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Yémen : le président Saleh appelle les séparatistes du sud au dialogue

SANAA (AFP) – Le président yéménite Ali Abdallah Saleh s’est livré à une violente diatribe contre les séparatistes sudistes, tout en les appelant au dialogue, dans un discours publié mardi.
“Je suis sûr que les drapeaux séparatistes vont brûler dans les jours et les semaines qui viennent”, a déclaré M. Saleh devant des cadets de l’académie militaire yéménite.

“Nous n’avons qu’un drapeau que nous avons accepté par notre libre volonté et nous sommes ouverts à toutes les revendications politiques et nous vous appelons au dialogue”, a ajouté le chef de l’Etat yéménite à l’adresse des dirigeants du mouvement de protestation dans le sud qui appellent à la sécession.
“Nous allons former des commissions locales de dialogue avec ces forces si elles acceptent de parler”, a encore dit M. Saleh.

“Ces commissions comprenant des membres du Parlement, du Conseil consultatif et du pouvoir provincial seront prêtes à dialoguer avec ceux qui ont des revendications réelles (…) et nous ferons en sorte de les satisfaire”, a souligné le chef de l’Etat yéménite.
“Mais nous allons rejeter la culture de la haine, du racisme et du régionalisme”, a-t-il averti dans ce discours diffusé par le site internet du ministère de la Défense 26sept.net.… Lire la suite

La violence contre les femmes, un phénomène “grave” dans le monde arabe, selon la première dame de Tunisie

AP – La célébration, lundi, de l’année mondiale de la femme a été placée en Tunisie sous le thème de “la lutte contre la violence à l’égard des femmes”, un phénomène qui, selon la première dame de Tunisie, Leïla Ben Ali, “revêt une dimension et une gravité plus grandes” dans les sociétés arabes qu’ailleurs.
S’adressant à une conférence arabe réunie à Tunis, Mme Ben Ali, qui préside l’organisation arabe de la femme (OAF), a déploré l’impunité dont bénéficient les auteurs de telles violences.

Elle a imputé “cette situation morbide”, dans la région arabe, à “l’absence totale” de participation de la femme au processus de prise de décision et a appelé “la femme arabe à briser le mur du silence”.
Plusieurs participantes ont relevé l’absence de statistiques sur le nombre de femmes victimes de violences dans les pays arabes, la plupart d’entre elles s’abstenant “par peur” de dénoncer leurs agresseurs, notamment lorsqu’il s’agit de leurs conjoints.

Selon l’universitaire et journaliste Faouzia Belhaj Mezzi, les violences à l’encontre des femmes revêtent “une ampleur particulière” au Soudan, au Yémen et dans certaines régions de l’Egypte, tandis que d’autres régions du monde, comme l’Afrique du Nord, la Jordanie ou le Liban sont “en avance”.… Lire la suite

Syrie : manque de fonds pour aider les gens affectés par la sécheresse

Une sécheresse sans précédent a détruit les moyens de subsistance de plus d’un million de personnes en Syrie et l’ONU manque de fonds pour assister les populations affectées, a alerté lundi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA). La sécheresse a provoqué depuis trois ans la migration de centaines de milliers de personnes des zones rurales vers les villes. Ces populations se retrouvent dans les villes dans des conditions de vie précaires, a ajouté OCHA.

L’ONU concentre son aide sur la distribution de nourriture et d’aide à l’agriculture pour les fermiers et les bergers afin de les inciter à rester sur leur terre et à reprendre les activités agricoles en prévision de chute de pluies à venir.
L’ONU n’a reçu que 30% des 43,6 millions de dollars nécessaires à la mise en place du plan d’action contre la sécheresse pour la Syrie.

La Sous-Secrétaire générale et coordonnatrice adjointe des secours d’urgence d’OCHA, Catherine Bragg, avait incité en janvier les pays de la Ligue des Etats arabes à « être proactifs dans la coordination de l’aide internationale et le financement de différents plans de réponse et d’appels humanitaires dans la région ».

