Journal de la mi-journée pour ce 28 juin 2018

 

Poutine et Trump tiendront leur premier sommet le 16 juillet à Helsinki

Donald Trump était arrivé à la Maison Blanche avec la promesse de réconcilier l’Amérique avec la Russie. Dans un contexte encore dégradé un an et demi après, le milliardaire républicain tiendra son premier sommet bilatéral avec Vladimir Poutine le 16 juillet à Helsinki, en terrain neutre.

 

Près de dix ans après la “relance” voulue par Barack Obama et qui a tourné à l’échec, il constitue une nouvelle tentative de réchauffer des relations qui n’ont jamais été aussi mauvaises depuis la Guerre Froide entre la Russie et les Etats-Unis.

 

La liste des points de désaccord n’a fait que s’allonger ces dernières années, avec le soutien de Moscou au régime syrien, l’annexion de la Crimée puis l’insurrection prorusse dans l’est de l’Ukraine, les accusations d’ingérence russe dans la présidentielle américaine ou encore l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal, à l’origine d’une vague historique d’expulsion de diplomates, y compris américains.

 

La rencontre intervient aussi dans un contexte où Donald Trump fait bouger les lignes diplomatiques en se brouillant avec ses alliés européens au G7 ou en rencontrant le leader nord-coréen Kim Jong Un.

 

Le sommet devrait, entre autres, permettre d’aborder les questions du désarmement, alors qu’aussi bien Moscou que Washington ont fait ces derniers mois des déclarations martiales sur le renforcement de leurs capacités militaires.

 

Avant cette rencontre, Donald Trump doit assister au sommet de l’Otan prévu les 11 et 12 juillet à Bruxelles puis il est attendu à Londres le 13.

Le 15 juillet, Vladimir Poutine devrait assister à la finale du Mondial de football.

 

Source : AFP

 

 

Syrie : Lafarge mis en examen notamment pour “complicité de crimes contre l’humanité”

Le cimentier Lafarge, accusé d’avoir financé des groupes jihadistes en Syrie – dont l’organisation État islamique -, pour maintenir son activité en pleine guerre, a été mis en examen jeudi notamment pour “complicité de crimes contre l’humanité”, a-t-on appris de source judiciaire.

 

Entendu jeudi par les trois juges chargés de cette enquête hors-norme, Lafarge SA (LSA), holding actionnaire majoritaire de la filiale syrienne Lafarge Cement Syria mise en cause, est également poursuivi pour “financement d’une entreprise terroriste” et “mise en danger de la vie” des anciens salariés de l’usine de Jalabiya, dans le nord de la Syrie.

 

Après huit mises en examen ces derniers mois de cadres et dirigeants – dont l’ancien PDG de Lafarge de 2007 à 2015, Bruno Lafont – pour financement d’une entreprise terroriste et/ou mise en danger de la vie d’autrui, c’était au tour de Lafarge SA de s’expliquer devant les deux juges financiers, cosaisis du dossier avec le juge antiterroriste David de Pas.

 

Le groupe, qui a fusionné en 2015 avec le suisse Holcim, est soupçonné d’avoir versé au total via sa filiale LCS près de 13 millions d’euros entre 2011 et 2015 pour maintenir son usine de Jalabiya alors que le pays s’enfonçait dans la guerre.

 

Ces sommes, qui ont bénéficié en partie à des groupes armés dont l’organisation jihadiste État islamique, correspondaient au versement d'”une taxe” pour la libre circulation des salariés et des marchandises, et à des achats de matières premières dont du pétrole à des fournisseurs proches de l’EI, d’après l’enquête.

 

A ces canaux de financement, s’ajoutent désormais des soupçons sur la possible vente de ciment au groupe EI, mis en lumière dans de récentes investigations, selon une source proche du dossier.

 

Source : AFP

 

 

Pour des réfugiés syriens au Liban, le service militaire freine le rêve du retour

Le Liban accueille selon des statistiques officielles 1,5 million de réfugiés ayant fui leur pays en guerre. Mais ces derniers mois, les autorités libanaises ont haussé le ton, estimant que l’heure du départ avait sonné.

 

Si près de 90% des Syriens au Liban souhaitent à terme rentrer chez eux, selon un récent sondage du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), l’écrasante majorité est toutefois consciente qu’il faudra attendre.

 

Car le retour s’annonce difficile dans une Syrie aux infrastructures détruites et à l’économie laminée. Et pour de nombreux jeunes, le service militaire inquiète.

En Syrie, les hommes âgés de 18 ans et plus doivent accomplir un service militaire allant de 18 mois à deux ans. Ils deviennent ensuite des réservistes, parfois appelés en renfort.

