Journal du 5 juillet 2018

 

Soutien de diplomates à un village palestinien qu’Israël veut détruire

Des diplomates européens ont apporté jeudi leur soutien aux habitants d’un village bédouin palestinien de Cisjordanie occupée dont Israël a annoncé la destruction, selon un journaliste de l’AFP.

 

Les consuls généraux de France, de Suède, de Belgique, d’Italie, d’Irlande, de Suisse, de Finlande, d’Espagne et le représentant de l’Union européenne en Israël se sont rendus à Khan al-Ahmar, village de 173 habitants situé à l’est de Jérusalem près de plusieurs colonies israéliennes.

 

Ils ont demandé l’autorisation de visiter l’école, financée par plusieurs pays européens, mais la police israélienne leur en a refusé l’accès.

Le consul général de France à Jérusalem, Pierre Cochard, a déclaré :

 

“C’est une violation très claire de la 4e convention de Genève qui détermine les obligations des puissances occupantes dans les territoires occupés”

“Cette décision complique un peu plus et de façon significative la recherche de la paix et d’une paix fondée sur deux Etats” israélien et palestinien.

 

L’armée israélienne avait présenté mardi un ordre d’expulsion aux habitants de Khan al-Ahmar.

Jeudi, des bulldozers aplanissaient le sol rocailleux pour élargir le chemin d’accès à ce village, où des affrontements avaient eu lieu la veille entre les forces de l’ordre et des manifestants lorsque des équipements lourds avaient été déployés.

 

Selon des militants, la destruction devrait intervenir dans les prochains jours.

Les autorités israéliennes ont proposé aux habitants de s’installer ailleurs dans la région.

Des dizaines de journalistes et de militants étaient présents jeudi à l’entrée du village malgré les tentatives de la police israélienne d’en restreindre l’accès.

 

Selon les autorités israéliennes, ce village a été construit illégalement.

Mais les habitants et des organisations de défense des droits de l’Homme soulignent que l’obtention par des Palestiniens de permis de construire de la part d’Israël est pratiquement impossible dans ce secteur de Cisjordanie occupée.

 

Source : AFP

 

 

Sud syrien : les rebelles reprennent les négociations, la Russie intransigeante à l’ONU

Les rebelles du sud syrien, qui ont subi jeudi un déluge de feu du régime sans précédent dans cette région, ont annoncé leur retour à des négociations avec la Russie, qui s’est opposée à l’adoption par le Conseil de sécurité d’une déclaration sur la situation humanitaire locale.

 

Toute la nuit et pendant la journée de jeudi, des “centaines” de missiles et de barils d’explosifs ont été lancés par l’aviation syrienne et celle de son allié russe sur les zones rebelles du sud, notamment près de la ville de Deraa, chef-lieu de la province du même nom, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

 

Selon l’OSDH, environ 150 civils ont été tués depuis le 19 juin.

Le secrétaire général de l’ONU a affirmé que “750.000 vies étaient en danger” dans le sud-ouest où le nombre de personnes déplacées atteint “325.000”. Les familles déplacées doivent lutter contre des températures très élevées, jusqu’à 45°, des vents du désert, des scorpions et serpents.

 

Acculés, les rebelles n’ont ainsi eu d’autre choix que de reprendre des négociations entamées la semaine dernière et dont ils avaient annoncé l’échec mercredi.

Dans le même temps, l’OSDH a affirmé que les raids aériens s’étaient arrêtés. Les forces du régime ont réussi jeudi à atteindre la frontière jordanienne dans la province de Deraa.

 

Ces dernières années, le régime a repris de larges pans du territoire grâce au soutien militaire russe. Dans ses reconquêtes, le pouvoir a adopté une stratégie alliant bombardements meurtriers et négociations pour des accords dits de “réconciliation” qui s’apparentent à une capitulation.

 

Plus de 30 localités de la province de Deraa sont passées sous contrôle du régime en vertu de ces accords, outre celles reprises par la force, permettant à ce dernier d’avoir la main sur plus de 60% de la province.

 

Depuis 2011, toutes les initiatives internationales visant à trouver une solution au conflit en Syrie qui a fait plus de 350.000 morts ont échoué.

