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Soutien du site Infosplanetaires

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Journal du 20 décembre 2019 au 24 janvier 2020

Journal du 20 décembre 2019 au 24 janvier 2020

EURASIE

 

Europe : chaque année, au moins 55 millions d’enfants subissent de la violence

14 janvier 2020

 

Chaque année, au moins 55 millions d’enfants subissent une forme ou une autre de violence en Europe, notamment des violences physiques, sexuelles, émotionnelles et psychologiques, a indiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

« En outre, 700 enfants sont assassinés chaque année » en Europe, a signalé le Bureau régional de l’OMS pour l’Europe, soulignant néanmoins que « malgré l’ampleur de ce chiffre, il est bien établi que les incidents de violence interpersonnelle sont largement sous-déclarés ».

 

Tout en tenant compte du nombre sous-déclaré d’abus, l’OMS estime que sur les 204 millions d’enfants de moins de 18 ans en Europe, 9,6% subissent des abus sexuels, 22,9% des abus physiques et 29,1% des abus psychologiques.

 

Selon l’agence onusienne, les études démontrent clairement que les enfants victimes de violence sont plus exposés aux risques de maladie mentale, de consommation de drogues, d’alcool et d’obésité, mais aussi de maladies chroniques plus tard dans la vie.

 

Source : ONU

 

 

Grèce : manifestations contre les camps de migrants

22 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

La Grèce a Lire la suite

Le Kenya et l’Afrique de l’Est frappés par une invasion de criquets pèlerins, la « pire » depuis 25 ans

Le Kenya et l’Afrique de l’Est frappés par une invasion de criquets pèlerins, la « pire » depuis 25 ans

24 janvier 2020

 

Après la Somalie et l’Éthiopie, c’est au tour du Kenya d’être touché par l’invasion de criquets pèlerins qui frappe depuis des semaines la Corne de l’Afrique, la « pire » du genre depuis un quart de siècle, selon la FAO.

Le ministre kényan de l’Agriculture parle d’une menace « sans précédent ».

 

Les nuées de milliards de criquets ravagent les terres agricoles des zones affectées.

Cette invasion a déjà ravagé des dizaines de milliers d’hectares en Éthiopie et en Somalie.

Cela est dû à des pluies exceptionnelles qui auraient favorisé leur reproduction.

 

L’Afrique de l’Est a déjà beaucoup souffert en 2019, avec une forte sécheresse puis des pluies et inondations dévastatrices, qui ont fait des centaines de morts.

Les criquets peuvent affecter la sécurité alimentaire de millions de personnes.

 

Au Kenya les révoltes pour les humains ont déjà été faites, mais les criquets dévorent les récoltes destinées à nourrir les animaux.

Les éleveurs vont donc être en grande difficulté.

 

Si les éleveurs doivent couvrir de plus grandes distances, les risquent d’affrontements tribaux vont augmenter. C’est ce que Lire la suite

Irak : situation explosive face à un pouvoir complètement bloqué

Irak : situation explosive face à un pouvoir complètement bloqué

24 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

La contestation réclame depuis le 1er octobre des réformes politiques profondes.

Depuis octobre, la répression a fait environ 460 personnes morts et 25.000 blessés, selon un décompte de l’AFP. En outre, une vaste campagne d’intimidation, d’assassinats et d’enlèvements de militants a fortement asséché les rangs des manifestations.

 

Sous la pression de la rue, le Premier ministre Adel Abdel Mahdi a démissionné en décembre mais continue de gérer les affaires courantes, les partis politiques ne parvenant pas à s’entendre sur un successeur.

 

Ce retard a été dénoncé vendredi par le grand ayatollah Ali Sistani, plus haute autorité chiite en Irak. Dans son sermon, il a souligné le droit des Irakiens à manifester “pacifiquement” pour la souveraineté du pays.  Les manifestants antigouvernementaux ont relancé leur mouvement ces derniers jours en bloquant de nombreuses routes à Bagdad et dans le sud.

 

La fermeture des routes a empêché des centaines de camions-citernes du sud pétrolier de parvenir à Bagdad. Elle a également provoqué l’arrêt de la production dans le principal champ pétrolier au nord-ouest de Nassiriya. Le champ produit 100.000 barils par jour.

En Irak, pays membre Lire la suite

Le régime iranien vacille-t-il ?

Le régime iranien vacille-t-il ?

21 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

Dans un contexte de tensions fortes entre USA et Iran, Washington a tué le 3 janvier à Bagdad le général iranien Qassem Soleimani, un commandant des Gardiens de la Révolution (armée idéologique) et architecte de la stratégie d’influence régionale iranienne.

 

Le puissant général iranien prévoyait des attaques contre “des infrastructures américaines, dont des ambassades américaines, des bases militaires, des installations américaines à travers la région”, a détaillé Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine.

 

En représailles, l’Iran a tiré le 8 janvier des missiles sur deux bases abritant des Américains en Irak, blessant 11 soldats américains.

