Journal du 18 juin 2018

 

Yémen : la coalition arabe reprend ses frappes aériennes à Hodeïda

La coalition conduite par l’Arabie saoudite a repris lundi ses frappes aériennes contre l’aéroport de la ville yéménite d’Hodeïda où se retranchent les miliciens houthis soutenu par l’Iran tandis que la population civile s’efforçait de se mettre à l’abri, a-t-on appris auprès d’habitants.

 

Depuis le lancement, la semaine dernière, de l’offensive contre la ville portuaire, des dizaines de civils ont perdu la vie et la violence des combats empêche les organisations humanitaires d’assurer correctement leur mission.

 

600 000 personnes vivent à Hodeïda et dans ses environs. Les 4/5e des biens de première nécessité importés au Yémen transitent par son port et les Nations unies craignent une aggravation de la crise humanitaire.

 

Selon l’Onu, 22 millions de Yéménites ont besoin d’une aide d’urgence et 8,4 millions sont déjà menacés par la famine. Ce chiffre pourrait passer à 18 millions à la fin de l’année si la situation ne s’améliore pas.

 

La coalition arabe se dit en mesure de capturer rapidement la ville d’Hodeïda sans interrompre l’acheminement d’aide humanitaire et affirme vouloir concentrer ses efforts sur l’aéroport et sur le port et éviter les combats urbains.

 

Source : Reuters

 

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Syrie : plus de 50 combattants pro-régime, dont 30 Irakiens, tués dans l’est

Plus de 50 combattants pro-régime, dont une majorité d’Irakiens, ont été tués dans des frappes nocturnes contre des positions du pouvoir dans l’est de la Syrie, soit le bilan le plus lourd pour Damas depuis des mois, selon une ONG.

 

Ces frappes ont visé dans la nuit de dimanche à lundi la ville d’al-Hari, située près de la frontière irakienne, où des milices étrangères se battent au côté du régime de Bachar al-Assad, dans un pays ravagé par une guerre complexe depuis plus de sept ans.

Les médias d’Etat syriens ont attribué ces frappes à la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, une affirmation qui a toutefois été démentie par une source au sein de ces forces.

 

Al-Hari est située dans la province de Deir Ezzor, riche en pétrole, où les forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les Etats-Unis, et les forces gouvernementales syriennes, appuyées par la Russie, mènent des offensives distinctes contre le groupe Etat islamique (EI).

 

L’EI a perdu l’essentiel du territoire qu’il contrôlait en Syrie et en Irak. Mais le groupe reste présent dans des zones désertiques transfrontalières, notamment dans la province de Deir Ezzor.

La coalition, qui intervient en Syrie depuis 2014 pour combattre l’EI, a frappé des forces du régime ces dernières années.

 

Les frappes contre al-Hari interviennent au lendemain de la reprise par les FDS de Dachicha, un village situé dans le nord de la province de Hasakeh.

Dachicha représentait un “fief important” de l’EI dans cette province.

 

“Pour la première fois en quatre ans, Dachicha, une ville réputée pour le transit d’armes, de combattants (…) entre l’Irak et la Syrie, n’est plus contrôlée” par l’EI, a commenté lundi Brett McGurk, l’envoyé spécial du président américain auprès de la coalition anti-EI.

 

Déclenché en 2011 par la répression par le régime de manifestations pacifiques pro-démocratie, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire morcelé.

Il a fait plus de 350.000 morts et jeté à la rue des millions de personnes.

 

Source : AFP

 

 

Mexique : des parents d’écoliers tués durant le séisme réclament justice

Neuf mois après le séisme qui a touché Mexico, les familles des 19 enfants et 7 adultes tués dans l’effondrement d’une école réclament justice.

 

La tragédie de l’école Rebsamen a pris une tournure politique à deux semaines des élections présidentielles et locales du 1er juillet, certaines familles ayant déposé plainte contre les autorités, affirmant que la corruption “avait tué leurs enfants”.

 

La principale personne visée est Claudia Sheinbaum, actuelle candidate à la mairie de Mexico et favorite des sondages, une proche de Andres Manuel Lopez Obrador du parti Morena (gauche), qui pourrait devenir le 1er juillet prochain le nouveau président du Mexique.