Source : ONU… Lire la suite

Washington peine à dissuader les sociétés d’entreprendre en Iran

Reuters – Le gouvernement américain a versé 107 milliards de dollars au cours des dix dernières années à des sociétés exerçant des activités en Iran, malgré les efforts de Washington pour décourager l’investissement dans la République islamique, selon le New York Times.

Deux journalistes du quotidien américain ayant épluché les archives fédérales, celles des entreprises et d’autres documents en concluent que les gouvernements qui se succèdent à Washington depuis dix ans ont des difficultés à imposer leur autorité à des entreprises étrangères ou des filiales à l’étranger de multinationales américaines.
Sur les 74 entreprises que le journal a identifiées comme faisant à la fois des affaires avec Washington et Téhéran, 49 continuent de travailler en Iran et n’ont pas manifesté leur intention d’interrompre leurs activités.

Au total, selon les calculs du New York Times, 107,4 milliards de dollars ont été accordés par le gouvernement fédéral sous forme de contrats, subventions, prêts ou garanties de prêts à des sociétés qui dans le même temps, exerçaient des activités en Iran, directement ou par le biais de filiales.
Le New York Times cite notamment le géant Royal Dutch Shell, le conglomérat énergétique brésilien Petrobras, l’avionneur américain Honeywell, le constructeur automobile japonais Mazda ou … Lire la suite

Les droits des femmes progressent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, selon une étude

AP – Barry Schweid
Les droits des femmes ont progressé dans 15 pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ces cinq dernières années, affirme l’organisation non gouvernementale américaine Freedom House dans un rapport publié mercredi.
Décrits comme modestes, ces progrès en matière d’emploi, d’accès à l’éducation et de participation à la vie politique ont été réalisés malgré des résistances tenaces au sein des élites religieuses et culturelles.

“Il y a plus de femmes chefs d’entreprise, médecins, titulaires de doctorats, et à l’université que jamais auparavant”, souligne Jennifer Windsor, directrice exécutive de Freedom House, ONG basée à Washington qui étudie la situation des droits de l’Homme.
“Il reste toutefois de nombreux obstacles professionnels pour les femmes”, note-t-elle. Mme Windsor cite par exemple le cas des Saoudiennes qui peuvent obtenir les diplômes pour devenir avocates mais ne peuvent comparaître devant les tribunaux pour représenter leurs clients.

L’étude a porté au total sur 18 pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, mais n’a pas inclus Israël. Les progrès les plus importants ont été enregistrés au Koweït, en Algérie et en Jordanie, selon Freedom House, qui promeut la démocratie dans le monde depuis 1941. Au Koweït, les femmes ont obtenu en 2005 le droit … Lire la suite

Un général et un magistrat inculpés de complot en Turquie

Reuters – Un général et un magistrat turcs ont été inculpés lundi de complot contre le gouvernement, rapporte l’agence de presse Anatolie.
Le général Saldiray Berk, commandant la IIIe Armée basée dans la province d’Erzincan, dans l’est du pays, est le premier officier général en activité à être inculpé dans le cadre de l’enquête sur le réseau d’extrême droite Ergenekon.

Le magistrat, Ilhan Cihaner, un procureur qui enquêtait sur les réseaux islamistes, a été arrêté le mois dernier. Son placement en détention a déclenché une crise entre les milieux judiciaires et le gouvernement d’Ankara issu de la mouvance islamiste.
Les deux hommes sont accusés d’avoir cherché à discréditer le parti au pouvoir, l’AKP (Parti de la justice et du développement), et les groupes islamistes dans la province d’Erzincan, ajoute l’agence Anatolie.
Le complot avait été révélé en juin dernier par le journal Taraf.

Plus de 200 personnes, dont des généraux en retraite, des avocats et des journalistes, ont été inculpés jusqu’ici dans le dossier Ergenekon, un réseau clandestin soupçonné d’avoir voulu semer le chaos dans le pays pour justifier un coup d’Etat militaire.
Parallèlement, une trentaine de personnes, dont plusieurs officiers, ont été inculpées dans une autre affaire de complot … Lire la suite

Le mouvement insurgé iranien Jundallah se choisit un nouveau chef

AP – Le mouvement d’insurrection sunnite basé dans le sud-est de l’Iran, Jundallah, a annoncé samedi sur son site Web la nomination d’un nouveau chef après l’arrestation de son fondateur par les autorités iraniennes.
Le nouveau dirigeant du mouvement est al-Hajj Mohammed Dhahir Baluch, selon un communiqué en arabe diffusé samedi, après une première publication en farsi vendredi. Jundallah affirme que toutes les tribus balouches du sud-est iranien lui ont fait allégeance.

