L’essentiel de l’actualité depuis ce week-end

 

Syrie : accord américano-turc sur la région de Manbij

La Turquie et les Etats-Unis ont annoncé lundi dans une déclaration commune avoir approuvé une feuille de route sur la région de Manbij, dans le nord de la Syrie, où sont notamment déployés des miliciens kurdes.

Mercredi dernier, l’agence de presse turque Anadolu avait rapporté que les deux pays étaient parvenus à un accord sur un plan de retrait des miliciens kurdes syriens des Unités de protection du peuple (YPG) de cette région.

Selon Anadolu, ce plan en trois étapes prévoit que la milice YPG devra s’être retirée de Manbij dans les 30 jours suivant la signature de l’accord. 45 jours après cette signature, des forces turques et américaines superviseront conjointement la sécurité de la région. Une administration locale sera mise en place 60 jours après la signature.

De nombreuses forces sont présentes dans la région de Manbij : l’armée gouvernementale syrienne et ses alliés, des miliciens kurdes, considérés comme des “terroristes” par Ankara, des groupes rebelles syriens, des soldats turcs et américains.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), milice arabo-kurde soutenue par Washington, affirment que les combattants des YPG se sont déjà retirés de Manbij depuis de longs mois.

Source : Reuters

 

Iran : Khamenei exclut toute concession sur le programme de missiles

Le guide suprême de la Révolution iranienne, l’ayatollah Ali Khamenei, a insisté lundi sur l’importance pour la sécurité de l’Iran de son programme de missiles balistiques et prévenu les Européens qu’il ne fallait espérer aucune concession de Téhéran sur ce plan.

Les pays européens signataires de l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien (France, Allemagne et Grande-Bretagne) ont plaidé pour son élargissement au programme de missiles balistiques avant que l’accord de Vienne ne soit dénoncé par Donald Trump le mois dernier.

Ils cherchent depuis un moyen de maintenir l’accord en vie en apportant des garanties à l’Iran en matière de levée des sanctions économiques et aux Etats-Unis en matière de sécurité.

Source : Reuters

 

Jordanie : la contestation sociale fait tomber le Premier ministre

Le Premier ministre jordanien Hani Mulqi a été contraint à la démission lundi, après plusieurs jours d’une contestation populaire, inédite depuis des années, ciblant un projet de réforme fiscale et une hausse des prix.

Le départ d’Hani Mulki était réclamé lors des manifestations qui se sont multipliées ces derniers jours contre les décisions préconisées par le Fonds monétaire international.

Hani Mulki a été désigné en mai 2016 avec la mission de relancer une économie mise à mal par les turbulences que traverse le Proche-Orient.

Depuis mercredi, les manifestations se sont multipliées après le refus du premier ministre d’abandonner une loi de finances qui prévoyait d’augmenter les impôts sur le revenu et sur les entreprises.

Le FMI a approuvé en 2016 une ligne de crédit de 723 millions de dollars sur trois ans. En contrepartie, le royaume s’est engagé à mettre en place des réformes structurelles pour entre autres réduire progressivement sa dette publique à 77% du Produit intérieur brut (PIB) d’ici 2021, contre 94% en 2015.

L’accueil de centaines de milliers de réfugiés syriens ayant fui la guerre dans leur pays voisin pèse toutefois lourdement sur l’économie jordanienne.

Selon des chiffres officiels, 18,5% de la population jordanienne est au chômage et 20% à la limite du seuil de pauvreté.

Sources : AFP, Reuters

 

Libye : accord pour un retour des déplacés de Taouarga après des années d’exil

Des milliers d’habitants de la ville libyenne de Taouarga, contraints à un exil massif après leur soutien en 2011 à l’ex-dictateur Mouammar Kadhafi, devraient pouvoir rentrer chez eux grâce à un nouvel accord, a annoncé le gouvernement d’union nationale (GNA).

Les 35.000 habitants de Taouarga, qui se sont battus jusqu’au bout aux côtés de Kadhafi, ont été enfermés pendant plus de 7 ans dans des camps en périphérie de la capitale libyenne, ou ont vécu dispersés dans le pays dans des conditions déplorables, avec l’interdiction de rentrer chez eux.