 

Au moment du séisme, Mme Sheinbaum administrait le secteur de Tlalpan, quartier de la capitale où s’est déroulé le drame.

Selon des experts, c’est la construction d’un appartement privé destiné à la propriétaire de cette école privée au-dessus du dernier étage du bâtiment qui aurait fragilisé l’ensemble de la structure.

 

Pour cette extension, la propriétaire – aujourd’hui en fuite – avait reçu un permis de construire délivré par les autorités locales.

Mme Sheinbaum a rejeté avec véhémence toute responsabilité dans le drame. Elle n’a pour l’heure pas donné suite aux demandes d’interview de l’AFP.

 

L’école Rebsamen est l’un des 47 immeubles de la capitale qui se sont effondrés le 19 septembre 2017 suite au non-respect des normes de construction pour des raisons de corruption, selon le collège des architectes de Mexico.

 

Source : AFP

 

 

Colombie : retour de la droite avec Duque qui veut corriger l’accord de paix

La droite dure a récupéré la présidence dimanche en Colombie et son champion Ivan Duque, vainqueur d’un duel inédit face à la gauche, a immédiatement annoncé des “corrections” à l’accord de paix avec l’ex-guérilla Farc.

 

“Cette paix dont nous avons rêvée, qui demande des rectifications, aura des corrections pour que les victimes soient au centre du processus, pour garantir vérité, justice et réparation”, a déclaré le dauphin de l’ex-président Alvaro Uribe, farouche opposant au pacte signé en 2016 qui a permis le désarmement de la rébellion et sa reconversion en parti politique.

 

De son côté, le parti Farc a appelé Ivan Duque au “bon sens”.

Ivan Duque, qui s’est engagé à modifier ce texte qui a polarisé le pays et qu’il juge trop laxiste envers les ex-chefs guérilleros, devient le plus jeune chef d’Etat élu en Colombie depuis 1872. Il aura 42 ans le 1er août et succèdera le 7 à Juan Manuel Santos.

Avec lui a été élue la première femme vice-présidente du pays, Marta Lucia Ramirez.

 

Plus tôt, le chef de la Farc, Rodrigo Londono, avait souligné que la Colombie a “vécu les élections les plus tranquilles des dernières décennies, le processus de paix porte ses fruits (…) Respectons la décision de la majorité et félicitons le nouveau président”.

Santos, 66 ans, avait qualifié cette présidentielle de “transcendantale”, soulignant que “pour la première fois, un ex-commandant des Farc a voté en démocratie, sans armes et comme leader d’un parti politique”. L’accord a valu à ce président de centre droit le Nobel de la Paix, mais aussi une impopularité de 80% dans ce pays de 49 millions d’habitants.

 

Au pouvoir depuis 2010, il ne pouvait se représenter après deux mandats.

Le pacte avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie, qui ont conservé le même acronyme Farc, a clos plus de 52 ans d’affrontements. Mais la Colombie peine à émerger du conflit.

 

Elle reste confrontée à une corruption et des inégalités criantes, notamment en matière d’éducation et santé, ainsi qu’à la violence de groupes armés se disputant le narcotrafic dans ce pays, premier producteur mondial de cocaïne.

La droite y règne depuis toujours.

 

Voulant “tourner les pages de la corruption, de la politique politicienne, du clientélisme”, Ivan Duque entend réviser l’accord de paix notamment pour envoyer en prison les chefs Farc coupables de crimes graves et leur barrer l’accès au Congrès.

Il est assuré d’un soutien important au Congrès, où la droite s’est imposée aux législatives de mars.

 

Ivan Duque a aussi annoncé qu’il durcirait la position gouvernementale dans les négociations avec l’Armée de libération nationale (ELN), dernière guérilla du pays, en cessez-le-feu pour le scrutin.

Tourner la page du conflit, qui a fait au moins 8 millions de victimes entre morts, disparus et déplacés, sera toutefois la tâche fondamentale du futur président.

 

Source : AFP

 

 

Séparations d’enfants : l’ONU dénonce la politique “inadmissible” des Etats-Unis

“Inadmissible” et “cruelle” : le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme a vivement dénoncé lundi la politique des autorités américaines de séparation d’enfants de leurs parents sans papiers à la frontière mexicaine, au cœur d’une vive polémique aux Etats-Unis.

