S'abonner par email

Journal mondial du 30 novembre au 11 décembre

ASIE

“Vendue par mon frère” : des milliers de jeunes femmes de la région du Mékong cédées en mariage en Chine
Nary avait 17 ans quand elle a quitté le Cambodge, vendue par son frère en mariage à un Chinois pour 3.000 dollars. Un an et demi plus tard, l’union a volé en éclats : elle est rentrée au pays sans argent et sans pouvoir revoir son enfant né de cette union subie.

Comme des dizaines de milliers de Cambodgiennes, Laotiennes, Vietnamiennes ou Birmanes, la jeune femme est une victime collatérale de la politique de l’enfant unique mise en œuvre de 1979 à 2015 en Chine, qui a engendré l’un des pires déséquilibres démographiques au monde.

Le pays compte aujourd’hui un surplus de quelque 33 millions d’hommes et le déficit de femmes pousse de plus en plus de célibataires à chercher une épouse de l’autre côté des frontières. Désireuses de sortir de la pauvreté, forcées par leur famille ou victimes de trafiquants, les raisons pour lesquelles les jeunes filles partent se marier dans l’Empire du milieu sont multiples.

Et si des histoires se concluent par une union heureuse, certaines femmes se retrouvent endettées, incapables de rembourser les frais de mariage, et tombent parfois dans la prostitution.
D’autres, qui se retrouvent sans papiers, sont placées dans des centres de rétention en Chine.

Acheter une épouse au Cambodge coûte entre 10.000 et 15.000 dollars. La majorité est empochée par les intermédiaires chinois et leurs agents cambodgiens, mais cela couvre aussi souvent une “dot” de 1.000 à 3.000 dollars versée à la famille de la mariée, une somme considérable dans ce pays pauvre.

Il n’existe aucunes statistiques officielles sur le nombre de Cambodgiennes parties se marier en Chine. Selon diverses estimations, elles seraient au minimum plusieurs milliers et ce nombre serait beaucoup plus important pour les femmes vietnamiennes, laotiennes ou birmanes.

La Chine s’est dotée de lois interdisant les mariages forcés et, en vertu de la loi cambodgienne, les agents matrimoniaux qui encouragent cette pratique peuvent être condamnés.
Mais les poursuites restent difficiles à intenter, les intermédiaires allant jusqu’à payer 5.000 dollars pour acheter le silence des jeunes femmes.

La situation n’est pas meilleure au Laos et en Birmanie. Les deux pays sont pointés du doigt dans le dernier rapport annuel du département d’État américain sur la traite des êtres humains, qui juge qu'”ils ne répondent pas aux normes minimales” de lutte contre ce trafic.

Source : AFP



L’Onu veut savoir s’il y a des camps de rééducation au Xinjiang

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HDCH) cherche à accéder à la région autonome chinoise du Xinjiang pour vérifier la présence de camps de rééducation où seraient enfermés des Ouïghours et d’autres minorités musulmanes, a annoncé mercredi la Haut-Commissaire Michelle Bachelet.

La Chine affirme que les mesures prises en matière de sécurité sont nécessaires pour lutter contre l’influence des groupes “extrémistes” au Xinjiang. Plusieurs pays occidentaux ont appelé début novembre la Chine à fermer ses camps d’internement où, selon des opposants, plus d’un million d’Ouïghours et autres musulmans sont détenus.

Source : Reuters



La Chine signe des accords de coopération avec le Panama

Le président chinois Xi Jinping, en visite au Panama, a signé début décembre avec son homologue panaméen Jan Carlos Varela dix-neuf accords de coopération entre les deux pays dans des domaines comme le commerce, les infrastructures ou le tourisme, Pékin offrant aussi une aide financière au pays d’Amérique centrale.

Il s’agit des premiers accords bilatéraux entre la Chine et le Panama, qui ont établi des liens en juin 2017 en même temps que le pays d’Amérique centrale rompait ses relations diplomatiques avec Taïwan, dont il était alors l’un des plus anciens alliés.

Pékin, qui considère Taïwan comme une province devant lui revenir, courtise assidûment depuis des années les pays qui reconnaissent l’île afin de tenter de les faire rompre ces relations. Seuls 17 pays reconnaissent désormais Taïwan.

Ces décisions préoccupent les Etats-Unis, qui sont l’allié le plus puissant de l’île et son seul fournisseur d’armes. La Chine et le Panama négocient depuis juillet dernier un accord de libre-échange qui pourrait faire du Panama un carrefour pour les exportations de produits chinois vers l’Amérique du Sud, un autre motif de mécontentement pour Washington.

Source : Reuters



Quarante ans après, le pessimisme du père de la dissidence chinoise

Wei Jingsheng a beau vivre depuis 1997 en Amérique, il accueille ses visiteurs d’une manière très chinoise : en leur offrant une cigarette. Puis il en allume une et condamne la “dictature du régime communiste à parti unique”.

Le voilà sur son cheval de bataille favori : la dénonciation de l’oppression des aspirations démocratiques des Chinois. Un combat qui lui a valu 18 ans de détention dans les geôles de la République populaire. Avant d’être mis dans un avion pour les États-Unis, officiellement pour raisons de santé.

Le pays le plus peuplé du monde est selon lui devenu “un mélange de dictature à parti unique et de capitalisme : quand ils oppriment le peuple, c’est plus féroce que partout ailleurs. Et, quand ils exploitent le peuple, c’est pire que le capitalisme originel des pays occidentaux à l’époque du marxisme”.

“Sous Xi Jinping, la Chine régresse encore davantage”, martèle le dissident, en allusion à l’offensive actuelle contre les défenseurs des droits et des libertés.
En répétant de façon parfois peu nuancée que “le gouvernement chinois ne respecte aucune règle”, Wei Jingsheng trouve des oreilles attentives dans la classe politique américaine.

Source : AFP



Record de dépôts de brevets en 2017 pour la 8e année consécutive et la Chine au 1er rang des demandes (OMPI)

La demande mondiale d’instruments de propriété intellectuelle a atteint un niveau record en 2017, la Chine étant le moteur de la croissance du nombre de dépôts de demandes de brevet, et d’enregistrement de marques, de dessins et modèles industriels et d’autres droits de propriété intellectuelle, selon le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle.

« La demande de protection de la propriété intellectuelle augmente plus vite que le taux de croissance de l’économie mondiale, ce qui montre que l’innovation soutenue par la propriété intellectuelle est une composante de plus en plus essentielle de la concurrence et de l’activité commerciale », a déclaré M. Francis Gurry, Directeur général de l’OMPI.

« En quelques décennies seulement, la Chine a mis en place un système de propriété intellectuelle, encouragé l’innovation locale, rejoint les rangs des leaders mondiaux de la propriété intellectuelle – et elle est aujourd’hui le moteur de la croissance mondiale des dépôts de demandes de brevet », a ajouté M. Francis Gurry, Directeur général de l’OMPI.

Source : ONU



Washington sanctionne un proche conseiller de Kim Jong-un

Les Etats-Unis ont imposé lundi des sanctions financières à trois hauts responsables nord-coréens en raison des violations des droits de l’homme par Pyongyang.
Parmi ces responsables figure Ryong Hae-choe, un très proche conseiller du dirigeant Kim Jong-un.

Ces mesures – gel des actifs sous juridiction américaine, interdiction de transaction avec toute personne résidant aux Etats-Unis – ont été prises en réponse aux violations des droits de l’homme et à la censure exercée par Pyongyang, a dit le département américain du Trésor sur son site internet.

Lors du sommet historique de Singapour en juin dernier, Kim Jong-un et Donald Trump ont signé un document scellant l’engagement des deux dirigeants à mener une dénucléarisation complète de la péninsule tout en garantissant la sécurité de la Corée du Nord. Mais le pacte s’est révélé avare en détails et les discussions sur sa mise en œuvre n’ont guère progressé depuis.

Source : Reuters



La Corée du Sud va acheter des dizaines de missiles mer-air

La Corée du Sud prévoit d’acheter pour un montant d’environ 340 milliards de wons (267 millions d’euros) “des dizaines” de missiles mer-air afin de renforcer ses capacités de défense anti-aérienne face à la Corée du Nord, a-t-on appris vendredi auprès d’un responsable du programme d’achat de la défense.

Les deux Corée ont entamé un rapprochement spectaculaire cette année et conclu lors d’un sommet en septembre dernier à Pyongyang, la capitale nord-coréenne, un pacte militaire global visant à réduire les tensions sur la péninsule.
La Corée du Sud continue parallèlement de renforcer ses capacités de défense. Elle a ainsi décidé le mois dernier d’acheter deux radars israéliens d’alerte rapide.

En septembre dernier, le département d’Etat américain a autorisé la vente à la Corée du Sud de six avions de reconnaissance maritime P-8A Poseidon et de 64 missiles anti-balistiques Patriot.

Source : Reuters



Du cash et des enfants : Séoul cherche à relever le taux de natalité

La Corée du Sud a annoncé toute une panoplie de mesures vendredi pour tenter de faire remonter un des taux de natalité parmi les plus faibles au monde, avec une population qui devrait commencer à décroître dans dix ans.
Le taux de fécondité – nombre moyen d’enfants qu’une femme est susceptible de mettre au monde – est tombé à 0,95 au troisième trimestre, bien loin du seuil de 2,1 nécessaire au renouvellement des générations. C’est aussi la première fois que ce taux descend en dessous de 1.

La situation a des causes multiples, coût de l’éducation des enfants, longues journées de travail, manque de structures de garde pour la petite enfance, entraves aux carrières des mères qui travaillent, double journée de travail pour les mères.
Le gouvernement a annoncé vendredi que les droits aux allocations familiales,seraient élargis aux 10% des familles les plus riches jusqu’à présent exclues.

A compter de 2019, les parents dont les enfants ont moins de huit ans pourront travailler une heure de moins par jour tandis que les congés paternité seront portés de 3 à 10 jours.
Peu de Sud-Coréens profitent du système actuel cependant, de peur que leur entreprise ne considère qu’ils manquent de motivation.
Le gouvernement a également annoncé la construction de crèches.

Source : AFP



Philippines : Duterte veut étendre la loi martiale dans le sud

Le président philippin Rodrigo Duterte a demandé vendredi aux députés de prolonger la loi martiale dans le sud des Philippines jusqu’à fin 2019, afin de réprimer la violence qui persiste dans cette région menacée par une rébellion séparatiste musulmane, ont annoncé des responsables.

La demande du président pourrait être approuvée la semaine prochaine, malgré les craintes de ses détracteurs que cette mesure donnerait trop de pouvoir au président et menacerait les droits de l’homme.
Une nouvelle extension, la troisième, est nécessaire pour “protéger la nation et la population” dans la région de Mindanao (sud), selon le porte-parole de la présidence Salvador Panelo.

“Un arrêt pourrait nuire aux progrès auxquels nous assistons à Mindanao et pourrait même renforcer la rébellion et l’étendre dans d’autres régions du pays”.
Le président Duterte avait initialement placé la région de Mindanao (sud) sous un régime militaire après une attaque par des hommes armés portant le drapeau noir du groupe État islamique contre la ville de Marawi, à majorité musulmane, en mai 2017.

La bataille pour reprendre la ville avait duré cinq mois et fait 1.200 morts.
Les chefs de l’armée et de la police ont tous deux recommandé à Duterte le maintien de la loi martiale dans la région après le 31 décembre, afin d’endiguer les violences perpétrées par des groupes islamistes et communistes, ont indiqué des responsables.

La loi martiale a aussi des partisans parmi les dirigeants locaux de la région du sud, peuplée de 20 millions de personnes, qui font face depuis longtemps à une insurrection islamiste.
Mais selon le groupe de défense des droits de l’homme Karapatan, quelque 1.450 personnes ont été arrêtées illégalement depuis mai 2017.

De nombreux Philippins soutiennent pourtant la politique de fermeté du président Duterte, espérant qu’elle pourra venir à bout de problèmes comme le trafic de drogue ou la rébellion communiste qui handicape l’archipel depuis un demi-siècle.

Source : AFP



Un prêtre américain arrêté aux Philippines pour abus sexuels

Les autorités philippines ont arrêté un prêtre catholique américain visé par un mandat d’arrêt des Etats-Unis pour abus sexuels.
Kenneth Bernard Hendricks, qui est âgé de 77 ans, a été interpellé à son domicile dans le centre des Philippines, où il était prêtre depuis 37 ans, à la suite de plaintes de dizaines d’enfants.

Source : Reuters



Affaire Ghosn : la justice japonaise sur le banc des accusés

Des suspects en garde à vue pendant des semaines, la recherche d’aveux comme but et des condamnations quasi systématiques : le système judiciaire japonais, que le monde a découvert avec l’arrestation choc de Carlos Ghosn, suscite depuis des années des critiques.
“Il n’y a pas de système parfait, mais celui du Japon est unique en ce qu’il permet une détention prolongée avant même toute inculpation et empêche les avocats d’assister aux auditions”, résume Kana Sasakura, professeur à l’université Konan de Kobe (sud-ouest).

Le suspect peut rester en garde à vue jusqu’à 22 jours en cas d’interpellation par le parquet, 23 jours par la police. Au bout des premières 48 heures, le parquet doit demander une prolongation de la détention à un juge, mais ce dernier donne son feu vert dans l’écrasante majorité des cas.

A l’issue de cette première période, il est courant que le suspect soit arrêté de nouveau pour un autre motif. Selon des informations de presse, ce scénario est probable pour M. Ghosn dont la garde à vue arrive à terme lundi 10 décembre.
Le PDG de l’Alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, âgé de 64 ans, avait été arrêté le 19 novembre sur des soupçons de dissimulation de revenus sur 5 années. Il séjourne depuis dans une cellule d’un centre de détention du nord de Tokyo.

Cette pratique “crée un environnement qui favorise les interrogatoires musclés et risque d’aboutir à des aveux forcés et des condamnations injustifiées”, estime Amnesty International, contacté par l’AFP.

Et l’accusé est jugé coupable dans 99,9% des cas. Cela a abouti à des erreurs judiciaires notables. En 2009, une haute fonctionnaire du ministère de la Santé avait ainsi été arrêtée pour escroquerie présumée et détenue des mois. Elle sera finalement blanchie et des membres du parquet poursuivis pour falsification de preuves.

De même quatre condamnés à mort ont-ils bénéficié, au cours des dernières décennies, d’un nouveau procès au terme duquel ils ont été innocentés et libérés après des années à l’isolement.
Et très souvent, la presse s’empresse d’accabler le gardé à vue, lui laissant peu de chances de rétablir sa réputation même s’il est relâché plus tard sans charges.

Mais l’opinion publique japonaise paraît réticente à toute réforme, dans un archipel très sûr où crimes, prisons et tribunaux apparaissent au quidam comme un autre monde.
Les autorités insistent aussi sur la culture unique du Japon, balayant les remarques venues de l’étranger.

Source : AFP



Le Japon adopte une loi qui assouplit l’asile des travailleurs

Le parlement japonais a adopté dans la nuit de vendredi à samedi un projet de loi favorisant l’emploi de travailleurs immigrés dans des secteurs en pénurie de main d’œuvre, un tournant controversé dans un pays à la politique d’asile très stricte.
L’immigration est l’objet de controverses au Japon, où beaucoup se réjouissent de l’homogénéité ethnique et culturelle du pays, en dépit du vieillissement de la population et de la diminution de la main d’œuvre.

Le texte de loi prévoit la création de deux nouvelles catégories de visas de travail pour les étrangers dans des secteurs en pénurie de main d’œuvre.
L’un permettra à un travailleur qualifié, capable de s’exprimer en japonais, de résider seul dans le pays pour une durée maximale de cinq ans.
L’autre, destiné aux travailleurs hautement qualifiés, autorisera ces travailleurs à être accompagnés de leur famille et à demander ensuite la résidence permanente.
Le parlement a adopté cette loi face à la pression exercée par les entreprises. Le Japon emploie actuellement 1,28 million de travailleurs étrangers, soit 2% des effectifs actuels du pays.

Source : Reuters



Thaïlande : importante saisie de méthamphétamine près du “Triangle d’or”

Des policiers thaïlandais ont saisi 15 millions de cachets de méthamphétamine et tué un trafiquant dans la partie thaïlandaise du “Triangle d’or”, aux confins de la Thaïlande, la Birmanie et le Laos, ont annoncé des responsables alors que la lutte antidrogue s’intensifie dans le pays.

Chaque semaine, des cargaisons de méthamphétamine d’une valeur de plusieurs millions de dollars arrivent en Thaïlande depuis la Birmanie voisine. Selon les experts, le trafic s’accélère, en particulier depuis la région de l’est de la Birmanie tenue par le groupe ethnique rebelle des Wa, accusé de financer sa guérilla par le trafic de drogue.

La police et l’armée thaïlandaises ont intensifié leurs opérations de leur côté de la frontière.
Depuis sept semaines, plus de 75 millions de cachets de méthamphétamines ont été saisis par les autorités dans les 17 provinces du nord, provenant tous du même groupe de trafiquants, selon l’armée.

Source : AFP



Des renforts russes déployés à la frontière ukrainienne, selon Kiev

L’armée russe déploie depuis août des renforts à la frontière ukrainienne qui représentent une menace militaire sans précédent depuis l’annexion de la Crimée en mars 2014, a déclaré début décembre le chef d’état-major des forces ukrainiennes, dans le cadre d’un entretien accordé à Reuters.
Le général Viktor Moujenko a produit plusieurs images satellitaires montrant la présence de chars russes T-62 M à 18 km de la frontière, où leur nombre est passé de 93 à 250 entre la mi-septembre et le 1er octobre.

Il s’agit selon lui de la preuve d’un renforcement concerté dans la perspective du 25 novembre, date à laquelle la marine russe a arraisonné trois bâtiments ukrainiens dans le détroit de Kertch après avoir ouvert le feu dans leur direction.
Le président Petro Porochenko a depuis accusé son homologue russe Vladimir Poutine de vouloir annexer toute l’Ukraine. La loi martiale a été décrétée pour un mois dans les régions les plus vulnérables.

Source : Reuters



Russie : pas de poursuites contre le réalisateur Alexandre Sokourov

La police russe a indiqué vendredi ne pas avoir découvert d’infractions dans l’activité de la fondation d’Alexandre Sokourov, visée la veille par des “contrôles”, des médias faisant état d’une intervention du président Vladimir Poutine en faveur du réalisateur.
“La police a achevé les contrôles de la fondation “Primer Intonatsii”, lancées suite aux déclarations de son ancien collaborateur et portant sur un éventuel détournement de fonds. Aucune enquête n’est ouverte, faute de crime”, a rapporté la police de Saint-Pétersbourg (nord-ouest).

Jeudi, des enquêteurs avaient “contrôlé” à Saint-Pétersbourg l’activité financière de la fondation d’aide aux jeunes cinéastes d’Alexandre Sokourov. Ce dernier s’était alarmé dans un communiqué, disant recevoir une “attention particulière” des services russes de sécurité (FSB) et dénonçant les “accusations calomnieuses” d’un ancien employé.

Selon la presse locale, Vladimir Poutine serait directement intervenu pour que la police mette un terme à l’enquête. Le réalisateur de 67 ans avait dit craindre que son cas ne ressemble à celui du metteur en scène Kirill Serebrennikov, accusé d’avoir détourné environ 130 millions de roubles (1,7 million d’euros).
Réalisateur russe le plus connu à l’étranger et faisant office d’autorité morale dans son pays, Alexandre Sokourov a notamment reçu le Lion d’or à Venise en 2011 pour “Faust”, film dans le financement duquel Vladimir Poutine s’était directement impliqué.

Source : AFP



La glace, bouée de survie pour les Iakoutes dans la plus froide région sur Terre

Innokenty Tobonov enfonce son harpon dans un long bloc de glace puis ses collègues le sortent des eaux glacées de la rivière avant de le charger sur un tracteur : ce bloc fournira tout l’hiver de l’eau potable à un habitant du village sibérien d’Oï.

La Iakoutie, dans le nord-est de la Sibérie, est la plus grande région de Russie et la plus froide de la planète. Pour des villages comme Oï, les blocs de glace sont la principale source d’eau potable une majeure partie de l’année.
La majorité des villages de Iakoutie n’ont pas d’installations de traitement de l’eau. Reste donc la glace, source d’eau potable la plus propre disponible. Prélevée en novembre, elle est stockée en extérieur l’hiver.

Lorsque l’atmosphère se réchauffe, les habitants stockent les blocs de glace dans leurs caves, transformées en réfrigérateurs par les murs de permafrost.
Alors que les sous-sols iakoutes regorgent d’or, de pétrole et de charbon et que la région est la première productrice de diamants dans le monde, les habitants en profitent peu.
“Nous donnons beaucoup à la Russie mais les populations rurales locales reçoivent peu de bénéfices en retour”, regrette Valentina Dmitrieva, qui dirige l’ONG Eyge pour la protection de l’environnement, basée à Iakoutsk, la principale ville de la région.

Pire, l’industrie peut avoir un impact grave sur leur mode de vie. En août, plusieurs barrages construits par Alrosa – l’un des premiers producteurs de diamants du monde – ont rompu dans la région.
En conséquence, les villages autour du Viliouï n’ont plus pu utiliser l’eau de cette rivière, polluée.

Selon le directeur d’Alrosa en août, la quantité de polluants dans les eaux est toutefois restée dans les normes.
Les autorités environnementales russes ont d’abord chiffré les dégâts causés sur le bassin du Viliouï à 22,1 milliards de roubles (plus de 290 millions d’euros au taux actuel), avant d’estimer en novembre qu’Alrosa ne pouvait être tenu pour responsable, les dommages résultant d’une “catastrophe naturelle” – à savoir des pluies abondantes.

Les porte-voix des communautés locales sont pourtant convaincus que l’entreprise a provoqué l’accident en déplaçant du matériel minier le long de la rivière sans autorisation. La bataille juridique va sûrement durer des années, les habitants étant impuissants et contraints d’utiliser de l’eau à la qualité douteuse, dit Mme Dmitrieva.

Source : AFP



L’Otan redoute l’installation d’un califat par l’EI en Afghanistan

Le conflit en Afghanistan est dans l’impasse 17 ans après l’opération menée par les Etats-Unis à la suite des attaques du 11 septembre 2001 pour chasser les talibans du pouvoir.
Le patron de l’OTAN s’est déclaré préoccupé par le nombre élevé de victimes au sein des forces de sécurité et a dit redouter l’utilisation du pays comme une base pour les “groupes terroristes”.
“Il y a un risque important que les talibans reviennent (au pouvoir) et permettent aux groupes terroristes de s’installer”, s’est-il inquiété au cours d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des 29 pays de l’Otan au siège de l’Alliance à Bruxelles.

“Nous devons garantir la sécurité de nos citoyens en évitant que l’Afghanistan ne devienne une plateforme pour les terroristes défaits en Irak et en Syrie. Il n’est pas question que le califat perdu par Daech (le groupe Etat islamique) en Irak et en Syrie soit rétabli en Afghanistan”.
Jens Stoltenberg a plaidé pour le maintien d’une présence de l’Otan.
L’OTAN a maintenu 16.910 soldats en Afghanistan dans le cadre de la mission “Resolute Support” chargée de former, conseiller et aider les forces locales.

Le nouveau patron du commandement central de l’armée américaine qui supervise la guerre en Afghanistan, le général Kenneth McKenzie, s’est inquiété de l’incapacité des forces afghanes à résister efficacement aux talibans, dont les forces sont estimées à quelque 60.000 combattants en Afghanistan.
Si le recrutement et la formation ne s’améliorent pas, les forces locales ne parviendront pas à surmonter le taux actuel de pertes, a-t-il averti début décembre.
Le président afghan Ashraf Ghani a annoncé le mois dernier que près de 30.000 membres des forces afghanes avaient été tués depuis qu’elles ont pris en charge en 2015 la sécurité.

