L’essentiel de l’actu depuis ce week-end du 9-10 juin 2018

 

Irak : 4 suspects arrêtés après l’incendie d’un dépôt de bulletins de vote

La justice irakienne a annoncé aujourd’hui l’arrestation de 3 policiers et d’un employé de la commission électorale au lendemain d’un incendie criminel qui a ravagé à Bagdad un dépôt où se trouvaient des bulletins de vote des législatives de mai.

 

Cela alors que tous les bulletins doivent faire l’objet d’un nouveau dépouillement à l’échelle nationale.

Le scrutin de mai, qui devait permettre à l’Irak de tourner la page après 3 années de combat contre le groupe Etat islamique (EI), s’est transformé en feuilleton judiciaire et politique à rebondissements, augmentant le scepticisme de la population sur la transparence du scrutin.

 

Si les tractations gouvernementales ont débuté entre les vainqueurs, le leader nationaliste Moqtada Sadr en tête, les tentatives de faire annuler le vote, sur fond de suspicion de fraudes, n’ont pas cessé.

 

Le Parlement est finalement parvenu mercredi à obtenir qu’un nouveau décompte, manuel cette fois, ait lieu. La commission électorale a, elle, été limogée et des dispositions ont été prises pour entamer le décompte.

Ce recomptage pourrait remettre en cause la victoire de l’alliance favorable à l’imam chiite radical Moqtada al Sadr.

 

Source : AFP, Reuters

 

 

USA : La Cour suprême soutient une purge des registres électoraux

La Cour suprême des Etats-Unis a rendu lundi un arrêt de nature à relancer la polémique sur la mise à jour des listes électorales dans l’Ohio qui défavorise les candidats démocrates à cinq mois des élections de mi-mandat.

 

Par 5 voix contre 4, les juges ont annulé une décision de justice de cet Etat qui estimait que la pratique de mise à jour enfreignait une loi de 1993 sur l’inscription sur les registres électoraux.

Ce texte législatif interdit le retrait des listes électorales des électeurs qui ne se sont pas rendus aux urnes.

 

L’Ohio, gouverné par les républicains, a décidé de retirer des listes électorales les électeurs qui ne participent pas de manière assez régulière aux différents scrutins organisés dans cet Etat.

Cette politique pénalise particulièrement les minorités raciales et les personnes pauvres qui ont plus tendance à soutenir les candidats démocrates.

 

Source : Reuters

 

 

Cyberattaques : sanctions US contre des ressortissants et entreprises russes

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a annoncé lundi des sanctions contre 3 ressortissants et 5 entreprises russes, accusés d’avoir collaboré avec le FSB, les services de renseignement russes, pour lancer des cyberattaques contre les Etats-Unis et leurs alliés.

 

Source : Reuters

 

 

Kurdes : Erdogan jure d’assécher le “marais terroriste” des monts Kandil

La Turquie va assécher le “marais terroriste” que constitue la région des monts Kandil, base arrière du PKK dans le nord de l’Irak, a déclaré aujourd’hui le président turc Erdogan.

Le chef de l’Etat turc, en campagne avec les présidentielle et législatives du 24 juin, a annoncé que l’armée avait entamé ses opérations à Kandil.

 

L’armée a annoncé avoir détruit au cours du week-end 14 cibles du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) dans des frappes aériennes.

“Nous assécherons le marais terroriste de Kandil comme nous l’avons fait à Afrin, Djarablous, Azaz, Al Bab”, a déclaré Erdogan, en référence à des régions du nord de la Syrie où l’armée turque et ses supplétifs syriens sont intervenus contre les milices kurdes syriennes YPG et le groupe Etat islamique.

 

Source : Reuters

 

 

Syrie : l’Onu s’inquiète du sort de 2,5 millions de civils à Idlib

Quelque deux millions et demi de civils syriens “n’ont plus d’endroit où aller” en raison de l’intensification des combats et des bombardements aériens dans la province d’Idlib dans le nord-ouest de la Syrie, a déclaré l’Onu lundi.

 

Cette région frontalière de la Turquie est devenue “une décharge” dans laquelle le régime entasse les civils et les combattants rebelles de l’opposition, estime Panos Moutzis, coordinateur régional humanitaire des Nations unies.

