Journal du 3 juillet 2018

 

Un fils d’Abou Bakr al Baghdadi, calife de l’EI, tué à Homs

L’un des fils d’Abou Bakr al Baghdadi, “calife” de l’Etat islamique (EI), a été tué à Homs, en Syrie, annonce mardi la chaîne d’information du mouvement djihadiste.

 

Source : Reuters

 

 

Embarras diplomatique pour l’Iran en pleine visite de Rohani en Europe

Le président iranien Hassan Rohani, en quête de garanties pour maintenir l’accord sur le nucléaire, est attendu en Autriche mercredi alors qu’un diplomate iranien en poste à Vienne est suspecté d’être impliqué dans un projet d’attentat.

 

Il compte parmi les 6 personnes interpellées par les autorités de plusieurs pays européens et suspectées d’avoir participé à la préparation d’une attaque contre un rassemblement d’opposants au régime iranien samedi près de Paris, auquel participaient des personnalités politiques américaines de premier plan.

 

Détenu en Allemagne, le diplomate pourrait être extradé prochainement vers la Belgique, où sont coordonnées les investigations sur le projet d’attentat.

 

Ulcéré, Téhéran a dit voir dans ces mises en cause une machination, au moment où le président iranien est en Europe pour discuter de coopération entre Européens et Iraniens après le retrait américain, en mai, de l’accord sur le nucléaire.

 

Le contexte est d’autant plus sensible que les ministres des Affaires étrangères des cinq Etats signataires du texte doivent se réunir vendredi à Vienne pour la première fois depuis que Donald Trump a décidé de s’en affranchir.

 

Ces remous diplomatiques n’ont pas modifié le programme de la visite de M. Rohani mercredi à Vienne, où a été scellé en juillet 2015 l’accord international sur le nucléaire qui avait été négocié pendant plusieurs années.

 

Source : AFP

 

 

L’Iran qualifie de “pure imagination” la menace américaine sur ses ventes de pétrole

Le président iranien Hassan Rohani a qualifié mardi de “pure imagination” l’annonce par les Etats-Unis qu’ils allaient empêcher l’Iran d’exporter son pétrole et a dénoncé les “sanctions aveugles” américaines comme la pire violation des droits de l’homme.

 

Depuis leur retrait en mai de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, les Etats-Unis ont annoncé le rétablissement de sanctions contre l’Iran et veulent notamment “réduire à zéro” ses revenus tirés de ses ventes de pétrole brut.

 

Le directeur politique du département d’État US, Brian Hook, a confirmé lundi le rétablissement de sanctions américaines contre le secteur automobile, le commerce de l’or et autre métaux précieux avec l’Iran dès le 6 août.

 

Il a également annoncé des sanctions contre les transactions liées au pétrole et avec la banque centrale iranienne à partir du 4 novembre.

Washington a par ailleurs menacé de punir les entreprises étrangères qui feront affaire avec Téhéran.

 

Le responsable du département d’Etat a ajouté que les Etats-Unis étaient “confiants qu’il existe une capacité mondiale suffisante pour la production supplémentaire de pétrole”.

L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole et alliée de Washington, a confirmé mardi être prête à augmenter sa production de brut.

 

Source : AFP

 

 

Syrie : visite d’un responsable de l’ONU au camp palestinien de Yarmouk

Le commissaire général de l’Agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) Pierre Krähenbühl a visité mardi le camp palestinien de Yarmouk, une première pour un haut responsable des Nations unies depuis des années dans ce quartier sud de Damas ravagé par les combats.

 

Les forces progouvernementales ont repris en mai le camp de Yarmouk, qui était aux mains de jihadistes, au terme de plusieurs semaines d’une offensive dévastatrice.

En 2012, Yarmouk, qui abritait 160.000 réfugiés avant le début de la guerre en Syrie en 2011, a été le théâtre de violents combats entre différents groupes rebelles et les forces du régime.

 

Ces violences ont poussé quelque 140.000 personnes à fuir, selon l’ONU, avant que le régime n’impose un siège implacable au camp, plongeant les milliers de personnes restées à l’intérieur dans un dénuement extrême.

 

En 2015, l’EI s’est emparé de la majeure partie du camp, provoquant une nouvelle vague de déplacements.

Et en 2018, le régime syrien, appuyé par les Russes, a reconquis la totalité du camp, en y expulsant les jihadistes de l’EI et du groupe Tahrir al-Cham.

 

Le directeur de l’UNRWA en Syrie a mis en garde contre les répercussions sur la population civile, et notamment les réfugiés palestiniens, des combats actuels dans le sud de la Syrie entre rebelles et forces progouvernementales. “Environ 25.000 palestiniens” résident dans cette zone, dont “certains dans des secteurs tenus par l’opposition auxquels nous n’avons pas accès”

 

Les forces du régime ont lancé le 19 juin une offensive d’envergure pour reprendre les secteurs rebelles du sud syrien provoquant un exode massif de 270.000 civils et faisant craindre une nouvelle crise humanitaire dans le pays.