Les populations civiles paient également un lourd tribut. Un récent rapport de la Mission des Nations unies en Afghanistan (MANUA) fait état de 2.798 civils tués et 5.252 blessés entre janvier et septembre, un “niveau alarmant”, selon l’ONU.
Les ministres des Affaires étrangères ont “réaffirmé leur “engagement indéfectible à garantir la sécurité et la stabilité à long terme en Afghanistan”, dans une déclaration en 11 points.
Ils ont notamment promis “un soutien financier et logistique pour soutenir les forces afghanes et renforcer les moyens dont elles disposent pour éliminer la menace du terrorisme.

Source : AFP



Un important chef militaire taliban tué en Afghanistan

Un chef militaire taliban a été tué dans une frappe aérienne menée conjointement par les forces de sécurité afghanes et les spéciales américaines dans la province du Helmand dans le sud de l’Afghanistan.
Abdul Manan, qui commandait les talibans dans cette province, a été tué avec 29 autres membres de son organisation lors d’une réunion de chefs locaux et de combattants insurgés dans le district de Nawzad début décembre, a déclaré le gouverneur de la province, Yasin Khan.

Des tentatives sont menées pour tenter de trouver un règlement pacifique à l’insurrection armée qui dure depuis 17 ans en Afghanistan. Des contacts ont été engagés entre l’émissaire spécial américaine Zalmay Khalilzad et des représentants des taliban mais ces initiatives n’ont pas entraîné une diminution des affrontements.

Source : Reuters



Des irrégularités relevées à Kaboul aux législatives d’octobre

La commission afghane du contentieux électoral a invalidé jeudi les suffrages exprimés à Kaboul lors des élections législatives organisées en octobre, une décision susceptible d’entraîner la remise en question de l’ensemble du scrutin.
L’organe dit avoir relevé des cas de fraudes et de malversations. Sa décision doit encore être confirmée par la Commission électorale indépendante elle-même visée par de nombreuses critiques et accusations de fraude.

“Il y a eu d’importants dysfonctionnements à Kaboul et ils sont susceptibles de pénaliser l’équité, la transparence et le pluralisme de l’élection”, a déclaré Ali Reza Rohani, porte-parole de la Commission des plaintes électorales.
Si la décision de la commission du contentieux était confirmée, c’est la légitimité de l’ensemble du scrutin qui pourrait être remise en question. Elle pourrait en outre avoir une incidence sur le calendrier de l’élection présidentielle, actuellement prévue en avril, au risque de faire dérailler le fragile processus de paix.

Source : Reuters



Pakistan : le religieux derrière les manifestations anti-Asia Bibi accusé de terrorisme

Khadim Hussain Rizvi, le chef du parti islamiste Tehreek-e-Labaik Pakistan (TLP), est accusé de terrorisme et de rébellion par le gouvernement pakistanais, après avoir organisé de violentes manifestations pour s’opposer à l’acquittement d’Asia Bibi, une chrétienne accusée de blasphème, a annoncé le 1er décembre un ministre.

Khadim Hussain Rizvi et son parti Tehreek-Labaik Pakistan (TLP) avaient organisé de violentes manifestations début novembre, après l’annonce de l’acquittement d’Asia Bibi, condamnée en 2010 à la peine de mort pour blasphème.
Rizvi et d’autres dirigeants du TLP, qui réclamaient son exécution, sont accusés de rébellion et de terrorisme, a déclaré Fawad Chaudhry, ministre de l’Information à des journalistes à Islamabad. Des accusations qui peuvent mener à la prison à vie.

“D’autres personnes impliquées directement dans des destructions de biens, qui ont insulté des femmes et volé leur sac à main, ont brûlé des bus, ont été inculpées dans des affaires de terrorisme”, a-t-il précisé, soulignant que plus de 3.000 personnes avaient été arrêtées dans le cadre de ces manifestations.

Début novembre, les manifestants avaient bloqué les principales routes, incendiant des voitures et des autobus, laissant une grande partie du pays paralysée pendant trois jours.
Au cours de ces rassemblements, le TLP avait appelé à assassiner les juges de la Cour suprême ayant pris cette décision ainsi qu’à des mutineries dans l’armée.
L’affaire Asia Bibi divise fortement le Pakistan, pays musulman très conservateur où le blasphème est un sujet extrêmement sensible. Des accusations suffisent à provoquer des lynchages.

Source : AFP



Froid dedans, plus chaud dehors : l’Inde dans le cercle vicieux des climatiseurs

Le blanchisseur Ratan Kumar a toujours combattu la canicule estivale de l’Inde avec les moyens du bord : des draps mouillés, un bain nocturne et des rafraîchisseurs souvent réduits à souffler de l’air chaud. Aujourd’hui, c’est fini : il a enfin l’air conditionné.

Il y a quelques mois, ce laveur de vêtements de 48 ans s’est offert cette petite révolution bienvenue pour sa famille, dans ce Rajasthan (ouest de l’Inde) où le mercure grimpe régulièrement jusqu’à 50°C pendant les pics de chaleur d’avril-juin.
Si au quotidien leur froid artificiel est une bénédiction contre la brûlure du dehors, les climatiseurs ne sont toutefois pas un cadeau pour la planète, aggravant les émissions de gaz à effet de serre et donc le réchauffement climatique.

Environ 5% des foyers d’Inde, pays d’Asie du Sud de 1,25 milliard d’habitants, en possèdent à l’heure actuelle. Mais avec la hausse du niveau de vie, les ventes de climatiseurs progressent à une vitesse vertigineuse. En Chine, le taux de pénétration est en comparaison de 60%.
Or ces appareils consomment d’abord énormément d’électricité, dont la production engendre des émissions de dioxyde de carbone (CO2) supplémentaires.
En ville, ils contribuent aussi à une élévation des températures en rejetant à l’extérieur la chaleur pompée à l’intérieur… ce qui oblige donc à rafraîchir encore davantage la maison.

La hausse des ventes de climatiseurs est liée à des prix plus abordables, mais aussi à une amélioration de la distribution d’électricité, alors que l’Inde est réputée pour ses coupures intempestives.
Mais la culture indienne du rafistolage maison, pour pousser à l’extrême la durée de vie de tout appareil, pose un danger à l’environnement dans le cas des climatisations, préviennent les experts.
Car ces machines utilisent des fluides réfrigérants comme les hydrofluorocarbures qui sont des centaines de fois plus nocifs que le CO2 pour le climat. S’ils sont théoriquement en circuit fermé, une mauvaise étanchéité ou maintenance les font s’échapper dans l’atmosphère.

La consommation énergétique des climatiseurs va également mettre sous forte pression la production électrique de l’Inde. Malgré un développement des énergies renouvelables ces dernières années, le pays s’approvisionne avant tout auprès de ses centrales thermiques à charbon, très polluantes.
Alors que les dirigeants mondiaux se retrouvent dans la ville polonaise de Katowice pour le sommet sur le climat COP24, le dérèglement climatique reste bien loin des préoccupations quotidiennes des Indiens confrontés aux chaleurs infernales de l’été, confie Ram Vikas Yadav, marchand d’électroménager de Behror.

Source : AFP



Indonésie : un groupe rebelle de Papouasie justifie l’exécution d’une vingtaine d’ouvriers

Un groupe rebelle indépendantiste de Papouasie a confirmé vendredi à l’AFP avoir tué une vingtaine d’ouvriers travaillant à la construction d’un axe routier, soulignant qu’ils étaient une cible légitime dans la lutte pour l’indépendance de la province qui fait partie aujourd’hui de l’Indonésie.
Le groupe rebelle, l’Armée de libération nationale de l’ouest de la Papouasie (TPNPB), a revendiqué l’attaque cette semaine sur une page Facebook. Les ouvriers ont été tués “parce qu’ils étaient des membres de l’armée indonésienne déguisés. Ce sont nos ennemis”, a déclaré à l’AFP Sebby Sambom, porte-parole de TPNPB. “C’est la guerre. Il s’agit de tuer ou d’être tué”.

Il s’agit de l’incident le plus grave depuis des dizaines d’années dans la région où une rébellion armée indépendantiste a une activité sporadique.
Les ouvriers étaient employés par la société indonésienne Istaka Karya à construire des routes et des ponts dans pour l’axe Trans-Papouasie qui doit permettre de traverser le territoire enclavé.

Mais de nombreux Papous voient l’Indonésie comme une puissance coloniale et certains s’opposent au développement des infrastructures qu’ils voient comme une mainmise économique forcée.
La Papouasie s’est déclarée indépendante en 1961, mais l’Indonésie a pris le contrôle par la force en 1963 de cette région riche en ressources naturelles. Elle a officiellement annexé la Papouasie en 1969.

Source : AFP



La Papouasie-Nouvelle-Guinée de nouveau face au défi de la lutte anti-polio

Près de vingt ans après son éradication officielle, la polio est de retour en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Et la tâche est immense pour mener une campagne de vaccination efficace contre cette maladie invalidante et potentiellement mortelle.

Jusqu’à cette année, le virus de la poliomyélite n’était endémique que dans trois pays, Afghanistan, Pakistan et Nigeria. Mais une souche relativement rare est en train de se propager à nouveau en Papouasie, un des pays les plus pauvres au monde.
La poliomyélite est une maladie infectieuse causée par un virus envahissant le système nerveux et qui peut engendrer des paralysies irréversibles en quelques heures. Elle touche surtout les enfants en bas âge.

Depuis 2000 cependant, toutes les conditions étaient réunies pour un retour de cette maladie d’un autre temps, estiment les experts. En cause, des campagnes de vaccination négligées, mais aussi la pauvreté voire l’inexistence de systèmes d’assainissement.
En Papouasie, les médecins tentent de répondre à la crise en relançant les campagnes d’immunisation, sachant que chaque enfant doit recevoir au moins trois doses.
Des centaines de milliers d’enfants ont déjà été vaccinés.

Mais en dépit de l’implication du gouvernement et de l’aide étrangère, cette campagne est un défi dans un pays à la géographie si tourmentée, en particulier dans la région centrale et montagneuse des Hautes Terres.
De nombreux villages ne peuvent être atteints que par les airs, ou au prix de la longue remontée d’un fleuve.
Il faut ajouter à cela les violences tribales, la malnutrition, les autres épidémies comme la rougeole, les conséquences de séismes comme celui de février…

Source : AFP



Manifestation contre le résultat de la présidentielle en Géorgie

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées début décembre dans le centre de Tbilissi pour protester contre le résultat de l’élection présidentielle en Géorgie après la défaite du candidat de l’opposition qui a annoncé son intention d’engager un recours en justice.

Grigol Vachadze, qui a obtenu 40,5% des suffrages face à Salome Zourabichvili, a qualifié le scrutin de “farce criminelle”.
Il a demandé, devant plusieurs milliers de ses partisans réunis dans la capitale, l’organisation d’élections législatives anticipées après la proclamation des résultats le 29 novembre.

Salome Zourabichvili devrait devenir la première femme chef de l’Etat en Géorgie, un rôle largement protocolaire dans cette ancien république soviétique. La majeure partie des pouvoirs incombe au chef du gouvernement.

Les observateurs internationaux ont estimé que le scrutin avait été ouvert mais que le parti au pouvoir avait bénéficié d’un “avantage indu” et qu’il avait profité injustement des ressources de l’administration.

Zourabichvili et Vachadze sont tous deux favorables à des liens étroits entre la Géorgie et les pays occidentaux.
Née en France, Zourabichvili est une ancienne diplomate qui a servi comme ministre des Affaires étrangères en 2004 et 2005.

Selon elle, les appels de l’opposition à ne pas reconnaître le résultat de la présidentielle ne peuvent que favoriser les intérêts de la Russie qui a mené un bref conflit avec la Géorgie en 2008.
Ce conflit avait pour origine les sécessions de deux régions de Géorgie, l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie, toutes deux reconnues par Moscou qui y a installé des garnisons.
“C’est exactement ce que souhaite la Russie, avoir un pays très divisé et très affaibli et une présidente discréditée dont la légitimité est contestée”, a déclaré Zourabichvili.

Source : Reuters




PROCHE ET MOYEN-ORIENT

L’Iran confirme un “récent” test de missile, et tient à continuer
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont confirmé avoir mené un “récent” test de missile.
Début décembre, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a dénoncé ce qu’il avait qualifié de nouvel essai iranien d’un “missile balistique de moyenne portée capable de transporter plusieurs ogives” et “de frapper certaines régions d’Europe et partout au Moyen-Orient”.

Condamnant elles aussi le tir de missile, la France et la Grande-Bretagne avaient demandé une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la question du programme balistique iranien. Lors de cette réunion, le 4 décembre, les Etats-Unis, ennemi juré de l’Iran, ne sont pas parvenus à obtenir comme ils le souhaitaient une “condamnation unanime” de ce tir.
Les Etats-Unis estiment que les tirs d’essai de missiles balistiques par l’Iran sont une “violation” de la résolution 2231 du Conseil de sécurité ayant endossé l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, dénoncé unilatéralement par Washington en mai. Paris et Londres ne les considèrent pas comme une violation les jugeant “non conformes”, et relèvent de la “provocation”.

De plus, l’Iran a l’intention d’augmenter la portée de ses missiles, a annoncé le commandant de l’armée de l’air iranienne. L’armée parle d’une portée actuelle de 2.000 km pour certains, ce qui englobe les bases américaines en Afghanistan, aux Emirats arabes unis et au Qatar, ainsi que les porte-avions américains présents dans le Golfe.
Téhéran assure que son programme de missiles balistiques est uniquement défensif, mais les autorités iraniennes menacent de perturber le trafic des pétroliers dans le détroit d’Ormuz si Washington étrangle les exportations de la République islamique.

Sources : AFP, Reuters



Les USA n’empêcheront pas l’Iran d’exporter du pétrole, annonce Rohani

Les Etats-Unis ne parviendront pas à empêcher l’Iran d’exporter son pétrole et toute initiative visant à faire cesser les livraisons de brut iranien par le Golfe entraînera le blocage de toutes les exportations de pétrole par cette voie, a annoncé début décembre le président iranien.

Dans le cadre des sanctions imposées par les Etats-Unis à l’Iran après dénonciation de l’accord nucléaire de 2015, les autorités américaines ont dit vouloir réduire à zéro les exportations de pétrole de Téhéran afin de limiter le programme de missiles et l’influence régionale de la République islamique.

Les Etats-Unis ne réussiront pas à couper les liens économiques de l’Iran avec la région et le monde, a déclaré le président iranien Hassan Rohani.
Le vice-président iranien Eshaq Jahangiri a également déclaré début décembre que les sanctions américaines frappaient les personnes les plus vulnérables en Iran.

Source : Reuters



L’Iran accuse les Etats-Unis de “terrorisme économique” et organise la fronde avec d’autres puissances ; menace sur l’UE

Le président iranien Hassan Rohani a accusé samedi les Etats-Unis de “terrorisme économique” et appelé plusieurs pays réunis à Téhéran à faire front commun contre les pressions ou sanctions américaines.

S’adressant aux chefs des Parlements d’Afghanistan, de Chine, de Pakistan, de Russie et de Turquie lors d’une rencontre régionale à Téhéran, il a estimé que tous ces pays subiraient les conséquences des pressions économiques américaines imposées à l’Iran.
Les Etats-Unis de Donald Trump ont fait de l’Iran leur principale bête noire et ne cesse de mettre en garde contre la “menace” croissante que représente à leurs yeux ce pays au Moyen-Orient.

En mai, l’administration Trump a quitté unilatéralement l’accord sur le nucléaire iranien, conclu en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances.
Elle a par la suite rétabli des sanctions à l’Iran, en proie à des difficultés économiques et sociales.
L’économie iranienne souffrait déjà de nombreux maux avant l’offensive de Donald Trump et le retour des sanctions pétrolières. Le Fonds monétaire international (FMI) s’attend à une contraction de 3,6% de l’économie en 2019.

La plupart des pays représentés à la conférence ont été touchés par des sanctions ou pressions économiques américaines. Une trêve dans la guerre commerciale entre Washington et Pékin a de nouveau été troublée cette semaine après l’arrestation, à la demande de Washington, de la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, soupçonnée de fraude.
L’administration Trump a par ailleurs de nouveau imposé à la Russie des sanctions qui avaient débuté après l’annexion de la Crimée, alors que la Turquie a été sanctionnée cette année pour avoir arrêté un prêtre américain, qui a ensuite été relâché.

Le président américain a aussi annulé des centaines de millions de dollars d’aide au Pakistan, accusé de laxisme dans sa lutte contre les groupes armés.
“Nous sommes réunis ici pour affirmer que nous ne comptons pas tolérer une telle insolence”, a affirmé le président iranien.

Rohani a par ailleurs averti l’Union européenne, qui tente de préserver l’accord nucléaire après le retrait américain, qu’elle avait beaucoup à perdre si ses efforts visant à détourner les sanctions n’aboutissaient pas.

Si ces efforts échouent, “les Européens doivent être conscients qu’ils vont porter atteinte à notre capacité de lutter contre la drogue et le terrorisme”, a-t-il dit, en référence aux efforts de l’Iran à combattre différents types de trafics, par exemple depuis l’Afghanistan.
La semaine dernière, l’Iran avait dit qu’il ne pouvait pas attendre “indéfiniment” la mise en place par l’UE de son mécanisme devant aider Téhéran à vendre son pétrole malgré les sanctions américaines. L’UE travaille sur la mise en place d’un mécanisme devant faciliter les transactions financières et les ventes de pétrole iranien.

Le trafic de drogue est un défi majeur pour l’Iran, qui partage une frontière avec l’Afghanistan, premier producteur mondial d’opium, et le Pakistan, un des principaux pays de transit. En 2012, les autorités iraniennes ont réalisé deux tiers des saisies mondiales d’opium et un quart des saisies d’héroïne et de morphine, selon un rapport des Nations unies publié en 2014.

Sources : AFP, Reuters



Dix suspects arrêtés en Iran après l’attentat de Chabahar

Les forces iraniennes de sécurité ont arrêté dix personnes soupçonnées de lien avec l’attentat suicide à la voiture piégée qui a tué au moins deux policiers la semaine dernière dans le sud-est du pays, a annoncé dimanche le chef de la police iranienne.
Cité par l’agence de presse Irna, Hossein Ashtari a ajouté que d’autres suspects avaient été identifiés et qu’ils étaient activement recherchés.

L’attentat commis jeudi à Chabahar contre le siège local de la police a fait également au moins 48 blessés.
Le port de Chabahar est situé dans la province à majorité sunnite du Sistan-Baloutchistan, depuis longtemps en proie à des troubles liés au trafic de drogue et aux tensions séparatistes.
D’après Irna et la société privée de surveillance et de renseignement SITE, l’attaque a été revendiquée par Ansar al Fourkan, un groupe islamiste sunnite.

L’Iran avait renforcé la sécurité dans ses régions frontalières depuis la fusillade qui a fait 25 morts lors d’un défilé militaire à Ahvaz (sud-ouest) en septembre dernier.
Téhéran accuse l’Arabie saoudite, son grand rival, et son ennemi américain de financer la plupart des groupes armés présents dans la région, accusations rejetées par Ryad et Washington.
L’Iran reproche également au Pakistan d’héberger des activistes et menace de les réprimer en territoire pakistanais sans action de la part d’Islamabad.
Chabahar est une zone franche et abrite un complexe portuaire développé avec le soutien de l’Inde.

Source : Reuters



En Iraq, l’hiver menace plus de 151.000 enfants déplacés (UNICEF)

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) est engagé dans une course contre la montre en Iraq pour protéger plus de 151.000 enfants déplacés de l’hiver.
Déjà victimes des conflits au Moyen-Orient, ces enfants risquent de se retrouver abandonnés dans le froid en raison d’un manque de moyens pour les soutenir, a alerté lundi l’UNICEF.
Alors que Nadia Murad, militante yézidie et survivante de la violence sexiste se voit attribuer le prix Nobel de la paix, l’agence onusienne attire l’attention sur le sort tragique de centaines de milliers d’enfants déplacés internes, dont « la vie est menacée par le froid et les inondations qui ont touché de nombreuses régions du pays ».

En Iraq, la plupart des familles déplacées vivent en dessous du seuil de pauvreté, dans des logements délabrés et mal chauffés ou dans des camps peu isolés du froid. Selon l’UNICEF, il est impossible d’acheter du carburant pour le chauffage et des vêtements d’hiver.
En attendant plus d’aide, l’UNICEF fournit des vêtements d’hiver à environ 161.000 enfants.

Source : ONU



Nobel : Nadia Murad réclame une “protection internationale” des Yazidis

En recevant le Nobel de la paix lundi, la Yazidie Nadia Murad, elle-même ex-esclave du groupe État islamique (EI), a imploré la communauté internationale de protéger son peuple et d’œuvrer à la libération des milliers de femmes et enfants toujours aux mains des jihadistes.

Comme des milliers de femmes yazidies, Nadia Murad été enlevée, violée, torturée et échangée par les jihadistes après l’offensive de l’EI contre cette communauté kurdophone du nord de l’Irak en 2014. Ayant réussi à s’évader, elle se bat aujourd’hui pour les femmes et les enfants, plus de 3.000 selon elle, toujours aux mains de l’EI.

“Il est inconcevable que la conscience des dirigeants de 195 pays ne se soit pas mobilisée pour libérer ces filles”.
“S’il s’était agi d’un accord commercial, d’un gisement de pétrole ou d’une cargaison d’armes, gageons qu’aucun effort n’aurait été épargné pour les libérer”.

Source : AFP



Des Yézidies vont se joindre à la plainte contre Lafarge

Un groupe de femmes appartenant à la communauté des Yézidis, kidnappées par l’Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie, va se joindre à la plainte visant Lafarge mis en examen en France pour financement d’une entreprise terroriste et complicité de crimes contre l’humanité dans le dossier de sa cimenterie syrienne, ont annoncé leurs avocats.

“C’est l’opportunité de démontrer que l’EIIL (Etat islamique en Irak et au Levant, ancienne dénomination du groupe Etat islamique, ndlr) et tous ceux qui l’ont soutenu seront mis devant leurs responsabilités et pour les victimes, d’obtenir un dédommagement équitable”, a déclaré Amal Clooney, qui les représente.
Les Yézidis sont une minorité ethnique et religieuse du Kurdistan irakien, implantée notamment dans la région de Sinjar, dont une des figures, Nadia Murad, est devenue cette année lauréate du prix Nobel de la Paix.

L’EI a mené dans cette région une politique de purification ethnique et religieuse qui s’est traduite par le massacre de milliers de personnes après la prise de Mossoul en juin 2014.
Quelque 7.000 femmes et jeunes filles y ont été capturées, torturées et réduites à l’état d’esclaves sexuelles.
La justice enquête sur les conditions dans lesquelles Lafarge, absorbé depuis par le suisse Holcim, a maintenu en activité son usine de Jalabiya en 2013-2014 dans une région du nord de la Syrie sous contrôle de ce groupe.

En juin 2017, le parquet de Paris avait ouvert une information judiciaire pour financement d’entreprise terroriste et mise en danger de la vie d’autrui. Huit anciens dirigeants et cadres de Lafarge, dont son ex-PDG Bruno Lafont, ont déjà été mis en examen.

Source : Reuters



L’Irak commémore sa victoire sur l’EI, proclamée il y a un an

Le Premier ministre irakien Adel Abdel Mahdi a promis lundi, un an après l’annonce de la victoire sur le groupe Etat islamique (EI), de s’attaquer à la corruption et de faire rentrer chez eux des centaines de milliers de personnes déplacées par la guerre.

Le 9 décembre 2017, le Premier ministre d’alors, Haider al-Abadi, avait proclamé la “victoire” sur l’EI, plus de trois ans après une offensive dévastatrice des jihadistes qui les avait vu prendre le contrôle du tiers du pays. Le 10 décembre a été retenu comme jour férié, et les célébrations de cet anniversaire se déroulent ainsi ce lundi à travers le pays.