 

Mais avec la guerre qui dure depuis 2011, la mobilisation peut s’éterniser.

Les milliers d’appelés en 2010 sont ainsi restés engagés huit années. Et quand un bastion rebelle est reconquis par le régime, les jeunes du secteur doivent rejoindre l’armée.

 

“Pour que les familles puissent rentrer en toute confiance (en Syrie), ceux qui subviennent à leurs besoins doivent avoir la garantie qu’ils pourront continuer à le faire et ne pas être envoyés au front”, souligne le sondage du HCR.

Parmi les autres obstacles au retour, il y a “la question de la sécurité, du logement, de la survie.

 

Déterminé à en finir avec ce dossier épineux, le Liban s’est lancé dans une intense bataille diplomatique.

Les Affaires étrangères sont même allées jusqu’à bloquer les demandes de permis de séjour des employés du HCR, accusé d’entraver les départs.

 

En parallèle, le chef de la diplomatie Gebran Bassil, a récemment adressé un courrier à son homologue syrien, demandant notamment une “solution juridique” à la question de la conscription pour les réfugiés. Une requête restée sans réponse, selon un responsable libanais.

 

Source : AFP

 

 

 

Electricité : les pays baltes raccordés au reste de l’UE d’ici 2025

Les dirigeants des pays baltes et de la Pologne doivent signer ce jeudi un accord, attendu de longue date, prévoyant le raccordement de leur réseau électrique au reste de l’Union européenne à l’horizon 2025, ce qui mettra un terme à leur dépendance vis-à-vis de la Russie – héritage de l’URSS – dans ce domaine.

 

L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, qui sont entrés dans l’Union européenne et dans l’Otan en 2004, considèrent leur raccordement actuel au réseau électrique russe comme une menace à leur sécurité énergétique.

 

Source : Reuters

 

 

L’UE face à son “destin” lors d’un sommet décisif sur les migrations

Les dirigeants des pays de l’UE tenteront de surmonter leurs profondes divisions face au défi migratoire lors d’un sommet sous tension jeudi à Bruxelles, qu’Angela Merkel juge décisif pour le “destin” même de l’Europe.

 

Ce sommet ponctuera plus de deux semaines de frictions autour de navires transportant des migrants secourus en Méditerranée, auxquels le gouvernement populiste italien a refusé l’accostage.

 

Il sera aussi marqué par la fragilité inédite de la chancelière allemande, dont l’autorité est défiée sur la question migratoire : son ministre de l’Intérieur menace de refouler aux frontières les migrants déjà enregistrés ailleurs, de manière unilatérale, faute de mesures européennes contre les déplacements de migrants dans l’UE.

 

“L’Europe a beaucoup de défis mais celui lié à la question migratoire pourrait décider du destin de l’Union européenne”, a prévenu jeudi matin Angela Merkel devant la chambre des députés, en appelant à des solution “multilatérales” et non “unilatérales” de la part des pays membres.

 

“Le débat sur les migrations s’enflamme de plus en plus”, a pour sa part souligné mercredi le président du Conseil européen, Donald Tusk, craignant que l’absence de solution européenne fournisse “un nombre croissant d’arguments” à des mouvements populistes “avec une tendance à l’autoritarisme manifeste”.

 

La nécessité d’unité de l’UE est d’autant plus grande dans le contexte de vives tensions avec les Etats-Unis de Donald Trump, avec lequel les “divisions vont au-delà du commerce” et des taxes douanières, a-t-il souligné.

 

Pourfendeur du multilatéralisme, le président américain a annoncé mercredi qu’il recevrait le 30 juillet le nouveau chef du gouvernement italien Giuseppe Conte, qu’il avait loué pour sa position “très ferme” sur l’immigration.

 

Le sommet devait initialement permettre de débloquer le dossier des migrants, qui coince depuis deux ans. Mais cet objectif a été abandonné, les divergences étant trop fortes sur la réforme du Règlement de Dublin, qui confie aux pays de première entrée dans l’UE la responsabilité des demandes d’asile.

 

La Commission propose de déroger à ce principe ponctuellement en période de crise, avec une répartition des demandeurs d’asile dans l’UE. Mais des pays comme la Hongrie et la Pologne, soutenus par l’Autriche, s’y opposent frontalement, tandis que l’Italie exige au contraire un système permanent de répartition.

 

Face à cette impasse, Donald Tusk proposera jeudi aux dirigeants des pays de l’UE de créer des “plateformes de débarquement hors de l’Europe” pour les migrants secourus en mer, qui “mettrait fin au modèle économique des passeurs”.

 

Vendredi, au deuxième jour du sommet, la chancelière défendra avec Emmanuel Macron leur feuille de route commune pour la zone euro.

