Journal du 29 juin 2018, mi-journée

 

La Chine pourrait durcir les limites d’émissions de CO2 dans 80 villes industrielles

La Chine pourrait imposer des restrictions spéciales d’émissions de gaz à effet de serre aux entreprises industrielles implantées dans 80 villes, contre 28 actuellement, a déclaré vendredi un responsable du ministère de l’Environnement.

Cette mesure, pour réduire le brouillard de pollution, entrera en vigueur d’ici octobre.

 

Les entreprises des secteurs de l’énergie thermique, de l’acier, de la pétrochimie, des produits chimiques, des métaux non ferreux et du ciment devront se conformer à 25 nouvelles normes d’émissions. Les producteurs de charbon à coke bénéficieront d’une année supplémentaire pour s’adapter aux normes requises.

 

Source : Reuters

 

 

Aux Philippines, des camps d’entraînement pour démonter les fausses nouvelles

Aux Philippines, premier utilisateur mondial de réseaux sociaux, des soldats et policiers en rangs d’oignon fixent avec attention des gros titres projetés sur écran, dernières recrues en date du combat contre les fausses nouvelles qui submergent l’archipel.

 

Aujourd’hui, il s’agit d’hommes et de femmes en uniforme mais des milliers de personnes allant des scouts aux fonctionnaires ont reçu cette formation innovante dispensée par le principal réseau de télévision philippin ABS-CBN.

 

La télévision organise depuis longtemps des formations au journalisme citoyen mais depuis fin 2016, elle a également montré à quelque 25.000 personnes comment combattre les fausses informations qui ont accompagné l’ascension du président Rodrigo Duterte.

 

Les cours, fournis gratuitement à la demande, offrent une vue générale sur le fonctionnement des “fake news” ainsi que des techniques pour les repérer et les démonter.

Depuis l’élection du président en 2016, plusieurs initiatives du genre ont vu le jour.

 

Le camp présidentiel a plusieurs fois été accusé par ses contempteurs d’employer une armée de trolls pour chanter ses louanges et étriller ses opposants, voire les menacer.

L’entourage proche de M. Duterte a été pris en flagrant délit de propagation d’informations fausses, y compris le porte-parole de sa campagne électorale.

 

L’une des raisons pour lesquelles les Philippines sont le paradis des “fake news” est le volume même de l’activité en ligne.

D’après le cabinet spécialisé We are Social, le Philippin moyen passe un peu moins de quatre heures par jour sur les réseaux sociaux, soit la plus longue durée du monde.

 

D’après Facebook, 69 millions de Philippins, sur une population de 106 millions, sont inscrits sur le réseau social, soit le sixième plus important groupe national.

Environ 10 millions de Philippins travaillent à l’étranger, ce qui explique aussi cet engouement.

 

“Nous voulons toujours être connectés avec les membres de notre famille et les amis qui sont loin, et une manière de le faire c’est avec les réseaux sociaux”, déclare Rica Oquias, directrice du cabinet de marketing numérique M2Social.

 

Source : AFP

 

 

L’Onu envisage une reprise des négociations au Yémen

L’émissaire des Nations unies pour le Yémen a dit jeudi soir s’attendre à ce que les parties prenantes au conflit reviennent à la table des négociations pour la première fois depuis 2 ans.

Les deux camps ont confirmé leur volonté de tenir des pourparlers, a précisé Martin Griffiths dans un entretien à une radio de l’Onu.

 

La coalition arabe conduite par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, qui opère depuis mars 2015 au Yémen, a lancé le 12 juin dernier une offensive contre la ville d’Hodeïda, sur les bords de la mer Rouge, afin d’en chasser les rebelles chiites houthis, soutenus par l’Iran.

 

Les discussions tenues par l’Onu avec les parties prenantes au conflit ont jusqu’à présent empêché une offensive de grande ampleur contre la ville d’Hodeïda et son port, le plus important du pays, a poursuivi Griffiths.

 

Les Houthis ont proposé de confier la gestion du port aux Nations unies si un accord de cessez-le-feu global était trouvé, a-t-il encore indiqué. Les deux parties ont accepté ce principe, a-t-il précisé, mais les discussions se poursuivent afin d’empêcher toute attaque.

Environ un million de Yéménites prennent part au conflit, a par ailleurs déclaré l’émissaire de l’Onu. Les désarmer et les réintégrer sera une tâche compliquée mais essentielle.

 

Selon l’Onu, 22 millions de Yéménites sont dépendants d’une assistance extérieure, et 8,4 millions déjà menacés par la famine. Or les quatre cinquièmes des biens de première nécessité acheminés au Yémen transitent par le port d’Hodeïda.

