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Iran : la révolte gronde

1- Des clefs pour comprendre
L’enjeu de l’élection présidentielle en Iran était crucial, car ce pays pose problème à la fois pour la région et pour le monde :
– Malgré plusieurs vagues de sanctions du conseil de sécurité de l’ONU, l’Iran refuse toujours de geler ses activités sensibles, comme l’enrichissement d’uranium, pouvant servir à la fabrication d’armes nucléaires ;
– L’Iran ne reconnaît pas Israël et se fait régulièrement menaçant ;
– Il s’interpose dans le conflit en Irak ;
– Il soutient et finance le Hezbollah libanais et le Hamas dirigeant la bande de Gaza.

En Iran, qui est un système théocratique, le Guide suprême de la révolution, l’ayatollah Ali Khamenei, détient le pouvoir décisionnaire sur les grands sujets, soit directement soit par le biais d’un réseau de dirigeants ou d’institutions sous sa coupe, tels que les puissants Gardiens de la révolution (pasdaran), ou les services judiciaires et de renseignements.

Les pouvoirs du président de la République sont en revanche limités. Il participe à l’élaboration des politiques économique, sociale, éducative et publique de l’Etat. Il a également voix au chapitre en matière de libertés des médias et d’ouverture politique, mais ses décisions peuvent être annulées par les mollahs. … Lire la suite

Népal : légers progrès mais la violence menace

1- Des clefs pour comprendre
Après une dizaine d’années de guerre civile contre la monarchie hindouiste, ayant fait 13.000 morts, 70.000 personnes déplacées et une économie ruinée, les rebelles maoïstes ont cessé la lutte armée en 2006, pour rejoindre la politique par des moyens classiques, et disputer les élections d’avril 2008 à l’assemblée constituante, qu’ils ont remportées, abolissant du même coup la monarchie.
Ils ont participé à la formation d’un gouvernement de coallition, mené par leur dirigeant Pushpa Kamal Dahal, dit Prachanda.

Un point-clé des accords de paix consistait dans l’incorporation dans l’armée des 19.000 ex-combattants maoïstes cantonnés dans des camps supervisés par l’ONU, mais le chef des armées l’a refusé. L’armée népalaise est considérée comme un bastion des royalistes.
Le gouvernement l’a limogé pour insubordination, mais le chef de l’Etat a décidé de le maintenir dans ses fonctions.
Du coup, le Premier ministre Prachanda a démissionné le 4 mai 2009 et le Parti communiste népalais unifié/maoïste (PCNU-M) a quitté la coalition gouvernementale.

Un nouveau Premier ministre, Madhav Kumar Nepal, chef du Parti communiste du Népal-Marxiste léniniste unifié (PCN-MLU, centre-gauche), dirige depuis la fin mai un fragile gouvernement de coalition boycotté depuis par les maoïstes, qui détiennent 40% des sièges … Lire la suite

RDCongo : la guerre continue

RDCongo1- Des clefs pour comprendre
Le conflit du Nord-Kivu trouve son origine dans le génocide rwandais de 1994, quand les milices hutues ont tué 800.000 Tutsis et Hutus modérés avant de fuir dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC) suite à la mise en place au Rwanda d’un pouvoir tutsi.
La présence de ces rebelles hutus dans l’est de la RDC, appelés les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), a été le prétexte à deux interventions militaires rwandaises qui ont déclenché de 1998 à 2003 une guerre et une catastrophe humanitaire qui a fait 5,4 millions de morts au cours des dix dernières années.

Si la guerre dans l’Est de la RDC a officiellement cessé en 2003, les incursions de groupes armés et les viols et violences contre les civils se poursuivent.
Le Nord-Kivu est toujours ravagé, depuis des années, par les conflits entre les forces gouvernementales, les rebelles et les milices hutues.
Les civils sont en première ligne, victimes de meurtres, de pillages et de viols.