Puis quelques heures après, l’Iran a abattu sur son territoire un avion ukrainien qui transportait des civils, en majorité des Iraniens et des Canadiens.

 

L’Iran a d’abord nié être à l’origine du crash, puis deux semaines après, les autorités iraniennes ont reconnu que deux missiles avaient touché l’appareil. Mais Téhéran refuse d’envoyer les boîtes noires à l’étranger. La catastrophe aérienne a suscité des appels à une enquête transparente de la part d’Ottawa et Kiev notamment.

 

Selon les forces armées iraniennes, l’avion a été abattu à la suite d’une “erreur humaine”. Le régime iranien Lire la suite

Nord-ouest de la Syrie : la Russie intensifie ses raids, désastre humanitaire

Nord-ouest de la Syrie : la Russie intensifie ses raids, désastre humanitaire

21 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

La région d’Idleb, au nord-ouest, échappe toujours au régime de Bachar el-Assad. Elle reste majoritairement dominée par les jihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, tout comme des secteurs adjacents des provinces d’Alep, de Hama et de Lattaquié.

 

Depuis fin avril, les bombardements des forces syriennes et de l’allié russe ont tué plus d’un millier de civils dans la région. Et plus de 400.000 personnes ont été déplacées.

Plus de 1.700 combattants rebelles et jihadistes ont également péri dans les raids et les combats, contre plus de 1.400 membres des forces du régime.

 

Moscou est allié du régime syrien, tandis qu’Ankara est parrain de certains groupes rebelles.

D’où la demande turque d’arrêt des raids aériens.

Les attaques contre les établissements de santé et d’éducation se poursuivent.

 

Selon le Comité international de Secours, “quelque 650.000 personnes supplémentaires, dont une majorité de femmes et d’enfants, pourraient être forcées de fuir leur foyer si les violences persistent” dans cette région où vivent environ trois millions de personnes.

 

Le pouvoir syrien, qui contrôle désormais plus de 70% du pays, a maintes fois exprimé Lire la suite

La Libye en eaux troubles, sous la menace turque

La Libye en eaux troubles, sous la menace turque

22 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

Depuis la chute en 2011 du régime du dictateur Mouammar Kadhafi après une révolte populaire, la Libye est plongée dans le chaos avec de nombreuses milices qui font la loi et une lutte de pouvoir depuis 2016 entre le GNA (gouvernement légitime) dirigé par M. el-Sarraj, et l’Armée nationale libyenne (ALN) autoproclamée, dirigée par M. Haftar.

 

Le maréchal Haftar, homme fort de l’est libyen, mène depuis le 4 avril une offensive contre Tripoli, le siège du Gouvernement d’union (GNA) reconnu par l’ONU.

Khalifa Haftar est soutenu par l’alliance suivante : USA – Russie – Égypte – Jordanie – Arabie Saoudite – Emirats Arabes Unis.

 

Les Émirats arabes unis et l’Égypte sont deux rivaux de la Turquie.

Le gouvernement légitime est soutenu par l’alliance adverse : Turquie – Frères musulmans.

Haftar se pose en champion de la lutte contre les jihadistes, mais son offensive sur Tripoli est toujours mise en échec par son rival, Fayez al-Sarraj, allié à des milices islamistes.

 

De nombreux pays violent l’embargo sur les armes imposé par l’ONU à ce pays depuis 2011.

Ils envoient aussi de plus en plus de mercenaires.Lire la suite

Yémen : la paix hors de portée, la famine

Yémen : la paix hors de portée, la famine

23 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

Les rebelles Houthis se sont emparés en 2014 de pans entiers du Yémen dont la capitale Sanaa et le port vital Hodeïda. Issus de l’importante minorité zaïdite concentrée dans le nord du pays, ils disent se soulever contre une marginalisation de la part de l’Etat central. 

 

Les forces progouvernementales (le gouvernement yéménite Hadi est reconnu par la communauté internationale) ont tenté de reprendre du terrain avec l’intervention depuis 2015 d’une coalition militaire dominée par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Le conflit civil est considéré comme une guerre par procuration entre l’Arabie saoudite et l’Iran.

 

Les Houthis, qui contrôlent la capitale et la plupart des grands centres urbains, nient être des marionnettes de Téhéran et disent combattre un système corrompu.

Un accord (de Stockholm) a pu être négocié sous l’égide de l’ONU en décembre 2018 pour une désescalade. Mais les combats se poursuivent.

 

Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées et 24,1 millions, soit plus des 2/3 de la population, ont besoin d’assistance, selon l’ONU, qui parle de pire crise humanitaire actuelle dans le monde.

Mais 6,7 millions de personnes sont difficiles Lire la suite

Sahel : combattre les djihadistes, un puits sans fond

Sahel : combattre les djihadistes, un puits sans fond

23 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

Malgré la présence de forces françaises (4.500 soldats de Barkhane), de l’ONU (Minusma au Mali, 13.000 hommes), de la Force conjointe du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina, Niger, Tchad, qui devait comprendre 5.000 hommes), et de forces américaines, les pays sahéliens subissent des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières.