Après des années d’instabilité politique et de violences meurtrières, les Irakiens réclament de leurs dirigeants qu’ils s’attellent sérieusement à de nombreux problèmes : la corruption, les pénuries d’électricité et d’eau ainsi que la déliquescence des services publics.
Ces revendications étaient au cœur de manifestations qui ont eu lieu l’été dernier et qui ont dégénéré en violences.

Par ailleurs, plus de 1,8 million d’Irakiens sont toujours déplacés, dont beaucoup vivent encore dans des camps, et 8 millions ont besoin d’aide humanitaire.
Sur le plan politique, les différents partis n’arrivent toujours pas à se mettre d’accord sur des titulaires pour plusieurs ministères, plus de six mois après les élections législatives. “Nos héros ont payé un prix élevé pour obtenir la victoire militaire, et notre devoir est de gagner maintenant sur les plans politique, social et culturel”, a dit de son côté le président irakien Barham Saleh.

Le Premier ministre a en outre annoncé qu’il rouvrirait, à partir de ce lundi pour une durée de cinq heures le soir, une partie de la “Zone verte”, un secteur ultrasécurisé où siègent le gouvernement et le Parlement irakiens, ainsi que les ambassades des Etats-Unis et de Grande-Bretagne.

La quasi-totalité des Irakiens sont interdits d’accès à ce secteur, dans une capitale qui reste en proie à l’insécurité avec des attentats à la bombe, souvent meurtriers.
L’objectif primordial de cette réouverture, déjà annoncée mais qui avait été reportée fin novembre, est d’alléger le trafic tentaculaire qui engorge Bagdad au quotidien.

Source : AFP



Crimes de Daech en Iraq : l’équipe d’enquêteurs des Nations Unies se met progressivement en place

Le chef de l’équipe d’enquêteurs des Nations Unies chargés d’amener le groupe terroriste Daech à répondre de ses crimes, Karim Asad Ahmad Khan, a fait le point début décembre devant le Conseil de sécurité sur la mise en place progressive de cette équipe depuis fin août.

Le Conseil de sécurité avait demandé la création de cette équipe d’enquêteurs afin d’appuyer le gouvernement iraquien dans ses efforts pour que les membres de Daech rendent des comptes, en recueillant, en préservant et en stockant des preuves des actes qui peuvent être considérés comme étant des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou des génocides.

Depuis le commencement officiel de ses activités le 20 août dernier, les premiers membres de cette équipe ont été déployés à Bagdad le 29 octobre. L’équipe d’enquête a en outre entrepris des travaux préparatoires, afin d’établir une plate-forme solide pour le début de ses enquêtes, prévu pour début 2019, a précisé M. Khan.

Source : ONU



Le régime Assad accuse Israël d’avoir attaqué des cibles en Syrie

Le régime syrien a accusé le 30 novembre Israël d’avoir bombardé des cibles en Syrie, la première attaque du genre depuis le renforcement de la défense antiaérienne syrienne consécutif à la chute d’un avion russe en septembre.
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), l’armée israélienne a tiré le 29 novembre au soir des missiles contre des dépôts où sont “stockées des armes iraniennes et du Hezbollah libanais” dans la localité de Kesswa, dans le sud de la province de Damas.
L’armée israélienne n’a ni confirmé ni infirmé son implication.

Depuis le début de la guerre, Israël a effectué de nombreuses frappes en Syrie contre des forces du régime de Bachar al-Assad mais aussi contre des combattants envoyés par l’Iran ou du mouvement chiite Hezbollah. L’Iran et le Hezbollah, ennemis de l’Etat hébreu, combattent aux côtés du régime syrien.
A Damas, le ministère des Affaires étrangères a indiqué s’être plaint auprès de l’ONU au sujet de “l’agression israélienne la veille contre la région de Kesswa”. En mai dernier, ce secteur avait été visé par des frappes israéliennes qui avaient tué des combattants des Gardiens de la Révolution, l’armée d’élite du régime iranien, et des miliciens chiites pro-iraniens.

Au sujet de l’attaque du 29 novembre, c’est la première fois que la DCA syrienne entre en action depuis la chute d’un avion russe le 17 septembre.
Ce jour-là, la DCA était intervenue pour intercepter des missiles israéliens visant des dépôts de munitions, abattant par erreur un appareil russe. Quinze militaires russes à bord avaient péri.
Alliée du régime syrien, la Russie utilise principalement son aviation pour aider militairement les forces progouvernementales face aux rebelles et aux jihadistes. La chute de l’avion russe avait provoqué des tensions entre la Russie et Israël.

Depuis, la Russie a annoncé de nouvelles mesures pour protéger son armée, dont le renforcement de la défense antiaérienne syrienne.
Après l’incident de septembre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déclaré que son pays continuerait à combattre la présence iranienne en Syrie.

Source : AFP



L’armée syrienne va démobiliser des conscrits et des réservistes

L’armée syrienne a annoncé lundi qu’elle allait démobiliser certains conscrits et réservistes après avoir repris le contrôle de la majorité du pays à l’issue de près de huit années de guerre.
Les conscrits qui, en janvier 2019, auront servi cinq années dans l’armée en plus de leurs dix-huit mois légaux de service national pourront regagner leurs foyers, a précisé l’état-major.

Les réservistes qui auront également servi cinq années bénéficieront de la même mesure.
L’armée a commencé à démobiliser des soldats en mai dernier après la reconquête de la Ghouta orientale, dernière zone rebelle près de Damas.

Source : Reuters



Jordanie : 28.000 Syriens de retour dans leur pays depuis la réouverture de la frontière

Quelque 28.000 Syriens, dont 3.400 avec le statut de réfugiés, sont retournés dans leur pays depuis la Jordanie après la réouverture mi-octobre de la frontière, a indiqué début décembre une source des services de sécurité jordaniens.
Amman estime avoir accueilli environ 1,3 million de réfugiés de la Syrie voisine depuis le début en mars 2011 du conflit syrien, et dit avoir dépensé plus de 10 milliards de dollars à cet effet.
Plus de 650.000 réfugiés syriens sont enregistrés auprès du Haut-commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) en Jordanie, pays qui partage avec la Syrie quelque 370 kilomètres de frontières.

Source : AFP



Incident à la frontière israélo-libanaise

Des soldats israéliens déployés à la frontière libanaise ont ouvert le feu samedi sur des membres présumés du Hezbollah chiite, a annoncé Tsahal. Il s’agit du premier incident de ce genre depuis qu’Israël a engagé en début de semaine une opération visant à détruire des tunnels creusés sous la frontière.
L’agence de presse libanaise, NNA, a écrit cependant que les militaires israéliens avaient tiré en l’air lorsqu’ils avaient vu une patrouille de l’armée libanaise près de la ligne de démarcation, appelée “ligne bleue”. Il n’y a pas eu de victimes.

Les suspects, a déclaré Israël, se sont approchés d’un secteur du côté israélien de la frontière, où les forces israéliennes s’employaient à obturer des tunnels qui ont été creusés par le Hezbollah sous la frontière.
L’armée israélienne a déclaré début décembre avoir découvert des tunnels creusés sous la frontière, destinés à lancer des attaques à l’intérieur du territoire israélien. Tsahal a envoyé des engins de terrassement pour les obturer.

Source : Reuters



Vote à l’ONU : Netanyahu salue une “large majorité” contre le Hamas

Le Premier ministre israélien Benjamin a présenté vendredi comme “une réussite très importante” le nombre de pays qui ont voté à l’ONU en faveur d’un projet de résolution américaine condamnant le Hamas, bien que le texte n’ait pas été adopté
“C’est une réussite très importante pour les Etats-Unis et Israël”, a-t-il dit, remerciant l’administration Trump et l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley.
Le mouvement islamiste palestinien Hamas, l’un des grands ennemis d’Israël au pouvoir dans la bande de Gaza, a salué le vote comme une “gifle” pour l’administration Trump.

Source : AFP



Gaza : cinq hommes et une femme condamnés à mort pour “collaboration” avec Israël

Un tribunal militaire de Gaza a condamné 5 hommes et 1 femme à être pendus pour “collaboration” avec Israël, ont indiqué début décembre les autorités dans ce territoire palestinien dirigé par le mouvement islamiste Hamas.
La femme condamnée à mort vit en Israël et a été jugée par contumace, selon les autorités gazaouies.
Le tribunal a prononcé au total 14 peines pour collaboration avec Israël, 8 autres personnes étant condamnées aux travaux forcés.

Les autorités les accusent d’être impliquées dans une explosion qui avaient tué 6 membres du Hamas en mai 2018 et dont le mouvement islamiste avait imputé la responsabilité à Israël.
Les circonstances de l’explosion n’avaient pas été clarifiées publiquement.

Israël d’un côté, le Hamas et ses alliés de l’autre se sont livré trois guerres dans la bande de Gaza depuis 2008.
Après des mois de tensions, les protagonistes ont connu il y a trois semaines leur plus sévère confrontation depuis le conflit de 2014, avant la conclusion d’un cessez-le-feu le 13 novembre.

La bande de Gaza, coincée entre Israël, Egypte et Méditerranée, est soumise depuis plus de dix ans à un rigoureux blocus israélien destiné, selon l’Etat hébreu, à contenir le Hamas. Les deux millions de Gazaouis se débattent avec la pauvreté, le chômage, les pénuries et l’enfermement.

Selon le Centre Palestinien des droits de l’Homme, ONG qui fait autorité, le Hamas a, depuis sa prise du pouvoir à Gaza en 2007, prononcé plus de 110 condamnations à mort et mis à exécution 28 d’entre elles. Les organisations de défense des droits de l’Homme dénoncent régulièrement des procédures opaques et des procès expéditifs.

“Condamner des gens à mort dans la plus grande précipitation, c’est le fait des juntes militaires, pas d’un Etat de droit. La peine de mort est une pratique barbare, elle est toujours dépourvue de fondement, quelles que soient les circonstances “, a dit à l’AFP Omar Shakir, directeur pour Israël et les Territoires palestiniens de l’ONG Human Rights Watch (HRW).

Source : AFP



La police israélienne recommande l’inculpation de Netanyahu pour corruption

La police israélienne a recommandé début décembre l’inculpation du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans une troisième affaire de corruption qui pourrait provoquer la chute du chef du gouvernement, à la tête d’une majorité fragilisée ces dernières semaines.

Il revient désormais au procureur général de décider d’inculper ou non le Premier ministre et son épouse Sara pour l’acceptation de “pots-de-vin”, “fraude” et “abus de confiance”. La police recommande aussi l’inculpation de Mme Netanyahu pour “obstruction” à la justice.
Le chef du gouvernement a immédiatement proclamé une nouvelle fois son innocence et attaqué le chef de la police Roni Alsheikh, qui a quitté ses fonctions début décembre.
La police avait déjà recommandé l’inculpation de Benjamin Netanyahu dans deux autres affaires de corruption en février.

Légalement, rien n’oblige Benjamin Netanyahu à démissionner s’il est inculpé, tant qu’il n’a pas été condamné et que tous les recours ont été épuisés.

Netanyahu jouit d’une solide popularité, et, surtout, fait face à une opposition qui ne semble pas en mesure de le battre si des élections étaient organisées aujourd’hui.L’échéance est normalement fixée à novembre 2019, mais depuis des mois flotte un parfum d’élections anticipées.
Début novembre, la police a par ailleurs annoncé disposer d’éléments prouvant l’implication de David Shimron, cousin et avocat de Benjamin Netanyahu, dans une affaire de corruption.

Source : AFP



La justice turque demande l’arrestation du journaliste Can Dündar

Les autorités turques ont émis mercredi un mandat d’arrêt à l’encontre du journaliste Can Dündar soupçonné d’avoir incité la population à manifester en 2013 contre Recep Tayyip Erdogan, rapporte l’agence de presse Anatolie.

Can Dündar, qui est également poursuivi pour espionnage, s’est exilé en Allemagne.

Le mouvement de ma 2013 avait débuté par des rassemblements de défense du parc Gezi d’Istanbul face à un projet immobilier.

Les manifestations s’étaient ensuite propagées à d’autres villes du pays, défiant sérieusement l’autorité du Premier ministre d’alors, Recep Tayyip Erdogan, aujourd’hui président. Au moins dix personnes avaient été tuées et des milliers d’autres blessées dans la répression.

Source : Reuters



Turquie : l’ancien chef de l’opposition pro-kurde reste en prison

La justice turque a confirmé le maintien en détention de l’ancien chef de file de l’opposition pro-kurde, en dépit d’appels de l’Union européenne à sa libération.
Selahattin Demirtas, ancien président du Parti démocratique des peuples (HDP), est placé depuis deux ans en détention pour diverses infractions en lien avec des activités “terroristes”.

La Turquie accuse le HDP d’avoir des liens avec le groupe terroriste PKK. Selahattin Demirtas a été condamné en septembre dernier à une première peine de quatre ans de prison pour “propagande terroriste”, peine qu’il a déjà purgée. La Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Turquie pour atteinte aux droits fondamentaux du dirigeant pro-kurde.

Source : Reuters



Khashoggi : Ryad refuse d’extrader en Turquie des suspects saoudiens (ministre)

Ryad refuse d’extrader en Turquie des personnes suspectées d’être impliquées dans l’assassinat à Istanbul du journaliste saoudien Khashoggi, a affirmé dimanche à Ryad le ministre des Affaires étrangères Adel al-Jubeir, après une demande en ce sens d’Ankara.

La Turquie avait demandé mercredi l’arrestation de deux proches du prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane en lien avec le meurtre de Jamal Khashoggi le 2 octobre dans le consulat de son pays.
“Nous n’extradons pas nos citoyens”, a annoncé M. Jubeir.

Les deux hommes ont été démis de leurs fonctions le 20 octobre alors qu’une tempête diplomatique s’abattait sur Ryad après le meurtre de Khashoggi, qui a considérablement terni l’image de la pétromonarchie, notamment celle de Mohammed ben Salmane.

Après avoir affirmé dans un premier temps que le journaliste avait quitté vivant le consulat, Ryad a fini par reconnaître, sous la pression internationale, qu’il avait été tué et démembré à l’intérieur de la représentation diplomatique.

Le mois dernier, le procureur général saoudien avait annoncé que 11 suspects détenus en lien avec l’enquête sur le meurtre avaient été inculpés, sans communiquer leur identité. M. Jubeir avait souligné pour sa part que Mohammed ben Salmane n’avait “rien à voir” avec cet assassinat.

La justice saoudienne s’est dite prête à coopérer avec les enquêteurs turcs qui mènent leurs propres investigations. Mais depuis le début de l’affaire, une extrême méfiance règne de part et d’autre.
Rappelons que Turquie et Arabie Saoudite appartiennent chacune à 2 coalitions ennemies.

Source : AFP



Un proche de “MBS” accusé d’avoir supervisé des actes de torture

Évincé de la cour pour son rôle dans le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, Saud al-Qahtani, un des principaux conseillers du prince héritier saoudien Mohammed ben Salman, a personnellement supervisé des actes de torture commis sur une militante, au moins, a-t-on appris auprès de plusieurs sources informées.

Trois sources de Reuters affirment qu’un groupe d’hommes a torturé cette femme et au moins trois autres par électrocution, flagellation et harcèlement sexuel entre mai et août dans un centre de détention secret de Djeddah.

Deux sources de Reuters, qui s’exprimaient sous le sceau de l’anonymat par peur des représailles, ont déclaré que Saud al-Qahtani était présent dans la pièce où se déroulaient les sévices commis contre l’une des militantes qu’il a menacée de viol et de meurtre.

Ces militantes ont été arrêtées pour avoir fait campagne en faveur du droit des femmes à conduire une voiture et pour avoir demandé la fin du système patriarcal en Arabie saoudite.
Ces accusations interviennent alors que Ryad essaye de faire oublier l’assassinat commis contre Jamal Khashoggi le 2 octobre dernier au consulat saoudien d’Istanbul.

Elles font également écho aux témoignages recueillis par Amnesty International et qui accusaient les autorités saoudiennes d’avoir eu recours à la torture par des chocs électriques et par des coups de fouet.

Source : Reuters



Yémen : l’administration US réaffirme son soutien à l’Arabie saoudite

L’ouverture en Suède de pourparlers sur le Yémen constitue un “premier pas vital” en vue de sortir du conflit, a déclaré dimanche un haut responsable du département américain d’Etat qui a réaffirmé avec force le soutien des Etats-Unis à la coalition militaire conduite par l’Arabie saoudite.

L’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi le 2 octobre dernier à l’intérieur du consulat saoudien à Istanbul a modifié la donne à Washington, où une partie de la classe politique s’interroge désormais sur la stratégie poursuivie par Ryad dans la guerre en cours au Yémen depuis mars 2015.

Le mois dernier, le Sénat a franchi un pas supplémentaire en vue de l’adoption d’une motion visant à stopper le soutien militaire américain à la coalition mise en place par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis pour combattre au Yémen les miliciens chiites Houthis soutenus par l’Iran.

Mais, en visite aux Emirats, Timothy Lenderking, vice-secrétaire d’Etat adjoint chargé des pays du Golfe au sein du département américain d’Etat, a souligné que l’administration Trump s’opposait vivement à une interruption de son soutien à la coalition arabe sunnite.

“Nous croyons réellement que le soutien à cette coalition est nécessaire. L’arrêter enverrait un mauvais message”, évoquant notamment l’importance de l’Arabie saoudite face à l’influence de l’Iran dans la région.

Lenderking a par ailleurs indiqué que l’ouverture en Suède de négociations de paix sous l’égide des Nations unies entre des délégations yéménites, les premières en deux ans, était un “premier pas vital” en vue de sortir d’un conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts et menace de famine une large partie de la population yéménite.

Source : Reuters



Yémen : le gouvernement ne veut pas de soldats de l’Onu à Hodeïda

Le gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite veut bien que l’Onu joue un rôle à Hodeïda, porte d’entrée de l’aide humanitaire au Yémen, mais refuse une présence durable de casques bleus dans ce port de la mer Rouge contrôlé par les rebelles houthis.

Le ministre yéménite des Affaires étrangères, Khalid al Yamani, a déclaré lundi à Reuters que la ville d’Hodeïda devait repasser sous le contrôle du gouvernement légal reconnu par la communauté internationale.

Yamani est le chef de la délégation gouvernementale aux pourparlers qui se sont ouverts la semaine dernière en Suède sous l’égide du médiateur de l’Onu Martin Griffiths.
Ces pourparlers entre les deux camps, les premiers depuis 2016, visent notamment à mettre fin aux combats à Hodeïda, encerclée par les forces gouvernementales yéménites.

Les rebelles houthis, appuyés par l’Iran, contrôlent depuis 2014 la capitale yéménite, Sanaa, et plusieurs autres villes après avoir chassé le gouvernement du président Abd-Rabbo Mansour Hadi. Ils demandent que la ville d’Hodeïda soit déclarée zone neutre, ce que refusent les gouvernementaux.

Source : Reuters



Au Yémen, la résilience inattendue des rebelles

Contre toute attente, les rebelles Houthis au Yémen tiennent tête depuis près de quatre ans à une puissante coalition militaire menée par l’Arabie saoudite en s’appuyant sur des alliances tribales, un arsenal militaire pris à l’armée et leur propre expérience guerrière. Ces rebelles sont soutenus par l’Iran, le grand rival chiite de l’Arabie saoudite sunnite au Moyen-Orient.

En juillet 2014, ils lancent à partir de leur fief dans le Nord une offensive qui leur permet de s’emparer de vastes territoires et de prendre en janvier 2015 le contrôle total de la capitale Sanaa. La coalition militaire intervient en mars 2015 pour aider le pouvoir à stopper leur progression.

Les rebelles sont appelés Houthis en référence à leur chef historique Badr Eddine al-Houthi et son fils Hussein.
Ils recrutent parmi les adeptes du zaïdisme, une version du chiisme proche du sunnisme.

Ces rebelles protestent contre la discrimination exercée contre les zaïdites qui représentent 30% de la population yéménite.
Les Houthis ont noué de solides relations avec des tribus sunnites hostiles au pouvoir central.

Les tribus yéménites sont traditionnellement bien armées. Les rebelles ont pu compter en plus sur l’énorme arsenal pris à l’armée, y compris des chars et des missiles balistiques dont des dizaines ont été tirés sur l’Arabie saoudite.

De plus, le général Abdou Majli, un porte-parole des forces proches du gouvernement, affirme que les rebelles fabriquent des missiles et des drones. Et ils ont planté d’énormes quantités de mines autour des zones sous leur contrôle. Parmi elles, le périmètre de la ville portuaire de Hodeida (ouest), essentielle pour l’acheminement de l’aide alimentaire.

L’Arabie saoudite et son allié américain accusent l’Iran de fournir un soutien militaire aux Houthis, dont des composants pour missiles. L’Iran admet soutenir les Houthis mais dément leur fournir des armes.

Et d’après la coalition, des conseillers militaires du Hezbollah ont été tués au Yémen, ce qui accrédite la thèse de l’implication du mouvement chiite libanais pro-iranien dans le conflit.
La coalition a “sous-estimé la résilience des Houthis”, selon un récent rapport du centre de réflexion l’International Crisis Group.

Source : AFP



L’urgence alimentaire pourrait concerner 20 millions de Yéménites

Le Programme alimentaire mondial des Nations unies a rapporté jeudi que plus de 15 millions de Yéménites étaient dans un état de “crise” ou d'”urgence alimentaire” et que ce chiffre pourrait atteindre les 20 millions à défaut d’une aide humanitaire durable.

Le Pam ajoute que quelque 65.000 personnes sont en état de “catastrophe alimentaire”, soit une situation de quasi-famine, pour la plupart dans les zones de combat. Ce chiffre, prévient l’agence onusienne, pourrait être multiplié par 4 si l’aide alimentaire n’est pas acheminée.

Le Pam s’appuie sur une étude menée en octobre par des experts yéménites et internationaux.
Ses estimations sont rendues publiques alors que se sont ouverts à Stockholm des pourparlers de paix sous l’égide de l’Onu entre les délégués du gouvernement yéménite et des rebelles houthis.

Source : Reuters



Au Yémen, un hôpital se débat pour sauver des enfants malnutris

Vingt enfants se regroupent devant l’hôpital de Khokha, dans l’ouest du Yémen, dans l’espoir d’être admis dans cet établissement qui sert de bouée de sauvetage à des dizaines de milliers de personnes.

L’hôpital, situé en zone gouvernementale, est l’un des mieux équipés du pays, ravagé par quatre longues années de guerre. Il reçoit des fournitures et de l’aide des Nations unies et de donateurs, dont les Emirats arabes unis, principal allié avec l’Arabie saoudite du gouvernement yéménite qui ne contrôle qu’une partie du pays.

Alors que des millions de civils sont aujourd’hui menacés par la famine, même l’hôpital de Khokha ne peut répondre aux besoins de tous les enfants souffrant de malnutrition et qui arrivent chaque jour.

Les Nations unies ont déclaré que le Yémen était le théâtre de la pire crise humanitaire du monde. Indépendamment des combats entre forces progouvernementales et insurgés Houthis soutenus par l’Iran, ce pays a vu son économie s’effondrer et ses ports et aéroports soumis à un quasi-blocus de la part de la coalition anti-rebelles.

L’hôpital de Khokha est situé à une centaine de kilomètres au sud de la ville portuaire de Hodeida, cible d’une offensive des forces progouvernementales qui a vivement inquiété l’ONU et les organisations humanitaires. Plus des trois-quarts des importations et de l’aide internationale passent en effet par Hodeida.

L’hôpital de Khokha est le principal établissement de santé du district, qui abrite 30.000 personnes ainsi que des Yéménites de régions voisines.
Et chaque jour sont signalés de nouveaux cas d’enfants souffrant de malnutrition aiguë.

Selon des responsables de l’ONU, 14 millions de personnes –soit la moitié de la population yéménite– sont en situation de pré-famine. Et 22 millions de civils dépendent d’une aide pour leurs besoins de base.
Depuis mars 2015, les combats ont plus de 10.000 morts et plus de 56.000 blessés au Yémen.