Panos Moutzis estime qu’une bataille pour la reconquête d’Idlib serait “encore plus compliquée et brutale” que celles qui furent menées à Alep en 2016 et à la Ghouta orientale en 2018.

 

Source : Reuters

 

 

Syrie : plus de 920.000 déplacés en 2018, record depuis le début du conflit

Plus de 920.000 personnes ont été déplacées en Syrie au cours des quatre premiers mois de l’année, un chiffre record depuis le début du conflit il y a 7 ans, a annoncé l’ONU lundi.

Au total, 6,2 millions de Syriens ont quitté leur foyer à l’intérieur du pays, et quelque 5,6 millions sont toujours réfugiés dans les pays voisins, selon des chiffres de l’ONU.

Moumtzis a précisé que les nouveaux déplacés avaient été contraints de partir en raison de l’escalade des combats dans l’ancien bastion rebelle de la Ghouta orientale et dans la province d’Idleb (nord-ouest), qui est presque entièrement contrôlée par des islamistes et des groupes rebelles extrémistes.

 

La guerre, déclenchée en 2011 par la répression de manifestations pacifiques en faveur de réformes démocratiques, a fait plus de 350.000 morts et contraint des millions de personnes à l’exode.

 

Source : AFP

 

 

Le Qatar assigne les Emirats devant la CIJ au sujet du boycott

Le Qatar a annoncé lundi qu’il assignait les Émirats arabes unis (EAU) devant la Cour internationale de justice (CIJ) des Nations Unies pour “violations” des droits de l’homme.

Les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, Bahreïn et l’Égypte ont imposé un boycott au Qatar en juin 2017. Ils ont rompu leurs relations diplomatiques et leurs liaisons en matière de transport avec Doha qu’ils accusent de soutenir le terrorisme.

 

Doha nie ces accusations et estime que ce boycott vise à le priver de sa souveraineté.

“Les EAU sont à la tête de ces actions, qui ont eu un effet dévastateur sur les droits humains des Qataris et des habitants du Qatar”, déclare le gouvernement qatari dans un communiqué, évoquant notamment des expulsions de Qataris des EAU.

Le Qatar réclame notamment un dédommagement financier aux Émirats arabes unis, sans en préciser le montant.

 

Source : Reuters

 

 

Trump s’en prend à nouveau à Trudeau et menace les Européens

Donald Trump s’en est pris lundi dans une série de tweets à ses alliés de l’Otan, de l’Union européenne et au Premier ministre canadien Justin Trudeau dans le sillage d’un sommet du G7 très tendu qui s’est tenu vendredi et samedi au Canada.

 

Après avoir stupéfié ses alliés dimanche en annonçant qu’il se désolidarisait du communiqué commun approuvé à grand peine par les dirigeants du G7, le président américain a menacé lundi les Européens de ne plus assurer leur sécurité s’ils n’augmentaient pas leurs dépenses militaires et n’acceptaient pas un rééquilibrage des échanges commerciaux avec les Etats-Unis.

 

“Désolé, nous ne pouvons pas laisser nos alliés, ou nos ennemis, tirer profit de nous plus longtemps en matière de commerce. Nous devons donner la priorité aux ouvriers américains !”.

Le président américain semble s’adresser directement à ses électeurs qui soutiennent sa politique de “l’Amérique d’abord”, alors que se profilent en novembre de cruciales élections de mi-mandat au Congrès.

 

“Pas juste pour le peuple d’Amérique ! 800 milliards de dollars de déficit commercial”, a-t-il déclaré. “Pourquoi devrais-je autoriser des pays à bénéficier d’énormes excédents commerciaux, comme c’est le cas depuis des décennies, alors que nos agriculteurs, nos ouvriers et nos contribuables doivent payer un prix si élevé et si injuste ?”.

 

Le président américain s’en est ensuite pris aux Européens qui “rient” de voir Washington financer à fonds perdus leur sécurité.

“Les Etats-Unis paient la quasi-totalité du coût de l’Otan – protégeant les mêmes pays qui nous volent sur le commerce”, a tempêté Donald Trump.

 

L’Union européenne a un excédent commercial de 151 milliards de dollars (avec les Etats-Unis). Elle devrait payer bien plus pour sa sécurité”.

Donald Trump s’en est également pris à nouveau au Premier ministre canadien Justin Trudeau. Samedi, il l’avait qualifié de “très malhonnête et faible” après des propos plutôt énergiques.

