Journal du 6 juillet 2018

 

Syrie : le régime et les rebelles annoncent un accord dans le sud

Le gouvernement syrien et les rebelles du sud de la Syrie sont parvenus à un accord pour mettre fin à l’offensive dévastatrice que menait le régime depuis le 19 juin dans la province de Deraa, “berceau” de la révolte anti-Assad.

 

Cet accord a été obtenu au bout de longues négociations entre Russes –alliés au régime– et factions rebelles, au lendemain d’un déluge de feu qui avait contraint les insurgés à reprendre les pourparlers.

 

L’accord prévoit l'”entrée en vigueur d’un cessez-le-feu et la remise par les groupes terroristes de leurs armes lourdes et moyennes dans toutes les villes et localités”.

Ceux “qui refusent ce règlement partiront pour (la province d’)Idleb avec leurs familles”.

 

D’autre part, les déplacés pourront revenir chez eux.

L’offensive militaire du régime a fait au moins 325.000 déplacés.

Jeudi, la Russie avait empêché l’adoption d’une déclaration de l’ONU centrée sur l’aide humanitaire aux populations de Deraa.

 

En vertu de l’accord conclu vendredi soir, les institutions de l’Etat reprendront leur travail dans la région et “l’Etat syrien prendra le contrôle de toutes les positions aux mains des rebelles le long de la frontière jordanienne”, selon l’agence Sana.

 

La province de Deraa est frontalière de la Jordanie et décrite comme le “berceau” de la révolte contre le président syrien Bachar al-Assad en 2011. La guerre en Syrie a éclaté après la répression de ces manifestations prodémocratie par le régime.

 

Après avoir repris ces derniers mois le contrôle de zones rebelles autour de Damas –comme dans la Ghouta orientale, où il a été accusé de crimes contre l’humanité par l’ONU–, le régime syrien s’était tourné vers Deraa, l’un des derniers fiefs rebelles.

 

Il y a mené, avec son allié russe, une stratégie rodée alliant bombardements meurtriers et négociations pour des accords dits de “réconciliation” qui s’apparentent à des capitulations.

Plus de 30 localités de la province de Deraa étaient ainsi déjà passées ces dernières semaines sous contrôle du régime, en vertu d’accords avec certaines factions rebelles.

 

Ceci avait permis à Damas de négocier en position de force, en ayant la main sur près de 70% de la province contre 30% avant l’offensive.

L’offensive du régime de Bachar al-Assad a tué 150 civils en moins de trois semaines.

 

Source : AFP

 

 

Frappe aérienne israélienne contre un village syrien près du Golan, dit Damas

L’armée de l’air israélienne a frappé vendredi un village dans la province syrienne de Qouneitra, près du Golan annexé par Israël, sans faire de victimes, a affirmé un commandant de forces pro-Assad.

 

Tsahal annonce de son côté avoir bombardé une position militaire syrienne en réponse à des tirs de roquette effectués par celle-ci contre une zone tampon située sur le Golan, à la frontière entre Israël et la Syrie, lors d’une offensive menée dans la région par les forces syriennes et leurs alliés contre les rebelles.

 

Quatre jours après avoir annoncé qu’il renforçait ses unités de chars et d’artillerie déployées sur le Golan, Israël a lancé jeudi une mise en garde à l’armée syrienne si jamais elle profitait de ses succès face aux rebelles dans le sud-ouest de la Syrie pour s’approcher trop de la zone démilitarisée proche du plateau du Golan.

 

Source : Reuters

 

 

Un Palestinien tué à la frontière entre Israël et Gaza

Un Palestinien de 22 ans a été tué lors d’une manifestation à la frontière entre la Bande de Gaza et Israël, dont le mouvement entre dans son quatrième mois, ont rapporté les autorités médicales palestiniennes.

 

Selon le ministère, 400 personnes ont été blessées lors des manifestations de vendredi, dont 57 par des tirs à balles réelles.

Depuis le début de la “Grande Marche du retour”, entamée le 30 mars, 136 Palestiniens ont été tués le long de cette frontière.

 

Les manifestants réclament le droit au retour en Israël des réfugiés palestiniens de 1948 et de leurs descendants, qui constituent la majorité des deux millions d’habitants de la bande de Gaza. Israël exclut tout droit au retour, qui signifierait la perte pour l’Etat hébreu de sa majorité juive.

