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Journal mondial du 29 novembre au 20 décembre 2019

Journal mondial du 29 novembre au 20 décembre 2019

RELATIONS INTERNATIONALES

 

La Russie avance ses pions en Arctique face à l’Otan affaiblie

11 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

L’Arctique est une région disputée et riche en ressources naturelles encore peu exploitées. S’y opposent les intérêts de 5 pays dont la Russie et les Etats-Unis. La Russie espère y devenir la première puissance économique et militaire tout en profitant du réchauffement climatique et de la fonte des glaces, qui devrait ouvrir de nouvelles routes commerciales dans le Grand Nord.

 

Mais face à une Russie constituée d’un bloc, l’Otan est affaiblie par de nombreuses dissensions.

La Turquie notamment est un membre qui pose problème, après avoir mené une incursion armée en Syrie contre des milices kurdes, qui pourtant combattait Daech, et surtout sans aucune concertation avec ses alliés.

 

Juste avant le sommet de l’Otan de début décembre, le président turc Erdogan avait insulté le président français Macron, qui avait qualifié l’Otan en « état de mort cérébrale ».

D’autre part, bien que la Turquie ait acheté des systèmes de défense anti-aérienne aux Russes, donc à un ennemi potentiel de l’Otan, aucune sanction n’a été décidée contre Ankara.

 

 

La Russie teste Lire la suite

Syrie : remplacement de population au nord

Syrie : remplacement de population au nord

19 décembre 2019

 

Suite à l’opération turque dans le nord-est de la Syrie, de nombreux habitants de cette zone en ont été chassés et se retrouvent maintenant réfugiés dans des camps de déplacés.

Il y a deux mois, les Turcs lançaient l’opération « Source de paix » dans le nord-est de la Syrie. Leur but était de chasser les soldats kurdes de la zone frontalière.

 

Depuis, les combats entre les forces du Kurdistan syrien et les milices soutenues par l’armée turque sont à l’arrêt ou presque. Désormais, 4 000 kilomètres carrés de territoire syrien sont occupés par les milices d’Ankara. La majorité des habitants qui peuplaient cette zone frontalière ont dû quitter leurs terres et trouver refuge dans des camps de déplacés, sans espoir de retour.

 

Selon les autorités kurdes, l’offensive turque sur le nord-est syrien a provoqué près de 200 000 déplacés en deux mois. Ce sont des civils kurdes, arabes et chrétiens qui ont fui les combats, et qui refusent désormais de retourner vivre dans une région où Ankara fait la loi.

 

Les groupes armés syriens soutenus par la Turquie sont accusés par des ONG d’exécutions, d’expropriations et de “crimes de Lire la suite

Inde : nouveaux heurts lors de manifestations pour soutenir les musulmans

Inde : nouveaux heurts lors de manifestations pour soutenir les musulmans

20 décembre 2019

 

En Inde les musulmans représentent 14% de la population.

Votée la semaine dernière, une loi contestée facilite l’attribution de la citoyenneté indienne aux réfugiés d’Afghanistan, du Pakistan et du Bangladesh, à la condition qu’ils ne soient pas musulmans. Ses opposants la jugent discriminatoire et contraire à la Constitution indienne.

 

De nouveaux affrontements ont éclaté vendredi entre la police et des manifestants protestant contre la nouvelle loi du pouvoir nationaliste hindou, qu’ils jugent discriminatoire envers les musulmans.

 

Après le décès de 5 manifestants tués par balle jeudi, la mobilisation a fait 14 morts au total depuis son début la semaine dernière. Elle constitue l’un des plus grands défis au Premier ministre Narendra Modi, fraîchement réélu, depuis son arrivée au pouvoir en 2014.

 

Des interdictions de rassemblements et coupures d’internet mobile touchent une grande partie de ce pays de 1,3 milliard d’habitants.

D’importants dispositifs sécuritaires sont déployés aux abords de nombreuses mosquées, par crainte de troubles à la sortie de la grande prière musulmane du vendredi.

 

La nouvelle loi ne concerne pas directement les Indiens de confession musulmane mais a cristallisé les peurs et colères de cette minorité Lire la suite

Soudan du Sud : Kiir et Machar s’engagent à former un gouvernement fin février

Soudan du Sud : Kiir et Machar s’engagent à former un gouvernement fin février

17 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

Le 12 novembre, le chef rebelle Riek Machar était censé rentrer à Juba pour occuper le poste de premier vice-président, avant la formation d’un gouvernement d’union nationale.

La dernière fois que Riek Machar était rentré définitivement au pays, c’était en 2016. Mais la guerre avait repris peu après.