 

Selon l’ONU, les attaques jihadistes au Mali, au Niger et au Burkina ont fait 4.000 morts en 2019.

Des analystes pensent que plusieurs groupes terroristes seraient à la manœuvre dans ces récentes attaques. Et posent la question de leur possible collaboration.

 

La région est secouée ces derniers mois par un niveau sans précédent de violence terroriste, le nombre de victimes d’attaques terroristes ayant été multiplié par cinq en trois ans au Burkina Faso, au Mali et au Niger.

 

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a adopté le 21 décembre un “plan d’action” d’un milliard de dollars sur cinq ans pour lutter contre le terrorisme, aux contours cependant flous.

 

Par ailleurs, la France a récemment déploré l’engagement non encore tenu par l’Arabie saoudite concernant sa promesse de financement à hauteur Lire la suite

RDC : plus de 260 civils tués en novembre et décembre, déplacements massifs de populations

RDC : plus de 260 civils tués en novembre et décembre, déplacements massifs de populations

22 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

A l’est de la République démocratique du Congo, les forces armées congolaises (FARDC) se battent au quotidien avec le concours de la MONUSCO (force de l’ONU) contre des groupes armés. Récemment encore des groupes armés ont tué des dizaines de civils, en raison de conflits ethniques.

 

Dans la région de Beni (Nord-Kivu), des populations sont victimes de massacres attribués, depuis maintenant cinq ans, aux rebelles des ADF, une rébellion ougandaise, auteure de plusieurs centaines de morts parmi les populations civiles et militaires. Les ADF se financent grâce de nombreuses activités lucratives illégales transfrontalières avec les pays voisins.

 

Au cours des seuls mois de novembre et décembre 2019, plus de 260 civils ont été tués dans la région de Beni par des combattants présumés du groupe rebelle des ADF.

Une offensive majeure a été lancée par les FARDC contre les ADF le 30 octobre dernier.

 

Et depuis le 28 novembre, le chef d’état-major de la RDC s’est installé à Beni pour être au plus près des combats. Dans la région, la force militaire aurait presque doublé, pour passer à 21 Lire la suite

Nigéria : l’enfer des groupes armés, surtout djihadistes

Nigéria : l’enfer des groupes armés, surtout djihadistes

20 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

Depuis plusieurs mois, les attaques jihadistes se sont multipliées autour du Lac Tchad, une vaste étendue d’eau truffée d’îlots et de marécages partagée par le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria. 

 

C’est au Nigeria qu’est née l’insurrection de Boko Haram en 2009, avant de se propager dans les pays voisins. La faction de Boko Haram affilié au groupe de l’Etat islamique, ISWAP, est particulièrement active dans cette zone.

 

Depuis 2015, les pays de la région luttent contre Boko Haram et ISWAP au sein de la Force multinationale mixte (FMM), une coalition régionale engagée autour du Lac Tchad avec l’aide de comités de vigilance composés d’habitants.

 

Début janvier, l’ensemble des 1.200 Tchadiens de la FMM déployé depuis des mois au Nigeria sont rentrés au Tchad pour être redéployé sur les pourtours du Lac, côté Tchad, où les attaques se sont multipliées ces derniers mois.

 

 

Le Nigeria n’arrive pas à faire face

 

Dans le nord-est du Nigeria, le Coordonnateur humanitaire de l’ONU au Nigéria, Antonio Jose Canhandula, se dit horrifié par la situation. En plus des milliers de morts dont les auteurs sont des groupes armés, Lire la suite

Soudan du Sud : les États-Unis s’impatientent et sanctionnent le premier vice-président

Soudan du Sud : les États-Unis s’impatientent et sanctionnent le premier vice-président

17 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

Le 12 novembre, le chef rebelle Riek Machar était censé rentrer à Juba pour occuper le poste de premier vice-président, avant la formation d’un gouvernement d’union nationale.

La dernière fois que Riek Machar était rentré définitivement au pays, c’était en 2016. Mais la guerre avait repris peu après.

 

Plus d’un an après la signature de l’accord de paix, son application accuse un retard chronique. Deux points sont très sensibles : la sécurité entourant le retour du chef rebelle et les divisions administratives du pays, le président Kiir étant accusé de vouloir favoriser son ethnie, les Dinkas.

 

Selon son entourage, l’opposant ne rentrera pas tant que l’armée unifiée ne sera pas opérationnelle…

La formation de cette force de 83 000 soldats et anciens rebelles accuse un énorme retard.

Le Conseil de sécurité de l’ONU se dit déçu par l’intransigeance de Riek Machar.