L’armée régulière congolaise (les Forces Armées de la République Démocratique du Congo – FARDC), a déclenché au début de l’année, avec le soutien de l’armée rwandaise et de la Mission … Lire la suite

Guinée : les tensions ethniques sont fortes

1- Des clefs pour comprendre
Ancienne colonie française, la Guinée a connu de nombreuses tentatives de putsch depuis son indépendance en 1958. Émeutes et mutineries se sont multipliées au cours des deux dernières années.
La Guinée, située en Afrique de l’Ouest, compte une population d’environ 9,8 millions d’habitants. La dimension ethnique est très présente dans les esprits, avec une majorité de Peul d’environ 40 %. Les autres ethnies sont les Guerzé, Malinké, Soussou et plusieurs groupes plus petits originaires de Guinée forestière.

Le capitaine Moussa Dadis Camara (Guerzé), âgé d’une quarantaine d’années,  a été porté au pouvoir par un coup d’Etat sans effusion de sang, le 23 décembre 2008, après la mort du dictateur Lansana Conté qui dirigeait le pays depuis 1984. Il a annoncé la dissolution de la constitution et la suspension du gouvernement, soulignant que le pays était désormais dirigé par une junte militaire.
Après le coup d’état de décembre 2008, de nombreux donateurs ont réduit ou suspendu leur assistance au développement, y compris dans le secteur de la santé.

Après son putsch, favorablement accueilli par la population, Camara s’était engagé à organiser rapidement des élections pour céder le pouvoir, avant de changer d’avis et de laisser entendre … Lire la suite

Philippines : les violences continuent dans le sud

1- Des clefs pour comprendre
Le sud des Philippines (pays majoritairement catholique), frontalier avec le plus vaste grand musulman au monde, l’Indonésie, connaît deux principales rébellions : communiste et islamiste. De loin, la rébellion islamiste fait le plus de dégats.
L’armée a mené plusieurs offensives pour tenter d’éliminer la guérilla communiste avant la fin du mandat de la présidente Gloria Macapagal Arroyo en juin 2010. Il ne restait plus que 4.874 de ces rebelles en mai, selon les militaires, contre environ 25.000 au milieu des années 1980.

Au sein de la rébellion islamiste, deux mouvements sont particulièrement actifs :

–          Le Front Moro islamique de libération (MILF), fort de 12.000 hommes, mène une guérilla pour obtenir un Etat islamique indépendant dans le sud. Les violences ont fait 120.000 morts depuis la fin des années 1960.
–          Le mouvement Abou Sayyaf, qui compterait 300 combattants (un nombre en diminution constante), est soupçonné d’avoir reçu des fonds d’Al-Qaïda et aurait aidé des militants du groupe islamiste régional Jemaah Islamiyah (JI). Abou Sayyaf est responsable de plusieurs attentats à la bombe et enlèvements de masse contre rançon dans le sud des Philippines, visant principalement les chrétiens et les étrangers. L’île de Jolo, à … Lire la suite

La Chine se prépare-t-elle à la guerre contre les USA ?

1- Des clefs pour comprendre
La Chine est la 2e économie mondiale, mais sa relation est déséquilibrée avec les USA. Si les deux pays peuvent apparaître comme interdépendants en raison de l’importance des exportations chinoises vers les USA, en réalité la Chine a acquis une certaine domination.

–          le commerce américain est très largement déficitaire par rapport à la Chine. Selon l’Institut de politique économique, un think tank américain, la Chine compte pour 83% du déficit commercial des Etats-Unis (hors produits pétroliers), contre 26% en 2000.
–          la Chine est le premier créancier des Etats-Unis. Elle est la principale détentrice mondiale de bons du Trésor américain, obligations d’Etat sur lesquels les Etats-Unis s’appuient pour financer leur dette faramineuse : elle pourrait friser les 12.000 milliards de dollars en 2009. Pékin pourrait dès lors déclencher une véritable catastrophe en vendant soudainement ces obligations ou en cessant d’en acheter. C’est toutefois très improbable, soulignent la plupart des économistes, la Chine ayant besoin de partenaires commerciaux pour alimenter sa propre expansion.