A l’ONU, la Russie s’est opposée jeudi à l’adoption par le Conseil de sécurité d’une déclaration sur la situation dans le sud de la Syrie, après une réunion d’urgence.

 

La province de Deraa borde la Jordanie et le plateau du Golan en majeure partie occupé par Israël. Des déplacés ont trouvé refuge près de la frontière jordanienne et de la ligne de cessez-le-feu avec Israël sur le Golan, où ils vivent dans un dénuement total. Mais ni la Jordanie ni Israël ne veut les accueillir.

 

Source : AFP

 

 

Israël met en garde l’armée syrienne à propos du Golan

Le ministre israélien de la Sécurité publique, Gilad Erdan, a lancé jeudi une mise en garde à l’armée syrienne si jamais elle profitait de ses succès face aux rebelles dans le sud-ouest de la Syrie pour s’approcher trop de la zone démilitarisée proche du plateau du Golan, annexé par Israël.

 

Prié de dire si Israël était prêt, si nécessaire, à lancer une action préventive, il a répondu : “Oui, clairement”, en rappelant les frappes aériennes menées ces derniers mois contre des installations militaires syriennes.

Israël a renforcé dimanche ses unités de chars et d’artillerie déployées sur le Golan.

 

Source : Reuters

 

 

Détroit d’Ormuz : l’armée américaine prête à protéger la liberté de navigation

L’armée américaine, réagissant aux avertissements iraniens sur le détroit d’Ormuz, a prévenu jeudi qu’elle se tenait prête à protéger la liberté de navigation.

Jusqu’à 30% des exportations maritimes de pétrole transitent par cette étroite voie située à l’extrémité des eaux du Golfe, entre l’Iran au nord, Oman et les Emirats arabes unis au sud.

 

Ces derniers jours, face au rétablissement annoncé des sanctions américaines sur son pétrole, l’Iran a menacé de bloquer le trafic pétrolier si Washington mettait ses projets à exécution.

“Les Américains disent qu’ils veulent réduire à néant les exportations pétrolières iraniennes (…) Cela montre qu’ils n’ont pas réfléchi aux conséquences”, a redit le président Hassan Rohani.

 

Ses propos avaient été salués par le général Qassem Soleimani, commandant de la force Al Qods, l’unité des gardiens de la Révolution chargée des opérations sur les théâtres extérieurs.

Le commandant en chef des gardiens, le général Mohamad Ali Jafari, a pour sa part annoncé jeudi que la menace iranienne de bloquer le détroit d’Ormuz serait mise en œuvre si nécessaire.

 

Contacté auparavant par Reuters, un porte-parole du Commandement central des forces américaines, qui englobe cette partie du monde, a souligné que la marine américaine se tenait prête à assumer ses responsabilités.

La Ve Flotte américaine est basée dans le Golfe, à Bahreïn.

 

Le Corps des gardiens de la Révolution ne dispose pas d’une marine puissante, mais a développé des moyens de combat asymétriques, avec vedettes rapides, batteries de missiles sol-mer portatifs et mines marines.

 

Source : Reuters

 

 

Iran : brusque revirement des ultraconservateurs en soutien à Rohani

Cible d’attaques des ultraconservateurs depuis des mois, le président iranien Hassan Rohani semble avoir gagné subitement leur soutien, une semaine après avoir appelé à un sursaut d’unité nationale face aux difficultés rencontrées par son pays.

 

Une lettre de louange adressée mercredi au président par le puissant général Ghassem Soleimani, qui commande la branche chargée des opérations extérieure des Gardiens de la Révolution (l’armée idéologique de la République islamique), est emblématique du changement d’atmosphère.

Rohani a déclaré mardi à Berne que l’Iran “considère le régime sioniste comme un régime illégitime” et a émis des doutes sur la capacité des États-Unis à interdire à Téhéran d’exporter son pétrole.

 

Le président iranien était venu chercher auprès des Européens les garanties économiques demandées par la République islamique pour pouvoir continuer à respecter l’accord international sur le nucléaire iranien de 2015 après le retrait des États-Unis de ce pacte en mai.

