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L’Iran soutenu par la Russie et la Chine, montre les dents contre les USA

28 avril 2019

 

Rappel du contexte

 

Les tensions entre Washington et Téhéran se sont accrues avec la décision de Donald Trump de retirer en mai 2018 les Etats-Unis de l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, puis de placer ce mois-ci les gardiens de la Révolution islamique, le corps d’élite des forces armées iraniennes, sur leur liste des organisations étrangères terroristes.

 

L’Iran a riposté en désignant officiellement les forces du commandement central des États-Unis, le CentCom, présentes dans le golfe Persique et dans toute la région comme une organisation terroriste.

 

L’Iran a affirmé que les navires américains qui traversent le détroit d’Ormuz pour entrer dans le golfe Persique doivent signaler leur passage aux Gardiens de la révolution qui sont chargés d’assurer la sécurité de ce détroit stratégique. En effet, une grande partie du pétrole produit par les pays de la région passe par ce détroit.

 

Le président américain a par ailleurs décidé de ne pas renouveler les exemptions qui permettaient à huit pays de continuer à importer du brut iranien, Washington voulant tarir complètement les exportations de pétrole iranien.

 

 

Une vidéo montre un drone iranien survoler un porte-avions américain

 

En pleine crise avec les États-Unis, l’Iran a fait un geste de défi avec la publication d’une vidéo prise par un drone iranien survolant un porte-avions américain dans le golfe Persique.

La vidéo a été publiée par l’agence Tasnim, considérée comme proche des Gardiens de la révolution.

 

Elle montre un drone décoller d’un aéroport militaire et ensuite survoler un porte-avions américain dans le golfe Persique. Le drone appartient au corps des Gardiens de la révolution.

L’agence Tasnim ne précise pas à quelle date la vidéo a été tournée, mais sa publication est indéniablement un geste de défi.

 

 

L’Iran dénonce une “équipe des B” qui pousse Trump vers un conflit avec l’Iran

 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a dit ne pas penser que Donald Trump souhaitait une guerre avec l’Iran, mais qu’il pourrait être poussé à entrer en conflit avec Téhéran sous l’influence notamment du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

 

S’exprimant lors d’un entretien à Reuters ,Mohammad Javad Zarif a dénoncé l’influence selon lui néfaste d’une “équipe des B” composée notamment du conseiller à la Sécurité nationale de la Maison blanche, John Bolton, et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

 

Le chef de la diplomatie iranienne a martelé que l’Iran allait “continuer à vendre son pétrole”.

“Nous continuerons à utiliser le détroit d’Ormuz comme point de passage”, avait précisé Zarif.

Si les Etats-Unis tentent de l’en empêcher, ils devront “être prêts à en subir les conséquences”.

 

 

Zarif a prévu de se rendre en Corée du Nord

 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, a prévu d’effectuer une visite en Corée du Nord, annonce dimanche la télévision publique iranienne, sans donner de précisions. Le chef de la diplomatie nord-coréenne, Ri Yong-ho, s’était rendu en Iran en août dernier. Iran et Corée du Nord sont visés par des sanctions américaines en lien avec leurs programmes nucléaires.

 

 

Poutine espère que l’Iran pourra continuer à exporter son pétrole

 

Le président russe Vladimir Poutine a émis l’espoir samedi que l’Iran puisse continuer à exporter son pétrole en dépit des efforts des Etats-Unis pour l’en empêcher.

Washington attend de l’Arabie saoudite et de ses alliés du Golfe qu’ils accroissent leur production afin de compenser une réduction de l’offre iranienne.

 

Les analystes redoutent que cette initiative contre l’Iran couplée avec des sanctions contre le Venezuela affectent les capacités au niveau mondial.

Vladimir Poutine, en tout cas, n’entend pas augmenter la production russe de pétrole.

 

 

La Chine dénonce les sanctions US sur le pétrole iranien

 

Le ministère chinois des Affaires étrangères a protesté contre la décision des Etats-Unis de mettre fin aux exemptions, ajoutant une nouvelle ligne de faille à des relations bilatérales déjà difficiles.

 

La Chine est le principal acheteur de pétrole iranien avec des importations qui ont totalisé l’an dernier 29,27 millions de tonnes, soit environ 585.400 barils par jour, selon des données des douanes. Le brut iranien a ainsi représenté quelque 6% des importations chinoises de pétrole.

