Cameroun : hausse exponentielle des violences

Cameroun : hausse exponentielle des violences

 

Que se passe-t-il ?

 

Les Camerounais sont victimes au nord de la violence du groupe djihadiste Boko Haram (qui a fait allégeance au groupe État islamique) et à l’ouest des violences liées au conflit avec les anglophones sécessionnistes du Cameroun francophone.

 

La zone anglophone est située au nord-ouest du Cameroun. Elle est découpée en deux zones : la zone « Nord-Ouest », et la zone « Sud-Ouest ».

Les deux régions regroupent 20 % de la population camerounaise.

 

Les rebelles anglophones multiplient les attaques contre des établissements scolaires afin de forcer les parents à boycotter les écoles.

Les insurgés, tout comme les forces de sécurité camerounaises qui les combattent, sont régulièrement accusés par les ONG de crimes commis contre des civils.

 

Cameroun — Wikipédia

 

Zone anglophone : nombreuses attaques d’écoles, tortures

 

Dernières horreurs en date, début novembre, des hommes armés ont commis plusieurs attaques contre des écoles en zone anglophone, infligeant des tortures à des élèves et enseignants.

 

Une dizaine de jours auparavant, les rebelles avaient assassiné 8 élèves dans une école du sud-ouest. Cet atroce événement avait soulevé un tollé international, mais le sort des Camerounais retomba rapidement dans l’oubli.

 

A part les condamnations de l’ONU, la communauté internationale ne réagit pas, alors que le conflit dure depuis 3 ans et que les attaques se multiplient.

Souvent, les rebelles enlèvent des élèves ou enseignants, les torturent, puis les relâchent, parfois contre rançon.

 

Ils enlèvent aussi des personnalités, comme par exemple un archevêque début novembre, rapidement libéré.

Les rançons leur permettent de financer leur rébellion.

 

Conséquence attendue de cette violence, dans les régions anglophones, l’Unicef estimait il y a un an à 855 000 le nombre d’enfants non scolarisés.

La grande majorité des enfants n’ont pas accès à l’école.

 

 

Une dictature ?

 

Les méthodes du pouvoir posent question.

Tandis que des avocats ont récemment été arrêtés par la police dans un tribunal, Maurice Kamto, principal opposant au président Paul Biya (en poste depuis 38 ans), est assigné à résidence depuis deux mois.

 

L’ONU demande sa libération en vain, tout comme il demande la libération de tous les manifestants arrêtés lors de manifestations organisées le 22 septembre par l’opposition en septembre.

 

Depuis, un grand nombre a été libéré.

L’ONU promeut le droit à manifester pacifiquement sans être inquiété par le pouvoir en place.

 

L’opposition n’arrive pas à contrer le pouvoir en place : début novembre, 9 opposants ont été placés en détention provisoire pour 6 mois.

Ils avaient été interpellés le 22 septembre après leur appel aux manifestations publiques interdites contre le président Biya.

 

Sources: AFP, ONU, RFI

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