 

En tout cas, l’intensité du conflit a diminué depuis l’accord de paix de septembre 2018, même si la population n’a pas repris sa vie normale et attend de voir ce qui se passera. Avec plus de 400 000 morts, les Sud-Soudanais Lire la suite

Haïti : famine et désolation

Haïti : famine et désolation

17 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

Haïti est en proie à une grave crise avec des manifestations à répétition, souvent émaillées de violences, depuis le mois d’août pour réclamer la démission du président Jovenel Moïse. Selon l’ONU, au moins 42 personnes sont mortes depuis mi-septembre dans ces manifestations organisées dans les principales villes du pays.

 

Majoritaires dans les manifestations, les habitants des quartiers les plus pauvres exigent d’autant plus la démission du chef de l’État que des entreprises qu’il dirigeait avant son entrée en politique ont été épinglées par la Cour supérieure des comptes comme étant “au cœur d’un stratagème de détournement de fonds”.

 

La mobilisation populaire contre le pouvoir de Jovenel Moïse a été lancée fin août après une longue pénurie de carburants. Le chef d’État n’a pas fourni de détails sur d’éventuelles mesures d’urgence contre les blocages criminels des routes ou pour lutter contre l’emprise des gangs. 

 

L’Etat en Haïti ne dépasse plus les frontières du palais national. Au-delà, les gangs font leur loi. Les massacres perpétrés par les gangs se multiplient.

De plus, la complicité de personnes au pouvoir est fortement soupçonnée, vu que les armes affluent malgré l’embargo.

 

 

Un président, et Lire la suite

Soudan : objectif paix

Soudan : objectif paix

15 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

En décembre, les Soudanais ont fêté le premier anniversaire du soulèvement qui a mis fin au régime d’Omar el-Béchir, après 30 ans de règne autoritaire.

Entre 177 et 250 personnes avaient été tuées dans la répression du mouvement.

 

Le Premier ministre Abdallah Hamdok, nommé après de longues négociations entre l’armée et les contestataires, avait décrété que le pays devait célébrer sa révolution “durant tout décembre”. Il dirige le Conseil souverain de transition, est un organe composé de civils et militaires chargé depuis cet été d’assurer la transition post-Béchir.

 

Hamdok a entamé des réformes, avec notamment le démantèlement du régime d’Omar el-Béchir et le lancement de pourparlers de paix avec les groupes rebelles des Etats du Darfour, du Kordofan-Sud et du Nil Bleu, théâtres de violents conflits sous Béchir.

Mais le pays fait toujours face à une grave crise économique.

 

 

Le démantèlement de l’ancien régime poursuit son cours

 

Fin novembre, les autorités de transition ont annoncé la dissolution du parti du président déchu, et en décembre celle des syndicats mis en place sous Béchir et considérés comme lui étant largement favorables.

 

Autre signe favorable du nouveau régime, le Soudan a annoncé Lire la suite

Inde : la Cour suprême dénonce les restrictions d’accès à internet au Cachemire

Inde : la Cour suprême dénonce les restrictions d’accès à internet au Cachemire

12 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

L’Inde et le Pakistan se sont partagés le Cachemire, région himalayenne et à majorité musulmane, au moment de l’indépendance en 1947, et se sont notamment deux fois fait la guerre pour son contrôle.

 

Début août, l’Inde avait révoqué l’autonomie constitutionnelle de la partie du Cachemire qu’elle contrôle (7 millions de personnes), puis instauré un couvre-feu. Cela faisait 70 ans que le Cachemire indien était autonome.

 

Elle avait aussi imposé un intense déploiement sécuritaire, coupé les communications et restreint les déplacements, tout en arrêtant ou en plaçant en résidence surveillée de nombreuses personnes.

 

En octobre, les téléphones mobiles ont ensuite été rétablis au Cachemire. Mais pas encore internet. Le gouvernement dit vouloir éviter, entre autres, la propagation de rumeurs via la messagerie WhatsApp.

 

Les restrictions avaient été décidées afin d’éviter une flambée de violence, car la majorité des habitants de cette région musulmane est en effet opposée à l’abrogation de l’autonomie, et les groupes militants ou terroristes auraient pu profiter de cette colère pour lancer d’importantes manifestations, voire des attaques meurtrières.

 

 

Internet n’est toujours pas rétabli

 

Cinq mois après la révocation de Lire la suite

Inde : une volonté de priver les musulmans de la citoyenneté indienne ?

Inde : une volonté de priver les musulmans de la citoyenneté indienne ?

10 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

En Inde les musulmans représentent 14% de la population.

Votée le 11 décembre, une loi contestée facilite l’attribution de la citoyenneté indienne aux réfugiés d’Afghanistan, du Pakistan et du Bangladesh, à la condition qu’ils ne soient pas musulmans.

 

Ses opposants la jugent discriminatoire et contraire à la Constitution indienne.

Ils estiment qu’il s’agit de la première étape vers la création d’un registre national qui, pour beaucoup des 200 millions de musulmans indiens, pourrait faire d’eux des apatrides. Nombre d’Indiens pauvres n’ont aucun document pour prouver leur nationalité.