L’Arabie saoudite, acteur majeur de la guerre, est sous la pression des grands pays occidentaux pour accélérer un règlement de paix au Yémen, encore plus depuis l’assassinat en Turquie du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, qui a placé Ryad sur la défensive.
L’ONU pourrait convoquer des pourparlers inter-yéménites sous peu en Suède.

Source : AFP



L’Unicef craint une reprise de l’épidémie de choléra au Yémen

Les cas de choléra se multiplient à nouveau au Yémen, où un important dispositif humanitaire avait permis d’enrayer l’épidémie en début d’année, malgré la poursuite de la guerre civile, rapporte le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

Selon Meritxell Relano, représentante locale de l’organisation, plus de 250.000 cas et 358 décès y ont été dénombrés depuis le début de l’année. Les enfants de moins de cinq ans représentent 30% des infections, a-t-elle souligné.

La situation n’est pas aussi grave qu’en 2017 – plus d’un million de cas avaient alors été recensés – mais le taux d’infection est à nouveau à la hausse et une nouvelle épidémie de grande ampleur n’est pas exclue, estiment les organisations humanitaires.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé le mois dernier que 10.000 nouveaux cas présumés de choléra étaient signalés chaque semaine, soit le double de la moyenne pendant les huit premiers mois de 2018.

Source : Reuters



Les tensions avec le Qatar ont dominé le sommet du Conseil de coopération du Golfe

Le sommet annuel du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’est conclu dimanche à Ryad sur un appel à l’unité régionale malgré les tensions persistantes résultant de la crise diplomatique qui oppose le Qatar et plusieurs pays de la région.

L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte (qui ne fait pas partie du CCG) imposent depuis juin 2017 un embargo économique et diplomatique à l’émirat, qu’ils jugent trop proche de l’Iran, grand rival régional de Ryad, et qu’ils accusent de soutenir le terrorisme en raison de sa bienveillance envers les Frères musulmans.

Le roi Salman d’Arabie saoudite avait néanmoins invité l’émir du Qatar à assister au sommet alors que Doha a annoncé la semaine dernière son retrait à la fin du mois de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Mais l’émir Tamim ben Hamad al Thani a décliné l’invitation, préférant envoyer à Ryad son ministre des Affaires étrangères. Le chef de la diplomatie du Bahreïn a vivement critiqué cette décision.

Les tensions avec le Qatar ont éclipsé les autres sujets de discussions portant notamment sur le conflit au Yémen et l’influence de l’Iran dans la région, ainsi que sur la politique énergétique.
Le sommet s’est déroulé alors que l’Arabie saoudite est montrée du doigt par la communauté internationale après le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

Source : Reuters



Pétrole : le Qatar annonce son départ de l’Opep, cartel dominé par Ryad

Le Qatar a annoncé début décembre qu’il quitterait le mois prochain l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), afin de se concentrer sur sa production de gaz, dont il est un des principaux exportateurs au monde.

Doha est sous embargo depuis la rupture des relations diplomatiques en 2017 avec l’Arabie saoudite et ses alliés.
L’ex-Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem al-Thani, a affirmé que l’Opep était “devenue inutile” et n’apportait “plus rien” à son pays.

Cela revient à “s’opposer à l’Arabie Saoudite à un moment où (le royaume) est un peu faible”, a jugé Thierry Bros, chercheur à l’Oxford Institute for Energy Studies, en allusion notamment au scandale lié au meurtre début octobre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

Le Qatar est actuellement le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié, un statut qu’il pourrait perdre l’an prochain au profit de l’Australie, selon M. Bros. En septembre, le Qatar a annoncé son intention d’augmenter sa production de gaz à hauteur de 110 millions de tonnes par an d’ici 2024, grâce notamment à l’exploitation d’un champ gazier qu’il partage avec l’Iran.

L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar en juin 2017 en l’accusant de ne pas prendre assez de distance avec l’Iran, puissance régionale chiite rivale de Ryad, et de soutenir des groupes islamistes radicaux, dont les Frères musulmans.

Source : AFP



Le pape à Abou Dhabi en février pour renforcer les liens avec les musulmans

Le Vatican a annoncé jeudi que le pape François se rendrait en février à Abou Dhabi pour participer à un forum interreligieux, la première visite d’un chef de l’Eglise catholique dans la péninsule arabique.

Ce voyage prévu du 3 au 5 février aux Emirats arabes unis précédera de quelques semaines celui programmé fin mars au Maroc, où le pape entend continuer à tisser ses relations avec le monde musulman.

Grand partisan du dialogue avec l’ensemble des confessions chrétiennes et les autres religions, le pontife argentin s’est déjà rendu plusieurs fois dans des pays musulmans : au Proche-Orient et en Turquie en 2014, en Azerbaïdjan en 2016 et pour un précédent forum interreligieux en Egypte en 2017.

Pendant ce temps, les invitations de la plupart des grandes nations traditionnellement catholiques restent sans réponse. “C’est typique de la ligne de François, il cherche à se rendre dans les lieux représentant les périphéries, les situations difficiles. Abou Dhabi est un lieu de frontière”, explique à l’AFP Sandro Magister, un vaticaniste de l’hebdomadaire l’Espresso.

Le prince héritier Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, l’homme fort à Abou Dhabi, s’est réjoui sur Twitter de la visite “historique” d’un “symbole de paix, de tolérance et de la promotion de la fraternité”.

Contrairement au voisin saoudien qui interdit la pratique d’autres religions que l’islam, les Emirats arabes unis veulent projeter une image de pays tolérant. Leur population, à 90% étrangère, compte de nombreux chrétiens, en particulier parmi les travailleurs indiens et philippins.

Le pays compte de nombreuses églises et le chantier d’un important temple hindou y a été inauguré cette année. Mgr Paul Hinder, l’évêque pour le sud de la péninsule (Emirats, Oman et Yémen), a salué dans un communiqué la “générosité” des autorités émiraties, qui ont permis de mettre au programme de la visite une messe publique le 5 février à Abou Dhabi.

Source : AFP



DROITS DE L’HOMME / SANTE

Les Nobel de la paix lancent un SOS pour les victimes de violences sexuelles
En recevant leur Nobel de la paix lundi, le Congolais Denis Mukwege et la Yazidie Nadia Murad ont appelé à renoncer à l’indifférence et à protéger les victimes de violences sexuelles, selon eux souvent reléguées derrière des considérations mercantiles.

Le gynécologue de 63 ans et l’Irakienne de 25 ans, ex-esclave des jihadistes devenue porte-drapeau de sa minorité, ont reçu le prix des mains de la présidente du comité Nobel, Berit Reiss-Andersen, qui a salué “deux des voix les plus puissantes au monde aujourd’hui” contre l’oppression des femmes.

Les deux lauréats ont interpellé la communauté internationale et réclamé la fin de l’impunité pour les auteurs de violences sexuelles en temps de guerre.
“Ce ne sont pas seulement les auteurs de violences qui sont responsables de leurs crimes, mais aussi ceux qui choisissent de détourner le regard”, a afirmé Denis Mukwege.

Surnommé “l’homme qui répare les femmes”, il soigne depuis deux décennies les victimes de violences sexuelles dans son hôpital de Panzi dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), région déchirée par des violences chroniques.

“Bébés, filles, jeunes femmes, mères, grands-mères, et aussi les hommes et les garçons, violés de façon cruelle, souvent en public et en collectif, en insérant du plastique brûlant ou en introduisant des objets contondants dans leurs parties génitales”, a-t-il énoncé.

Comme des milliers de femmes yazidies, sa colauréate Nadia Murad a été enlevée, violée, torturée et échangée par les jihadistes après l’offensive de l’EI contre cette communauté kurdophone du nord de l’Irak en 2014.

Ayant réussi à s’évader, elle se bat aujourd’hui pour que les persécutions de son peuple soient reconnues comme génocide. Les yeux humides lundi, elle a plaidé pour les femmes et enfants – plus de 3.000 selon elle – toujours aux mains de l’EI.

“Il est inconcevable que la conscience des dirigeants de 195 pays ne se soit pas mobilisée pour libérer ces filles”, a-t-elle estimé dans un discours en kurde. “S’il s’était agi d’un accord commercial, d’un gisement de pétrole ou d’une cargaison d’armes, gageons qu’aucun effort n’aurait été économisé pour les libérer”.

Mukwege a aussi déploré que le sort de la population congolaise passe au second plan derrière l’exploitation sauvage des matières premières.

“Mon pays est systématiquement pillé avec la complicité des gens qui prétendent être nos dirigeants”, a-t-il affirmé.

“Pillé aux dépens de millions d’hommes, de femmes et d’enfants innocents abandonnés dans une misère extrême tandis que les bénéfices de nos minerais finissent sur les comptes opaques d’une oligarchie prédatrice”.

Source : AFP



COP24 : agir pour le climat pourrait sauver un million de vies d’ici 2050 (OMS)

Une action audacieuse en faveur du climat pourrait permettre de sauver un million de vies et d’économiser beaucoup d’argent d’ici le milieu du siècle, a déclaré début décembre l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) lors de la présentation d’un de ses rapports à la conférence de l’ONU sur le climat (COP24) à Katowice, en Pologne.

La planète est réunie à la COP24 pour avancer sur la réalisation des objectifs de l’Accord de Paris de 2015.
L’exposition à la pollution atmosphérique provoque chaque année 7 millions de décès et coûte environ 5.000 milliards de dollars de pertes en matière de bien-être dans le monde.

Le principal facteur de changement climatique est la combustion de fossiles, qui contribue également de manière importante à la pollution de l’air et à la dégradation de la santé dans le monde.

Source : ONU



Loin des objectifs climat, les émissions de CO2 “dérapent”

Le “pic” tant espéré attendra. Les émissions de CO2 des énergies fossiles, première cause du réchauffement mondial, ont connu en 2018 une hausse inédite depuis sept ans, comme un rappel à la réalité pour les États réunis à la COP24 en Pologne.

Selon un bilan annuel publié début décembre en marge de la 24e conférence climat de l’ONU, les émissions de CO2 liées à l’industrie et à la combustion du charbon, du pétrole et du gaz devraient croître de 2,7% par rapport à 2017.

La hausse de cette année est alimentée notamment par un boom d’émissions en Chine (“4,7%), premier émetteur mondial (1/4 du total), dont les efforts avaient pourtant permis des résultats encourageants les années précédentes.

Deuxième pays émetteur, les États-Unis en sont à “2,5% d’émissions en 2018. A ne pas forcément imputer aux politiques anti-climat de Trump, mais plutôt à un hiver et un été extrêmes qui ont sollicité chauffages et climatiseurs, notent les chercheurs.
L’Inde est à “6,5%.

Les émissions européennes en revanche reculent (-0,7%), avec des disparités nationales.
Outre le charbon, première source de CO2, la consommation de gaz naturel a augmenté de 2% par an dans le monde entre 2000 et 2017, dont “8,4% dans une Chine qui lutte contre la pollution de l’air.

Côté pétrole, on pensait le pic de consommation atteint. Il n’en est rien, du fait des transports : le nombre de véhicules croît de 4% par an, dont une faible part d’électriques. Et le recours au carburant utilisé par l’aviation commerciale a bondi de 27% en 10 ans.

Au total les émissions de CO2 fossile devraient atteindre un record en 2018.
Les émissions atteindront-elles bientôt leur “pic”, avant de basculer ? Si le monde veut limiter le réchauffement à 1,5°C, il devra les faire plonger bien avant 2030, et fortement.

Source : AFP



Pollution des sols : il faut lever le voile sur cette réalité menaçante et trouver des solutions

A l’occasion de la Journée mondiale des sols, l’ONU a rappelé qu’un tiers des sols à travers le monde est dégradé et qu’il faut trouver des solutions à cette menace souvent invisible et en apparence lointaine.

« Avec une population qui devrait atteindre 9 milliards d’habitants en 2050, la pollution des sols est un problème mondial qui dégrade nos sols, empoisonne notre alimentation, l’eau que nous buvons et l’air que nous respirons », souligne l’ONU.

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) rappelle que « les sols sont une ressource limitée, ce qui signifie que leur perte et leur dégradation ne sont pas récupérables au cours d’une vie humaine ».

« Sans sols sains, il nous est impossible de produire nos denrées alimentaires. En effet, on estime que 95% de nos aliments sont directement ou indirectement produits dans nos sols », ajoute l’agence onusienne.

La pollution des sols provoque une réaction en chaîne. Elle altère la biodiversité des sols, réduit la matière organique du sol et la capacité des sols à agir comme un filtre. Elle contamine l’eau stockée dans les sols et les eaux souterraines, et provoque un déséquilibre des éléments nutritifs présents dans les sols.

Parmi les polluants du sol les plus courants figurent les métaux lourds, les polluants organiques persistants ainsi que de nouveaux polluants – comme les produits pharmaceutiques et les produits de soins personnels.

Source : ONU



La Présidente de l’Assemblée générale lance une nouvelle initiative visant à éliminer les plastiques dans les océans

La Présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies, Maria Fernanda Espinosa, a lancé début décembre un nouvel appel mondial à l’action afin de mettre fin au fléau de la pollution par les plastiques dans les océans.

La campagne appelle à supprimer progressivement les plastiques à usage unique tels que les bouteilles d’eau et à sensibiliser le public à l’impact de la pollution par les plastiques sur la santé humaine et l’environnement.

« On estime que d’ici 2050, il y aura plus de plastiques que de poissons dans la mer. On retrouve maintenant des micro-plastiques dans le sel de table, dans l’eau douce, on pense que chaque personne sur la planète a du plastique dans son corps », a-t-elle dit.

Source : ONU



L’ONU veut aider 93 millions de personnes dans le monde en 2019

Les Nations Unies ont lancé début décembre à Genève un appel de fonds de 21,9 milliards de dollars pour subvenir aux besoins de 93,6 millions de personnes parmi les plus vulnérables dans le monde.

En 2019, « les besoins humanitaires vont rester importants », a déclaré devant la presse le chef des affaires humanitaires de l’ONU, Mark Lowcock, soulignant que « la situation s’est détériorée dans certains pays et dans d’autres, elle s’améliore ».

Contrairement aux années précédentes, le montant requis n’est pas totalement arrêté dans l’appel lancé début décembre à Genève par le chef des affaires humanitaires.
Il atteint pour le moment 21,9 milliards de dollars auxquels doit encore s’ajouter le chiffre pour la Syrie.

Le nombre de personnes qui aura besoin d’assistance est passé de plus de 135 à moins de 132 millions. En revanche, l’ONU veut aider 93,6 millions de personnes, davantage que les 90 millions dans son appel fin 2017.

C’est au Yémen que l’action de l’ONU sera la plus importante.
La situation humanitaire est également préoccupante en Syrie.
Outre l’Ethiopie et le Nigéria, l’ONU portera également une attention particulière à la République démocratique du Congo (RDC).

Mais en termes de financement demandé, la RDC est toutefois dépassée par le Soudan du Sud et ses voisins.
De plus, il y a une détérioration de la situation humanitaire au Cameroun, mais aussi en République centrafricaine.

En Amérique latine, l’ONU a demandé 740 millions de dollars pour la crise vénézuélienne. En revanche, les besoins sont réduits en Somalie, en Iraq, en Haïti ou au Burundi. Par ailleurs, l’ONU estime que le Burkina Faso, la Mauritanie et le Sénégal n’ont plus besoin d’assistance.

Outre les conflits, un effort sera mené face aux désastres qui affectent environ 350 millions de personnes par an. D’autant plus qu’un courant chaud El Niño pourrait être observé en 2019.
Selon l’OCHA, les catastrophes naturelles et le changement climatique ont aussi eu un coût humain élevé.

A noter qu’en 2018, l’ONU a pu atteindre des millions de personnes dans plus de 40 pays.
Par exemple, chaque mois, les acteurs humanitaires apportent une aide alimentaire à 8 millions de Yéménites, ainsi que des fournitures, une aide médicale et de la protection à 5,4 millions de Syriens.

A la mi-novembre de cette année, les donateurs ont assuré un financement record de 13.9 milliards de dollars, soit 10% de plus qu’à la même période en 2017, qui avait alors déjà constitué un record.

« Malgré la générosité croissante des donateurs, chaque année, un écart persiste entre ce qui est demandé et le financement reçu », a déclaré Mark Lowcock.
Dans ces conditions, l’ONU entend améliorer la coordination avec la programmation du développement en 2019.

Source : ONU



OMS : des progrès insuffisants pour réduire le nombre de morts sur les routes

Un nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) indique que le nombre de morts sur les routes ne cesse d’augmenter, avec 1,35 million de morts par an. Le rapport mondial de l’OMS sur la sécurité routière 2018 souligne que les accidents de la route sont désormais la principale cause de mortalité chez les enfants et les jeunes de 5 à 29 ans.

Le rapport indique que ces mesures ont contribué à réduire les décès sur les routes dans 48 pays à revenu intermédiaire ou élevé. Cependant, pas un seul pays à faible revenu n’a enregistré une réduction du nombre total de décès, en grande partie à cause du manque de mesures.

En réalité, le risque de mortalité routière reste trois fois plus élevé dans les pays à faible revenu que dans les pays à revenu élevé, avec les taux les plus élevés en Afrique et les plus bas en Europe.

En revanche, depuis la dernière édition du rapport, trois régions du monde ont enregistré une baisse des taux de mortalité sur les routes : les Amériques, l’Europe et le Pacifique occidental, la plus forte réduction ayant été observée dans le Pacifique occidental.

Les variations des décès sur les routes sont également reflétées par le type d’usager de la route. À l’échelle mondiale, les piétons et les cyclistes représentent 26% de tous les décès sur les routes, ce chiffre atteignant 44% en Afrique et 36% en Méditerranée orientale.
Les motocyclistes et les passagers représentent 28% de tous les décès sur les routes.

Source : ONU




RELATIONS INTERNATIONALES / MIGRATIONS

Moscou assure respecter le traité FNI, et menace d’une nouvelle course aux armements
La Russie a assuré vendredi être en parfaite conformité avec le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) conclu en 1987, contrairement à ce qu’affirme Washington. Les USA ont sommé Moscou la veille de démanteler ses missiles de croisière à capacité nucléaire 9M729 et leurs lanceurs ou de modifier leur portée, qui dépasseraient la limite fixée par le traité.

Début décembre, le secrétaire d’Etat Mike Pompeo avait donné 60 jours à la Russie pour s’y conformer, faute de quoi Washington le dénoncera.
Le ministre russe des Affaires étrangères a accusé les Etats-Unis de chercher un prétexte pour dénoncer le traité.

Vladimir Poutine a mis en garde contre une nouvelle course aux armements et promis que la Russie développera de nouveaux missiles balistiques de portée intermédiaire si les Etats-Unis quittent.

Signé il y a plus de 30 ans, le traité INF a été remis sur le devant de la scène en octobre, quand le président US a annoncé que les USA allaient “mettre fin à l’accord” et développer à nouveau des armes nucléaires.

Habitué des volte-faces, Donald Trump a pourtant affiché sa volonté de travailler avec la Russie et la Chine, elle aussi dans son collimateur, pour mettre fin à une course aux armements devenue “incontrôlable”.

A l’issue d’une réunion des ministres de la Défense de l’Otan au siège de l’Alliance à Bruxelles, son secrétaire général Jens Stoltenberg a souligné début décembre que “la Russie a maintenant une dernière chance de se conformer de nouveau au Traité INF”, précisant toutefois que “nous devons également commencer à nous préparer à un monde sans traité”.

L’Otan a ensuite adopté une déclaration dans laquelle elle accuse Moscou d’avoir violé le traité et de faire peser des risques importants sur la sécurité euro-atlantique.
Washington se plaint du déploiement par Moscou du système de missiles 9M729, dont la portée dépasse, selon les Etats-Unis, les 500 km.

Ce nouveau système de missiles est considéré comme une menace réelle en raison de sa portée. Selon le secrétaire général de l’Otan, ces missiles peuvent frapper les villes d’Europe en quelques minutes après avoir été tirés de l’intérieur du territoire russe et peuvent porter des charges nucléaires. Prochaine réunion des ministres de la Défense de l’Otan les 14 et 15 février.

Sources : Reuters, AFP



Deux bombardiers stratégiques russes au Venezuela, colère à Washington

Deux bombardiers stratégiques TU-160 “Cygne blanc” de l’armée de l’air russe, qui peuvent transporter des armes nucléaires, ont atterri lundi à l’aéroport de Maiquetia, près de Caracas, la capitale vénézuélienne, provoquant la colère de Washington.

Les deux avions supersoniques ont parcouru plus de 10.000 kilomètres pour gagner le Venezuela afin d’affirmer le soutien du Kremlin au gouvernement du président Nicolas Maduro, “bête noire” de Donald Trump.

La semaine dernière, le président Maduro a rencontré Vladimir Poutine lors d’une visite à Moscou.
“Le gouvernement russe a envoyé des bombardiers parcourir la moitié de la Terre jusqu’au Venezuela”, a fulminé sur Twitter le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo.

Source : Reuters



Accords pétroliers et miniers entre la Russie et le Venezuela

Le président vénézuélien Nicolas Maduro, à l’issue d’une visite de trois jours à Moscou, a annoncé jeudi la signature de nouveaux accords avec la Russie dans le secteur pétrolier et l’exploitation minière, principalement les mines d’or, au Venezuela.

La production pétrolière vénézuélienne est en chute libre et le président s’est rendu début décembre à Moscou pour discuter d’une aide financière et d’une coopération entre les deux pays dans les domaines du pétrole et du gaz. Les USA et l’UE ont imposé des sanctions au Venezuela pour dénoncer les violations des droits de l’homme et les atteintes à la démocratie dans ce pays.

Source : Reuters



Venezuela : Erdogan exprime son soutien à Maduro

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exprimé début décembre à Caracas son soutien à son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, dont le pays est frappé par des sanctions américaines et par une sévère crise économique.

Le président turc s’est engagé également à aider Nicolas Maduro à affronter la sévère crise économique du pays. “Nous allons couvrir la majorité des besoins du Venezuela, nous en avons la possibilité, je voudrais le souligner”, a-t-il poursuivi, en appelant les entrepreneurs de son pays à augmenter leurs exportations vers le Venezuela.

Nicolas Maduro a invité pour sa part la Turquie à investir dans l’exploitation de vastes réserves minières connues comme l’Arche de l’Orénoque (sud), comprenant des gisements d’or, de diamants et de coltan, entre autres.
Les deux présidents doivent signer des accords de protection des investissements.

Source : AFP



UE : le système de troc avec l’Iran peut être prêt d’ici fin 2018

Le mécanisme européen visant à maintenir des échanges avec l’Iran malgré les sanctions américaines pourrait être en place d’ici la fin de l’année, a déclaré lundi la porte-parole de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

L’UE tente de mettre sur pied ce système de troc sophistiqué contournant les sanctions américaines pour permettre la poursuite du commerce avec Téhéran et préserver l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien dénoncé par Washington.

Mais la mise en place du “véhicule spécial” (Special Purpose Vehicle, SPV) est compliquée par le fait que certains pays membres rechignent à l’héberger par crainte d’être la cible de mesures de rétorsions américaines.

Source : Reuters



L’Opep et Moscou réduisent leur production, le pétrole se reprend

L’Opep et ses alliés menés par la Russie vont abaisser leur production d’1,2 million de barils par jour pour les six prochains mois, selon les termes d’un accord scellé vendredi qui a redonné des couleurs au cours du pétrole, au risque d’irriter le président américain Donald Trump.

Le président américain Donald Trump avait exigé mercredi de l’Opep, qui pompe le tiers du brut mondial, qu’elle maintienne sa production à un niveau élevé.
La récente chute des prix était favorable aux consommateurs et bien perçue du président Donald Trump qui veut ménager les automobilistes américains.

La réduction, correspondant à un peu plus de 1% de la production mondiale, est destinée à rééquilibrer le marché et à enrayer la chute des cours, qui ont dévissé de 30% en deux mois dans un contexte de surproduction chronique.

