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Le Kenya et l’Afrique de l’Est frappés par une invasion de criquets pèlerins, la « pire » depuis 25 ans

Le Kenya et l’Afrique de l’Est frappés par une invasion de criquets pèlerins, la « pire » depuis 25 ans

24 janvier 2020

 

Après la Somalie et l’Éthiopie, c’est au tour du Kenya d’être touché par l’invasion de criquets pèlerins qui frappe depuis des semaines la Corne de l’Afrique, la « pire » du genre depuis un quart de siècle, selon la FAO.

Le ministre kényan de l’Agriculture parle d’une menace « sans précédent ».

 

Les nuées de milliards de criquets ravagent les terres agricoles des zones affectées.

Cette invasion a déjà ravagé des dizaines de milliers d’hectares en Éthiopie et en Somalie.

Cela est dû à des pluies exceptionnelles qui auraient favorisé leur reproduction.

 

L’Afrique de l’Est a déjà beaucoup souffert en 2019, avec une forte sécheresse puis des pluies et inondations dévastatrices, qui ont fait des centaines de morts.

Les criquets peuvent affecter la sécurité alimentaire de millions de personnes.

 

Au Kenya les révoltes pour les humains ont déjà été faites, mais les criquets dévorent les récoltes destinées à nourrir les animaux.

Les éleveurs vont donc être en grande difficulté.

 

Si les éleveurs doivent couvrir de plus grandes distances, les risquent d’affrontements tribaux vont augmenter. C’est ce que Lire la suite

La Libye en eaux troubles, sous la menace turque

La Libye en eaux troubles, sous la menace turque

22 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

Depuis la chute en 2011 du régime du dictateur Mouammar Kadhafi après une révolte populaire, la Libye est plongée dans le chaos avec de nombreuses milices qui font la loi et une lutte de pouvoir depuis 2016 entre le GNA (gouvernement légitime) dirigé par M. el-Sarraj, et l’Armée nationale libyenne (ALN) autoproclamée, dirigée par M. Haftar.

 

Le maréchal Haftar, homme fort de l’est libyen, mène depuis le 4 avril une offensive contre Tripoli, le siège du Gouvernement d’union (GNA) reconnu par l’ONU.

Khalifa Haftar est soutenu par l’alliance suivante : USA – Russie – Égypte – Jordanie – Arabie Saoudite – Emirats Arabes Unis.

 

Les Émirats arabes unis et l’Égypte sont deux rivaux de la Turquie.

Le gouvernement légitime est soutenu par l’alliance adverse : Turquie – Frères musulmans.

Haftar se pose en champion de la lutte contre les jihadistes, mais son offensive sur Tripoli est toujours mise en échec par son rival, Fayez al-Sarraj, allié à des milices islamistes.

 

De nombreux pays violent l’embargo sur les armes imposé par l’ONU à ce pays depuis 2011.

Ils envoient aussi de plus en plus de mercenaires.Lire la suite

Sahel : combattre les djihadistes, un puits sans fond

Sahel : combattre les djihadistes, un puits sans fond

23 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

Malgré la présence de forces françaises (4.500 soldats de Barkhane), de l’ONU (Minusma au Mali, 13.000 hommes), de la Force conjointe du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina, Niger, Tchad, qui devait comprendre 5.000 hommes), et de forces américaines, les pays sahéliens subissent des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières.

 

Selon l’ONU, les attaques jihadistes au Mali, au Niger et au Burkina ont fait 4.000 morts en 2019.

Des analystes pensent que plusieurs groupes terroristes seraient à la manœuvre dans ces récentes attaques. Et posent la question de leur possible collaboration.

 

La région est secouée ces derniers mois par un niveau sans précédent de violence terroriste, le nombre de victimes d’attaques terroristes ayant été multiplié par cinq en trois ans au Burkina Faso, au Mali et au Niger.

 

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a adopté le 21 décembre un “plan d’action” d’un milliard de dollars sur cinq ans pour lutter contre le terrorisme, aux contours cependant flous.

 

Par ailleurs, la France a récemment déploré l’engagement non encore tenu par l’Arabie saoudite concernant sa promesse de financement à hauteur Lire la suite

RDC : plus de 260 civils tués en novembre et décembre, déplacements massifs de populations

RDC : plus de 260 civils tués en novembre et décembre, déplacements massifs de populations

22 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

A l’est de la République démocratique du Congo, les forces armées congolaises (FARDC) se battent au quotidien avec le concours de la MONUSCO (force de l’ONU) contre des groupes armés. Récemment encore des groupes armés ont tué des dizaines de civils, en raison de conflits ethniques.

 

Dans la région de Beni (Nord-Kivu), des populations sont victimes de massacres attribués, depuis maintenant cinq ans, aux rebelles des ADF, une rébellion ougandaise, auteure de plusieurs centaines de morts parmi les populations civiles et militaires. Les ADF se financent grâce de nombreuses activités lucratives illégales transfrontalières avec les pays voisins.

 

Au cours des seuls mois de novembre et décembre 2019, plus de 260 civils ont été tués dans la région de Beni par des combattants présumés du groupe rebelle des ADF.