Mais leur proposition d’un budget pour la zone euro, modeste en comparaison de l’ambition initiale de la France, rencontre de fortes résistances parmi les Etats membres.

 

Source : AFP

 

 

La politique d’immigration australienne : modèle à suivre ou déshonneur ?

Au moment où les populistes anti-immigration ont le vent en poupe en Europe et aux Etats-Unis, l’Australie se vante de sa propre politique draconienne, stratégie controversée mais efficace qui a largement dissuadé les migrants de gagner ses rivages.

 

Depuis l’adoption par les conservateurs au pouvoir de cette ligne dure envers les clandestins voici cinq ans, Canberra s’est attirée à la fois des louanges et des dénonciations acerbes.

 

Jusqu’alors, des migrants désespérés originaires d’Afghanistan, du Sri Lanka et du Moyen-Orient prenaient la mer à partir de l’Indonésie pour débarquer quasi quotidiennement sur les côtes septentrionales de l’immense pays.

 

Environ 1.200 personnes ont péri noyées lors de ces traversées, si bien que le gouvernement a opté pour la tolérance zéro, justifiée à ses yeux par la lutte contre les passeurs et la nécessité de dissuader les clandestins de risquer leur vie.

 

Les bateaux de migrants étaient systématiquement refoulés par les bâtiments de la marine australienne et le plus grand secret régnait sur ces opérations en haute mer.

Ceux qui parvenaient quand même à passer à travers les mailles du filet étaient exilés dans des camps de rétention reculés du Pacifique, à Nauru et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

 

Cette politique a été couronnée de succès, en ce que le nombre des arrivées s’est réduit à peau de chagrin, mais elle a divisé l’opinion publique et terni la réputation internationale du pays.

 

Les défenseurs des droits de l’Homme, ainsi que l’ONU, ont étrillé un pays riche tournant le dos à des populations vulnérables. Les informations filtrant hors des camps faisaient état d’abus, de cas de dépression, de suicides.

 

Mais en Europe et aux Etats-Unis, certains tenants de la droite populiste ont pris l’Australie comme exemple.

Les analystes font valoir que si Canberra a réussi à mettre le holà aux arrivées de clandestins, c’est un modèle difficile à imiter.

 

L’Australie est une île-continent entourée par des eaux dangereuses et l’arrière-pays est en bonne partie inhospitalier.

 

“Il y a une très grande différence. L’Europe et les Etats-Unis ont des frontières terrestres et c’est très difficile d’empêcher les gens de venir”, relève Stephen Castles, spécialiste des migrations internationales à l’Université de Sydney.

 

“Il n’y a aucun doute que l’Australie est montrée en exemple par les Etats-Unis et certains dirigeants européens. Mais de facto, l’Australie viole ses obligations en matière de droits de l’Homme en tant que signataire des conventions de l’ONU (sur les réfugiés)”, dit-il à l’AFP.

 

Canberra a essuyé les foudres de la communauté internationale. L’ONU a dénoncé une politique “punitive” envers les migrants qui “érode leurs droits de l’Homme”.

 

Le gouvernement australien fait valoir depuis longtemps que la tolérance zéro envers les clandestins sauve des vies et lui permet d’être plus compatissant envers ceux qui arrivent par les voies légales pour demander l’asile.

Certains contestent cette générosité.

 

Source : AFP

 

 

 

Braconnage et tourisme : le Mozambique veut rattraper son retard

Dans le sud du Mozambique, la crête du barrage de Massingir ressemble à un pont tiré entre deux mondes. D’un côté le parc transfrontalier du Grand Limpopo et ses animaux protégés, de l’autre le quartier général de ceux qui les traquent.

 

Sur la rive sud du lac Massingir, la ville mozambicaine du même nom s’est taillé une réputation de capitale locale du braconnage. Une sorte de base arrière des syndicats du crime organisé, prêts à tout pour franchir la frontière entre le Mozambique et l’Afrique du Sud qui traverse le parc, pénétrer dans la célèbre réserve du parc Kruger sud-africain, et y tuer quelques rhinocéros.

 

Chaque année, plus d’un millier de spécimens sont abattus en Afrique du Sud pour leurs cornes, très prisées des adeptes de la médecine traditionnelle en Chine ou au Vietnam.

L’Afrique du Sud et le Mozambique, qui se partagent avec le Zimbabwe les 37.000 km² de la réserve du Grand Limpopo, ont récemment renforcé leur coopération contre le braconnage.

 

Conséquence, la frontière entre les deux pays est mieux surveillée et, assurent les autorités de Maputo, les intrusions de braconniers mozambicains sont moins fréquentes en zone sud-africaine.