Il aura fallu deux jours de réunions officielles aux différents poids lourds pour accorder leurs violons au sein de cette alliance nouée en 2016 entre l’Opep et dix autres producteurs.
Les porparlers butaient sur la répartition des quotas de baisse, chaque producteur réclamant des efforts à ses partenaires.

L’équilibre entre offre et demande est difficile à atteindre, et l’Opep se réunira donc dès avril prochain pour évaluer l’effet de ces nouvelles baisses de production.
Rival du royaume saoudien, l’Iran a obtenu d’être exempté des baisses de production, comme Libye et Venezuela, trois pays dont les industries pétrolières souffrent de graves perturbations.

“Ces exemptions signifient que tous les autres pays vont devoir faire un petit effort supplémentaire”, a reconnu le ministre de l’Energie des Emirats arabes unis, Souheil al-Mazrouei.

Source : AFP



Malgré de nombreuses crispations, la conférence de Marrakech approuve le Pacte mondial pour les migrations

Plus de 150 pays ont adopté lundi à Marrakech (Maroc) le Pacte mondial sur les migrations des Nations unies, en le défendant par de vibrants plaidoyers face aux critiques des nationalistes et partisans de la fermeture des frontières.
“Nous ne devons pas succomber à la peur”, a exhorté le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avant l’adoption formelle de ce texte destiné à renforcer la coopération internationale pour une “migration sûre, ordonnée et régulière”.

Comme plusieurs dirigeants présents à Marrakech, M. Guterres a aussi dénoncé les “nombreux mensonges” sur le Pacte qui a généré des tensions politiques dans plusieurs pays et fait éclater la coalition gouvernementale en Belgique, avec la démission des ministres issus du parti nationaliste flamand.

Le document doit encore faire l’objet d’un ultime vote de ratification, le 19 décembre à l’Assemblée générale des Nations unies à New York.
Prévue sur deux jours, la conférence intergouvermentale de Marrakech devait être une étape purement formelle du processus onusien.

Mais le sujet déchaînant les passions, une quinzaine de pays (Autriche, Australie, Bulgarie, Chili, Estonie, Hongrie, Italie, République tchèque, République dominicaine, Lettonie, Pologne, Slovaquie, Slovénie et Suisse) ont annoncé leur retrait ou le gel de leur décision après avoir approuvé le texte le 13 juillet à New York.

Les Etats-Unis, qui s’étaient retirés de l’élaboration du texte en décembre 2017 en le jugeant contraire à la politique d’immigration du président Donald Trump, ont lancé vendredi dernier une nouvelle salve contre le Pacte et contre toute forme de “gouvernance mondiale”.
Malgré cette opposition, M. Guterres s’est dit confiant sur la suite du processus.

Non contraignant, le pacte recense des principes –défense des droits de l’Homme, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale– et liste différentes options de coopération –échanges d’information et d’expertises, intégration des migrants etc… Il prône l’interdiction des détentions arbitraires, n’autorisant les arrestations qu’en dernier recours.

Présents à Marrakech, les défenseurs des droits de l’Homme et les ONG l’ont défendu avec ardeur même si certains le trouvent insuffisant, notamment sur les droits des migrants. Ses détracteurs, eux, le voient comme un encouragement à un flux migratoire incontrôlé.

Il y a environ 258 millions de personnes en mobilité et migrants dans le monde, soit 3,4% de la population mondiale. Plus de 80% des déplacements entre les pays se fait de façon légale.
Pour la migration clandestine, plus de 60.000 sont morts pendant leur périple depuis 2000, selon les chiffres de l’ONU.

Source : AFP



164 millions de personnes dans le monde sont des travailleurs migrants (OIT)

La majorité des travailleurs migrants dans le monde sont des hommes, selon la 2e édition du rapport publié par l’OIT.
Cela représente une augmentation de la proportion d’hommes parmi les travailleurs migrants de 56 à 58%, entre 2013 et 2017.

« Si de plus en plus de femmes ont émigré à la recherche d’un emploi, la discrimination à laquelle elles sont souvent confrontées réduit leurs perspectives d’emploi dans les pays de destination », déclare Manuela Tomei, Directrice du département des conditions de travail et de l’égalité de l’Organisation internationale du travail (OIT).

Près de 87% des travailleurs migrants sont des adultes dans la force de l’âge – âgés de 25 à 64 ans. Cela laisse supposer que certains pays d’origine perdent la catégorie la plus productive de leur main-d’œuvre, ce qui, selon le rapport, pourrait avoir un impact négatif sur leur croissance économique.

Sur les 164 millions de travailleurs migrants dans le monde, 67,9% vivent dans des pays à haut revenu, 18,6% dans des pays à revenu intermédiaire supérieur, 10,1% dans des pays à revenu intermédiaire inférieur et 3,4% dans les pays à bas revenu.

Les travailleurs migrants forment 18,5% de la main-d’œuvre dans les pays à haut revenu, mais seulement 1,4 à 2,2% dans les pays à bas revenu. De 2013 à 2017, la concentration des travailleurs migrants dans les pays à haut revenu a reculé de 74,7% à 67,9%, tandis que leur poids dans les pays à revenu intermédiaire supérieur augmentait.

Cela peut vraisemblablement être attribué au développement économique de ces derniers.
L’OIT prévoit de publier régulièrement des estimations mondiales concernant les travailleurs migrants afin d’éclairer la prise de décision et de contribuer à la mise en œuvre du Pacte mondial des Nations Unies pour des migrations sûres, ordonnées et régulées.

Source : ONU



Migrants : MSF et SOS Méditerranée vont “mettre un terme” aux activités de l’Aquarius

Médecins sans frontières et SOS Méditerranée ont annoncé jeudi devoir “mettre un terme” aux opérations de sauvetage de leur navire humanitaire Aquarius, devenu le symbole de la crise politique autour de l’accueil des migrants et privé de pavillon depuis deux mois.
“Renoncer à l’Aquarius a été une décision extrêmement difficile à prendre”, a déclaré Frédéric Penard, directeur des opérations de SOS Méditerranée, en déplorant “les attaques incessantes dont le navire et ses équipes ont fait l’objet”.

Mais l’ONG basée à Marseille “explore déjà activement les options pour un nouveau navire et un nouveau pavillon”, et “étudie sérieusement toutes les propositions d’armateurs qui lui permettraient de poursuivre sa mission de sauvetage”. “Nous refusons de rester les bras croisés sur le rivage alors que des gens continuent de mourir en mer”, a assuré M. Penard.

Privé de pavillon par Gibraltar puis par le Panama, l’Aquarius, qui avait commencé ses opérations de sauvetage au large de la Libye en février 2016, s’est retrouvé bloqué à Marseille début octobre dans l’attente d’un registre où s’inscrire.

Fin novembre, la justice italienne avait pour sa part demandé le placement sous séquestre du navire pour une affaire de traitement illégal de déchets.
Des accusations “disproportionnées et infondées” pour SOS Méditerranée.

Depuis le début de ses opérations, l’Aquarius a porté assistance à près de 30.000 personnes. Mais le navire a vu les obstacles se multiplier depuis que l’Italie, sous l’impulsion du ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, a fermé ses ports cet été aux navires humanitaires.

“Malgré les efforts récents des ONG, il n’y a plus aucun bateau dédié au secours en Méditerranée”, a ajouté MSF, qui a fait état de “2.133 personnes décédées en Méditerranée” depuis le début de l’année et a accusé les gouvernements européens d’avoir “contribué à ces événements tragiques en soutenant les garde-côtes libyens pour intercepter les personnes”.

“La fin des activités pro-migrants de l’Aquarius, complice des mafias de passeurs est une excellente nouvelle”, a réagi sur Twitter la présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, en se réjouissant de ce qu’elle estime être “la fin d’une imposture pseudo-humanitaire, et véritablement immigrationniste”.

Source : AFP



Huawei : Meng Wanzhou réclame sa remise en liberté sous caution

La directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, détenue depuis le 1er décembre au Canada, réclame sa remise en liberté sous caution en attendant une audience d’extradition, citant des raisons médicales.

Meng Wanzhou, 46 ans, a été arrêtée alors qu’elle était en transit entre deux vols à l’aéroport de Vancouver, et risque désormais d’être extradée vers les Etats-Unis.
Elle est la fille du fondateur de Huawei, société que les agences du renseignement américain présentent comme liée au gouvernement chinois.

Les USA accusent Meng d’avoir dissimulé des liens entre l’équipementier télécoms chinois et une firme qui essayait de contourner les sanctions américaines contre l’Iran. Elle est passible de poursuites pour conspiration en vue de frauder de multiples institutions financières, avec une peine pouvant aller jusqu’à 30 ans de prison pour chacun des chefs d’accusation qui la vise.

Le ministre chinois des Affaires étrangères a convoqué dimanche l’ambassadeur des Etats-Unis à Pékin pour “protester énergiquement” contre son arrestation.
La Chine a signifié à l’ambassadeur du Canada en Chine que son pays s’exposerait à de graves conséquences s’il ne remettait pas sans attendre Meng Wanzhou en liberté.

Source : Reuters



Pékin encourage USA et Corée du Nord au compromis

Le président chinois Xi Jinping a encouragé les Etats-Unis et la Corée du Nord au compromis afin de progresser sur la question de la dénucléarisation de la péninsule coréenne, vendredi à l’issue d’un entretien à Pékin avec le ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Ri Yong-ho.

Lors du sommet historique de Singapour en juin dernier, le numéro un nord-coréen Kim Jong-un et le président américain Donald Trump ont signé un document scellant l’engagement des deux dirigeants à mener une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne tout en garantissant la sécurité de la Corée du Nord.

Mais le pacte s’est révélé avare en détails et les discussions sur sa mise en œuvre n’ont guère progressé depuis.
Ri Yong-ho s’est également rendu en Syrie la semaine dernière.

Il est allé trois fois en Chine cette année pour rencontrer Xi Jinping. Selon des sources diplomatiques, le président chinois se rendra sans doute en Corée du Nord prochainement.
Donald Trump a quant à lui déclaré le week-end dernier qu’il rencontrerait probablement à nouveau Kim Jong-un en janvier ou février prochains.

Source : Reuters



G20 : Pékin soutient les réformes entreprises par Ryad, dit Xi à “MbS”

La Chine soutient fermement l’Arabie saoudite dans sa quête de diversification économique et de réformes sociales, a dit le président chinois Xi Jinping lors d’une entrevue au sommet du G20 avec le prince héritier saoudien Mohamed ben Salman, invité en tant qu’observateur en Argentine.

Un peu plus tôt dans la journée, l’agence de presse officielle saoudienne a rapporté que Mohamed ben Salman, dit “MbS”, s’est entretenu avec Xi Jinping sur des partenariats entre les deux pays liés notamment au projet chinois de nouvelle route de la Soie.

La stabilité en Arabie saoudite est la pierre angulaire de la prospérité et de l’avancée de la région du Golfe, a dit Xi Jinping, cité par Chine Nouvelle.
La Chine et l’Arabie saoudite ont noué des relations étroites dans le domaine de l’énergie.

Source : Reuters



Plaidoyers à l’ONU pour le multilatéralisme au lendemain de nouvelles critiques américaines

L’ONU, l’Union africaine et la Côte d’Ivoire, présidente en exercice du Conseil de sécurité, ont plaidé mercredi en faveur des organisations internationales œuvrant pour la paix dans le monde, au lendemain de nouvelles critiques américaines mettant en cause leur efficacité.

Mike Pompeo a regretté début décembre qu'”aujourd’hui, aux Nations unies, les missions de maintien de la paix s’éternisent depuis des décennies sans être plus proches de la paix”.
“L’ONU a été créée en tant qu’organisation accueillant des pays épris de paix” mais “aujourd’hui continue-t-elle à servir fidèlement sa mission ?”, s’est-il interrogé.

“Sans accompagnement international, les efforts nationaux ne peuvent surmonter les innombrables obstacles qui se dressent sur le chemin de la paix”, a estimé au contraire Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine, en vantant l’exemple de l’opération de l’ONU menée en Côte d’Ivoire pendant treize ans jusqu’en 2017.

“Sur le terrain, l’Union africaine apporte une contribution tangible à nombre d’Etats membres en situation de post-conflit, à travers des projets à impact rapide, un soutien technique dans des domaines clés et une action de plaidoyer pour mobiliser les soutiens requis”, a aussi souligné Moussa Faki Mahamat.

La veille, le secrétaire d’Etat américain avait émis des doutes sur l’efficacité de l’UA. “En Afrique, l’Union africaine défend-elle les intérêts mutuels de ses Etats membres ?”, a-t-il demandé.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a regretté devant le Conseil de sécurité que “trop souvent” des pays sortis de crise “basculent à nouveau dans la violence”, faute de programme de développement suffisamment inclusif.

“L’engagement à long terme” est particulièrement important alors que “40% des pays en phase de post-conflit rechutent dans la violence dix ans après en être sortis”, a relevé le responsable de l’UA.

Les appels à un financement fourni par l’ONU à la paix en Afrique visent implicitement les Etats-Unis, premier contributeur financier et qui cherche à limiter ses dépenses.
Washington refuse jusqu’à présent que le Conseil de sécurité accompagne avec un mandat fort et donc un soutien financier conséquent la création de la force G-5 Sahel en Afrique de l’Ouest.

Source : AFP



Les Etats membres admettent le besoin de réformer l’OMC

Les dirigeants des Etats membres du G20 se sont mis d’accord sur une refonte de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) afin de régler les contentieux commerciaux lors d’un sommet à Buenos Aires.

Les deux premières puissances mondiales, USA et Chine, se livrent depuis plusieurs mois une guerre douanière, Donald Trump estimant que les accords commerciaux actuels favorisent la Chine et désavantagent les Etats-Unis.

“Ce G20 a permis des échanges intenses et a permis d’obtenir des résultats concrets. Sur le commerce, nous avons acté un agenda de réforme de cette organisation en fixant une échéance pour le prochain G20 en juin au Japon”, a dit le président français Emmanuel Macron.

“Nous pensons que cette modernisation de l’OMC est en effet absolument indispensable et que le travail à l’OCDE pour moderniser l’OMC fait partie des prochaines étape indispensables pour améliorer notre multilatéralisme en la matière”, a-t-il poursuivi.

Le groupe des 20 nations les plus industrialisées a appelé dans le communiqué final du sommet à engager des réformes de l’OMC en raison des tensions croissantes sur le commerce mondial.
Le texte final a admet que le commerce demeure un moteur essentiel de la croissance mondiale.

L’OMC est en passe de devenir une coquille vide au moment où ses membres les plus éminents, comme les Etats-Unis, montrent des signes de désengagement et qu’elle peine à remplir son rôle d’arbitre des litiges commerciaux dans le monde.

L’administration Trump reproche notamment à l’OMC de ne pas réussir à contraindre la Chine à ouvrir son marché depuis son admission au sein de l’organisation en 2001.
Les Etats-Unis ont bloqué les nominations de plusieurs personnalités au sein de l’instance d’arbitrage de l’OMC dans le but de l’obliger à se réformer.

Source : Reuters



“Conditions réunies” pour qu’Assange quitte l’ambassade d’Equateur à Londres

Le président équatorien Lenin Moreno a annoncé jeudi que les conditions étaient “réunies” pour que le fondateur de WikiLeaks Julian Assange quitte l’ambassade de Quito à Londres, où il est réfugié depuis 2012 pour échapper à d’éventuelles poursuites des Etats-Unis.

“Les conditions sont réunies pour que Monsieur Assange prenne la décision de sortir (de l’ambassade) dans une quasi liberté”, a déclaré Lenin Moreno à la presse, estimant que le Royaume-Uni avait assuré que l’Australien ne serait pas extradé vers un pays où sa vie serait menacée.

“Je dis “quasi liberté” car nous ne devons pas oublier qu’il (Assange) ne s’est pas présenté devant les tribunaux britanniques et qu’il doit purger une peine pas très longue pour cela. Ce sera à la justice britannique de décider”, a ajouté le chef de l’Etat.

Le gouvernement britannique a officiellement indiqué à Quito que la législation “de Grande-Bretagne n’autorise pas l’extradition d’une personne vers un pays où sa vie est en danger”, a précisé M. Moreno.

Si les poursuites en Suède contre Julian Assange pour viol et agression sexuelle ont été abandonnées en mai 2017, la justice britannique refuse de lever le mandat d’arrêt émis à son encontre, au motif qu’il n’a pas respecté en 2012 les conditions de sa liberté sous caution.

L’Australien de 47 ans redoute, s’il sort de l’ambassade, d’être arrêté puis extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.

Source : AFP




AMERIQUES

Un conseiller de Bolsonaro accusé d’avoir reçu des dons frauduleux
La Cour suprême du Brésil a autorisé l’ouverture d’une enquête fédérale visant le proche conseiller du président élu Jair Bolsonaro, Onyx Lorenzoni, accusé d’avoir reçu des dons frauduleux de la part du géant du conditionnement de viandes, JBS, entre 2012 et 2014.

Selon des documents de justice que Reuters a pu consulter, les dirigeants de la société JBS ont déclaré l’année dernière dans le cadre d’un accord de plaider coupable pour une affaire de corruption avoir versé 200.000 réals (45.800 euros) à Onyx Lorenzoni, député fédéral de longue date, entre 2012 et 2014.

Jair Bolsonaro, qui a fait campagne sur la lutte contre la corruption, a déclaré qu’il prendrait des mesures si l’enquête venait à révéler des agissements répréhensibles de celui qu’il a choisi comme futur directeur de cabinet.

Source : Reuters



Brésil : une “intervention” fédérale à la frontière avec le Venezuela

Le président sortant brésilien Michel Temer a annoncé vendredi avoir trouvé un accord avec le gouverneur de l’Etat de Roraima pour que soit lancée une “intervention” fédérale dans cet Etat frontalier du Venezuela submergé par un afflux massif de réfugiés vénézuéliens.
Il s’agit de la meilleure solution pour y “pacifier” la situation, a-t-il ajouté sur Twitter.

Depuis plusieurs mois, des centaines de milliers de Vénézuéliens fuient les déboires économiques et les troubles politiques de leur pays, en direction de la Colombie, du Pérou ou du Brésil. Un nombre grandissant d’entre eux choisissent le Brésil, qu’ils atteignent en franchissant la frontière sud du Venezuela.

Michel Temer avait ainsi annoncé en août le déploiement de l’armée à la frontière avec le Venezuela et a dit vouloir fixer un quota d’entrée pour les migrants.
L’intervention fédérale prendra fin au 31 décembre, en même temps que le mandat de Michel Temer, qui cédera la présidence à Jair Bolsonaro, et ceux des gouverneurs aussi.

Source : Reuters



Venezuela : le pouvoir remporte des municipales marquées par l’abstention

Le parti du président vénézuélien Nicolas Maduro a remporté dimanche une large victoire lors d’élections municipales marquées par une très forte abstention et par l’interdiction faite aux partis d’opposition d’y participer.
Avant le scrutin, les principaux partis de l’opposition avaient été exclus des élections municipales par le Conseil national électoral, au motif qu’ils avaient boycotté l’élection présidentielle du 20 mai dernier, lors de laquelle M. Maduro a obtenu un nouveau mandat.

Sur 20,7 millions d’électeurs inscrits, seuls 5,6 millions ont voté dimanche, soit un taux d’abstention de 72,6%. De nombreux bureaux de vote sont restés déserts.
Depuis Bogota, où il vit en exil, l’opposant Julio Borges, ancien président du Parlement, s’est insurgé contre les conditions du scrutin.

Maduro doit entamer un nouveau mandat présidentiel de six ans le 10 janvier en conséquence de sa victoire à l’élection présidentielle du 20 mai, dont le résultat n’a pas été reconnu par les Etats-Unis, l’Union européenne et la plupart des pays d’Amérique latine.Les élections municipales se sont tenues dans un contexte économique désastreux pour le Venezuela, miné par une inflation galopante, les pénuries et la cherté de la vie, en particulier pour les produits alimentaires et les médicaments.
Au moins 2,3 millions de Vénézuéliens ont quitté le pays depuis 2015.

Source : AFP



Les Péruviens approuvent massivement par référendum trois réformes anti-corruption

Les Péruviens ont approuvé massivement par référendum trois réformes constitutionnelles anti-corruption proposées par le président Martin Vizcarra, dont l’interdiction de réélire les membres actuels du Congrès en 2021.

Deux autres réformes, sur le mode de désignation des juges et le financement des partis politiques, ont aussi été largement approuvées.
En revanche, les électeurs ont refusé de rétablir un système bicaméral.

Ces résultats sont une victoire pour le président, ingénieur de 55 ans quasiment inconnu lorsqu’il a succédé il y a quelques mois à Pedro Pablo Kuczynski. Ce dernier avait démissionné fin mars, accusé d’avoir menti sur ses liens avec le géant brésilien du BTP Odebrecht, au cœur d’un vaste scandale de corruption qui ébranle une partie de la classe politique d’Amérique latine.

Les quatre derniers présidents du pays sont dans le collimateur de la justice péruvienne dans ce scandale.
M. Vizcarra avait présenté ses propositions de réformes fin juillet après un scandale frappant l’institution judiciaire qui avait entraîné de multiples démissions.

Signe de la situation de la classe politique nationale : sur les 30 candidats au deuxième tour d’élections de gouverneurs tenues également dimanche dans 15 des 25 régions du pays, 18 faisaient l’objet d’enquêtes judiciaires susceptibles de les conduire en prison.

Source : AFP



Le Chili refuse de signer le pacte de l’Onu sur les migrations

Le Chili s’est ajouté dimanche à la liste des pays qui refusent de signer le Pacte mondial sur les migrations des Nations unies. Selon le président Sebastian Piñera, “l’immigration n’est pas un droit de l’homme. Les Etats ont le droit de déterminer les critères d’accueil des ressortissants étrangers”.

La population du Chili a été multipliée par cinq au cours des 30 dernières années, période pendant laquelle le pays a accueilli de nombreux réfugiés en provenance du Venezuela, de Haïti, de République dominicaine et de Colombie.

Le durcissement de la politique migratoire est une promesse de campagne de Sebastian Piñera, dont le gouvernement de centre-droit est arrivé au pouvoir en mars dernier.
Le Pacte sur les migrations a été validé en juillet dernier par l’ensemble des pays membres de l’Onu sauf les Etats-Unis.

Mais plusieurs pays, comme Israël, l’Australie, la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie, la Bulgarie, l’Autriche et la Pologne ont depuis annoncé qu’ils ne le signeraient pas.
Le texte, qui n’est pas contraignant, recense 23 objectifs de coopération, des ambitions communes et responsabilités partagées en matière de migrations.

Il précise noir sur blanc que chaque Etat est libre de décider qui il souhaite accueillir, ce qui n’a pas empêché de nombreux responsables de droite et d’extrême droite, y compris en France, de le présenter comme un encouragement à l’immigration massive.

Source : Reuters



“Il n’y a pas d’argent, pourquoi organiser un G20 ?” : les Argentins se sont mobilisés dans le calme

“Non au G20”, “non au FMI”, “Trump dehors”, des dizaines de milliers d’Argentins se sont mobilisés le 30 novembre, dans le calme, dans le centre de Buenos Aires à quelques kilomètres du sommet des chefs d’Etat du G20.

Les violences redoutées n’ont finalement pas eu lieu et la manifestation s’est dispersée sans incident, a constaté l’AFP. Plus de 20.000 policiers ont été mobilisés pour cette réunion qui s’est tenue dans une capitale transformée en camp retranché.

“L’Argentine est une colonie, de différentes manières, les puissances veulent décider pour nous, pour notre futur. Ici, c’est le FMI qui gouverne. Ça suffit”, se lamente Hector Aguirre, 50 ans, chômeur et militant du MST, le Mouvement socialiste des travailleurs.

Submergé par deux crises monétaires en 2018, l’Argentine a appelé le FMI à la rescousse, pour obtenir un prêt de 57 milliards de dollars. Dans une Argentine minée par l’inflation annuelle, une récession, les licenciements, la tension sociale grandit. Deux grèves générales ont paralysé le pays et nombre de manifestations se sont terminées par des affrontements avec la police.