 

Source : Reuters

 

 

Trump torpille le communiqué commun du G7

Donald Trump a semé le trouble au sommet du G7 en retirant dans la nuit de samedi à dimanche la signature des Etats-Unis du communiqué commun difficilement négocié pendant deux jours par les dirigeants du club des nations industrielles pour tenter d’afficher un front commun sur le commerce international.

 

Il s’en est pris aux “fausses déclarations” du Premier ministre canadien Justin Trudeau, et a ajouté que son administration se penchait sur des droits de douane sur les automobiles qui envahissent le marché américain.

 

Les dirigeants du G7 (Etats-Unis, Canada, Grande-Bretagne, France, Italie, Allemagne et Japon) s’étaient difficilement mis d’accord sur la nécessité d’un “commerce libre, équitable et mutuellement bénéfique” et sur l’importance de la lutte contre le protectionnisme, selon le communiqué commun publié samedi soir.

 

“Nous nous efforçons de réduire les obstacles tarifaires, les obstacles non tarifaires et les subventions”, peut-on encore lire dans cette déclaration. Commune jusqu’à ce que Donald Trump n’annonce qu’il retirait la signature des Etats-Unis.

 

“Le Premier ministre Trudeau du Canada s’est montré docile et modéré pendant nos réunions au G7, tout cela pour donner une conférence de presse après mon départ dans laquelle il déclare que ‘les droits de douane américains sont presque insultants’ et qu’il ne ‘se laissera pas bousculer'”, a dit Trump sur Twitter.

 

Durant sa conférence de presse clôturant le sommet, Justin Trudeau avait évoqué des mesures de rétorsion que le Canada prendrait le mois prochain suite à l’instauration par Washington de droits de douane sur les importations américaines d’acier et d’aluminium en provenance du Canada, de l’Union européenne et du Mexique.

 

Trudeau “n’a rien dit qu’il n’ait pas déjà déclaré auparavant, a réagi le gouvernement canadien dans un communiqué en réponse au tweet de Donald Trump.

Cette salve de Donald Trump vient couronner deux journées marquées par des controverses.

 

En agissant de la sorte, Donald Trump affiche, une nouvelle fois, sa volonté de bousculer le statu quo, après avoir retiré les Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat et de l’accord de juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien.

 

L’administration Trump a annoncé il y a deux semaines qu’elle envisageait d’imposer des droits de douane pouvant atteindre 25% sur les voitures importées.

Des tarifs douaniers sur les importations de voitures et de pièces détachées pourraient affecter notamment l’industrie automobile allemande notamment et avoir des conséquences dévastatrices sur l’industrie automobile canadienne.

 

Source : Reuters

 

 

Colombie : l’ELN annonce un cessez-le-feu pour le 2e tour de la présidentielle

La guerilla de l’Armée de libération nationale (ELN) a annoncé lundi un cessez-le-feu unilatéral pour le week-end du 17 juin, à l’occasion du second tour de la présidentielle en Colombie.

Cette interruption des opérations militaires sera observée du vendredi 15 au mardi 19 juin à minuit, a précisé l’ELN, sur son site en ligne “Insurrection”.

 

Plus de 260.000 personnes ont été tuées, et près de 83.000 sont portées disparues, tandis que 7,4 millions d’autres ont été déplacées lors des affrontements qui ont opposé ces 50 dernières années notamment le pouvoir central aux mouvements de guerilla.

 

L’ELN est la dernière guérilla active en Colombie depuis l’accord de paix signé en 2016 entre les Farc et le gouvernement. Elle avait déjà suspendu ses activités militaires quelques jours en raison du premier tour de l’élection présidentielle et dans le cadre des pourparlers de paix qui se déroulent à Cuba avec le gouvernement.

 

Source : AFP

 

 

Jordanie : Arabie, Emirats et Koweït à sa rescousse

L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït ont accordé une aide de 2,5 milliards de dollars à la Jordanie, en proie à une grave crise économique qui a provoqué une vague de manifestations.

 

Pour Lori Boghardt du Washington Institute for Near East Policy, “la rapidité et la vigueur avec laquelle les Etats du Golfe ont répondu est un témoignage très clair de leur inquiétude et de leur détermination à étouffer dans l’œuf l’agitation en Jordanie”, a-t-elle commenté pour l’AFP.

