La Chine veut siniser à marche forcée les régions chinoises culturellement différentes

La Chine veut siniser à marche forcée les régions chinoises culturellement différentes

 

Rappel du contexte au Xinjiang : travail forcé et maltraitances

 

Dans le nord-ouest de la vaste Chine, plus d’un million de musulmans, surtout Ouïghours (il y a aussi des Kazakhs et des Kirghizes musulmans), seraient internés au Xinjiang.

 

Les autorités y auraient plus de 380 lieux de détention.  La Chine affirme qu’il s’agit de “centres de formation professionnelle”, destinés à aider la population à trouver un emploi et à l’éloigner de l’extrémisme religieux.

 

De plus, un rapport accuse la Chine de destruction de milliers de mosquées.

La communauté internationale et les ONG de défense des droits de l’Homme dénoncent aussi une campagne de stérilisation massive des femmes ouïghoures.

 

Depuis plusieurs années, le Xinjiang fait l’objet d’un strict contrôle sécuritaire au nom de la lutte contre les attaques terroristes attribuées à des membres de l’ethnie ouïgoure (2013-2014 notamment).

 

Pékin utilise son pouvoir pour attaquer les mécanismes internationaux de protection des droits humains, estime l’organisation Human Rights Watch, qui dénonce l’inaction, voire la complicité d’autres pays.

 

En effet, malgré une maltraitance systémique, 46 pays ont signé une déclaration proclamant leur soutien à la politique de Pékin sur le sujet.

Parmi ces pays, de nombreux pays musulmans.

 

L’indifférence de la communauté internationale est forte sur ce sujet, si l’on compare aux sanctions promptement décidées contre des pays comme la Biélorussie ou la Russie.

 

HRW accuse gouvernements, entreprises et universités de préférer se taire plutôt que de risquer de perdre l’accès à l’immense marché chinois. 

Human Rights Watch appelle les démocraties à s’unir.

 

Les États-Unis, en conflit pour de nombreuses raisons avec la Chine (surtout la guerre commerciale), vont interdire l’importation de certaines marchandises produites au Xinjiang.

L’Union européenne, de son côté, réfléchit à des sanctions.

 

À la tribune de l’ONU, le 6 octobre, les Occidentaux, emmenés par l’Allemagne, ont protesté contre un manque de respect des droits humains des Ouïghours au Xinjiang, ainsi que dans la province autonome de Hong Kong, ce qu’a violemment rejeté Pékin.

 

 

Rappel du contexte au Tibet

 

Comme au Xinjiang, Pékin veut « siniser » le Tibet.

Sa technique : envoyer des dizaines de milliers de ruraux pauvres travailler en usine. Le dispositif vise à sortir de force plus de 500 000 travailleurs ruraux de la pauvreté.

 

Le contrôle sur ces populations est de plus en plus total, alors que jusqu’à présent leur système était plutôt fondé sur une certaine autonomie locale. Les fermiers ne sont pas forcément pauvres : il est en réalité difficile de déterminer leurs revenus, car le troc est habituel.

 

Leur culture traditionnelle est complètement détruite.

Comme au Xinjiang, le développement économique sert de paravent à un contrôle plus étroit que jamais sur les consciences, et la culture.

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