 

En Iran, les propos du président ont été interprétés comme une menace de fermeture du détroit d’Ormuz, qui contrôle le Golfe, et par où passerait environ 30% du pétrole mondial transitant par voie maritime.

 

Affichant une volonté de réformer l’économie, notamment en développant le secteur privé, M. Rohani a critiqué à plusieurs reprises l’emprise des Gardiens de la Révolution sur de nombreux secteurs d’activité en Iran.

Rohani a été élu en 2013 après huit ans d’une présidence ayant considérablement isolé l’Iran.

Il a été le principal moteur, côté iranien, de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en juillet 2015 entre Téhéran et le Groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne).

 

Par cet accord, la République islamique a bridé considérablement son programme nucléaire en échange de la levée d’une partie des sanctions internationales qui asphyxiaient son économie.

Rohani a été réélu pour un mandat de quatre ans en mai 2017, avec le soutien des réformateurs.

 

Depuis sa première élection, il n’a cessé de faire les frais des attaques des ultraconservateurs, qui ont vu dans la dénonciation de l’accord de Vienne par les États-Unis, la preuve, a posteriori, du bienfondé de leur méfiance vis-à-vis de l’Occident.

 

Après la contestation ayant éclaté autour du Nouvel An dans plusieurs dizaines de villes iraniennes contre la situation économique et sociale et contre les autorités, M. Rohani s’est vu reprocher par ses adversaires d’avoir abandonné les couches sociales les moins favorisées du pays.

 

Dans la deuxième quinzaine de juin, marquée par une nouvelle accélération de la chute du rial sur le marché des changes et des manifestations de colère contre le pouvoir à Téhéran, les tensions internes étaient si vives que certains députés ultraconservateurs appelaient à engager une procédure de destitution du président.

 

Mais les choses ont brusquement changé à la suite d’un discours tenu le 27 juin par M. Rohani et appelant tous ses détracteurs au sein du système politique à l’aider. Dans un revirement inédit, le rédacteur en chef du journal ulraconservateur Kayhan écrivait : “Nous devons mettre de côté nos divergences car, à l’heure actuelle, il en va de l’intérêt national et de la survie de la nation”.

 

Source : AFP

 

 

Allemagne : accord entre SPD et conservateurs sur l’immigration

Les sociaux-démocrates allemands (SPD) et les deux partis conservateurs, l’Union chrétienne-démocrate (CDU) et l’Union chrétienne-sociale (CSU), ont trouvé un accord jeudi soir sur le renvoi de certains migrants à la frontière austro-allemande.

 

Les trois partis de la Grande coalition au pouvoir ont accepté d’accélérer les procédures de renvoi des migrants ayant déjà demandé l’asile dans un autre pays de l’Union européenne.

Le ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer (CSU), qui milite pour un durcissement de la politique migratoire en Allemagne, s’est réjoui de cet accord.

 

Source : Reuters

 

 

Migrants : Salvini veut la fin de l’embargo de l’Onu sur les armes en Libye

L’Italie réclame la fin de l’embargo instauré par les Nations unies sur les armes en Libye pour que les autorités puissent lutter contre les passeurs et stopper les flux migratoires vers l’Union européenne, a déclaré jeudi le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini.

 

Matteo Salvini ne veut plus voir aucune embarcation de migrants quitter les côtes libyennes pour se rendre en Italie, ajoutant que ses alliés européens devaient faire plus pour mettre fin aux traversées en Méditerranée.

 

Plus de 650.000 migrants ont débarqué en Italie depuis 2014, principalement après avoir été secourus en mer au large de la côte libyenne par des groupes privés et publics. L’Italie en abrite environ 170.000, mais le nombre d’arrivées a chuté cette année.

 

Une des priorités du ministre italien est de mettre un terme à l’embargo de l’Onu sur les armes en Libye, qui a été instauré en 2011 après la chute et la mort de Mouammar Kadhafi.

 

Source : Reuters

 

 

La Grèce accorde à nouveau l’asile à un soldat turc

Une commission grecque a accordé jeudi l’asile à un soldat turc qui, en compagnie de 7 autres officiers, avait fui son pays après le coup d’Etat avorté contre le président turc Recep Tayyip Erdogan dans la nuit du 15 au 16 juillet, ont dit des sources judiciaires.

