Journal du 4 juillet 2018

 

 

Les Rohingyas fuient toujours la violence en Birmanie selon l’Onu

Les Rohingyas continuent de fuir l’Etat de Rakhine, en Birmanie, pour se réfugier au Bangladesh où 11.432 d’entre eux sont arrivés depuis le début de l’année, a déclaré mercredi le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad al Hussein.

 

Dans un discours à Genève devant le Conseil des droits de l’homme de l’Onu, il a précisé que beaucoup de réfugiés rohingyas faisaient état de violences, de persécutions et d’assassinats visant cette minorité musulmane en Birmanie.

 

Plus de 700.000 Rohingyas ont fui l’Etat de Rakhine (Arakan) à la suite de la répression par les soldats birmans d’un mouvement insurrectionnel lancé le 25 août dernier par un groupe armé musulman contre des postes de l’armée et de la police birmane.

 

Les Nations unies et plusieurs organisations de défense des droits de l’homme disent avoir recueilli des preuves d’importantes violations des droits de l’homme commises par l’armée birmane contre les Rohingyas.

 

La Birmanie rejette ces accusations.

Les autorités birmanes et bangladaises ont signé en janvier un accord portant sur le retour volontaire en Birmanie des réfugiés, opération qui doit s’étaler sur deux ans.

 

Source : Reuters

 

 

Afghanistan : troubles dans le nord après l’arrestation d’un chef de guerre

Au moins une personne a été tuée et 9 autres blessées mercredi dans le nord-ouest de l’Afghanistan où la foule protestait contre l’arrestation d’un puissant chef de guerre proche du général Abdul Rashid Dostum, en exil depuis un an.

 

Nizamuddin Qaisari, commandant de la police locale, également à la tête d’une milice de plusieurs milliers d’hommes, a été arrêté lundi par l’armée afghane et transféré à Kaboul pour insultes et menaces de mort envers les autorités.

 

Selon un photographe de l’AFP, plusieurs milliers de personnes sont descendues pour le deuxième jour dans les rues de Maimana, capitale de la province de Faryab, pour dénoncer cette arrestation qui constitue un nouveau bras de fer entre un potentat local et le gouvernement de Kaboul.

 

Des témoins joints par l’AFP ont affirmé que les forces de l’ordre ont tiré sur la foule.

Après les tirs, des habitants furieux ont incendié les bâtiments du gouverneur et plusieurs voitures, a rapporté un reporter local à l’AFP.

 

Depuis son exil turc, le général Dostum a réclamé via son porte-parole la libération de son allié, “arrêté sur la base d’accusations fallacieuses de sédition et transféré à Kaboul”.

Dostum estime que la défense du nord et celle de Faryab en particulier, région menacée par les talibans et le groupe Etat islamique, “risque désormais de s’effondrer”.

 

Avec l’arrestation de Qaisari, son représentant, et après un bras de fer l’hiver dernier avec l’autre homme fort du nord, le président Ashraf Ghani, appuyé par les Américains, semble s’engager dans une nouvelle épreuve de force contre la vieille garde des chefs de guerre, associés au gouvernement dans un esprit de conciliation après la fin du régime taliban.

 

Source : AFP

 

Lire aussi :

https://infosplanetaires.com/asie/afghanistan-largent-des-talibans-et-la-vente-dheroine-a-loccident.html

 

 

Auréolé d’un Mondial sans faute, Poutine face à une grogne sociale croissante

Organisation, sécurité et même performances sportives : jusqu’à présent, le Mondial-2018 de foot est un sans-faute pour Vladimir Poutine, dont l’image s’est pourtant considérablement ternie dans l’opinion russe, choquée par les rudes réformes sociales à venir.

 

On le disait isolé au début de la compétition, mais le président russe s’apprête à célébrer, dans les tribunes du stade Loujniki le 15 juillet et devant une audience attendue autour d’un milliard de téléspectateurs, une Coupe du Monde unanimement jugée réussie.

