Journal du 26 juin 2018

 

La production mondiale d’opium et cocaïne a explosé

La production mondiale de cocaïne, essentiellement en provenance de Colombie, et d’opium, principalement issu d’Afghanistan, a explosé pour atteindre son plus haut niveau historique en 2016-2017, s’alarme l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans son rapport annuel.

 

L’agence onusienne s’inquiète aussi de voir les médicaments antidouleurs à base d’opiacés, détournés à usage de drogue, devenir “une menace majeure pour la santé publique mondiale”, en Amérique du nord mais aussi en Afrique.

 

La production mondiale d’opium a bondi de 65% de 2016 à 2017. L’Afghanistan se taille la part du lion.

Les surfaces de culture de pavot à opium ont progressé de 37% au niveau mondial entre 2016 et 2017, dont plus des trois quarts se trouvent en Afghanistan, où cette manne contribue à financer l’insurrection.

 

La fabrication mondiale de cocaïne en 2016 “a atteint son niveau le plus élevé”: 25% de plus qu’en 2015. En Colombie, premier producteur mondial, la hausse de production a été de plus d’un tiers entre 2015 et 2016.

 

La culture de feuille de coca, ingrédient de base de la cocaïne, couvre 213.000 hectares au niveau mondial dont 69% se trouvent en Colombie. Il s’agit d'”un défi à la mise en œuvre de l’accord de paix” avec l’ex-guérilla des Farc, impliquée dans le trafic de drogue, souligne l’ONUDC.

 

Conséquences : une hausse de l’offre sur les marchés traditionnels de consommation en Amérique du Nord et en Europe occidentale ainsi que la création prévisible de nouveaux marchés ciblant notamment “la classe moyenne en expansion des grandes économies d’Asie”.

 

Les médicaments antidouleurs à base d’opiacés, détournés à usage de drogue, sont désormais “une menace majeure pour la santé publique mondiale”, avertit l’ONUDC. L’ensemble des opiacés représentent 76% des décès liés à la consommation de stupéfiants.

 

Née d’une surprescription médicale de ces molécules, la crise des opiacés qui ravage les Etats-Unis depuis quelques années ne montre pas de signe d’apaisement. En 2016, 63.632 personnes sont décédées d’une surdose de drogue aux États-Unis, un record et une augmentation de 21% par rapport à 2015.

 

Les dégâts de ces “drogues sur ordonnance” ont également contribué à la diminution de l’espérance de vie enregistrée aux Etats-Unis en 2015 et 2016, une première. L’Europe reste pour l’instant globalement épargnée par ce phénomène.

 

Alors que le fentanyl, un opioïde synthétique 50 fois plus puissant que l’héroïne, constitue le principal opiacé sur ordonnance des marchés américain et canadien, l’ONUDC s’inquiète de “l’expansion rapide” en Afrique de la consommation et du trafic de tramadol, un puissant antalgique.

 

L’Afrique a concentré en 2016 87% des saisies mondiales d’opiacés pharmaceutiques, notamment en raison de l’essor du tramadol.

 

Source : AFP

 

 

Des hommes du Hezbollah libanais tués au Yémen, affirme Ryad

Huit combattants du mouvement chiite libanais Hezbollah, alliés aux rebelles houthis, ont été tués dans des combats, dans le nord-ouest, a affirmé lundi la coalition arabe conduite par l’Arabie saoudite.

Le Hezbollah a toujours nié avoir envoyé des combattants au Yémen au côté des rebelles, dans le cadre de l’affrontement dans la région entre l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite.

 

Les rebelles houthis, qui font face depuis plusieurs jours à une offensive des forces gouvernementales yéménites appuyées par la coalition dans le port d’Hodeïda, sur la mer Rouge, ont tiré dimanche soir deux missiles sur Ryad, la capitale saoudienne. Il n’y a pas eu de victimes.

Les Houthis menacent de poursuivre ces tirs sur l’Arabie saoudite en réponse à l’offensive menée par la coalition sur Hodeïda, principal point d’entrée de l’aide internationale destinée à la population yéménite.

 

L’émissaire des Nations unies pour le Yémen, Martin Griffiths, est attendu mercredi à Aden, dans le sud du pays, dans le but de mettre fin aux affrontements à Hodeïda, qui font craindre une catastrophe humanitaire. Il rencontrera le président yéménite Abd-Rabbou Mansour Hadi.

