvoir. Car le jeune homme, aujourd’hui âgé de 38 ans, n’avait pas d’expérience politique ou diplomatique et ses antécédents n’avaient pas été vérifiés. Il était en revanche impliqué dans une foule de transactions financières aux Etats-Unis et ailleurs.

 

L’affaire a explosé cette semaine quand une employée de longue date de la Maison Blanche a dit au Congrès qu’en dépit de l’opposition de son département, des supérieurs hiérarchiques avaient accordé les précieux sésames à 25 personnes initialement rejetées en raison d’inquiétudes liées à de potentiels conflits d’intérêts.

 

Dans les noms qui pourraient figurer parmi ces personnes, comme le suggère la commission parlementaire présidée par les démocrates qui enquête sur la question, se trouveraient ceux de Jared Kushner et de son épouse Ivanka Trump.

 

Kushner était un héritier new-yorkais privilégié jusqu’à ce que son beau-père accède, à la surprise générale, à la Maison Blanche en 2016, le propulsant à l’intérieur du plus intime des cercles présidentiels.

 

 

Les démocrates veulent le rapport Mueller complet

 

La version expurgée du rapport sur une ingérence russe dans la présidentielle de 2016 ne suffit pas aux opposants à Trump. Une commission du Congrès américain a engagé mercredi une procédure contraignante pour obtenir l’intégralité du rapport d’enquête, potentiellement nuisible à Donald Trump, plutôt que la version expurgée préparée par le ministère de la Justice.

 

Le rapport de près de 400 pages du procureur spécial Robert Mueller, rédigé après une enquête de 22 mois, conclut qu’il n’existe pas d’éléments prouvant une entente ou une coordination entre l’équipe de campagne de Donald Trump et Moscou pour influencer les résultats de la présidentielle, selon un court résumé du document.

 

Cependant, il n’exonère pas le président de l’accusation d’entrave à la justice dans cette affaire.

Le rapport doit être rendu public à la mi-avril, le temps d’en retirer certains passages sensibles qui pourraient mettre en danger des sources ou contenir des éléments sur d’autres enquêtes en cours.

 

Mais les parlementaires démocrates, qui contrôlent la Chambre basse du Congrès, exigent que le rapport original leur soit transmis car le ministre, nommé par M. Trump, n’est pas, à leurs yeux, un observateur neutre.

 

 

Pour près de la moitié des Américains, il y a eu collusion Trump-Russie

 

Près de la moitié des Américains estiment toujours que Donald Trump a collaboré avec la Russie pour interférer dans l’élection présidentielle de 2016, selon un sondage Reuters/Ipsos effectué après la fin de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller, qui n’a pas trouvé de preuve d’une telle collusion délictueuse.

 

Robert Mueller a mis fin vendredi dernier à près de deux années d’investigations sur les soupçons de collusion entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie en 2016 et présenté ses conclusions à l’Attorney General, William Barr.

 

Dans une note de synthèse de quatre pages, le patron du département de la Justice écrit que le procureur Mueller n’a pas trouvé de preuve de collusion délictueuse entre l’équipe Trump et le Kremlin lors de l’élection présidentielle de 2016.

 

Après avoir pris connaissance des conclusions de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller, les Américains ont une opinion un peu plus positive de Donald Trump, montre l’enquête nationale.

 

 

USA : un ancien de l’équipe de campagne de Trump renie ses aveux

 

George Papadopoulos, le premier membre de l’équipe de campagne de Donald Trump à avoir été inculpé par Robert Mueller dans le cadre de l’enquête russe, désavoue son accord de plaider-coupable dans un livre, assurant avoir été soumis à un chantage par les services du procureur spécial.

 

Papadopoulos, qui a été conseiller de Trump pour les affaires internationales pendant la campagne présidentielle de 2016, multiplie les attaques contre l’enquête Mueller depuis qu’il a fini de purger en décembre une peine de douze jours de prison.

 

Dans son livre, Papadopoulos déclare que les hommes du procureur Mueller l’ont averti que s’il refusait de plaider coupable, il serait inculpé pour ne pas s’être enregistré comme agent étranger dans le cadre de ses transactions avec un homme d’affaires israélien qui lui a versé 10.000 dollars en liquide.

 

“J’étais confronté à un choix : accepter les charges de mensonge ou celles du FARA (Foreign Agents Registration Act)”, écrit-il. “Mon histoire s’inscrit dans une histoire plus large. L’histoire de Trump et l’histoire d’arrêter Trump, ou d’essayer de le faire”, poursuit Papadopoulos dans son livre. “La présidence Trump était la première cible de toute cette folie.”

 

 

Conclusion

 

Le chef d’inculpation de “collusion” avec la Russie n’a jamais été retenu pour les 34 personnes mises en cause. L’enquête a entraîné la spectaculaire déchéance judiciaire de son ex-chef de campagne, Paul Manafort, ou encore de son ex-avocat personnel, Michael Cohen, tous deux condamnés à la prison pour des malversations diverses et des déclarations mensongères.

 

Sources : AFP, RFI, Le Matin, Reuters

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