 

Dès le lendemain, il s’envolera pour Helsinki pour son premier sommet bilatéral avec Donald Trump, témoignant pour Moscou du rôle incontournable qu’a pris le maître du Kremlin sur la scène internationale ces dernières années malgré les tensions.

 

Après les JO d’hiver de Sotchi en 2014, l’organisation à grands frais du Mondial-2018 constituait un outil essentiel du “soft power” russe à l’étranger dans un contexte de relations de plus en plus dégradées avec les Occidentaux.

 

Dans l’opinion russe, l’humeur qui transparaît est très loin de la fête.

Inquiets par la baisse continue de leur niveau de vie depuis plus de quatre ans, nombre de Russes ont été choqués par l’annonce par le gouvernement, le jour de l’ouverture de la Coupe du monde, d’une réforme du régime des retraites.

 

Pour la première fois en plus de 80 ans, le gouvernement russe veut relever progressivement l’âge de la retraite de 8 ans pour les femmes (à 63 ans) et de 5 ans pour les hommes (à 65 ans), dans un pays où les pensions sont maigres et l’espérance de vie peine à progresser.

Le gouvernement propose également une hausse de la TVA.

 

Une pétition demandant l’abandon du relèvement de l’âge de la retraite a rassemblé 2,6 millions de signatures et plusieurs milliers de Russes sont déjà sortis dans la rue à travers le pays.

Ces actions ont toutefois épargné les villes hôtes du Mondial, où des restrictions s’appliquent le temps de la compétition, et ont été ignorées par la télévision publique russe.

 

Source : AFP

 

 

Les tensions commerciales commencent à affecter l’économie selon l’OMC

Les effets des barrières commerciales érigées par les grandes puissances économiques, qui pourraient mettre en péril la reprise économique mondiale, se font déjà sentir, a déclaré mercredi l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) dans un rapport sur les restrictions commerciales entre les pays du G20.

 

“Cette escalade constante constitue une menace sérieuse pour la croissance et la reprise dans tous les pays, et nous commençons à en voir les reflets dans certains indicateurs prospectifs”, a dit le directeur général de l’OMC, Roberto Azevedo, dans un communiqué.

 

Au total, quelque 39 nouvelles restrictions commerciales ont été introduites entre la mi-octobre et la mi-mai par des pays du G20, soit près du double des restrictions répertoriées lors de la précédente période, note le rapport de l’OMC. Elles ont affecté l’acier, l’aluminium, le plastique et l’automobile.

 

Le président américain Donald Trump a lancé une série de tarifs douaniers, aussi bien contre des partenaires que des rivaux des Etats-Unis, afin de corriger ce qu’il considère comme des relations commerciales inéquitables.

 

Après avoir instauré des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium, les USA ont annoncé qu’ils allaient restreindre les investissements étrangers dans les sociétés technologiques US et appliquer des droits de douane sur 34 milliards de dollars (29 milliards d’euros) de produits chinois le 6 juillet. Pékin a annoncé qu’elle répliquerait le jour même.

 

Source : Reuters

 

 

Guerre commerciale : Pékin cherche à remplacer le made in USA

Cerises, porc, whisky : le “made in USA” devrait être fortement taxé et devenir hors de prix en Chine après le possible déclenchement d’une guerre commerciale Pékin-Washington vendredi. Mais déjà, les professionnels réfléchissent à des alternatives.

 

Après des semaines de tensions et de négociations avortées, les Etats-Unis devraient finalement imposer le 6 juillet des tarifs douaniers sur 34 milliards d’importations chinoises.

 

La Chine a déjà promis de répliquer avec une taxe de 25% sur des centaines d’importations américaines : des produits agricoles comme le soja ou le sorgho, mais aussi l’automobile ou le whisky. Une mesure qui devrait fortement réduire la compétitivité du “made in USA”.