 

Source : AFP

 

 

Deraa : Nouvelles discussions entre rebelles syriens et armée russe

Les rebelles du sud-ouest de la Syrie ont entamé mardi de nouvelles discussions avec des émissaires russes en vue de mettre fin aux combats dans la province de Deraa, où l’armée syrienne, appuyée par l’aviation russe, mène une offensive depuis une douzaine de jours.

 

Les discussions avaient été rompues samedi, les rebelles jugeant humiliantes les exigences qui leur étaient présentées, mais elles ont pu reprendre à la suite d’une médiation de la Jordanie.

 

Les insurgés sont divisés sur les propositions russes et certains négociateurs ont dit leur volonté de poursuivre le combat. Mais selon plusieurs témoignages, des localités rebelles ont déjà conclu leurs propres accords avec les Russes.

 

Les négociateurs russes tentent d’obtenir un accord similaire à celui conclu au printemps dernier pour la Ghouta orientale, près de Damas. Les insurgés avaient alors accepté soit de reconnaître l’autorité du gouvernement, soit de quitter la Ghouta avec leur famille à destination de zones contrôlées par l’opposition dans le nord de la Syrie.

 

Depuis son déclenchement le 19 juin, l’offensive sur Deraa a causé la mort d’une centaine de civils et déplacé des dizaines de milliers de personnes, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

 

Source : Reuters

 

 

L’Onu demande à la Jordanie d’ouvrir ses frontières aux Syriens

Le HCR (Agence des Nations unies pour les réfugiés) et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme ont exhorté mardi la Jordanie à ouvrir ses frontières aux Syriens cherchant à fuir les combats en cours dans la province de Deraa.

 

Les Nations unies évaluaient lundi à 270.000 le nombre de personnes déplacées par les combats dans cette province du sud-ouest de la Syrie, limitrophe de la Jordanie, alors même qu’Amman déclarait ces derniers jours qu’elle ne permettrait pas l’entrée de réfugiés sur son sol.

 

Selon André Mahecic, porte-parole du HCR, 40.000 Syriens se sont massés près de la frontière avec la Jordanie, qui héberge d’ores et déjà sur son territoire 650.000 réfugiés syriens.

 

Source : Reuters

 

 

Gaza : des milliers de femmes manifestent près de la frontière israélienne

Des milliers de Palestiniennes, souvent accompagnées de leurs enfants, ont manifesté mardi le long de la barrière qui sépare Gaza du territoire israélien, la première marche de femmes depuis le début de la mobilisation dans l’enclave il y a trois mois.

 

Depuis fin mars, l’enclave palestinienne est le théâtre de manifestations contre le blocus israélien et pour le droit au retour des Palestiniens sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont dû fuir à la création d’Israël, en 1948.

 

Dix-sept personnes ont été blessées par des tirs israéliens, a indiqué à l’AFP le porte-parole du ministère de la Santé de l’enclave, Ashraf al-Qodra.

Depuis le début des manifestations le 30 mars, au moins 138 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens. Aucun Israélien n’a été tué.

 

Israël, accusé d’usage excessif de la force, affirme tirer en dernier recours pour protéger ses frontières, ses soldats et sa population.

Il accuse le mouvement islamiste Hamas qui dirige l’enclave palestinienne de se servir de la protestation pour couvrir des attaques contre les soldats et des tentatives d’infiltration en Israël.

Israël et le Hamas se sont livré trois guerres depuis 2008.

 

Source : AFP

 

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Yémen : plus de 50 morts en deux jours, les Houthis se renforcent à Hodeida

Plus de 50 personnes, dont des civils, ont été tuées en deux jours de bombardements au sud de la ville de Hodeïda, dans l’ouest du Yémen, où les rebelles ont renforcé leurs positions défensives, ont indiqué mardi des sources militaires, hospitalières et des témoins.

 

Ces victimes portent à 483 le nombre de morts, dont 11 civils, dans la province de Hodeïda depuis l’intensification de la campagne militaire le 13 juin.

 

Dans la ville, cible d’une offensive des forces progouvernementales, les rebelles Houthis ont creusé des dizaines des tranchées, ont rapporté des témoins. Ils ont également établi des positions défensives en barrant les routes.

 

Les rebelles ne cessent d’acheminer, à la faveur de la baisse des combats autour de Hodeïda, des renforts tout comme les forces progouvernementales, selon des sources militaires.

 

Ces préparatifs militaires ont précédé le retour lundi de l’émissaire de l’ONU, Martin Griffiths, à Sanaa où il espère obtenir un accord des rebelles pour épargner la ville de Hodeïda et son port, essentiel pour les importations de produits alimentaires et l’acheminement de l’aide humanitaire.

 

Source : AFP

 

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Les naufrages se multiplient au large de la Libye, le bilan s’alourdit

Trois naufrages et près de 180 morts ou disparus en cinq jours en Méditerranée.

