Medvedev interdit le commerce d’armes avec la Corée du Nord

MOSCOU (AFP) – Le président russe, Dmitri Medvedev, a interdit mardi le commerce d’armes avec la Corée du Nord dans un décret qui prévoit l’adhésion de la Russie aux sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU adoptées en juin 2009.
Le président a interdit à toutes les entreprises russes le transit d’armes à travers la Russie à destination de la Corée du Nord et l’exportation depuis la Russie vers la Corée du Nord de tous types d’armes, indiquent les agences russes.

Les entreprises russes ne peuvent pas acheter d’armes à la Corée du Nord.
« La Russie organise une surveillance accrue pour empêcher toutes les opérations de ce type en conformité avec la loi russe », souligne le texte.
La Corée du Nord a claqué en avril la porte des négociations à six (Etats-Unis, deux Corées, Chine, Russie, Japon) sur l’arrêt de son programme nucléaire.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé le 12 juin 2009 à l’unanimité d’alourdir son régime de sanctions contre la Corée du Nord en réponse à son essai nucléaire du 25 mai.
En dépit des sanctions, Pyongyang a procédé à de nouveaux tirs de missile de courte portée en juillet 2009.

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Corée du Nord : le Rapporteur spécial dénonce des violations endémiques des droits de l’homme

Le Rapporteur spécial de l’ONU pour la République populaire démocratiques de Corée, Vitit Muntarbhorn, a une nouvelle fois déploré les violations récurrentes des droits de l’homme dans le pays, lors de la présentation lundi de son rapport devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
« Le défi de l’ONU est de protéger la population de la violence et des violations latentes, manifestes et criantes qui ont perduré de manière systématique depuis si longtemps », a souligné M. Muntarbhorn.

Il a dénoncé des abus à l’encontre de la population qui ont augmenté de manière endémique ces six dernières années. Non seulement les autorités nord-coréennes ne sont pas en mesure de satisfaire les besoins de base de la population, mais le pouvoir a également empêché les Nord-coréens de cultiver leur propre lopin de terre pour se nourrir en faisant fermer des petites fermes et des marchés, a-t-il souligné.

Les autorités ont également réévalué le cours de leur monnaie ce qui a provoqué une inflation considérable des prix des denrées alimentaires et encore davantage affecté les populations. M. Muntarbhorn a exhorté les autorités à venir en aide aux populations vulnérables et à assurer un accès à l’alimentation et aux autres besoins … Lire la suite

Israël est à l’origine des traces d’uranium, assure la Syrie

Reuters – Mark Heinrich,
La Syrie a indiqué jeudi qu’Israël pourrait avoir disséminé des particules d’uranium sur le sol syrien pour suggérer la présence d’un réacteur nucléaire, rapportent des diplomates présents à la réunion du conseil des gouverneurs de l’AIEA.
Damas a fermement démenti les informations des services secrets américains selon lesquelles un réacteur d’origine nord-coréenne, susceptible de produire du plutonium enrichi à usage militaire, était en cour d’achèvement sur son territoire avant que l’aviation israélienne ne le détruise en 2007.

Le directeur général de l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, a apporté pour la première fois le mois dernier son soutien aux soupçons occidentaux, indiquant que des traces d’uranium découvertes lors d’une inspection en 2008 pouvaient trahir une activité nucléaire clandestine.
Selon Amano, la Syrie s’oppose toujours au réexamen par l’AIEA du site de Dair Alzour et des particules relevées sur place après le raid aérien.

Lors d’un débat à huis clos du conseil des gouverneurs de l’AIEA, la Syrie a affirmé que les traces d’uranium provenaient des munitions utilisées par Israël pour détruire le site.
Mais l’inspecteur en chef de l’AIEA, Olli Heinonen, a jugé l’hypothèse hautement improbable compte tenu de la composition chimique, de la … Lire la suite

La Corée du Nord de plus en plus menaçante

1- Des clefs pour comprendre la crise nucléaire
Le régime communiste nord-coréen est un allié de la Chine et de la Russie.
Il est engagé depuis août 2003 dans de laborieuses négociations à six (les deux Corées, les Etats-Unis, le Japon, la Chine et la Russie) en vue de l’arrêt de son programme nucléaire.
Malgré cela il a effectué en octobre 2006 le premier essai nucléaire de son histoire, suite auquel le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité une résolution imposant des sanctions économiques et diplomatiques.

Les négociations à six ont ensuite repris, aboutissant à l’accord de Pékin en février 2007 : par cet accord la Corée du Nord acceptait de fermer son principal réacteur nucléaire dans le cadre d’un plan visant à mettre un terme à son programme d’armes atomiques. En contrepartie, elle devait recevoir en guise d’aide un million de tonnes de pétrole, vitale pour ce pays souffrant de pénuries chroniques. Le pays espérait aussi une normalisation de ses relations avec les Etats-Unis et la communauté internationale.

En juillet 2007, la Corée du Nord ferme le principal réacteur de Yongbyon, avant d’entamer ensuite son démantèlement. En juin 2008, elle détruit symboliquement une tour de refroidissement … Lire la suite

Corée du Nord : la détresse de la population

1- Des clefs pour comprendre
La Corée du Nord, l’un des pays les plus pauvres de la planète, n’a fait que s’appauvrir depuis que Kim a succédé à son père, en 1994, et dépend d’une aide extérieure pour nourrir ses 23 millions d’habitants.
Elle a désespérément besoin de l’aide extérieure, notamment depuis que l’assistance offerte sans condition par Séoul depuis une décennie s’est tarie avec l’arrivée au pouvoir du président Lee Myung-bak en 2008.
Pyongyang, qui affirme détenir l’arme atomique, utilise régulièrement son programme militaire nucléaire comme monnaie d’échange potentielle en promettant d’y renoncer pour obtenir de l’aide.


2- Situation alimentaire critique, les enfants vulnérables
La situation alimentaire, en particulier pour les enfants, est critique en Corée du Nord où l’aide internationale s’est tarie depuis l’essai nucléaire nord-coréen de mai, a averti début juillet le Programme alimentaire mondial (PAM). « Nous n’avons plus vraiment reçu de contributions après l’essai nucléaire », a déclaré à la presse Torben Due, représentant du PAM en Corée du Nord.
Outre l’aide raréfiée, l’agence des Nations unies s’est vue ordonner par Pyongyang de réduire ses opérations, sans raison officielle particulière, a expliqué le responsable.

« Cela pose un problème grave à la population qui n’a … Lire la suite