“Ils vont faire tout ce qu’ils peuvent pour empêcher un nouveau Printemps arabe à leur porte”.

 

La Jordanie, alliée de Washington et engagée auprès du Fonds monétaire international (FMI) à mener des réformes structurelles en échange d’un prêt de 723 millions de dollars, vient d’être secouée par d’importantes manifestations contre des hausses de prix à répétition et un projet de loi fiscale.

 

L’économie jordanienne traverse une période difficile, 18,5% de la population est au chômage et 20% vit à la limite du seuil de pauvreté.

L’accueil de centaines de milliers de Syriens ayant fui la guerre pèse aussi lourdement sur les finances publiques.

 

La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a annoncé dimanche une nouvelle aide de 20 millions d’euros à la Jordanie, “destinée à soutenir des projets en faveur des tranches les plus vulnérables de la société”.

 

L’UE soutient la Jordanie dans différents secteurs d’activité –notamment hydraulique, énergétique et humanitaire– pour un montant total d’un milliard d’euros depuis 2016, a précisé Mme Mogherini, insistant sur le rôle “vital” de la Jordanie dans la région.

 

Source : AFP

 

 

Hong Kong : le chef de file des indépendantistes condamné à six ans de prison

Le chef de file des indépendantistes de Hong Kong a été condamné aujourd’hui à 6 ans de prison pour son rôle dans des émeutes qui avaient embrasé l’ancienne colonie britannique en 2016.

 

Edward Leung, 27 ans, avait été reconnu coupable en mai pour sa participation aux violences, les pires à Hong Kong depuis des décennies.

Le tribunal a refusé de lui reconnaître des circonstances atténuantes sous la forme de motivations politiques, jugeant que la condamnation devait avoir un effet “dissuasif”.

 

Deux autres manifestants ont été condamnés à 7 ans et 3 ans et demi de prison.

Au moins 16 personnes se trouvent déjà derrière les barreaux dans cette affaire, baptisée “révolte des boulettes de poisson”, du nom d’une spécialité locale très appréciée.

 

Une partie de la population hongkongaise accuse la Chine d’accroître son emprise sur l’ex-colonie britannique et de violer ce faisant les termes de l’accord avec Londres qui avait présidé à la rétrocession en 1997 et était censé garantir pendant 50 ans au petit territoire du sud de la Chine des libertés inconnues dans le reste du pays.

 

La Chine a durci le ton contre l’indépendantisme hongkongais ainsi que contre ceux qui prônent l’autonomie ou l’autodétermination.

Chris Patten, le dernier gouverneur colonial de Hong Kong, a dénoncé cette condamnation rendue aux termes de la loi sur le maintien de l’ordre public.

 

Source : AFP

 

 

Ukraine : après 16 mois d’impasse, les diplomates reviennent à son chevet

Russes, Allemands, Français et Ukrainiens se retrouvent lundi à Berlin pour tenter de relancer le processus de paix dans l’est de l’Ukraine, au moment où la levée des sanctions européennes contre Moscou revient sur le tapis.

 

Les ministres des Affaires étrangères des 4 pays vont se retrouver pour discuter de l’insaisissable cessez-le-feu prévu par les accords de Minsk de février 2015, parrainés par Paris et Berlin.

Le conflit a tué quelques 10.000 personnes en 4 ans.

Les puissances semblent aussi vouloir relancer le processus avant les scrutins ukrainiens de 2019.

 

Mais la méfiance reste de mise entre Russie et Ukraine, comme l’a illustré encore fin mai l’étrange faux assassinat du journaliste russe Arkadi Babtchenko en Ukraine, les Renseignements ukrainiens justifiant leur mise en scène par la nécessité d’enrayer un vrai complot meurtrier ourdi par Moscou.

 

Vladimir Poutine a lui mis en garde Kiev contre toutes “provocations” visant les séparatistes pro-russes du Donbass durant la Coupe du monde de football qui s’ouvre le 14 juin en Russie.

Cela “aurait des conséquences très graves pour l’Ukraine en tant qu’Etat”, a-t-il menacé.

La reprise à Berlin du dialogue à 4 intervient aussi alors que le Kremlin se prend à espérer une levée des sanctions imposées par les Européens en raison du conflit ukrainien.