 

Plus d’un an après la signature de l’accord de paix, son application accuse un retard chronique. Deux points sont particulièrement sensibles : la sécurité entourant le retour du chef rebelle et les divisions administratives du pays, le président Kiir étant accusé de vouloir favoriser son ethnie, les Dinkas.

 

Selon son entourage, l’opposant ne rentrera pas tant que l’armée unifiée ne sera pas opérationnelle…

La formation de cette force de 83 000 soldats et anciens rebelles accuse un énorme retard.

Le Conseil de sécurité de l’ONU se dit déçu par l’intransigeance de Riek Machar.

 

En tout cas, l’intensité du conflit a diminué depuis l’accord de paix de septembre 2018, même si la population n’a pas repris sa vie normale et attend de voir ce qui se passera. Avec plus de 400 000 morts, Lire la suite

Sahel : l’impossible lutte contre les djihadistes

Sahel : l’impossible lutte contre les djihadistes

19 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

Face aux attaques djihadistes, force est de constater que la force multinationale (Mauritanie, Mali, Burkina, Niger, Tchad) qui devait comprendre 5.000 hommes, l’opération Barkhane (4.500 militaires français), et la Minusma (Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation pour le Mali, 13.000 hommes) n’arrivent pas à faire front.

 

Depuis plusieurs mois, le nord du Burkina et le centre du Mail subissent des attaques djihadistes. Les attaques terroristes dans l’espace du G5 Sahel ont fait 500 victimes de juin à septembre 2019. Des analystes pensent que plusieurs groupes terroristes seraient à la manœuvre dans ces récentes attaques. Et posent la question de leur possible collaboration.

 

Mi-septembre, les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont donc décidé d’un plan d’un milliard de dollars sur quatre ans pour éviter notamment que les jihadistes étendent leurs attaques aux pays situées plus au sud. 

 

Le président de la commission de la Cédéao, Jean-Claude Brou, avait rappelé : “2.200 attaques ces quatre dernières années, 11.500 morts, des milliers de blessés”, “des millions de déplacés”, une “activité économique considérablement affectée”, des “conflits intercommunautaires exacerbés” au Sahel et une Lire la suite

Corée du Nord : les esprits s’échauffent

Corée du Nord : les esprits s’échauffent

19 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

Actuellement, les discussions entre Washington et Pyongyang, relancées de manière spectaculaire en 2018, sont dans l’impasse depuis l’échec en février d’un sommet à Hanoï entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

 

Les Etas-Unis exigent que la Corée du Nord renonce d’emblée à tout son arsenal atomique, alors que cette dernière réclame une levée rapide d’au moins une partie des sanctions internationales qui étranglent son économie. Quelque 28.500 soldats américains demeurent déployés en Corée du Sud pour la protéger de son voisin du Nord armé de la bombe atomique.

 

 

Les travailleurs expatriés nord-coréens sont une manne financière pour le régime

 

Voilà des décennies que Pyongyang tire des recettes non négligeables des salaires de son armée de travailleurs expatriés. La majorité est en Chine et en Russie, mais on en trouve aussi en Europe, au Proche-Orient ou en Afrique.

 

On estimait fin 2017 que 50.000 Nord-Coréens travaillaient en Chine. Diverses sources affirment que des Nord-Coréens continuent d’affluer dans des usines chinoises.

Fin 2017, ils étaient plus de 30.000 en Russie.

 

Les travailleurs expatriés, pour beaucoup employés dans les secteurs industriels et forestiers, rapportent plus d’un demi-milliard Lire la suite

Turquie – Libye : bientôt des soldats turcs en Libye

Turquie – Libye : bientôt des soldats turcs en Libye

16 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

Depuis la chute en 2011 du régime du dictateur Mouammar Kadhafi après une révolte populaire, la Libye est plongée dans le chaos avec de nombreuses milices qui font la loi et une lutte de pouvoir depuis 2016 entre le GNA (gouvernement légitime) dirigé par M. el-Sarraj, et l’Armée nationale libyenne (ALN) autoproclamée, dirigée par M. Haftar.

 

Khalifa Haftar, rebelle soutenu par l’alliance constituée des USA – Russie – Égypte – Jordanie – Arabie Saoudite – Emirats Arabes Unis, mène une offensive contre le gouvernement installé par l’ONU et reconnu par la communauté internationale depuis début avril.

Les Émirats arabes unis et l’Égypte sont deux rivaux régionaux de la Turquie.

 

Le gouvernement légitime est soutenu par l’alliance adverse : Turquie – Frères musulmans. Le Maréchal Haftar se pose en champion de la lutte contre les jihadistes, mais son offensive sur Tripoli est toujours mise en échec par les forces de son rival, le Premier ministre Fayez al-Sarraj et les milices islamistes alliées.