 

Source : Reuters

 

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La démolition par Israël d’un village bédouin palestinien temporairement bloquée

La Cour suprême israélienne a temporairement bloqué la démolition par les autorités israéliennes d’un village bédouin palestinien de Cisjordanie occupée, où des bulldozers sont en place, dans un contexte d’inquiétudes diplomatiques.

 

La Cour demande aux autorités de surseoir à la démolition de Khan al-Ahmar, au moins jusqu’au 11 juillet, le temps que l’Etat d’Israël examine une demande des habitants.

Selon un avocat israélien des villageois, Shlomo Lecker, les villageois ont en effet soumis jeudi une demande de permis pour reconstruire le village à son emplacement actuel.

 

Khan al-Ahmar, situé à l’est de Jérusalem près de colonies israéliennes, est principalement constitué de logements et structures de fortune, comme c’est généralement le cas des villages bédouins. La Cour suprême avait rejeté en mai un appel des habitants contre la démolition de ce village, dont les autorités israéliennes estiment qu’il a été construit illégalement.

 

Les habitants et des organisations de défense des droits de l’Homme soulignent, eux, que l’obtention par des Palestiniens de permis de construire de la part d’Israël est pratiquement impossible dans ce secteur de Cisjordanie occupée.

Les autorités israéliennes ont proposé aux habitants de s’installer ailleurs dans la région.

 

Angela Godfrey-Goldstein, militante israélienne des droits de l’Homme, a dit à l’AFP que la pression diplomatique avait pu jouer un rôle dans cette décision de la Cour suprême.

Jeudi, des diplomates européens s’y étaient rendus. Ils avaient notamment demandé à visiter l’école, financée par des pays européens, mais la police israélienne leur en avait refusé l’accès.

 

“Nous voulions manifester notre solidarité à ce village menacé de destruction, pour des raisons humanitaires (…) et parce que c’est un enjeu majeur de droit international”, avait déclaré le consul général de France à Jérusalem, Pierre Cochard, estimant que la démolition serait “une violation très claire” d’une des Conventions de Genève.

 

Des équipements lourds sont sur place depuis mardi et des affrontements entre forces de l’ordre et des manifestants, dont certains ont été arrêtés, ont eu lieu mercredi.

Regavim, une ONG procolonisation, a appelé dans un communiqué le gouvernement israélien à “la fermeté”.

 

“Les pays européens ont financé des constructions illégales dans tout le secteur et maintenant, ils exercent une pression complètement déplacée, par le biais d’organisations gauchistes radicales et en faisant une utilisation cynique du système judiciaire israélien”

 

Source : AFP

 

 

Turquie : peines de prison pour des journalistes après le putsch raté de 2016

Plusieurs journalistes ont été condamnés vendredi à des peines allant jusqu’à dix ans de prison, accusés de liens avec les militaires qui ont tenté de renverser Recep Tayyip Erdogan en juillet 2016, rapporte Amnesty International.

Tous clament leur innocence.

 

Trente journalistes et responsables du journal Zaman, aujourd’hui disparu, avaient été arrêtés après la tentative de coup d’Etat. Zaman passait pour être l’organe des partisans du prédicateur Fethullah Gülen, grand rival d’Erdogan accusé par Ankara d’avoir organisé le putsch depuis son exil américain.

 

Quelque 77.000 personnes soupçonnées d’implication dans la tentative de coup d’Etat de l’été 2016 ont été arrêtées et inculpées, selon des chiffres fournis en mars par le ministère de l’Intérieur.

 

Source : Reuters

 

 

Nucléaire iranien : aucune avancée à Vienne, promesse de se revoir

Les ministres des Affaires étrangères de cinq pays signataires du pacte de 2015 sur le nucléaire iranien – Grande-Bretagne, France, Chine, Allemagne et Russie – ont retrouvé vendredi à Vienne leur homologue iranien pour tenter de sauver cet accord, dénoncé il y a deux mois par Washington.

 

Téhéran menace de sortir aussi du Plan d’action global conjoint (PAGC) si des mesures ne sont pas prises, notamment par les Européens, pour compenser les effets des sanctions américaines sur l’économie iranienne.