 

Depuis éclatent des affrontements entre la police et des manifestants protestant contre la nouvelle loi du pouvoir nationaliste hindou. Ces manifestations sont l’un des plus grands défis au Premier ministre Narendra Modi. Des dizaines de milliers de personnes ont participé dans le pays aux manifestations, qui ont fait plus de 25 morts.

 

Des centaines de personnes ont été arrêtées, notamment dans l’Etat d’Uttar Pradesh (nord), où la police a été accusée de faire un usage disproportionné de la force.

Narendra Modi a, de son côté, félicité les forces de l’ordre et pointé du doigt Lire la suite

Kenya et Somalie : les shebabs renforcent leurs attaques

Kenya et Somalie : les shebabs renforcent leurs attaques

15 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

Chassés de Mogadiscio (capitale de la Somalie) en 2011, les shebabs ont perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes régions rurales d’où ils organisent des actions de guérilla et des attentats-suicides. On estime qu’ils sont actuellement entre 5.000 et 9.000 combattants.

 

Affiliés à Al-Qaïda, les shebab ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et les 20.000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom). Ils commettent régulièrement des attentats à la voiture piégée et des attaques d’autres types à Mogadiscio.

 

Malgré les coûteux efforts internationaux pour les vaincre, ces rebelles islamistes ont réalisé le 28 décembre dernier l’une des opérations les plus meurtrières de la décennie en Somalie, l’explosion d’un véhicule piégé dans la capitale Mogadiscio ayant fait 81 morts.

 

Selon l’Institute for Security Studies (ISS), les Etats-Unis disposent de 34 bases militaires connues en Afrique, d’où ils effectuent “des opérations avec des drones” mais organisent aussi “des entraînements, des manœuvres militaires” et “des activités humanitaires”.

 

Présents en Somalie, les Etats-Unis y ont intensifié depuis avril 2017 leurs frappes aériennes après l’extension par le Lire la suite

Corée du Nord : situation bloquée et menaces nord-coréennes

Corée du Nord : situation bloquée et menaces nord-coréennes

11 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

Actuellement, les discussions entre Washington et Pyongyang, relancées de manière spectaculaire en 2018, sont dans l’impasse depuis l’échec en février 2019 d’un sommet à Hanoï entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

 

Les Etats-Unis exigent que la Corée du Nord renonce d’emblée à tout son arsenal atomique, alors que cette dernière réclame une levée rapide d’au moins une partie des sanctions internationales qui étranglent son économie.

 

Quelque 28.500 soldats américains demeurent déployés en Corée du Sud pour la protéger de son voisin du Nord armé de la bombe atomique.

Kim reproche aux Etats-Unis de conduire des dizaines d’exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud que le président Donald Trump avait promis d’arrêter.

 

 

La situation est bloquée, menaces de la Corée du Nord

 

Kim Jong-un a annoncé le 1er janvier la fin du moratoire sur les essais nucléaires et de missiles balistiques intercontinentaux et promis une action « sidérante » contre les Etats-Unis.

Dans les années précédentes, la Corée du Nord a effectué six essais nucléaires et lancé des missiles capables d’atteindre l’intégralité du territoire continental des Etats-Unis.

 

Récemment, M. Kim Lire la suite

Birmanie : poursuite des guerres civiles

Birmanie : poursuite des guerres civiles

28 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

Environ 740.000 Rohingyas musulmans avaient fui la Birmanie pour le Bangladesh en 2017 pour échapper à une répression militaire massive. Ils avaient rejoint les quelque 200.000 réfugiés vivant déjà dans le district bangladais frontalier de Cox’s Bazar (sud-est).

 

Actuellement, 600 000 Rohingyas encore présents en Birmanie sont menacés de génocide.

D’autre part, les Etats birmans de Rakhine (aussi appelé Arakan) et de Chin sont en proie à des combats entre militaires birmans et rebelles de l’Armée d’Arakan.

 

Depuis un an, les combats se sont intensifiés entre les rebelles d’Arakan et les militaires birmans, faisant des dizaines de morts parmi la population et causant la fuite de plus de 80 000 civils, selon une organisation locale.

 

La situation est loin de s’apaiser : depuis plusieurs semaines, la guérilla a multiplié les enlèvements.

Et la rébellion a annoncé, selon le journal The Irrawaddy, qu’elle allait prélever de l’argent sur les grands projets économiques en cours dans l’État de l’Arakan.

 

En Etat Shan, la situation ne semble pas prête de s’améliorer : les récents investissements de Pékin dans la région au titre du titanesque projet chinois des “Nouvelles routes de Lire la suite

Ukraine – Russie : les relations s’apaisent

Ukraine – Russie : les relations s’apaisent

31 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

La Russie a annexé la péninsule ukrainienne de Crimée en mars 2014 après un référendum de rattachement dénoncé par l’Ukraine et les Occidentaux.