 

Source : Reuters

 

Lire aussi :

https://infosplanetaires.com/moyen-orient/guerre-par-procuration-contre-liran-au-yemen-larabie-saoudite-encerclee.html

 

 

Avant Lafarge, d’autres grands groupes déjà poursuivis pour crimes contre l’humanité

A l’instar du cimentier français Lafarge, plusieurs grands groupes internationaux ont été poursuivis dans le passé pour complicité de crimes contre l’humanité, même si la plupart des procédures ont été par la suite abandonnées.

 

Les poursuites de ce type sont rares contre des personnes morales et ont toujours lieu devant des juridictions nationales. La Cour pénale internationale (CPI), universellement compétente en matière de crimes contre l’humanité, ne peut, elle, juger que des personnes physiques.

 

En 2013, la Cour suprême des Etats-Unis décide que la justice américaine ne peut poursuivre des entreprises suspectées de violations des droits de l’homme commises à l’étranger. Cette décision met un terme à une plainte pour complicité de crimes contre l’humanité déposée par 12 Nigérians vivant aux Etats-Unis contre le groupe pétrolier Shell pour des tortures et autres atteintes aux droits de l’homme commises entre 1992 et 1995.

 

En 2008, la Cour de cassation belge déclare définitivement irrecevables des poursuites pour crimes contre l’humanité intentées six ans plus tôt par des réfugiés birmans contre Total et plusieurs de ses hauts dirigeants.

 

Les plaignants reprochaient au géant pétrolier français d’avoir apporté un soutien logistique et financer aux militaires de la junte birmane alors au pouvoir et responsable, selon eux, de travail forcé, de déportations, d’exécutions arbitraires et de tortures.

 

Source : AFP

 

 

Syrie : plus de 120.000 personnes déplacées dans le Sud-Ouest

Plus de 120.000 personnes ont été jetées sur les chemins de l’exode depuis le déclenchement d’une offensive des forces gouvernementales dans le sud-ouest de la Syrie il y a dix jours, rapporte vendredi l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

 

D’après l’OSDH, des milliers de civils sont regroupés à la frontière jordanienne et des milliers d’autres se sont rapprochés du plateau du Golan, annexé par Israël.

Il faut empêcher les réfugiés réunis près du Golan d’entrer en Israël, a déclaré le ministre israélien de l’Energie

 

La province de Deraa a été en 2011 l’un des premiers foyers de la contestation contre le président Bachar al Assad, qui a ensuite dégénéré en conflit armé.

L’armée syrienne a intensifié depuis mercredi son offensive lancée contre les zones rebelles du sud-ouest du pays.

 

Depuis le début du conflit syrien, entré dans sa huitième année, six millions de personnes ont été contraintes de fuir à l’intérieur de la Syrie. Environ 5,5 millions de personnes se sont réfugiées à l’étranger.

 

Source : Reuters

 

 

Israël a fait parvenir des aides à des déplacés syriens

Israël a fait parvenir des aides à des civils réfugiés dans la partie syrienne du plateau du Golan après avoir fui les combats dans le sud de la Syrie voisine, a annoncé vendredi l’armée israélienne.

 

Dans la nuit, des tonnes de produits alimentaires, notamment pour nourrissons, des habits ainsi que des médicaments ont été envoyés à ces déplacés installés dans un campement informel, a indiqué le communiqué sans préciser comment ce matériel avait été transféré en territoire syrien.

 

Israël occupe depuis 1967 une partie du plateau du Golan situé à la frontière entre les deux pays, qui sont toujours techniquement en état de guerre.

Les civils syriens ont fui une offensive du régime syrien et de ses alliés déclenchée il y a dix jours pour reprendre les zones rebelles dans la province de Deraa.

 

Tout en veillant à ne pas être aspiré dans le conflit, Israël a frappé à plusieurs reprises le territoire syrien, notamment contre des convois d’armes destinées, selon lui, au Hezbollah libanais, allié du régime syrien et ennemi de l’Etat hébreu.

Depuis 2013, plus de 10.000 civils syriens ont été traités dans des hôpitaux israéliens, selon l’armée.

 

Source : Reuters

 

 

Libye : les forces d’Haftar disent s’être emparées de Derna, dans l’Est

Le chef de guerre libyen Khalifa Haftar a déclaré jeudi que ses forces s’étaient emparées de la ville de Derna, dernière grande ville de l’Est qui échappait encore à son contrôle et que tenait jusque-là une coalition de combattants locaux et de djihadistes.

 

La prise de cette ville située à environ 300 kilomètres à l’ouest de la frontière égyptienne est une étape décisive pour L’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar qui s’efforce de consolider son pouvoir.

 

Basée dans l’est de la Libye, l’ANL dispute le contrôle de la Libye au gouvernement basé à Tripoli soutenu par les Occidentaux.