Le rythme des départs de migrants, en grande majorité africains, de Libye s’est accéléré après un accord européen destiné à dissuader de telles traversées.

 

Cette région est devenue depuis quelques mois le principal point de départ de canots pneumatiques surchargés de migrants qui veulent tenter la périlleuse traversée de la Méditerranée vers l’Italie, distante de quelque 300 km.

 

Le bilan des derniers jours porte à 1.000 le nombre de morts en Méditerranée en 2018, a déploré lundi l’Organisation internationale des migrations (OIM).

Face à la multiplication des drames, les garde-côtes libyens affirment ne pas disposer de moyens suffisants pour faire face, et disent ne disposer que de 4 “vieux” navires prêtés par l’Italie.

 

Lundi, le gouvernement italien a annoncé qu’il allait leur offrir 12 vedettes, d’un coût de 2,5 millions d’euros, pour les aider à mieux lutter contre les tentatives des migrants de rejoindre l’Italie.

 

Vendredi, après des semaines de tension maximale, les dirigeants de l’Union européenne sont parvenus à un compromis qui propose la création de “plateformes de débarquements” de migrants en dehors de l’UE pour dissuader les traversées de la Méditerranée.

 

Pour des analystes, cet accord permet de sauver la face à plusieurs leaders en première ligne face à l’afflux de migrants, mais reste flou et ne comporte pas suffisamment d’engagements concrets pour régler cette question.

 

La semaine dernière, le porte-parole de la marine libyenne, le général Ayoub Kacem a prévenu que les passeurs avaient donné un coup d’accélérateur aux départs, craignant la fermeture des frontières européennes, après que Rome a interdit l’accès à ses ports des bateaux d’ONG.

 

Plus de 1.000 migrants ont en outre été secourus ou interceptés par les garde-côtes libyens depuis vendredi. Les rescapés ont été conduits vers des centres de détention où ils croupissent avec des milliers d’autres dans des conditions difficiles, en attendant leur éventuel rapatriement.

 

L’OIM mène un programme de “retour de volontaire” qui a permis le rapatriement de 9.000 migrants de Libye durant les six premiers mois de 2018, selon Jomaa Ben Hassan, coordinateur de ce programme à Tripoli.

 

Source : AFP

 

 

Crise politique en Libye : l’industrie pétrolière quasi-paralysée

Les exportations de pétrole sont désormais à l’arrêt dans le “croissant pétrolier” libyen, poumon économique situé dans le nord-est du pays, dans un nouvel épisode du bras de fer entre autorités politiques rivales sur la gestion des revenus de l’or noir.

 

Ce blocage doit aboutir à une perte de production colossale de 850.000 barils/jour sur un total d’un peu plus d’un million, alors que leur vente représente quasiment l’unique source de revenus du pays, a déploré lundi la Compagnie nationale de pétrole (NOC), qui dépend du gouvernement d’union nationale (GNA) basé à Tripoli.

 

Déchirée par une lutte de pouvoir acharnée et plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est dirigée par deux entités rivales : le GNA, issu d’un processus onusien et reconnu par la communauté internationale, basé dans la capitale, et un cabinet parallèle installé dans l’Est.

 

Ce dernier est soutenu par l'”Armée nationale libyenne” (ANL) du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de cette région orientale, qui tente de mettre la main sur la gestion des pétro-dollars, jusqu’ici sous la supervision du GNA.

 

L’ANL contrôle depuis 2016 le “croissant pétrolier” d’où est exporté l’essentiel du pétrole libyen. Mais la NOC, basée à Tripoli, a jusqu’ici gardé la gestion des sites et des ventes, conformément à une résolution de l’ONU.

 

Mais après que ses forces ont repoussé une attaque de groupes rivaux des terminaux, le maréchal Haftar a annoncé le 25 juin qu’il remettait la gestion des installations pétrolières sous son contrôle aux autorités parallèles.

 

Il a prévenu qu'”aucun pétrolier” ne serait “autorisé à accoster dans les ports de l’Est sans la permission de la NOC” basée à La Libye exporte ses hydrocarbures en particulier en Europe. Mais les Etats-Unis ou encore la Chine figurent aussi parmi ses clients les plus fidèles.

Benghazi (est).

 

La décision controversée des autorités parallèles sur la gestion des terminaux pétroliers a ulcéré le GNA et les pays occidentaux, l’ONU et l’Union européenne, qui ont confirmé “les droits exclusifs” de la NOC de Tripoli à exporter le pétrole.

 

Cette position ferme de la communauté internationale rend très difficile la vente du brut par les autorités parallèles, qui ne devraient pas trouver d’acheteurs, au risque d’être soumis à des sanctions de l’ONU.

 

Des sources proches des autorités parallèles de l’est affirment que l’objectif de la manœuvre n’est pas de vendre du brut mais de pousser le GNA –qui gère les revenus de pétrole– à faire des concessions.