La ville de Misrata (200 km à l’est de Tripoli), connue pour avoir été à la pointe de la révolution contre l’ex-dictateur avait forcé la population de Taouarga–à 40 km plus au sud– à s’exiler.

Le GNA avait déjà annoncé en décembre le retour des déplacés de Taouarga début février, selon un accord conclu fin août 2016 puis renouvelé en juin 2017 entre représentants de la ville et de celle de Misrata qui l’administre depuis la révolte de 2011.

Le 1er février, des centaines de familles avaient pris la route pour être ensuite refoulées aux entrées de la ville par des groupes armés de Misrata opposés à l’accord.

Depuis, elles campent en plein désert dans des tentes installées par les agences de l’ONU ou dans des abris offerts par des villes voisines.

La Libye est déchirée depuis 2011 par des luttes entre des milices et des autorités rivales.

Source : AFP

 

Yémen : l’offensive loyaliste pour reprendre le port d’Hodeïda se poursuit

Des combats font rage entre les insurgés houthis et les forces progouvernementales, appuyées par une coalition sous commandement saoudien et qui tentent de reprendre le port stratégique de Hodeïda, sur la mer Rouge.

En moins d’une semaine, la bataille pour la reprise par les forces progouvernementales du port stratégique de Hodeïda a coûté la vie à plus de 100 combattants, ont indiqué samedi des sources médicales et militaires.

Les rebelles résistent fortement à l’offensive tout au long de la côte, une vallée désertique couverte de dunes et de végétation du désert.

Source : AFP

Ecouter ou lire aussi :

https://infosplanetaires.com/moyen-orient/guerre-par-procuration-contre-liran-au-yemen-larabie-saoudite-encerclee.html

 

Hong Kong : deux ex-élus indépendantistes condamnés à de la prison

Deux indépendantistes hongkongais qui avaient été éjectés de leur fauteuil de député en 2016 ont été condamnés à 4 semaines de prison lundi pour avoir tenté de rentrer de force dans le Parlement.

Baggio Leung et Yau Wai-ching appartiennent au mouvement indépendantiste de l’ancienne colonie britannique qui réclame de divorcer de la Chine accusée de menacer les libertés du territoire semi-autonome.

Les appels à l’indépendance de Hong Kong irritent Pékin au plus haut point. Depuis deux ans, tout point de vue indépendantiste est réprimé.

Les deux jeunes gens sont les derniers militants en date à être condamnés à des peines de prison pour des motifs politiques.

Source : AFP

 

Journée de l’Environnement : dans un bidonville de Delhi, un océan de plastique

C’est un canal qui n’est plus qu’une longue langue de déchets plastique, une vision cauchemardesque et quotidienne dans cette banlieue de Delhi, une des villes les plus polluées au monde.

Les sacs en plastique, les emballages alimentaires et autres détritus sont déversés par une conduite d’eaux usées qui aboutit dans le bidonville de Taimur Nagar.

Des chiens errants, des poules, des chèvres et même des vaches recherchent de la nourriture dans la puanteur, où des enfants tentent aussi de récupérer des ballons de foot ou des bouteilles de plastique.

L’Inde est cette année le pays-hôte de la Journée mondiale de l’environnement, qui a lieu mardi, avec pour thème “Combattre la pollution plastique”. Tout un programme quand on vit à Taimur Nagar.

Taimur Nagar est loin d’être un cas isolé à New Delhi et de nombreuses autres villes indiennes sont submergées de déchets, notamment plastiques.

L’Inde génère 5,6 millions de tonnes de déchets plastiques chaque année, selon les chiffres gouvernementaux.

A la saison des pluies, les maisons peuvent être inondées par les eaux usées. Et nombre de personnes tombent malades.

Le Premier ministre indien Narendra Modi avait promis de nettoyer le pays avant la fin de son mandat en 2019.

Mais, selon une récente enquête de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 14 des 15 pires villes au monde en termes de qualité de l’air se trouvent en Inde.

