Journal du 20 juin 2018

 

Cameroun : les séparatistes ont tué 84 soldats depuis septembre, selon les autorités

Les séparatistes anglophones ont tué 84 soldats depuis septembre, ont annoncé mercredi les autorités camerounaises qui ont engagé une campagne de répression contre les groupes de combattants rebelles qui opèrent dans deux régions de l’ouest du pays.

 

Ils protestent depuis près d’un an contre la marginalisation dont ils se disent victimes de la part du gouvernement du président Paul Biya, très majoritairement composé de francophones.

En octobre, les séparatistes ont proclamé l’indépendance d’un Etat baptisé “Ambazonie”, déclenchant une riposte de l’armée camerounaise.

 

Le conflit, l’un des plus importants défis qu’ait eu à connaître le président Biya en 35 ans de pouvoir, alimente également les tensions entre Cameroun et Nigeria, accusé par Yaoundé de servir de sanctuaire aux séparatistes.

 

Source : Reuters

 

 

Sous pression, Trump met fin aux séparations des familles à la frontière

Dans un spectaculaire retournement, Donald Trump a annoncé mercredi qu’il mettait fin aux séparations des familles de migrants arrivées illégalement aux Etats-Unis qui ont provoqué une vague d’indignation mondiale et un véritable malaise au sein de son parti.

 

Depuis l’annonce début mai d’une “tolérance zéro” du gouvernement sur l’immigration illégale, plus de 2.300 enfants et jeunes migrants ont été séparés de leurs familles, après leur arrestation à la frontière, fuyant, pour la plupart, la violence qui ronge l’Amérique centrale.

 

Le décret autorise la détention des parents et de leurs enfants ensemble sans limite de durée.

Cette volte-face a créé la surprise : depuis plusieurs jours, la Maison Blanche répétait qu’elle ne faisait qu’appliquer la loi et que seule une modification de cette dernière par le Congrès permettrait de mettre fin aux séparations si critiquées.

 

L’association de défense des droits civique ACLU a jugé que le décret annoncé allait remplacer une crise par une autre : “Les enfants n’ont pas leur place en prison”.

Griffin, pédiatre qui s’occupe depuis dix ans des enfants retenus à la frontière entre le Texas et l’Etat mexicain de Chihuahua, a raconté à l’AFP le désespoir des enfants séparés.

 

“Les enfants tendaient les mains à travers la clôture métallique, pleurant et tentant d’atteindre leur mère”, a-t-elle relaté. “C’était horrible (..) des tout-petits et des bébés sont enfermés dans ces centres”.

Trump, qui a une nouvelle fois appelé le Congrès à se saisir du dossier de l’immigration, a reconnu que sa femme Melania et sa fille Ivanka avaient pesé sur cette décision.

 

Source : AFP

 

 

Les Etats-Unis sont redevenus le premier pays de demande d’asile dans l’OCDE en 2017

Les Etats-Unis sont redevenus l’an dernier le premier pays de demandes d’asile dans l’OCDE, a annoncé l’organisation mercredi, le jour où le président américain a finalement promis un texte pour éviter la séparation des familles de migrants, à l’origine d’un déluge de critiques.

 

Les demandes d’asile ont augmenté de 26% aux Etats-Unis l’an dernier, à 330.000 au total, affirme dans un rapport l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

 

Ces demandeurs sont à 40% des Salvadoriens, Vénézuéliens et Guatémaltèques, donc des profils très différents de ce que connaît l’Europe (Syriens, Afghans et Irakiens notamment), où la crise migratoire déchire actuellement les pays membres, souligne l’OCDE.

 

Au total, la quarantaine de pays développés formant l’OCDE ont reçu 1,23 million de demandes en 2017, une “baisse sensible” par rapport à l’année précédente (1,64 million), selon l’organisation, qui précise qu’il faut ajouter à ces chiffres les 550.000 Syriens installés en Turquie sans avoir à demander l’asile.