 

Les produits agricoles sont a priori plus faciles à remplacer, mais cela dépend des volumes disponibles via les filières alternatives

 

Le dossier du soja s’avère ainsi délicat. En ciblant ce végétal, Pékin veut appuyer là où ça fait mal : les Etats-Unis en ont exporté l’an passé vers la Chine pour 14 milliards de dollars, soit un tiers de leur production.

 

Problème pour le géant asiatique : mis à part l’Amérique, aucun autre pays ne fait pousser suffisamment de soja pour répondre à la demande chinoise.

Dès l’application des droits de douane, l’impact sur le prix du soja sera immédiat.

La Chine importe chaque année environ 95 millions de tonnes de soja.

 

En Chine même, Pékin encourage la production de soja dans ses provinces septentrionales à coups de subventions aux agriculteurs.

Les importations de sorgho américain sont elles aussi dans le viseur. Les Etats-Unis sont les premiers fournisseurs de la Chine, avec 4,8 millions de tonnes vendues l’an dernier.

 

Selon des experts, l’Australie, ex-premier exportateur, devrait profiter des droits de douane chinois sur le sorgho.

 

L’approche des hostilités a semé un vent de panique chez les agriculteurs américains. Le sénateur Ron Wyden s’en est pris le mois dernier au secrétaire au Commerce Wilbur Ross, défendant les exportateurs de cerises et leurs 1,5 million de caisses prêtes à partir pour la Chine.

 

Source : AFP

 

 

Le Parlement européen incapable de trancher sur le transport routier

Le Parlement européen a été incapable d’arrêter sa position mercredi sur trois projets législatifs sur les conditions de travail dans le transport routier, qui opposaient les pays de l’Est, défenseurs d’une libre concurrence et ceux de l’Ouest, décidés à mettre fin au dumping social.

 

Le vote du Parlement était d’autant plus attendu que le secteur du transport routier avait dû être exclu du projet de directive sur le travail détaché pour que les Etats membres puissent parvenir à un accord en octobre dernier.

 

Le secteur du transport routier est l’un des plus soumis aux distorsions de concurrence au sein de l’UE avec des transporteurs de l’Est travaillant principalement à l’Ouest aux conditions de leur pays d’origine et des entreprises de l’Ouest établies à l’Est par le biais de sociétés-boîtes aux lettres.

 

Source : Reuters

 

 

Syrie : reprise des raids dans le sud après l’échec des pourparlers Russie/rebelles

Les bombardements contre les secteurs encore tenus par les rebelles dans le sud de la Syrie ont repris mercredi soir après l’annonce par les insurgés d’un échec des négociations avec la Russie, alliée du régime, qui cherche à les convaincre de rendre leurs armes.

 

Les forces du régime ont lancé le 19 juin une offensive pour reprendre les territoires insurgés du sud syrien, secteur sensible qui borde la frontière avec la Jordanie et le plateau du Golan en majeure partie occupé par Israël.

 

Adoptant une stratégie alliant bombardements meurtriers et négociations parrainées par Moscou, le pouvoir du président Bachar al-Assad a reconquis une trentaine de localités rebelles dans la province de Deraa, notamment avec des accords dits de “réconciliation” qui s’apparentent à des capitulations.

 

Lors des négociations, les Russes ont proposé que les rebelles remettent leurs artilleries lourde et moyenne et qu’ils rejoignent la vie civile ou s’enrôlent dans des forces progouvernementales antijihadistes. L’initiative russe refuse tout transfert de combattants ou de civils vers d’autres régions insurgées en Syrie, comme ce fut le cas lors de la reprise d’autres bastions rebelles.

 

Dans le même temps, les efforts diplomatiques se poursuivent, avec une rencontre mercredi à Moscou entre le ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman al-Safadi et son homologue russe Sergueï Lavrov.

 

Le régime a ouvert ce nouveau front dans le sud après avoir consolidé son pouvoir sur Damas et ses environs, en chassant rebelles et jihadistes, et avoir repris d’autres régions. Il contrôle actuellement plus de 60% du territoire, selon l’OSDH.

