AILLEURS DANS LE MONDE…

Pendant que les grands médias se concentrent sur quelques sujets d’actualité, dont la révolution égyptienne, nous n’oublions pas le reste du monde…

Lundi 21 février 2011 – Guerre civile en Libye
En Libye, Kadhafi est arrivé au pouvoir en 1969 et s’est autoproclamé « Guide de la révolution ». Il exerce depuis un pouvoir sans partage.
Suite aux révolutions en Tunisie et en Égypte, des manifestations ont éclaté en Libye.
Plusieurs villes sont tombées aux mains des manifestants à la suite de défections dans l’armée.
Les violences ont atteint la capitale Tripoli, alors que Seif Al-Islam, le fils du leader contesté Mouammar Kadhafi, a brandi la menace d’un bain de sang dans le pays.
Le bilan des manifestations a atteint 233 morts, a indiqué lundi matin Human Rights Watch.
Source : AFP

 

Lundi 21 février 2011 – Bahreïn : des manifestants appellent au « renversement » de la famille royale
Comme dans beaucoup de pays du Moyen-Orient, des manifestations ont éclaté au Bahreïn, où la famille royale au pouvoir est sunnite. La majorité chiite (70% des 525.000 citoyens de Bahreïn) se plaint de subir des discriminations.
Une semaine de contestation a fait au moins 8 morts et plusieurs centaines de … Lire la suite

Somalie : Al-Qaïda l’emporte

1- Des clefs pour comprendre
La Somalie est en guerre civile depuis 1991 et peu de signes laissent espérer que la dernière tentative pour y établir un gouvernement central soit plus fructueuse que les 14 qui l’ont précédée depuis 1991. Les insurgés islamistes des groupes shebab et Hezb al-Islam ont juré la perte du gouvernement de transition.

Al Chabaab se réclame ouvertement de l’idéologie du jihad (guerre sainte) mondial prôné par Al-Qaïda et contrôle une large partie de la capitale Mogadiscio, ainsi que le centre et le sud du pays. Ces shebabs (« les jeunes » en arabe) et le groupe Hizbul Islam veulent imposer dans le pays une version rigoriste de la charia, le droit islamique.

L’actuel gouvernement de transition (le TFG) du président Sharif Cheikh Ahmed, en place depuis plus d’un an, qui a l’appui des pays occidentaux, ne contrôle, avec l’aide des troupes de l’Union africaine (Amisom), que quelques points stratégiques de la capitale, dont l’aéroport.
Il est aussi soutenu dans ses combats par plusieurs milices, dont la plus importante est la milice Ahlu Sunna Waljamaca.

Cette milice rivale d’Al Chabaab est une secte soufie, considérée comme plus modérée qu’al-Shabab en matière d’interprétation de l’Islam. Elle a … Lire la suite

Les Somaliens souffrent de plus en plus

1- Des clefs pour comprendre
La Somalie est en guerre civile depuis 1991 et peu de signes laissent espérer que la dernière tentative pour y établir un gouvernement central soit plus fructueuse que les 14 qui l’ont précédée depuis 1991.
Les insurgés islamistes des groupes shebab et Hezb al-Islam ont juré la perte du gouvernement de transition.

Al Chabaab se réclame ouvertement de l’idéologie du jihad (guerre sainte) mondial prôné par Al-Qaïda et contrôle une large partie de la capitale Mogadiscio, ainsi que le centre et le sud du pays. Ces shebabs (« les jeunes » en arabe) et le groupe Hizbul Islam veulent imposer dans le pays une version rigoriste de la charia, le droit islamique.

L’actuel gouvernement de transition (le TFG) du président Sharif Cheikh Ahmed, en place depuis plus d’un an, qui a l’appui des pays occidentaux, ne contrôle, avec l’aide des troupes de l’Union africaine (Amisom), que quelques points stratégiques de la capitale, dont l’aéroport.
Il est aussi soutenu dans ses combats par plusieurs milices, dont la plus importante est la milice Ahlu Sunna Waljamaca.

Cette milice rivale d’Al Chabaab est une secte soufie, considérée comme plus modérée qu’al-Shabab en matière d’interprétation de l’Islam. Elle a … Lire la suite

Les pirates ramènent les poissons dans les filets des pêcheurs kényans

 

AP – Jason Straziuso

Les pirates somaliens font au moins des heureux : des pêcheurs de leur pays et de la côte nord du Kenya voient revenir en nombre les poissons dans leurs filets depuis que la concurrence étrangère a déserté la zone dans la crainte d’attaques.

Ces dernières années, des chalutiers commerciaux venaient piller les eaux en toute illégalité, déployant des kilomètres de filets au large des côtes somaliennes. Mais les pirates ont changé la donne et provoqué leur fuite au profit des pêcheurs kényans.

 

« Il y a beaucoup de poissons maintenant », souligne Athman Seif, directeur de l’Association maritime de Malindi au Kenya, qui attribue cette abondance au départ des pêcheurs étrangers effrayés par les pirates.

Au petit matin, quatre pêcheurs de Malindi reviennent de mer avec un importante butin, fruit de 12 heures de pêche nocturne: 80 kilos de poisson voilier, barracuda et vivaneau. Chacun en retire 12 dollars (8,3 euros environ), un montant honnête pour une nuit de labeur dans la localité.

 

Les pêcheurs disent capturer plus de poissons que jamais. Howard Laurence-Brown, propriétaire de Kenya Deep Sea Fishing, observe que les stocks ont « énormément » augmenté ces 12 derniers mois, quelles que soient Lire la suite