Une offensive majeure a été lancée par les FARDC contre les ADF le 30 octobre dernier.

 

Et depuis le 28 novembre, le chef d’état-major de la RDC s’est installé à Beni pour être au plus près des combats. Dans la région, la force militaire aurait presque doublé, pour passer à 21 Lire la suite

Nigéria : l’enfer des groupes armés, surtout djihadistes

Nigéria : l’enfer des groupes armés, surtout djihadistes

20 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

Depuis plusieurs mois, les attaques jihadistes se sont multipliées autour du Lac Tchad, une vaste étendue d’eau truffée d’îlots et de marécages partagée par le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria. 

 

C’est au Nigeria qu’est née l’insurrection de Boko Haram en 2009, avant de se propager dans les pays voisins. La faction de Boko Haram affilié au groupe de l’Etat islamique, ISWAP, est particulièrement active dans cette zone.

 

Depuis 2015, les pays de la région luttent contre Boko Haram et ISWAP au sein de la Force multinationale mixte (FMM), une coalition régionale engagée autour du Lac Tchad avec l’aide de comités de vigilance composés d’habitants.

 

Début janvier, l’ensemble des 1.200 Tchadiens de la FMM déployé depuis des mois au Nigeria sont rentrés au Tchad pour être redéployé sur les pourtours du Lac, côté Tchad, où les attaques se sont multipliées ces derniers mois.

 

 

Le Nigeria n’arrive pas à faire face

 

Dans le nord-est du Nigeria, le Coordonnateur humanitaire de l’ONU au Nigéria, Antonio Jose Canhandula, se dit horrifié par la situation. En plus des milliers de morts dont les auteurs sont des groupes armés, Lire la suite

Soudan du Sud : les États-Unis s’impatientent et sanctionnent le premier vice-président

Soudan du Sud : les États-Unis s’impatientent et sanctionnent le premier vice-président

17 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

Le 12 novembre, le chef rebelle Riek Machar était censé rentrer à Juba pour occuper le poste de premier vice-président, avant la formation d’un gouvernement d’union nationale.

La dernière fois que Riek Machar était rentré définitivement au pays, c’était en 2016. Mais la guerre avait repris peu après.

 

Plus d’un an après la signature de l’accord de paix, son application accuse un retard chronique. Deux points sont très sensibles : la sécurité entourant le retour du chef rebelle et les divisions administratives du pays, le président Kiir étant accusé de vouloir favoriser son ethnie, les Dinkas.

 

Selon son entourage, l’opposant ne rentrera pas tant que l’armée unifiée ne sera pas opérationnelle…

La formation de cette force de 83 000 soldats et anciens rebelles accuse un énorme retard.

Le Conseil de sécurité de l’ONU se dit déçu par l’intransigeance de Riek Machar.

 

En tout cas, l’intensité du conflit a diminué depuis l’accord de paix de septembre 2018, même si la population n’a pas repris sa vie normale et attend de voir ce qui se passera. Avec plus de 400 000 morts, les Sud-Soudanais Lire la suite

Soudan : objectif paix

Soudan : objectif paix

15 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

En décembre, les Soudanais ont fêté le premier anniversaire du soulèvement qui a mis fin au régime d’Omar el-Béchir, après 30 ans de règne autoritaire.

Entre 177 et 250 personnes avaient été tuées dans la répression du mouvement.

 

Le Premier ministre Abdallah Hamdok, nommé après de longues négociations entre l’armée et les contestataires, avait décrété que le pays devait célébrer sa révolution “durant tout décembre”. Il dirige le Conseil souverain de transition, est un organe composé de civils et militaires chargé depuis cet été d’assurer la transition post-Béchir.

 

Hamdok a entamé des réformes, avec notamment le démantèlement du régime d’Omar el-Béchir et le lancement de pourparlers de paix avec les groupes rebelles des Etats du Darfour, du Kordofan-Sud et du Nil Bleu, théâtres de violents conflits sous Béchir.

Mais le pays fait toujours face à une grave crise économique.

 

 

Le démantèlement de l’ancien régime poursuit son cours

 

Fin novembre, les autorités de transition ont annoncé la dissolution du parti du président déchu, et en décembre celle des syndicats mis en place sous Béchir et considérés comme lui étant largement favorables.

 

Autre signe favorable du nouveau régime, le Soudan a annoncé Lire la suite

Kenya et Somalie : les shebabs renforcent leurs attaques

Kenya et Somalie : les shebabs renforcent leurs attaques

15 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

Chassés de Mogadiscio (capitale de la Somalie) en 2011, les shebabs ont perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes régions rurales d’où ils organisent des actions de guérilla et des attentats-suicides. On estime qu’ils sont actuellement entre 5.000 et 9.000 combattants.

 

Affiliés à Al-Qaïda, les shebab ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et les 20.000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom). Ils commettent régulièrement des attentats à la voiture piégée et des attaques d’autres types à Mogadiscio.

 

Malgré les coûteux efforts internationaux pour les vaincre, ces rebelles islamistes ont réalisé le 28 décembre dernier l’une des opérations les plus meurtrières de la décennie en Somalie, l’explosion d’un véhicule piégé dans la capitale Mogadiscio ayant fait 81 morts.