Cette annexion a été suivie d’un conflit armé entre les forces ukrainiennes et les séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine, toujours en cours, qui a fait plus de 13.000 morts.

 

Ukrainiens et Occidentaux accusent la Russie de soutenir financièrement et militairement les séparatistes, ce que le Kremlin nie malgré de nombreuses preuves.

On observe néanmoins entre les deux pays une relative détente des relations depuis l’élection en avril à la présidence ukrainienne de l’ex-comédien Volodymyr Zelensky.

 

 

La guerre du gaz n’aura pas lieu entre l’Ukraine et la Russie

 

Les deux pays ont signé lundi 30 décembre un contrat crucial portant sur la circulation du gaz russe vers l’Europe.

Le précédent contrat arrivait à échéance le 31 décembre.

 

Alors que la Russie tente depuis plusieurs années de distribuer son gaz en Europe via d’autres gazoducs, notamment en Mer baltique, l’Ukraine veut garder la main sur cette rente financière importante que lui procure son statut de pays transit.

 

Dans les prochains mois, deux gazoducs – le Lire la suite

Gaz en Méditerranée orientale : fortes tensions entre la Turquie et ses voisins

Gaz en Méditerranée orientale : fortes tensions entre la Turquie et ses voisins

2 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

L’île de Chypre est située au sud de la Turquie. Or, de gigantesques gisements gaziers ont été découverts ces dernières années en Méditerranée orientale.

Cela aiguise l’appétit de Chypre, qui rêve de devenir à terme un acteur énergétique majeur.

 

Mais Chypre est divisée en deux depuis l’invasion du tiers nord de l’île par l’armée turque en 1974 après un coup d’État visant à rattacher l’île à la Grèce.

La République de Chypre, membre de l’Union européenne, n’exerce son autorité que sur les 2/3 sud de l’île.

 

Au nord se trouve l’autoproclamée République turque de Chypre du Nord (RTCN), parrainée par Ankara et non reconnue par la communauté internationale.

La Turquie s’oppose à toute exploration et exploitation des ressources gazières chypriotes qui exclurait le tiers nord de l’île.

 

Les gisements d’hydrocarbures découverts en Méditerranée orientale intéressent les pays riverains, de la Grèce à l’Egypte, en passant par Chypre et Israël, autant de pays qui ont des relations difficiles avec Ankara.

 

Dans le même temps, les arrivées quotidiennes de migrants et de demandeurs d’asile sur les îles grecques en provenance de Turquie participent Lire la suite

Turquie – Libye : bientôt des soldats turcs en Libye

Turquie – Libye : bientôt des soldats turcs en Libye

16 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

Depuis la chute en 2011 du régime du dictateur Mouammar Kadhafi après une révolte populaire, la Libye est plongée dans le chaos avec de nombreuses milices qui font la loi et une lutte de pouvoir depuis 2016 entre le GNA (gouvernement légitime) dirigé par M. el-Sarraj, et l’Armée nationale libyenne (ALN) autoproclamée, dirigée par M. Haftar.

 

Khalifa Haftar, rebelle soutenu par l’alliance constituée des USA – Russie – Égypte – Jordanie – Arabie Saoudite – Emirats Arabes Unis, mène une offensive contre le gouvernement installé par l’ONU et reconnu par la communauté internationale depuis début avril.

Les Émirats arabes unis et l’Égypte sont deux rivaux régionaux de la Turquie.

 

Le gouvernement légitime est soutenu par l’alliance adverse : Turquie – Frères musulmans. Le Maréchal Haftar se pose en champion de la lutte contre les jihadistes, mais son offensive sur Tripoli est toujours mise en échec par les forces de son rival, le Premier ministre Fayez al-Sarraj et les milices islamistes alliées.

 

De nombreux pays violent l’embargo sur les armes imposé par l’ONU à ce pays depuis 2011.

De plus, ces pays ne violent pas Lire la suite

Fortes tensions au sujet des hydrocarbures découverts en Méditerranée orientale

Fortes tensions au sujet des hydrocarbures découverts en Méditerranée orientale

16 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

L’île de Chypre est située au sud de la Turquie. Or, de gigantesques gisements gaziers ont été découverts ces dernières années en Méditerranée orientale.

Cela aiguise l’appétit de Chypre, qui rêve de devenir à terme un acteur énergétique majeur.

 

Mais Chypre est divisée en deux depuis l’invasion du tiers nord de l’île par l’armée turque en 1974 après un coup d’État visant à rattacher l’île à la Grèce.

La République de Chypre, membre de l’Union européenne, n’exerce son autorité que sur les 2/3 sud de l’île.

 

Au nord se trouve l’autoproclamée République turque de Chypre du Nord (RTCN), parrainée par Ankara et non reconnue par la communauté internationale.

