Biélorussie : pas d’espoir pour l’opposition

Biélorussie : pas d’espoir pour l’opposition

 

Que se passe-t-il ?

 

Voici 3 mois que l’opposition biélorusse organise des manifestations contre le président Alexandre Loukachenko.

Elles sont durement réprimées.

 

L’opposition, dont Svetlana Tsikhanouskaïa est la tête de file, lui reproche une fraude massive lui ayant permis de se faire réélire président.

Il est à la tête de cette ex-république soviétique depuis 26 ans.

 

Et s’est fait réélire le 9 août.

La Russie, qui voit la main de l’Occident dans les manifestations, soutient Alexandre Loukachenko.

 

La Biélorussie est la chasse gardée de la Russie, au point qu’il était question en 2019 d’une réunion des 2 pays, tandis que le président biélorusse préférait garder une certaine indépendance.

 

Biélorussie — Wikipédia

 

Aucune issue possible

 

Pourquoi l’opposition rencontre-t-elle un échec ?

Il y a plusieurs raisons.

D’une part, l’ampleur de la répression fait drastiquement diminuer le nombre de manifestants.

 

Alors que l’on a vu des manifestations de plus de 100.000 personnes, le nombre dimanche dernier a diminué à quelques milliers de personnes. Plus de 1 000 manifestants ont été interpellés.

 

Les manifestations ont lieu chaque dimanche.

Au total, en 3 mois, plus de 20 000 personnes ont été interpelées, violentées ou torturées.

 

D’autre part, l’appel fin octobre à la grève générale de Svetlana Tsikhanouskaïa est un échec, car les travailleurs ont peur de perdre leur emploi et aussi car l’économie est en grande partie contrôlée par l’Etat.

Et les syndicats n’ont pas le droit d’appeler à la grève générale dans ce contexte.

 

Enfin, dernière raison, tous les opposants principaux sont aujourd’hui emprisonnés ou en exil à l’étranger.

Svetlana Tsikhanouskaïa de son côté est en exil en Lituanie.

 

 

Une centrale nucléaire inquiète la Lituanie

 

La Lituanie, qui soutient l’opposition biélorusse, est très inquiète car la Biélorussie doit démarrer sa nouvelle centrale nucléaire d’Ostrovets, construite à seulement 40 km de la capitale lituanienne et entièrement financée par la Russie.

 

Or, la centrale est située sur une zone sismique, et les Lituaniens n’ont aucune confiance dans les protocoles de sécurité de cette centrale nucléaire.

Il y a un tel risque pour la population lituanienne habitant à proximité qu’elle a reçu des cachets d’iode pour se protéger.

 

 

Sanctions européennes

 

L’Union européenne sanctionne Alexandre Loukachenko, son fils Viktor et 13 autres responsables de la répression : interdiction de visa et gel des avoirs.

L’UE avait déjà sanctionné 40 responsables.

 

Les Etats-Unis, de leur côté, sanctionnent plusieurs responsables.

Des sanctions américaines visaient déjà 16 Biélorusses, dont Alexandre Loukachenko.

Royaume-Uni et Canada aussi infligent des sanctions au pouvoir biélorusse.

 

L’opposition biélorusse place de l’espoir en Joe Biden, président-élu des Etats-Unis.

Alexandre Loukachenko, sûr de lui, a qualifié le scrutin américain de « parodie de démocratie ».

Sources: AFP, ONU, RFI

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