 

De nombreux pays violent l’embargo sur les armes imposé par l’ONU à ce pays depuis 2011.

De plus, ces pays ne violent pas Lire la suite

Fortes tensions au sujet des hydrocarbures découverts en Méditerranée orientale

Fortes tensions au sujet des hydrocarbures découverts en Méditerranée orientale

16 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

L’île de Chypre est située au sud de la Turquie. Or, de gigantesques gisements gaziers ont été découverts ces dernières années en Méditerranée orientale.

Cela aiguise l’appétit de Chypre, qui rêve de devenir à terme un acteur énergétique majeur.

 

Mais Chypre est divisée en deux depuis l’invasion du tiers nord de l’île par l’armée turque en 1974 après un coup d’État visant à rattacher l’île à la Grèce.

La République de Chypre, membre de l’Union européenne, n’exerce son autorité que sur les 2/3 sud de l’île.

 

Au nord se trouve l’autoproclamée République turque de Chypre du Nord (RTCN), parrainée par Ankara et non reconnue par la communauté internationale.

La Turquie s’oppose à toute exploration et exploitation des ressources gazières chypriotes qui exclurait le tiers nord de l’île.

 

Les gisements d’hydrocarbures découverts en Méditerranée orientale intéressent les pays riverains, de la Grèce à l’Egypte, en passant par Chypre et Israël, autant de pays qui ont des relations difficiles avec Ankara.

 

Dans le même temps, les arrivées quotidiennes de migrants et de demandeurs d’asile sur les îles grecques en provenance de Turquie participent par ailleurs à Lire la suite

Turquie / USA : de l’eau dans le gaz

Turquie / USA : de l’eau dans le gaz

12 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

Bien que membre de l’Otan et alliée aux USA, la Turquie a acheté il y a plusieurs mois des systèmes de défense anti-aérienne aux Russes (des S400), donc à un ennemi potentiel de l’Otan.

Washington les considère incompatibles avec l’armement de l’Otan.

 

Les USA la menacent de sanctions : le Congrès américain vient d’approuver une loi de financement militaire pour l’exercice 2020 dans laquelle ils ont introduit l’obligation d’imposer des sanctions économiques à Ankara pour répondre à l’achat des S400 russes.

 

Or, les USA ont 2 bases militaires d’importance en Turquie. La base aérienne d’Incirlik est utilisée par l’US Air Force pour assurer l’appui aérien des opérations militaires américaines dans la région et, selon les experts, elle abrite une cinquantaine de têtes nucléaires américaines.

La base de Kürecik accueille une importante station radar de l’Otan.

 

D’autre part, la classe politique américaine est remontée contre la Turquie suite à son incursion militaire d’octobre dans le nord-est de la Syrie contre des milices kurdes soutenues par Washington dans la lutte anti-Daech.

Et ce malgré le soutien de Donald Trump à son homologue turc.

 

 

Washington veut des explications Lire la suite

Haïti : le PAM renforce ses opérations pour aider 700.000 personnes

Haïti : le PAM renforce ses opérations pour aider 700.000 personnes

6 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

Haïti est en proie à une grave crise avec des manifestations à répétition, souvent émaillées de violences, depuis le mois d’août pour réclamer la démission du président Jovenel Moïse. Selon l’ONU, au moins 42 personnes sont mortes depuis mi-septembre dans ces manifestations organisées dans les principales villes du pays.

 

Majoritaires dans les manifestations, les habitants des quartiers les plus pauvres exigent d’autant plus la démission du chef de l’État que des entreprises qu’il dirigeait avant son entrée en politique ont été épinglées par la Cour supérieure des comptes comme étant “au cœur d’un stratagème de détournement de fonds”.

 

La mobilisation populaire contre le pouvoir de Jovenel Moïse a été lancée fin août après une longue pénurie de carburants dans le pays. Le chef d’État n’a pas fourni de détails sur d’éventuelles mesures d’urgence contre les blocages criminels des routes qui s’organisent depuis quelques semaines ou pour lutter contre l’emprise des gangs. 

 

L’Etat en Haïti ne dépasse plus les frontières du palais national. Au-delà, les gangs font leur loi. Les massacres perpétrés par les gangs se multiplient.

De plus, la complicité de personnes au Lire la suite

La Chine monte en puissance avec un second porte-avions, mais les USA restent devant

La Chine monte en puissance avec un second porte-avions, mais les USA restent devant

17 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

La Chine, qui se défend de toute posture agressive, revendique la possession de la quasi-totalité de la mer de Chine du Sud, dont les fonds renfermeraient de vastes quantités de pétrole et de gaz et qui constitue une voie de navigation commerciale majeure.