 

Pékin et Téhéran entretiennent de longue date des relations étroites, notamment dans le secteur de l’énergie. Certaines raffineries en Chine sont configurées spécialement pour traiter le brut iranien, qui leur permet de dégager des marges plus élevées que le pétrole d’autres pays comme l’Arabie saoudite.

 

Les compagnies nationales Sinopec Group et China National Petroleum Corporation (CNPC) produisent l’une et l’autre en Iran, où elles ont massivement investi dans les gisements de Yadavaran et Azadegan-Nord. Le pétrole qui y est extrait est directement acheminé en Chine.

 

Pékin et Washington tentent de conclure un accord pour mettre fin à leur différend commercial mais ont bien d’autres points de désaccord, parmi lesquels la souveraineté en mer de Chine méridionale ou le soutien américain au gouvernement de Taiwan.

 

 

Affaire Zaghari-Ratcliffe : Londres balaie l’offre de Téhéran d’échange de prisonnières

 

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a balayé l’offre de Téhéran d’un échange de prisonnières dont une Irano-Britannique détenue à Téhéran, affirmant que cela s’intégrait dans une “ignoble” stratégie diplomatique.

 

Le chef de la diplomatie iranienne, Javad Zarif, a proposé à New York de remettre en liberté une ressortissante irano-britannique détenue en Iran, Nazanin Zaghari-Ratcliffe, contre l’abandon par les Etats-Unis d’accusations contre une Iranienne prisonnière en Australie, Negar Ghodskani.

 

Jeremy Hunt a expliqué qu’il y avait une “énorme différence” entre les deux femmes. “La femme emprisonnée en Australie fait face à une procédure juridique en bonne et due forme et elle est soupçonnée d’avoir commis un crime très grave”, a-t-il déclaré à des journalistes à Londres. “Nazanin Zaghari-Ratcliffe est innocente. Elle n’a rien fait de mal”.

 

Le ministre a ajouté que Nazanin Zaghari-Ratcliffe n’était que l’un des nombreux ressortissants occidentaux détenus en Iran. Il a espéré obtenir “pas seulement la liberté de Nazanin mais bien la fin de cette pratique de l’Iran, qui est absolument ignoble”.

 

L’Iranienne Negar Ghodskani a été arrêtée en Australie en 2017. Les Etats-Unis cherchent à obtenir son extradition. Résidente en Australie, elle est accusée par la justice américaine d’avoir cherché à acquérir de la technologie numérique US en se faisant passer pour une employée d’une entreprise malaisienne, avec l’objectif de la transmettre à l’entreprise iranienne Fanamoj.

 

 

L’Iran s’achemine vers une forte inflation ; Rohani reconnaît le dommage des sanctions et appelle à la « résistance »

 

Deux jours après la décision américaine de ne plus accorder de dérogation pour l’achat du pétrole iranien, le président iranien Hassan Rohani a prôné la « résistance » face aux États-Unis. Les autorités reconnaissent que la décision de Washington va affecter les exportations pétrolières du pays et aggraver la situation.

 

Les sanctions frappent déjà durement l’économie et la situation de la population. Pour Hossein Ebadi, chauffeur de taxi, la nouvelle décision américaine sera durement ressentie : « L’effet est négatif. La valeur du dollar augmente tous les jours, le pouvoir d’achat des gens baisse chaque jour. Nous nous appauvrissons. On rembourse nos emprunts et notre loyer avec retard ».

 

 

L’Iran a besoin de la communauté internationale pour aider près d’un million d’enfants touchés par les inondations massives

 

Quelques 10 millions de personnes sont affectées par les inondations dévastatrices qui sévissent dans trois quarts des provinces iraniennes, dont 2 millions sont gravement touchées, 500.000 déplacées, et la moitié sont des enfants, a déploré l’UNICEF.

 

“Les besoins des enfants iraniens touchés par les inondations s’aggravent de jour en jour et il est urgent d’accroître l’approvisionnement”, a averti l’UNICEF. 

Pour fournir une aide d’urgence aux enfants touchés par les inondations en Iran, l’UNICEF a lancé un appel de 9,8 millions de dollars. 

 

A ce jour, l’UNICEF est confronté à un déficit de financement de 8 millions de dollars. 

Des fournitures supplémentaires pour la santé, l’éducation, l’eau, l’assainissement et l’hygiène des enfants seront achetées une fois que le financement sera assuré.

 

Sources : RFI, Reuters, AFP, ONU

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