Source : AFP

 

Slovénie : les nationalistes remportent les législatives

Les nationalistes du Parti démocratique slovène (SDS) ont remporté comme prévu les élections législatives de dimanche.

Le parti anti-immigration a nettement devancé son plus proche rival, le parti de centre-gauche LMS, mais cela risque de ne pas lui suffire pour former un gouvernement de coalition, faute d’alliés au Parlement.

Le chef de file du LMS, Marjan Sarec, a en revanche dit à l’annonce des résultats avoir bon espoir d’accéder au poste de Premier ministre.

La plupart des partis ont assuré n’avoir aucune intention de former une alliance avec les nationalistes, qui ont reçu le soutien du Premier ministre hongrois, Viktor Orban.

Le chef du SDS, Janez Jansa, a lui-même reconnu qu’il lui serait difficile de former un gouvernement puisqu’il lui faudrait pour cela constituer une coalition avec au moins deux autres partis.

Quelque 1,7 million d’électeurs étaient invités à choisir leurs candidats issus de 25 partis politiques différents, dont 9 seront représentés dans un Parlement très fragmenté.

Le taux de participation n’a été que de 51,5%.

Source : Reuters

 

Réfugiés en Europe : augmentation du nombre de personnes tentant la traversée de la Méditerranée

Des dizaines de réfugiés ont encore succombé ce week-end en tentant la périlleuse traversée de la Méditerranée depuis les côtes nord-africaines vers l’Europe.

Les observateurs notent que le nombre de personnes tentant la traversée a de nouveau commencé à augmenter ces derniers mois.

Plus d’un million de personnes, dont beaucoup fuyant la guerre en Syrie, avaient rejoint la Grèce à partir de la Turquie en 2015. Le nombre de personnes tentant la traversée avait ensuite fortement diminué à la suite d’un accord passé entre l’Union européenne (UE) et la Turquie en 2016.

La Turquie s’était engagée à contrôler davantage ses frontières en échange d’une aide financière de trois milliards d’euros.

L’Espagne est la troisième porte d’entrée de l’immigration illégale en Europe, derrière l’Italie et la Grèce.

En Italie, Matteo Salvini, le patron des souverainistes italiens devenu cette semaine ministre de l’Intérieur, s’est rendu dimanche en Sicile pour marteler le discours anti-immigration qui l’a porté au pouvoir.

Les différents ports de l’île italienne sont d’importants points d’arrivée des migrants.

Les arrangements controversés de l’ancien gouvernement italien avec les autorités et des milices libyennes ont toutefois fait chuter les arrivées de migrants de plus de 75% depuis l’été 2017.

Source : AFP

 

Israël et Gaza : c’est la guerre

Depuis plusieurs jours, le Hamas envoie des roquettes sur Israël depuis la bande de Gaza.

Souvent, le système israélien de défense antimissiles intercepte les roquettes.

L’armée israélienne fait aussi état de tentatives d’attaques contre des soldats le long de la barrière séparant la bande de Gaza d’Israël.

Elle évoque également des “dégâts sur des infrastructures liées à la sécurité” et des incendies allumés, sur le territoire israélien, avec des cerfs-volants et des ballons projetés depuis l’enclave palestinienne.

En représailles, l’aviation israélienne cible le Hamas dans la bande de Gaza.

Ce petit territoire a été rudement touché par la mort d’une secouriste palestinienne, âgée de 21 ans, touchée vendredi, près de la barrière, par des soldats israéliens.

Des milliers de personnes ont assisté samedi à ses funérailles.

Au moins 124 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le début le 30 mars des manifestations dans l’enclave palestinienne.

Ecouter ou lire aussi :

https://infosplanetaires.com/moyen-orient/liran-en-syrie-a-la-frontiere-disrael-panique-a-jerusalem.html

 

Cachemire : des affrontements mettent fin à la courte trêve entre Inde et Pakistan

Deux soldats indiens ont été tués dimanche au cours d’échanges de tirs au Cachemire, à la frontière indo-pakistanaise, selon les autorités indiennes, mettant un terme à une courte trêve entre les deux pays.