La Turquie s’oppose à toute exploration et exploitation des ressources gazières chypriotes qui exclurait le tiers nord de l’île.

 

Les gisements d’hydrocarbures découverts en Méditerranée orientale intéressent les pays riverains, de la Grèce à l’Egypte, en passant par Chypre et Israël, autant de pays qui ont des relations difficiles avec Ankara.

 

Dans le même temps, les arrivées quotidiennes de migrants et de demandeurs d’asile sur les îles grecques en provenance de Turquie participent par ailleurs à Lire la suite

Turquie / USA : de l’eau dans le gaz

Turquie / USA : de l’eau dans le gaz

12 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

Bien que membre de l’Otan et alliée aux USA, la Turquie a acheté il y a plusieurs mois des systèmes de défense anti-aérienne aux Russes (des S400), donc à un ennemi potentiel de l’Otan.

Washington les considère incompatibles avec l’armement de l’Otan.

 

Les USA la menacent de sanctions : le Congrès américain vient d’approuver une loi de financement militaire pour l’exercice 2020 dans laquelle ils ont introduit l’obligation d’imposer des sanctions économiques à Ankara pour répondre à l’achat des S400 russes.

 

Or, les USA ont 2 bases militaires d’importance en Turquie. La base aérienne d’Incirlik est utilisée par l’US Air Force pour assurer l’appui aérien des opérations militaires américaines dans la région et, selon les experts, elle abrite une cinquantaine de têtes nucléaires américaines.

La base de Kürecik accueille une importante station radar de l’Otan.

 

D’autre part, la classe politique américaine est remontée contre la Turquie suite à son incursion militaire d’octobre dans le nord-est de la Syrie contre des milices kurdes soutenues par Washington dans la lutte anti-Daech.

Et ce malgré le soutien de Donald Trump à son homologue turc.

 

 

Washington veut des explications Lire la suite

La Chine monte en puissance avec un second porte-avions, mais les USA restent devant

La Chine monte en puissance avec un second porte-avions, mais les USA restent devant

17 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

La Chine, qui se défend de toute posture agressive, revendique la possession de la quasi-totalité de la mer de Chine du Sud, dont les fonds renfermeraient de vastes quantités de pétrole et de gaz et qui constitue une voie de navigation commerciale majeure.

 

Ses ambitions se heurtent à celles de Bruneï, de la Malaisie, des Philippines, de Taïwan et du Vietnam. Taïwan est soutenu par les USA.

En ce moment la Chine renforce sa présence dans les zones territoriales contestées de mer de Chine du Sud et autour de Taïwan.

 

La Chine populaire considère Taïwan comme une province renégate et estime que l’île, de même que le détroit du même nom, font partie de son territoire. Elle s’est indignée à plusieurs reprises des passages, de plus en plus fréquents, de navire de guerre américains dans cette zone. Il s’agit de l’un des points de tension croissante entre les Etats-Unis et la Chine.

 

 

La Chine monte en puissance

 

C’est un nouveau symbole de sa montée en puissance : la Chine a admis au service Lire la suite

La Russie avance ses pions en Arctique face à l’Otan affaiblie

La Russie avance ses pions en Arctique face à l’Otan affaiblie

11 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

L’Arctique est une région disputée et riche en ressources naturelles encore peu exploitées. S’y opposent les intérêts de 5 pays dont la Russie et les Etats-Unis. La Russie espère y devenir la première puissance économique et militaire tout en profitant du réchauffement climatique et de la fonte des glaces, qui devrait ouvrir de nouvelles routes commerciales dans le Grand Nord.

 

Mais face à une Russie constituée d’un bloc, l’Otan est affaiblie par de nombreuses dissensions.

La Turquie notamment est un membre qui pose problème, après avoir mené une incursion armée en Syrie contre des milices kurdes, qui pourtant combattait Daech, et surtout sans aucune concertation avec ses alliés.

 

Juste avant le sommet de l’Otan de début décembre, le président turc Erdogan avait insulté le président français Macron, qui avait qualifié l’Otan en « état de mort cérébrale ».

D’autre part, bien que la Turquie ait acheté des systèmes de défense anti-aérienne aux Russes, donc contre un ennemi potentiel de l’Otan, aucune sanction n’a été décidée contre Ankara.

 

 

La Russie teste son missile hypersonique en Arctique, selon Tass

 

La Russie a mené des essais Lire la suite

Libye : le gouvernement d’union nationale signe un accord militaire avec la Turquie

Libye : le gouvernement d’union nationale signe un accord militaire avec la Turquie

28 novembre 2019

 

Rappel du contexte

 

Depuis la chute en 2011 du régime du dictateur Mouammar Kadhafi après une révolte populaire, la Libye est plongée dans le chaos avec de nombreuses milices qui font la loi et une lutte de pouvoir depuis 2016 entre le GNA (gouvernement légitime) et M. Haftar, à la tête d’une Armée nationale libyenne (ALN) autoproclamée.

