Journal du 15 juin 2018

 

 

Trump annonce 25% de droits de douanes sur 50 milliards de dollars d’importations chinoises

Donald Trump a annoncé vendredi que des droits de 25% allaient être appliqués sur 50 milliards de dollars d’importations en provenance de Chine.

Ces droits frapperont en particulier des produits technologiques.

 

“Il n’y a pas de guerre commerciale”, a affirmé le président américain.

Il ajoute que de nouvelles mesures de rétorsion seront prises si Pékin riposte.

 

A Pékin, le ministère chinois du Commerce s’est “fermement” élevé contre cette décision et a dit n’avoir d’autre choix que de répliquer. En conséquence, des droits de douanes d’une “ampleur et d’une intensité similaires” seront appliqués à des produits américains importés.

 

L’objectif de Donald Trump, champion de “l’Amérique d’abord”, est de rééquilibrer les échanges commerciaux des Etats-Unis avec la Chine, en déficit de quelque 375 milliards de dollars l’année dernière (environ 505 milliards d’exportations chinoises contre 130 milliards d’exportations américaines).

 

Source : Reuters

 

 

Face à l’inexorable chute du peso, l’Argentine change le gouverneur de sa banque centrale

Malgré des mesures choc et un accord avec le Fonds Monétaire international (FMI) pour un nouveau plan d’austérité, le cours du peso poursuit son inexorable chute en Argentine, poussant le gouvernement à changer le gouverneur de la banque centrale (BCRA).

 

Les multiples traitements de choc – hausse considérable des taux d’intérêt et vente de réserves de devises – n’arrivent pas à enrayer la spirale de dépréciation qui frappe le peso, dont le cours a perdu 30% face au billet vert depuis avril.

 

Pour stabiliser son marché des changes, la troisième économie d’Amérique latine s’est donc résolue à appeler au secours le FMI.

Mais la confirmation d’un prêt de 50 milliards de dollars accordé par le Fonds monétaire international à l’Argentine, n’a pour l’heure pas suffi à calmer les marchés.

 

Buenos Aires compte sur l’institution pour endiguer la crise de devises qui a fait tomber de 10 milliards de dollars les réserves de change de la banque centrale, à 49 milliards.

Mais cet accord ne se fait pas sans contrepartie puisque le gouvernement argentin s’est engagé à atteindre l’équilibre fiscal et de ramener son déficit à zéro en 2020 en “réduisant les dépenses publiques pour les ramener à des niveaux adéquats et soutenables”.

 

L’Argentine s’est néanmoins engagée à ne pas couper dans ses programmes d’aide sociale.

Le gouvernement compte éviter d’ajouter une crise sociale au marasme économique dans un pays qui garde un mauvais souvenir du FMI, nombre d’Argentins estimant que l’institution est en partie responsable de la crise économique de 2001 et du défaut de paiement qui s’en était suivi.

 

La cure d’austérité s’accompagnera notamment d’une maîtrise des salaires qui risque d’accentuer le mécontentement croissant de la population.

En concluant ce pacte avec le FMI, le gouvernement a reconnu le risque de ralentissement de l’économie, sans parler de récession, et prévenu que l’inflation serait plus élevée que prévu.

 

Elle s’élèvera cette année à 27% – largement au-dessus de l’objectif de 10% initialement fixé par les autorités – et le gouvernement s’est fixé comme objectif de la faire redescendre à 17% pour 2019, 13% pour 2020 et 9% pour 2021.

L’Argentine s’attend à une croissance comprise entre 0,4% et 1,4% en 2018, loin des 3,5% prévues.

 

Source : AFP

 

 

Argentine : vote historique en faveur du droit à l’avortement

L’Argentine a fait jeudi une avancée historique dans la lutte pour le droit à l’avortement : la chambre des députés a voté un projet de loi visant à légaliser l’IVG pendant les 14 premières semaines de grossesse, malgré l’opposition de l’Eglise.