 

Ses ambitions se heurtent à celles de Bruneï, de la Malaisie, des Philippines, de Taïwan et du Vietnam. Taïwan est soutenu par les USA.

En ce moment la Chine renforce sa présence dans les zones territoriales contestées de mer de Chine du Sud et autour de Taïwan.

 

La Chine populaire considère Taïwan comme une province renégate et estime que l’île, de même que le détroit du même nom, font partie de son territoire. Elle s’est indignée à plusieurs reprises des passages, de plus en plus fréquents, de navire de guerre américains dans cette zone. Il s’agit de l’un des points de tension croissante entre les Etats-Unis et la Chine.

 

 

La Chine monte en puissance

 

C’est un nouveau symbole de sa montée en puissance : la Chine a admis au service Lire la suite

Yémen : une évolution vers la paix ?

Yémen : une évolution vers la paix ?

13 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

Les rebelles Houthis se sont emparés en 2014 de pans entiers du Yémen dont la capitale Sanaa et le port vital Hodeïda. Issus de l’importante minorité zaïdite concentrée dans le nord du pays, ils disent se soulever contre une marginalisation de la part de l’Etat central. 

 

Les forces progouvernementales ont tenté de reprendre du terrain avec l’intervention depuis 2015 d’une coalition militaire dominée par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Le conflit civil est considéré comme une guerre par procuration entre l’Arabie saoudite et l’Iran.

 

Les Houthis, qui contrôlent la capitale et la plupart des grands centres urbains, nient être des marionnettes de Téhéran et disent combattre un système corrompu.

Un accord (de Stockholm) a pu être négocié sous l’égide de l’ONU en décembre 2018 pour une désescalade.

 

Au Yémen, environ 24 millions de personnes, soit 80% de la population, ont besoin d’aide. L’ONU évoque régulièrement la pire crise humanitaire dans le monde.

Le conflit a tué des dizaines de milliers de personnes, dont de nombreux civils, et entraîné le déplacement de millions d’autres.

 

 

Des améliorations très mitigées

 

Lorsque les belligérants au Yémen se sont Lire la suite

Russie / Ukraine : légère accalmie

Russie / Ukraine : légère accalmie

10 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

L’est de l’Ukraine est toujours divisé par la guerre qui fait rage depuis 2014. Plus de 13 000 personnes y ont perdu la vie, selon l’ONU.

Ukrainiens et Occidentaux accusent la Russie de soutenir financièrement et militairement les séparatistes, ce que le Kremlin nie malgré de nombreuses preuves.

 

On observe néanmoins entre les deux pays une relative détente des relations depuis l’élection en avril à la présidence ukrainienne de l’ex-comédien Volodymyr Zelensky.

Officiellement, les positions diplomatiques restent inchangées :

 

Pour Moscou, la résolution du conflit dans l’Est ukrainien passe par l’adoption d’un statut d’autonomie pour les territoires séparatistes de Lougansk et Donetsk, puis la tenue d’élections locales dans ces régions. Pour Kiev, le préalable à un scrutin est le contrôle de ses frontières, le désarmement des rebelles et le départ des Russes les soutenant.

 

 

Quelles avancées ?

 

Réunis en sommet à Paris avec leurs homologues français et allemand, les présidents russe et ukrainien se sont accordés pour œuvrer à des retraits de troupes de trois zones disputées d’ici la fin mars.

 

En novembre, la Russie avait rendu à l’Ukraine 3 navires militaires saisis un an plus tôt au Lire la suite

Bangladesh : les Rohingyas de plus en plus mis à l’écart

Bangladesh : les Rohingyas de plus en plus mis à l’écart

10 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

Environ 740.000 Rohingyas musulmans ont fui la Birmanie pour le Bangladesh en 2017 pour échapper à une répression militaire massive. Ils ont rejoint les quelque 200.000 réfugiés vivant déjà dans le district bangladais frontalier de Cox’s Bazar (sud-est). 

Tous ces réfugiés vivent dans une misère noire au sein d’immenses camps de réfugiés.

 

Si le Bangladesh musulman avait ouvert ses bras aux Rohingyas en 2017, sa bonne volonté s’amenuise avec le temps. Aucune solution pérenne pour les réfugiés n’est en vue. Toutes les opérations de retour en Birmanie ont échoué et Dacca refuse que les Rohingyas s’intègrent sur son sol, les considérant seulement comme des hôtes temporaires.