 

“Penser qu’un Etat puisse chercher à dissuader des parents en infligeant des mauvais traitements pareils à des enfants est inadmissible”, a affirmé le Haut-Commissaire Zeid Ra’ad Al Hussein, en ouvrant une session du Conseil des droits de l’homme à Genève.

 

A Washington, la Première dame Melania Trump a plaidé dimanche pour une politique faisant une place au “cœur” et pour un accord rapide au Congrès, où les élus de l’opposition démocrate dénoncent une pratique “diabolique”.

 

L’administration américaine a révélé vendredi que sa nouvelle politique de tolérance zéro à la frontière avec le Mexique avait conduit depuis mi-avril 2.000 enfants à être séparés de leurs parents, arrêtés pour être entrés illégalement aux Etats-Unis.

 

Face au tollé, le président Trump a accusé les démocrates d’être responsables de cette situation et a réclamé, pour y mettre fin, une vaste réforme sur l’immigration qui patine depuis des mois au Congrès.

 

La Maison Blanche revendique ouvertement cette politique, sans en nier l’aspect polémique.

L’opposition démocrate s’est révoltée, et le malaise gagne jusqu’aux rangs de la majorité républicaine.

 

Le rythme des séparations s’est nettement accéléré depuis début mai, lorsque le ministre de la Justice Jeff Sessions a annoncé que tous les migrants passant illégalement la frontière seraient arrêtés, qu’ils soient accompagnés de mineurs ou pas. Or les enfants ne peuvent être envoyés dans la prison où sont détenus leurs proches, ce qui conduit aux séparations.

 

Divisés, les républicains semblent finalement prêts à présenter la semaine prochaine deux propositions de loi : l’une satisfaisant leur aile dure et l’autre tentant de réconcilier modérés et conservateurs mais incluant les demandes de Donald Trump, notamment une enveloppe de 25 milliards de dollars pour construire un mur à la frontière mexicaine.

Ce texte comprendra un amendement s’assurant “que les mineurs accompagnés appréhendés à la frontière ne soient pas séparés de leurs parents”, selon une source républicaine.

 

Source : AFP

 

 

Nicaragua : des opposants détenus dans une prison symbole de la dictature de Somoza

A El Chipote, la plus tristement célèbre prison du Nicaragua, à la réputation de brutalité, 2.000 personnes sont incarcérées depuis qu’a débuté en avril un soulèvement populaire contre Daniel Ortega, un ancien révolutionnaire qui a dirigé le pays de 1979 à 1990 après avoir évincé le dictateur Anastasio Somoza, puis de nouveau depuis 2007.

 

Les avocats spécialisés dans les droits de l’Homme et des familles accusent Ortega d’y emprisonner des milliers d’opposants politiques.

Les manifestations antigouvernementales ont été durement réprimées, et ont fait 178 morts dans ce pays le plus pauvre d’Amérique centrale.

 

Le Centre Nicaraguayen des Droits de l’Homme (Cenidh) a reçu en un seul jour des dizaines de témoignages dénonçant “des détentions illégales avec passage à tabac, avec des traitements cruels, inhumains et dégradants, et avec des signes évidents de torture perpétrée par la police nationale”, selon un avocat du Cenidh, Braulio Abarca.

Certains des détenus n’ont pas plus de 15 ans, selon lui.

 

L’influente conférence des évêques au Nicaragua a annoncé vendredi que le gouvernement avait accepté d’inviter des observateurs des droits de l’Homme indépendants pour enquêter sur les violences dans le pays.

Opposition et gouvernement vont tenter de reprendre lundi le fragile fil du dialogue national. Ils examinent une proposition de l’Eglise catholique, qui joue le rôle de médiateur, d’organiser des élections générales anticipées en mars 2019, soit deux ans avant l’échéance prévue.

 

Source : AFP

 

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Nigeria : des attaques suicide perpétrées par des fillettes

Les jihadistes présumés du groupe nigérian Boko Haram ont utilisé des fillettes pour perpétrer des attentats suicide suivis d’attaques à la grenade qui ont fait au moins 31 morts dans le nord-est du Nigeria, a indiqué à l’AFP un responsable local.

 

“On s’est rendu compte que les attaques suicide avaient été perpétrées par 6 fillettes. Elles avaient entre 7 et 10 ans”, selon un responsable du gouvernement local.

