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Nigéria : l’enfer des groupes armés, surtout djihadistes

Nigéria : l’enfer des groupes armés, surtout djihadistes

20 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

Depuis plusieurs mois, les attaques jihadistes se sont multipliées autour du Lac Tchad, une vaste étendue d’eau truffée d’îlots et de marécages partagée par le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria. 

 

C’est au Nigeria qu’est née l’insurrection de Boko Haram en 2009, avant de se propager dans les pays voisins. La faction de Boko Haram affilié au groupe de l’Etat islamique, ISWAP, est particulièrement active dans cette zone.

 

Depuis 2015, les pays de la région luttent contre Boko Haram et ISWAP au sein de la Force multinationale mixte (FMM), une coalition régionale engagée autour du Lac Tchad avec l’aide de comités de vigilance composés d’habitants.

 

Début janvier, l’ensemble des 1.200 Tchadiens de la FMM déployé depuis des mois au Nigeria sont rentrés au Tchad pour être redéployé sur les pourtours du Lac, côté Tchad, où les attaques se sont multipliées ces derniers mois.

 

 

Le Nigeria n’arrive pas à faire face

 

Dans le nord-est du Nigeria, le Coordonnateur humanitaire de l’ONU au Nigéria, Antonio Jose Canhandula, se dit horrifié par la situation. En plus des milliers de morts dont les auteurs sont des groupes armés, notamment djihadistes, plus de 7 millions de personnes ont toujours besoin d’une aide d’urgence vitale dans les États de Borno, de Yobe et d’Adamawa.

 

Mais l’ONU et les ONG humanitaires estiment être dans l’impossibilité d’atteindre 1,2 million de personnes.

Plus de 160.000 personnes ont fui en quête de sécurité dans des camps déjà surpeuplés. La majorité de ces sites a déjà atteint leur capacité d’accueil maximale.

 

La recrudescence de la violence en 2019 a entraîné une détérioration de la situation humanitaire, souligne OCHA. L’insécurité et les attaques violentes continuent d’entraver la capacité des habitants de nombreuses régions des États de Borno et de Yobe à accéder aux services de base, aux moyens de subsistance et aux terres pour l’agriculture et le pâturage.

 

Sources : AFP, ONU

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