Khalifa Haftar, qui se présente comme un rempart contre les l’extrémisme islamiste, a félicité ses forces pour leur victoire contre les “terroristes”.

 

Source : Reuters

 

 

De premiers doutes émergent sur l’accord au forceps des Européens sur la migration

De premiers doutes commençaient à émerger sur l’accord bouclé dans la nuit de vendredi entre les dirigeants de l’UE sur les migrations, certains d’entre eux se montrant déjà peu enclins à faire preuve de solidarité quant à la prise en charge des arrivants réclamée par l’Italie, qui avait menacé de faire capoter le sommet.

 

Comme à leur habitude, les dirigeants des 4 pays du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République Tchèque et Slovaquie) ont refusé de prendre activement part à la politique d’accueil : ils insistaient avant tout sur l’abandon de la solidarité imposée avec des quotas.

 

“Il est clair que la relocalisation des migrants ne pourra pas s’effectuer sans l’accord préalable et le consentement des pays concernés. Ainsi la Hongrie restera un pays hongrois et ne deviendra pas un pays de migrants”, a renchéri le Hongrois Viktor Orban.

 

Le compromis, conclu à 04H30 du matin après neuf heures de discussions, propose une “nouvelle approche” avec la création de “plateformes de débarquements” de migrants en dehors de l’UE pour dissuader les traversées de la Méditerranée.

 

Pour les migrants secourus dans les eaux européennes, des “centres contrôlés” sont proposés, que les Etats membres mettraient en place “sur une base volontaire”, et d’où une distinction serait faite “rapidement” entre migrants irréguliers à expulser et demandeurs d’asile légitimes, qui pourraient être répartis dans l’UE, là aussi “sur une base volontaire”.

 

L’accord appelle aussi les Etats membres à “prendre toutes les mesures” internes nécessaires pour éviter les déplacements de migrants entre pays de l’UE, ces “mouvements secondaires” convergeant souvent vers l’Allemagne, où ils sont au cœur du débat politique qui fragilise Angela Merkel.

 

Un avertissement est en outre lancé aux ONG. “Tous les vaisseaux opérant en Méditerranée doivent respecter les lois applicables et ne pas obstruer les opérations des garde-côtes libyens”.

“L’Italie n’est plus seule”, s’était alors réjoui le chef du gouvernement populiste italien Giuseppe Conte. Mais l’Italie, pays de première arrivée en Méditerranée avec la Grèce, Malte et l’Espagne, restera en charge des arrivants débarqués sur ses côtes.

 

De longues tractations ont été nécessaires pour parvenir à ce compromis, qui reste encore flou.

Débarquer les migrants hors de l’UE épargnerait aux Européens de se quereller pour la prise en charge de navires. Mais les contours du projet restent encore très flous, et il suscite de nombreuses questions sur sa compatibilité avec le droit international.

 

Le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, a déjà fait savoir jeudi que son pays rejetait l’idée de tels centres d’accueil hors de l’UE. Le président albanais s’y est également fermement opposé.

 

Source : AFP

 

 

Les dirigeants de l’UE unis sur la question des tarifs douaniers

Les dirigeants de l’Union européenne ont promis vendredi à Bruxelles de réagir avec fermeté aux politiques protectionnistes et ont appelé à une nouvelle loi européenne visant à filtrer les investissements étrangers, ce qui cible clairement les Etats-Unis et la Chine.

 

Les droits de douane imposés par Washington sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance de l’UE ne peuvent pas être justifiées, ont déclaré les dirigeants européens.

 

Ils ont dit soutenir la Commission européenne, qui conteste devant l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) les droits de douane imposés par les Etats-Unis et envisage des mesures de sauvegarde – comme l’application de tarifs douaniers de 25% sur environ 3,5 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros) d’importations en provenance des Etats-Unis.

 

“Il faut que l’UE réponde à toutes les mesures de nature clairement protectionnistes”.

L’Europe va continuer de négocier des accords de libre-échange ambitieux avec des partenaires, ont-ils ajouté, après que des accords provisoires ont été conclus ces douze derniers mois avec le Japon et le Mexique.

 

Un accord commercial est recherché avec le Mercosur, le marché commun d’Amérique du Sud. Des négociations commenceront par ailleurs en juillet avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Cependant l’UE a aussi montré sa volonté de protéger ses propres industries et ses technologies de pointe face à ce qu’elle considère comme une concurrence déloyale.

 

Les entreprises chinoises sont la cible principale des mesures européennes destinées à lutter contre le dumping et l’interventionnisme excessif de l’Etat chinois.

Le Parlement européen et les 28 Etats membres ont convenu de positions communes en amont des négociations au sein de l’UE qui devraient débuter le mois prochain et s’étendre au moins jusqu’à la fin de l’année 2018.

 

Source : Reuters

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