Covid-19 : des millions de personnes pourraient tomber en esclavage

Covid-19 : des millions de personnes pourraient tomber en esclavage

 

Retombées catastrophiques des mesures restrictives

 

Les retombées des mesures prises pour lutter contre la pandémie sont terribles : crises économiques, faillites en cascade, hausse du chômage, plus de 2,75 millions de migrants bloqués par les fermetures de frontières ou restrictions de circulation et exposés à de fortes dégradations de leurs conditions de vie, 400.000 marins actuellement bloqués en mer.

 

Encore plus grave, cette catastrophe entraîne une hausse de la famine (135 millions de personnes avant la pandémie, 270 millions maintenant), un fort recul des droits humains dans les pays les plus pauvres : esclavage, reculs massifs de l’éducation (1 milliard d’enfants), risques de violences à l’encontre des femmes, mariages précoces et grossesses adolescentes…

 

L’Organisation mondiale de la Santé a déclaré l’état de pandémie mondiale il y a 6 mois.

Bilan actuel, du moins en données officielles : plus d’un million de personnes à travers le monde seraient mortes du COVID-19.

 

 

Quels traitements ?

 

Plus de 37 millions de personnes sont contaminées. Plus de 25 millions de personnes sont considérées comme guéries de la maladie.

Il n’y a toujours pas traitement radical, et encore moins de vaccin, même si les recherches progressent à grands pas.

 

En effet, 2 vaccins pourraient être prêts à être autorisés en novembre aux Etats-Unis : les sociétés américaines Pfizer et Moderna prévoient de demander l’autorisation de leurs vaccins d’ici fin novembre aux Etats-Unis, ce qui marquerait un record de vitesse absolu pour le développement d’un vaccin.

 

Mais il ne faut pas préjuger trop en avance de l’efficacité de ces vaccins.

Les experts s’inquiètent déjà de l’approche de Thanksgiving, fin novembre, la plus grande fête familiale des Etats-Unis.

 

 

Ruée des pays riches sur les vaccins

 

En prévision d’un vaccin (plusieurs sont annoncés pour la mi-2021, mais pour la fin 2020 en Amérique du Nord), les pays riches ont réservé plus de la moitié des vaccins contre le Covid-19, auprès de cinq fabricants en phase 3 des essais cliniques (phase 3 : le vaccin expérimental ou un placebo est injecté de façon aléatoire à des dizaines de milliers de volontaires, afin de vérifier que le vaccin est sûr et efficace).

 

Ces pays représentent 13 % de la population mondiale.

Mais la Banque mondiale débloque 12 milliards de dollars pour les pays pauvres afin de les aider à acheter et distribuer les vaccins. Elle garantit pouvoir ainsi permettre le vaccin d’un milliard de personnes.

 

En raison de la crise causée par la pandémie, 45 milliards de dollars, une somme record, ont été déjà fournis par la Banque mondiale entre avril et juin.

D’autre part, le G20 vient d’annoncer prolonger de six mois le moratoire sur la dette des pays pauvres.

 

 

Aide insuffisante pour les pays pauvres

 

Et pourtant ce geste est encore insuffisant pour les pays pauvres.

Il faut noter qu’en raison des restrictions liées à la pandémie, entraînant un important chômage, l’envoi d’argent en Afrique par les diasporas africaines est en chute libre. Une mauvaise nouvelle pour des millions de personnes.

 

Le FMI réclame des impôts plus élevés pour les entreprises les plus rentables.

Les gouvernements, de leur côté, ont fait un immense effort, injectant près de 12.000 milliards de dollars à l’économie mondiale au début de la pandémie.

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