Le fondateur de Jundallah Abdulmalik Rigi a été interpellé mardi, et le mouvement affirmait mercredi dans un communiqué que les services de renseignements afghans, pakistanais et américains avaient joué un rôle important dans sa capture.
Téhéran de son côté a affirmé avoir agi sans aide extérieure, et a au contraire accusé les Etats-Unis de soutenir Jundallah.

Ce groupe, qui dit défendre les droits de la minorité sunnite dans le sud-est de l’Iran, a émergé il y a six ans et revendiqué des attentats qui ont fait des dizaines de morts, y compris, en octobre, cinq hauts responsables des Gardiens de la révolution, l’élite militaire du régile des mollahs.
Téhéran affirme que Jundallah est proche d’Al-Qaïda et accuse les Etats-Unis et la Grande-Bretagne de soutenir ce mouvement pour déstabiliser … Lire la suite

L’Azerbaïdjan brandit un risque de “grande guerre” au Caucase

Reuters – Afet Mehtiyeva
L’Azerbaïdjan a mis en garde contre le risque d’un conflit autour du Haut-Karabakh et estimé qu’une “grande guerre” dans le Sud-Caucase était inévitable si l’Arménie n’en retirait pas ses forces armées.
Les habitants du Haut-Karabakh, chrétiens d’origine arménienne soutenus par l’Arménie, ont fait sécession de l’Azerbaïdjan musulman peu avant la désintégration de l’Union soviétique en 1991.

Environ 30.000 personnes ont été tuées dans le conflit qui a suivi jusqu’au cessez-le-feu de 1994, mais la situation reste très instable dans cette région parsemée d’oléoducs et de gazoducs reliant l’Asie centrale à l’Europe.
“La diplomatie n’a obtenu aucun résultat concret en quinze ans et l’Azerbaïdjan n’attendra pas quinze années de plus”, a déclaré le ministre azerbaïdjanais de la Défense, Safar Abiyev, à l’ambassadeur de France à Bakou, Gabriel Keller, selon un communiqué de ses services.

“L’affaire est à présent entre les mains de l’armée, et le danger augmente. Si l’occupant arménien ne libère pas nos terres, le déclenchement d’une grande guerre dans le Sud-Caucase est inévitable.”
L’Azerbaïdjan menace fréquemment de reprendre le Haut-Karabakh par la force, mais les tensions régionales se sont accrues depuis le rapprochement entre l’Arménie et la Turquie, son alliée.

Erevan et Ankara ont décidé … Lire la suite

Yémen : poursuite des combats dans le nord

Yemen1- Quelques clefs pour comprendre
Les combats font rage depuis le 11 août entre l’armée et les rebelles zaïdites appartenant à une branche du chiisme. Le pouvoir les accuse d’être soutenus par des groupes en Iran et de vouloir rétablir l’imamat zaïdite dans le pays tel qu’il existait avant sa chute dans les années 1960, ce qu’ils démentent.
L’offensive militaire a été déclenchée à la suite d’allégations de responsables locaux et de rebelles selon lesquelles ces derniers se seraient emparés de nouveaux secteurs aux dépens des troupes gouvernementales.

Le fief de la rébellion est situé dans la province de Saada, au nord-ouest du Yémen, près de la frontière saoudienne. Les rebelles ont pris les armes il y a cinq ans sous la direction d’un imam de la tribu des al-Hawthi, tué depuis et auquel son frère, Abdelmalek al-Hawthi, a succédé.
Le Yémen étant à majorité sunnite, la rébellion reproche au gouvernement d’avoir laissé les tribus du nord à l’abandon, et de se rapprocher de plus en plus des fondamentalistes sunnites, aux dépens du chiisme zaïdite, majoritaire dans le nord-ouest du Yémen, mais minoritaire sur l’ensemble du pays.