 

Face à l’offensive du régime dans le sud, la communauté internationale se révèle, une nouvelle fois, impuissante. Depuis 2011, toutes les initiatives internationales visant à trouver une solution à ce conflit qui a fait plus de 350.000 morts ont échoué.

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit tenir jeudi une réunion d’urgence à huis clos.

 

Les violences dans cette région ont fait entre 270.000 et 330.000 déplacés depuis le 19 juin, selon l’ONU, certains trouvant refuge près des frontières jordanienne et israélienne.

Mais ni la Jordanie ni Israël ne veut les accueillir et, face au risque d’une crise humanitaire, l’organisation Human Rights Watch a appelé mercredi les deux pays à ouvrir leurs frontières.

 

Source : AFP

 

 

Cisjordanie : affrontements dans un village bédouin qui doit être détruit par Israël

Des affrontements entre les forces de l’ordre israéliennes et des manifestants ont eu lieu mercredi dans un village bédouin de Cisjordanie occupée dont Israël a annoncé la destruction imminente, a constaté l’AFP.

 

L’armée israélienne a présenté mardi un ordre d’expulsion aux habitants de Khan al-Ahmar, leur annonçant la saisie des routes d’accès à ce village qui compte 173 habitants et une école, selon B’Tselem, ONG israélienne opposée à l’occupation des territoires palestiniens.

 

Des équipements lourds, dont un bulldozer, ont été déployés mercredi autour de la localité, ce qui a entraîné des jets de pierres de la part de manifestants puis des affrontements avec les forces de l’ordre israéliennes.

 

Plus de 30 personnes ont été blessées, selon le Croissant-Rouge palestinien.

11 personnes ont été arrêtées, selon la police israélienne qui a ajouté que 3 policiers avaient été blessés.

 

Khan al-Ahmar est situé à l’est de Jérusalem, sur la route menant à la mer Morte, près de plusieurs colonies israéliennes.

Selon les autorités israéliennes, ce village a été construit illégalement et la Cour suprême a rejeté en mai un appel des habitants contre la démolition.

 

Les habitants du village et les militants de B’Tselem soulignent de leur côté que l’obtention de permis de construire par des Palestiniens de la part des autorités israéliennes est pratiquement impossible dans ce secteur de Cisjordanie occupée.

 

Les autorités israéliennes ont proposé aux habitants de s’installer dans un autre secteur de la région.

Alistair Burt, ministre d’Etat britannique chargé du Moyen-Orient, avait visité le village en mai et appelé le gouvernement israélien à faire preuve de retenue. Un transfert forcé de population est considéré comme une violation de la Convention de Genève.

 

Par ailleurs, les forces de l’ordre israéliennes ont détruit des structures d’habitations et agricoles dans le village bédouin voisin d’Abou Nuwar, laissant 62 personnes sans domicile, d’après B’Tselem.

 

Selon cette ONG, la poursuite de la construction dans les colonies israéliennes situées à l’est de Jérusalem pourrait aboutir à une division entre le nord et le sud de la Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis plus de 50 ans.

 

Source : AFP

 

 

Conflit autour de la Cour suprême en Pologne : Walesa rejoint les partisans des juges

Le conflit autour de la Cour suprême polonaise a gagné en intensité mercredi : l’ancien héros de la lutte contre le communisme Lech Walesa est venu apporter son soutien à la présidente de la cour qui refuse de quitter son poste, le Premier ministre accusant de son côté l’institution d’abriter d’anciens juges communistes, auteurs de “sentences honteuses”.

 

Venu exprès de Gdansk (nord), Lech Walesa s’est joint mercredi soir aux manifestants rassemblés devant la Cour Suprême pour “défendre l’indépendance de la justice” en Pologne, promettant “de revenir” plus d’une fois “s’il le faut”, selon les journalistes de l’AFP.

 

Mercredi matin, acclamée par une foule beaucoup plus importante de ses partisans, la présidente de la Cour suprême polonaise Malgorzata Gersdorf s’était rendue à son bureau et avait présidé une réunion du collège de la Cour, confirmant ainsi son refus de partir à la retraite aux termes d’une réforme controversée, critiquée aussi par Bruxelles.