 

Selon l’Institute for Security Studies (ISS), les Etats-Unis disposent de 34 bases militaires connues en Afrique, d’où ils effectuent “des opérations avec des drones” mais organisent aussi “des entraînements, des manœuvres militaires” et “des activités humanitaires”.

 

Présents en Somalie, les Etats-Unis y ont intensifié depuis avril 2017 leurs frappes aériennes après l’extension par le Lire la suite

Soudan du Sud : Kiir et Machar s’engagent à former un gouvernement fin février

Soudan du Sud : Kiir et Machar s’engagent à former un gouvernement fin février

17 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

Le 12 novembre, le chef rebelle Riek Machar était censé rentrer à Juba pour occuper le poste de premier vice-président, avant la formation d’un gouvernement d’union nationale.

La dernière fois que Riek Machar était rentré définitivement au pays, c’était en 2016. Mais la guerre avait repris peu après.

 

Plus d’un an après la signature de l’accord de paix, son application accuse un retard chronique. Deux points sont particulièrement sensibles : la sécurité entourant le retour du chef rebelle et les divisions administratives du pays, le président Kiir étant accusé de vouloir favoriser son ethnie, les Dinkas.

 

Selon son entourage, l’opposant ne rentrera pas tant que l’armée unifiée ne sera pas opérationnelle…

La formation de cette force de 83 000 soldats et anciens rebelles accuse un énorme retard.

Le Conseil de sécurité de l’ONU se dit déçu par l’intransigeance de Riek Machar.

 

En tout cas, l’intensité du conflit a diminué depuis l’accord de paix de septembre 2018, même si la population n’a pas repris sa vie normale et attend de voir ce qui se passera. Avec plus de 400 000 morts, Lire la suite

Sahel : l’impossible lutte contre les djihadistes

Sahel : l’impossible lutte contre les djihadistes

19 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

Face aux attaques djihadistes, force est de constater que la force multinationale (Mauritanie, Mali, Burkina, Niger, Tchad) qui devait comprendre 5.000 hommes, l’opération Barkhane (4.500 militaires français), et la Minusma (Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation pour le Mali, 13.000 hommes) n’arrivent pas à faire front.

 

Depuis plusieurs mois, le nord du Burkina et le centre du Mail subissent des attaques djihadistes. Les attaques terroristes dans l’espace du G5 Sahel ont fait 500 victimes de juin à septembre 2019. Des analystes pensent que plusieurs groupes terroristes seraient à la manœuvre dans ces récentes attaques. Et posent la question de leur possible collaboration.

 

Mi-septembre, les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont donc décidé d’un plan d’un milliard de dollars sur quatre ans pour éviter notamment que les jihadistes étendent leurs attaques aux pays situées plus au sud. 

 

Le président de la commission de la Cédéao, Jean-Claude Brou, avait rappelé : “2.200 attaques ces quatre dernières années, 11.500 morts, des milliers de blessés”, “des millions de déplacés”, une “activité économique considérablement affectée”, des “conflits intercommunautaires exacerbés” au Sahel et une Lire la suite

Afrique de l’Est : plus de 2,5 millions de personnes sinistrées par des inondations majeures

Afrique de l’Est : plus de 2,5 millions de personnes sinistrées par des inondations majeures

29 novembre 2019

 

À Abidjan, un forum continental veut sensibiliser sur les risques d’inondations

 

Chaque année, des pluies très abondantes font sortir plusieurs fleuves de leurs lits. Les inondations sur le continent font des centaines de morts et créent des dégâts économiques dans des pays fragiles. À Abidjan, se tient jusqu’à vendredi soir un colloque international visant à identifier et trouver des solutions en termes de prévention des risques de catastrophes naturelles.

 

Que ce soit à Grand-Bassam, Kinshasa ou Bangui, ces dernières semaines ces villes ont connu d’importantes inondations. Ces fortes pluies et ces inondations ont touché au moins 2,5 millions de personnes en Afrique de l’Est, notamment au Soudan du Sud, au Soudan, en Éthiopie, en Somalie, au Kenya et en Ouganda.

 

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), cela a également poussé des personnes à fuir leur domicile et entraîné la perte de biens, de récoltes et de bétail.

Dans ces conditions, l’OMS indique avoir renforcé ses actions de surveillance des maladies dans la région.

 

Selon OCHA, des précipitations plus abondantes que d’habitude devraient se poursuivre en Afrique de l’Est, Lire la suite

Mozambique : l’accord de paix menacé par les résultats attendus des provinciales

Mozambique : l’accord de paix menacé par les résultats attendus des provinciales

20 octobre 2019

 

Rappel du contexte

 

Le gouvernement et l’ex-rébellion de la guerre civile, la Renamo, devenue principal parti d’opposition, ont signé en août un accord de paix et de désarmement. Mais le gouvernement est affaibli par une grave crise financière : la “dette cachée”, un emprunt secret de 2 milliards de dollars qui a mis au jour une vaste opération de corruption au sommet de l’Etat.

