Journal du mercredi 6 juin 2018

 

 

Venezuela : l’opposition veut un “canal humanitaire” de nourriture et médicaments

L’opposition du Venezuela a exhorté mercredi la communauté internationale à permettre l’ouverture d’un “canal humanitaire” pour favoriser l’entrée de nourriture et de médicaments dans ce pays rongé par la crise, l’inflation et les pénuries.

 

Le pays pétrolier, autrefois le plus riche d’Amérique latine, est plongé dans une crise économique historique, se débattant entre hyperinflation et graves pénuries d’aliments et de médicaments.

 

La dernière élection présidentielle a été boycottée par l’opposition, qui a dénoncé des fraudes et refusé de reconnaître la victoire de Nicolas Maduro.

Depuis, le Venezuela, qui subit un blocus US, est de plus en plus isolé sur la scène internationale.

 

Source : AFP

 

Ecouter ou lire aussi : https://infosplanetaires.com/ameriques/venezuela-la-population-fuit-lexplosion-sociale-naura-pas-lieu.html

 

 

Jordanie : journée de grève, la rue ne décolère pas

La colère ne faiblit pas en Jordanie pour faire tomber le projet décrié de réforme fiscale.

Le changement lundi du Premier ministre et l’appel du roi Abdallah II à une “révision complète” du projet de loi sur l’impôt sur le revenu n’ont pas suffi à dissiper les craintes et griefs.

La principale revendication reste le retrait pur et simple du texte au Parlement.

 

Le texte prévoit une augmentation entre 5% et 25% des impôts pour les particuliers et impose les personnes ayant un salaire annuel supérieur à 8.000 dinars (environ 9.700 euros).

Les protestataires se retrouvent quotidiennement depuis une semaine.

 

La réforme fiscale est notamment prônée par le Fonds monétaire international (FMI), qui pousse la Jordanie à des réformes structurelles en échange d’une bouée de sauvetage de 723 millions de dollars accordée en 2016 pour soutenir l’économie de ce pays de 10 millions d’habitants.

 

L’économie jordanienne traverse une période difficile : faible perspective de croissance en 2018, 18,5% de la population est au chômage et 20% vit à la limite du seuil de pauvreté.

L’accueil de centaines de milliers de Syriens ayant fui la guerre pèse aussi lourdement sur les finances publiques.

 

Depuis janvier, le royaume a vécu plusieurs hausses de prix de produits de base, ou encore une inflation des factures d’électricité. Certaines de ces hausses sont dues à la fin des subventions publiques dans le cadre des réformes demandées par le FMI.

 

Source : AFP

 

 

Soudan : Khartoum dit ne plus avoir de liens militaires avec Pyongyang

Le Soudan a annoncé aujourd’hui avoir totalement rompu ses relations militaires avec la Corée du Nord dans le cadre de son engagement en faveur de la non-prolifération des armes nucléaires.

Khartoum a longtemps été soupçonné d’entretenir des relations militaires avec Pyongyang.

Les États-Unis ont levé 20 ans de sanctions contre le Soudan en octobre dernier, mais ils ont maintenu le pays sur leur liste des États qui soutiennent le terrorisme.

 

Source : Reuters

 

 

Égypte : le président Sissi gracie plus de 700 détenus

Le président égyptien Abdel Fattah al Sissi a gracié 712 prisonniers, rapporte mercredi l’agence de presse égyptienne MENA.

Parmi les détenus qui ont bénéficié de cette mesure figurent de nombreux jeunes gens condamnés pour avoir participé à des manifestations antigouvernementales, dit-on de sources proches des services de sécurité.

 

Depuis son arrivée au pouvoir en 2014, Sissi a réprimé l’opposition islamiste et les militants de gauche. La dernière vague de répression et d’arrestations enclenchée après les élections de mars a suscité des critiques de la part de l’Union européenne et du vice-président américain

Sissi a été investi samedi pour un second mandat par le Parlement, après sa victoire écrasante en mars lors d’un scrutin sans concurrence sérieuse.

 

 

Irak : le Parlement demande un nouveau décompte pour les législatives

Le Parlement irakien s’est prononcé aujourd’hui en faveur d’un recomptage manuel des bulletins de vote des élections législatives du 12 mai, ont annoncé deux parlementaires.

Ce vote est intervenu au lendemain de déclarations du Premier ministre irakien Haïdar al Abadi dénonçant de graves violations lors du scrutin remporté par le parti du dignitaire religieux chiite Moktada al Sadr.

 

Source : Reuters

 

 

Israël/Palestine : Israël annonce une plainte à la Fifa contre la Fédération palestinienne

La Fédération israélienne de football a annoncé aujourd’hui le dépôt d’une plainte auprès de la Fifa contre la fédération palestinienne à la suite de l’annulation du match amical de préparation au Mondial-2018 Israël-Argentine, en raison de “menaces” proférées selon elle contre les joueurs argentins.

 

Source : AFP

 

 

Turquie : la difficile campagne, de sa prison, du candidat Demirtas

Emprisonné depuis 2016, le chef de file des prokurdes de Turquie Selahattin Demirtas fait comme il peut campagne en vue d’élections anticipées cruciales, s’appuyant sur ses militants pour remporter un bras de fer inégal contre le président Recep Tayyip Erdogan.