 

 

Source : Reuters

 

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L’armée syrienne progresse dans le sud-ouest, bombarde Deraa

L’armée syrienne a élargi mardi son offensive contre les rebelles dans le sud-ouest du pays et a de nouveau bombardé la ville de Deraa, rapporte l’agence de presse officielle SANA.

 

SANA et les organes de presse du Hezbollah libanais, allié au gouvernement de Damas, précisent que l’armée a pris le contrôle de la ville de Bousra al Harir ainsi que du secteur de Lajat, au nord-est de Deraa, et qu’elle progresse vers le sud.

 

Les forces gouvernementales ont ouvert un nouveau front mardi contre la ville de Deraa, ont rapporté les médias officiels syriens. Plusieurs frappes aériennes ont été menées ainsi sur le sud-est de la ville et des opérations terrestres sont en cours en vue de couper la route reliant les zones rebelles à la frontière jordanienne, ajoute SANA.

 

La région de Deraa, proche des frontières de la Jordanie et du Golan annexé par Israël, est l’une des “zones de désescalade” instituées par les Etats-Unis, la Jordanie et la Russie afin d’y endiguer les combats.

 

Selon l’Onu, environ 45.000 personnes ont fui les affrontements pour se diriger vers la Jordanie mais le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, a affirmé sur Twitter que la frontière jordanienne restait fermée.

 

Dans la nuit de lundi à mardi, deux missiles israéliens sont tombés près de l’aéroport de Damas, selon SANA et l’OSDH. Pour l’agence de presse syrienne, cette frappe illustre le soutien apporté par Israël aux rebelles.

L’OSDH précise que les missiles israéliens visaient des entrepôts d’armes livrées par l’Iran.

 

Source : Reuters

 

 

Syrie : frappe “israélienne” contre “des dépôts d’armes pour le Hezbollah”

Deux missiles “israéliens” sont tombés près de l’aéroport de Damas, selon l’agence officielle syrienne Sana, frappant “des dépôts d’armes pour le Hezbollah”, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

 

La zone de l’aéroport de Damas a été frappée à plusieurs reprises ces dernières années dans des opérations attribuées à Israël, visant des cibles iraniennes ou considérées comme liées à l’Iran.

L’Etat hébreu dénonce de manière virulente l’ancrage de Téhéran chez son voisin syrien.

 

L’armée israélienne avait frappé en mai des dizaines de cibles militaires iraniennes en Syrie, en représailles au tir, par les forces iraniennes selon elle, d’une vingtaine de roquettes en direction de ses positions sur le plateau du Golan, de l’autre côté de la ligne de démarcation.

 

Source : AFP

 

 

Iran : Rohani appelle à l’unité, deuxième jour de grève au Bazar de Téhéran

Le président Rohani a appelé mardi à l’unité nationale face aux difficultés économiques et tensions internes croissantes en Iran, au deuxième jour d’un rare mouvement de grève au Grand Bazar de Téhéran.

Conservateur modéré élu en 2013 et réélu en 2017, M. Rohani est attaqué violemment depuis des semaines par le camp ultraconservateur.

 

Son gouvernement est accusé de négliger les couches les plus fragiles de la population victimes de la hausse des prix induite par la dépréciation du rial, de ne pas tenir ses promesses de maintien de l’inflation et de se concentrer au contraire sur des réformes absolument pas prioritaires aux yeux de ses critiques, comme l’admission des femmes dans les stades de foot.

 

Les détracteurs du président dénoncent aussi avec force l’accord international sur le nucléaire iranien, pièce maîtresse de la politique de M. Rohani, qui était censé accélérer les investissements en Iran avant le volte-face américain. Dans un climat de ressentiment contre la situation économique, M. Rohani a appelé à préserver la “confiance” et l'”espoir” des Iraniens.

 

Selon les dernières données disponibles de la Banque mondiale, le taux de chômage en Iran est resté “élevé” à 11,9% au dernier trimestre de 2017, quoi qu’en légère baisse par rapport à la même période de l’année précédente (12,3%).