Source : AFP



Nicaragua : journalistes et médias d’opposition dénoncent les attaques du pouvoir

Journalistes et médias d’opposition au Nicaragua dénoncent les arrestations, le harcèlement et les menaces du pouvoir qui se fait de plus en plus pressant pour “réduire la liberté d’expression”, selon les organisations de défense des droits de l’homme et de la liberté de la presse.

Le gouvernement s’en est pris aux médias indépendants dès le début des manifestations contre le président Daniel Ortega, le 18 avril dernier. Cependant, les attaques se font de plus en vives avec des agressions, des menaces et du harcèlement policier.

Depuis début décembre, les émissions de la station de radio d’opposition Radio Darío, dont le siège est à Leon (nord-ouest), ont cessé en raison d’une intervention de la police. Le même jour, le directeur de la chaîne de télévision 100% Noticias, Miguel Mora, a été accusé d'”incitation à la haine et à la violence”.

Incendiée le 20 avril, Radio Dario avait trouvé de nouveaux locaux mais ceux-ci ont été investis début décembre par la police qui a saisi le matériel après avoir assiégé la radio en menaçant pendant plus de trois heures d’enfoncer les portes.

Le 30 novembre dernier, encore à Leon, c’est la radio d’opposition Radio Mi Voz qui a été forcée d’interrompre ses émissions en raison du harcèlement de la police, selon son propriétaire Alvaro Montalvan, qui avait lui-même été interpellé quelques jours auparavant et placé en garde à vue.

De son côté, le patron de 100% Noticias est visé par une plainte pour “incitation à la haine et à la violence” par les proches d’un policier et d’un fonctionnaire municipal de Carazo (côte pacifique), tués durant les affrontements entre opposants et partisans du régime.

La presse et les journalistes ont été la cible de plus de 420 agressions, actes de censure ou menaces de la part des forces de police ou des paramilitaires en six mois de crise politique au Nicaragua, a dénoncé le mois dernier la Fondation Violeta Barrios de Chamorro (FVBCH) de défense des droits de l’homme.

Les journalistes de province sont les plus exposés et nombre d’entre eux ont choisi l’exil, selon les organisations de défense de liberté de la presse.
Parmi les 325 personnes tuées lors des violences politiques figure notamment le journaliste Angel Gahona, tué d’une balle en pleine poitrine alors qu’il couvrait des manifestations.

Source : AFP



En Colombie, le narcotrafic a pris l’accent mexicain

Des hors-bords transportent des dizaines de bidons d’essence jusqu’aux laboratoires de fabrication de cocaïne, dans la jungle du Pacifique colombien, où des Mexicains supervisent désormais les expéditions vers les Etats-Unis.
Le narcotrafic ne cède pas, en dépit de l’offensive militaire.

Peu osent parler de la présence des trafiquants mexicains, et seulement à mots couverts. La plupart du temps, le silence est la règle entre les masures de bois qui longent les berges du Mira et du Mataje, fleuves du Nariño, département du sud-ouest de la Colombie.

Avec l’accord de paix de 2016, l’ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) a déposé les armes et quitté ce secteur, majoritairement peuplé d’Indiens et de Noirs, qu’elle a contrôlé pendant des décennies.

Depuis, les Mexicains ne se contentent plus d’attendre la drogue, ils se sont réorganisés.
Les célèbres cartels Sinaloa et Jalisco Nueva Generacion ont envoyé leurs propres émissaires tandis que les groupes armés se disputaient le contrôle des routes de la drogue.

“Ils viennent et ils vérifient le chlorhydrate de cocaïne, sa pureté”, précise le général Jorge Isaac Hoyos, commandant de la Force conjointe Hercules de l’armée de terre, dans le port de Tumaco, chef-lieu du Nariño et municipalité comptant les plus importantes plantations de coca du monde.

Mais “les Colombiens détiennent la structure du narcotrafic”, ajoute cet officier qui dirige l’offensive anti-drogue. Dans la base navale de Tumaco, sont entreposés les submersibles utilisés pour expédier la cocaïne et saisis lors d’opérations qui mobilisent des milliers de soldats.

La lutte a été amplifiée face au record de 171.000 hectares de cultures illicites atteint l’an dernier en Colombie, avec un potentiel de production de cocaïne grimpant à 1.379 tonnes, selon l’ONU.
Le déploiement des forces militaires est visible dans les rues de Tumaco. Mais au cœur de la jungle, où les plantations de coca abondent, la présence de l’Etat est à peine perceptible.

Le long des 1.300 km du littoral pacifique opèrent des guérilleros de l’Armée de libération nationale (ELN), des dissidents des Farc et des gangs formés par d’anciens paramilitaires d’extrême-droite démobilisés en 2006. Ces groupes armés s’affrontent violemment pour contrôler un territoire qui concentre 39% des narco-plantations du pays.

L’arrivée des hommes des cartels mexicains correspond à la nécessité d'”assurer le flux de cocaïne”, explique Jeremy McDermott d’Insight Crime, institut de recherche sur le crime organisé en Amérique. Leurs associés sont morts, emprisonnés ou cachés. Ils ont donc envoyé des acheteurs en Colombie”, ajoute-t-il.

En outre, les narcos colombiens refusent de leur vendre pour les Etats-Unis, premier consommateur de cocaïne du monde à 25.000 dollars le kilo. Ils préfèrent des marchés plus rentables tels que l’Europe, l’Océanie et l’Asie.

Selon cet expert, “les Colombiens ont cédé le marché américain aux Mexicains parce que pour 25.000 dollars, cela n’en vaut pas la peine, vu le risque élevé”.
Selon l’agence anti-drogue américaine (DEA), 84% de la cocaïne entrée l’an dernier aux Etats-Unis est arrivé par le Pacifique.

En Colombie, selon M. McDermott, les émissaires des cartels mexicains se déplacent dans les hors-bords ou les submersibles qui transportent la drogue vers l’Amérique centrale ou les Etats-Unis.

La violence et la peur empirent.
La violence a provoqué le déplacement de 7.800 personnes dans le Pacifique jusqu’à novembre de cette année, contre 3.900 en 2017.

Et 40% des 343 leaders communautaires et militants des droits assassinés en Colombie depuis janvier sont tombés dans cette région, selon le Défenseur du peuple, chargé de la protection des droits humains dans le pays.

“L’argent que manipulent les cartels mexicains attire les acteurs armés, mais aussi les leaders sociaux”, déplore un représentant communautaire de Guapi. Et un leader corrompu, souligne-t-il, “est beaucoup plus dangereux que les acteurs armés eux-mêmes car il sait comment tout fonctionne (…) Cela fait que le danger est plus grand et la cruauté incommensurable”.

Source : AFP



Six policiers tués dans une fusillade dans l’ouest du Mexique

Six officiers de police ont été tués par balles début décembre dans la province de Jalisco, dans l’ouest du Mexique, ont annoncé les autorités, l’une des attaques les plus meurtrières contre les forces de sécurité depuis plusieurs mois, deux jours après l’investiture du nouveau président Andres Manuel Lopez Obrador.

Une porte-parole du parquet a déclaré que l’identité des meurtriers n’avait pas été établie avec certitude, mais qu’il s’agissait du territoire de l’un des cartels les plus puissants du Mexique, le cartel Nouvelle génération de Jalisco.

Andres Manuel Lopez Obrador a déclaré que la sécurité serait sa priorité numéro un.
Plus de 25.000 meurtres, un record, ont été enregistrés au Mexique l’an dernier, et plus de 10.000 pendant la seule période de transition, entre juillet et octobre, soit les quatre mois les plus sanglants dans le pays depuis au moins 1997.

Source : Reuters



Commission d’enquête au Mexique sur les étudiants disparus

Le nouveau président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, a signé début décembre un décret mettant en place une commission chargée de déterminer ce qui est arrivé en 2014 à 43 étudiants portés disparus et présumés morts.

“C’est une affaire d’Etat”, a dit Lopez Obrador, président de gauche investi dans ses fonctions début décembre.
“L’enquête doit pouvoir cibler tous les membres du gouvernement, toute personne impliquée”, a-t-il dit, “y compris des membres de l’armée susceptibles d’avoir été impliqués”.

Le ministère mexicain des Affaires étrangères a invité des organisations internationales à prendre part aux travaux de la commission d’enquête, y compris les Nations unies, qui pourront disposer d’observateurs, ainsi que la Commission inter-américaine des droits de l’homme, qui sera chargée de gérer un groupe d’enquêteurs indépendants.

Selon le précédent gouvernement, les étudiants, qui suivaient une formation au métier d’enseignant à Ayotzinapa, dans l’Etat du Guerrero (sud-ouest du Mexique), ont été emmenés par des policiers corrompus qui les ont livrés à des gangsters, lesquels les ont assassinés et ont brûlé leurs corps dans une décharge.

Mais dans un rapport rendu public en 2015, des experts internationaux ont pointé des failles importantes dans l’enquête des autorités et rejeté l’affirmation centrale selon laquelle les victimes ont été incinérées dans une décharge.

Source : Reuters



La première femme élue maire de Mexico prend ses fonctions

La première femme élue maire de Mexico a été investie début décembre pour un mandat de six ans à la tête de cette ville, l’une des plus grandes du monde, dans un pays réputé machiste.
Claudia Sheinbaum, une scientifique de l’environnement de 56 ans, s’est imposée sur une ligne anti-establishment, comme son mentor, le nouveau président Andres Manuel Lopez Obrador.

Elle a repris dans son discours d’intronisation la rhétorique anti-corruption de “AMLO”.
Elle s’est engagée à mettre fin à “la privatisation des espaces publics” et aux amendes ou taxes excessives dans cette ville aux 8 millions d’habitants (20 millions d’habitants en incluant la périphérie).

Source : AFP



Le gouvernement mexicain annonce la vente de l’avion présidentiel

Le gouvernement mexicain a annoncé début décembre la vente de l’avion présidentiel.
L’achat de l’avion présidentiel, un Boeing Dreamliner 787-8, par le gouvernement de Felipe Calderón (2006-2012) avait coûté un peu plus de 218 millions de dollars.

Lopez Obrador avait annoncé durant sa campagne qu’il n’utiliserait pas l’avion présidentiel, et qu’en tant que chef de l’État il emprunterait des vols commerciaux.

Le secrétaire d’État aux Finances, Carlos Urzua, a par ailleurs annoncé que 60 avions et 70 hélicoptères appartenant au gouvernement seraient également mis en vente prochainement.

Source : AFP



Mexique : le consulat américain de Guadalajara visé par une attaque à l’explosif

Un engin explosif a visé dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre le consulat américain de Guadalajara, à l’ouest du Mexique, sans faire de victime et provoquant des dégâts légers.
L’explosion a eu lieu quelques heures avant l’investiture à Mexico du nouveau président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador.

Dans une vidéo qui a circulé ces derniers jours sur les réseaux sociaux, un individu avertissait d’une attaque contre le bâtiment de la part du cartel de Jalisco Nouvelle Génération, l’une des principales cibles des opérations anti-drogue américaines.

Le cartel de Jalisco Nouvelle Génération, dont le fief est situé dans cet Etat de Jalisco (ouest), a connu une ascension fulgurante au cours des dernières années pour devenir l’un des plus puissants du Mexique.

Source : AFP



Caravane de migrants : l’OIM fournit une aide aux candidats au retour

Depuis le début du mois de novembre, l’Agence des Nations Unies pour les migrations (OIM) continue de faciliter le retour volontaire et en toute sécurité de centaines de Centraméricains faisant partie des caravanes de migrants se rendant aux États-Unis à travers le territoire mexicain.

L’Agence onusienne coordonne la mise en place de moyens de transport sûrs et dignes.
Depuis 1979, l’OIM indique avoir aidé 1,5 million de migrants à retourner dans leur pays d’origine ou de résidence par le biais de ses programmes de retour volontaire.

Source : ONU



La caravane des migrants se disloque au Mexique, faute d’entrer aux États-Unis

Les migrants partis du Honduras mi-octobre pour aller aux États-Unis se dispersent désormais à Tijuana (nord-ouest du Mexique), quelque 2.500 d’entre eux seulement étant encore localisés sur les plus de 6.000 arrivés à la frontière américaine, selon un décompte officiel annoncé début décembre à l’AFP.

Pendant plus de deux semaines, près de 6.000 migrants, la plupart des familles honduriennes, ont été hébergés dans un centre sportif par les autorités de Tijuana, dans un quartier excentré, à quelques mètres du mur frontalier.

Mais les fortes pluies et les basses températures qui ont frappé la ville ont aggravé les infections respiratoires. Et les autorités ont dû transférer les migrants vers un nouvel abri, traversé par des courants d’air glacials. Quelque 2.000 migrants s’y trouvaient, a dit début décembre à l’AFP Mario Osuna, chargé des Affaires sociales à la mairie de Tijuana.

Mais environ 500 autres sont restés à proximité du premier camp, désormais fermé, et dorment à même la rue, de même source. Ils craignent que les autorités les privent de liberté dans le nouveau refuge ou les expulsent.

Le reste des migrants, c’est-à-dire environ 3.500, “nous ignorons où ils se trouvent”, a dit Mario Osuna. “Beaucoup ne sont pas venus à ce refuge. Ils ont préféré chercher leur chemin, à Tijuana, ou passer de l’autre côté”, aux États-Unis, avec l’aide de passeur, a estimé Darwin Martinez, un Hondurien de 28 ans.

Fin novembre, les forces de l’ordre des Etats-Unis ont repoussé quelque 500 migrants qui tentaient de traverser le mur frontalier, en faisant usage de gaz lacrymogènes. Cet épisode a traumatisé de nombreux migrants, qui se sont résignés à retourner dans leur pays d’origine ou à s’installer au Mexique.

Quelque 2.250 d’entre eux se sont inscrits à un programme spécifique qui délivre des visas humanitaires pour résider au Mexique, ainsi que l’accès à la sécurité sociale et à des emplois légaux. L’examen d’un dossier peut cependant durer plusieurs semaines et jusqu’à présent, seule une poignée occupent un emploi, selon les chiffres officiels.

Source : AFP



Un travail au Mexique, un “autre rêve” devient réalité pour certains migrants de la caravane

Tout compte fait, l’objectif de Denny, Hondurien, n’était pas vraiment les États-Unis. Ce qu’il voulait, “c’est une vie meilleure, loin de l’insécurité de son pays, avec la possibilité d’avoir un travail et de vivre autrement”, déclare ce migrant hondurien de la caravane.

Le rêve américain a poussé des milliers de Centraméricains à parcourir plus de 4.000 kilomètres pour atteindre la ville de Tijuana, au nord-ouest du Mexique, mais la fatigue et surtout la déception de ne pouvoir franchir la frontière américaine a convaincu certains d’entre eux, comme lui, à modifier leur plan.

Certains ont ainsi accepté un travail local, proposé lors d’une “foire de l’emploi”, où les autorités mexicaines leur ont aussi fourni un visa humanitaire et un accès à la sécurité sociale.

Source : AFP


L’application du décret de Trump sur le droit d’asile suspendue
La cour d’appel de San Francisco a rejeté vendredi une demande de l’administration américaine visant à autoriser l’application d’un décret sur le droit d’asile signé le mois dernier par Donald Trump et aussitôt contesté en justice.

Le président américain, qui a fait de l’immigration une question centrale de son mandat, a signé début novembre un décret interdisant aux immigrés arrivés clandestinement aux Etats-Unis d’y demander l’asile.

Donald Trump a pris cette mesure face à l’afflux de milliers de migrants centraméricains qui se dirigent en “caravane” vers les Etats-Unis.
Trois mouvements de défense des droits civiques ont aussitôt saisi le tribunal fédéral de San Francisco pour contester le décret et ont obtenu une injonction suspensive.

Source : Reuters



Trump dit s’attendre à un afflux massif de migrants en Arizona

Donald Trump a déclaré jeudi soir que l’Arizona, l’un des Etats américains frontaliers du Mexique, se préparait à un afflux massif de migrants au niveau d’une zone qui n’est pas protégée par une clôture.

Le président, qui n’a pas apporté de preuve de ses dires, a demandé aux démocrates de soutenir le financement d’un mur à la frontière, dont il demande la construction depuis son arrivée à la Maison blanche. La présidence a officiellement demandé la semaine dernière au Pentagone de prolonger le déploiement de soldats à la frontière mexicaine jusqu’à la fin janvier.

Source : Reuters



Des migrants de la caravane entrent aux Etats-Unis

Des migrants centraméricains bloqués au Mexique à la frontière avec les USA ont franchi début décembre la clôture séparant les deux pays malgré le risque très élevé d’être jetés en prison.
Depuis la mi-octobre, des milliers de personnes vivant en Amérique centrale, originaires pour la plupart du Honduras, se dirigent en caravane vers le nord en direction des États-Unis.

Pour les empêcher d’entrer, Donald Trump a envoyé l’armée à la frontière et tenté de modifier la procédure d’asile en exigeant que les demandeurs d’asile restent au Mexique le temps que leurs dossiers soient instruits. Ce projet de réforme du président américain a été rejeté par les tribunaux américains.

Épuisés et à bout, les migrants de la caravane s’entassent dans des camps sordides à la frontière du côté de Tijuana, ville de Basse-Californie qui fait face à San Diego en Californie.
Las d’attendre, un certain nombre d’entre eux ont donc choisi de contourner la procédure légale et de tenter une entrée illégale à la tombée de la nuit.

Les personnes qui se sont faufilées à travers la clôture ont été rapidement récupérées par la police des frontières. Certains sont probablement des réfugiés économiques dont la demande d’asile sera sans doute refusée, mais d’autres évoquent des menaces de mort reçues pour des motifs politiques dans une région troublée par des décennies d’instabilité et de violences.

Source : Reuters


Les contacts russes de l’équipe du candidat Trump désormais indéniables
“Non, non personne de ma connaissance” : en février 2017, le nouveau président américain Donald Trump niait tout contact entre son entourage et Moscou. Depuis, le procureur spécial Robert Mueller a, par petites touches, fait apparaître une toute autre réalité.

Directeur de campagne, conseillers diplomatiques, avocat personnel… Des Russes ont communiqué avec une dizaine de proches du milliardaire républicain, et ce dès 2015, a révélé Robert Mueller au fil de centaines de pages de documents judiciaires.

Il n’est pas inhabituel pour un candidat d’être en contact avec des puissances étrangères, mais généralement les échanges portent sur des sujets diplomatiques. Or, ceux noués par l’équipe Trump et la Russie portaient sur ses affaires et sur la politique.

Cela ne suffit pas à prouver qu’il y a eu une entente illégale entre le magnat de l’immobilier et le Kremlin –objet notamment de l’enquête du procureur Mueller–, mais cela met à bas la ligne de défense initiale de Donald Trump.

Les Russes ont misé sur le candidat républicain bien avant qu’il ne soit investi par son parti, a révélé vendredi le procureur spécial. Michael Cohen, alors avocat personnel de Donald Trump, a été sollicité dès novembre 2015 par un Russe se présentant comme “une personne de confiance” du gouvernement qui lui a proposé de créer une “synergie politique”.

Si Michael Cohen n’a pas mordu à cet hameçon, c’est parce qu’il était déjà en contact avec des officiels russes au sujet d’un investissement à Moscou.
Un vieux projet de Trump Tower dans la capitale russe, mis en sommeil, avait été relancé en juillet 2015.

Les Russes ont suscité l’intérêt d’autres proches du candidat républicain, en promettant de leur livrer des informations compromettantes sur sa rivale démocrate Hillary Clinton.
Et pendant la campagne, l’ambassadeur de Russie aux Etats-Unis Sergueï Kisliak avait noué des relations dans les cercles républicains.

Paul Manafort, qui a dirigé pendant deux mois l’équipe de campagne de Donald Trump, avait auparavant gagné des millions de dollars en tant que lobbyiste au service de l’ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch, soutenu par Moscou.

Il avait pour associé un Russe, soupçonné par les Etats-Unis d’être lié aux services de renseignement de Moscou.
Un autre ancien conseiller diplomatique de Donald Trump, Carter Page, a eu des contacts répétés, durant plusieurs années, avec des Russes parfois liés au renseignement russe.

Source : AFP



Peine de prison requise contre l’ancien avocat de Trump ; Trump redemande l’arrêt de “l’enquête russe”

Le parquet fédéral de Manhattan, à New York, a demandé vendredi à la justice américaine de condamner Michael Cohen, ancien avocat personnel de Donald Trump, à une “peine d’emprisonnement substantielle” pour avoir acheté le silence de l’actrice de films pornographiques Stormy Daniels et pour fraude fiscale.

Michael Cohen, qui coopère avec l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur une possible collusion entre la Russie et l’équipe de campagne électorale de Trump en 2016, a plaidé coupable en août des accusations portées contre lui.
L’ancien avocat du président avait alors déclaré avoir organisé des paiements sur ordre de Donald Trump avant l’élection présidentielle de 2016 pour réduire au silence deux femmes, dont Stormy Daniels, qui disaient avoir eu une liaison avec le candidat républicain.

Dans le cadre d’une autre affaire, Michael Cohen a plaidé coupable la semaine dernière d’avoir menti au Congrès à propos de discussions sur la construction d’un gratte-ciel proposé par la Trump Organization à Moscou.
Selon les documents de justice transmis vendredi par les services de Mueller, Michael Cohen a fourni des informations sur des tentatives de ressortissants russes de contacter la campagne Trump.

Trump qualifie l’enquête de Mueller de “chasse aux sorcières” et a à plusieurs reprises nié tout acte répréhensible. La Russie a nié s’être ingérée dans l’élection présidentielle américaine de 2016.
Il a demandé une nouvelle fois, samedi, que l’enquête russe soit abandonnée.

Le président américain a accusé vendredi via Twitter les enquêteurs fédéraux de conflits d’intérêts, sans apporter de preuve de ses dires.
Le bureau de Robert Mueller a poursuivi ou fait condamner une vingtaine de ressortissants et d’entités russes, ainsi que plusieurs associés de Trump.

Source : Reuters



La fédération US de gymnastique se déclare en faillite

La fédération américaine de gymnastique s’est déclarée mercredi en état de faillite. Cette fédération, traditionnellement grande pourvoyeuse de médailles olympiques pour les Etats-Unis n’a pas été capable de surmonter le scandale provoqué par la révélation des centaines de viols commis sur de jeunes gymnastes par son ancien médecin sportif, Larry Nassar.

Si ce dernier a déjà été condamné à plus de 300 années de prison, la fédération est confrontée à d’innombrables demandes d’indemnisation provenant de victimes qui lui reprochent son inaction.

Source : Reuters



Donald Trump veut relancer la filière électrique au charbon

Le gouvernement américain a proposé jeudi d’abroger la mesure prise pendant la présidence de Barack Obama pour limiter les émissions de gaz à effet de serre des nouvelles centrales électriques au charbon, ce qui pourrait relancer la filière.

D’après le gouvernement, deux centrales au charbon seulement doivent être construites au cours des quatre prochaines années. Le gaz naturel est devenu plus rentable, mais l’abrogation des règles en vigueur pourrait changer la donne.

Source : Reuters



L’Amérique unie le temps d’un adieu solennel au président Bush père

Le président Donald Trump et quatre de ses prédécesseurs à la Maison Blanche ont assisté ensemble début décembre aux obsèques d’Etat de George H.W. Bush, offrant une rare image d’unité dans une Amérique divisée.
Plusieurs dignitaires étrangers faisaient partie des invités.

Donald Trump, depuis le décès le 30 novembre à 94 ans de George H.W. Bush, 41e président américain, multiplie les signes de respect.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a observé une minute de silence.

Issu d’une riche famille de la Nouvelle-Angleterre, M. Bush fut le dernier président américain (1989-1993) de la Guerre froide et mena la coalition internationale pendant la guerre du Golfe. Puis il fut nettement battu en 1992 par Bill Clinton.