 

“Nous nous éloignons du pic de la crise des réfugiés” où le défi était l’aide d’urgence, pour entrer dans une “phase complexe” où l’intégration est la priorité, affirme dans son introduction Stefano Scarpetta, directeur des affaires sociales à l’OCDE.

 

Or, cela ne va pas sans “défis”, note-t-il, car “la crise des réfugiés a accru les préoccupations de l’opinion publique quant aux avantages supposés des migrations”.

D’autant que les flux sont intervenus alors que “de nombreux pays européens se remettaient de la crise financière” avec “des taux de chômage élevés”.

 

Source : AFP

 

 

Royaume-Uni : les lords approuvent la loi sur le Brexit de Theresa May

La Chambre des lords a approuvé mercredi le projet de loi sur le Brexit présentée par la Première ministre Theresa May, mettant ainsi fin à des mois de guérilla parlementaire.

Majoritairement pro-européenne, cette chambre souhaitait obliger Theresa May à accorder davantage d’influence au Parlement sur les conditions du Brexit, censé intervenir en mars 2019.

 

Source : Reuters

 

 

Soudan du Sud : les chefs des belligérants se sont rencontrés

Le président sud-soudanais, Salva Kiir, a rencontré mercredi son rival et ancien vice-président Riek Machar pour discuter de la relance du processus de paix qui vise à mettre fin au conflit qui déchire le pays depuis 2013 a annoncé sur Twitter le chef de cabinet du Premier ministre éthiopien.

Organisée à Addis-Abeba, cette rencontre est la première organisée entre les deux hommes depuis deux ans.

 

Source : Reuters

 

 

Yémen : les rebelles décidés à défendre Hodeida après la perte de l’aéroport

Les rebelles au Yémen ont affirmé mercredi leur détermination à défendre Hodeida en dépit de la prise de l’aéroport de cette cité clé par les forces gouvernementales, une semaine après une offensive sanglante qui a suscité des craintes pour le sort des civils.

 

Les combats se déroulent désormais sur la grande artère menant au port de Hodeida sur la mer Rouge, après que les rebelles Houthis se sont repliés vers des quartiers du sud et de l’ouest de cette ville de 600.000 habitants, selon une source militaire yéménite.

 

En prenant l’aéroport situé à la limite sud de la ville essentielle pour l’entrée des aides humanitaires dans le pays en guerre, les forces loyalistes, appuyées par les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite, ont mené une percée en vue de la reprise de Hodeida aux mains des insurgés depuis 2014.

Mais ces derniers ont maintenu une attitude de défi.

 

Le Conseil norvégien pour les réfugiés a indiqué que l’eau ne parvenait plus depuis mardi à plusieurs quartiers de la ville.

“Les habitants comptent désormais sur l’eau fournie par les mosquées”, a ajouté l’ONG, exprimant son inquiétude face à une “situation d’urgence humanitaire à cause du choléra” qui a déjà fait plus de 2.000 morts en près d’un an au Yémen.

 

Déjà 32.000 personnes ont quitté leurs maisons dans toute la province de Hodeida depuis le 1er juin, selon l’ONU.

Une tentative ces derniers jours de l’émissaire de l’ONU, Martin Griffiths, en vue d’une trêve dans les combats n’a pas abouti.

 

Source : AFP

 

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Canada : le cannabis sera légal à partir du 17 octobre

La consommation et la culture du cannabis deviendront légales au Canada le 17 octobre, a annoncé mercredi le Premier ministre Justin Trudeau.

Le Canada deviendra ainsi le premier pays du G7 à autoriser cette drogue à des fins récréatives.

Cette annonce intervient après que les deux chambres du Parlement canadien ont voté cette semaine le projet de loi du gouvernement libéral.

 

Le Premier ministre, qui avait avoué en 2013 avoir déjà fumé “cinq ou six fois” un joint avec des amis, justifie la légalisation pour sortir les trafiquants du marché et protéger les jeunes.