 

A l’issue de trois heures de discussions dans la capitale autrichienne, aucune avancée concrète n’a été constatée mais les parties sont convenues de poursuivre leurs négociations.

C’était la première réunion de ce type depuis le retrait américain du PAGC signé en 2015, qui encadre le programme nucléaire iranien en échange de la levée de certains sanctions.

 

Washington a menacé d’imposer des pénalités financières aux pays qui continueraient à importer du pétrole iranien après le 4 novembre.

Les mesures proposées par les Européens ne vont pas assez loin et sont “décevantes”, avait estimé jeudi le président iranien Hassan Rohani.

 

A l’issue de la rencontre de Vienne, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammed Javad Zarif, a souligné que les engagements de ses partenaires devaient être mis en œuvre avant août, quand entrera en vigueur une première série de sanctions américaines.

 

“Nous avons fait des progrès, notamment sur la poursuite de la vente de (pétrole) brut iranien, mais cela ne répond pas totalement aux attentes de l’Iran. Mais il ne faut pas voir seulement ce que les Européens peuvent faire, il y a aussi les Chinois, les Russes, les Indiens et les autres”, a souligné un diplomate européen.

 

Pour Téhéran, il est indispensable d’assurer la poursuite des exportations de pétrole iranien et l’accès de l’Iran au système de traitement bancaire international SWIFT.

En raison de l’attitude des Etats-Unis, l’Iran a menacé de réduire sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), chargée de la vérification de l’accord de 2015.

 

Face à la volonté américaine d’empêcher les exportations de pétrole iranien, les gardiens de la Révolution iranienne se sont dits prêts mercredi à s’opposer aux exportations pétrolières des pays du Golfe en bloquant le détroit d’Ormuz.

 

Source : Reuters

 

 

Au Yémen, les parties au conflit soulignent un « fort désir » de paix, selon l’envoyé de l’ONU

Les parties au conflit au Yémen ont exprimé leur « fort désir » de parvenir à la paix, a rapporté l’Envoyé des Nations Unies pour le pays.

Martin Griffiths était cette semaine dans la capitale yéménite, Sanaa, pour deux jours de pourparlers avec les dirigeants et les représentants du mouvement rebelle.

 

Source : ONU

 

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Pakistan : l’ex-Premier ministre Nawaz Sharif condamné à 10 ans de prison pour corruption

L’ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif a été condamné vendredi, en son absence, à dix ans de prison par un tribunal anti-corruption, une sentence dénoncée comme “politique” par son clan, et qui fragilise son parti avant des élections législatives le 25 juillet.

Sharif “a été condamné dans une affaire concernant l’achat d’appartements de luxe à Londres, a déclaré son avocat à l’AFP. M. Sharif, qui se trouve actuellement à Londres au chevet de son épouse atteinte d’un cancer, a promis de poursuivre son “combat jusqu’au moment où le Pakistan sera libéré des chaînes de la peur qui lient toute personne disant la vérité”.

 

L’affaire avait initialement été déclenchée par la publication des Panama Papers, des documents émanant d’un cabinet d’avocats panaméen et révélant les montages financiers de ses clients, dont la famille Sharif.

 

Trois des quatre enfants de M. Sharif étaient également mis en cause, dont sa fille et présumée héritière politique Maryam Sharif. Cette dernière, qui se trouve avec son père à Londres, a été condamnée vendredi à 7 ans de prison.

 

La sentence porte un coup sérieux au parti PML-N, qui est l’une des principales formations en lice aux élections législatives. En juillet 2017, la Cour suprême pakistanaise avait mis fin prématurément à son 3e mandat à la tête du gouvernement après des révélations sur de luxueux biens immobiliers détenus par sa famille via des holdings off-shore.

 

La justice pakistanaise lui a ensuite interdit de diriger son parti, puis de participer à tout scrutin, à vie. Son clan nie toute malversation et laisse entendre que Nawaz Sharif est victime d’une conspiration ourdie par la puissante armée pakistanaise.

 

De petits groupes de partisans des Sharif se sont réunis pour protester, a constaté l’AFP.

Le principal rival du PML-N au prochain scrutin est le PTI, dirigé par l’ancien champion de cricket Imran Khan. Ce dernier, qui a fait de la lutte contre la corruption l’un de ses chevaux de bataille, s’est félicité de la sentence.