Sept civils ont également été blessés dans ces affrontements.

Les forces de sécurité indiennes ont indiqué avoir riposté aux tirs de gardes-frontières pakistanais de la ville de Sialkot (nord-est) qui avaient débuté tôt dimanche matin dans cette région disputée par l’Inde et le Pakistan.

Les autorités pakistanaises n’ont pas commenté les affirmations de l’armée indienne.

Ces affrontements interviennent 4 jours seulement après que les armées de l’Inde et du Pakistan ont promis de respecter le cessez-le-feu de 2003 au Cachemire, où les accrochages se multiplient à la frontière entre les deux pays et la violence atteint des niveaux plus vus depuis 15 ans.

Islamabad et Delhi recensent plus de 200 morts et plus de 1.000 blessés depuis 2015 le long de la Ligne de contrôle (LOC), frontière de 740 km séparant l’Azad Cachemire (Pakistan) du Jammu-et-Cachemire (Inde).

D’après les autorités pakistanaises, les tirs et bombardements venant d’Inde, qui ont repris de plus belle à la mi-2016, ont fait 21 morts et 128 blessés depuis le 1er janvier. Selon Delhi, ceux en provenance du Pakistan ont fait 43 morts côté indien, dont 25 civils, cette année.

Le plateau himalayen du Cachemire à la population majoritairement musulmane est de facto divisé entre l’Inde et le Pakistan. Depuis la Partition des Indes en 1947, New Delhi et Islamabad s’en disputent le contrôle.

L’insurrection séparatiste, qui déstabilise le Cachemire indien depuis la fin des années 1980, a fait des dizaines de milliers de morts.

Quelque 500.000 soldats indiens seraient mobilisés au Cachemire, contre 50 à 100.000 militaires pakistanais, selon des experts.

Source : AFP

 

L’Armée américaine inaugure un exercice multinational sur le flanc oriental de l’Otan

Quelque 18.000 soldats de 19 pays, principalement membres de l’Otan, participeront à l’exercice Saber Strike qui a commencé dimanche en Pologne et dans les pays baltes, piloté par l’armée américaine sur le flanc oriental de l’Alliance.

Ce déploiement, un des plus importants en Europe pour les forces américaines depuis la fin de la Guerre froide, est destiné à rassurer les Etats européens alliés à Washington situés les plus à l’est, qu’inquiètent les fréquentes manœuvres militaires russes à proximité de leurs frontières et le conflit ukrainien.

La huitième édition de cet exercice annuel, qui se déroulera du 3 au 15 juin, coïncide avec l’information parue la semaine dernière en Pologne selon laquelle ce pays envisagerait de participer au financement de la présence accrue des forces armées américaines sur son sol.

L’annonce a suscité une réaction immédiate de Moscou estimant qu’un tel déploiement “ne bénéficie en aucune façon à la sécurité et à la stabilité sur le continent”.

Les Etats-Unis ont renforcé leur présence sur le flanc oriental de l’Otan depuis l’annexion par Moscou de la Crimée en 2014.

Les Etats-Unis commandent un bataillon multinational de l’Otan en Pologne alors que le Canada, la Grande-Bretagne et l’Allemagne restent à la tête des bataillons similaires déployés dans les pays baltes voisins.

Pour cimenter ses liens militaires avec Washington, la Pologne a signé en mars un contrat d’achat du système antimissile américain Patriot, pour 4,75 milliards de dollars.

La Russie a dénoncé les projets de déploiement de ce système en Pologne et en Roumanie, affirmant qu’ils violaient un ancien traité de 1987.

De son côté, Moscou a été accusé en février par la Pologne et la Lituanie de déployer “en vue d’une présence permanente” dans l’enclave voisine de Kaliningrad, des missiles Iskander capables de transporter des ogives nucléaires.

Source : AFP

 

Nicaragua : la violence se poursuit en province, des morts et des blessés

Six morts, plusieurs blessés, des arrestations et des dégâts matériels : la violence s’est poursuivie samedi au Nicaragua, avec de nouveaux et violents affrontements entre manifestants et police anti-émeute.

