Journal du 24 juillet 2018

 

Au moins 207 défenseurs de l’environnement tués en 2017, année noire

Pour s’être opposées à des projets miniers, forestiers ou agro-industriels, au moins 207 personnes ont été tuées dans le monde en 2017, année la plus meurtrière pour les défenseurs de l’environnement, selon Global Witness.

 

Ce bilan, publié mardi, est sans doute bien en-deçà de la réalité, souligne l’ONG britannique. Et il surpasse celui de 2016 qui, avec au moins 200 morts, était déjà une année record.

Leaders autochtones, rangers chargés de protéger la faune sauvage ou “personnes ordinaires” défendant leur terre ou leur rivière, ces victimes ont été recensées dans 22 pays.

 

Le Brésil a connu la pire année, avec 57 meurtres. La Colombie en a compté 24.

En Afrique, sur 19 meurtres, 17 étaient liés à du braconnage ou des activités minières illégales.

48 personnes ont été tuées pour les seules Philippines, du jamais vu dans un pays asiatique, selon ce rapport.

 

Pour Global Witness, “le lien” est clair entre cette violence et nos produits de consommation courante: “agriculture de masse, mines, braconnage, abattage forestier… alimentent en composants et ingrédients les rayons de nos supermarchés, qu’il s’agisse d’huile de palme pour les shampooings, de … Lire la suite

Vers une dictature au Cambodge ?

 

AUDIO – 22 mars 2018

 

ARTICLE – 22 mars 2018

Au Cambodge la démocratie recule.

Hun Sen est Premier ministre depuis 32 ans et s’accroche à son poste.

Des élections législatives doivent avoir lieu en juillet, mais le principal parti d’opposition a été dissout l’an dernier.

Son dirigeant, Kem Sokha, est en prison car accusé de trahison et de collusion avec les Américains en vue de renverser le gouvernement.

 

45 pays ont donc hier appelé le Cambodge à autoriser le principal parti d’opposition, à libérer son dirigeant et à garantir que les élections soient libres et honnêtes.

Bien entendu, le porte-parole du gouvernement a déclaré que Phnom Penh ne se soumettrait pas à des exigences formulées par des pays étrangers.

 

Au Cambodge, la presse aussi n’a plus voix au chapitre. Les journaux indépendants disparaissent en étant obligés de payer des impôts très élevés, et les attaques contre la presse indépendante se multiplient depuis 2016.

L’an dernier, le Cambodge occupait la 132ème place (sur 180 pays) au classement de Reporters Sans Frontières sur la liberté de la presse.

 

Cette dérive totalitaire déplaît aux Occidentaux, qui prennent des mesures de rétorsion.

Europe et Etats-Unis ont ainsi … Lire la suite

Cambodge : le représentant de l’ONU menacé d’expulsion pour “ingérence”

PHNOM PENH (AFP) – Le gouvernement cambodgien a menacé d’expulser le représentant des Nations unies à Phnom Penh, accusé “d’ingérence inacceptable” après un communiqué onusien réclamant un débat transparent sur la corruption, selon un courrier obtenu par l’AFP lundi.
Des agences de l’ONU avaient réclamé début mars un processus “transparent et participatif” lors du débat au parlement d’une loi anti-corruption très controversée, et qui a finalement été adoptée alors que l’opposition avait quitté l’Assemblée nationale.

Dans une lettre adressée à Douglas Broderick, représentant des Nations unies à Phnom Penh, le ministre cambodgien des Affaires étrangères Hor Namhong a accusé son bureau “d’ingérence inacceptable et flagrante dans les affaires intérieures du Cambodge”.
“Le renouvellement d’un tel comportement forcerait le gouvernement royal du Cambodge à avoir recours à une décision de +persona non grata+”, ajoute-t-il dans son courrier daté du 20 mars.

Il l’accuse d’avoir “outrepassé les limites de son mandat”, le communiqué n’ayant pas été précédé d’un ordre du siège de l’ONU.
Les Nations unies avaient déjà été attaquées il y a quelques jours sur ce même sujet, Phnom Penh leur reprochant d’agir en “porte-parole des partis de l’opposition”. L’ONU n’a pas officiellement réagi.
Le Cambodge est considéré comme l’un des … Lire la suite

Cambodge : mise en garde contre les risques d’un “conflit armé” avec la Thaïlande

Le Cambodge a mis en garde la Thaïlande contre les risques d’un “conflit armé de grande envergure” alors que des troupes restent mobilisées autour d’un temple frontalier et qu’aucune percée n’a été réalisée lors d’entretiens ministériels lundi.

Dans des déclarations à la presse, le Premier ministre cambodgien Hun Sen a exigé le retrait, avant mardi soir, de quelque 80 soldats thaïlandais qui auraient pénétré dans une zone contestée, alors que le ministre des Affaires étrangères de Bangkok, M. Sompong Amornviwat, était reçu à Phnom Penh.
Plus tôt, le ministre cambodgien des Affaires étrangères Hor Namhong avait reçu M. Sompong mais le premier a affirmé que le second n’était “pas en mesure de signer quoi que ce soit”.

Ces entretiens se sont déroulés alors que le Premier ministre thaïlandais Somchai Wongsawat a dû annuler une visite lundi au Cambodge, alors que la crise politique ne cesse de s’aggraver dans son pays.
Hor Namhong a affirmé que pendant son entretien, il avait reçu des informations selon lesquelles des soldats thaïlandais avaient pénétré dans une zone disputée. “J’ai dit à mon homologue thaïlandais que l’envoi de nombreuses troupes le long de la frontière était dangereux et pouvait provoquer un conflit armé de grande … Lire la suite