 

Mardi, pour le deuxième jour consécutif les commerçants du Grand Bazar de Téhéran, soutien traditionnel du système politique en Iran, ont observé une grève pour protester contre la dépréciation de la monnaie nationale et les entraves à l’activité économique dont ils rendent le pouvoir responsable.

 

Au Parlement, les députés ont discuté à huis clos “des fluctuations sur le marché des changes, des manifestations de lundi et de la fermeture du Bazar”, a indiqué l’agence officielle Irna.

Selon Irna, la semaine estivale de vacance parlementaire des élus qui devait commencer samedi a été annulée afin de tenir des sessions destinées à “résoudre les problèmes économiques”.

 

La baisse du rial iranien s’est accélérée depuis l’annonce en mai du retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire de 2015, qui ouvre la voie à un renforcement des sanctions économiques américaines contre l’Iran.

 

Conclu avec le Groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne) ce pacte a permis de sortir l’Iran de son isolement en allégeant les sanctions internationales en échange d’une limitation draconienne du programme nucléaire iranien censée garantir que Téhéran ne cherche pas à se doter de l’arme atomique.

 

En avril, les réseaux sociaux avaient regorgé de vidéos et d’informations sur des manifestations dans plusieurs villes d’Iran protestant contre la situation économique.

Et autour du Nouvel an, des dizaines de villes ont été agitées par des troubles ayant fait au moins 25 morts en marge de manifestations non autorisées.

 

Source : AFP

 

 

L’Iran se réserve le droit d’enrichir de l’uranium à des fins “pacifiques”

L’Iran se réserve le droit d’enrichir de l’uranium à des fins “pacifiques”, a déclaré mardi le président iranien, Hassan Rohani, à la télévision officielle.

La République islamique avait annoncé précédemment qu’elle pourrait reprendre son enrichissement d’uranium à 20%, ce qui est interdit en vertu de l’accord de Vienne de juillet 2015 sur le nucléaire iranien.

 

Source : Reuters

 

 

Avec la réélection d’Erdogan, les relations américano-turques restent glaciales

L’accueil glacial réservé par les Etats-Unis à la réélection de Recep Tayyip Erdogan en Turquie, et la ligne dure affichée par le président turc, laissent présager de relations durablement tendues entre les deux pays alliés, notamment sur la question des Kurdes.

 

Les nuages se sont accumulés dans le sillage du putsch raté de juillet 2016 et de la répression qui a suivi en Turquie.

 

Le président turc a mené le chœur des protestations contre la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d’Israël. Et Washington n’a pas obtenu la libération du pasteur américain Andrew Brunson, jugé en Turquie pour des liens présumés avec des groupes “terroristes”, pas plus qu’Ankara n’a eu gain cause dans sa demande d’extradition du prédicateur Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis et auquel les autorités turques attribuent une implication dans le coup d’Etat avorté.

 

Le principal nœud reste le soutien américain à la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), alliée de Washington dans la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique en Syrie mais considérée comme “terroriste” par Ankara. L’armée turque a lancé en début d’année une vaste offensive contre cette milice dans le nord-ouest de la Syrie, provoquant une nouvelle crise avec les Etats-Unis.

 

Au prix de tractations diplomatiques laborieuses, les diplomates turcs et américains se sont finalement accordés début juin sur une “feuille de route” pour une coopération sur le terrain, aux termes de laquelle les YPG doivent quitter la ville-clé de Minbej, qui a cristallisé les tensions et où les deux pays alliés risquaient d’entrer en collision. Mais la méfiance perdure.

 

Surtout, la question kurde risque d’être exacerbée par l’alliance que le président Erdogan a dû former, pour garder la majorité, avec les ultranationalistes du MHP, porteurs d’une ligne encore plus dure.

“La couleur politique du Parlement et de la nouvelle administration turque sera le nationalisme”, explique Asli Aydintasbas, chercheuse au European Council on Foreign Relations.

 

D’autant que la campagne menée par Ankara contre les milices kurdes est très populaire en Turquie.

 

Source : AFP

 

 

Turquie : les observateurs de l’OSCE parlent d’une campagne inéquitable

Les conditions dans lesquelles s’est déroulée la campagne pour les élections présidentielle et législatives turques de dimanche, remportées par le chef de l’Etat sortant Recep Tayyip Erdogan et son parti, n’ont pas été équitables, jugent les observateurs de l’organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

 

“Les entraves aux libertés fondamentales que nous avons constatées ont eu un impact sur ces élections et j’espère que la Turquie lèvera ces restrictions dès que possible”, a déclaré lundi Ignacio Sanchez Amor, chef de la mission.