Justin Trudeau est d’ailleurs persuadé qu’après le Canada, d’autres grands pays vont suivre.

 

Certains pays occidentaux “reconnaissent que le Canada est en train d’être audacieux (…) et reconnaissent l’honnêteté” du pays, qui avoue que le système répressif actuel “ne fonctionne pas pour empêcher nos jeunes d’avoir un accès facile au cannabis”, avait déclaré à l’AFP Justin Trudeau en mai.

 

Source : AFP

 

 

Un attentat à la “bombe biologique” déjoué en Allemagne

Les autorités allemandes ont annoncé mercredi avoir déjoué un attentat à “la bombe biologique” à la suite de l’interpellation récente d’un Tunisien, un projet sans précédent dans ce pays qui reste sous la menace d’attaques jihadistes.

Les enquêteurs disposent d’éléments pointant en direction de liens avec l’organisation Etat islamique (EI).

 

Le patron des services de renseignement intérieur, Hans-Georg Maassen, a expliqué que cette arrestation avait été rendue possible “grâce à une coopération entre services de renseignement nationaux et internationaux”.

Selon des médias allemands, la CIA américaine a averti l’Allemagne après avoir repéré des achats sur internet de substances devant servir à la fabrication de la bombe par le suspect.

 

Le mois dernier, en France, les autorités ont affirmé avoir déjoué un attentat à l’explosif ou à la ricine prévu à Paris. Un Egyptien de 20 ans avait été arrêté et incarcéré.

L’Allemagne est sur le qui-vive en raison de plusieurs attaques jihadistes perpétrées ou envisagées dans le pays ces dernières années. La police a classé quelque 770 personnes comme potentiellement dangereuses.

 

L’affaiblissement de l’EI, qui a subi de lourdes défaites sur le terrain et a été chassé de quasiment tous les territoires conquis en Irak et en Syrie, rend désormais plus improbables des attentats comme ceux commis à Paris le 13 novembre 2015 ou à Bruxelles le 22 mars 2016, selon les autorités.

 

La plus grave attaque commise en Allemagne, survenue en décembre 2016, a été commise par un Tunisien de 23 ans, Anis Amri, auteur d’un attentat au camion-bélier sur un marché de Noël à Berlin. L’attaque, qui avait fait douze morts, avait été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).

 

Source : AFP

 

 

Migrations : nouveau tour de vis d’Orban dans une Europe en plein doute

Alors que les Européens se déchirent sur la réponse à apporter face aux arrivées de réfugiés, la Hongrie du Premier ministre national-souverainiste Viktor Orban a procédé mercredi à un nouveau tour de vis en rendant passible de poursuites pénales l’aide aux migrants.

 

Comme promis par le dirigeant avant sa confortable réélection pour un troisième mandat consécutif en avril, le Parlement a adopté à une écrasante majorité un ensemble de lois dénommé “Stop-Soros”, malgré les réserves des organisations de défense des droits de l’Homme.

 

La nouvelle législation institue notamment une peine allant jusqu’à un an de prison pour toute personne portant assistance à une personne entrée illégalement en Hongrie depuis un pays n’appartenant pas à l’espace Schengen, si la vie de l’intéressé n’est pas immédiatement en danger.

 

Le nom de l’ensemble législatif fait allusion au milliardaire américain George Soros, bête noire de M. Orban qui l’accuse d’orchestrer par le biais des ONG qu’il finance une “immigration de masse” vers l’UE, ce que M. Soros a démenti.

 

Le dirigeant hongrois, qui se présente comme le fer de lance de la défense de l'”Occident”, a érigé dès 2015 une barrière anti-migrants de plusieurs centaines de kilomètres à la frontière avec la Serbie et la Croatie et est régulièrement cité en modèle par des ténors d’extrême droite à travers le monde.