 

Elle a expliqué une nouvelle fois lors d’une conférence de presse que la Constitution – qui fixe la durée de son mandat à six ans – était prioritaire par rapport à la loi qui a abaissé l’âge de la retraite des juges de 70 à 65 ans.

 

Pour les conservateurs au pouvoir, la loi est entrée en vigueur et Mme Gersdorf, âgée de 65 ans, se retrouve automatiquement à la retraite. La réforme, si elle est appliquée, conduira au départ à la retraite de 27 juges de la Cour suprême. Une “purge” pour Mme Gersdorf et une “ligne rouge” à ne pas franchir pour la Commission européenne.

 

Celle-ci a lancé lundi une procédure d’infraction d’urgence contre Varsovie. Celle-ci pourrait mener, après plusieurs étapes, à saisir la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) et à des sanctions financières.

 

Le conflit entre la présidente de la Cour suprême et le pouvoir polonais s’inscrit dans le cadre de réformes judiciaires dénoncées par leurs adversaires en Pologne comme allant à l’encontre du principe de séparation des pouvoirs, et qui font l’objet d’un différend plus vaste opposant Varsovie à la Commission européenne sur l’Etat de droit.

 

Source : AFP

 

 

Nicaragua : affrontements dans le nord, un mort

Des affrontements entre partisans de de l’opposition et des policiers, qui sont entrés mardi dans la ville de La Trinidad, dans le nord du Nicaragua, ont fait, selon la presse étatique, un mort parmi les forces anti-émeutes.

 

Ces heurts interviennent au moment où un groupe d’experts de la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a commencé mardi, dans le cadre d’un mandat de six mois, à enquêter sur les violences dans ce pays, qui ont fait entre 220 et 309 morts selon les bilans depuis le 18 avril.

 

Selon des militants des droits de l’homme, plusieurs manifestants anti-gouvernementaux ont été blessés durant cette incursion de la police et d’hommes armés pro-gouvernement à La Trinidad, située à 125 km au nord de Managua.

 

Le Nicaragua est secoué depuis deux mois et demi par une vague de manifestations contre le président Daniel Ortega, accusé d’avoir instauré une dictature avec son épouse et vice-présidente Rosario Murillo, mais aussi de népotisme et de diriger la répression en cours.

 

Cet ex-guerillero de 72 ans est au pouvoir depuis 2007 après un premier mandat de 1979 à 1990. L’opposition, soutenue par l’Eglise, médiatrice du dialogue avec le pouvoir, exige qu’il organise des élections anticipées en mars 2019.

 

Source : AFP

 

Lire aussi :

https://infosplanetaires.com/ameriques/nicaragua-des-recommandations-du-fmi-a-la-guerre-civile.html

 

 

Soudan du Sud : la vice-Secrétaire générale de l’ONU entend être la porte-voix des femmes victimes du conflit

La Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Amina J. Mohammed, est arrivée mardi à Juba, au Soudan du Sud, dans le cadre d’une tournée dans plusieurs pays africains cette semaine.

 

L’ONU s’efforce avec sa mission de maintien de la paix au Soudan du Sud (MINUSS) et le bureau de la Représentante spéciale sur les violences sexuelles dans les conflits de mettre en lumière les voix des femmes sud-soudanaises victimes de violences auprès de la communauté internationale pour faire pression sur les dirigeants afin qu’ils agissent.

 

La visite de Mme Mohammed intervient à un moment critique pour le « plus jeune Etat du monde » qui s’apprête à célébrer dans quelques jours son septième anniversaire mais est déchiré par un conflit depuis décembre 2013.

 

Mercredi dernier, le Président sud-soudanais Salva Kiir et son rival Riek Machar ont signé à Khartoum un accord qui prévoit un cessez-le-feu.

Mais il fut rapidement violé.

