Les Haïtiens s’interrogent après le séisme chilien, plus puissant mais moins meurtrier

PORT-AU-PRINCE (AFP) – Les Haïtiens paraissent dépités face à la nouvelle du tremblement de terre chilien, mille fois plus puissant que celui qui a dévasté Haïti mais infiniment moins meurtrier, invoquant la mauvaise qualité de la construction dans leur pays.
Une capitale en ruines, plus de 200.000 morts et au moins un million de sans-abri dans le petit pays des Caraïbes après la secousse du 12 janvier d’une magnitude de 7 sur l’échelle du moment (Mw). Dans les Andes, le tremblement de terre de samedi a atteint la magnitude considérable de 8,8 mais le bilan humain ne dépassait pas mardi les 750 morts.

Les Haïtiens n’ont pas tardé à trouver l’explication: dans leur pays, c’est la mauvaise qualité des bâtiments qui a tué et ce parce que depuis des décennies des responsables corrompus se sont gardé de faire appliquer des normes de construction anti-sismiques.
« Il n’existe pas vraiment de politique dans notre pays. Ici, la politique, ça consiste à prendre de l’argent et mettre ça sur un compte bancaire. Ils prennent, s’en mettent plein la poche et s’en vont », accuse Pierre-Francis Junior, un sinistré qui survit dans un campement de fortune au coeur de Port-au-Prince.

Autour de lui, … Lire la suite

Séisme au Chili : plus de 700 morts, un million et demi de sinistrés

1- Des clefs pour comprendre

Samedi, plusieurs villes du centre du Chili ont été dévastées par un puissant séisme de magnitude 8,8.

Le dernier bilan fourni par le gouvernement s’élève à 711 morts mais la présidente Michelle Bachelet a prévenu qu’il risquait très certainement de s’alourdir. Le travail des secouristes est rendu plus difficile par les nombreuses répliques.

C’est un des plus puissants tremblements de terre observés depuis un siècle

 

Il y a plus d’1,5 million de sinistrés et en tout, près de 2 millions de personnes, soit un habitant sur 8, ont été affectées.

Le Chili est situé dans une des zones à la plus forte activité sismique au monde. Pour le ministre des Travaux publics Sergio Bitar, « l’infrastructure chilienne a résisté », le pays étant préparé pour face à un séisme, avec des normes de construction antisismique.

 

Le plus violent séisme jamais enregistré sur la planète avait déjà frappé cette même région du centre du Chili : le 22 mai 1960, la secousse, d’une magnitude de 9,5, avait tué plus de 1.700 personnes et jeté à la rue deux millions d’autres.

Le séisme de samedi, équivalent en force à celui qui frappa l’Equateur en 1906, était Lire la suite