2- La Chine espionne de plus en plus les Etats-Unis
La Chine espionne de plus en plus les Etats-Unis, forte de progrès dans la cyber-guerre et le recrutement de ses agents, affirme … Lire la suite

La Corée du Nord de plus en plus menaçante

1- Des clefs pour comprendre la crise nucléaire
Le régime communiste nord-coréen est un allié de la Chine et de la Russie.
Il est engagé depuis août 2003 dans de laborieuses négociations à six (les deux Corées, les Etats-Unis, le Japon, la Chine et la Russie) en vue de l’arrêt de son programme nucléaire.
Malgré cela il a effectué en octobre 2006 le premier essai nucléaire de son histoire, suite auquel le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité une résolution imposant des sanctions économiques et diplomatiques.

Les négociations à six ont ensuite repris, aboutissant à l’accord de Pékin en février 2007 : par cet accord la Corée du Nord acceptait de fermer son principal réacteur nucléaire dans le cadre d’un plan visant à mettre un terme à son programme d’armes atomiques. En contrepartie, elle devait recevoir en guise d’aide un million de tonnes de pétrole, vitale pour ce pays souffrant de pénuries chroniques. Le pays espérait aussi une normalisation de ses relations avec les Etats-Unis et la communauté internationale.

En juillet 2007, la Corée du Nord ferme le principal réacteur de Yongbyon, avant d’entamer ensuite son démantèlement. En juin 2008, elle détruit symboliquement une tour de refroidissement … Lire la suite

Corée du Nord : la détresse de la population

1- Des clefs pour comprendre
La Corée du Nord, l’un des pays les plus pauvres de la planète, n’a fait que s’appauvrir depuis que Kim a succédé à son père, en 1994, et dépend d’une aide extérieure pour nourrir ses 23 millions d’habitants.
Elle a désespérément besoin de l’aide extérieure, notamment depuis que l’assistance offerte sans condition par Séoul depuis une décennie s’est tarie avec l’arrivée au pouvoir du président Lee Myung-bak en 2008.
Pyongyang, qui affirme détenir l’arme atomique, utilise régulièrement son programme militaire nucléaire comme monnaie d’échange potentielle en promettant d’y renoncer pour obtenir de l’aide.


2- Situation alimentaire critique, les enfants vulnérables
La situation alimentaire, en particulier pour les enfants, est critique en Corée du Nord où l’aide internationale s’est tarie depuis l’essai nucléaire nord-coréen de mai, a averti début juillet le Programme alimentaire mondial (PAM). “Nous n’avons plus vraiment reçu de contributions après l’essai nucléaire”, a déclaré à la presse Torben Due, représentant du PAM en Corée du Nord.
Outre l’aide raréfiée, l’agence des Nations unies s’est vue ordonner par Pyongyang de réduire ses opérations, sans raison officielle particulière, a expliqué le responsable.

“Cela pose un problème grave à la population qui n’a pas assez à … Lire la suite

Nigeria : reprise de la guerre du pétrole

1- Des clefs pour comprendre
Le Mouvement pour l’émancipation du Delta du Niger (MEND), apparu en 2006, est le principal mouvement d’insurrection au sud du Nigeria. Il affirme mener une lutte armée pour que la population du Delta du Niger, l’une des plus pauvres du monde, puisse bénéficier d’une part accrue de la manne pétrolière provenant de son sous-sol. Il demande aussi des dédommagements pour les dégâts commis par les compagnies pétrolières à l’environnement de la région du delta du Niger.

On ignore les effectifs et le financement de ce mouvement. Personne ne sait exactement qui se cache derrière l’organisation, qui se présente comme le champion de la cause ijaw, une ethnie de 14 millions de personnes, soit environ 10% de la population du pays.
Depuis son apparition, il a multiplié attaques, enlèvements d’expatriés et sabotages sur terre et sur mer.
Sabotages d’oléoducs, attaques d’installations pétrolières et enlèvements d’employés de ce secteur depuis le début 2006 ont coûté des milliards de dollars de manque à gagner au Nigeria.

Le Nigeria, état le plus peuplé du continent, perd aussi quelque 80.000 barils de pétrole par jour rien que dans le trafic illégal, souvent organisé par des hommes politiques influents.
Les attentats … Lire la suite

Iran : agir militairement ?