Les insurgés se plaignent d’avoir été marginalisés par le gouvernement sur le plan … Lire la suite

Al Qaïda menace le Yémen

Yemen1- Quelques clefs pour comprendre
Le Yémen, pays du sud de la péninsule arabique, doit surmonter de nombreux défis :
–    la guerre fait rage avec la rébellion chiite du nord.
–    un regain d’instabilité est observé depuis plusieurs mois dans le sud du pays, où les aspirations séparatistes demeurent fortes, près de 20 ans après la réunification entre le nord et le sud.
–    le pays est en proie à une forte pauvreté, qui alimente le radicalisme islamique et les rangs d’Al Qaïda, représentée dans ce pays par “Al-Qaïda dans la péninsule arabique” (AQPA), renforcée en janvier 2009 par la fusion des branches yéménite et saoudienne d’Al-Qaïda. AQPA est surtout présente dans l’est du pays et a multiplié les attentats depuis un an.


2- Le Yémen inquiète l’Occident, mais s’engage à ses côtés

La communauté internationale s’est portée mercredi au chevet du Yémen, l’un des pays les plus pauvres du monde, menacé par un radicalisme islamique qui risque de déstabiliser toute la péninsule arabique.
Une réunion a rassemblé à Londres des représentants du G8, de l’Onu, de l’Union européenne, du FMI et de la Banque mondiale, ainsi que des pays de la région comme l’Egypte, la Jordanie et la … Lire la suite

La police turque interpelle 120 personnes soupçonnées de liens avec Al-Qaïda

 

AP – La police turque a lancé vendredi une vague d’interpellations dans tout le pays contre des personnes soupçonnées de liens avec le réseau Al-Qaïda, menant à l’arrestation de 120 personnes selon plusieurs médias turcs. Citant des sources officielles, l’agence de presse Anatolie précise que les suspects ont été arrêtés lors d’opérations menées simultanément dans 16 provinces. La police a également saisi des documents, des disques durs d’ordinateurs et des armes.

 

Selon la chaîne de télévision NTV, au moins 120 personnes ont été interpellées. Anatolie précise qu’un universitaire de Van, dans l’est du pays, a été placé en garde à vue. Il est soupçonné d’avoir recruté des étudiants et d’autres personnes pour les envoyer en Afghanistan, dans des camps d’entraînement.

La Turquie procède depuis plus d’un an à des interpellations dans les milieux extrémistes islamistes. La semaine dernière, la police avait déjà arrêté et interrogé 40 activistes présumés dans les villes d’Ankara et d’Adana, saisissant également des documents détaillant les activités d’Al-Qaïda. Vingt-cinq de ces militants ont ensuite été inculpés pour appartenance à une organisation terroriste, les autres remis en liberté.

 

Le quotidien Yeni Safak a rapporté cette semaine, sans citer ses source, que la police turque avait Lire la suite

Le chef de la diplomatie allemande évoque les droits de l’Homme en Arabie saoudite

 

RYAD (AFP) – Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, qui effectue une tournée régionale, a indiqué samedi à Ryad avoir largement évoqué les droits de l’Homme avec les autorités saoudiennes, et notamment la question de la peine de mort, en vigueur dans le royaume.

 

Dans l’optique de ce séjour, des défenseurs des droits de l’Homme avaient demandé à M. Westerwelle, premier chef de la diplomatie en Europe à reconnaître son homosexualité, d’évoquer la répression des homosexuels dans le royaume.

Selon la “charia” (loi islamique), les relations entre personnes de même sexe sont passibles de la peine de mort en Arabie saoudite.

 

“Nous avons eu une vaste discussion sur la question des droits de l’Homme, y compris (…) sur le pluralisme religieux”, a déclaré M. Westerwelle à la presse, après un entretien avec son homologue saoudien, le prince Saoud Al-Fayçal.

“Le gouvernement du royaume d’Arabie saoudite est conscient que l’Union européenne a une position claire sur la question de la peine de mort: nous sommes convaincus que la peine capitale devrait être abolie partout dans le monde”, a-t-il poursuivi.