Les observateurs de l’OSCE se félicitent en revanche de la forte mobilisation des électeurs, qui ont, selon eux, démontré leur attachement à la démocratie. La participation a atteint 87%.

 

Source : Reuters

 

 

Discussions entre Erythréens et Ethiopiens, qui espèrent une ère de paix

Les premières discussions entre Erythrée et Ethiopie en près de 20 ans, qui se sont tenues mardi à Addis-Abeba, ont ouvert la voie à la paix.

 

Signe d’une ouverture concrète entre les deux pays, Abiy Ahmed, le Premier ministre éthiopien,  a annoncé que la compagnie Ethiopian Airlines allait reprendre ses vols à destination de l’Erythrée, pour la première fois depuis vingt ans.

 

L’Erythrée a obtenu l’indépendance de l’Ethiopie en 1993 après trente années de lutte armée. De 1998 à 2000, une guerre a opposé les deux pays, faisant 80.000 morts, en raison de désaccords sur la frontière. Depuis, Asmara et Addis-Abeba n’ont pas de relations diplomatiques.

 

La frontière commune reste fortement militarisée et son tracé est toujours contesté autour de la ville de Badmé.

En 2002, la Cour permanente d’arbitrage de La Haye a attribué Badmé à l’Erythrée mais Addis-Abeba a ignoré ce jugement et la ville est restée sous administration éthiopienne.

 

Abiy Ahmed, qui a pris ses fonctions en mars, a déclaré ce mois-ci, à la surprise générale, qu’il était prêt à respecter ce jugement international.

 

Source : Reuters

 

 

L’argent du pétrole divise un peu plus les camps rivaux en Libye

La Libye s’enfonce un peu plus dans la crise avec un nouveau bras de fer entre autorités politiques rivales autour du contrôle des terminaux pétroliers et de la gestion des revenus de l’or noir, loin des engagements pris en mai à Paris.

 

Déchirée par une lutte de pouvoir acharnée et plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est dirigée par deux entités rivales : le gouvernement d’union nationale (GNA), issu d’un processus onusien et reconnu par la communauté internationale, basé à Tripoli, et un cabinet parallèle installé dans l’Est.

 

Ce dernier est soutenu par l'”Armée nationale libyenne” (ANL), force paramilitaire autoproclamée dirigée par le maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est du pays, qui tente désormais de s’emparer de la gestion des pétro-dollars, la source majeure de revenus.

 

Dans un profond geste de défiance, M. Haftar a annoncé lundi que toutes les installations sous le contrôle de son “armée” seraient remises à la Compagnie nationale du pétrole du gouvernement parallèle basé dans l’est, au risque d’approfondir les divisions.

 

L’ANL contrôle notamment les quatre terminaux du Croissant pétrolier (nord-est), en plus du port de Hariga, à Tobrouk, près de la frontière égyptienne, par lesquels l’essentiel du pétrole libyen est exporté.

Jusqu’ici, ces sites sont gérés par la Compagnie nationale de pétrole (NOC) du GNA, basée à Tripoli, en charge aussi des exportations conformément à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

 

Mardi, la NOC de Tripoli a ainsi fustigé la décision M. Haftar en soulignant que toute exportation de brut de la part des autorités parallèles serait “illégale”.

Ces tentatives “échoueront comme elles ont échoué par le passé”, a clamé dans un communiqué Mustafa Sanallah, le patron de la NOC.

 

La NOC a par ailleurs adressé une mise en garde aux entreprises contre la signature de “contrats d’achat de pétrole auprès d’institutions parallèles”. “La NOC intentera une action en justice contre eux”, a promis M. Sanallah.

 

La Libye exporte du pétrole partout dans le monde, en particulier en Europe. Les Etats-Unis et la Chine figurent aussi parmi les clients les plus fidèles.

Les revenus du brut ont été gérés jusqu’ici par la Banque centrale dépendant du GNA et basé à Tripoli, qui se charge des versements des salaires des fonctionnaires dans tout le pays, y compris dans les régions sous contrôle des autorités parallèles.