 

Mais malgré des progrès évidents, les moyens déployés de part et d’autre de la frontière pour la conservation et la lutte contre le braconnage restent encore déséquilibrés.

Côté ouest, le célèbre parc Kruger, fondé dès 1926, est une attraction touristique sud-africaine jalousement protégée.

 

A l’est, celui du Limpopo était entièrement à reconstruire après la meurtrière guerre civile mozambicaine (1976-1992). Les animaux commencent à peine à y revenir et l’accueil des visiteurs n’y est encore que balbutiant.

 

Pour l’heure, les espoirs de développement touristique des autorités mozambicaines se heurtent à la présence de communautés implantées au cœur de la réserve.

Trois villages ont déménagé depuis 2011. Cinq autres doivent suivre dans les prochains mois. Ils déménagent dans de bonnes conditions.

 

Source : AFP

 

 

Burundi : la Commission d’enquête de l’ONU dénonce les exactions des jeunes du parti au pouvoir

La Commission d’enquête de l’ONU sur le Burundi a accusé mercredi la Ligue des jeunes du parti au pouvoir (Imbonerakure) d’être la principale responsable des exactions commises durant la récente campagne référendaire.

 

Les enquêteurs de l’ONU se sont d’ailleurs préoccupés de l’importance prise par les Imbonerakure dans l’appareil répressif développé depuis 2015. « Les Imbonerakure quadrillent le pays, renseignent les instances étatiques et/ou du CNDD-FDD sur la présence d’opposants réels ou supposés, harcèlent, contrôlent et intimident la population, mènent des opérations de police et procèdent à des campagnes de recrutement forcé », font remarquer les membres de la Commission.

 

A noter que fin mai, les Burundais ont approuvé par référendum une réforme de la Constitution. Et début juin, le Président burundais a toutefois annoncé qu’il ne serait pas candidat à sa succession en 2020. Mais pour la Commission d’enquête de l’ONU, l’annonce du chef de l’État « ne doit en aucun cas occulter le contexte dans lequel s’est déroulée la campagne pour le référendum qui a conduit au changement de la Constitution au Burundi ».

 

Les enquêteurs ont recueilli des informations sur de nombreuses violations des droits de l’homme parmi lesquelles des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées, des actes de torture et autres mauvais traitements cruels, inhumains ou dégradants, des arrestations et des détentions arbitraires visant des opposants au projet de modification constitutionnelle.

 

D’autre part, la Commission d’enquête a reçu des témoignages de nombreuses arrestations de personnes ayant appelé à voter « non » au référendum ou ayant refusé de rallier le CNDD-FDD. Les détentions qui s’ensuivirent ont donné lieu à des cas de torture et de mauvais traitements.

 

La Commission a aussi été saisie d’informations sur des personnes exécutées ou enlevées en raison de leur appartenance à des partis politiques de l’opposition ou de leur refus d’adhérer au parti au pouvoir.

A noter que la Commission d’enquête sur le Burundi présentera son rapport final en septembre prochain.

 

Source : ONU

 

 

L’ONU dénonce une hausse inacceptable des violations des droits de l’enfant

Avec plus 21.000 cas confirmés en 2017, le nombre de violations vérifiées des droits de l’enfant est en hausse par rapport à 2016, ont annoncé mercredi les Nations Unies.

Plus de 10.000 enfants ont été tués ou mutilés en 2017, leur nombre augmentant sensiblement en Iraq et au Myanmar, tout en restant à un niveau élevé en Afghanistan et en Syrie.

 

Les crises en cours en République centrafricaine (RCA), en République démocratique du Congo (RDC), au Myanmar, au Soudan du Sud, en Syrie et au Yémen ont provoqué une augmentation considérable des graves violations des droits de l’enfant constatées.

 

Face à cette « situation horrible », le chef de l’ONU, António Guterres, a appelé toutes les parties au conflit à s’engager avec les Nations Unies à mettre au point des mesures concrètes pour mettre fin aux violations graves des droits de l’enfant et les prévenir, ainsi que pour apporter un soutien et des secours aux enfants touchés.

 

Dans les conflits, les enfants sont victimes de recrutement et d’utilisation par les forces et les groupes armés et de violences sexuelles.

Au Soudan du Sud, la violence contre les enfants s’est poursuivie sans relâche.

 

Parmi les autres tendances préoccupantes, le rapport de l’ONU souligne les enlèvements d’enfants à grande échelle ainsi que le déni d’accès humanitaire comme tactique de guerre. Par ailleurs, le nombre d’enfants non accompagnés fuyant les guerres et la violence souligne également l’importance d’une réponse internationale coordonnée.

 

Source : ONU

 

 

Poster un Commentaire

avatar

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S'abonner aux commentaires  
Me notifier des