Demirtas, un avocat de formation âgé de 45 ans, a été arrêté avec une dizaine d’autres députés du HDP le 4 novembre 2016, dans la foulée des purges déclenchées après le coup d’Etat manqué du 15 juillet de la même année.

 

Il était accusé de faire de la propagande et d’appartenir au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée “terroriste” par Ankara et ses alliés occidentaux.

Mais cela n’a pas empêché le HDP de le désigner candidat à la présidentielle, qui se déroule en même temps que les législatives, du 24 juin.

 

De sa cellule à Edirne, M. Demirtas tweete quasi-quotidiennement par l’intermédiaire de ses avocats. Pendant ce temps, les deux coprésidents du HDP sillonnent la Turquie.

Plusieurs responsables du HDP affirment que leurs rassemblements sont souvent perturbés, voire empêchés, par les forces publiques.

 

De plus, la campagne du HDP est largement ignorée par les médias traditionnels de plus en plus contrôlés par le gouvernement.

Selon les enquêtes de Murat Gezici, le président de l’institut de sondages Gezici, M. Demirtas obtiendrait 8 à 9% des voix à la présidentielle et son parti 9,7% aux législatives.

 

Source : AFP

 

 

Syrie : le Conseil militaire de Manbij refuse toute présence turque

Le Conseil militaire de Manbij, milice alliée aux forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les Etats-Unis, s’opposera à toute présence militaire turque dans cette ville du nord de la Syrie, a annoncé mercredi un porte-parole, après la conclusion d’un accord entre Ankara et Washington sur l’administration de la zone.

 

La présence à Manbij de miliciens kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), principale composante des FDS, suscite des tensions entre les Etats-Unis et la Turquie, qui les considère comme des terroristes. Ankara a menacé de chasser les YPG par la force, ce qui risquait de donner lieu à une confrontation avec les forces américaines présentes à leurs côtés.

Les YPG ont promis mardi que leurs conseillers militaires allaient quitter la ville.

 

Source : Reuters

 

 

Birmanie : l’ONU obtient d’accéder aux Rohingyas

L’ONU a annoncé avoir signé mercredi un accord avec la Birmanie lui permettant d’accéder aux régions d’où sont originaires les réfugiés membres de la minorité des Rohingyas, cible d’opérations de l’armée birmane.

 

Les agences des Nations unies commenceront par procéder à une évaluation de la situation dans l’Etat Rakhine, une région de l’ouest largement fermée aux personnes n’y habitant pas depuis le début des exactions contre cette minorité qui ont poussé au moins 700.000 de ses membres à fuir la Birmanie à partir d’août 2017.

 

Un accord en vue du rapatriement des membres de cette communauté ayant fui la Birmanie pour se réfugier au Bangladesh a été conclu à la fin de l’année dernière entre ces deux pays.

Mais il faudra encore attendre longtemps avant de pouvoir procéder à un rapatriement massif des réfugiés rohingyas.

 

Source : AFP

 

 

Pakistan : couvre-feu à la frontière afghane après des violences

Un couvre-feu a été instauré dans un district tribal pakistanais frontalier avec l’Afghanistan après que des violences entre des habitants et des groupes extrémistes ont fait 3 morts ces derniers jours, ont indiqué aujourd’hui des responsables à l’AFP.

 

La mesure a été décrétée alors que des partisans du Mouvement de protection pachtoune (PTM) se sont battus à deux reprises avec des membres de groupes extrémistes dans le district tribal du Sud Waziristan, où les talibans pakistanais étaient notamment basés.

 

Le PTM, un mouvement de droit civique, dénonce depuis des mois les discriminations et exactions dont les membres de l’ethnie pachtoune, très majoritaires dans les zones tribales, sont victimes. Il accuse la puissante armée pakistanaise de réprimer les siens et de soutenir certains groupes terroristes.

 

Le couvre-feu concerne l’ensemble du Sud Waziristan”, a déclaré un responsable gouvernemental à l’AFP, afin d’éviter un embrasement de ce territoire où les armes pullulent.

Washington et Kaboul accusent de longue date Islamabad de se servir des talibans afghans comme de supplétifs et de les abriter sur son territoire.

 

En janvier, les Etats-Unis, qui comptent 14.000 soldats en Afghanistan, ont suspendu leur assistance militaire au Pakistan, l’accusant de “mensonges et de duplicité”.

Le Pakistan nie catégoriquement ces accusations et renvoie aux lourds sacrifices consentis ces dernières années par ses militaires pour libérer les zones tribales de l’emprise des extrémistes.

 

Source : AFP

 

 

Liban : un décret de naturalisation suscite un tollé

Un décret présidentiel accordant la nationalité libanaise à des dizaines de personnes, dont des hommes d’affaires syriens qui seraient proches du président Bachar al-Assad, suscite la polémique au Liban où le discours politique est divisé sur la guerre dans la Syrie voisine.