 

Chacun des deux camps rivaux dispose de sa banque centrale, de sa “compagnie nationale” de pétrole (NOC) et de son agence de presse officielle.

Fin mai, le président français Emmanuel Macron avait réuni à Paris les principaux protagonistes de la crise libyenne, et obtenu un engagement sur des élections en décembre et l’unification des institutions.

 

Source : AFP

 

 

Le chef du HCR appelle les bailleurs de fonds à aider à stabiliser le Mali, le Niger et la Libye

A l’issue d’une visite en Libye, au Niger et au Mali, le chef de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, a appelé les pays bailleurs de fonds à aider à ramener la stabilité dans ces pays par lesquels transitent beaucoup de personnes qui vont chercher la sécurité en Europe.

 

Lors de sa visite au Mali, M. Grandi s’est notamment rendu à Gao, dans le nord du pays, où il a rencontré des réfugiés du Burkina Faso et du Niger.

Plus de 5.000 personnes sont arrivées du Burkina Faso voisin au cours des derniers mois. Elles sont originaires de villes frontalières où des affrontements opposent l’armée aux rebelles.

 Grandi a aussi rencontré des réfugiés récemment arrivés du Niger. Ils ont fui les villes frontalières pour échapper au conflit entre les opposants islamistes et les forces de sécurité.

De son côté, l’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Mali, Alioune Tine, a annoncé qu’il se rendrait dans ce pays du 24 au 29 juin 2018, dans un contexte d’insécurité croissante avant la tenue des élections prévues pour le 29 juillet 2018.

 

« Je suis préoccupé par des informations qui me parviennent selon lesquelles la violence intercommunautaire dans la région du centre et du nord du Mali a connu une escalade dramatique », a-t-il ajouté. « A cela s’ajoute l’expansion des activités des groupes extrémistes violents qui terrorisent les populations avec des enlèvements, des assassinats ciblés et d’autres traitements cruels ».

 

Source : ONU

 

 

1,4 million de réfugiés auront besoin d’être réinstallés en 2019 (HCR)

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a mis en garde lundi contre le fossé grandissant entre le nombre de réfugiés nécessitant une réinstallation et les places mises à disposition par les gouvernements du monde entier.

 

Le HCR souligne que le nombre de réfugiés ayant besoin d’une solution auprès de pays tiers devrait être de 1,4 million en 2019, alors que le nombre de places de réinstallation en 2017 s’élevait seulement à 75.000. A ce rythme, il faudrait 18 ans pour que les réfugiés les plus vulnérables du monde soient réinstallés, a alerté l’agence onusienne.

 

Accroître les possibilités de réinstallation des réfugiés vers des pays tiers fait partie des objectifs clés de la Déclaration de New York sur les réfugiés et les migrants. Cette nouvelle approche globale sur les situations des réfugiés adoptée par 193 États membres de l’ONU en septembre 2016 et l’un des principaux éléments du nouveau Pacte mondial sur les réfugiés qui doit voir le jour devant l’Assemblée générale des Nations Unies d’ici la fin de cette année.

 

35 pays participent actuellement au programme de réinstallation du HCR, contre 27 en 2008. Le rapport de l’agence note que des réfugiés de 36 nationalités ont besoin d’être réinstallés depuis les 65 opérations situées dans des pays du monde entier. Les réfugiés de Syrie et de la République démocratique du Congo (RDC) représentaient les deux tiers des réfugiés proposés pour une réinstallation par le HCR en 2017.

 

Le HCR appelle les pays à accueillir davantage de réfugiés ayant des besoins de protection aigus provenant d’un large éventail de pays et d’opérations, et à s’engager sur une base durable. Actuellement, seuls 14 des 25 États de réinstallation reçoivent des réfugiés de plus de trois opérations différentes de réinstallation.

 

Source : ONU

 

 

La FAO et une université lancent une application pour lutter contre la chenille légionnaire d’automne

La FAO et l’Université d’Etat de Pennsylvanie ont lancé une application pour aider les agriculteurs à reconnaître la chenille légionnaire d’automne, un ravageur destructeur de cultures qui s’est très vite répandu en Afrique subsaharienne, afin qu’ils puissent prendre des mesures pour le détruire et lutter contre sa propagation.

