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Gaz en Méditerranée orientale : fortes tensions entre la Turquie et ses voisins

Gaz en Méditerranée orientale : fortes tensions entre la Turquie et ses voisins

2 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

L’île de Chypre est située au sud de la Turquie. Or, de gigantesques gisements gaziers ont été découverts ces dernières années en Méditerranée orientale.

Cela aiguise l’appétit de Chypre, qui rêve de devenir à terme un acteur énergétique majeur.

 

Mais Chypre est divisée en deux depuis l’invasion du tiers nord de l’île par l’armée turque en 1974 après un coup d’État visant à rattacher l’île à la Grèce.

La République de Chypre, membre de l’Union européenne, n’exerce son autorité que sur les 2/3 sud de l’île.

 

Au nord se trouve l’autoproclamée République turque de Chypre du Nord (RTCN), parrainée par Ankara et non reconnue par la communauté internationale.

La Turquie s’oppose à toute exploration et exploitation des ressources gazières chypriotes qui exclurait le tiers nord de l’île.

 

Les gisements d’hydrocarbures découverts en Méditerranée orientale intéressent les pays riverains, de la Grèce à l’Egypte, en passant par Chypre et Israël, autant de pays qui ont des relations difficiles avec Ankara.

 

Dans le même temps, les arrivées quotidiennes de migrants et de demandeurs d’asile sur les îles grecques en provenance de Turquie participent Lire la suite

Syrie : remplacement de population au nord

Syrie : remplacement de population au nord

19 décembre 2019

 

Suite à l’opération turque dans le nord-est de la Syrie, de nombreux habitants de cette zone en ont été chassés et se retrouvent maintenant réfugiés dans des camps de déplacés.

Il y a deux mois, les Turcs lançaient l’opération « Source de paix » dans le nord-est de la Syrie. Leur but était de chasser les soldats kurdes de la zone frontalière.

 

Depuis, les combats entre les forces du Kurdistan syrien et les milices soutenues par l’armée turque sont à l’arrêt ou presque. Désormais, 4 000 kilomètres carrés de territoire syrien sont occupés par les milices d’Ankara. La majorité des habitants qui peuplaient cette zone frontalière ont dû quitter leurs terres et trouver refuge dans des camps de déplacés, sans espoir de retour.

 

Selon les autorités kurdes, l’offensive turque sur le nord-est syrien a provoqué près de 200 000 déplacés en deux mois. Ce sont des civils kurdes, arabes et chrétiens qui ont fui les combats, et qui refusent désormais de retourner vivre dans une région où Ankara fait la loi.

 

Les groupes armés syriens soutenus par la Turquie sont accusés par des ONG d’exécutions, d’expropriations et de “crimes de Lire la suite

Fortes tensions au sujet des hydrocarbures découverts en Méditerranée orientale

Fortes tensions au sujet des hydrocarbures découverts en Méditerranée orientale

16 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

L’île de Chypre est située au sud de la Turquie. Or, de gigantesques gisements gaziers ont été découverts ces dernières années en Méditerranée orientale.

Cela aiguise l’appétit de Chypre, qui rêve de devenir à terme un acteur énergétique majeur.

 

Mais Chypre est divisée en deux depuis l’invasion du tiers nord de l’île par l’armée turque en 1974 après un coup d’État visant à rattacher l’île à la Grèce.

La République de Chypre, membre de l’Union européenne, n’exerce son autorité que sur les 2/3 sud de l’île.

 

Au nord se trouve l’autoproclamée République turque de Chypre du Nord (RTCN), parrainée par Ankara et non reconnue par la communauté internationale.

La Turquie s’oppose à toute exploration et exploitation des ressources gazières chypriotes qui exclurait le tiers nord de l’île.

 

Les gisements d’hydrocarbures découverts en Méditerranée orientale intéressent les pays riverains, de la Grèce à l’Egypte, en passant par Chypre et Israël, autant de pays qui ont des relations difficiles avec Ankara.

 

Dans le même temps, les arrivées quotidiennes de migrants et de demandeurs d’asile sur les îles grecques en provenance de Turquie participent par ailleurs à Lire la suite

Turquie / USA : de l’eau dans le gaz

Turquie / USA : de l’eau dans le gaz

12 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

Bien que membre de l’Otan et alliée aux USA, la Turquie a acheté il y a plusieurs mois des systèmes de défense anti-aérienne aux Russes (des S400), donc à un ennemi potentiel de l’Otan.

Washington les considère incompatibles avec l’armement de l’Otan.