 

Le “oui” au projet de loi l’a emporté par 129 voix, contre 125, au terme de 22 heures de discussions, au cours desquelles les divisions entre partis se sont effacées pour laisser place à un débat passionné.

Le vote est historique en Argentine, où l’Eglise a mis toutes ses forces dans la bataille en vue de mettre en échec le projet de loi.

 

A l’annonce des résultats du vote des députés, une clameur, des cris de joie ont retenti sur la place du Congrès de Buenos Aires.

Aujourd’hui, les Argentines ne peuvent avorter légalement qu’en cas de viol ou de danger pour la santé de la femme enceinte.

 

Des milliers d’Argentins avaient bravé le froid et passé la nuit de mercredi à jeudi devant le parlement.

Les uns, avec un foulard vert, avaient l’espoir de vivre un jour historique. Les autres, les opposants au texte, priaient pour que le “non” l’emporte.

 

Le mois dernier, la légalisation de l’avortement en Irlande – un autre pays à forte tradition catholique – avait donné encore plus d’espoir aux militantes argentines.

Dans la plupart des pays l’ayant légalisé, le mariage entre personnes du même sexe est arrivé des décennies après la légalisation de l’avortement. Mais l’Argentine, généralement à l’avant-garde en Amérique latine, a été le premier pays de la région à légaliser le mariage gay, en 2010.

 

Source : AFP

 

 

Cambodge : le pouvoir menace les initiateurs d’une campagne de boycott des élections

Les autorités cambodgiennes ont mis en garde vendredi les initiateurs d’une campagne de boycott des législatives prévues en juillet, auxquelles ne participera pas l’opposition qui a été interdite il y a quelques mois.

 

A quelques semaines du scrutin, le climat politique est tendu dans le pays sans opposition crédible depuis la dissolution en novembre du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP) après l’emprisonnement de son chef Kem Sokha, arrêté en septembre.

 

Les défenseurs des droits de l’homme accusent le Premier ministre Hun Sen, qui dirige le pays depuis plus de 33 ans, de vouloir rester à tout prix au pouvoir.

“Nous demandons aux électeurs de ne pas se salir les mains pour ces fausses élections”, a tweeté mercredi Sam Rainsy, ancien dirigeant de l’opposition en exil en France, faisant référence à l’obligation de plonger son doigt dans l’encre après avoir voté.

 

Cette campagne a été relayée sur les réseaux sociaux, notamment par des opposants en exil.

Mais le porte-parole du parti au pouvoir, Sok Eysan, a averti qu’appeler à “faire obstruction à une élection” pouvait être passible de prison.

 

Le Comité national des élections (NEC) a autorisé, le mois dernier, 20 partis politiques à prendre part aux élections du 29 juillet.

Après la dissolution du CNRP, qui incarnait la seule opposition crédible à Hun Sen, Washington et l’Union européenne ont retiré leur soutien pour les élections.

 

Source : AFP

 

Ecouter ou lire aussi :

https://infosplanetaires.com/asie/vers-une-dictature-au-cambodge.html

 

 

Syrie : Mise en garde américaine après les propos d’Assad

Les Etats-Unis “prendront des mesures fermes et appropriées” en cas de violations de l'”accord de désescalade” en vigueur dans le sud-ouest de la Syrie, a averti jeudi le département d’Etat.

 

Le président Bachar al Assad, dont les forces ont repris la majeure partie du pays avec l’appui décisif de la Russie et de l’Iran, a promis la veille de recourir à la force en cas d’échec des négociations avec les rebelles qui tiennent ce secteur.

 

En tant que membre du Conseil de sécurité de l’Onu, la Russie “est tenue d’user de son influence diplomatique et militaire auprès du gouvernement syrien pour le contraindre à mettre fin aux offensives militaires”, dit le département d’Etat dans un communiqué.

 

Source : Reuters

 

 

Irak : 26 membres du PKK tués par l’armée turque

Les bombardements de l’armée turque ont coûté la vie le 12 juin à 26 membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans la région des monts Kandil, dans le nord de l’Irak, rapporte vendredi l’agence de presse Anatolie.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, en campagne pour la présidentielle et les législatives du 24 juin, avait promis le 11 d'”assécher le marais terroriste de Kandil”.