Plus d’une centaine d’habitants ont trouvé la mort dans tout le pays depuis la vague de manifestations déclenchées le 18 avril pour exiger le départ du président Daniel Ortega, un ancien guérillero sandiniste de 72 ans, au pouvoir depuis 2007, qui a dénoncé une “conspiration de l’opposition”.

Il y a apparemment des civils mobilisés en milice par le pouvoir sandiniste.

La contestation populaire est partie au Nicaragua d’une réforme des retraites –abandonnée depuis –, mais a vite tourné à un mouvement général de rejet du chef de l’État, accusé de confisquer le pouvoir.

Source : AFP

 

Mali : manifestation réprimée : l’opposition s’indigne, l’ONU “préoccupée”

L’opposition au Mali a réclamé la démission du Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga après la répression samedi d’une manifestation, interdite, qui a fait selon elle une trentaine de blessés, à deux mois de l’élection présidentielle.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré “suivre avec préoccupation l’évolution de la situation au Mali”, où il vient d’effectuer une visite les 29 et 30 mai.

“Le siège de l’ADP (Alliance Démocratique pour la Paix) a été violé par les forces spéciales de la police, qui y ont jeté des grenades. Les services de sécurité du Premier ministre ont tiré à balles réelles sur des manifestants regroupés” devant le siège de ce parti où s’étaient réunis des dirigeants de l’opposition, selon le communiqué.

La Coalition pour l’Alternance et le Changement avait maintenu son mot d’ordre de rassemblement malgré l’interdiction décrétée par le gouverneur de Bamako en vertu de “l’état d’urgence toujours en vigueur”.

Le secrétaire général de l’ONU “déplore l’interdiction par le gouvernement de la tenue de manifestations des partis de l’opposition”.

L’opposition réclame des élections transparentes et un “égal accès à l’ORTM”, la radio-télévision publique.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, 73 ans, a annoncé le 28 mai officiellement sa candidature à un second mandat. Il retrouvera sur sa route une quinzaine d’adversaires.

Source : AFP

 

Le chef du Pentagone accuse la Chine d'”intimidation” en mer de Chine méridionale

Le renforcement des positions militaires de la Chine dans les eaux contestées de la mer de Chine méridionale et l’installation de systèmes d’armes sophistiqués le long de ce couloir maritime stratégique est destiné à “intimider” et “contraindre” ses voisins, a accusé samedi le chef du Pentagone, Jim Mattis.

Jim Mattis a rappelé que Pékin avait déployé début mai des armements incluant des batteries de missiles anti-navires et anti-aériens ainsi que des systèmes de brouillage électronique sur des îlots artificiels en mer de Chine du sud abritant déjà des installations militaires renforcées, dont des pistes d’atterrissage pour bombardiers, à l’appui de ses revendications territoriales.

Pékin revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale en dépit d’un arbitrage international de 2016 qui lui a donné tort. Différentes parties de la zone sont revendiquées aussi par les Philippines, le Vietnam, la Malaisie, Brunei et Taïwan.

Cette zone stratégique voit passer près du tiers du commerce mondial.

Des bombardiers lourds chinois se sont posés récemment sur l’île aux Bois, principale base chinoise dans l’archipel des Paracels, également revendiqué par le Vietnam et Taiwan.

Le chef du Pentagone a accusé le président chinois Xi Jinping d’avoir manqué à sa parole, en référence à sa promesse annoncée en 2015 à la Maison Blanche qu’il ne militariserait pas les îlots contestés et renforcés artificiellement depuis l’arrivée au pouvoir de M. Xi en 2013.

Jim Mattis a aussi repris un thème martelé par l’administration américaine : les Etats-Unis resteront dans la région Asie-Pacifique, et ses alliés feraient mieux de rester aux côtés de Washington au lieu de s’aligner sur Pékin, une allusion directe aux Philippines.

Un message délicat à l’heure où ces alliés “sont anxieux devant les risques d’être affectés par une guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis”, a relevé Murray Hiebert, du programme Asie du sud-est du think tank Strategic and International Studies à Washington.

Source : AFP

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