 

Le prince Saoud a confirmé que les droits de l’Homme avaient été largement abordés, mais indiqué avoir précisé à son Lire la suite

Bande de Gaza : l’impasse

Bande de GazaLa bande de Gaza s’enfonce dans la pauvreté, et aucune solution n’apparaît pour mettre fin au blocus.

1- Des clefs pour comprendre
L’Autorité palestinienne n’est pas reconnue par 2 mouvements islamistes notoires : le Hamas (Mouvement de la résistance islamique) et le Djihad islamique.
Le Hamas avait remporté les législatives en janvier 2006. Après 16 mois de cohabitation houleuse au pouvoir avec le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, il s’est emparé de la bande de Gaza par la force en juin 2007.
Gaza avait été évacuée en 2005 par Israël après 38 ans d’occupation. Cependant Israël en contrôle toujours les frontières terrestres et maritimes.

Israël et l’Egypte ont fermé les frontières maritimes et terrestres de la Bande de Gaza après la prise de pouvoir du Hamas, en juin 2007. Ce blocus asphyxie 1,5 million d’habitants et est régulièrement dénoncé par l’ONU et la communauté internationale. Le territoire dépend de l’aide humanitaire internationale.
Des centaines de tunnels ont été creusés sous la frontière avec l’Egypte afin d’approvisionner le territoire pauvre et surpeuplé, aussi bien en vivres, carburant et produits de première nécessité qu’en armes pour les mouvements islamistes.
Le Hamas est soupçonné d’avoir renforcé son approvisionnement en armes, bien que … Lire la suite

L’Irak et l’Iran tentent de régler leur litige frontalier

Reuters – L’Iran et l’Irak annoncent avoir engagé un processus de négociations en vue d’apaiser les tensions autour d’un gisement pétrolier litigieux situé sur leurs 1.500 km de frontière commune.
Les ministres iranien et irakien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki et Hochiar Zébari, se sont rencontrés pour évoquer la brève occupation en décembre par des soldats iraniens de ce champ pétrolier situé en Irak.
Lors d’une conférence de presse commune à l’issue de cette entrevue à Bagdad, ils n’ont pas annoncé le règlement du litige mais Mottaki a déclaré que les forces iraniennes avaient reçu l’ordre de “regagner leurs positions antérieures”.

“Les troupes iraniennes ont amené le drapeau iranien et se sont retirées à une certaine distance”, a confirmé Zébari, laissant entendre que ce retrait restait insuffisant.
Le chef de la diplomatie irakienne a précisé que les deux parties étaient convenues de “normaliser les conditions à la frontière et de rétablir les choses comme avant”.
“Nous avons eu un problème, ce problème est toujours pendant mais nous voulons le résoudre”, a ajouté Zébari.

Interrogé sur une éventuelle médiation des Nations unies, Zébari a répondu: “Ce ne sera pas nécessaire d’avoir recours à l’Onu (…) parce qu’il y a des solutions … Lire la suite

Dubaï inaugure la plus haute tour au monde et veut soigner son image

DUBAI (AFP) – Dubaï inaugure lundi la tour la plus haute au monde, avec pour ambition de repousser les limites de l’architecte mais aussi l’espoir de soigner une image ternie par la crise de la dette.
Le promoteur de Burj Dubai, Emaar Properties, groupe contrôlé en partie par le gouvernement, reste muet sur la hauteur exacte de son gratte-ciel étincelant, un obélisque d’acier et de verre, se contentant de dire qu’il dépasse les 800 mètres.

Avec ses 160 étages, qui ont englouti 330.000 m3 de béton et 31.400 tonnes de barres de fer, Burj Dubai se dresse entre désert et mer comme une icône architecturale visible à 95 km à la ronde.
Pour l’architecte Bill Baker, ingénieur de génie civil et partenaire de la société Skidmore, Owings and Merrill (SOM, basée à Chicago), Burj Dubai fait figure de nouvelle référence.
“Nous avons beaucoup appris de Burj Dubai. Je pense que nous pourrions désormais construire facilement (une tour d’)un kilomètre. Nous sommes optimistes sur la possibilité d’aller encore plus haut. C’est sans doute un nouveau point de référence”, dit-il à l’AFP.