 

Source : Reuters

 

 

Yémen : l’aéroport d’Hodeïda sur le point de tomber aux mains des forces yéménites

Les forces yéménites soutenues par la coalition formée par l’Arabie saoudite, qui ont lancé il y a trois jours la plus vaste offensive du conflit en direction d’Hodeïda, semblaient vendredi sur le point de s’emparer de son aéroport.

 

Les avions de la coalition ont pilonné les zones côtières au sud-est de la ville tenue par les rebelles chiites Houthis, tandis que les habitants se rassemblaient à l’aube pour les célébrations de l’Aïd el Fitr, qui marque la fin du ramadan.

 

Six cent mille personnes vivent à Hodeïda et dans ses environs. Les quatre cinquièmes des biens de première nécessité importés au Yémen transitent par son port et les Nations unies craignent une aggravation de la crise humanitaire. Selon l’organisation, 22 millions de Yéménites ont besoin d’une aide d’urgence et 8,4 millions sont déjà menacés par la famine. Ce chiffre pourrait passer à 18 millions à la fin de l’année si la situation ne s’améliore pas.

 

L’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, qui ont promis de faire le nécessaire pour éviter une aggravation de la situation humanitaire, assurent qu’elle s’améliorera une fois que les rebelles auront été chassés d’Hodeïda.

 

Source : Reuters

 

 

Aux Etats-Unis, le déchirement des familles aux parents clandestins

Donald Trump est arrivé au pouvoir en promettant de renvoyer chez eux plus de 10 millions de sans-papiers, venus pour la plupart du Mexique et d’Amérique centrale.

 

Mais dans bien des cas, les expulsions sont de véritables drames : beaucoup de sans-papiers, parfois installés aux Etats-Unis depuis des décennies, ont fondé des foyers, avec des conjoint(e)s et des enfants américains.

 

Plus de 5 millions d’enfants vivent aux Etats-Unis avec au moins un parent clandestin, et 4,1 millions d’entre eux sont américains, estime l’institut spécialisé Migration Policy Institute, basé à Washington.

 

Avant l’arrivée au pouvoir de Trump, l’administration de Barack Obama avait déjà expulsé quelque 2 millions de clandestins. Mais elle ciblait avant tout les sans-papiers ayant commis des délits graves, alors que l’administration Trump a donné pour consigne d’expulser aussi les immigrés ayant à leur actif des délits mineurs, même quand ils ont un titre de séjour en règle.

 

“Avoir un parent sans-papier est extrêmement stressant pour les enfants, surtout dans le contexte actuel”, souligne Sarah Pierce, analyste au Migration Policy Institute. L’expulsion d’un parent “peut être dévastatrice pour la famille, économiquement et psychologiquement”.

 

Depuis mai, l’administration Trump a aussi commencé à poursuivre au pénal tous les migrants qui essaient de rentrer sans papiers aux Etats-Unis.

En conséquence, dès qu’un étranger sans papiers se présente à la frontière avec ses enfants, il est immédiatement arrêté, et donc séparé de ses enfants, souvent pour une durée indéterminée.

 

Source : AFP

 

 

Mexique : encore un politicien assassiné, le 113e de la campagne

Le maire d’une ville de l’Etat de Michoacan, dans le centre du Mexique, a été abattu en pleine rue jeudi alors qu’il faisait campagne pour sa réélection, ont annoncé les autorités.

 

Il s’agit du 2e homme politique assassiné en une semaine au Mexique, le 113e depuis qu’a débuté en septembre dernier la campagne en vue des élections générales du 1er juillet, qui apparaît déjà comme la plus meurtrière de l’histoire moderne du pays, selon les chiffres de la société de conseil en sécurité Etellekt.

 

Les Mexicains sont appelés à élire lors de ce scrutin leur prochain président et à pourvoir quelque 3.000 postes au niveau national ou local.