 

Il est en outre impuissant depuis deux ans face à une mystérieuse insurrection islamiste qui a fait des centaines de morts dans le nord et risque d’y retarder l’exploitation très attendue de prometteuses réserves sous-marines de gaz.

 

 

Des fraudes et des meurtres

 

Le nombre d’assassinats politiques est de 10 depuis le début de la campagne électorale.

Dans ce contexte de violence dénoncé par la Renamo, 2 opposants ont été retrouvés morts le 19 octobre.

 

La Renamo a officiellement dénoncé des fraudes. Bourrages d’urnes, délégués du parti arrêtés arbitrairement, intimidations d’électeurs : le principal parti d’opposition met en cause le parti au pouvoir, le Frelimo, d’avoir manipulé les élections pour favoriser son candidat.

Les observateurs occidentaux sont très critiques sur le processus Lire la suite

La Centrafrique demande à la Russie de renforcer son aide militaire

La Centrafrique demande à la Russie de renforcer son aide militaire

23 octobre 2019

 

Rappel du contexte

 

La Centrafrique, l’un des pays les plus pauvres du continent, est ravagé par une guerre civile depuis que la Séléka, une coalition ethnique musulmane de groupes armés, a renversé le régime du président François Bozizé en 2013.

 

Le 6 février 2019, le gouvernement et 14 groupes armés ont signé un accord de paix, censé mettre un terme aux combats opposant les rebelles aux forces loyalistes mais aussi entre ces groupes armés rivaux, qui contrôlent 70% du territoire.

 

Depuis le début de la guerre civile, l’embargo sur les armes était total pour le pays même s’il a bénéficié depuis 2017 de quelques exemptions accordées par l’ONU, notamment à la Russie et à la France. Combattre les groupes armés est donc difficile, d’autant plus que ceux-ci s’approvisionnent facilement en armes.

 

 

L’embargo sur les armes n’est pas totalement levé

 

Le 14 septembre, l’embargo a été nettement assoupli.

La Russie fournit déjà beaucoup d’armes à la Centrafrique, mais le président Faustin-Archange Touadéra en demande davantage à son homologue russe Vladimir Poutine, afin de pouvoir combattre efficacement les groupes armés.

 

Vladimir Poutine qualifie la Centrafrique de “partenaire prometteur”.Lire la suite

RDC : des groupes armés continuent à sévir

RDC : des groupes armés continuent à sévir

23 octobre 2019

 

Rappel du contexte

 

A l’est de la RDC les forces de sécurité congolaises se battent au quotidien avec le concours de la MONUSCO (force de l’ONU) contre des groupes armés. Dont Daech.

Récemment encore des groupes armés ont tué des dizaines de civils, en raison de conflits ethniques.

 

Ces vagues successives de violence ont entraîné des déplacements massifs. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), au moins 230.000 personnes ont été déplacées en Ituri depuis juin, et plus de 20.000 autres ont été déplacées au Sud-Kivu.

 

 

La RDC manque de financements pour les déplacés, notamment en Ituri

 

11 ONG tirent la sonnette d’alarme sur le manque de financements pour venir en aide aux centaines de milliers de personnes déplacées en Ituri, dans l’est de la RDC. Dans cette région, on compte au total au moins 570 000 déplacés dans le besoin selon Ocha, le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU.

 

 

Sud-Kivu : Minembwe au cœur de conflits communautaires sur fond de tensions régionales

 

Dans le Sud-Kivu, des attaques contre les civils et affrontements entre les groupes armés se multiplient ces derniers mois. Lire la suite

Sahel : la lutte contre les djihadistes semble impossible

Sahel : la lutte contre les djihadistes semble impossible

22 octobre 2019

 

Rappel du contexte

 

Face aux attaques djihadistes, force est de constater que la force multinationale (Mauritanie, Mali, Burkina, Niger, Tchad) qui devait comprendre 5.000 hommes, l’opération Barkhane (4.500 militaires), et la Minusma (Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation pour le Mali, 13.000 hommes) n’arrivent pas à faire front.

 

Depuis plusieurs mois, le nord du Burkina et le centre du Mail subissent des attaques djihadistes.

Des analystes pensent que plusieurs groupes terroristes seraient à la manœuvre dans ces récentes attaques. Et posent la question de leur possible collaboration.

 

Mi-septembre, les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont donc décidé d’un plan d’un milliard de dollars sur quatre ans pour éviter notamment que les jihadistes étendent leurs attaques aux pays situées plus au sud. 

 

Le président de la commission de la Cédéao, Jean-Claude Brou, a planté le décor : “2.200 attaques ces quatre dernières années, 11.500 morts, des milliers de blessés”, “des millions de déplacés”, une “activité économique considérablement affectée”, des “conflits intercommunautaires exacerbés” au Sahel et une menace qui s’étend au Sud.

 

 

G5 Sahel : vers une plus grande coopération des Lire la suite

Soudan : de nombreuses ruptures avec l’ancien régime

Soudan : de nombreuses ruptures avec l’ancien régime

18 octobre 2019

 

La purge des caciques de l’ex-régime se poursuit

 

Le gouvernement soudanais continue d’assainir l’appareil d’État en évinçant les cadres de l’ancien régime. Après la purge le mois dernier dans l’enseignement supérieur, ce sont de hauts responsables de l’ancien régime qui ont été démis de leur fonction.