 

Les pro-Haftar veulent surtout obtenir le limogeage du gouverneur de la Banque centrale, Seddik al-Kebir, leur ennemi juré accusé de soutenir financièrement leurs rivaux.

Ces querelles éloignent un peu plus les camps rivaux des engagements pris fin mai à Paris sur des élections en décembre et l’unification des institutions.

 

Source : AFP

 

 

Critiquée, l’Algérie met en avant son traitement décent de migrants expulsés

Repas, eau, bus climatisés, repos dans des bâtiments neufs… Pour démentir les accusations de mauvais traitements des migrants subsahariens, l’Algérie a invité les médias, dont l’AFP, à suivre l’expulsion de plus de 300 d’entre eux vers le Niger, un long périple de plus de 2.000 km dans la fournaise du sud algérien.

 

Des ONG locales et internationales ont récemment accusé les autorités algériennes d’arrêter arbitrairement et d’expulser collectivement des ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne, parfois en les abandonnant sans eau ni nourriture en plein désert.

Des accusations aussitôt démenties par Alger, qui a dénoncé une “campagne malveillante”.

 

Des migrants disent avoir choisi l’Algérie car ils y trouvent assez facilement du travail, notamment sur les chantiers de construction.

Selon les autorités algériennes, de nombreux subsahariens se livrent également à la mendicité dans les rues.

 

Depuis 2014, plus de 33.000 migrants subsahariens en Algérie ont été reconduits vers leurs pays, selon une source officielle algérienne.

Mais les autorités affirment avoir toujours respecté les droits des personnes expulsées et s’être conformées à leurs “obligations internationales”.

 

Fin juin, Human Rights Watch (HRW) a pourtant dénoncé à nouveau l’expulsion, depuis janvier, de milliers de migrants vers le Niger et le Mali dans des conditions “inhumaines” et, dans de nombreux cas, sans tenir compte de leur statut légal, certains affirmant être en possession de visas.

 

Source : AFP

 

 

Le président Macron au Nigeria pour donner une image moderne de l’Afrique

Le président français Emmanuel Macron est arrivé mardi à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria, où il a donné une conférence de presse coinjointe avec son homologue Muhammadu Buhari et a insisté sur les questions de sécurité, mais aussi sur la “vivacité” culturelle de l’Afrique, dont le Nigeria est la “vitrine”.

 

Dans la lutte contre l’insurrection jihadiste de Boko Haram, M. Macron a réitéré les engagements de la France pour un accompagnement dans la “défense et la stabilisation de la région du Sahel”, notamment à travers la force du G5 Sahel.

 

Le chef d’Etat nigérian fait toujours face à Boko Haram, dans le nord-est du pays.

Buhari a rappelé que l’ensemble des pays frontaliers du Nigeria sont francophones, et que l’aide de la France est ainsi essentielle pour la bonne coordination de la lutte avec ses voisins.

 

Mais Emmanuel Macron a insisté sur le fait que “le cœur de cette visite est d’élargir le partenariat entre la France et le Nigeria sur des sujets culturels, économiques et sportifs”, le moyen selon lui de donner des “perspectives et des opportunités à la jeunesse” pour qu’elle ne rejoigne pas les mouvements jihadistes.

 

Le Nigeria reste un partenaire indispensable pour la France. Son marché de 180 millions de personnes est incontournable et le pays, avec une production globale de quelque 2 millions de barils/jour, représente plus de 10% de la production du groupe français Total.

 

Source : AFP

 

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L’Italie s’attaque aux emplois précaires et aux délocalisations

Le nouveau gouvernement italien veut mettre un frein aux contrats de travail temporaires et sanctionner les entreprises qui se délocalisent, grâce à une loi destinée à améliorer la sécurité de l’emploi.

 

Le ministre du travail et dirigeant du Mouvement 5 étoiles Luigi Di Maio, au pouvoir depuis le 1er juin avec la Ligue du Nord, avait fait de cette réforme son cheval de bataille durant la campagne électorale.

 

Surnommé “décret de la dignité” par Luigi Di Maio, le texte prévoit d’interdire les publicités pour les jeux d’argent, accusés par le Mouvement 5 étoiles de ruiner les familles et de viser les plus vulnérables.

 

Luigi Di Maio avait aussi promis de faire cesser le recours abusif aux contrats de travail temporaires par les entreprises.

Désormais, les entreprises qui ont recours à ce type de contrat paieront plus de charges et ne pourront pas les renouveler autant qu’avant.

 

Le texte doit être approuvé par le parlement italien dans les deux prochains mois.

La plupart des organisations patronales italiennes, dont les membres utilisent largement les contrats de travail temporaires, ont critiqué cette loi.

 

De mai 2017 à mai dernier, 434.000 contrats de travail temporaires ont été signés en Italie, pendant que le nombre de contrats à durée indéterminée signés, lui, stagnait.

Les entreprises ayant reçu des subventions ou des allégements fiscaux et qui souhaitent se délocaliser devront rembourser l’argent reçu et s’exposeront à des sanctions financières.