1- Des clefs pour comprendre
Les grandes puissances et Israël soupçonnent depuis 2002 l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire sous couvert d’un programme civil, ce que Téhéran nie farouchement, proclamant son droit à enrichir de l’uranium à des fins pacifiques.
Signataire du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), l’Iran insiste sur son droit à maîtriser à des fins de production d’électricité la totalité du cycle des combustibles nucléaires, y compris l’enrichissement de l’uranium.

L’enrichissement d’uranium permet d’obtenir aussi bien le combustible pour une centrale nucléaire que la matière première d’une bombe atomique. Avec ses missiles, il deviendrait alors possible pour l’Iran d’envoyer des bombes atomiques sur des pays ennemis, notamment Israël.
En étant membre du TNP, l’Iran s’est engagé à ne pas chercher à se doter de l’arme atomique et à accepter des inspections, à la différence d’Israël, qui n’a pas rejoint ce traité.

Mais l’Iran impose beaucoup de restrictions aux inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Cela fait 6 ans qu’elle cherche à établir la véritable nature des activités nucléaires de Téhéran. Malgré des inspections régulières, elle n’est toujours pas en mesure de dire si le programme nucléaire est totalement pacifique.

Depuis des années l’Iran négocie … Lire la suite

Hamas – Fatah : peu d’espoirs de réconciliation

1- Des clefs pour comprendre
L’Autorité palestinienne n’est pas reconnue par 2 mouvements islamistes notoires : le Hamas (Mouvement de la résistance islamique) et le Djihad islamique.
Le Hamas avait remporté les législatives en janvier 2006. Après 16 mois de cohabitation houleuse au pouvoir avec le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, il s’est emparé de la bande de Gaza par la force en mettant en déroute les services de sécurité de M. Abbas. C’était en juin 2007.
Gaza avait été évacuée en 2005 par Israël après 38 ans d’occupation.

La Syrie accueille la direction en exil du Hamas, et l’Iran apporte son soutien au Hamas et au Djihad islamique. Le Hezbollah chiite, basé au Liban, apporte aussi son soutien au Hamas.
Le Jihad islamique est considéré comme un des mouvements palestiniens les plus extrémistes et son aile armée a revendiqué l’essentiel des attentats suicide des dernières années contre Israël.
Le Hamas, le Jihad islamique, ainsi que d’autre mouvements extrémistes, tirent régulièrement des roquettes en direction d’Israël.

Si l’Autorité palestinienne, dont le parti au pouvoir est le Fatah, négocie avec Israël sur les conditions nécessaires à la paix, les deux mouvements islamistes rejettent catégoriquement toute négociation et appellent à la … Lire la suite

Birmanie : aucun progrès de la junte

1- Quelques clefs pour comprendre
La Birmanie est gouvernée par des juntes successives depuis 1962.
C’est l’un des pays les plus pauvres au monde : sa population vit dans la pauvreté alors que la junte au pouvoir s’enrichit grâce notamment aux réserves de gaz du pays.

La junte militaire actuelle a pris le pouvoir en 1988, après avoir écrasé un mouvement démocratique, faisant quelque 3.000 morts selon certaines estimations.
Les dernières élections démocratiques remontent à 1990, mais les dirigeants birmans en ont refusé les résultats après le raz-de-marée obtenu par la Ligue nationale pour la démocratie (LND) d’Aung San Suu Kyi.
Depuis, Aung San Suu Kyi, 63 ans, Prix Nobel de la Paix, a passé plus de 13 ans des 19 dernières années en détention, dont les 6 dernières assignée à résidence, sans procès. Elle était censée être libérée fin mai.

Selon un enquêteur des Nations unies qui a visité en février ce pays reclus, il y a aujourd’hui plus de 2.100 prisonniers politiques, dont plusieurs dizaines ont été condamnés récemment à de lourdes peines pour avoir participé aux grandes manifestations de septembre 2007, conduites par des moines bouddhistes et réprimées par les autorités. Les manifestations avaient débuté en août … Lire la suite

Birmanie : une population en souffrance

1- Quelques clefs pour comprendre
La Birmanie est gouvernée par des juntes successives depuis 1962.
C’est l’un des pays les plus pauvres au monde : sa population vit dans la pauvreté alors que la junte au pouvoir s’enrichit grâce notamment aux réserves de gaz du pays.