 

Il a également fait procéder mercredi à un changement de la Constitution, laquelle stipule désormais qu’aucune instance ne peut porter atteinte à “la composition de la population” hongroise, une disposition destinée à rendre inconstitutionnelle l’imposition de quotas de migrants par l’Union européenne.

 

La Constitution hongroise fait désormais de “la défense de la culture chrétienne” une obligation pour toutes les institutions de l’Etat. L’ensemble législatif interdit par ailleurs aux sans-abri de passer la nuit dans les espaces publics.

 

La fondation Open Society de George Soros, qui finance de nombreuses ONG en Hongrie et dans le monde, avait annoncé ce printemps son départ de Hongrie avec des mots très durs pour l’hostilité croissante à laquelle elle est confrontée dans ce pays.

 

La question migratoire s’est hissée en haut de l’agenda européen ces derniers jours à la suite d’une crise gouvernementale entre la chancelière allemande Angela Merkel et ses alliés bavarois de la CSU, favorables à un durcissement.

 

La Commission européenne a annoncé mercredi avoir invité les dirigeants de plusieurs pays de l’UE à une “réunion de travail informelle” dimanche à Bruxelles sur l’asile et les migrations, quelques jours avant un sommet des 28 sur ce thème qui les divise.

 

Les dirigeants des pays du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, Rép. tchèque et Slovaquie), doivent par ailleurs se réunir jeudi à Budapest pour une réunion à laquelle est également convié le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz, favorable comme eux à une ligne dure.

 

Source : AFP

 

 

Netanyahu avertit Gaza après une nouvelle flambée de violences

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a averti mercredi que l’armée pourrait intensifier ses opérations contre la bande de Gaza dirigée par le mouvement palestinien Hamas, après une nouvelle flambée de violences.

 

Avant l’aube, des avions israéliens ont mené une série de raids contre des positions du Hamas dans Gaza en riposte à des tirs de roquettes et d’obus en direction d’Israël, rappelant l’extrême volatilité de la situation autour de l’enclave palestinienne sous blocus.

 

Il s’agit du deuxième épisode du genre en trois semaines, faisant redouter une nouvelle escalade. Comme fin mai, les branches armées du Hamas et du Jihad islamique, autre force islamiste palestinienne, ont revendiqué les tirs de roquettes, riposte selon elles aux frappes israéliennes des derniers jours.

 

Israël et le Hamas ainsi que ses alliés palestiniens se sont livré trois guerres depuis 2008. Différents acteurs internationaux s’alarment du risque d’un nouveau conflit, devant la multiplication des actes hostiles, l’absence de toute perspective d’un règlement et la dégradation de la situation humanitaire et économique à Gaza.

 

Les tensions se sont accrues avec le début, le 30 mars, d’une mobilisation contre le blocus israélien et pour le droit au retour des Palestiniens sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création d’Israël, en 1948.

Israël justifie le blocus imposé à Gaza par la nécessité de contenir le Hamas, son ennemi juré.

 

Au moins 132 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le 30 mars, la très grande majorité dans des heurts avec les soldats israéliens le long de la frontière.

La mobilisation a faibli récemment, mais Israël cherche à grand-peine la parade aux centaines de cerfs-volants et de ballons incendiaires lancés de Gaza qui ont mis le feu à des milliers d’hectares de terres israéliennes.

 

Des émissaires du président américain Donald Trump sont en mission dans la région pour tenter de faire avancer un projet de plan de paix de Washington face à l’inextricable conflit israélo-palestinien.

Le pessimisme est très partagé quant aux chances de succès d’un tel plan.

 

Source : AFP

 

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Libye : de nouveaux combats menacent les efforts pour un règlement du conflit

Les nouvelles violences dans le croissant pétrolier, poumon de l’économie en Libye, risquent de compliquer davantage les efforts en vue d’un règlement du conflit dans ce pays et illustrent une fois de plus les divisions profondes le minant.