 

La chenille légionnaire d’automne a fait sa première apparition en Afrique de l’Ouest en 2016 puis s’est rapidement propagée à travers plusieurs pays d’Afrique subsaharienne en 2017, attaquant des millions d’hectares de maïs et menaçant la sécurité alimentaire de 300 millions de personnes, précise l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

 

Une fois les agriculteurs connectés, toutes les données seront intégrées sur une plateforme mondiale en ligne. La plateforme analysera les données provenant de l’ensemble du continent africain et présentera les mesures les plus efficaces à prendre afin de réduire son impact.

 

Source : ONU

 

 

Les belligérants sud-soudanais ont trouvé des points d’accord

Le président sud-soudanais Salva Kiir et le dirigeant rebelle Riek Machar ont trouvé des points d’accord susceptibles de faire progresser les efforts de paix, a déclaré mardi le ministre soudanais des Affaires étrangères, Al-Dirdiri Mohamed Ahmed.

Les détails seront communiqués mercredi, a-t-il ajouté.

 

Après avoir rencontré Salva Kiir à Khartoum, Riek Machar, qui fut son vice-président avant le déclenchement du conflit, a dit à la presse avoir demandé un délai afin de consulter les différentes mouvances de l’opposition sud-soudanaise avant de parapher le moindre projet d’accord.

 

Les deux dirigeants s’étaient sont réunis la veille pour des discussions qui ambitionnent de mettre fin à la guerre civile qui sévit depuis 2013.

Le Soudan du Sud a accédé à l’indépendance à l’été 2011 mais a basculé deux ans plus tard dans une guerre civile entre les partisans de Salva Kiir et ceux de Riek Machar, alors vice-président.

Des dizaines de milliers de personnes ont perdu la vie dans le conflit.

 

Selon le quotidien kényan Daily Nation, le projet d’accord prévoit un cessez-le-feu, le déploiement d’une force africaine chargée d’en surveiller l’application et l’instauration de trois capitales afin de répartir le pouvoir.

Le journal ajoute que le Soudan prendra le contrôle des gisements pétroliers sud-soudanais et sera chargé de rétablir la production de brut.

 

Source : Reuters

 

 

Immigration : Trump victorieux à la Cour suprême mais la “tolérance zéro” déraille

La Cour suprême américaine a offert mardi une victoire symbolique à Donald Trump sur son décret migratoire controversé, mais sa politique de “tolérance zéro” à l’immigration illégale était de facto suspendue faute de place pour détenir les familles arrêtées à la frontière mexicaine.

 

Le président américain a dû reculer sur sa mesure phare contre les arrivées de migrants d’Amérique centrale. Les poursuites systématiques engagées contre les parents traversant la frontière avec leurs enfants avaient abouti à la séparation de plus de 2.300 mineurs et provoqué un tollé.

 

A la Cour suprême, le jugement, pris à la majorité de cinq juges conservateurs contre les quatre autres progressistes, met fin à plusieurs mois de bataille judiciaire et entérine l’interdiction permanente d’entrée sur le territoire américain aux ressortissants de six pays, pour la plupart à majorité musulmane.

Trump a salué “une fantastique victoire” après “des mois d’hystérie” de la part des médias et des démocrates, en promettant de défendre “la souveraineté et la sécurité du peuple américain”.

Le texte est la troisième mouture d’un décret qui avait provoqué l’indignation internationale en entrant en vigueur en janvier 2017, une semaine après l’entrée en fonction de M. Trump.

 

Cette dernière version ferme les frontières américaines à environ 150 millions de personnes, ressortissantes des pays suivants : Yémen, Syrie, Libye, Iran, Somalie et Corée du Nord. Elle bloque aussi l’entrée de certains responsables gouvernementaux du Venezuela.

 

Les opposants au texte dénonçaient un “décret antimusulman”, une thèse vivement combattue par le gouvernement.

Donald Trump avait justifié son décret par des impératifs de sécurité nationale, martelant qu’il visait à empêcher l’entrée de “terroristes étrangers”.

 

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, les attaques les plus graves aux Etats-Unis ont pourtant été commises soit par des Américains, soit par des personnes ne venant pas des pays visés par le décret.