Poutine peut notamment compter sur l’arrivée au pouvoir en Autriche et en Italie de gouvernements aux discours plus pro-russes.

Sur fond de relations dégradées avec les Etats-Unis de Donald Trump, des responsables s’interrogent sur la nécessité d’une détente avec Moscou, bien que le Kremlin soit accusé de campagnes de cyberattaques et de désinformation contre les Occidentaux.

 

Source : AFP

 

 

Le G7 s’engage à octroyer 3 milliards de dollars pour l’éducation des filles

Le G7 s’est engagé samedi à apporter 3 milliards de dollars pour l’accès à l’éducation des femmes et filles en situation vulnérable, dont des réfugiées.

 

Source : AFP

 

 

Centrafrique : la Coordonnatrice humanitaire de l’ONU condamne vivement l’attaque contre l’hôpital de Bambari

La Coordonnatrice humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, a condamné l’intrusion d’éléments de groupes armés dans l’enceinte de l’Hôpital Régional de Bambari, dans le centre du pays, ainsi que les menaces proférées à l’encontre du personnel médical et des patients le 7 juin.

 

« Les soins de santé sont accordés à tous les patients indépendamment de leur appartenance sociale, économique, religieuse ou ethnique. Stigmatiser et menacer des malades en fonction de ces caractéristiques est inhumain, indigne et inacceptable ».

Selon les premières estimations, une trentaine des personnes vulnérables ont été soustraites des leurs lits d’hôpital par leurs parents, leur privant des soins médicaux depuis cet incident.

 

Ce nouvel incident constitue un défi supplémentaire pour l’action humanitaire à Bambari et notamment pour l’assistance médicale.

Le pillage à Bambari de 9 organisations humanitaires ainsi que la Commission nationale des réfugiés (CNR) au mois de mai a considérablement réduit l’assistance humanitaire.

 

Source : ONU

 

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Sommet Chine-Iran-Russie : Xi Jinping prône “l’unité” face aux tensions avec les Etats-Unis

Le président chinois Xi Jinping a inauguré samedi sous le signe de “l’unité” un sommet réunissant en Chine les chefs d’Etat russe et iranien, sur fond de tensions commerciales et diplomatiques avec les Etats-Unis et au moment où le G7 affiche les profondes divisions entre Washington et ses alliés.

 

L’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui outre la Chine et la Russie réunit l’Inde, le Pakistan et plusieurs pays d’Asie centrale, a entamé samedi soir son sommet annuel.

Si Téhéran n’a qu’un statut d’observateur, le président iranien Hassan Rohani est présent : une façon de jauger l’appui russe et chinois à l’accord de 2015.

 

Ce texte, par lequel Téhéran acceptait de limiter ses activités nucléaires en échange d’un allègement des sanctions, est sur la sellette après la décision de Trump d’en retirer les USA.

Sous la menace de nouvelles sanctions américaines contre les entreprises étrangères actives dans le pays, l’Iran cherche à s’assurer le soutien des autres signataires –Européens, Russie mais surtout la Chine, grande consommatrice de pétrole iranien– pour maintenir à flot son économie.

 

A l’occasion de ce sommet, la Chine devrait surtout pousser ses “Nouvelles routes de la soie”, colossal projet d’infrastructures à travers l’Asie, l’Europe et l’Afrique.

Le géant asiatique reste sous la menace de tarifs douaniers américains punitifs, et Washington vient d’imposer à ses propres alliés des taxes sur l’aluminium et l’acier : autant de préludes d’une possible guerre commerciale planétaire, sur fond de pressions protectionnistes endémiques.

 

Dans ce contexte, les pays de l’OSC discuteront en priorité de coopérations commerciales et même d’une éventuelle zone de libre-échange, estime Mme Murphy.

Enfin, pour Moscou comme pour Pékin, l’Organisation de Shanghai peut être un outil pour contrecarrer l’influence des Etats-Unis et de l’Otan.

 

Source : AFP

 

 

Argentine : après l’accord avec le FMI, le gouvernement face à un défi social

En scellant un accord avec le FMI, l’Argentine a choisi la méthode douloureuse et impopulaire pour résoudre l’équation économique, et se trouve face à un autre défi : comment désamorcer la bombe à retardement sociale.