 

Cette décision est susceptible de provoquer l’ire d’Ankara, qui accuse les fugitifs d’avoir participé à la tentative de coup d’Etat et exige leur extradition.

“C’est le 3e officier à se voir accorder l’asile (par la commission)”, a dit l’un des avocats chargé du dossier.

 

Craignant une nouvelle détérioration de ses relations avec Ankara, Athènes avait fait appel contre la décision de la commission d’accorder l’asile aux 2 autres officiers turcs mais un haut tribunal l’avait rejeté.

Les 5 autres soldats turcs sur les 8 qui avaient fui attendent encore une réponse à leur demande d’asile.

 

En guise de justification, les tribunaux grecs ont dit ne pas être convaincus de la possibilité pour les 8 soldats turcs d’avoir droit à un procès équitable dans leur pays.

Signe de l’agacement de la Turquie par rapport à la Grèce dans ce dossier, Ankara a suspendu il y a un mois son accord passé avec Athènes pour la réadmission des migrants.

 

Source : Reuters

 

 

Des tests ADN pour réunir d’urgence les familles de migrants séparées aux Etats-Unis

L’administration Trump a admis jeudi qu’elle utilisait des tests ADN pour réunir jusqu’à 3.000 mineurs migrants avec leurs parents sans-papiers, nouvel épisode controversé dans l’affaire de ces séparations ordonnées au nom d’une politique de “tolérance zéro” sur l’immigration.

 

Les autorités sont engagées dans un contre-la-montre pour rendre “environ 100 enfants de moins de cinq ans” à leurs parents d’ici mardi, a indiqué le ministre de la Santé, Alex Azar. Les autres mineurs doivent retrouver leurs familles d’ici le 26 juillet.

Les familles seront rassemblées en centre de rétention si les parents y sont toujours retenus.

 

Pleurs de tout-petits paniqués, récits de parents effondrés, sans nouvelles de leurs enfants envoyés à des milliers de kilomètres de leurs centres de rétention : l’Amérique vit depuis des semaines au rythme de ces témoignages poignants qui ont indigné démocrates, milieux religieux et jusque dans les rangs des républicains.

 

Face au tollé, Donald Trump a mis fin par décret le 20 juin aux séparations qui s’étaient multipliées depuis qu’il avait ordonné, début mai, l’arrestation systématique et les poursuites au pénal de tous les clandestins franchissant la frontière. Mais il appelle maintenant le Congrès à réformer les lois sur l’immigration.

 

Au total, 11.800 mineurs migrants sont retenus par les autorités après avoir franchi illégalement la frontière, mais 80% d’entre eux sont des adolescents arrivés seuls, selon M. Azar.

D’après les précédents chiffres officiels, plus de 2.300 mineurs ont été retirés à leurs parents sans-papiers à partir de début mai. Plus de 500 ont été rendus à leurs parents ces derniers jours.

 

Selon la directrice de communication de l’organisation Raices, Jennifer K. Falcon, les tests ADN “sont une nouvelle preuve de l’incompétence de l’administration et une admission de culpabilité (…) Ils n’ont jamais recensé correctement les parents et enfants”.

 

Malgré la controverse, l’administration Trump a salué jeudi la baisse de 18% en juin des interpellations à la frontière avec le Mexique (42.565) “après la mise en œuvre de la politique de tolérance zéro”.

 

Le président a de son côté de nouveau exhorté le Congrès à réformer d’urgence les lois “insensées” sur l’immigration, appelant à pouvoir renvoyer immédiatement tous les clandestins.

Majoritaires à la Chambre des représentants et au Sénat, les républicains peinent depuis des mois à passer une vaste réforme de l’immigration.

 

Source : AFP

 

 

Venezuela : Maduro demande à l’armée d’être prête face aux projets d'”invasion” de Trump

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a enjoint aux forces armées mercredi de se tenir prêtes après des informations de presse aux Etats-Unis selon lesquelles le président américain Donald Trump a envisagé l’été dernier la possibilité d’envahir le Venezuela.