Cette décision “s’inscrira dans l’Histoire comme l’une des plus grandes erreurs de la Cour suprême”, a estimé Omar Jadwat, de l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU).

 

Source : AFP

 

 

Au Nicaragua, la vie entre les barricades et les balles

Au Nicaragua, la vie est rythmée depuis deux mois par la vague de protestation contre le président Daniel Ortega.

Le pays pauvre d’Amérique centrale voit son quotidien bousculé alors que dans de nombreuses villes, les rues sont parsemées de pavés empilés par les habitants pour faire barrage aux forces de l’ordre et aux groupes paramilitaires.

 

Masaya, auto-déclarée en rébellion et la plus touchée par la répression des autorités, située à 35 kilomètres de la capitale Managua, la ville de 100.000 habitants paraît une zone de guerre, entre tranchées et décombres.

 

Le président Ortega, au pouvoir depuis 2007 après l’avoir déjà été de 1979 à 2000, est confronté à un mouvement de colère historique et le zèle des forces de l’ordre a déjà fait plus de 200 morts en deux mois.

 

A Masaya, beaucoup de magasins entrouvrent à peine leur porte pour répondre aux clients, mais certains commerçants se risquent à aller dans la rue, même si on entend au loin un tir d’arme à feu ou l’explosion d’un mortier artisanal.

 

Source : AFP

 

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Italie : la pauvreté à un plus haut niveau de 12 ans

Le nombre de personnes qui vivent en Italie en-dessous du seuil de pauvreté a atteint l’année dernière son niveau le plus élevé en plus d’une décennie, montrent des statistiques publiées mardi.

Ils sont 5,1 millions à vivre sous le seuil de “pauvreté absolue”, soit 8,4% de la population, a annoncé l’agence Istat, contre 7,9% en 2016, malgré une quatrième année de croissance consécutive.

 

Le combat contre la pauvreté est au cœur du programme du Mouvement 5 étoiles (M5S), premier parti italien par les suffrages lors des élections de mars et qui a scellé début juin un accord de gouvernement avec la Ligue, une formation d’extrême droite.

 

Source : Reuters

 

 

La reine Elizabeth promulgue la loi sur le Brexit

Après des mois de débats parlementaires, la souveraine britannique Elizabeth II a promulgué mardi la loi sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

 

Source : Reuters

 

 

En Chine, Philippe obtient un accord sur le bœuf et des promesses renouvelées pour Airbus

Le Premier ministre français Édouard Philippe a achevé lundi une visite de quatre jours en Chine en obtenant la levée attendue de l’embargo de 2001 sur le bœuf français, ainsi que des promesses renouvelées pour une importante commande d’avions Airbus.

 

Il s’agit pour l’exécutif français de ne pas laisser tiédir la relation avec la Chine, six mois après la venue d’Emmanuel Macron qui était reparti de Pékin avec une batterie d’engagements.

“Je me réjouis que la Chine ait confirmé sa volonté forte de concrétiser prochainement les engagements pris en janvier concernant les acquisitions d’Airbus. Et même d’en envisager de nouvelles”, a jubilé M. Philippe.

 

Au total, 18 accords ont été paraphés lundi, dans les secteurs scientifique, médical, du tourisme ou encore de l’énergie.

Dans le même temps, le groupe nucléaire français Orano a annoncé lundi un accord pour les “travaux préparatoires” de son usine de traitement et recyclage des combustibles usés en Chine, une nouvelle étape vers la finalisation de ce contrat géant.

 

“Cette visite a permis de réelles avancées dans nos partenariats”, a souligné Édouard Philippe, qui avait emmené dans sa délégation une cinquantaine de chefs d’entreprises, dont une petite vingtaine de représentants de start-ups, signe de sa volonté de diversifier les échanges au-delà des grands groupes.

 

Auparavant, le Premier ministre avait été reçu par le président Xi Jinping, afin, a-t-il fait valoir, de “poursuivre la conversation, la discussion, le travail engagé il y a cinq mois par le président de la République”.

“Quand vous étiez maire du Havre, vous êtes venu plusieurs fois en Chine”, a souligné M. Xi Jinping. “Vous connaissez bien la Chine, c’est favorable à nos échanges dans l’avenir”, a-t-il aussi relevé.

 

Source : AFP

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