 

Source : Reuters

 

 

Pologne : la présidente de la Cour suprême défie le pouvoir politique

L’affrontement entre le pouvoir politique polonais et la Cour suprême a éclaté au grand jour mardi : pour le chef de l’Etat, la présidente de la Cour suprême polonaise n’est plus qu’une juge à la retraite, mais celle-ci refuse fermement de quitter ses fonctions.

 

Mme Malgorzata Gersdorf n’est pas seule à être poussée vers la sortie : une réforme contestée abaisse l’âge de la retraite des juges de 70 à 65 ans, et touche 27 magistrats de la Cour suprême, soit plus d’un tiers de ses effectifs. Une “purge”, a dénoncé Mme Gersdorf mardi matin.

 

Le conflit entre la majorité des juges de la Cour suprême et le pouvoir politique atteint son point culminant cette semaine, sur fond d’un différend plus vaste opposant Varsovie à la Commission européenne à propos des réformes judiciaires menées par le parti conservateur.

 

Ce dernier ne donne aucun signe d’assouplissement malgré la procédure d’infraction d’urgence lancée la veille par la Commission européenne. L’exécutif européen, garant des traités, a déploré le “manque de progrès” dans ses discussions avec le gouvernement polonais.

 

Le chef de l’Etat Andrzej Duda a signifié mardi après-midi à Mme Gersdorf que pour lui elle était déjà à la retraite, ayant atteint l’âge de 65 ans.

Mais la magistrate reste ferme. “Demain j’irai au travail, car la Constitution fixe mon mandat à six ans” (jusqu’en 2020).

 

Dans la soirée, entre 4 et 5 000 manifestants, selon les estimations des journalistes de l’AFP, se sont rassemblés devant le siège de la Cour suprême pour témoigner leur soutien à sa présidente et aux juges contestant la réforme judiciaire.

Une manifestation similaire a été annoncée pour mercredi matin.

 

La Commission européenne a envoyé lundi au gouvernement polonais une “lettre de mise en demeure”, à laquelle Varsovie a un mois pour répondre, première étape d’une procédure qui peut aller in fine jusqu’à la CJUE et à d’éventuelles sanctions financières.

 

Pour l’opposition centriste, le parti au pouvoir Droit et Justice (PiS) cherche à prendre le contrôle de l’appareil judiciaire pour s’assurer une mainmise complète sur l’Etat, en rupture avec un des principes fondamentaux de la démocratie, celui de séparation des pouvoirs.

 

Source : AFP

 

 

UE : Feu vert parlementaire au fonds européen pour la défense

Le Parlement européen a approuvé mardi la création du premier programme européen de développement industriel dans le domaine de la Défense. Doté de 500 millions d’euros pour la période 2019-2020, il contribuera à financer des projets de développements de nouveaux produits et technologies de défense ou d’amélioration de technologies existantes.

 

Source : Reuters

 

 

Protection des frontières, priorité de l’Autriche à la tête de l’UE

La protection des frontières extérieures sera l’une des trois priorités de la présidence de l’Autriche qui prend pour six mois la présidence tournante de l’Union européenne, a déclaré mardi à Strasbourg son chancelier, Sebastian Kurz.

 

Le dirigeant conservateur de 31 ans, qui conduit à Vienne un gouvernement de coalition avec l’extrême droite, a débuté son discours devant le Parlement européen en insistant sur son âge et le fait que l’Europe est pour lui “une évidence”.

 

“Il faut protéger les frontières extérieures de l’Europe pour garantir qu’il n’y ait pas de frontières au sein de l’Europe”, a-t-il dit en qualifiant de “tournant” les conclusions du Conseil européen du 29 juin.

 

La réunion des Vingt-Huit à Bruxelles s’est achevée par des engagements encore flous sur un renforcement des frontières de l’UE, des “plateformes de débarquement” hors d’Europe et des “centres contrôlés” d’accueil de migrants dans les pays européens de première arrivée volontaires.

 

Source : Reuters

 

 

Allemagne : l’accord de Merkel sur les migrants déjà critiqué

L’accord d’Angela Merkel pour sauver son gouvernement, qui prévoit de refouler de nombreux migrants arrivant en Allemagne, suscite déjà des critiques, avec un risque d’effet domino qui se dessine dans le reste de l’Europe et notamment en Autriche.

 

Le gouvernement autrichien a annoncé mardi être “prêt à prendre des mesures pour protéger” ses frontières après les restrictions sur les demandeurs d’asile annoncées la veille par la chancelière pour résoudre la crise gouvernementale à Berlin.

 

Face à la pression de l’aile la plus à droite de sa coalition gouvernementale qui menaçait de claquer la porte, Angela Merkel a de facto accepté de clore définitivement sa politique d’accueil généreuse initiée en 2015.