Des têtes commencent également à tomber au sein des grandes compagnies nationales.

 

Ce mercredi 16 octobre, le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok a remplacé Mahjoub Othmane, le directeur de la compagnie nationale minière. Deux hauts responsables ministériels ont également été remplacés.

Les membres de l’ancien régime sont encore très nombreux à occuper des postes au sein de l’appareil d’État.

 

Alors que certains considèrent le parti mort avec le départ d’Omar el-Béchir, d’autres estiment qu’il reste dangereux. Le ministre des Finances appelle à saisir les bureaux et les avoirs du parti Congrès national pour les vendre aux enchères et pour rembourser une partie de la dette du Soudan.

 

 

Une femme nommée à la tête de la Cour suprême au Soudan

 

C’est une première historique au Soudan : une femme nommée à la tête de la Cour suprême. Neemat Abdallah Mohamed Khair est une juge Lire la suite

Libye : le rôle pas vraiment trouble de la Turquie en faveur des milices islamistes

16 juillet 2019

 

Rappel du contexte

 

Depuis la chute en 2011 du régime du dictateur Mouammar Kadhafi après une révolte populaire, la Libye est plongée dans le chaos avec de nombreuses milices qui font la loi et une lutte de pouvoir depuis 2016 entre le GNA (gouvernement légitime) et M. Haftar, à la tête d’une Armée nationale libyenne (ALN) autoproclamée.

 

Khalifa Haftar, rebelle soutenu par l’alliance constituée des USA – Arabie Saoudite – EAU, mène une offensive contre le gouvernement installé par l’ONU et reconnu par la communauté internationale depuis début avril.

Le gouvernement légitime est soutenu par l’alliance adverse : Turquie – Frères musulmans.

 

Le Maréchal Haftar se pose en champion de la lutte contre les jihadistes, mais son offensive sur Tripoli est toujours mise en échec par les forces de son rival, le Premier ministre Fayez al-Sarraj et les milices islamistes alliées.

De nombreux pays violent l’embargo sur les armes imposé par l’ONU à ce pays depuis 2011.

 

 

Poutine met en garde contre l’infiltration de jihadistes en provenance de Syrie ; sont-ils transférés par Erdogan ?

 

Vladimir Poutine, qui soutient le Maréchal Haftar, s’est dit “préoccupé par l’infiltration” en Libye de centaines de combattants armés djihadistes en provenance Lire la suite

Rueé sur l’Afrique

Les Africains embarrassés par une présence chinoise devenue étouffante

 

La montée en puissance de la Chine en matière économique sur le continent africain ne fait pas que des heureux. Loin de là. La colère gronde dans plusieurs pays où l’image de Pékin s’est considérablement dégradée.

 

Il y a une vingtaine d’années, l’irruption de la Chine sur la scène africaine avait été applaudie. Elle avait suscité beaucoup d’espoir aux quatre coins du continent. Aujourd’hui, l’enthousiasme s’est progressivement dissipé pour céder la place à la désillusion, explique à France info Afrique Emmanuel Véron, enseignant-chercheur à l’Ecole navale et spécialiste de la Chine.

 

Les scandales se sont multipliés à travers le continent impliquant des Chinois dans des opérations irrégulières, voire mafieuses. Pour la première fois, un pays africain, le Kenya, vient d’ordonner l’expulsion de 200 citoyens chinois. Ils menaient des activités commerciales illégales et ne disposaient d’aucun permis de séjour valide.

 

Une autre affaire défraye la chronique depuis le mois de mars, à Libreville au Gabon, après la découverte de 5000 mètres cube de bois précieux dans deux sites d’entreposage appartenant à des sociétés chinoises. La justice gabonaise a mis en cause un influent entrepreneur originaire de l’Empire du Milieu et accusé d’être Lire la suite

Burkina Faso : le nord terrorisé par les attaques islamistes

15 mai 2019

 

Les attaques lancées par des groupes djihadistes liés à l’Etat islamique (EI) et au réseau Al Qaïda sont en recrudescence depuis le début de l’année au Burkina Faso et plus largement au Sahel. Aujourd’hui, des centaines d’écoles sont fermées dans le Nord car la plupart des fonctionnaires, dont les enseignants, ont fui ces zones.

 

La communauté catholique pleure ses morts. Ces derniers jours, dix fidèles ont été tués dans des attaques armées dans le nord du pays.

Alors que l’inquiétude gagne les croyants, responsables politiques et religieux appellent à ne pas céder à la division.

 

Fin avril, six autres personnes, dont un pasteur, avaient été tuées dans l’attaque d’une église protestante.

Mais la communauté chrétienne n’est pas la seule à faire les frais du terrorisme.

 

À plusieurs reprises, des imams ont été assassinés par des jihadistes dans le nord du pays.

Selon des sources sécuritaires, ceux-ci étaient “considérés comme pas assez radicaux” par les jihadistes ou “accusés de collaborer avec les autorités”.