 

Source : ONU

 

 

RDC : des experts de l’ONU choqués par l’ampleur et la brutalité des crimes commis au Kasaï

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a exprimé mardi sa vive préoccupation sur la situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo (RDC).

 

Il a rappelé que le Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme en RDC (UNJHRO-DRC) a répertorié un nombre croissant de violations : 2.858 entre janvier et mai derniers contre 2.332 pour la même période en 2017.

 

En RDC, la situation sécuritaire se détériore dans plusieurs régions avec un impact dramatique sur les civils.

A cet égard, le Haut-Commissaire s’est dit inquiet face au degré de violence dans les Kivus.

 

Une violence interethnique et intercommunautaire qui s’est également poursuivie dans la province de l’Ituri, avec des morts, des incendies de villages, et des déplacements massifs. Les forces armées, récemment déployées auraient également commis des violations des droits de l’homme, ciblant en particulier la communauté lendu, a-t-il encore indiqué.

 

La situation dans les régions des Kasaï est tout aussi inquiétante, avec de graves abus à l’encontre des civils perpétrés par des groupes armés, et de multiples violations commises par les forces de sécurité et de défense congolaises dans leur réponse aux activités des milices.

 

Les enquêteurs internationaux du HCDH se sont dit choqués par l’ampleur et la brutalité des crimes commis par tous les acteurs de la crise au Kasaï.

Certaines des exactions commises par les FARDC et les milices constituent des crimes contre l’humanité ou des crimes de guerre, ainsi que de graves atteintes aux droits de l’homme.

 

Lors de l’examen de la situation des droits humains en RDC, il a été également question des nombreuses violations des normes du droit international relatives au processus électoral et des élections prévues maintenant le 23 décembre 2018.

 

Le Haut-Commissaire regrette le peu progrès notés dans l’application de mesures de confiance stipulées dans l’accord politique du 31 décembre 2016, notamment les droits à la liberté d’opinion, d’expression et de réunion pacifique, la remise en liberté des prisonniers et la redevabilité pour les violations commises.

 

L’impunité est monnaie courante, ce qui sape la confiance de l’opinion publique en les engagements du Gouvernement, a insisté Zeid Ra’ad Al Hussein.

 

Source : ONU

 

 

Mali : un expert de l’ONU s’inquiète de la détérioration de la situation des droits de l’homme

Au terme d’une mission au Mali du 24 au 29 juin, l’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme dans ce pays, Alioune Tine, a exprimé sa grave préoccupation concernant la détérioration continue de la situation sécuritaire, des droits de l’homme et humanitaire au centre du pays, ainsi que dans la région de Ménaka.

 

Il a recueilli des témoignages sur plusieurs attaques menées par des milices communautaires, souvent avec la participation de groupes armés, qui ont entraîné des morts, des blessés, des destructions ou incendies de biens et des déplacements de populations.

 

Le gouvernement s’est engagé à ouvrir des enquêtes criminelles sur des allégations de graves violations et abus des droits de l’homme.

M. Tine a entendu des membres de la société civile ainsi que des représentants des communautés sur la question des attaques indiscriminées de la part de groupes extrémistes.

 

Les terroristes tirent parti de l’absence de l’Etat pour instrumentaliser les communautés et les opposer les unes contre les autres. A la fin de février 2018, plus de 657 écoles ont été forcées de fermer dans les régions du centre et du nord, affectant plus de 190.000 élèves.

 

L’Expert indépendant a exprimé sa profonde préoccupation concernant l’augmentation du nombre d’allégations de violations graves des droits de l’homme qui seraient commises par les forces armées maliennes.

 

L’Expert indépendant a également été saisi de graves violations et abus des droits de l’homme qui continuent de se produire dans la région de Ménaka, dont certains sont imputés aux groupes armés. Il a demandé aux autorités maliennes d’ouvrir des enquêtes judiciaires dans les plus brefs délais afin de rendre justice aux nombreuses victimes de ces crimes.

 

Source : ONU

Poster un Commentaire

avatar

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S'abonner aux commentaires  
Me notifier des