La junte militaire actuelle a pris le pouvoir en 1988, après avoir écrasé un mouvement démocratique, faisant quelque 3.000 morts selon certaines estimations.
Les dernières élections démocratiques remontent à 1990, mais les dirigeants birmans en ont refusé les résultats après le raz-de-marée obtenu par la Ligue nationale pour la démocratie (LND) d’Aung San Suu Kyi.
Depuis, Aung San Suu Kyi, 63 ans, Prix Nobel de la Paix, a passé plus de 13 ans des 19 dernières années en détention, dont les 6 dernières assignée à résidence, sans procès.

Selon un enquêteur des Nations unies qui a visité en février ce pays reclus, il y a aujourd’hui plus de 2.100 prisonniers politiques, dont plusieurs dizaines ont été condamnés récemment à de lourdes peines pour avoir participé aux grandes manifestations de septembre 2007, conduites par des moines bouddhistes et réprimées par les autorités. Les manifestations avaient débuté en août pour protester contre l’augmentation massive des prix … Lire la suite

Bolivie : la tension reste vive avec les régions sécessionnistes

1- Rappel du contexte
Pays le plus pauvre d’Amérique du Sud mais pourvu de richesses minières (étain, fer, cuivre…), la Bolivie, peuplée de 10 millions d’habitants, possède aussi la 2e réserve de gaz d’Amérique du sud, après celle du Venezuela. La majorité de la population est d’origine indienne, mais la vie politique et économique a longtemps été dominée par une petite élite sociale d’origine européenne.

Evo Morales, un Indien Aymara, est le premier président bolivien issu de la communauté indigène. Il est au pouvoir depuis décembre 2005 et est l’allié d’Hugo Chavez, le président vénézuélien farouche opposant des Etats-Unis et admirateur du communiste cubain Fidel Castro.
Le président socialiste et son gouvernement de gauche sont en butte à l’opposition de régions autonomistes.

La Bolivie est clairement coupée en 2 :
–          Les partisans de Morales : les communautés misérables des hauts-plateaux andins à l’ouest. Ce sont 3 régions peuplées de paysans aymaras et quechuas, petits producteurs de coca.
–          Les partisans des gouverneurs défendant l’autonomie et le système économique libéral : la population métisse ou blanche qui vit dans les plaines de l’est et du sud où sont concentrées les terres fertiles et les hydrocarbures. Ce sont 6 régions. Le … Lire la suite

Lait contaminé : le “made in China” jugé, 3 condamnations à mort

 

Article du 22 janvier 2009

 

1- Rappel des événements
La mélamine est une substance toxique officiellement interdite dans l’alimentation en Chine. Elle est utilisée dans les résines et les colles. A petites doses, elle est inoffensive. Mais ingérée en grandes quantités, elle peut provoquer des calculs débouchant sur une déficience rénale. Les nourrissons sont particulièrement vulnérables.
En Chine des centres de collectes de lait en ont ajouté dans du lait coupé avec de l’eau afin d’augmenter les volumes, car la mélamine fait mensongèrement apparaître plus élevé le taux de protéines du lait.

L’adjonction de mélamine a provoqué la mort de 6 enfants et rendu malades 300.000 enfants dans le pays.
Il s’agit du pire scandale alimentaire qu’ait jamais connu le pays. Fin octobre, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a lancé une refonte complète du système de sécurité alimentaire, en particulier en ce qui concerne l’industrie laitière.
Ce scandale a créé une véritable psychose en Chine et entraîné à travers le monde le retrait des produits chinois contenant du lait des magasins.

La grande compagnie laitière Sanlu avait reconnu la présence de mélamine dans son lait en poudre pour nourrissons le 11 septembre. Mais elle a été accusée … Lire la suite

Journée mondiale de lutte contre le SIDA : la maladie continue à faire des ravages

28 millions de morts
Le SIDA a fait plus de 28 millions de morts à travers le monde depuis 1981.
25 ans après la découverte du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), l’épidémie n’est pas près d’être endiguée.