 

Parmi les autres attaques, à la mi-mars, l’abbé Joël Yougbaré, curé de Djibo (Nord) avait été enlevé par des individus armés, et le 15 février, le père César Fernandez, missionnaire salésien d’origine espagnole, avait été Lire la suite

Pacification à Madagascar

3 mai 2019

 

Une consolidation du processus démocratique à Madagascar est en cours, dans un pays qui pendant trois décennies a connu beaucoup d’instabilité et de régression économique, sociale et culturelle. 

 

 

Dialogue politique entre Madagascar et l’UE pour resserrer les liens

 

À Madagascar, une réunion de dialogue politique entre l’Union européenne et l’État malgache s’est tenue ce jeudi 2 mai. C’est la première fois que les ambassadeurs de l’Union européenne et les autorités tiennent cette réunion depuis la prise de fonction du président Andry Rajoelina.

 

L’UE a débloqué 232 millions d’euros pour réhabiliter deux routes nationales en piteux états et qui permettent d’accéder à deux grandes villes portuaires enclavées à quelque 1 000 km de la capitale.

 

L’Union européenne a aussi signalé sa disponibilité à reprendre les négociations pour un nouvel accord de pêche.

À moins d’un mois d’élections législatives, la question sécuritaire a aussi été abordée.

 

Les autorités malgaches se sont voulues rassurantes indiquant « s’engager à mener une lutte ferme contre l’insécurité pour que soit garantie la stabilité sociale et économique ». Plusieurs centaines de militaires ont été déployés dans le pays depuis le début de l’année pour lutter notamment contre le … Lire la suite

Burkina Faso : les attaques islamistes s’enchaînent

29 avril 2019

 

La population du Burkina est musulmane à 55%-60% et les chrétiens représentent 20 à 25%.

 

 

Attaque contre un temple protestant, 6 morts

 

Six personnes ont été tuées dimanche dans une attaque menée contre un temple protestant dans le nord du Burkina Faso, a annoncé lundi un porte-parole du gouvernement burkinabé.

Un pasteur et cinq fidèles ont perdu la vie dans cet assaut mené par un commando non identifié dans la province du Soum, a précisé Rémy Fulgance Dandjinou, porte-parole du gouvernement.

 

C’est la première attaque visant une église au Burkina, a-t-il ajouté. Mais le pays est confronté à une vague de violences islamistes, et le gouvernement a décrété en décembre dernier l’état d’urgence dans plusieurs provinces du nord, frontalières avec le Mali, y compris celle du Soum.

 

 

6 personnes tuées, dont 5 enseignants, dans une attaque à Maytagou

 

Six personnes, dont cinq enseignants burkinabè, ont été tuées par des hommes armés présentés comme des jihadistes dans une localité du Centre-Est.

L’attaque a été menée par une dizaine d’hommes armés à moto.

 

Ils ont fait irruption dans le village. Quatre enseignants ont été abattus dans la cour de l’école. Un … Lire la suite

Niger : au sud-est, Boko Haram sème la terreur

10 avril 2019

 

Au Niger, la ville de Diffa une nouvelle fois attaquée par Boko Haram

 

Au Niger, le camp de gendarmerie de Diffa, au sud-est, à la frontière avec le Nigeria, a été attaqué. Une action attribuée à des éléments du groupe islamiste Boko Haram. La nuit d’avant, ils ont pris en otage des gendarmes.

 

Le bilan provisoire de cette incursion nocturne est de 2 gendarmes tués, 4 blessés. Un autre militaire a été également blessé au cours de l’opération commando qui a libéré les otages.

Deux assaillants ont été tués.

 

Ces incursions en territoire nigérien depuis le lac Tchad étaient prévisibles. Aux dernières nouvelles, les ratissages se poursuivent à l’intérieur et à l’extérieur de la ville pour tenter de retrouver le reste des assaillants.

 

 

Le HCR alarmé par une recrudescence de violence dans le sud-est du Niger

 

Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) s’est dit extrêmement préoccupé mardi par l’augmentation alarmante des attaques dans le sud-est du Niger qui affectent les populations locales et les réfugiés dans la région.

 

« En mars, 88 civils auraient trouvé la mort dans l’escalade de la violence », a déclaré Babar Baloch, porte-parole … Lire la suite

Soudan du Sud : nettoyage ethnique et dirigeants à la piscine

 

Article écrit le 26 juillet 2018

 

Dinkas contre Nuers…

Grâce aux efforts de nombreux pays voisins, aujourd’hui le Soudan du Sud a signé un « accord préliminaire pour mettre fin à la guerre civile ».

Il stipule notamment que le pouvoir va être partagé avec les insurgés.

 

Le président Salva Kiir aura donc Riek Machar comme vice-président.

De nouveau.

Car Riek Machar était déjà vice-président lorsqu’éclata la guerre civile en 2013, Salva Kiir l’accusant de fomenter un coup d’état.

 

Derrière cette guerre civile est à peine dissimulé un nettoyage ethnique et un pillage des ressources du pays.

Avant l’indépendance les rivalités ethniques étaient déjà fortes et avaient occasionné plusieurs conflits.