Maduro a évoqué des informations de la télévision américaine CNN citant un haut responsable de l’administration américaine, selon lesquelles M. Trump a interrogé ses conseillers en politique étrangère en août 2017, lors d’une réunion sur les sanctions imposées par Washington au Venezuela, sur la possibilité d’envahir ce pays.

 

Les conseillers avaient vigoureusement rejeté cette idée, de même que des responsables latino-américains auprès desquels M. Trump s’en était également ouvert, selon CNN.

Selon M. Maduro, juste avant que M. Trump interroge ses conseillers, des responsables de l’opposition vénézuélienne s’étaient rendus à la Maison blanche.

Maduro ajoute que ces informations de presse confortent sa conviction que Washington envisage une attaque militaire contre le Venezuela pour s’emparer de ses réserves pétrolières.

De son côté, Diosdado Cabello, le président de l’Assemblée nationale constituante qui régit le Venezuela depuis août 2017, a annoncé une enquête pour “trahison de la patrie” à l’encontre d’opposants qui “ont demandé une intervention militaire”.

 

Source : AFP

 

 

Peut-être une forte amende pour le parti du président mexicain

Le parti du nouveau président du Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador, pourrait être condamné à une amende de plus de 197 millions de pesos (8,7 millions d’euros) pour violation des règles de financement des campagnes électorales, a annoncé mercredi l’Institut national électoral (INE).

 

L’ancien maire de Mexico, qui a juré d’éradiquer la corruption et de rendre les marchés publics transparents, a remporté dimanche l’élection présidentielle mexicaine tandis que son parti, le Mouvement national de la régénération de gauche (Morena, gauche) a obtenu la majorité absolue au Congrès.

 

L’INE prendra sa décision le 18 juillet.

Si elle est votée, l’amende serait presque du même montant que l’enveloppe de 207,5 millions de pesos autorisée par l’INE pour le financement public du Morena dans le cadre des dépenses liées à la campagne électorale de 2018.

 

Selon l’INE, le Morena a créé un trust qu’il n’a pas mentionné et dans lequel il a déposé 78,8 millions de pesos ainsi que des chèques et des virements bancaires.

“Le parti a activement participé à la formation de cet instrument financier pour collecter des ressources en tant que méthode de financement contraire aux règles”, a déclaré l’INE.

 

L’INE a commencé son enquête à la suite d’une plainte déposée par le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) accusant le Morena d’avoir lancé ce fonds sans le signaler aux autorités.

L’INE a également annoncé qu’il envisageait d’imposer une amende de 36,5 millions de pesos au PRI en lien avec des pratiques dans l’Etat de Chihuahua, et une amende de 3 millions au Parti d’action nationale (Pan) pour avoir accepté des fonds d’entités qui n’étaient pas autorisées.

 

Source : Reuters

 

 

Le cinéaste ukrainien Sentsov, emprisonné en Russie, a perdu 15 kg

Le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, emprisonné en Russie pour “terrorisme”, a perdu 15 kilogrammes après plus de cinquante jours de grève de la faim mais “ne compte pas arrêter”, a annoncé jeudi sa cousine, qui a pu lui rendre visite.

Sentsov a entamé une grève de la faim le 14 mai pour exiger la libération de tous les “prisonniers politiques” ukrainiens détenus en Russie.

Chaque jour, le cinéaste boit 3,5 litres d’eau et se fait injecter du glucose, des amino-acides et des vitamines via un goutte-à-goutte, selon son avocat, Dmitri Dinzé.

 

Opposé à l’annexion de la Crimée par la Russie, Oleg Sentsov a été arrêté en 2014 et condamné à 20 ans de camp pour “terrorisme” et “trafic d’armes” à l’issue d’un procès qualifié de “stalinien” par Amnesty International et dénoncé par l’Ukraine, l’Union européenne et les États-Unis.

 

Les présidents russe et ukrainien, Vladimir Poutine et Petro Porochenko, avaient évoqué en juin au téléphone un éventuel “échange de prisonniers” entre les deux pays, mais cette éventualité tarde à se concrétiser.

Le Conseil de l’Europe, le G7, mais aussi de nombreuses personnalités ont appelé à sa libération.