En cette journée de deuil national, où l’heure semblait bien être à l’apaisement, la plupart des administrations et Wall Street étaient fermées. Les votes au Congrès ainsi que les débats à la Cour suprême ont été repoussés.

Une telle trêve est rare dans une actualité politique américaine tendue, où domine un ton acerbe.
Jusqu’à l’aube mercredi, des milliers d’anonymes ont défilé devant la dépouille du 41e président américain au Capitole, siège du Congrès.

Source : AFP



USA : premières inculpations dans le dossier “Panama Papers”

Le parquet fédéral américain a annoncé début décembre avoir inculpé quatre personnes accusées d’avoir pris part pendant plusieurs décennies à un système d’évasion fiscale, révélé par les “Panama Papers”, pour soustraire des fonds au fisc américain. Trois des quatre suspects ont été placés en détention, a ajouté le parquet, tandis qu’un quatrième suspect est en fuite.

Il s’agit des premières poursuites pénales engagées aux Etats-Unis en lien avec le cabinet d’avocats “offshore” Mossack Fonseca, basé au Panama, soupçonné d’avoir aidé pendant des décennies particuliers et sociétés à soustraire des fonds au fisc de leur pays d’origine, un système d’évasion fiscale révélé par les “Panama Papers”.

Ramses Owens, 50 ans, Dirk Brauer, 54 ans, et Richard Gaffey, 74 ans, sont accusés d’avoir aidé des clients du cabinet d’avocats à dissimuler des actifs, des investissements et des revenus aux autorités fiscales américaines de 2000 à 2017 à l’aide de compagnies écrans. Harald Joachim von der Goltz est l’un de ses clients, écrivent les procureurs.

Source : Reuters



L’Alaska secoué par un puissant tremblement de terre, de nombreux dégâts

Routes effondrées, bâtiments fissurés, étagères et placards vidés de leur contenu : un puissant tremblement de terre, d’une magnitude évaluée à 7.0, a secoué le 30 novembre au matin le sud de l’Alaska, créant un début de panique à Anchorage, la principale ville de cet Etat américain pourtant habitué aux séismes. Aucun mort mais plusieurs blessés.

Source : AFP



Trump, Trudeau et Peña Nieto signent le nouvel accord commercial nord-américain

Le président américain Donald Trump, le Premier ministre canadien Justin Trudeau et le président sortant du Mexique Enrique Peña Nieto ont signé le 30 novembre à Buenos Aires l’Accord États-Unis–Mexique–Canada (AEUMC) qui succède à l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna) en vigueur depuis près d’un quart de siècle.

Cette renégociation de l’Aléna, promise par Trump pendant la campagne présidentielle de 2016, s’inscrit dans sa politique commerciale globale qui vise à réduire les déficits commerciaux des Etats-Unis. C’est le même objectif qui préside à leurs relations avec la Chine.

Aux yeux de Trump, l’Aléna incitait les entreprises états-uniennes à délocaliser leur production au Mexique. Il a assuré le 30 novembre que l’AEUMC permettrait de relocaliser ces emplois perdus, notamment dans le secteur automobile.

Après plus d’un an de négociations souvent houleuses, les Etats-Unis et le Canada sont parvenus fin septembre à un compromis qui a permis de sauver la zone de libre-échange tripartite.
Les objections de Washington aux mesures de protection du marché canadien pour les produits laitiers ont constitué l’une des principales sources de tension durant la négociation.

Source : Reuters



Canada : manifestations de francophones contre le gouvernement d’Ontario

Quelques milliers de francophones ont manifesté début décembre à travers l’Ontario pour protester contre la décision du gouvernement de cette province, la plus riche et la plus peuplée du Canada, d’annuler la construction d’une première université entièrement en langue française.

Ils dénoncent l’annulation, pour des raisons budgétaires, de la construction de la première université francophone en Ontario, ainsi que la suppression de subventions à des troupes de théâtre de langue française. “Clairement, ces décisions sont inacceptables”, a regretté auprès de l’AFP la ministre fédérale des Langues officielles, Mélanie Joly, venue manifester à Ottawa.

Attendue depuis longtemps par les quelques 600.000 francophones de la province (4% de la population), cette université de 3.000 étudiants devait voir le jour dès 2020 à Toronto, capitale de l’Ontario et métropole économique du Canada.

Mais les conservateurs du Premier ministre de la province Doug Ford, régulièrement décrit comme un “mini-Trump”, ont enterré le projet mi-novembre, en invoquant des contraintes budgétaires : l’Ontario, qui affiche un déficit de quelque 15 milliards de dollars, va ainsi économiser 80 millions de dollars sur sept ans.

Le gouvernement fédéral de Justin Trudeau, qui a vertement critiqué les autorités d’Ontario, se tient prêt à financer à hauteur de 50% ce projet d’université, si la province devait revenir sur sa décision, a relevé la ministre Joly.

Pour nombre de francophones (8 millions de personnes sur 37 millions de Canadiens), ces mesures ont été vécues comme des “attaques” à l’encontre de “l’un des deux peuples fondateurs” du Canada, pays officiellement bilingue français-anglais.

Cette affaire a rappelé la fragilité du français dans un océan nord-américain anglophone et les batailles passées pour défendre son usage et son statut de langue officielle.
En 2016, l’Ontario avait présenté des excuses à sa minorité francophone pour avoir interdit de 1912 à 1927 l’enseignement en français dans les écoles primaires de cette province.

Source : AFP



Coup d’envoi de l’internet mobile à Cuba, mais à des prix élevés

Cuba est devenu jeudi l’un des derniers pays au monde à activer l’internet sur les téléphones mobiles, une mesure très attendue par les habitants, mais beaucoup d’entre eux n’auront sans doute pas les moyens de se payer ce service.

“Nous continuons d’avancer dans l’informatisation de la société”, s’est félicité sur Twitter le président Miguel Diaz-Canel, qui avait profité de son déplacement en septembre à New York, à l’occasion de l’assemblée générale de l’ONU, pour rencontrer les dirigeants de plusieurs géants de l’internet comme Google, AirBnB et Twitter.

Le président, qui a succédé en avril à Raul Castro, était devenu début octobre le premier chef d’Etat cubain à ouvrir son compte Twitter.
Cuba, soumis à un embargo économique des Etats-Unis depuis 1962, avait signé fin 2016 un accord avec Google pour une connexion plus rapide aux contenus en ligne du géant américain.

L’accès à internet reste pourtant très limité, lent et d’un coût élevé à domicile. La plupart des habitants n’ont donc pas d’autre choix que de se connecter aux quelque 1.200 points wifi publics, au prix d’un dollar par heure. Il existe aussi 670 cafés internet, selon les chiffres officiels.

Et la demande est forte, dans le pays : plus de deux millions de Cubains vivent à l’étranger et leurs familles veulent pouvoir rester facilement en contact avec eux. Souvent, ce sont d’ailleurs ces émigrés qui financent les coûts de connexion de leurs proches restés sur l’île, afin de pouvoir leur envoyer des mails ou parler avec eux par vidéo.

Source : AFP




AFRIQUE

Soudan du Sud : le Conseil de sécurité condamne fermement les actes odieux de violence sexuelle
Le Conseil de sécurité a condamné samedi avec la plus grande fermeté les actes odieux de violence sexuelle et sexiste perpétrés contre des femmes près de Bentiu, dans le nord du Soudan du Sud, au cours des dernières semaines.

Selon les informations reçues, plus de 150 femmes et filles ont été agressées par des hommes armés en tenue militaire et civile dans des zones contrôlées par le gouvernement dans le comté de Rubkona.

Ils ont appelé le Gouvernement sud-soudanais à condamner les attaques, à rompre le cycle de l’impunité pour les violences sexuelles et sexistes et à veiller à ce qu’une enquête soit menée dans son intégralité, afin que les auteurs soient tenus responsables.

Les membres du Conseil de sécurité ont appelé les dirigeants du Sud-Soudan à respecter sans délai tous les accords conclus en vertu des accords de cessation des hostilités, notamment à s’abstenir de toute attaque contre la population civile et à s’abstenir de tout acte de viol, d’abus sexuel ou de torture.

Le Conseil de sécurité a réitéré son soutien total à la mission de paix des Nations Unies dans le pays (MINUSS) et à son mandat, consistant à dissuader et à prévenir la violence sexuelle et sexiste dans la mesure de ses moyens et dans les zones de déploiement.

Source : ONU



En RCA, les enfants vivent toujours sous la menace des groupes armés (UNICEF)

Cinq ans après le début du conflit en République centrafricaine (RCA), la vie des enfants est devenue plus difficile et dangereuse pour les enfants du pays où sévissent les groupes armés.
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) note qu’1,5 million d’enfants centrafricains – 2 enfants sur 3 – ont aujourd’hui besoin d’assistance humanitaire.

Et les perspectives ne sont pas rassurantes. Plus de 43.000 enfants de moins de cinq ans devraient être confrontés à un risque extrêmement élevé de décès en 2019 en raison d’une malnutrition aiguë sévère (MAS).

La situation est plus inquiétante parmi les déplacés internes.
« Cette crise a lieu dans l’un des pays les plus pauvres et les moins avancés du monde, et l’un des plus dangereux pour le personnel humanitaire », a déclaré Christine Muhigana, représentante de l’UNICEF en RCA.

La crise en RCA est largement alimentée par les combats opposant une quinzaine de groupes armés pour le contrôle des routes de transhumance du bétail et des terres riches en diamants, or et uranium.

Le plus souvent, les groupes armés ciblent les civils plutôt que de se combattre directement les uns les autres. Ils attaquent les centres de santé, les écoles et leur personnel, les mosquées et les églises, ainsi que les sites où les personnes déplacées ont trouvé refuge.

Conséquences : des milliers d’enfants sont piégés au sein de groupes armés et victimes de violences sexuelles. « Pratiquement tous les enfants ont besoin d’être protégés contre les groupes armés qui contrôlent désormais les 4/5e du pays », souligne l’UNICEF.

Des milliers de familles centrafricaines terrifiées par les affrontements et les attaques ont chassées de chez elles. Fin septembre, près de 643.000 personnes – dont au moins la moitié sont des enfants – étaient déplacées en RCA et plus de 573.000 avaient cherché refuge dans les pays voisins. « Un enfant sur quatre est soit déplacé, soit réfugié », a ajouté Mme Muhigana.

L’insécurité en RCA n’épargne pas les organismes d’aide.
« En 2017, la Centrafrique était le quatrième pays le plus dangereux pour les humanitaires, après le Soudan du Sud, la Syrie et l’Afghanistan », a déclaré Marixie Mercado, auteure principale du rapport UNICEF.

Malgré cette insécurité, l’UNICEF s’efforce de venir en aide aux enfants.
En dépit de l’aggravation de la crise en RCA, le financement et l’attention de la communauté internationale sont extrêmement faibles. Seulement 44% des 56,5 millions de dollars de l’appel de fonds de l’UNICEF pour la Centrafrique pour 2018 étaient financés à la fin octobre.

Source : ONU



Dix-huit civils tués dans l’est de la RDC

Dix-huit civils ont été tués jeudi soir dans deux attaques menées près de la ville de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Selon un responsable local, Kizito Bin Hangi, ces attaques ont été menées par des miliciens des Forces démocratiques alliées, un groupe d’islamistes ougandais qui opère dans la région.

C’est dans cette région que s’est déclarée en août dernier une épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui a fait jusqu’ici 273 morts. Les attaques de groupes armés et la résistance opposée par certaines communautés nuisent au travail des équipes médicales sur place.

Source : Reuters


Elections en RDC : l’opposant Fayulu à Beni, entre massacres et Ebola
Le candidat d’opposition Martin Fayulu a lancé mercredi sa campagne hors Kinshasa dans l’une des zones les plus dangereuses de la République démocratique du Congo, la ville de Beni (est) prise entre une épidémie d’Ebola et des tueries de civils attribuées à un mystérieux groupe armé.

Des milliers de personnes se sont rassemblées autour du petit aéroport de Mavivi à l’arrivée de l’avion de M. Fayulu en provenance de Kinshasa et Goma en fin d’après-midi, a constaté un correspondant de l’AFP.

Il a promis en cas d’élection de déménager un grand camp militaire de Kinshasa à Beni pour renforcer la sécurité dans la région.
Des centaines de civils ont été victimes depuis octobre 2014 de tueries attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la région de Beni.

L’armée congolaise et les Casques bleus de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) ont lancé une opération conjointe contre les ADF le mois dernier.
Sept Casques bleus ont été tués mi-novembre, 13 blessés, et 2 sont portés disparus, selon la Monusco. L’armée congolaise a aussi enregistré des pertes.

Historiquement des rebelles ougandais musulmans repliés dans l’est de la RDC à la fin des années 90, les ADF ne revendiquent rien ni n’affichent aucun leader. L’élection du 23 décembre doit désigner le successeur du président Kabila au pouvoir depuis 2001. Au total 21 candidats sont inscrits. Des élections législatives et provinciales sont prévues le même jour.

Source : AFP



La RD Congo triple les prix de trois minéraux stratégiques

La République démocratique du Congo a déclaré le cobalt matière “stratégique” et a triplé le taux de redevance que les groupes miniers doivent acquitter pour ce composant clé des batteries électriques, a annoncé début décembre le ministre des Mines.

Ce taux est porté à 10%, a indiqué le ministre, Martin Kabwelulu. Le taux de redevance de 10% s’appliquera également au coltan, utilisé pour l’alimentation des appareils électroniques, et au germanium, employé dans la fabrication de transistors.

L’adoption cette année du nouveau code minier a suscité une vive opposition d’investisseurs tels que Glencore et China Molybdenum.
Le Congo est le premier producteur de cuivre d’Afrique et extrait plus de 60% du cobalt mondial.

Les prix du cobalt ont augmenté au cours des deux dernières années, principalement en raison de la demande de voitures électriques, mais ont chuté de plus de 40% depuis mars en raison d’un excédent de produits chimiques à base de cobalt.

Source : Reuters



France : feu vert à l’extradition de François Compaoré vers le Burkina dans l’affaire Zongo

La justice française a autorisé mercredi l’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso, où ce frère de l’ex-président déchu Blaise Compaoré est mis en cause dans l’enquête sur l’assassinat en 1998 du journaliste Norbert Zongo, affaire symbole pour la société civile qui réclame depuis des années “vérité et justice”.

Mais d’autres étapes demeurent avant que François Compaoré ne soit extradé à la demande de son pays. Sa défense a immédiatement indiqué qu’elle allait former un pourvoi en cassation, après cette décision de la cour d’appel de Paris. Pour être effective, une extradition doit aussi faire l’objet d’un décret du gouvernement français.

Alors qu’il enquêtait à l’époque sur la mort de David Ouédraogo – chauffeur de François Compaoré -, le journaliste d’investigation burkinabè Norbert Zongo, 49 ans, et trois personnes qui l’accompagnaient avaient été retrouvés morts calcinés dans leur véhicule le 13 décembre 1998 à Sapouy (sud du Burkina Faso).

Comme l’affaire de l’assassinat de l’ex-président burkinabè Thomas Sankara en 1987, le meurtre de Zongo garde une forte charge symbolique au Burkina, où la société civile a ces dernières années organisé nombre de manifestations et mobilisations pour réclamer la fin de l’impunité concernant la mort de ce journaliste.

Source : AFP



Niger : le HCR salue l’adoption d’une loi protégeant les personnes déplacées dans leur propre pays

Le Niger devient ainsi le premier pays d’Afrique à adopter une loi nationale sur la protection et l’assistance des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDI), conformément à la Convention de Kampala adoptée par l’Union africaine en 2009 et ratifiée par Niamey en 2012.

La loi vise à promouvoir et à renforcer les mesures visant à prévenir, atténuer et éliminer les conditions pouvant entraîner un déplacement interne. Il prévoit également la mise en place d’un cadre légal relatif à la protection contre le déplacement, ainsi que la protection et l’assistance aux personnes déplacées dans leur propre pays.

Plus de 170 000 personnes sont actuellement déplacées à l’intérieur du Niger, principalement dans les régions frontalières de Diffa, Tillabéri et Tahoua. Ce nombre a considérablement augmenté, atteignant 50 000 depuis le début de cette année 2018, en raison de l’insécurité dans les régions frontalières du Mali.

Même si le gouvernement nigérien sera le principal responsable de la fourniture d’une assistance d’urgence et d’une protection efficace des personnes déplacées, le HCR a indiqué qu’il se tiendra prêt, avec la communauté humanitaire, à soutenir les efforts des autorités visant à garantir l’accès à une assistance et à une protection adéquate et à rechercher des solutions durables.

Source : ONU



La commission électorale libyenne dit n’avoir aucun budget

La commission électorale libyenne a réclamé jeudi au gouvernement de lui fournir un financement de près de 25 millions d’euros sans lequel elle dit ne pas être en mesure de préparer le référendum constitutionnel souhaité par la communauté internationale, pas plus que les scrutins ultérieurs.

Le pays traverse une guerre civile depuis 2011 et la chute du colonel Kadhafi. Depuis, le pays a été – et est toujours – en proie à des rivalités politiques, dont la plus nette est la division entre le gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale, basé à Tripoli, et un gouvernement parallèle dans l’est du pays soutenu par le maréchal Khalifa Haftar.

Un projet élaboré par Paris, et qui a reçu le soutien des Nations unies, ambitionnait d’organiser des élections présidentielle et législatives le 10 décembre prochain mais il a été contrarié par les combats qui font rage depuis des semaines à Tripoli et par l’incapacité des deux parlements rivaux à se mettre d’accord.

Au terme d’une conférence internationale de deux jours qui s’est tenue le mois dernier à Palerme, le ministre italien des Affaires étrangères Enzo Moavero a annoncé que les élections libyennes pourraient avoir lieu au printemps prochain.

Source : Reuters

Sahara occidental : les discussions de Genève s’achèvent sans résultat
Les négociations sur le Sahara occidental organisées début décembre à Genève se sont achevées sans autre résultat que la promesse d’une poursuite du dialogue début de 2019, a annoncé l’émissaire de l’Onu Horst Köhler.

Cette rencontre entre ministres des Affaires étrangères algérien, marocain, mauritanien et représentants du Front Polisario était sans précédent depuis 2012.
Les parties se sont “engagées ouvertement et dans un esprit de respect mutuel”, s’est félicité Horst Köhler.

Depuis le cessez-le-feu conclu en 1991, le Maroc administre la partie méridionale du Sahara occidental, qu’il considère comme l’une de ses provinces. Le Front Polisario, qui ne contrôle qu’1/5e de l’ex-territoire espagnol, réclame la tenue d’un référendum d’autodétermination.

Le Polisario se félicite quant à lui du soutien des Etats-Unis et de l’Union africaine au dialogue mené sous l’égide de l’Onu, mais reproche à l’UE “de déployer des efforts constants, illégaux et sans compromis pour conclure des accords commerciaux avec le Maroc qui concernent le territoire du Sahara Occidental, en violation des décisions de la Cour européenne de justice”.

Source : Reuters



Égypte : prison à vie confirmée pour le chef des Frères musulmans

La justice égyptienne a condamné mercredi le chef des Frères musulmans Mohamed Badie et son adjoint Khairat al Chater à la réclusion à perpétuité pour leur rôle présumé dans les violences qui ont suivi le renversement par l’armée du président islamiste élu Mohamed Morsi en 2013, apprend-on de sources judiciaires.

Ce jugement est encore susceptible de recours devant la Cour de cassation, la plus haute instance judiciaire en Egypte. Quatre autres prévenus ont été condamnés à la prison à vie tandis que le président du Parlement sous la présidence Morsi a été acquitté de même qu’un ancien ministre, 2 dirigeants des Frères et 2 autres prévenus.

Source : Reuters



Raid aérien US contre les islamistes d’Al Chabaab en Somalie

L’armée américaine a annoncé mercredi avoir tué cette semaine 4 combattants islamistes du mouvement Al Chabaab dans une frappe aérienne près de la ville d’Awdhegle, à l’ouest de la capitale Mogadiscio.

Le commandement américain pour l’Afrique (Africom) a précisé que ce raid aérien a été mené le 4 décembre en réponse à une attaque des combattants islamistes contre l’armée américaine et ses alliés.

Source : Reuters



Quelque 150.000 migrants en 2018 au Yémen, pays en guerre

Le Yémen devrait comptabiliser en 2018 les arrivées de près de 150.000 migrants, une hausse de 50% par rapport à l’année dernière malgré l’aggravation de la crise humanitaire due au conflit, a annoncé début décembre l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Le Yémen demeure une étape majeure sur la route des migrants d’Afrique qui voyagent généralement par voie terrestre jusqu’à Djibouti, avant une traversée périlleuse du Golfe d’Aden jusqu’au Yémen d’où ils tentent de gagner les riches pays du Golfe.

Un porte-parole de l’OIM, Joel Millman, explique que le chaos semble en fait servir d’argument aux passeurs pour promettre d’échapper aux contrôles, mais “bien sûr, une fois arrivés, la situation est très différente. Il y a des champs de mines à traverser, des échanges de coups de feu”.
Environ 92% des migrants entrés au Yémen cette année sont des Ethiopiens, le reste venant de Somalie, selon l’OIM qui ne dispose pas de chiffres sur le nombre de migrants morts en tentant de traverser le pays.

Selon M. Millman, 156 décès de migrants en mer ont été confirmés cette année mais “il n’y a aucun doute que (les décès) sont sous-estimés”.
La crise des migrants au Yémen constitue “une urgence” d’une ampleur supérieure à la plupart des grands mouvements migratoires dans le monde, a-t-il ajouté.

Le Yémen est déchiré depuis fin 2014 par un conflit qui a fait, depuis l’intervention militaire en mars 2015 d’une coalition sous commandement saoudien, plus de 10.000 morts et plus de 56.000 blessés selon l’Organisation mondiale de la santé.

L’ONU a averti que “le Yémen n’a jamais été aussi proche de la famine” et que près de 80% de la population, soit approximativement 24 millions de personnes, ont “maintenant besoin d’une forme ou autre de protection et d’une assistance humanitaire”.

Source : AFP



En Afrique du Sud, les cimetières débordent

C’est une scène devenue familière dans les cimetières d’Afrique du Sud. La population n’en finit pas de croître et la place manque. Alors les fossoyeurs n’ont pas d’autre choix que d’y inhumer les morts dans les tombes existantes.

La crise a forcé les autorités locales à réfléchir en urgence à des alternatives innovantes.
Le recyclage des tombes anciennes en est une, la crémation une autre. Mais cette dernière solution se heurte aux réticences d’une population encore très attachée à ses traditions.

Que l’on soit pour ou contre, la crémation risque bientôt de s’imposer à tous.
A l’heure où le gouvernement sud-africain souhaite relancer la redistribution des terres au profit de la majorité noire spoliée sous l’apartheid, la pression foncière est telle que les cimetières ne seront sûrement pas servis les premiers.

Source : AFP



Au large de l’Angola, la vie confinée à bord d’un pétrolier

Dans l’immensité du grand large angolais, le Kaombo Norte pompe son brut. Vu de l’extérieur, le dernier-né des navires du pétrolier Total est un monstre, avec son pont de 330 m et sa torchère haute de 110 m. Mais à l’intérieur règne un monde de promiscuité, où chaque mètre carré compte.

Pendant ses journées à bord, Benoît Tanguy, 30 ans, partage un bureau bas de plafond avec un collègue. La nuit, il se serre avec trois autres compagnons dans une chambre avec vue sur la mer ? un luxe ? mais sans âme.

L’ingénieur ne s’en plaint pas. “On a peu d’intimité mais on est entouré, ça aide à passer les moments de solitude. Surtout, on est pris par le travail, les journées passent très vite”.
Cette vie en mer, Benoît Tanguy en rêvait depuis longtemps. “Si j’ai rejoint Total, c’est précisément pour travailler offshore”.