 

Le président est de l’ethnie dinka, tandis que son vice-président est nuer.

Les Dinkas sont plus nombreux que les Nuers au Soudan du Sud.

Les Nuers sont régulièrement accusés d’être soutenus par le Soudan de Khartoum, tandis que les Dinkas sont accusés d’être soutenus par l’Ethiopie.

 

Depuis longtemps les Nuers accusent aussi les Dinkas de discriminations.

Ajoutons à cela les rivalités religieuses : les Dinkas sont catholiques, tandis que les Nuers sont presbytériens.

Selon l’ONU, les preuves d’ethnocide des Dinkas contre les Nuers sont … Lire la suite

Centrafrique : ni Dieu ni maître

 

AUDIO – 20 avril 2018

 

 

ARTICLE – 20 avril 2018

La République Centrafricaine est composée de seulement 15 % de musulmans.

Le reste de la population est chrétien et animiste.

Le conflit actuel a les apparences d’une guerre de religion entre musulmans et chrétiens, car des combattants de chaque religion massacrent des civils innocents de la religion adverse.

 

Mais la réalité est plus complexe, car ce qui se joue en réalité, c’est l’anarchie la plus totale.

De nombreux groupes armés luttent pour s’approprier pouvoir et richesses.

Il y a bien 12 500 Casques bleus de l’ONU en Centrafrique, mais la mission est extrêmement difficile dans ce pays d’Afrique centrale grand comme la France et la Belgique.

 

Cette force de l’ONU, la MINUSCA, alliée aux forces armées légales du pays, essaie de stabiliser la situation.

Mais la tâche est immense, vue la vacance de l’État central.

L’État ne contrôle en réalité que 20 % du pays, c’est-à-dire Bangui et ses alentours.

Le reste est aux mains de milices armées. Lesquelles commettent de nombreuses exactions contre la population.

 

Un des principaux enjeux de l’ONU est actuellement de garder le contrôle sur Bangui, la capitale.

Une milice … Lire la suite

Sierra Leone : le candidat de la Chine a perdu l’élection présidentielle, appel au calme

 

AUDIO

 

ARTICLE

La Sierra Leone, pays d’Afrique de l’Ouest, vient d’élire un nouveau président.

Julius Maada Bio, qui était le chef de l’opposition, a été élu avec 51,8 % des voix, selon Mohamed Conteh, président de la Commission électorale nationale.

Mais cette élection est contestée par Samura Kamara, qui était le candidat choisi par le président sortant.

 

La Sierra Leone a été traumatisée par une guerre civile entre 1991 et 2002.

Depuis, en grande partie grâce à la Mission de l’ONU, le pays vit en paix et en démocratie.

Malgré cela, il subsiste dans ce pays corrompu un climat de défiance envers les partis, les forces de sécurité et la Commission électorale.

 

Les tensions étaient fortes hier soir, dans les rues de la capitale Freetown. Alors que les partisans du nouveau président fêtaient bruyamment la victoire, ceux du candidat battu cherchaient la confrontation.

 

La campagne électorale a été marquée par des échauffourées entre partisans des deux camps et une montée des tensions ethniques.

Comme souvent en Afrique de l’Ouest, les divisions politiques recoupent aussi les divisions ethniques. Dans le cas de la Sierra Leone, le nouveau président est issu de l’ethnie Mendés. Et le candidat … Lire la suite

Nigéria : Boko Haram n’est pas encore vaincu

 

AUDIO – 3 avril 2018

 

ARTICLE – 3 avril 2018

Au Nigéria, le groupe islamiste Boko Haram a multiplié les attaques pendant le week-end de Pâques contre une grosse ville de 3 millions d’habitants.

Cela s’est passé à Maiduguri, dans le nord-est du pays, ville qui abrite des centaines de milliers de déplacés du conflit.

 

Bilan, au moins 34 personnes sont mortes et 90 autres blessées, alors qu’elles essayaient de fuir les tirs entre les militaires et les combattants de Boko Haram.

La dernière grande tentative d’incursion à Maiduguri date du week-end de Noël.

 

En fait, parler de Boko Haram est inexact, car le groupe s’est scindé en 2 parties adverses en 2016.

La raison ? L’État islamique, auquel Boko Haram avait pourtant prêté allégeance, trouvait que son chef, Abubakar Shekau, était trop extrémiste. En effet, celui-ci envoie régulièrement des jeunes filles commettre des attentats-suicides. Il s’attaque aussi trop souvent à des civils musulmans, qu’il considère comme trop modérés.

Du coup, Daech lui a préféré Abou Mossab Al Barnaoui, fils du fondateur de Boko Haram.

 

L’attaque de ce week-end de Pâques est attribuée au groupe d’Abubakar Shekau, qui est en perte de vitesse face au … Lire la suite

La belle vie des esclavagistes en Mauritanie

AUDIO – 27 mars 2018

 

ARTICLE – 27 mars 2018

Officiellement l’esclavage est interdit en Mauritanie. Mais en réalité il arrange bien la caste dominante et fortement majoritaire, les Beydanes, encore appelés Maures blancs.

Avoir des esclaves relève du prestige social.