 

Source : AFP

 

 

En Arménie, le nouveau Premier ministre en croisade contre la corruption

De l’armée aux douanes en passant par les écoles, c’est une croisade tous azimuts contre la corruption qu’a lancée le nouveau Premier ministre arménien depuis que des manifestations massives l’ont porté au pouvoir, non sans résistance de la part des élites de ce petit pays du Caucase.

 

Nikol Pachinian a été élu en mai par les députés à ce poste aux pouvoirs élargis après avoir rassemblé pendant des semaines des dizaines de milliers d’Arméniens dans les rues, pour protester contre l’ancien président Serge Sarkissian et son projet de rester au pouvoir comme chef du gouvernement.

 

Le charismatique ancien journaliste de 42 ans a bâti sa popularité sur la promesse de mettre un terme à la corruption omniprésente, qui a depuis longtemps été la principale cause de désaveu de la population envers la classe dirigeante.

 

Le mois dernier, la justice arménienne a ouvert des enquêtes anti-corruption visant pêle-mêle les autorités de la capitale, Erevan, l’armée, les douanes ou encore des écoles. Deux hauts responsables ont été placés en détention.

 

Le plus gros coup de filet est intervenu mi-juin, avec l’arrestation du général à la retraite Manvel Grigorian, qui a également été député de l’ancien parti au pouvoir, le Parti républicain de M. Sarkissian.

Il a été déchu de son immunité parlementaire et placé en détention provisoire dans l’attente de son procès.

 

La croisade anti-corruption a également mis au jour des cas d’évasion fiscale de grandes compagnies liées au Parti républicain. Des experts estiment que l’étendue de la corruption de l’ancienne élite au pouvoir, révélée par les efforts de Nikol Pachinian, a porté un coup fatal à la mainmise du Parti républicain sur cette ancienne république soviétique.

 

Si la croisade de Nikol Pachinian a d’ores et déjà transformé le paysage politique en Arménie en chassant les anciennes élites, les experts voient une possible “résistance de responsables corrompus qui sentent leur tour arriver”.

 

La semaine dernière, un proche allié de M. Pachinian, Artur Vanetsian, à la tête des services de sécurité arméniens, a indiqué aux journalistes que “certains groupes” manigançaient pour tenter d’assassiner le Premier ministre réformateur.

 

Source : AFP

 

 

Côte d’Ivoire : Ouattara dissout le gouvernement sur fond de tensions au sein de sa coalition

Le président ivoirien Alassane Ouattara a dissous mercredi le gouvernement et a invité le Premier ministre sortant, Amadou Gon Coulibaly, à former une nouvelle équipe, sur fond de tensions entre les différentes composantes de la coalition au pouvoir à l’approche de la présidentielle de 2020.

 

Estimant que la limite de deux mandats consécutifs fixée par la Constitution approuvée en novembre 2016 n’est pas rétroactive, le chef de l’Etat, au pouvoir depuis 2010, n’a pas exclu d’en briguer un troisième en 2020.

 

Mais le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) juge pour sa part que Ouattara doit s’effacer au profit d’un de ses représentants, au nom d’un principe d'”alternance” entre les composantes de la coalition.

 

Le Rassemblement des républicains (RDR) de Ouattara, autre composante de la coalition, a refusé de laisser le PDCI choisir le prochain candidat.

En réponse, le PDCI a rejeté le mois dernier l’idée d’une candidature commune.

 

Source : Reuters

 

 

RCA : une experte de l’ONU met en garde contre les discours de haine visant à manipuler la population

Le Conseil des droits de l’homme a été saisi, ce mercredi à Genève, d’un compte rendu oral de l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine (RCA).

 

Malgré des progrès dans les réformes institutionnelles depuis le début de l’année, la situation sécuritaire et politique s’est fortement détériorée en Centrafrique, a déclaré Marie-Thérèse Keita Bocoum.

 

Selon l’Experte indépendante, cette situation affecte gravement la population, dont le sentiment d’insécurité et la perte de confiance dans les acteurs de la protection s’accroissent.

Mme Keita Bocoum a souligné que la situation humanitaire connaît la même détérioration, avec un nombre croissant d’attaques contre les travailleurs humanitaires et les Casques bleus.