Un autre candidat à un poste de maire a disparu mardi en pleine journée alors qu’il était sorti faire des courses dans une ville de l’Etat de Coahuila, dans le nord du pays.

 

La persistance de l’insécurité et de la corruption, combinée au ralentissement de l’économie, ont largement discrédité le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) au pouvoir et favorisé l’émergence du candidat de gauche Andres Manuel Lopez Obrador, favori.

 

Source : Reuters

 

Ecouter ou lire aussi :

http://infosplanetaires.com/ameriques/mexique-contre-les-cartels-de-la-drogue-lonu-devrait-envoyer-les-casques-bleus.html

 

 

Pékin mène des exercices militaires en mer de Chine

La marine chinoise a organisé des manœuvres en mer de Chine méridionale pour se préparer à repousser une attaque aérienne, rapportent vendredi les médias officiels alors que les tensions entre Pékin et Washington sont élevées.

 

Le secrétaire d’Etat américain, en visite jeudi à Pékin, a critiqué la militarisation de la mer de Chine méridionale, notamment dans le secteur des Spratleys, des îlots à la souveraineté contestée.

Les Etats-Unis ont eux-mêmes multiplié les opérations militaires dans cette région.

 

Source : Reuters

 

 

Nicaragua : la grève générale endeuillée par de nouveaux affrontements

De nouvelles violences meurtrières ont éclaté jeudi au Nicaragua, paralysé toute la journée par une grève générale, portant à plus de 160 le nombre de morts depuis le début de la vague de contestation contre le président Daniel Ortega, durement réprimée par le régime.

 

Au moins 4 personnes ont été tuées par balles ces dernières heures lors d’assauts lancés par les forces anti-émeutes et des milices paramilitaires pro-gouvernementales contre les barricades érigées par les manifestants, selon le Centre nicaraguayen des droits de l’homme (Cenidh).

 

Le pays a aussi été paralysé par une grève nationale, décrétée par l’opposition pour protester contre la répression des manifestations.

Tout est à l’arrêt. Usines, banques, supermarchés, stations-services, restaurants, petits magasins avaient gardé portes closes, de même que la quasi-totalité des écoles publiques.

 

Ce débrayage national de 24 heures a été lancé par l’Alliance citoyenne pour la justice et la démocratie – un regroupement d’étudiants, de chefs d’entreprise et de représentants de la société civile -, alors que les manifestations ne cessent de prendre de l’ampleur.

 

Tout en soutenant la grève, l’influente Eglise catholique, qui s’est posée en médiatrice du conflit, a pressé le gouvernement et l’opposition de renouer le dialogue.

Les évêques ont convoqué les deux camps à une réunion de concertation vendredi, où ils présenteront la réponse de l’ancien guérillero de 72 ans à leur proposition de réformes.

 

Après un premier passage de 1979 à 1990, Daniel Ortega est à la tête du pays depuis 2007 et son troisième mandat lui permet de se maintenir au pouvoir encore trois ans.

Trop long, estiment les manifestants qui réclament son départ, l’organisation anticipée de l’élection présidentielle prévue fin 2021 et des réformes constitutionnelles.

 

Le pays, qui est traversé par une profonde crise économique et sociale, a connu un regain de violences depuis lundi après que les forces de sécurité ont tenté de démanteler de force les barricades dressées sur les routes du pays.

 

Armés de frondes et de mortiers artisanaux face aux fusils des policiers anti-émeutes, les manifestants ont bloqué en plusieurs points les axes routiers, paralysant des milliers de camions et désorganisant l’approvisionnement du pays.

Ces blocages ont miné la fragile économie nationale.

 

Après l’avoir longtemps soutenu, les milieux d’affaires ont coupé les ponts avec le président Ortega, lui reprochant sa violente répression des manifestations.

Face à la force déployée par les policiers anti-émeute et des milices paramilitaires pro-Ortega, certains manifestants commencent à envisager de prendre les armes.

 

Source : AFP

 

 

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