 

L’accord conclu lundi entre son parti de centre-droit (CDU) et le parti bavarois très conservateur CSU, prévoit d’une part de placer les migrants arrivant en Allemagne, mais déjà enregistrés dans un autre pays de l’UE, dans des “centres de transit” à la frontière avec l’Autriche.

Cela concerne dans la réalité la grande majorité des demandeurs d’asile.

 

Ils seront ensuite renvoyés dans le pays d’entrée de l’UE dans le cadre d’accords bilatéraux, ou, si de tels accords ne sont pas possibles, refoulés vers l’Autriche voisine par où ils arrivent le plus souvent.

 

C’est sur ce point que les réactions en Autriche, pays dirigé par un gouvernement associant conservateurs et extrême droite, s’annoncent les plus vives.

Et Vienne se prépare à son tour à refouler les migrants arrivant depuis l’Italie notamment, principale porte d’entrée pour eux aujourd’hui dans l’Union européenne.

 

Les concessions octroyées par Angela Merkel sous la pression de sa droite dure risquent donc de remettre en cause les grands principes du tout récent sommet de l’UE sur les migrants : promesse de privilégier des solutions européennes face aux tentations nationales.

 

Par ailleurs, en Allemagne même, Angela Merkel n’est pas encore sortie d’affaire pour sa crise gouvernementale.

Si elle est parvenue à amadouer son ministre bavarois de l’Intérieur, Horst Seehofer, elle va devoir encore convaincre son autre partenaire, cette fois du centre gauche, d’avaliser l’accord.

 

Or, le parti social-démocrate (SPD) a réservé jusqu’ici sa réponse, demandant du temps pour l’examiner. S’il refuse, la crise gouvernementale reprendra de plus belle.

Une réunion au sommet sur le sujet entre les trois partenaires de la coalition, CDU d’Angela Merkel, CSU du ministre de l’Intérieur, et SPD, est prévue mardi.

 

Les premières réactions au SPD, et plus généralement à gauche, ne sont guère favorables.

L’un des spécialistes sociaux-démocrates pour les questions migratoires, Aziz Bozkurt, a fustigé un accord qui va “totalement dans le sens de l’extrême droite”.

 

Source : AFP

 

 

La Chine presse l’UE de s’allier sur le commerce contre les USA

La Chine exhorte l’Union européenne (UE) à publier une déclaration commune contre la politique commerciale du président américain Donald Trump à l’occasion du sommet qui les réunira en juillet à Pékin mais elle peine à convaincre, ont déclaré des responsables de l’UE.

 

Lors de réunions à Bruxelles, Berlin et Pékin, le vice-Premier ministre chinois, Liu He, et le chef de la diplomatie chinoise, ont notamment proposé une alliance entre les deux grands blocs économiques et offert d’ouvrir davantage le marché chinois, en signe de bonne volonté.

 

Pékin a ainsi défendu une procédure commune de la Chine et de l’UE contre les Etats-Unis devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Mais l’UE, première puissance commerciale mondiale, a rejeté cette idée.

 

En dépit des droits de douane américains imposés sur les exportations d’acier européen et les menaces de Donald Trump d’en appliquer au secteur automobile européen, Bruxelles partage les craintes de Washington en matière de fermeture des marchés chinois.

 

“Nous sommes d’accord avec presque tous les griefs des Etats-Unis contre la Chine, nous ne sommes juste pas d’accord avec la manière dont ils procèdent”, a ajouté un autre diplomate.

“Trump a divisé l’Occident et la Chine cherche à en tirer profit”, a dit un responsable européen.

 

Source : Reuters

 

 

Des soldats chinois défilent pour la première fois au Bélarus

Des soldats de l’armée chinoise ont défilé mardi pour la première fois à Minsk, au Bélarus, lors de la parade marquant la fête de l’indépendance de cette ex-république soviétique aux portes de l’UE, signe d’un rapprochement entre ces deux pays ces dernières années.

 

“Nous développons la coopération avec la Chine, notre partenaire stratégique. Nous tenons également un dialogue avec les pays occidentaux sur la base du respect mutuel”, a déclaré le président bélarusse, Alexandre Loukachenko.

 

Le Bélarus, très proche et dépendant de la Russie, a cherché à diversifier ses relations ces dernières années, notamment depuis l’annexion de la péninsule ukrainienne de la Crimée par Moscou en 2014, vue avec inquiétude par Minsk.

 

Pékin a massivement investi ces dernières années au Bélarus, proche allié traditionnel de son voisin russe, lui accordant des milliards de dollars de prêts pour ses infrastructures et implantant au passage ses entreprises.

 

Source : AFP

 

 

Malaisie : l’ex-Premier ministre interpellé pour corruption

L’ex-Premier ministre malaisien, Najib Razak, a étéinterpellé mardi dans le cadre de l’enquête sur de vastes détournements au détriment du fonds souverain 1MDB, a indiqué une source policière, nouveau rebondissement dans ce scandale financier qui secoue le pays depuis des années.