 

L’État a certes fait des efforts pour protéger la population, en déployant l’administration et les forces de sécurité nationales dans quelques régions, mais il reste fragilisé par les abus continus des groupes armés.

Par ailleurs, les lieux de culte sont également attaqués.

 

L’Experte indépendante onusienne s’est de nouveau dit préoccupée par les « nombreux discours de haine et d’incitation à la violence visant à manipuler la population.

« Sur ce point, j’exprime ma satisfaction au gouvernement assisté par la MINUSCA pour l’adoption du Plan national de prévention de l’incitation à la haine et à la violence ».

 

L’Experte indépendante onusienne a insisté sur les aspects régionaux du conflit en RCA et la nécessité d’engager l’ensemble des Etats d’Afrique centrale et les organisations régionales pour la stabilisation du pays et le développement régional.

 

Mme Bocoum a également rappelé que la communauté internationale doit également appuyer la Cour pénale spéciale, qui à ce jour est quasiment opérationnelle, mais manque de financement durable, notamment pour permettre à son personnel de se concentrer sur le travail judiciaire.

 

De son côté, la RCA a expliqué que la crise sans précédent qui l’affecte avait affaibli l’autorité de l’État, brisé la chaîne pénale et ébranlé le pouvoir judiciaire, ce qui a laissé libre cours à la justice privée des bandes armées, aux abus et aux exactions.

 

La persistance des groupes armés dans la belligérance repose sur des enjeux économiques liés aux énormes ressources dont dispose le pays, a dit le Représentant permanent de la RCA auprès de l’Office des Nations Unies à Genève.

 

L’Ambassadeur centrafricain Léopold Ismael Samba a appelé à la communauté internationale à aider la République centrafricaine à prendre des mesures énergiques en vue de rétablir la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire national.

 

Source : ONU

 

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L’Ethiopie licencie 5 responsables pénitentiaires accusés d’abus

L’Ethiopie a licencié 5 hauts responsables de l’administration pénitentiaire peu avant la publication attendue d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) faisant la liste d’acte de torture et autres abus dans une prison de sinistre réputation dans le pays.

 

Depuis sa prise de fonctions en avril, le nouveau Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, qui pour la première fois dans l’histoire du pays est issu de l’ethnie Oromo, a multiplié les réformes radicales.

 

En annonçant les licenciements mercredi soir à la télévision, le ministre de la Justice Berhanu Tsegaye a déclaré que les remplaçants de ceux qui ont été remerciés devaient respecter les droits conformément à la constitution.

 

Les détenus de la prison Ogaden, située dans la région Somali du pays, ont systématiquement subi des abus pendant des années, avec notamment un accès limité à des soins voire à de la nourriture, souligne HRW dans son rapport.

 

L’ONG ajoute que, dans le but d’entretenir un climat de terreur, les prisonniers étaient déshabillés, battus devant tout le monde et contraints de se livrer à des actes humiliants.

Il y a près de deux semaines, Abiy Ahmed a échappé à un attentat à la grenade lors d’un rassemblement politique à Addis-Abeba, la capitale du pays.

 

L’Ethiopie est un pays de 100 millions d’habitants, d’une grande diversité ethnique. Les affrontements ont contribué à pousser à la démission en février dernier le Premier ministre Hailemariam Desalegn.

 

Abiy Ahmed a surpris le mois dernier en se déclarant prêt à mettre en œuvre intégralement l’accord de paix conclu avec l’Erythrée après deux ans d’affrontements, entre 1998 et 2000.

Il a également a promis de mettre en œuvre des réformes pour désamorcer les tensions ethniques dans la province d’Oromia dont il est originaire.

 

Source : Reuters

 

 

Avec leurs tarifs, les USA “ouvrent le feu” sur le monde dit Pékin

Le ministère chinois du Commerce a estimé jeudi que les Etats-Unis allaient “ouvrir le feu” sur le monde entier avec leurs projets de droits de douane sur les produits en provenance de Chine, réaffirmant que Pékin ripostera à Washington dès l’instant où les mesures américaines entreront en vigueur.