 

Jeudi, des groupes armés dirigés par un chef militaire Ibrahim Jadhran ont attaqué deux sites pétroliers dans cette région du nord-est libyen, sous contrôle de l’Armée nationale libyenne (ANL), une force autoproclamée et dirigée par le maréchal Khalifa Haftar.

 

Depuis, des combats intermittents opposent les deux camps autour des terminaux de Ras Lanouf et al-Sedra, provoquant des “pertes catastrophiques”, selon la Compagnie nationale de pétrole (NOC).

 

La Libye est meurtrie par les luttes d’influence et les violences entre groupes armés rivaux depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. D’un côté, il y a un gouvernement d’union nationale, basé à Tripoli et reconnu par l’ONU, de l’autre Khalifa Haftar, 75 ans, qui jouit du soutien des autorités parallèles dans l’est du pays.

Jadhran, 35 ans, dont la tribu d’Al-Magharba est historiquement basée dans la région du Croissant pétrolier, a régulièrement défié les autorités de transition depuis la révolte populaire de 2011.

 

Des sources proches de l’ANL ont fait état d’une alliance entre M. Jadhran et les “Brigades de défense de Benghazi”, formées de combattants islamistes chassés de la cité de Benghazi (est) par les pro-Haftar.

Pour des analystes, le “sentiment d’injustice” nourri par les pro-Haftar qui accusent pêle-mêle tous leurs opposants de terrorisme, a favorisé une telle alliance.

 

Fin mai, le président français Emmanuel Macron a réuni les principaux protagonistes de la crise libyenne dont le général Haftar et le chef du GNA, Fayez al-Sarraj, qui ont endossé une déclaration sur l’organisation d’élections législatives et présidentielle le 10 décembre.

Mais les experts estiment que la fragmentation du pays rend de tels engagements fragiles.

 

La reprise des combats près des terminaux pétroliers déjà endommagés par des violences similaires en 2016 et 2017, porte un nouveau coup dur à une économie en lambeaux, aggravant le calvaire des Libyens qui font face à des pénuries et des hausses des prix sans précédent.

 

Source : AFP

 

 

Droits de douane : la riposte européenne en vigueur vendredi

L’Union européenne va appliquer à partir de ce vendredi des droits de douane de 25% sur une série de produits américains en réponse à l’application par les Etats-Unis de taxes sur les importations d’acier et d’aluminium.

 

Cette mesure de rétorsion pourrait conduire à de nouvelles initiatives américaines, Donald Trump ayant déjà laissé entendre qu’il envisageait de taxer les importations d’automobiles européennes.

 

Les pays membres de l’Union ont décidé à l’unanimité la semaine dernière d’imposer des droits de douane sur l’équivalent de 2,8 milliards d’euros de produits importés des Etats-Unis, dont de l’acier et de l’aluminium, des produits agricoles comme le maïs et les cacahuètes, le bourbon, les jeans et les motos.

 

Ces mesures de rétorsion pourraient être levées si les Etats-Unis renoncent aux droits imposés à hauteur de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium.

Ces taxes voulues par Donald Trump touchent l’Union européenne mais également le Canada et le Mexique.

 

Le Canada a annoncé, lui aussi, une série de représailles douanières.

Le Mexique a décrété des droits de douane sur différents produits américains.

 

Source : Reuters

 

 

Turquie : 2 militaires turcs tués dans une attaque kurde

Des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont tué mercredi 2 soldats turcs et en ont blessé un autre dans une attaque à la roquette contre des véhicules militaires dans le sud-est de la Turquie, ont annoncé les autorités provinciales.

 

D’autres attaques attribuées au PKK ont déjà coûté la vie à 3 soldats turcs mardi dans cette partie du pays, à quelques jours des élections présidentielle et législatives organisées dimanche en Turquie.

 

Cette vague de violences coïncide aussi avec une intensification de la campagne de bombardements aériens de l’armée turque sur des bases du PKK dans le nord de l’Irak, où le président turc Recep Tayyip Erdogan menace de lancer une intervention terrestre.

