Turquie : le coup d’État raté permet d’entrer en dictature

 

 

En Turquie, un coup d’État en chasse un autre.

Le président turc islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan a de la chance : sans le putsch raté de juillet 2016, il n’aurait pas trouvé d’excuse à ce qu’il se passe actuellement : ni plus ni moins que la mise en place de la dictature.

On ne sait pas si le coup d’État était une mise en scène il y a un an et demi, mais la pièce qui se joue actuellement en Turquie est dénoncée par l’ONU dans un rapport : état d’urgence prolongé indéfiniment, et violations massives des droits de l’homme.

Torture de détenus, ingérence dans les affaires de la justice, répression de toute critique vis-à-vis du gouvernement,

Au total, ce sont 160.000 personnes qui ont été arrêtées ces 18 derniers mois en Turquie et 150.000 fonctionnaires renvoyés dans des secteurs comme l’armée, la police ou encore l’enseignement. Quelque 130 organes de presse ont été fermés et environ 160 journalistes ont été emprisonnés, d’après l’Association des journalistes.

Le document de l’ONU parle aussi de violations des droits de l’homme “massives” par les forces de l’ordre dans le sud-est de la Turquie, région à majorité kurde : meurtres, torture, usage excessif de la force.

Le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme demande un accès complet à la région pour avoir une vision complète de la situation.

 

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