 

 

Le Bangladesh clôture les camps de réfugiés rohingyas

 

Le Bangladesh a commencé à ériger une clôture de barbelés autour des gigantesques camps de réfugiés rohingyas, malgré les protestations de la communauté internationale et des défenseurs des droits humains.

 

Les Rohingyas ont interdiction de quitter les camps mais l’étendue des sites, qui en font le plus grand camp de réfugiés de la planète, fait que les autorités ont du mal à surveiller tous les mouvements. Des barrages sont Lire la suite

La Russie avance ses pions en Arctique face à l’Otan affaiblie

La Russie avance ses pions en Arctique face à l’Otan affaiblie

11 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

L’Arctique est une région disputée et riche en ressources naturelles encore peu exploitées. S’y opposent les intérêts de 5 pays dont la Russie et les Etats-Unis. La Russie espère y devenir la première puissance économique et militaire tout en profitant du réchauffement climatique et de la fonte des glaces, qui devrait ouvrir de nouvelles routes commerciales dans le Grand Nord.

 

Mais face à une Russie constituée d’un bloc, l’Otan est affaiblie par de nombreuses dissensions.

La Turquie notamment est un membre qui pose problème, après avoir mené une incursion armée en Syrie contre des milices kurdes, qui pourtant combattait Daech, et surtout sans aucune concertation avec ses alliés.

 

Juste avant le sommet de l’Otan de début décembre, le président turc Erdogan avait insulté le président français Macron, qui avait qualifié l’Otan en « état de mort cérébrale ».

D’autre part, bien que la Turquie ait acheté des systèmes de défense anti-aérienne aux Russes, donc contre un ennemi potentiel de l’Otan, aucune sanction n’a été décidée contre Ankara.

 

 

La Russie teste son missile hypersonique en Arctique, selon Tass

 

La Russie a mené des essais Lire la suite

Philippines : la crise oubliée de Marawi, attaquée par les islamistes

Philippines : la crise oubliée de Marawi, attaquée par les islamistes

11 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

Des musulmans avaient pris les armes dans les années 1970 pour réclamer l’autonomie ou l’indépendance du sud de l’archipel très majoritairement catholique, qu’ils considèrent comme leur terre ancestrale. Cette insurrection avait fait 150.000 morts.

 

Le principal groupe rebelle, le Front Moro islamique de libération (Milf), avait signé en 2014 un accord de paix avec le gouvernement prévoyant d’octroyer l’autonomie à la minorité musulmane. La nouvelle région autonome se nomme Bangsamoro.

 

Cet accord prévoit que les ex-rebelles rendent leurs armes et que le Milf devienne un parti politique légal. D’ex-rebelles musulmans ont commencé à rendre leurs armes à des observateurs étrangers indépendants. Au total, 40.000 combattants doivent rendre les armes dans les années qui viennent.

 

 

Mais les violences sont quotidiennes dans la région

 

Le processus de paix n’inclut pas toutes les organisations islamistes – dont celles qui ont prêté allégeance au groupe Etat islamique – encore très actives dans le sud des Philippines et que le Milf combat aux côtés des forces gouvernementales.

 

Il y a deux ans, au terme d’une longue bataille contre des islamistes qui avaient prêté allégeance au groupe État Islamique, Lire la suite

Cuba : la pauvreté

Cuba : la pauvreté

12 décembre 2019

 

Washington, qui applique un embargo économique depuis 1962, fait tout pour forcer Cuba à retirer son soutien au gouvernement de Nicolas Maduro au Venezuela.

Les sanctions américaines contre les navires transportant du pétrole du Venezuela, principal fournisseur de l’île, ont considérablement réduit le carburant à Cuba.

 

Face au manque de carburant, la traction animale (bœufs et chevaux) est plus que jamais présente sur l’île.

Si, dans les grandes villes, de longues files se sont formées aux stations-service, dans les campagnes la seule solution a été de s’appuyer sur les animaux.

 

Parmi les autres sanctions américaines contre Cuba, les Etats-Unis ont durci leurs sanctions visant le secteur essentiel du tourisme à Cuba, et fait pression pour que l’île ne puisse plus envoyer de médecins à l’étranger.

 

Ce secteur économique vital est dénoncé par Washington comme un système esclavagiste et politisé.

Cuba a envoyé depuis 1963 plus de 400.000 professionnels de santé dans 164 pays.

 

En un an, 9.000 médecins cubains employés à l’étranger ont dû rentrer chez eux après l’annulation de leurs contrats.

L’envoi de médecins à l’étranger restait la principale source de revenus externes pour l’économie cubaine.

 

Sources : AFP, RFILire la suite