 

Source : Reuters

 

 

Les Etats-Unis claquent la porte du Conseil des droits de l’homme de l’ONU

Les Etats-Unis se sont retirés mardi du Conseil des droits de l’homme de l’ONU en accusant l’institution basée à Genève d'”hypocrisie” et de parti pris contre Israël, une décision aussitôt dénoncée par des organisations de défense des droits humains.

 

“Nous prenons cette mesure parce que notre engagement ne nous permet pas de continuer à faire partie d’une organisation hypocrite et servant ses propres intérêts, qui fait des droits de l’homme un sujet de moquerie”, a lancé devant la presse à Washington l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley, aux côtés du secrétaire d’Etat Mike Pompeo.

 

“Pendant trop longtemps, le Conseil des droits de l’homme a protégé les auteurs de violations des droits de l’homme et a été un cloaque de partis pris politiques”, a-t-elle ajouté.

Mme Haley et M. Pompeo ont insisté sur le fait que les Etats-Unis resteraient un héraut des droits de l’homme dans le monde mais, pour beaucoup, cette décision reflète la défiance du gouvernement américain envers les organismes multilatéraux.

 

Depuis l’arrivée début 2017 du républicain Donald Trump à la Maison Blanche, les Etats-Unis se sont retirés de l’Unesco, ont coupé plusieurs financements à des organes de l’ONU et ont annoncé notamment leur retrait de l’accord de Paris sur le climat et de l’accord nucléaire avec l’Iran endossé par les Nations unies.

 

Le départ des Etats-Unis du Conseil des droits de l’homme n’est pas une première. Il y a 12 ans, l’administration du républicain George W. Bush avait déjà boycotté le CDH, avant que le démocrate Barack Obama ne décide d’y faire participer son pays à nouveau.

 

Source : AFP

 

 

Au Mexique, être candidat peut signifier son arrêt de mort

Se présenter à une élection au Mexique, c’est “pratiquement une peine de mort”, confie Mario Alberto Chavez, candidat à la mairie de Zumpango, dans l’Etat violent de Guerrero : récemment, alors qu’il dînait dans un restaurant, un homme armé a ouvert le feu vers sa table.

Par miracle, il a survécu à cette attaque du 18 avril, qui a blessé trois de ses collaborateurs.

 

D’autres n’ont pas eu cette chance : 114 hommes ou femmes politiques ont été tués depuis le début, en septembre, de la campagne pour les élections générales du 1er juillet, selon le cabinet de consultants Etellekt.

 

La criminalité est un sujet central du scrutin de juillet, qui désignera le nouveau président et plus de 18.000 dirigeants aux niveaux fédéral, régional et local.

Depuis 2006 et le déploiement de l’armée contre les narcotrafiquants, plus de 200.000 personnes ont été tuées et 30.000 sont portées disparues. Le Mexique a terminé 2017 sur le triste record de 25.339 homicides.

 

Néanmoins, certains candidats paraissent avoir eu des liens trop proches avec les gangs.

Mais la plupart des meurtres restent inexpliqués et impunis, forçant nombre de candidats à faire campagne dans la peur. Dans l’Etat de Guerrero, 496 d’entre eux ont déjà renoncé.

 

Alors, certains candidats prennent en main leur propre sécurité.

C’est le cas de Nestora Salgado, candidate au Sénat à Guerrero pour Morena, le parti de gauche du candidat favori à la présidentielle, Andrés Manuel Lopez Obrador.

 

Ancienne commandante d’une unité de “police communautaire” – des civils prenant les armes pour remplacer la police et protéger leurs quartiers -, elle mobilise plusieurs dizaines de ses membres comme gardes du corps. Sa demande pour des gardes officiels a été rejetée alors même qu’elle dit avoir reçu des menaces et trouvé des chiens décapités devant sa maison.

 

Source : AFP

 

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