 

Le décret de naturalisation, entré en vigueur le 11 mai après sa signature par le chef de l’Etat Michel Aoun, n’a pas été publié au Journal officiel, suscitant de vives réactions quant aux circonstances “secrètes” ayant entouré l’adoption du texte, révélé par des médias.

 

Des voix se sont élevées pour dénoncer un processus “express” alors que des milliers d’étrangers vivant au Liban depuis des dizaines d’années sont toujours privés de nationalité, dans un petit pays multiconfessionnel où la naturalisation est une question particulièrement sensible et la classe politique souvent accusée de corruption et de népotisme.

 

La naturalisation a toujours constitué une question sensible au Liban, au vu du fragile équilibre démographique entre chrétiens et musulmans.

On ignore toutefois de quelles confessions sont les personnes concernées par le nouveau décret.

Ce décret a ressuscité, par ailleurs, des revendications de longue date, dont le droit des femmes libanaises, mariées à des étrangers, de transmettre la nationalité à leurs enfants.

 

Source : AFP

 

 

Tunisie : à Kerkennah, le “commerce très rentable” des migrants

“C’est un commerce très rentable”, s’exclame Ibrahim. Membre d’un réseau de passeurs, il profite d’un vide sécuritaire sur l’île tunisienne de Kerkennah pour faire “du gain facile”, par l’envoi de milliers de migrants vers l’Europe, au péril de leur vie.

 

Non seulement il y a peu de policiers, mais aussi, quand des migrants sont interpellés, ils sont pour la plupart remis en liberté par la justice.

Les candidats à l’exil savent qu’en cas d’arrestation dans la région de Sfax et Kerkennah, ils vont être rapidement relâchés.

 

Conscient du problème, le Premier ministre Youssef Chahed s’est rendu mardi sur place. Dès la veille, il avait exhorté à démanteler le plus vite possible les réseaux criminels.

Des passeurs présumés sont recherchés et, ce matin, le limogeage de plusieurs responsables sécuritaire de Sfax et Kerkennah a aussi été annoncé.

 

Source : AFP

 

 

Turquie : Amnesty appelle à libérer son représentant détenu depuis un an

L’ONG Amnesty International s’est engagée mercredi à “redoubler d’efforts” pour faire libérer son représentant en Turquie, emprisonné depuis un an dans le cadre d’une affaire cristallisant les inquiétudes liées à la situation des droits de l’Homme dans ce pays.

 

Taner Kiliç, président d’Amnesty en Turquie, a été arrêté il y a un an, accusé d’appartenir à une “organisation terroriste”. Le procès de M. Kiliç est en cours et doit reprendre le 21 juin, à trois jours d’élections législatives et présidentielle cruciales lors desquelles M. Erdogan briguera un nouveau mandat aux pouvoirs renforcés.

Kiliç est accusé par les autorités d’appartenir au mouvement du prédicateur Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme l’instigateur du coup d’Etat avorté de 2016, ce que nie l’intéressé. Il est jugé avec dix autres militants des droits de l’Homme.

 

Ce procès a renforcé l’inquiétude quant à l’érosion des libertés en Turquie depuis la tentative de putsch, à la suite de laquelle 55.000 personnes ont été arrêtées, dont des journalistes critiques et des acteurs de la société civile.

 

Source : AFP

 

 

Colombie : l’entreprise accusée de minimiser l’urgence sur la centrale Hidroituango

Les responsables de la plus grande centrale hydroélectrique de Colombie, Hidroituango, qui est en cours de construction, ont été accusés par un élu de dissimuler des informations sur les risques de cette gigantesque infrastructure, qui menace quelque 130.000 personnes.

Cette centrale, susceptible de répondre à 1/5e de la demande énergétique de la Colombie, est en construction depuis 2010.

 

Le risque d’une avalanche est sérieux.

Quatre municipalités sont en alerte rouge et leurs habitants ont été évacués suite à la crue du Cauca, le deuxième fleuve de Colombie qui alimente la centrale, et du risque d’éboulements dans cette zone montagneuse.

 

L’état d’urgence a été déclaré le 12 mai à Hidroituango quand un effondrement a bloqué le tunnel de canalisation de la rivière, initiant le remplissage du lac avant que la construction de la retenue soit terminée. Puis le seul tunnel d’évacuation s’est bouché et a provoqué une brusque montée des eaux.

 

Entre le 12 mai et le 1er juin, plus de 25.000 personnes ont été évacuées. Mais des milliers d’entre elles ont entretemps regagné leurs maisons. Suite à des mouvements de terrain, des ouvriers du chantier, qui travaillent au rehaussement du barrage, ont également été évacués de manière sporadique ces derniers jours.

 

La construction est assurée par le consortium CCC Ituango, composé des entreprises brésilienne Camargo Correa (55%) et colombiennes Conconcreto (35%) et Coninsa-Ramon H (10%).

Camargo Correa a été mise en cause dans l’opération anti-corruption “Lava Jato” qui a mis à jour un réseau de pots-de-vin au sein de l’appareil étatique brésilien, avec des ramifications dans des dizaines de pays.

Une enquête a été ouverte par le Parquet colombien.

 

Source : AFP

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