En remportant le contrat, “nous pensions battre de peu le record détenu par la tour de Tapei 101 (508 mètres). … Lire la suite

Iran : la révolte gronde

1- Des clefs pour comprendre
L’enjeu de l’élection présidentielle en Iran était crucial, car ce pays pose problème à la fois pour la région et pour le monde :
– Malgré plusieurs vagues de sanctions du conseil de sécurité de l’ONU, l’Iran refuse toujours de geler ses activités sensibles, comme l’enrichissement d’uranium, pouvant servir à la fabrication d’armes nucléaires ;
– L’Iran ne reconnaît pas Israël et se fait régulièrement menaçant ;
– Il s’interpose dans le conflit en Irak ;
– Il soutient et finance le Hezbollah libanais et le Hamas dirigeant la bande de Gaza.

En Iran, qui est un système théocratique, le Guide suprême de la révolution, l’ayatollah Ali Khamenei, détient le pouvoir décisionnaire sur les grands sujets, soit directement soit par le biais d’un réseau de dirigeants ou d’institutions sous sa coupe, tels que les puissants Gardiens de la révolution (pasdaran), ou les services judiciaires et de renseignements.

Les pouvoirs du président de la République sont en revanche limités. Il participe à l’élaboration des politiques économique, sociale, éducative et publique de l’Etat. Il a également voix au chapitre en matière de libertés des médias et d’ouverture politique, mais ses décisions peuvent être annulées par les mollahs. … Lire la suite

Iran : agir militairement ?

1- Des clefs pour comprendre
Les grandes puissances et Israël soupçonnent depuis 2002 l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire sous couvert d’un programme civil, ce que Téhéran nie farouchement, proclamant son droit à enrichir de l’uranium à des fins pacifiques.
Signataire du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), l’Iran insiste sur son droit à maîtriser à des fins de production d’électricité la totalité du cycle des combustibles nucléaires, y compris l’enrichissement de l’uranium.

L’enrichissement d’uranium permet d’obtenir aussi bien le combustible pour une centrale nucléaire que la matière première d’une bombe atomique. Avec ses missiles, il deviendrait alors possible pour l’Iran d’envoyer des bombes atomiques sur des pays ennemis, notamment Israël.
En étant membre du TNP, l’Iran s’est engagé à ne pas chercher à se doter de l’arme atomique et à accepter des inspections, à la différence d’Israël, qui n’a pas rejoint ce traité.

Mais l’Iran impose beaucoup de restrictions aux inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Cela fait 6 ans qu’elle cherche à établir la véritable nature des activités nucléaires de Téhéran. Malgré des inspections régulières, elle n’est toujours pas en mesure de dire si le programme nucléaire est totalement pacifique.

Depuis des années l’Iran négocie … Lire la suite

Hamas – Fatah : peu d’espoirs de réconciliation

1- Des clefs pour comprendre
L’Autorité palestinienne n’est pas reconnue par 2 mouvements islamistes notoires : le Hamas (Mouvement de la résistance islamique) et le Djihad islamique.
Le Hamas avait remporté les législatives en janvier 2006. Après 16 mois de cohabitation houleuse au pouvoir avec le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, il s’est emparé de la bande de Gaza par la force en mettant en déroute les services de sécurité de M. Abbas. C’était en juin 2007.
Gaza avait été évacuée en 2005 par Israël après 38 ans d’occupation.

La Syrie accueille la direction en exil du Hamas, et l’Iran apporte son soutien au Hamas et au Djihad islamique. Le Hezbollah chiite, basé au Liban, apporte aussi son soutien au Hamas.
Le Jihad islamique est considéré comme un des mouvements palestiniens les plus extrémistes et son aile armée a revendiqué l’essentiel des attentats suicide des dernières années contre Israël.
Le Hamas, le Jihad islamique, ainsi que d’autre mouvements extrémistes, tirent régulièrement des roquettes en direction d’Israël.

Si l’Autorité palestinienne, dont le parti au pouvoir est le Fatah, négocie avec Israël sur les conditions nécessaires à la paix, les deux mouvements islamistes rejettent catégoriquement toute négociation et appellent à la … Lire la suite