 

Khalifa Haftar, rebelle soutenu par l’alliance constituée des USA – Arabie Saoudite – Emirats Arabes Unis – Égypte – Russie, mène une offensive contre le gouvernement installé par l’ONU et reconnu par la communauté internationale depuis début avril.

Le gouvernement légitime est soutenu par l’alliance adverse : Turquie – Frères musulmans.

 

Le Maréchal Haftar se pose en champion de la lutte contre les jihadistes, mais son offensive sur Tripoli est toujours mise en échec par les forces de son rival, le Premier ministre Fayez al-Sarraj et les milices islamistes alliées.

De nombreux pays violent l’embargo sur les armes imposé par l’ONU à ce pays depuis 2011.

 

 

Soutien militaire turc renforcé auprès du gouvernement soutenu par des milices islamistes

 

La signature à Istanbul ce mercredi 27 novembre d’un Lire la suite

Les nouvelles routes de la soie seront-elles écologiques et durables ?

27 avril 2019

 

Rappel du contexte

 

Les nouvelles “routes de la soie” visent à multiplier les échanges entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, un projet titanesque né en 2013 dans l’esprit du président chinois.

L’objectif est de tisser une immense toile de routes, de lignes de chemin de fer et de ports dans 65 pays pour un total de plus de 1.000 milliards de dollars.

 

Des pays comme les Etats-Unis et l’Inde se montrent très méfiants envers le “BRI” (routes de la soie). Dans l’Union européenne, l’Italie a rejoint ce programme en mars, suscitant scepticisme et inquiétudes.

 

Les projets du BRI “s’inscrivent dans le tableau général qui montre la Chine gagner rapidement en influence mondiale”, observe Wang Jiangyu, professeur associé à la faculté de droit de l’Université de Singapour.

 

 

Chine : le forum des « routes de la soie » se clôture sur 57 milliards d’accords

 

Des accords de coopération pour 57 milliards d’euros ont été signés lors du deuxième forum des « Nouvelles routes de la soie » qui s’est achevé samedi 27 avril, à Pékin, a annoncé Xi Jinping.

 

Le président chinois en a profité pour exhorter davantage de pays à rejoindre la caravane chinoise.

Le mois dernier, l’Italie … Lire la suite

L’Iran soutenu par la Russie et la Chine, montre les dents contre les USA

28 avril 2019

 

Rappel du contexte

 

Les tensions entre Washington et Téhéran se sont accrues avec la décision de Donald Trump de retirer en mai 2018 les Etats-Unis de l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, puis de placer ce mois-ci les gardiens de la Révolution islamique, le corps d’élite des forces armées iraniennes, sur leur liste des organisations étrangères terroristes.

 

L’Iran a riposté en désignant officiellement les forces du commandement central des États-Unis, le CentCom, présentes dans le golfe Persique et dans toute la région comme une organisation terroriste.

 

L’Iran a affirmé que les navires américains qui traversent le détroit d’Ormuz pour entrer dans le golfe Persique doivent signaler leur passage aux Gardiens de la révolution qui sont chargés d’assurer la sécurité de ce détroit stratégique. En effet, une grande partie du pétrole produit par les pays de la région passe par ce détroit.

 

Le président américain a par ailleurs décidé de ne pas renouveler les exemptions qui permettaient à huit pays de continuer à importer du brut iranien, Washington voulant tarir complètement les exportations de pétrole iranien.

 

 

Une vidéo montre un drone iranien survoler un porte-avions américain

 

En pleine crise avec les États-Unis, l’Iran a fait un … Lire la suite

Inquiétudes scandinaves face à l’appétence de la Russie pour l’Arctique

17 avril 2019

 

Face au réveil russe, la Suède remilitarise une île de la Baltique

 

Après l’annexion de la Crimée, l’approche d’avions russes au plus près de l’espace aérien des pays nordiques, le brouillage de radars civils et l’observation en 2014 dans les eaux suédoises d’un sous-marin que Stockholm soupçonne d’être russe – malgré les dénégations de Moscou -, la Suède s’efforce de remplumer sa défense amaigrie depuis la fin de la Guerre froide.

 

Le pays a ainsi réintroduit une petite dose de conscription en 2017 et décidé de repositionner en janvier 2018 un régiment sur Gotland, île champêtre et touristique de 60.000 âmes.

Le Gotland est un avant-poste du pays scandinave situé le long d’une voie navale stratégique reliant la Baltique à la mer du Nord.

 

Territoire de 3.000 km2 à peu près à mi-distance de la Suède et de la Lettonie – autrefois soviétique -, Gotland offre un avantage crucial dans cette région d’Europe du nord pour le contrôle du ciel et de la mer, fait valoir le ministre suédois de la Défense Peter Hultqvist.

 

Mais sans présence militaire, même symbolique, l’île est à la merci d’une invasion.

La Suède ne croit pas à une menace directe russe, … Lire la suite