 

Dès avant ce verdict, de nombreux observateurs s’inquiétaient du tour pris depuis plusieurs mois par la campagne électorale au Pakistan, où plusieurs cas d’enlèvements, pressions et menaces sur des médias et militants ont été rapportés.

 

Source : AFP

 

 

La guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine est déclarée

La Chine, qui accuse l’administration Trump d’avoir lancé “la plus grande guerre commerciale de l’histoire économique”, a déposé plainte vendredi auprès de l’OMC pour contester l’entrée en vigueur de droits de douane américains de 25% sur 34 milliards d’importations chinoises.

 

Pékin avait promis “de ne pas tirer la première” mais avait prévenu que “pour défendre les intérêts fondamentaux du pays et de sa population”, elle serait contrainte de riposter.

 

Il s’agit de la seconde plainte dans l’important contentieux commercial avec Washington puisque le géant asiatique a déjà contesté l’imposition en mars des taxes punitives de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium.

 

Les nouveaux tarifs douaniers américains affectent 818 produits chinois dont des automobiles, des disques durs ou encore des composants d’avions.

Un second lot de taxes sur 16 milliards d’importations entrera prochainement en vigueur, a rappelé jeudi Donald Trump, évoquant un délai de “deux semaines”.

 

Au total, ce sont 50 milliards de dollars d’importations chinoises annuelles qui seront donc affectées par les mesures américaines, destinées à compenser ce que l’administration Trump considère être le “vol” de propriété intellectuelle et de technologies par la Chine.

 

Les Etats-Unis ne devraient pas en rester là puisque Donald Trump pourrait porter à 450 milliards la valeur des produits chinois taxés, soit la grande majorité des importations venues du géant asiatique (505,6 milliards de dollars en 2017).

 

Paradoxalement, ce sont ces mêmes tensions commerciales qui ont fait tomber le déficit commercial des Etats-Unis en mai à 43,1 milliards, son plus bas niveau depuis octobre 2016.

Car la perspective de nouvelles taxes a fait grimper de près de 90% les exportations de soja vers la Chine.

 

“Le déficit devrait encore baisser en juin avant un probable rebond marqué en juillet quand les exportations de soja vont plonger”, estime ainsi Ian Shepherdson, économiste chez Pantheon Macro.

 

Depuis des mois, la perspective d’une guerre commerciale fait redouter un coup d’arrêt des échanges de marchandises à travers la planète, actuels moteurs de la croissance mondiale.

Le Premier ministre chinois Li Keqiang, actuellement en Bulgarie, a averti qu’une “guerre commerciale ne profite à personne”.

 

Dans les rues de Pékin, des consommateurs s’inquiétaient d’une possible hausse des prix consécutive aux taxes sur les produits américains. Pour autant, ils se disent solidaires des autorités.

 

Du côté américain, la fédération des détaillants a affirmé que plusieurs produits vendus aux Etats-Unis pourraient voir leurs prix augmenter, “les étudiants devant débourser plus pour le mini-réfrigérateur dont ils auront besoin à l’université à l’automne”.

 

Cette confrontation avec Pékin est loin d’être isolée. Depuis le début de l’année, Donald Trump a multiplié les mesures protectionnistes à l’encontre de ses partenaires commerciaux et ses alliés, suscitant exaspération et inquiétude.

 

La Maison Blanche impose aussi depuis le 1er juin des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance du Canada, de l’Union européenne, du Mexique ou de la Russie qui ont porté l’affaire devant l’OMC.

 

Dans le sillage de ces mêmes pays, Moscou a annoncé vendredi l’introduction de surtaxes sur une série de produits américains en réponse aux barrières douanières imposées à l’acier et l’aluminium.

 

La majorité des experts mettent en garde contre les dommages potentiels d’une telle politique, non seulement sur l’économie américaine, mais aussi sur l’économie mondiale.

Des entreprises américaines ont déclaré qu’elles en ressentaient déjà l’impact avec une hausse des prix. D’autres ont affiché leurs craintes quant à leurs parts de marché en Chine.

 

Source : AFP

 

 

UE : la Commission veut accélérer le déploiement des garde-frontières

La Commission européenne va présenter des propositions en septembre pour renforcer la protection des frontières extérieures de l’UE, dès 2020 avec 10.000 gardes-frontières, dans un contexte de durcissement de la politique migratoire en Europe.