 

Les USA la menacent de sanctions : le Congrès américain vient d’approuver une loi de financement militaire pour l’exercice 2020 dans laquelle ils ont introduit l’obligation d’imposer des sanctions économiques à Ankara pour répondre à l’achat des S400 russes.

 

Or, les USA ont 2 bases militaires d’importance en Turquie. La base aérienne d’Incirlik est utilisée par l’US Air Force pour assurer l’appui aérien des opérations militaires américaines dans la région et, selon les experts, elle abrite une cinquantaine de têtes nucléaires américaines.

La base de Kürecik accueille une importante station radar de l’Otan.

 

D’autre part, la classe politique américaine est remontée contre la Turquie suite à son incursion militaire d’octobre dans le nord-est de la Syrie contre des milices kurdes soutenues par Washington dans la lutte anti-Daech.

Et ce malgré le soutien de Donald Trump à son homologue turc.

 

 

Washington veut des explications Lire la suite

La Russie avance ses pions en Arctique face à l’Otan affaiblie

La Russie avance ses pions en Arctique face à l’Otan affaiblie

11 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

L’Arctique est une région disputée et riche en ressources naturelles encore peu exploitées. S’y opposent les intérêts de 5 pays dont la Russie et les Etats-Unis. La Russie espère y devenir la première puissance économique et militaire tout en profitant du réchauffement climatique et de la fonte des glaces, qui devrait ouvrir de nouvelles routes commerciales dans le Grand Nord.

 

Mais face à une Russie constituée d’un bloc, l’Otan est affaiblie par de nombreuses dissensions.

La Turquie notamment est un membre qui pose problème, après avoir mené une incursion armée en Syrie contre des milices kurdes, qui pourtant combattait Daech, et surtout sans aucune concertation avec ses alliés.

 

Juste avant le sommet de l’Otan de début décembre, le président turc Erdogan avait insulté le président français Macron, qui avait qualifié l’Otan en « état de mort cérébrale ».

D’autre part, bien que la Turquie ait acheté des systèmes de défense anti-aérienne aux Russes, donc contre un ennemi potentiel de l’Otan, aucune sanction n’a été décidée contre Ankara.

 

 

La Russie teste son missile hypersonique en Arctique, selon Tass

 

La Russie a mené des essais Lire la suite

Les gigantesques gisements gaziers découverts en Méditerranées orientale mettent la Turquie en colère

Rappel du contexte

 

L’île de Chypre est située au sud de la Turquie. Or, de gigantesques gisements gaziers ont été découverts ces dernières années en Méditerranées orientale.

Cela aiguise l’appétit de Chypre, qui rêve de devenir à terme un acteur énergétique majeur.

 

Mais Chypre est divisée en deux depuis l’invasion du tiers nord de l’île par l’armée turque en 1974 après un coup d’État visant à rattacher l’île à la Grèce.

La République de Chypre, membre de l’Union européenne, n’exerce son autorité que sur les 2/3 sud de l’île.

 

Au nord se trouve l’autoproclamée République turque de Chypre du Nord (RTCN), parrainée par Ankara et non reconnue par la communauté internationale.

La Turquie s’oppose à toute exploration et exploitation des ressources gazières chypriote qui exclurait le tiers nord de l’île.

 

 

L’UE sanctionne la Turquie

 

La Turquie a annoncé mardi qu’elle continuera ses activités controversées de forage gazier au large de Chypre, malgré les sanctions votées par Bruxelles. L’UE a adopté lundi une série de mesures politiques et financières pour sanctionner la poursuite de ces forages réalisés illégalement par la Turquie dans les eaux territoriales de Chypre malgré ses mises en garde.

 

La République de Chypre a signé ces dernières années Lire la suite

Journal du 25 juillet 2018

 

Elections au Pakistan : un grand parti dénonce des “fraudes flagrantes”

Un grand parti en lice aux élections législatives de mercredi au Pakistan a “rejeté” des résultats -encore partiels- suggérant une victoire de l’ex-champion de cricket Imran Khan, dénonçant des “fraudes flagrantes”.

 

Sur son compte Twitter, le PML-N a affirmé qu’il “rejetait intégralement les résultats de l’élection générale de 2018 du fait d’irrégularités manifestes et massives”. “Les résultats ont été comptés en l’absence de nos agents électoraux”, s’est plaint le parti.

 

Le chef du PPP (Parti du peuple pakistanais, au pouvoir de 2008 à 2013) Bilawal Bhutto-Zardari, a lui aussi dénoncé de lourds dysfonctionnements dans la machine électorale.

“Mes candidats se plaignent que nos agents électoraux ont été expulsés des bureaux de vote dans tout le pays”, a tweeté le fils de la Première ministre Benazir Bhutto, assassinée en 2007.