Najib a été appréhendé à son domicile et sera inculpé mercredi, a indiqué l’agence malaisienne anticorruption dans un communiqué.

 

Cette affaire de détournements de centaines de millions d’euros a largement contribué à la défaite cinglante aux législatives en mai de l’ancienne coalition qui était au pouvoir depuis 61 ans et était dirigée par M. Najib.

 

Peu après que M. Najib a quitté le pouvoir, la police avait révélé avoir saisi des centaines de cartons contenant des sacs à mains de luxe remplis d’argent et de bijoux, lors de perquisitions dans le cadre de l’enquête pour détournements de fonds visant celui qui fut Premier ministre de 2009 à mai 2018.

 

L’ex-Premier ministre, soupçonné d’avoir détourné environ 640 millions d’euros, a toujours nié toute malversation. L’épouse de ce dernier était très impopulaire en raison de ses dépenses extravagantes.

 

Le nouveau gouvernement issu des législatives du 10 mai, dirigé par le Premier ministre Mahathir Mohamad, 92 ans, avait annoncé qu’il souhaitait récupérer les fonds détournés de la société publique 1Malaysia Development Berhad (1MDB), créée par M. Najib peu après son arrivée au pouvoir et endettée aujourd’hui à hauteur de 10 milliards d’euros.

 

Du temps où il était au pouvoir, M. Najib s’était attaqué à tout ce qui touchait à 1MDB, faisant clôturer des enquêtes sur le scandale, écartant des voix critiques du gouvernement à l’égard de l’affaire, muselant les médias et procédant à des interpellations de personnes.

L’affaire 1MDB fait l’objet d’enquêtes dans plusieurs pays.

 

Source : AFP

 

 

Afghanistan : forte hausse cet hiver des victimes civiles selon le Pentagone

Le nombre de victimes civiles a fortement augmenté dans les combats menés cet hiver en Afghanistan, selon un rapport du ministère américain de la Défense.

Entre le 1er décembre 2017 et le 31 mai 2018, la mission de l’Otan menée par les Etats-Unis a comptabilisé au moins 4.223 victimes civiles. Environ un quart sont décédées.

 

Dans son rapport bi-annuel publié mardi, le Pentagone relève que les forces de l’ordre afghane affichent également un bilan humain plus lourd que sur la même période de l’année précédente.

Les forces afghanes de sécurité et de défense nationale (ANDSF) ont également subi des pertes supérieures à l’hiver précédent.

 

Les forces afghanes, selon le Pentagone, ont conservé sur cette période le contrôle de tous les chefs-lieux de province et repoussé une tentative des talibans de capturer la capitale de la province de Farah (ouest) en mai.

 

Dans son document, le Pentagone critique également la Russie qu’il avait auparavant accusée d’aider les talibans.

“La Russie continue de chercher des façons de miner l’influence des Etats-Unis dans la région en coopérant avec les talibans, en diffusant de fausses informations et en faisant pression sur les pays voisins pour qu’ils refusent d’aider les efforts des Etats-Unis et de l’Otan”, affirme-t-il.

 

Source : AFP

 

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Washington réclame une hausse des dépenses militaires à ses alliés de l’Otan

L’administration Trump a signifié par courrier aux alliés des Etats-Unis, dont le Royaume-Uni – son allié le plus loyal dans les guerres en Irak et en Afghanistan – qu’ils ne contribuaient pas suffisamment au budget de l’Otan, une dizaine de jours avant le prochain sommet de l’organisation à Bruxelles.

 

Dans une lettre envoyée le 12 juin au ministre britannique de la Défense Gavin Williamson et consultée par Reuters mardi, le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis, menace Londres de faire de la France le principal allié des Etats-Unis si les Britanniques n’augmentent pas leurs dépenses militaires.

 

Le Royaume-Uni a réduit ses dépenses militaires ces derniers années dans le cadre d’un programme d’austérité qui a aussi touché les dépenses publiques.

Paris et Londres demeurent de loin les plus grandes puissances militaires d’Europe occidentale.

 

Certains députés britanniques ont réclamé une hausse des dépenses militaires de l’ordre de 2,5 à 3% du PIB mais le gouvernement de la Première ministre Theresa May doit également trouver plus de financement pour les programmes de santé, d’éducation et de sécurité intérieure, au moment où le pays s’apprête à quitter l’Union européenne.

 

Source : Reuters

 

 

Plus de 2.000 pompiers mobilisés face à un incendie en Californie

Plus de 2.000 pompiers, appuyés par des hélicoptères bombardiers d’eau, combattent dans le nord de la Californie un incendie hors de contrôle, attisé par les vents, qui menace des habitations et autres structures.

Le “County Fire” a déjà dévasté plus de 24.300 hectares de végétation.

 

Source : Reuters

 

 

Nicaragua : des experts de la CIDH enquêtent sur les violences

Un groupe d’experts de la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a commencé mardi à enquêter sur les violences au Nicaragua qui ont fait entre 220 et 309 morts selon les bilans depuis deux mois et demi.