 

Normalement, l’administration Trump a prévu, dans un premier temps, de percevoir des droits de douane de 25% sur 34 milliards de dollars de produits chinois à partir de ce vendredi.

En cas de représailles de la part de la Chine, Donald Trump a, au total, menacé d’imposer des droits de douane sur 450 milliards de dollars de produits chinois.

 

La perspective d’une guerre commerciale à grande échelle n’a cessé de secouer nombre d’actifs financiers ces dernières semaines : actions, changes et matières premières.

 

Mercredi, le ministère chinois des Finances a assuré que la Chine ne serait pas la première à faire feu en cas de guerre commerciale avec les Etats-Unis mais les services des douanes du pays ont réaffirmé que les droits sur les produits américains entreraient en vigueur immédiatement après les premiers droits perçus par Washington sur des produits chinois.

 

Gao Feng, porte-parole du ministère du Commerce chinois, a déclaré que les droits de douane américains allaient peser sur les chaînes d’approvisionnement internationales, affectant au passage les entreprises étrangères installées en Chine. De nombreux groupes américains assemblent ainsi leurs produits en Chine avant de les exporter aux Etats-Unis.

 

“La Chine ne cèdera pas devant les menaces et le chantage et ne déviera pas de sa détermination à défendre le libre-échange et un système multilatéral”, a encore déclaré Gao Feng.

La Chine continuera d’évaluer l’impact de son différend commercial avec les Etats-Unis et aidera les entreprises à faire face à d’éventuels chocs, a-t-il ajouté.

 

Selon Gao Feng, le commerce extérieur de la Chine devrait rester stable au second semestre, même si les investisseurs craignent qu’un véritable différend commercial sino-américain ne porte préjudice aux exportations chinoises et à son économie.

 

Sur les 34 milliards de produits en provenance de Chine visés par les droits de douane américains, les entreprises étrangères, dont un nombre important de sociétés américaines, représentent 20 milliards de dollars, soit 59% du total, a souligné Gao Feng.

 

Les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, notamment l’Union européenne, la Chine et le Japon, ont manifesté leur inquiétude mardi, lors d’une réunion de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), au sujet des droits de douanes que Washington envisage d’instaurer pour les véhicules et les pièces détachées.

 

Selon des responsables européens, la Chine ferait pression sur l’Union européenne pour qu’une déclaration commune forte soit publiée contre la politique commerciale du président américain Donald Trump.

 

Source : Reuters

 

 

Persécutions des Rohingyas : le chef des droits de l’homme de l’ONU exhorte le Conseil de sécurité à déférer le Myanmar devant la CPI

Devant le Conseil des droits de l’homme réuni mercredi à Genève, le Haut-Commissaire des Nations Unies  aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a exhorté le Conseil de sécurité à déférer immédiatement le Myanmar devant la Cour pénale internationale (CPI).

 

Une démarche qui selon le Haut-Commissaire, doit permettre que « toutes les allégations de crimes contre l’humanité et de génocide perpétrés contre les Rohingyas puissent être examinées, ainsi que les allégations de crimes de guerre contre d’autres groupes ethniques tels que les Kachin et les Shan ».

 

Des milliers de Rohingyas continuent de fuir l’État de Rakhine, au Myanmar.

« Tous les réfugiés nouvellement arrivés ont décrit la poursuite de la violence, la persécution et les violations des droits de l’homme, y compris les meurtres et l’incendie de foyers rohingyas », a dit Zeid Ra’ad Al Hussein.

 

« Ces derniers mois, le Myanmar a contesté les allégations selon lesquelles ses forces de sécurité se seraient engagées dans une campagne de nettoyage ethnique qui a entraîné le déplacement de plus de 700 000 Rohingyas au Bangladesh depuis août 2017 », a dit le Haut-Commissaire.

 

« Les autorités ont également déployé des efforts considérables pour convaincre le monde qu’il est prêt et disposé à permettre le retour des réfugiés », a-t-il ajouté.

Le Haut-Commissaire a appelé le gouvernement a accorder un accès immédiat aux enquêteurs internationaux indépendants sur les droits de l’homme, afin de garantir une enquête crédible.

 

Source : ONU

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