 

Avant même qu’entre en vigueur la cure d’austérité visant à réduire le déficit de l’Etat, la pression des syndicats était croissante, avec une menace de grève générale.

En annonçant que l’Argentine avait conclu un accord avec le FMI pour un prêt de 50 milliards de dollars, le ministre argentin de l’Economie a reconnu le risque de ralentissement de l’économie, sans parler de récession, et que l’inflation serait plus élevée que prévue.

 

Et comme une des mesures du plan d’austérité sera la maîtrise des salaires, le mécontentement déjà fort risque de s’accentuer. Le défi du gouvernement sera d’éviter une explosion sociale.

Les syndicats espèrent obtenir la semaine prochaine un fléchissement de la position gouvernementale sur le plafonnement des hausses salariales à 15%, alors que l’inflation annuelle de 2018 pourrait égaler voire dépasser les 25% de 2017.

 

Pour l’institut économique Capital Economics, l’accord Argentine-FMI “va aider à restaurer la confiance des investisseurs” mais “le plan d’ajustement ambitieux sera difficile à mettre en œuvre. Les budgets 2019 et 2020 devront être approuvés par le parlement, où la coalition Cambiemos du président Macri ne détient que 40% des sièges”.

 

Capital Economics craint que “l’accord soit remis en cause si un gouvernement populiste arrive au pouvoir” lors de la présidentielle de 2019.

En début de semaine prochaine, les pourparlers entre le gouvernement et les syndicats doivent reprendre. Mais les positions sont très éloignées.

 

Source : AFP

 

 

Libye : le Haut-Commissariat aux droits de l’homme alarmé par les violences à Derna

La situation humanitaire dans la ville côtière de Derna en Libye s’est aggravée après trois semaines de combats, ont averti vendredi les Nations Unies, exhortant les chefs de commandement à prendre toutes les mesures possibles pour protéger les civils.

L’Armée nationale libyenne (ANL) aurait pris le contrôle des districts densément peuplés, selon une porte-parole du Haut-Commissariat.

 

Ces combats à l’Est de la Libye ont fait au moins17 civils tués.

Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, cette détérioration de la situation humanitaire se matérialise par des pénuries de nourriture, d’eau et de médicaments.

Il y a eu de plus en plus d’allégations selon lesquelles des civils auraient été détenus arbitrairement, tandis que d’autres auraient été empêchés de quitter la ville.

 

Source : ONU

 

 

Yémen tir de missile en Arabie saoudite : 3 morts

Trois civils ont été tués dans le sud de l’Arabie saoudite par un missile tiré du Yémen par des Houthis, a annoncé samedi soir la chaîne de télévision saoudienne Al Ekhbariya.

Ces derniers mois, plusieurs missiles ont été tirés sur le royaume sunnite par les Houthis, un groupe chiite soutenu par l’Iran qui contrôle une grande partie du Yémen.

 

Une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite est en guerre contre les Houthis pour le compte du gouvernement du président yéménite Abd-Rabbou Mansour Hadi, qui vit en exil à Ryad.

 

Source : Reuters

 

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Yémen : l’ONU avertit de l’impact catastrophique sur les civils d’une attaque contre Hodeïda

Les Nations Unies ont averti vendredi qu’une attaque contre la ville portuaire de Hodeïda, la quatrième plus grande ville du Yémen à l’ouest du pays, aurait un « impact catastrophique » sur les civils.

L’ONU estime à près de 600.000 le nombre de civils vivant à Hodeïda et dans les alentours.

 

En plus d’être l’une des régions les plus densément peuplées du Yémen, Hodeïda, sur la mer Rouge, est le principal point d’entrée des importations de marchandises et de l’aide humanitaire.

La priorité de l’ONU est de répondre aux besoins de 22 millions de Yéménites qui ont besoin d’une forme quelconque d’aide humanitaire et de protection.

 

Face à l’ampleur de la crise humanitaire, l’ONU et ses partenaires ont demandé près de 3 milliards de dollars pour venir en aide à 22,2 millions de personnes dans le besoin. À ce jour, la moitié des ressources nécessaires pour l’année a été reçu, soit 1,5 milliard de dollars.

A noter que depuis mars 2015, le conflit au Yémen a fait près de 6.439 civils tués et plus de 10.000 blessés.

 

Source : ONU

 

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