 

La CIDH a exigé la fin de la répression, le démantèlement des milices parapolicières et le respect du droit à une procédure régulière pour les détenus.

Le Nicaragua est secoué depuis mi-avril par une vague de protestation contre le président Daniel Ortega, dont les manifestants critiquent la confiscation du pouvoir et exigent le départ.

 

La brutalité de la répression de la police, aidée par des groupes paramilitaires, a été vivement critiquée par la communauté internationale ces dernières semaines, tandis que le dialogue entre gouvernement et opposition semble enlisé.

 

Source : AFP

 

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Mexique : Lopez Obrador va inviter le pape et recevoir Pompeo

Le président élu du Mexique, Andrés Manuel Lopez Obrador, a annoncé mardi qu’il recevrait le 13 juillet le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo et qu’il inviterait le pape François pour “parvenir à la paix” dans ce pays miné par la violence.

 

La réunion avec le chef de la diplomatie des Etats-Unis, qui aura lieu à Mexico, est annoncée deux jours après l’élection, qui a amené la gauche au pouvoir pour la première fois dans l’histoire moderne du pays, et au lendemain d’une conversation téléphonique entre Lopez Obrador et Donald Trump, qualifiée de “bonne” par ce dernier.

 

Les deux pays voisins ont eu des relations tendues ces derniers mois alors que le président américain a plusieurs fois accusé le Mexique “de ne rien faire” pour empêcher les migrants d’Amérique centrale d’atteindre la frontière avec les Etats-Unis, et promis de faire construire un mur pour stopper l’immigration clandestine provenant du sud.

 

“AMLO”, comme est surnommé le président élu en raison de ses initiales, a fait campagne sur la lutte contre la corruption et la violence, les deux principaux fléaux du Mexique.

Dans ce pays la violence du crime organisé à fait plus de 200.000 morts depuis 2006.

 

Source : AFP

 

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Equateur : mandat d’arrêt contre l’ex-président Correa

La justice équatorienne a annoncé mardi avoir lancé un mandat d’arrêt contre l’ex-président Rafael Correa (2007-2017), qui vit en Belgique, l’accusant d’avoir commandité une tentative d’enlèvement d’un opposant politique en 2012.

 

La juge Daniella Camacho “décide son placement en détention provisoire et alerte Interpol”, a ajouté la Cour nationale de justice (CNJ) sur Twitter, dans le cadre de l’enquête sur la tentative d’enlèvement de l’ancien député Fernando Balda, par des policiers équatoriens en Colombie.

Rafael Correa est installé en Belgique depuis mai 2017, après avoir quitté le pouvoir.

 

Fernando Balda, ex-parlementaire du Parti Société Patriotique (PSP), opposé à Rafael Correa, affirme qu’en 2012 à Bogota, 5 personnes, agissant sur ordre présidentiel, l’avaient contraint à monter dans une voiture. Mais la police colombienne avait intercepté le véhicule et fait échouer l’enlèvement.

 

Source : AFP

 

 

En Argentine, le malaise économique s’installe, la consommation chute

Etranglés par une hausse des prix qui s’accélère, les Argentins limitent leurs dépenses et, alors que le gouvernement avait annoncé un coup d’arrêt à l’inflation, le malaise économique grandit.

“Il y a des jours, je n’ai aucune cliente”, se désole Mónica Pesce, une coiffeuse de Belgrano, un quartier résidentiel de Buenos Aires, loin d’être défavorisé.

 

Dans la course contre l’inflation, les salariés y perdent. La hausse des factures de gaz, d’électricité, d’eau, des billets de transport en commun est plus rapide que les corrections salariales.

Les petits commerces sont les premiers à souffrir. Et il n’y a pas d’embellie à l’horizon.

 

La 3e économie d’Amérique latine a fait appel au Fonds monétaire international (FMI) pour un prêt, afin de stabiliser le taux de change.

Le pronostic d’inflation pour 2018 est alors passé de 15 à 27%.

 

Le 25 juin, une grève générale a paralysé la capitale argentine et une partie du pays, un avertissement des syndicats au gouvernement, qui maintient le cap d’une austérité douloureuse pour la majorité des Argentins.

 

Arrivé au pouvoir fin 2015, Mauricio Macri a rompu avec la politique de gauche de l’ex-présidente Cristina Kirchner (2007-2015) pour instaurer une gestion plus libérale. Il avait promis d’infléchir l’inflation, qui dépasse les 20% depuis dix ans, mais il ne parvient pas à freiner la hausse des prix.

 

Gerardo Labozzetta, propriétaire d’une petite usine qui fournit des pièces détachées pour l’industrie automobile, à l’arrêt depuis deux ans, se plaint de l’arrivée sur le marché de produits importés, notamment de Chine, et du faible accès au crédit bancaire.

“L’ouverture des importations a fait du mal à la productivité”, dit le chef d’entreprise.

 

Source : AFP

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