 

Ce scrutin est marqué depuis des semaines par de lourdes accusations d’interférence de l’armée dans la campagne électorale en la faveur d’Imran Khan.

 

La campagne électorale a été dépeinte par certains observateurs comme l’une des plus “sales” de l’histoire du pays en raison de nombreuses manipulations présumées, censées favoriser Imran Khan. Elle a aussi été … Lire la suite

Syrie : la guerre sans fin

 

 

En Syrie la guerre devrait se poursuivre encore longtemps, car le président islamo-conservateur turc, Recep Tayyip Erdogan, est résolu à poursuivre son offensive contre une importante milice kurde considérée comme une menace par la Turquie.

Dimanche, l’armée turque aidée de rebelles syriens a remporté une importante victoire contre cette milice en prenant Afrine, ville du nord-ouest syrien et proche de la Turquie.

Le président turc est déterminé à poursuivre son offensive jusqu’à Minbej, au nord de la Syrie, où sont stationnées des troupes américaines.

Les Etats-Unis ont donc mis en garde Ankara, leur allié au sein de l’Otan, et exprimé « leur grave et croissante préoccupation ».

Erdogan promet « une destruction totale », fâché de l’autonomie acquise pendant la guerre contre Daech par les Kurdes de Syrie dans de vastes territoires proches de la frontière turque.

 

Sur le plan humanitaire, la situation est catastrophique. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, quelque 250 000 civils ont fui les violences à Afrine et des dizaines d’autres ont été tués, ainsi qu’environ 1 500 combattants kurdes. La crainte d’un nettoyage ethnique de la part de la Turquie est réelle.

Selon le Fonds des nations unies pour l’enfance, environ … Lire la suite

En Turquie, les gays et transsexuels dénoncent un regain d’homophobie

ISTANBUL (Turquie) (AFP) – Meurtres, brutalités policières, déclarations ministérielles controversées: la communauté gay et transsexuelle de Turquie dénonce un regain d’homophobie dans le pays.
“Rien que le mois dernier, cinq personnes ont été tuées”, affirme Demet Demir, militante de l’association de défense des droits des homosexuels Istanbul-LGBTT, rencontrée jeudi.
A Antalya (sud), “une de nos amies transsexuelles a été sauvagement assassinée: on lui a tranché la gorge. A Istanbul, une autre a été tuée à coups de couteaux”, poursuit-elle.

Trois jeunes “avaient monté un plan pour la tuer et prendre son argent”, mais la victime n’avait sur elle que “70 livres et une petite chaîne en or”, explique-t-elle.
La militante transsexuelle évoque aussi trois meurtres de gays en Anatolie (sud-est), qui portent selon elle à 45 morts en trois ans le nombre de victimes des “crimes de haine” homophobes en Turquie.
Dans ce contexte de violences, les récentes déclarations sur l’homosexualité d’une ministre du gouvernement islamo-conservateur ont créé un tollé parmi les militants gays.

“L’homosexualité est un désordre biologique, une maladie, (…) une chose qui doit être soignée”, avait estimé début mars la ministre de la Famille et de la Femme, Aliye Selma Kavaf, interrogée par un quotidien.
Mme Kavaf … Lire la suite

Turquie : le Premier ministre revient sur sa menace d’expulser les clandestins arméniens

ISTANBUL (AFP) – Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré samedi qu’il n’avait pas l’intention dans l’immédiat d’expulser les clandestins arméniens de Turquie, revenant sur une menace proférée cette semaine qui a provoqué l’indignation en Turquie et à l’étranger.
Il a cependant demandé aux pays occidentaux de cesser de condamner son pays pour “génocide” du peuple arménien, les accusant d'”ingérence” dans les relations turco-arméniennes.

M. Erdogan avait déclaré mardi au service turc de la BBC qu’il envisagerait d’expulser les Arméniens illégaux si les Parlements de par le monde continuaient à voter des résolutions sur le “génocide” des Arméniens par les Turcs, pendant la Première guerre mondiale, comme cela a été le cas ces dernières semaines, aux Etats-Unis et en Suède.
“Il y a 170.000 Arméniens dans mon pays. Parmi ceux-là, 70.000 sont des nationaux, mais nous tolérons les 100.000 autres (…) Si cela était nécessaire, je pourrais être dans l’obligation de leur dire de retourner dans leur pays”, avait-il averti.

Le Premier ministre a expliqué, lors d’une rencontre avec des artistes turcs, que ses remarques visaient en fait à “attirer l’attention mondiale sur notre approche tolérante à l’égard de ces gens” (les clandestins arméniens), et ne signifiaient pas … Lire la suite