Les esclaves viennent des communautés dont la couleur de peau est noire.

D’après les estimations d’organisations internationales antiesclavagistes, jusqu’à 43 000 personnes étaient réduites en esclavage en Mauritanie en 2016, soit environ 1 % de la population totale.

 

Cet esclavage est raciste.

Dans ce pays musulman, les Beydanes sont les descendants des conquérants arabo-berbères, et les Noirs sont les habitants les plus anciens du pays. Mais ceux-ci ont souvent le sentiment d’être des citoyens de seconde zone, car les Beydanes tiennent les rênes du pouvoir.

 

Pour satisfaire la communauté internationale, la Mauritanie a aboli l’esclavage il y a près de 40 ans.

Elle a même érigé l’esclavage au rang de crime contre l’humanité en 2012.

Et en 2015, avec une nouvelle loi anti-esclavagiste, la peine d’emprisonnement maximale est passée de dix à vingt ans. Les ONG reconnues par l’Etat peuvent dorénavant se porter partie civile lors de procès.

 

Mais tout ceci n’est qu’hypocrisie. Les … Lire la suite

Égypte : une dictature confortable…

 

AUDIO

 

ARTICLE

En Égypte le printemps arabe de 2011 n’a finalement accouché ni de de la démocratie, ni de la liberté.

Le président actuel, Abdel Fattah al-Sissi, se représente et a en face de lui un opposant de chiffon.

Tous les autres candidats potentiels ont été écartés, emprisonnés ou découragés. Ils se sont retirés en janvier en parlant de manœuvres d’intimidation.

Al-Sissi fait l’objet d’un véritable culte de la personnalité.

 

Après 3 jours de vote, les résultats seront promulgués le 2 avril.

Les élections sont très sécurisées, en raison des menaces de l’Etat islamique, qui n’est toujours pas vaincu en Égypte.

L’EI est furieux que l’armée ait renversé le président islamiste Mohamed Morsi en 2013, suite à d’immenses manifestations.

Le chef de l’armée était Al-Sissi, qui a ensuite élu président en 2014.

 

Depuis ce moment, l’EI multiplie les attentats.

Al-Sissi est déterminé face à l’État islamique.

Une vaste opération militaire a été lancée en novembre 2017 pour rétablir la sécurité dans le nord de la péninsule du Sinaï, où sévit une branche locale de l’EI. Cette opération a fait plus de 100 morts parmi les jihadistes mais aussi au moins 20 parmi les militaires, selon des … Lire la suite

Égypte : le retour à la normale n’est pas acquis.

1- Des clefs pour comprendre
Voilà 10 jours que le président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 30 ans, a été chassé du pouvoir par la rue et la pression internationale. Ce fut une vague de contestation sans précédent contre son régime.
Inspirées par la révolution tunisienne, qui a eu raison du président Ben Ali le 14 janvier, des centaines de milliers de personnes ont manifesté durant 18 jours.
Après une répression entraînant 365 morts, 5500 autres blessées et des centaines d’arrestations, et malgré quelques concessions, le “raïs” a finalement démissionné, le 11 février.

L’armée, qui a été chargée d’assurer la transition, a promis de remettre le pouvoir aux civils.
Le départ de Moubarak était la principale exigence des manifestants. Le président, 82 ans, était accusé de tous les maux dans ce pays de 80 millions d’habitants -pauvreté, chômage, privation de libertés et régime policier.
En Égypte, plus de 40% de la population vit en dessous d’un seuil de pauvreté de deux dollars par jour et par personne.

Les manifestants, qui réclament aussi la démocratie, la libération des prisonniers politiques et la levée de l’état d’urgence, en vigueur depuis 30 ans, surveillent désormais l’armée.
Le Conseil suprême des forces armées dirigé … Lire la suite

AILLEURS DANS LE MONDE…

Pendant que les grands médias se concentrent sur quelques sujets d’actualité, dont la révolution égyptienne, nous n’oublions pas le reste du monde…

Lundi 21 février 2011 – Guerre civile en Libye
En Libye, Kadhafi est arrivé au pouvoir en 1969 et s’est autoproclamé “Guide de la révolution”. Il exerce depuis un pouvoir sans partage.
Suite aux révolutions en Tunisie et en Égypte, des manifestations ont éclaté en Libye.
Plusieurs villes sont tombées aux mains des manifestants à la suite de défections dans l’armée.
Les violences ont atteint la capitale Tripoli, alors que Seif Al-Islam, le fils du leader contesté Mouammar Kadhafi, a brandi la menace d’un bain de sang dans le pays.
Le bilan des manifestations a atteint 233 morts, a indiqué lundi matin Human Rights Watch.
Source : AFP

 

Lundi 21 février 2011 – Bahreïn : des manifestants appellent au “renversement” de la famille royale
Comme dans beaucoup de pays du Moyen-Orient, des manifestations ont éclaté au Bahreïn, où la famille royale au pouvoir est sunnite. La majorité chiite (70% des 525.000 citoyens de Bahreïn) se plaint de subir des discriminations.
Une semaine de contestation a fait au moins 8 morts et plusieurs centaines de blessés.
Les souverains ont … Lire la suite