Les attaques ont visé des personnes qui venaient de célébrer la fête de l’Aïd qui marque la fin du ramadan.

 

Après le double attentat suicide, des jihadistes présumés ont visé la foule qui s’était amassée sur le lieu des attaques avec des grenades, faisant davantage de victimes.

Le 1er mai, au moins 86 personnes ont été tuées dans deux attentats-suicides visant une mosquée et un marché dans la ville de Mubi, dans l’Etat voisin de l’Adamawa.

 

Depuis 9 ans, l’insurrection islamiste a fait plus de 20.000 morts dans la région et s’est répandue du nord-est du Nigeria jusqu’au Niger, au Tchad et au Cameroun, créant une grave crise humanitaire. Le conflit a fait aussi environ 2,6 millions de déplacés au Nigeria.

 

Source : AFP

 

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Turquie : depuis sa prison, le candidat kurde à la présidentielle attaque Erdogan à la TV d’Etat

Candidat à l’élection présidentielle turque dans une semaine, le leader du parti prokurde Selahattin Demirtas a dénoncé depuis sa prison, à la télévision d’Etat, le régime “répressif” du président Recep Tayyip Erdogan, candidat à sa réélection.

 

En prison depuis novembre 2016, le charismatique leader du Parti démocratique des peuples (HDP) a accusé le parti du président sortant de l’avoir emprisonné pour des raisons politiques.

“La seule raison pour laquelle je suis ici est que AKP a peur de moi”, a-t-il déclaré en référence au parti du président turc, en dénonçant un régime “répressif” et “autocratique”.

 

La télévision publique TRT a été critiquée de couvrir abondamment la campagne de M. Erdogan et d’ignorer les autres candidats, en particulier M. Demirtas.

  1. Demirtas, un avocat de formation âgé de 45 ans, a été arrêté avec une dizaine d’autres députés du HDP le 4 novembre 2016, dans la foulée des purges déclenchées après le coup d’Etat manqué du 15 juillet de la même année.

 

Accusé de faire de la propagande et d’appartenir au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée “terroriste” par Ankara et ses alliés occidentaux, M. Demirtas risque jusqu’à 142 ans de prison.

Mais cela n’a pas empêché le HDP de le désigner candidat à la présidentielle, qui se déroule en même temps que les législatives le 24 juin.

 

Source : AFP

 

 

Afghanistan : les talibans refusent de prolonger le cessez-le-feu

Les talibans ont rejeté dimanche un appel du président afghan Ashraf Ghani à prolonger un cessez-le-feu inédit à l’occasion de la fin du mois de ramadan, décevant les espoirs de paix d’une population épuisée par des décennies de conflit.

L’annonce des talibans a été suivie peu après par un attentat suicide dans une province de l’est du pays qui a fait au moins 18 morts et une cinquantaine de blessés, selon un responsable local.

 

L’attentat suicide, qui s’est produit dimanche à l’extérieur du bureau du gouverneur de la province de Nangarhar dans la ville de Jalalabad, est le deuxième en deux jours dans la province orientale de Nangarhar.

 

Selon le porte-parole du gouverneur provincial, Attaullah Khogyani, le kamikaze, à pied, a visé des talibans, des civils et des anciens qui quittaient le complexe abritant le bureau du gouverneur après un événement célébrant la fête de l’Aïd el-Fitr, qui marque la fin du mois de ramadan.

L’attaque n’a pas été revendiquée dans l’immédiat.

 

Annoncé initialement pour 8 jours côté gouvernemental et 3 jours côté taliban, le cessez-le-feu avait donné lieu ces derniers jours à d’inédites scènes de fraternisation entre combattants talibans, civils et membres des forces de sécurité, qui ont été vus se donnant l’accolade et se prenant en photo ensemble.

 

Mais il a été terni dès samedi par un attentat suicide qui a fait 36 morts et 65 blessés parmi une foule célébrant la cessation des combats dans le district de Rodat dans la province orientale de Nangarhar, selon un nouveau bilan rendu public dimanche par les autorités locales.

L’attaque a été revendiquée dimanche par le groupe Etat islamique, qui n’est pas inclus dans le cessez-le-feu, qui ne concerne que les talibans.

 

Source : AFP

 

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