L’Autriche a fait de la question migratoire l’une des priorités de sa présidence semestrielle.

 

L’Agence européenne des gardes-frontières et des garde-côtes (Frontex) ne dispose actuellement que de 600 employés, auxquels s’ajoutent des centaines de policiers.

En présentant son plan budgétaire pour les sept prochaines années (2020-2027), l’exécutif européen avait estimé que le renforcement de Frontex coûterait plus de 20 milliards d’euros.

 

Par ailleurs, interrogé sur le casse-tête de la réforme du régime d’asile européen, enlisée depuis plus de deux ans, concernant en particulier le Règlement de Dublin — qui confie aux pays de première entrée dans l’UE la responsabilité des demandes d’asile–, le chancelier autrichien Sebastian Kurz s’est montré très prudent.

 

Le gouvernement du chancelier Kurz, allié au parti d’extrême-droite FPÖ, défend une ligne “dure” sur la migration et insiste en particulier sur la protection des frontières extérieures de l’UE.

 

A la tête de l’UE jusqu’au 31 décembre, l’Autriche est censée dégager des compromis et jeter des ponts entre les différents Etats membres de l’Union, mais sur ce dossier, elle a clairement annoncé la couleur : la “sécurité” d’abord.

 

Source : AFP

 

 

L’Ethiopie doit en faire plus pour attirer les investisseurs selon le Premier Ministre

L’économie éthiopienne a connu sur l’exercice 2017-2018 une croissance moins soutenue que prévu, a déclaré vendredi le nouveau Premier ministre du pays Abiy Ahmed, ajoutant que son gouvernement devait en faire davantage pour inspirer confiance aux investisseurs.

 

Depuis sa prise de fonctions en avril, Abiy Ahmed, qui pour la première fois dans l’histoire du pays est issu de l’ethnie Oromo, a multiplié les mesures en vue de modifier la manière dont est gérée l’Ethiopie et ses 100 millions d’habitants.

 

Il a notamment mis en place des réformes économiques, dont une prévoyant de favoriser l’entrée de capitaux étrangers dans des actifs publics.

Il a notamment souligné que le pays souffrait d’une pénurie de réserves de changes, ajoutant que, pour remédier à cela, il fallait fortement augmenter les revenus du secteur manufacturier.

 

Source : Reuters

 

 

Corée du Nord : Pompeo à Pyongyang pour demander des “précisions” sur le nucléaire

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo est arrivé à Pyongyang vendredi où il compte obtenir de Kim Jong Un des engagements plus précis sur la dénucléarisation après le sommet historique entre le dirigeant nord-coréen et le président américain Donald Trump.

 

Le chef de la diplomatie américaine a été accueilli par son homologue Ri Yong Ho ainsi que par le bras droit du numéro un nord-coréen Kim Yong Chol, selon un pool de journalistes qui l’accompagne.

 

Depuis sa rencontre le 12 juin à Singapour avec Kim Jong Un, Donald Trump s’est montré optimiste sur les chances de paix dans la péninsule divisée depuis la guerre de Corée (1950-53), se vantant que la menace d’une guerre nucléaire était écartée.

 

Mais le communiqué signé par MM. Kim et Trump à l’issue de la rencontre était avare de détails.

Kim a “réaffirmé son engagement ferme et inébranlable envers la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne”.

 

Une formulation vague qui a déçu les attentes des experts, d’autant qu’elle ne fait pas mention de la nécessité que ce processus soit aussi “vérifiable et irréversible”, comme le réclamaient les Etats-Unis.

 

Pyongyang ne s’est pas engagé publiquement à renoncer à son arsenal nucléaire qui lui a valu de multiples trains de sanctions de l’ONU.

Des images satellite ont montré fin juin que des travaux d’amélioration se poursuivaient dans le centre de recherche nucléaire du site de Yongbyon.

 

Source : AFP

 

 

Allemagne : accord sur l’immigration entre partis de la coalition

Les trois partis de la coalition au pouvoir en Allemagne, le Parti social-démocrate (SPD), l’Union chrétienne-démocrate (CDU) d’Angela Merkel et son allié bavarois l’Union chrétienne-sociale (CSU), ont trouvé un accord jeudi soir sur l’immigration.