À 38 ans, Elgar Ferreira est chargé de veiller à la sécurité de ce navire aux allures de tour de Babel flottante, avec 23 nationalités à bord. Pas une mince affaire. “Nous avons plusieurs cultures (…) et autant de différentes façons de voir les choses”, explique l’Angolais. “Je passe beaucoup de temps à expliquer les choses.”

Les femmes ne sont qu’une poignée sur ce navire mais toutes assurent y avoir trouvé leur (petite) place.
Les primes du bord, qui vont jusqu’à doubler les salaires, contribuent bien sûr à nourrir l’engouement de l’équipage.

Source : AFP




EUROPE


L’hiver est là, le charbon brûle, les Balkans suffoquent
Les vendeurs de purificateurs d’air sont seuls à se frotter les mains : l’hiver venu, les villes des Balkans suffoquent, empoisonnées par les voitures et le charbon de chauffage.
Début décembre, l’application spécialisée AirVisual plaçait Skopje en Macédoine au troisième rang des villes les plus polluées au monde, Sarajevo arrivant 5e, devant Delhi.

Également habituées du classement dès que les températures chutent, Belgrade ou encore Pristina et ses deux centrales à charbon bâties sous le communisme, aussi cruciales à la production d’électricité du Kosovo que toxiques pour l’atmosphère.

Cinq villes des Balkans comptent parmi les dix d’Europe les plus saturées en particules fines, selon un classement de 2017 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Le coût économique et humain est effarant.

Dans une étude de 2016, l’OMS avait estimé qu’en 2010, la pollution atmosphérique avait tué plus de 37.000 personnes dans les Balkans occidentaux (pour 23 millions d’habitants), soit six fois plus qu’en France en proportion de la population. Depuis, aucune mesure structurelle n’a été prise.

“Les purificateurs d’air se vendent comme des petits pains. Les gens vident leurs portefeuilles pour respirer de l’air propre au moins à la maison”, dit Vanco, vendeur de Skopje, également enclavée dans une cuvette. L’équipement coûte 400 euros, soit environ un salaire moyen.

Le ministère de la Santé macédonien a annoncé la distribution des masques à 43.000 malades chroniques.
Pour spécialistes et militants, il faut prendre des mesures de fond, accélérer la transition vers le passage au chauffage au gaz, mobiliser les aides publiques.

Mais les pays des Balkans sont pauvres et la prise de conscience tardive.
Anes Podic, responsable de l’association bosnienne Eko-Akcija, dénonce une “irresponsabilité du pouvoir criminelle”.

Source : AFP



Climat : des dizaines de milliers de manifestants à Bruxelles

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté début décembre à Bruxelles pour appeler le gouvernement belge à respecter les engagements pris lors de l’Accord de Paris en 2015 afin de lutter contre le réchauffement climatique. Cette manifestation pacifique, qui a réuni environ 65.000 personnes, a été organisée alors que s’est ouverte la COP24 en Pologne.

Les manifestants ont appelé les autorités belges à mener une politique climatique “ambitieuse” pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius comme le préconise le texte adopté lors de la COP 21.

Les organisateurs du défilé ont réclamé une plus large utilisation des énergies renouvelables, plus de pistes cyclables et une amélioration de la qualité de l’air en respectant une “transition socialement juste”.

Source : Reuters



Allemagne : des milliers de manifestants disent “non au charbon”

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Berlin et à Cologne pour enjoindre le gouvernement allemand à sortir du charbon, toujours très présent dans la consommation d’électricité du pays, à la veille de la COP24.
Car en Allemagne, si les énergies renouvelables sont montées en puissance, dépassant les 30% de la consommation d’électricité, le charbon reste toujours une pierre angulaire de la politique énergétique allemande.

Il y représente toujours près de 40% de la production d’électricité en raison notamment de la sortie du nucléaire à l’horizon 2022, décidée en 2011 par le gouvernement d’Angela Merkel.
L’Allemagne doit d’ailleurs décider début 2019 d’un éventuel calendrier pour sortir peu à peu de cette énergie très polluante.

Plus gros émetteur de CO2, le charbon est responsable de 40% des émissions mondiales de CO2 en 2017, devant le pétrole (34%) et le gaz (19%), selon l’association Global Carbon Project.
Les manifestants avaient pour ambition “d’émettre un signal fort” aux dirigeants du monde entier qui se réunissent à partir de début décembre et pour deux semaines à Katowice en Pologne pour la COP24.

Quelques 200 pays tentent d’y donner du souffle à l’accord de Paris, mais les ambitions risquent de ne pas être à la hauteur de l’urgence alors que 2018 risque encore, selon l’agence météorologique de l’ONU, d’être l’une des années les plus chaudes des dernières décennies.

Source : AFP



La Serbie menace d’intervenir si le Kosovo se dote d’une armée régulière

La formation d’une armée kosovare pourrait provoquer une intervention militaire de la Serbie, a averti mercredi la Première ministre Ana Brnabic. Le Parlement du Kosovo, ancienne province serbe majoritairement peuplée d’Albanais de souche, doit se prononcer le 14 décembre sur la transformation des forces de défense en une armée régulière.

Le processus pourrait prendre plusieurs années, mais Belgrade craint que cette armée ne soit mise à contribution pour expulser la minorité serbe qui vit toujours au Kosovo. De l’avis des experts, une intervention militaire serbe est = improbable compte tenu des projets serbes d’adhésion à l’UE et la Première ministre cherche à s’attirer les bonnes grâces des nationalistes.

Les tensions bilatérales se sont encore aggravées lorsque le Kosovo a décidé le 21 novembre de taxer à 100% les importations en provenance de Serbie et de Bosnie-Herzégovine, en réaction aux pressions de Belgrade contre son adhésion à Interpol.

Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’Otan, a jugé début décembre que la création d’une armée kosovare allait “à l’encontre des conseils de nombreux alliés de l’Otan et pourrait avoir de graves répercussions sur la future intégration euro-atlantique du Kosovo”.

Source : Reuters



Bosnie : le “défenseur de Srebrenica” acquitté, colère serbe

L’ex-commandant des forces bosniaques de Srebrenica Naser Oric a été définitivement acquitté d’accusations de crimes de guerre le 30 novembre à Sarajevo, un verdict accueilli par la colère des Serbes de Bosnie contre la justice de ce pays divisé.

Naser Oric, 51 ans, et son frère d’armes Sabahudin Muhic, 50 ans, “sont acquittés de l’accusation” d’avoir assassiné trois militaires serbes capturés dans les environs de Srebrenica (est) pendant la guerre de 1992-95, selon le jugement.

L’ancien colonel avait déjà été acquitté en 2008 par la justice internationale, après plusieurs années de détention.
Héros pour de nombreux Bosniaques musulmans (50% de la population), Naser Oric a été soutenu par des partisans qui ont laissé libre cours à leur joie devant le tribunal.

Mais les Serbes de Bosnie, qui pèsent pour un tiers de la population, n’ont pas dissimulé leur colère et leur défiance envers les institutions centrales d’un pays qui ne surmonte pas ses divisions, un quart de siècle après un conflit intercommunautaire soldé par quelque 100.000 morts et plus de deux millions de déplacés.

Un porte-parole du principal parti des Serbes de Bosnie (SNSD), Radovan Kovacevic, a promis une “réponse adéquate” de la Republika Srpska. Par le passé, ses responsables, dont beaucoup ne font guère mystère de leurs velléités séparatistes, ont mis en cause la légitimité de la justice centrale bosnienne.

“Le procès contre Naser Oric est très sensible”, “quel qu’il soit, le jugement sera sévèrement critiqué par l’une des parties”, avait prévenu avant le verdict Erna Mackic, journaliste spécialisée dans les crimes de guerre.

Le 30 novembre, le tribunal qui a acquitté Naser Oric, a condamné à quinze ans de détention deux Serbes de Bosnie pour le meurtre d’au moins six civils dans la région de Prijedor (nord) en 1992.

Source : AFP



Brexit : Theresa May tente d’arracher des concessions des Européens, mais l’UE ne veut pas négocier de nouveau le traité

Theresa May a entamé mardi une tournée des dirigeants européens pour les implorer de lui donner de nouvelles garanties sur l’accord de Brexit, dans une tentative désespérée de sauver ce texte que le Parlement britannique refuse en l’état de ratifier.

Lundi, quasiment assurée d’essuyer une humiliante défaite devant la Chambre des Communes sur l’accord, Mme May avait annoncé le report sine die du vote prévu ce mardi, provoquant la colère des députés, dont un travailliste qui dans un geste de rage s’est emparé d’un bâton de cérémonie, entraînant son expulsion.

La ministre chargée des relations avec le Parlement, Andrea Leadsom, a expliqué mardi que Mme May allait chercher des assurances “légalement contraignantes” que le Royaume-Uni ne sera pas prisonnier de la solution dite de “backstop” ou filet de sécurité après le Brexit, prévu le 29 mars 2019.

Cette solution controversée prévoit de créer un “territoire douanier unique”, englobant l’UE et le Royaume-Uni, le temps de trouver une solution à la question de la frontière irlandaise.
Toutefois, les dirigeants des 27 ont répété leur refus de rouvrir les négociations qui avaient abouti fin novembre après 17 mois de discussions âpres entre Londres et Bruxelles.

“Nous sommes prêts à discuter de la manière de faciliter la ratification britannique”, a déclaré Donald Tusk. Mais “nous ne renégocierons pas l’accord, y compris le filet de sécurité”, a-t-il prévenu.

Jeudi, un sommet consacré au Brexit sera convoqué pour répondre aux préoccupations britanniques. Le report du vote signifie un calendrier encore plus serré pour le parlement britannique : après le sommet européen, il ne siégera que trois jours avant de suspendre ses activités du 20 décembre au 7 janvier.

Si Theresa May espère sans doute ainsi accentuer la pression sur les députés britanniques, faisant planer la menace d’un Brexit sans accord s’ils ne votent pas le texte, la manœuvre est toutefois risquée.

Jeremy Corbyn, le chef du Labour, principal parti d’opposition, est pressé par des députés de son parti et d’autres partis d’opposition de déclencher une motion de défiance, pour renverser le gouvernement, ce qu’il écarte pour le moment.

Theresa May est aussi menacée par un vote de défiance au sein de son propre parti, si 48 députés conservateurs en font la demande.
L’ancien secrétaire d’Etat Crispin Blunt a annoncé avoir envoyé une lettre, ajoutant son nom à la liste. Interrogé par le Times, il a encouragé “ceux qui y pensent” à franchir le pas.

Source : AFP



Suède : toujours pas de gouvernement

La dirigeante du Parti du Centre, Annie Lööf, a déclaré lundi que sa formation ne soutiendrait pas une reconduction du chef de file des sociaux-démocrates, Stefan Löfven, au poste de Premier ministre, après l’échec de négociations sur un accord de coalition.

Cette annonce réduit à néant les efforts engagés jusqu’à présent pour constituer un nouveau gouvernement, trois mois après les législatives du 9 septembre.
Avec 62 députés, les Démocrates de Suède, formation d’extrême droite, se trouvent en position d’arbitre et s’opposent à tout gouvernement qui ne tiendrait pas compte de leurs exigences.

Source : Reuters



Législatives en Arménie : le Premier ministre remporte son pari

La coalition menée par le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a triomphé dimanche aux élections législatives anticipées, convoquées par le dirigeant réformateur pour renforcer son pouvoir quelques mois après son arrivée à la tête du pays grâce à un soulèvement populaire.

Nikol Pachinian, un ancien journaliste de 43 ans, est arrivé au pouvoir en Arménie en mai après avoir mené pendant plusieurs semaines des manifestations massives contre le gouvernement alors au pouvoir depuis plus de dix ans.
Mais M. Pachinian ne contrôlait pas le Parlement, encore largement acquis au Parti républicain de l’ex-président Serge Sarkissian, raison pour laquelle, bloqué dans ses réformes, il aspirait à organiser des élections anticipées.

Pachinian, qui a lancé depuis son arrivée au pouvoir une croisade tous azimuts contre la corruption – de l’armée ou des douanes jusqu’aux écoles -, prône une “révolution économique” dans un pays où quelque 30% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.Côté politique, le leader de la “révolution de velours” arménienne promet de “sceller davantage l’alliance stratégique avec la Russie et en même temps de renforcer la coopération avec les Etats-Unis et l’Union européenne”.

En septembre, le bloc de Nikol Pachinian a déjà remporté une victoire écrasante aux élections municipales d’Erevan, en recueillant plus de 80% des voix dans la capitale arménienne où habite environ 40% de la population.

Source : AFP



Grèce : manifestations et incidents en mémoire d’un lycéen tué par un policier

Manifestations et incidents ont marqué en Grèce le dixième anniversaire de la mort d’un lycéen, tué à l’âge de 15 ans par un policier, une bavure qui avait alors soulevé la jeunesse grecque pendant des semaines.

Au total plus de 4.000 personnes, selon la police, ont manifesté à Athènes et Thessalonique (nord) en mémoire d’Alexis Grigoropoulos, tué par balle par un policier le 6 décembre 2008.
Au début de l’après-midi un rassemblement à Athènes a été émaillé par de brèves échauffourées avec les forces de l’ordre, qui ont riposté en lançant des gaz lacrymogènes.

A Athènes en début de soirée environ 1.700 sympathisants des partis et groupes de l’extrême gauche ont manifesté dans le centre-ville, dans le calme.
Mais des groupes de jeunes cagoulés ont provoqué dans la soirée des incidents.

En même temps, une nouvelle manifestation à Thessalonique jeudi soir a été marqué par des heurts entre jeunes, qui ont jeté de nombreux cocktails Molotov contre les policiers. D’importants dégâts ont été signalés sur le chantier du métro, où un incendie a éclaté.

Cette bavure policière est marquée tous les ans par des incidents.
Le policier Epaminondas Korkoneas, qui avait tiré sur Alexis Grigoropoulos à la suite d’une escarmouche, est actuellement jugé en appel, après une condamnation en première instance à la prison à vie en 2010 pour homicide.
Sa ligne de défense est qu’il avait tenté de faire reculer les jeunes qui lançaient des objets sur lui et son coéquipier par des tirs de semonce, mais que la balle meurtrière avait ricoché.

Son coéquipier a lui été condamné pour complicité à dix ans de prison, mais a obtenu une libération conditionnelle en 2011.

Source : AFP



NPL : le Parlement de l’UE adopte des règles plus souples

Les parlementaires européens ont soutenu jeudi la mise en place de règles plus souples en matière de réserves à constituer par les banques pour couvrir des pertes latentes sur de nouvelles créances.

Ces modifications adoptées par la Commission des affaires économiques du Parlement européen doivent encore être approuvées par les gouvernements de l’Union européenne (UE) avant de prendre force de loi.

Conformément au compromis qu’avaient passé les pays de l’UE, les parlementaires ont approuvé une disposition voulant que les banques couvrent totalement les prêts non garantis trois ans après que ceux-ci ont été jugés non performants (NPL, non performing loan), alors que la Commission européenne proposait deux ans.

Le parlement a également confirmé la clause suivant laquelle les banques auront neuf ans pour constituer un matelas de fonds propres complet face aux créances douteuses ou irrécouvrables comportant une garantie irrévocable, sous la forme notamment de biens immobiliers.

Source : Reuters



Madrid associé au projet franco-allemand d’avion de combat

L’Allemagne et la France ont accepté d’accueillir l’Espagne comme partenaire à part entière du projet d’avion de combat européen de nouvelle génération et devraient entériner cette décision par la signature d’un accord lors du salon du Bourget en juin prochain, a dit mercredi une source gouvernementale allemande.

Source : Reuters



Coup de théâtre en Espagne : l’extrême droite entre au parlement régional d’Andalousie

Un petit parti d’extrême droite, Vox, a fait son entrée début décembre dans un parlement régional, une première en Espagne, en remportant 12 sièges aux élections en Andalousie et met fin à la domination de la gauche dans la région la plus peuplée du pays, une gifle pour le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez.

Après dépouillement de plus de 99% des bulletins de vote, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) enregistre le pire résultat de son histoire en Andalousie, une région méridionale de 8,4 millions d’habitants.

Il tombe de 47 à 33 sièges (sur 109). Ceux obtenus par ses alliés de la gauche radicale ne lui suffiront pas pour parvenir à la majorité absolue de 55 sièges sur 109 et donc pour former un gouvernement.

Le PSOE dirige l’Andalousie, seul ou en coalition, depuis 1982 mais n’a pas réussi à faire reculer le chômage et a été éclaboussé par un vaste scandale dans lequel sont impliqués deux anciens présidents de la région et ayant donné lieu à un procès-fleuve qui approche de son dénouement.

La débâcle du PSOE en Andalousie est un camouflet pour Pedro Sanchez qui gouverne l’Espagne depuis six mois à peine avec une minorité de 84 sièges sur 350 à la chambre des députés. Il devrait convoquer des élections législatives dans l’année qui vient, sans doute après les élections municipales, régionales et européennes de mai prochain.

Mathématiquement, en s’alliant à Vox, les deux partis de droite auraient une majorité de gouvernement avec 59 sièges. Aucun parti n’a exclu cette alliance sans précédent.
Vox fait campagne contre l’immigration illégale et pour l’interdiction des partis indépendantistes catalans.

Il veut même supprimer l’autonomie des régions au nom des économies budgétaires et de la défense de l’unité de l’Espagne et demande l’abolition de la loi contre la violence machiste, estimant qu’elle va trop loin dans le “politiquement correct”.

Source : AFP



Abus sexuels : la condamnation controversée de “La Meute” de Pampelune confirmée en appel

La condamnation à neuf ans de prison pour abus sexuels de cinq hommes poursuivis pour des faits survenus lors des fêtes de la San Fermin en juillet 2016 à Pampelune en Espagne a été confirmée mercredi en appel.

Les cinq hommes, qui se sont surnommés “La Meute”, étaient accusés d’avoir violé à tour de rôle une jeune Madrilène âgée de 18 ans à l’époque.
Comme en première instance, et malgré la controverse suscitée par cette décision, la qualification de viol en réunion n’a pas été retenue.

Les cinq accusés avaient été jugés coupables d’abus sexuels, et condamnés à neuf ans de prison en avril dernier, contre 22 requis par l’accusation. Ce jugement rendu au terme d’un procès à huis clos de cinq mois avait provoqué, en plein mouvement #MeToo, des manifestations de colère à travers tout le pays. Les procureurs avaient fait appel.

Mais le Tribunal supérieur de justice de Navarre (TSJN) a confirmé ce jugement de première instance. En Espagne, pour que le viol soit retenu, le plaignant ou la plaignante doit présenter des preuves de violence caractérisée telles que menaces à l’arme blanche ou violences physiques.

Le gouvernement a annoncé en juillet dernier son intention de modifier le code pénal pour faciliter les condamnations pour viol.
Des appels à manifester ont été lancés mercredi dans toute l’Espagne.

Les cinq condamnés, parmi lesquels un ancien policier et un ancien militaire, avaient été remis en liberté provisoire en juin dernier après versement d’une caution de 6.000 euros dans l’attente d’une condamnation définitive.
Un dernier recours en cassation peut être tenté devant le Tribunal suprême.

Source : Reuters



Vaste coup de filet international contre la mafia calabraise

Une vaste opération de police internationale a permis mercredi l’arrestation en Europe et en Amérique latine de dizaines de personnes soupçonnées d’appartenir à la ‘Ndrangheta, la mafia calabraise, un nouveau coup porté au crime organisé après l’arrestation du nouveau chef de Cosa Nostra.

Ce coup de filet, qui s’est déroulé à l’aube simultanément en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg et au Surinam, visait près de 90 suspects d’association de malfaiteurs, trafic international de stupéfiants, association mafieuse ou blanchiment d’argent, ont précisé des responsables judiciaires.

Des centaines de policiers ont pris part à l’opération, sous l’égide d’Eurojust, l’unité de coopération judiciaire de l’UE. Elle a permis la saisie de quatre tonnes de cocaïne, 120 kg d’ecstasy et deux millions d’euros en liquide dans des caches situées parfois dans des restaurants italiens ou des boutiques de glaciers.

Après l’arrestation début décembre à Palerme de Settimo Mineo, considéré comme le nouveau chef de Cosa Nostra, la mafia sicilienne, et successeur désigné du parrain Toto Riina, c’est un nouveau coup porté au crime organisé.

La ‘Ndrangheta passe généralement pour avoir dépassé les mafias sicilienne et napolitaine grâce au trafic de cocaïne d’Amérique latine.
Elle est surtout implantée en Calabre, dans la pointe de la botte italienne, mais elle est également devenue influente dans le nord de la péninsule et dans d’autres régions du monde.

Selon des experts, elle est la seule mafia présente sur tous les continents.
Selon le procureur italien antimafia Federico Cafiero De Raho, ces opérations vont affecter le trafic de drogue de la ‘Ndrangheta à travers la planète, jusqu’en Colombie, en Equateur et au Brésil.

Mais il a également averti qu’il s’agissait là “juste d’un premier pas”, assurant que les arrestations ne représentaient “rien pour la ‘Ndrangheta”.
“Des milliers de personnes devraient être arrêtées et des milliards saisis”, a-t-il affirmé.

L’agence européenne de coopération entre les polices criminelles, Europol, a toutefois jugé l’opération de “coup décisif contre l’un des plus puissants réseaux criminels italiens à travers le monde”.

Source : AFP



L’université de George Soros forcée de quitter la Hongrie

L’Université d’Europe centrale (UEC), fondée par le milliardaire américain George Soros, a annoncé début décembre qu’elle était forcée de quitter la Hongrie en raison d’une “éviction arbitraire” qui viole les libertés académiques.

Dans un communiqué, l’UEC, qui était présente en Hongrie depuis près de trente ans, a confirmé qu’elle allait ouvrir un nouvel établissement à Vienne, la capitale autrichienne.
Le communiqué parle d’une “journée sombre pour l’Europe et pour la Hongrie”.

Cette année, le réseau de financement Open Society Foundations (OSF), lui aussi fondé par Soros, a également dû quitter la Hongrie.
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban accuse George Soros de chercher à “détruire les nations et la culture chrétienne” de l’Europe en prônant une immigration de masse.

Adoptés en juin par le Parlement hongrois, plusieurs textes législatifs regroupés sous l’appellation “Stop Soros” prévoient des poursuites pénales contre les personnes ou organisations portant assistance aux sans-papiers, avec de possibles peines de prison ferme.

Source : Reuters



Le PM tchèque accusé de “conflit d’intérêt” dans un rapport confidentiel de l’UE

Le Premier ministre tchèque Andrej Babis est dans une situation de “conflit d’intérêt” entre son rôle de chef du gouvernement et ses activités économiques, selon un avis du service juridique de la Commission européenne qui pourrait obliger son pays à restituer les fonds européens.

Deuxième fortune du pays, Andrej Babis, qui dirige le gouvernement depuis juin, est le fondateur du géant agroalimentaire Agrofert, qui comprend aussi deux grands quotidiens et la principale radio privée du pays.

Le document, révélé par Le Monde et The Guardian, se concentre sur les fonds européens versés en 2018 au conglomérat, qui possède des participations dans des centaines de sociétés opérant dans les secteurs agricoles, agroalimentaires ou chimiques. Mais les juristes sont remontés jusqu’en 2013, date à laquelle l’homme d’affaires est officiellement entré en politique.

Il indique que les fonds européens perçus se sont élevés à 42 millions d’euros en 2013 et 82 millions en 2017.
De quoi renforcer encore la pression sur le milliardaire, qui a survécu récemment à une motion de censure au parlement tchèque à la suite d’allégations de fraude aux subventions de l’UE.

La Commission européenne a affirmé qu’elle “examinait de près la possibilité de porter plainte” contre le Premier ministre tchèque en personne. Même s’il “incombe en premier lieu aux autorités nationales de prendre les mesures qui s’imposent, il incombe également à la Commission de protéger les intérêts financiers de l’Union”, a-t-elle ajouté.

Source : AFP

Poster un Commentaire

avatar

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S'abonner aux commentaires  
Me notifier des