Des dirigeants du monde entier, notamment le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et Antonio Maria Costa, responsable de la lutte anti-drogue aux Nations unies, ont lancé un appel à la vigilance lundi à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA, insistant sur l’importance d’alerter davantage les jeunes sur les risques de cette maladie.
“Le nombre de personnes infectées par le VIH est en baisse et on meurt moins du SIDA. Mais ceci n’est qu’un début, et la complaisance n’est pas de mise”, a souligné Ban Ki-moon. “Le SIDA n’est pas près de disparaître. Le nombre de personnes infectées par le VIH reste supérieur à celui des personnes que nous pouvons mettre sous traitement. Le SIDA compte toujours parmi les dix principales causes de décès dans le monde et demeure la première cause de mortalité en Afrique”.

Selon un rapport publié cet été par l’ONUSIDA, quelque 33 millions de personnes dans le monde sont porteuses du virus du SIDA, la … Lire la suite

Cambodge : mise en garde contre les risques d’un “conflit armé” avec la Thaïlande

Le Cambodge a mis en garde la Thaïlande contre les risques d’un “conflit armé de grande envergure” alors que des troupes restent mobilisées autour d’un temple frontalier et qu’aucune percée n’a été réalisée lors d’entretiens ministériels lundi.

Dans des déclarations à la presse, le Premier ministre cambodgien Hun Sen a exigé le retrait, avant mardi soir, de quelque 80 soldats thaïlandais qui auraient pénétré dans une zone contestée, alors que le ministre des Affaires étrangères de Bangkok, M. Sompong Amornviwat, était reçu à Phnom Penh.
Plus tôt, le ministre cambodgien des Affaires étrangères Hor Namhong avait reçu M. Sompong mais le premier a affirmé que le second n’était “pas en mesure de signer quoi que ce soit”.

Ces entretiens se sont déroulés alors que le Premier ministre thaïlandais Somchai Wongsawat a dû annuler une visite lundi au Cambodge, alors que la crise politique ne cesse de s’aggraver dans son pays.
Hor Namhong a affirmé que pendant son entretien, il avait reçu des informations selon lesquelles des soldats thaïlandais avaient pénétré dans une zone disputée. “J’ai dit à mon homologue thaïlandais que l’envoi de nombreuses troupes le long de la frontière était dangereux et pouvait provoquer un conflit armé de grande … Lire la suite

Afrique du Sud : passage de pouvoir sur fond de crise

1- L’Afrique du Sud élit son nouveau président après la démission de Mbeki
Le 2e président noir d’Afrique du Sud Thabo Mbeki, contraint à la démission, cédait la place jeudi au modéré Kgalema Motlanthe, qui aura la difficile tâche d’apaiser les dissensions au sein du parti au pouvoir avant les élections générales de 2009.

Une minute après minuit, le mandat de Thabo Mbeki, au pouvoir depuis 1999, a pris fin. L’Assemblée nationale, où le Congrès national africain (ANC) dispose de plus de 2/3 des sièges, doit élire son successeur à 11H (9H GMT).
Kgalema Motlanthe, le n° 2 de l’ANC désigné lundi par le groupe parlementaire du parti, doit prêter serment à 14H30 à la résidence présidentielle du Cap, la capitale parlementaire du sud-ouest, Tuynhuis.
Il formera très rapidement son gouvernement, où le populaire ministre des Finances Trevor Manuel, artisan de la croissance soutenue en Afrique du Sud, devrait siéger.

L’ANC a retiré samedi sa confiance au président Mbeki, victime de luttes intestines et soupçonné d’avoir instrumentalisé la justice pour écarter son rival, le populaire Jacob Zuma.
Depuis, l’Afrique du Sud est plongée dans une crise sans précédent depuis la chute de l’apartheid en 1994.

Très vite, les événements se … Lire la suite

Défis et dangers de la course aux hydrocarbures de l’Arctique

L’exploitation des gigantesques réserves pétrolières et gazières de l’Arctique présente d’importantes contraintes et risque d’affecter ce vaste écosystème déjà bouleversé par le réchauffement climatique, estiment des experts.