 

Cet accord de deux pages met fin à un différend entre la chancelière CDU et son ministre de l’Intérieur CSU Horst Seehofer, qui menaçait de faire éclater la “grande coalition” droite-gauche au pouvoir quelques mois à peine après sa laborieuse création.

 

Défiant Angela Merkel, Horst Seehofer avait menacé de renvoyer à la frontière le petit nombre de demandeurs d’asile – un maximum de 5 personnes par jour – qui se présentent en Allemagne après s’être enregistrés dans d’autres Etats de l’UE.

 

L’accord conclu jeudi soir prévoit une accélération des procédures de renvoi des migrants ayant déjà demandé l’asile dans un autre pays de l’Union européenne vers le pays en question, comme le prévoit la législation en vigueur dans l’UE, mais seulement s’il y a des accords bilatéraux avec le pays où ils se sont enregistrés en premier.

 

Les partis prévoient aussi de présenter une loi sur l’immigration d’ici la fin de l’année.

L’accord prévoit que les demandes d’asile enregistrées dans d’autres pays de l’UE soient traitées dans les 48 heures dans des postes de police si les demandeurs ne peuvent pas être transportés à l’aéroport de Munich pour retourner dans le pays de leur première demande d’asile.

 

La mise en œuvre concrète de ce point va nécessiter la signature d’accords avec l’Italie et d’autres pays qui se sont montrés peu désireux de reprendre les migrants.

 

Par ailleurs, les ministres de l’Intérieur allemand et autrichien rencontreront la semaine prochaine leur collègue italien pour étudier les moyens de “couper” la route de l’immigration entre l’Afrique et l’Europe via la Méditerranée, a annoncé le chancelier autrichien.

 

L’accord éloigne le risque l’effondrement du gouvernement d’Angela Merkel et empêche une scission au sein du bloc conservateur CDU-CSU, mais cette affaire a mis en lumière la fragilité du gouvernement et laisse entrevoir de nouveaux conflits.

 

Le ministre de l’Intérieur (CSU) Horst Seehofer a déclaré aux journalistes qu’il était “extrêmement satisfait” de l’accord, malgré le fait qu’il ait dû renoncer à son appel en faveur de centres de transit à la frontière.

 

Les arrivées de migrants ont fortement chuté en Allemagne après avoir dépassé en 2015 le million de personnes en raison notamment de la guerre en Syrie.

En 2017, un total de 15.414 personnes ont demandé l’asile aux frontières allemandes, dont 1.740 à la frontière germano-autrichienne, selon les données du ministère de l’Intérieur.

 

Certains membres du SPD ont accusé Horst Seehofer d’avoir déclenché la crise de la coalition pour rassembler les électeurs de droite avant les élections régionales au mois d’octobre en Bavière, après la perte d’un million d’électeurs conservateurs au profit de la formation d’extrême droite Alternative für Deutschland aux élections législatives de septembre dernier.

 

Source : Reuters

 

 

Le chef de l’humanitaire de l’ONU appelle la communauté internationale à augmenter son soutien à Haïti

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, a conclu mercredi une mission de deux jours en Haïti qui a besoin d’un soutien plus important de la communauté internationale.

 

Alors que les Haïtiens se remettent de plusieurs catastrophes naturelles consécutives (tremblement de terre, ouragans, inondations et sécheresses), le Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU a vu sur place les efforts déployés par le gouvernement pour s’y préparer.

 

Pour M. Lowcock, la visite fut l’occasion d’appeler  la communauté internationale à augmenter son soutien aux efforts menés par le gouvernement dans la préparation aux situations d’urgence, ainsi que la réponse en cours à l’insécurité alimentaire et au choléra.

 

En Haïti, le Secrétaire général adjoint a également plaidé en faveur d’efforts de développement à plus long terme pour s’attaquer aux facteurs sous-jacents des besoins humanitaires.

Plus de la moitié de la population haïtienne vit dans une extrême pauvreté et 1,3 millions de personnes ont besoin d’assistance alimentaire.

 

En janvier dernier, le gouvernement haïtien et la communauté humanitaire avaient lancé un appel de fonds de 252 millions de dollars pour répondre aux besoins humanitaires urgents de 2,2 millions de personnes.

 

Source : ONU

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