Les 5 pays riverains de l’océan arctique, la Russie, les Etats-Unis, le Canada, le Danemark (avec le Groenland) et la Norvège sont tous engagés – à différents degrés – dans une course pour exercer et étendre leur souveraineté sur l’Arctique pour des raisons stratégiques, politiques et énergétiques.
La Convention de l’ONU sur le droit de la mer permet en effet à un pays d’étendre ses droits pour l’exploitation des ressources au-delà de la limite des 200 milles, s’il prouve que cette zone se situe dans la “prolongation naturelle” de son propre plateau continental.

L’agence gouvernementale américaine de recherche géologique (USGS) a récemment estimé à 412 milliards de barils équivalent pétrole les ressources inexploitées d’or noir et de gaz dans le cercle Arctique. Et 84% de ces réserves se situent au large.
Les richesses énergétiques de l’Arctique représentent ainsi 13% du pétrole non-découvert, 30% du gaz naturel non-découvert et 20% du gaz naturel liquide non-découvert.

Les 90 milliards de barils de pétrole de l’Arctique sont concentrés pour 30 milliards dans la province de l’Alaska, … Lire la suite

Le Brésil essaie-t-il vraiment de protéger l’Amazonie ?

Depuis les années 1970, 1/5e de la forêt amazonienne (soit une superficie plus grande que la France), a été détruit.
Le Brésil a une des législations environnementales les plus strictes de la planète mais elle est traditionnellement peu respectée. Les défenseurs de l’environnement estiment que seulement 1% des amendes infligées en 2007 ont été collectées.


La déforestation continue à un rythme accéléré
La destruction de la forêt tropicale amazonienne, connue comme le “poumon de la planète”, s’est fortement accéléré fin 2007, attisée par une demande soutenue pour le soja, le maïs et le bétail.

Elle s’est poursuivie en mai à un rythme accéléré, la forêt ayant encore perdu 1.096 km2, a annoncé l’Institut national brésilien de recherches spatiales (Inpe).
Plus de la moitié de cette déforestation a eu lieu dans l’Etat du Mato Grosso do Sul (sud de l’Amazonie), là où les pressions sont les plus fortes pour convertir la forêt en champs pour le bétail et le soja.
Ces chiffres, encore provisoires, sont à peu près identiques à ceux d’avril quand l’Inpe avait enregistré une déforestation s’étendant sur 1.123 km2, une superficie équivalente à la taille de la ville de Rio de Janeiro.

L’Inpe, qui utilise un système de … Lire la suite

Corruption : l’UE sanctionne la Bulgarie et critique la Roumanie

La Bulgarie sanctionnée
La Commission européenne a suspendu mercredi le versement de centaines de millions d’euros d’aide à la Bulgarie pour sanctionner l’absence dans le pays de progrès contre la corruption et a lancé une mise en garde à la Roumanie.
Johannes Laitenberger, porte-parole de l’exécutif européen, a refusé de chiffrer le montant des fonds affectés. Ils dépassent les 500 millions d’euros, indiquent des responsables de la Commission.

Dans un rapport sur la gestion des fonds communautaires par la Bulgarie, membre le plus pauvre de l’Union européenne, et un autre sur ses efforts en matière de réforme judiciaire, la Commission estime que la lutte contre la corruption et le crime organisé “ne produit pas de résultats”. Elle s’estime dans le devoir de protéger l’argent des contribuables européens.
Bruxelles émet là ses critiques les plus dures jamais formulées envers un membre de l’UE. Elle a décidé de suspendre le versement à Sofia des fonds dits de préadhésion et retiré leur accréditation à deux agences gouvernementales chargées de les gérer.

Selon des analystes, l’exécutif européen entend à la fois envoyer un message de fermeté aux autres pays des Balkans candidats à l’adhésion et rassurer les électeurs déçus par l’élargissement du bloc à … Lire la suite

La Belgique plus que jamais menacée d’éclater

La Belgique existe depuis 177 ans.
Le 18 novembre, une grande marche pour l’unité de la Belgique avait réuni environ 35.000 francophones et néerlandophones à Bruxelles.

1- Leterme reste, flanqué de 3 sages pour la réforme de l’Etat
Faute d’alternative, le roi des Belges a maintenu le Premier ministre démissionnaire Yves Leterme, mais a chargé 3 “sages” de préparer rapidement la réforme de l’Etat exigée par les Flamands pour continuer à cohabiter avec les francophones au sein du même pays.
Leterme s’était donné jusqu’au 15 juillet pour parvenir à un accord entre partis néerlandophones et francophones sur une réforme des institutions. Les négociations sur la réforme institutionnelle avaient commencé le 2 juin dans une atmosphère de profonde méfiance réciproque.

Albert II a annoncé tard jeudi soir qu’il refusait la démission de M. Leterme et que le gouvernement de coalition, formé en mars après moultes difficultés, était donc reconduit dans ses fonctions.
Le chrétien-démocrate flamand sera cependant largement déchargé du dossier sur lequel il patine depuis le début, le casse-tête de la réforme de l’Etat censée renforcer l’autonomie des régions, que la première d’entre elles, la Flandre, réclame à cor et à cri.

Trois “sages” sont chargés spécialement de cette mission. … Lire la suite

A Dublin, l’Onu appelle à la fin des bombes à sous-munitions

Les représentants d’une centaine de pays se sont réunis à Dublin pour l’ouverture d’une conférence de deux semaines sur les bombes à sous-munitions, dont l’Onu souhaite obtenir l’interdiction mondiale.
La réunion souffrira toutefois de l’absence des Etats-Unis, de la Chine, de la Russie, de l’Inde, Pakistan et Israël, opposés à cette interdiction et importants producteurs de ces bombes.
Ces armes sont récemment utilisées en Irak, ou en 2006 au Liban.
Selon Handicap International, 75 pays possèdent des stocks totalisant 4 milliards de sous-munitions, les Etats-Unis possédant à eux seuls un quart du total.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a appelé à interdire l’emploi, le développement, la production, le stockage et la diffusion des bombes à sous-munitions.
“Par nature imprécises et souvent défectueuses, (ces armes) frappent de façon particulièrement aveugle et peu fiable”, a déclaré Ban dans un discours retransmis par vidéo.
Les bombes à sous-munitions dispersent jusqu’à plusieurs centaines de petites bombes, qui se répandent sur de grandes surfaces. Un grand nombre n’explose pas immédiatement et crée des champs de mines souvent mortels pour les passants, fréquemment des enfants.
Selon le Programme des nations unies pour le développement, ces armes ont fait plus de 13.000 morts et … Lire la suite

Le Japon a tué 551 baleines cette année, 350 de moins que prévu

La campagne annuelle baleinière du Japon n’a pas atteint son objectif de pêche en raison, notamment, des actions de sabotage des défenseurs des cétacés, annonce le ministère japonais des Pêches.
La flotte, qui comptait prendre 850 petits rorquals, en a finalement pêché 551. Le Japon avait même annoncé, fin décembre, qu’il capturerait un millier de baleines.
“Les sabotages menés par des militants sont un facteur essentiel de notre échec à atteindre notre objectif”, a déclaré un responsable.

Les militants de l’association Sea Shepherd ont régulièrement harcelé la flotte baleinière japonaise au cours de sa campagne en Antarctique.
Les six navires de la flotte japonaise doivent arriver mardi dans l’archipel, où ils seront inspectés par les garde-côtes, qui enquêtent sur les accrochages entre pêcheurs et défenseurs de l’environnement.

Le Japon avait interrompu cette activité en 1986 dans le cadre d’un moratoire international, mais l’avait reprise dès l’année suivante en affirmant que la pêche était nécessaire à l’étude scientifique des baleines.
Quelque 7.000 rorquals ont été pêchés en vingt ans par les navires japonais dans l’océan Antarctique.

Par ailleurs, fin décembre, le Japon a annoncé renoncer à chasser la baleine à bosse, suite aux protestations de l’Australie. “Le Japon a décidé de … Lire la suite